HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE LA PAIX

37 – Des perruques partout …

Durant les vacances, Harry, Ron et Ginny tentèrent de soutirer des renseignements à Hermione pour en savoir plus sur son plan. Celle-ci resta imperturbable face à leurs demandes. Elle voulait leur faire la surprise. Ils finirent par abandonner et attendirent donc le mercredi soir de la rentrée. La jeune femme vit beaucoup les jumeaux Weasley durant ces quelques jours. Elle s'enfermait même avec eux dans une des pièces du rez-de-chaussée où ils passèrent des journées sans sortir. Le soir de leur départ, elle accepta enfin de parler.

- Je m'excuse de ne pas vous avoir mis dans le secret mais j'avais besoin de calme.

- Vas-tu nous dira à la fin ce que tu as mijoté ?

- Bon, Harry tut te rappelles ton idée des capes métamorphiques !

- Bien sûr ! Elles nous ont permis de nous mouvoir dans l'enceinte d'Azkaban sans éveiller les soupçons.

- Exactement. Comme je vous l'ai dit, nous risquons d'être surveillés de manière accrue, et je suis certaine qu'Ombrage saura aux premières loges.

- Nous ne comprenons toujours pas.

- Vous avez vu que pour confectionner ces capes, il faut fabriquer une potion très complexe même si son exécution ne prend que deux jours. Et bien, j'ai demandé aux jumeaux de fabriquer des perruques métamorphiques, beaucoup plus facile à créer que des capes, et ça ne demande pas une potion aussi compliquée. Juste un peu de métamorphose et quelques flux magiques.

- Nous ne voyons toujours pas pourquoi tu nous as mis de côté, finit par s'agacer Ron.

- Calme-toi mon amour, j'y viens. Nous avons tellement développé nous pouvoirs magiques que nous dégageons actuellement beaucoup de flux magiques. Si vous aviez participé à la création des perruques, vous auriez presque instantanément détruit les sortilèges mis en place. Il faut se rendre à l'évidence, nous sommes trop puissants pour confectionner de simples objets se basant sur nos flux respectifs. Pour la confection des perruques je me suis basée sur la métamorphose, le sortilège de désillusion et les flux magiques, il nous fallait vos flux à une plus petite échelle, c'est pour cela que je vous ai demandé vos temples miniatures incas. Ils contiennent une petite partie de nos pouvoirs. Il faut dire que Fred et Georges étaient impressionnés par ces temples.

- Qui ne le saurait pas ? dit Ginny. Mais dans ton explication, tu as dit que nous étions trop puissants pour participer, cela vaut aussi pour toi.

- C'est vrai, et j'ai dû avoir recours à un sortilège d'endiguement de mes pouvoirs. La formule est pasusendigue, cela contient mes pouvoirs magiques acquis récemment pendant une bonne heure. J'ai ainsi pu aidée les jumeaux. Et pout évite toute discussion houleuse, ce sort n'aurait pas fonctionné sur Harry et Ginny puisqu'ils sont des sorciers primaires et secondaires. Et Ron, je ne voulais pas que tu me déconcentres, finit la jeune sorcière en rougissant.

- Je suis bien d'accord avec toi, dit Harry, et combien de ces perruques ont été crées ?

- Une petite quarantaine. Nous en distribuerons une vingtaine aux gryffondors et les autres le seront par Ombrage.

- Par Ombrage ! s'exclama Ron. Et comment avez-vous réussi ce tour de force ?

- Nous lui avons envoyé un hibou avec une lettre, venant du Ministère, lui expliquant que c'était un nouveau moyen de nous surveiller. En confiant ces perruques à la brigade directoriale, ils pourraient commettre des actes répréhensibles qui nous feraient accusés et nous mettraient en retenue. Ainsi nous serions surveillés plus étroitement.

- Mais c'est machiavélique Hermione, se récria Harry. Les serpentards vont s'en donner à cœur joie.

