Je m'excuse de n'avoir pas répondu aux reviews plus tôt… comme vous l'a indiqué Pilou, j'ai dû partir en Angleterre pour un voyage imprévu… je m'en serais bien passée même si nous savions que cela allait arriver…
Elle avait 96 ans, c'était l'arrière grand-mère de mon fiancé, mais nous la voyions plus comme notre grand-mère… moi qui n'ai pas connu mes grands-parents, en tout cas, je la considérais comme telle.
Elle avait cet humour si particulier des britanniques… ce flegme que James Bond n'aurait pas renié… cet amour de la vie…