- Non Harry, c'est pour ça qu'il y a quatre perruques particulières qui seront pour les Protecteurs de Poudlard. Ces perruques fonctionneront comme les pièces de l'A.D. Dans les perruques de la Brigade Directoriale, j'ai inclus un petit dispositif d'avertissement qui est relié aux perruques des protecteurs. Ainsi quand les serpentards passeront à l'acte, les quatre protecteurs seront avertis et pourront intervenir.

- Hermione, tu es un génie, s'exclama Ginny. Je ne sais pas quoi te dire d'autre. Tu vas créer une confusion pas possible. Entre tous les doubles de nous qui vont circuler, ça va être une vraie pagaille. Car je suppose que ces perruques prennent nos apparences partiellement.

- Juste au niveau de la tête. Nous n'aurons aucun problème pour voir les élèves tels qu'ils sont, mais entre eux, ils ne verront que nos têtes que leur donneront les perruques.

Les trois amis étaient une nouvelle fois surpris par l'intelligence de leur amie. Celle-ci avait su combinée la métamorphose avec différents sortilèges pour créer ces perruques. La rentrée promettait d'être vraiment marrante. Il ne manquait plus que le moyen de créer une diversion assez importante qui puisse bloquer l'école toute la première journée de cours. Là encore, la jeune femme avait pensé à un subterfuge.

- Harry, pour empêcher les cours toute la journée, je vais avoir besoin que tu lances la Vague défermagique à très faible puissance. Et même mieux que cela, que tu la transformes.

- Excuses-moi, je crois que j'ai mal compris. Tu veux que je transforme le sortilège Kamekagaz'nem. Tu peux me dire comment je vais réussir cet exploit. Même à faible puissance, ce sort affaiblit toute personne dans les cinq mètres alentour. Et si je le lance, tout le monde sera que c'est moi.

- Raison de plus pour le modifier. Tu te sous-estimes, tu le sais ! Non même pas, tu joues trop les modestes. Tu oublies que tu es un sorcier primaire, et que tu as des facultés extraordinaires qui te permettent de vaincre n'importe quel obstacle.

- C'est joliment dit, il me semble pourtant que ça ne peut pas se faire du jour au lendemain.

- Une fois de plus tu te trompes. Nous avons appris la métamorphose avancée en l'appliquant sur des objets ou sur des personnes. Et si tu y arrivais sur un sort en changeant sa nature comme pour les objets.

- C'est un peu risqué ton histoire, non ? remarqua Ginny.

- Il faudra qu'on essaie quand on sera à Poudlard. On ira à la Salle sur Demande pour s'entraîner. Dès qu'Harry arrivera à modifier la Vague Défermagique, je vous expliquerais mon idée. Bon, allons-y, nous risquons d'être en retard.

Ils prirent leurs affaires et transplanèrent à l'entrée de l'école de sorcellerie. Ils arrivèrent en même temps que les autres élèves. A leur entrée, ils furent accueillis par Ombrage, la famille Carrow, Mulciber et la Brigade Directoriale. Ils ne remarquèrent aucun auror aux alentours, cependant leurs futurs vigiles affichaient des mines qui ne présageaient rien de bon. Au repas du soir, le directeur annonça à l'école que deux semaines supplémentaires de vacances leur seraient accordées. La première aurait lieu après le jour de la fête de la saint Valentin où la veille il y aurait un bal à Poudlard (le directeur parut dégoûté en annonçant cette nouvelle) et la deuxième commencerait après le vingt-et-un avril. Aucun signe de contentement ne se fit entendre dans la Grande Salle devant le regard dur et froid du directeur. Le repas continua dans un murmure très discret. Les discussions tournaient autour de cette nouvelle incroyable. C'était la première fois que les élèves avaient autant de vacances, et ils s'en réjouissaient. Harry songeait qu'avec ces vacances inopinées, il n'y aurait aucun problème pour entreprendre les deux voyages encore prévus. La seule à ne pas se réjouir était Hermione qui expliqua son manque d'enthousiasme en disant que c'était à coup sûr une ruse du Ministère pour se faire bien voir des élèves. Elle n'était pas loin de la vérité.

Durant ces vacances, Kairkeith avait réunis l'ensemble des mangemorts pour dresser un premier bilan, et celui-ci était mitigé. Au Ministère, la situation était sous contrôle malgré l'évasion. La situation à Poudlard était plus alarmante. Les élèves continuaient à recevoir la gazette mais il n'était pas sous influence à cause d'Hermione. Sans compter le vent de rébellion causé par ces mystérieux protecteurs de Poudlard qui n'avaient pas arrêté d'intervenir pour encourager les élèves à ne pas accepter la nouvelle direction. Severus en prenait l'entière responsabilité, il était cependant convaincu qu'Harry Potter et ses amis étaient les instigateurs de ces troubles. Il n'avait cependant aucune preuve car les jeunes gens s'étaient pliés aux nouvelles règles avec une certaine volonté. Le directeur les soupçonnait de préparer une rébellion à grande échelle. Mais les directives de leur maître avaient été respectées puisque le jeune sorcier était toujours à Poudlard. Kairkeith avait alors proposé de donner deux nouvelles périodes de vacances afin d'endormir la méfiance des élèves, ainsi ils pourraient prévenir leurs parents que le Ministère n'était pas leur ennemi, et ils espéraient discréditer ce vent de rébellion.

A la fin du repas, comme promis, les gryffondors furent étroitement surveillés par la Brigade Directoriale. Ils rentrèrent dans leur salle commune, mettant ainsi fin à la filature. Durant le repas, Harry et ses amis avaient contacté mentalement les Protecteurs de Poudlard que tout le monde surnommait les PP. Ils leur avaient donné rendez-vous dans la Salle sur Demande à vingt-deux heures. Dans la salle commune de Gryffondor, Hermione distribuait les perruques enchantées et en expliquait le fonctionnement ainsi que leur but. L'idée enchanta les élèves. Hermione suggéra aussi qu'ils les prêtent aux différentes maisons pour ajouter plus de confusion. Le discours avait pris une bonne heure. Les quatre amis montèrent dans leur dortoir et transplanèrent dans la Salle sur Demande avec Kumsfec. Les P.P. les attendaient.

- Bonsoir, dit Hermione, nous vous avons réuni car pour demain, nous allons avoir besoin de vous pour une importante mission.

- Et pourquoi c'est Granger qui commande maintenant ? demanda ironiquement Drago.

- Parce que c'est son idée, Drago, répondit Harry. Il faut que tu comprennes que je ne suis pas un chef tout puissant, nous sommes un groupe avec un objectif commun, détruire Voldemort. Continue Hermione.

- Merci. Bien, dans quelques minutes, et si Harry est prêt à tenter devant vous une prouesse magique assez incroyable, je vais vous expliquer ce que vous devrez faire demain. Harry, maintenant, il faut que tu te concentres sur le sortilège Kamekagaz'nem et que tu modifies sa nature. Nos allons nous protéger du mieux que nous pourrons.

Hermione, Ginny et Ron métamorphosèrent le sol pour faire surgir une immense palissade qui les encercla ainsi que les P.P. Ils doublèrent une nouvelle fois la palissade et ensuite lancèrent le sort du bouclier. Kumsfec ajouta sa propre protection. Harry se concentra sur son sortilège. Au premier essai, il lança le sort normalement, surtout pour vérifier les protections de ses amis. Voyant celles-ci intactes, il s'attaqua à la transformation de son sort. Il rechercha en lui les flux magiques du sort qu'il avait lancé. Quand il les trouva, il les isola des flux parasitaires. Se concentrant sur son propre flux, il mit en connexion les deux flux magiques. Une sorte de chaleur intense commença à envahir la pièce. Harry, confiant, commença, tel un marionnettiste, à tresser les deux flux puissant pour en créer un nouveau. Il constata que celui-ci était instable. Il rechercha alors en lui un autre flux qui pourrait convenir. Il ressentit alors que sa baguette s'agitait bizarrement. Il la fixa intensément pour percevoir son cœur. Cet exercice lui prit un certain temps. Il finit finalement par percevoir le flux de la plume de phénix qui était contenue dans sa baguette. Le cœur de sa baguette émettait une puissance prodigieuse. Il en extrait une partie pour la mettre en résonnance avec les deux autres flux. La fusion de ces trois flux donna naissance à un nouveau flux doré et argenté qui se logea dans le jeune sorcier. Celui-ci tomba à genou essoufflé. Il avait réussi. Il avait créé un nouveau sort en modifiant la Vague Défermagique. Il sentait au fond de lui une nouvelle puissance magique qui devait s'exprimer. Il fit signe à ses amis qu'il pouvait sortir. Il se releva doucement mais leur pria de rester à distance. Il devait trouver un nom et un moyen de faire jaillir ce nouveau sort, inconnu de tous et de lui. Il se concentra, leva sa baguette en direction d'un objet et prononça … Kamekolaas'nem. Une vague défermagique explosa de sa baguette et se dirigea vers l'objet désigné. Harry essaya de contrôler le rayon qui en jaillissait mais celui-ci désintégra une grande partie des objets sur son passage. Les jeunes sorciers étaient fascinés et effrayés à la fois. Harry était un sorcier avec une puissance extraordinaire.

- Tu vois Harry que tu es arrivé à le transformer, dit finalement Hermione.

- Oui mais cette concentration de flux m'a épuisé. Je tiens à peine sur mes jambes.

- Parfait, patientes encore un peu, tu pourras m'envoyer ton nouveau sort à très faible puissance que je puisse le contenir.

La jeune sorcière se mit face à lui et commença à décrire dans l'air divers cercles avec sa baguette. Elle fit ensuite signe à Harry qu'elle était prête. Le jeune homme lança le sort qui jaillit au travers d'un faible rayon. Il percuté une sorte de mur invisible qui se renferma sur le sort. Harry tomba à nouveau à genoux. Ginny se précipita pour le soutenir.

- Je m'excuse Harry de t'avoir autant demandé mais c'est pour la bonne cause. Les P.P., avez-vous amené les sachets de poudre de Pérou comme je vous l'ai demandé ? … Parfait, mettez les devant moi. Bien.

Hermione exécuta à nouveau d'étranges gestes. Tout le monde vit les poudres léviter dans les airs et rejoindre le rayon qui stagnait dans les airs. Ensuite, Hermione le fit se rencontrer et mélanger avant de rejoindre leurs sachets.

- Dites-moi tous les quatre, intervint Hannah, à quoi ça vous sert de venir aux cours ? Vous connaissez de la magie avancée dont nous n'entendrons certainement jamais parlé. Vous devez vous ennuyer durant les cours ?

Ils sourirent en se regardant. Ils connaissaient la réponse à cette question.

- Ecoutez, la magie que nous faisons est certes puissante, mais elle ne sert qu'à un but, détruire Voldemort, expliqua Harry. Dans la vie de tous les jours, c'est une magie inutile. Il est donc normal que peu de gens la connaissent, et tant mieux. Elle est suffisamment compliquée à apprendre. Et nous sommes là pour garantir votre sécurité, et parce que le professeur Dumbledore tenait absolument à ce que nous finissions nos études. Il sera plus facile dans l'avenir de trouver un emploi avec un diplôme que sans.

- Tu parles Potter, dit gravement Drago, avec votre connaissance de la magie avancée, vous pourriez gouverner le monde magique si vous parvenez à vaincre le Seigneur des Ténèbres.

- Oui, c'est sûr, mais ce n'est pas notre but. Nous ne cherchons pas à devenir de nouveaux Voldemort. Nous essaierons de changer les mentalités sur certains points qui nous semblent importants.

Le jeune sorcier fixa Drago avec intensité. Le jeune serpentard saisi l'allusion. Il devrait par sa vie durant payer pour ses idées, et s'il s'en sortait, Potter serait là pour le lui rappeler. Après cette petite mise au point, Hermione expliqua aux protecteurs leur rôle pour le lendemain. Ils devraient se lever assez tôt pour répandre la poudre dans les parties centrales du château. Elle leur donna des sortes de mèches pour enflammer les divers sachets qui contenaient la poudre du Pérou. Quand ils seraient ensemble dans la Grande Salle, au moment de la quitter à la fin du petit déjeuner, ils enflammeront ces mèches qui feront exploser les sachets. La poudre se répartira dans l'ensemble de la pièce. Avec la puissance du sortilège d'Harry, la jeune sorcière était certaine que les professeurs prendraient la journée pour se débarrasser de ce problème. Perspicace, Malefoy demanda le pourquoi de ce désordre.

- Ecoutez, dit Hermione, je pense que dans quelques temps, nous vous mettrons à contribution pour une affaire d'une plus grande ampleur. Nous devons encore faire des recherches. Le désagrément que nous créerons demain est dans ce but. Il vous donnera aussi une gloire et un nom qui entreront dans les annales de la magie. Je suppose que tu n'es pas contre une reconnaissance qui redorera ton nom.

Le jeune serpentard fut extrêmement étonné par ce nouveau mystère. Les quatre protecteurs se demandaient où voulait en venir la jeune femme. Ils turent leurs interrogations pour le moment.

- je vous remets aussi ces perruques particulières. Elles vous préviendront quand nos ennemis, prenant nos apparences, tenteront de commettre des exactions en se faisant passer pour nous. Quand vous les mettrez, vos visages se couvriront d'un masque aux couleurs de Poudlard. Je vous ai aussi confectionné des robes qui sont aussi aux couleurs de l'école. Vous pourrez les porter en dessous de vos robes habituelles. Elles sont légères et se modifient en fonction de vos flux magiques respectifs. Mettez-les, et vous verrez.

Les protecteurs enfilèrent leurs perruques et leurs robes. Les robes se collèrent directement à leur peau et prirent les couleurs de Poudlard : bleu pour Serdaigle, rouge pour Gryffondor, violet pour Poufsouffle et Vert pour Serpentard. Les perruques réagirent de même. Leurs visages étaient entièrement recouverts par un masque aux mêmes couleurs. Impossible de les distinguer. Ils pourraient désormais circuler en toute sécurité et agir rapidement. Hermione s'était appuyée sur les principes de la métamorphose avancée et de la fluxomancie. Ils n'avaient qu'à penser à leurs divers objets pour que ceux-ci apparaissent. Les perruques se fondaient entièrement dans leurs cheveux naturels comme pour les autres perruques. La jeune femme leur donna encore quelques conseils de dernière minute pour l'entretien de ces objets magiques. Ils devraient chaque jour se concentrer dessus pour qu'ils restent efficaces. De plus, ils allaient reprendre leur entraînement. Harry voulait qu'ils apprennent une partie de la métamorphose qu'ils avaient eux-mêmes apprise. Les quatre amis ne furent pas enjoués par cette nouvelle. Ils changèrent rapidement d'avis quand ils virent Ron transformer une dalle de la salle en plusieurs arbalètes qui décochèrent des flèches de pierre. La métamorphose leur apparut d'un coup comme la plus extraordinaire des pratiques magiques. On n'enseignait pas à Poudlard la métamorphose sous ce nouvel angle. Harry mit fin à la réunion. Il suggéra pour ce soir que Neville dorme chez les serdaigles. Il était certain que la Brigade Directoriale surveillerait dès demain le lever des gryffondors. Neville était gênée car il ne savait pas où dormir. Hannah lui murmura qu'il dormirait avec elle dans le dortoir des préfets. Les préfets avaient une chambre à leur disponibilité. Neville rougit immédiatement. Le fait de se retrouver seul avec une fille, qui plus est était sa petite amie, lui retournait un peu l'estomac. La jeune Poufsouffle n'en menait pas large. Elle avait proposé cet arrangement sans réellement réfléchir. Les quatre amis souriaient ostensiblement. Ils sortirent dans le couloir. Harry prit la carte des maraudeurs pour vérifier si les accès à Poufsouffle, Serpentard et Serdaigle étaient libres. Effectivement, aucune ronde ne se déroulait près de ces salles communes. Par contre, les rondes autour de la salle commune de Gryffondor étaient impressionnantes. Toutes les dix minutes, deux sorciers se relayait pour vérifier que personne n'entre ou ne sorte de la salle. Et les couloirs alentours suivaient le même manège. Harry demanda à son phénix de transplaner avec en premier Drago, ensuite Luna, après Hananh et Neville, et pour finir eux. Ils apparurent quelques minutes plus tard dans leur dortoir. Dobby les y attendait et leur avait préparé une collation comprenant des sandwichs et du thé. Harry avait une faim d'hippogriffe.

- Harry, concernant ton nouveau sort, dit Ginny, tu lui as donné un nom. Tu ne peux l'appeler la Vague Défermagique car il n'a pas le même effet.

- En effet mon pote, surenchérit Ron. Ton sort est plus puissant et totalement destructeur. Je ne voudrais pas être à la place de Voldemort si tu venais à l'utiliser.

- Justement, je me demande s'il n'est pas trop puissant, dit sceptiquement Harry. Je n'arrive pas à croire que j'y sois arrivé. Il faudra que j'en parle avec Abelforth demain. Sinon, à un nom … hum, hum … pourquoi pas la Vague de Laas ?

- Oui, ça sonne bien, répondit Hermione. Mais dis-moi, pourquoi parais-tu autant sceptique face à cette création ?

- Je crois que j'en ai un peu peur. La Vague Défermagique est un sort d'ancienne magie. La transformer pour en créer un autre de même puissance. Je ne sais pas, ça me paraît … contre nature.

- Harry, Harry ! Arrête de te la jouer modeste, s'agaça Ginny. J'ai suivi tes explications, et même tout le processus de création puisque tu n'avais pas fermé ton esprit. Cette nouvelle magie fait partie de toi et est basée sur ce que tu es, un homme bon qui veut faire le bien autour de lui et qui veut protéger les personnes qu'il aime. Tu crois vraiment que tu vas commettre les mêmes erreurs que les frères Dumbledore ou te transformer en un nouveau Voldemort !

- Elle n'a pas tort Harry, dit Hermione. Je commence même à comprendre l'une des raisons qui ont poussé le professeur Dumbledore à nous inclure tous les trois dans cette quête avec toi. Nous sommes d'une certaine manière tes trois consciences. J'y ai réfléchi depuis le début de cette aventure, et je pourrais presque te dire ce que nous représentons. Ginny représente pour toi ta conscience de l'amour et de son environnement. Ron représente ta conscience du courage et de l'engouement au combat. Moi je représente ta conscience des objectifs sensés pour ne pas te disperser. Il nous a mûrement choisis pour te seconder dans ta tâche. Et si tu t'inquiètes tant à propos de la Vague de Laas, tu n'as qu'à déposer une partie de tes pouvoirs dans le temple inca. Je pense qu'il grandira un peu, mais au moins tu seras rassuré de ne pas avoir toute cette puissance.

Les réflexions de son amie reflétaient parfaitement la vérité. Ils étaient à eux trois une partie de lui-même. Ils avaient crée entre eux un lien si fort que chacun comblait un peu les lacunes des autres. L'Elu avait besoin d'eux pour avancer. Ils finirent par se coucher l'esprit clair. Le Survivant déposa, avant de s'endormir, une partie de sa puissance. Le temple brilla intensément et s'agrandit de quelques centimètres. Harry se sentait mieux, il s'endormit content. Pendant ce dépôt, Kumsfec, perché sur son perchoir, gagna aussi quelques centimètres en plus. Il poussa un chant apaisant qui fondit sur l'ensemble du château. Tout le monde dormit ce soir-là d'un sommeil réparateur, même leurs ennemis.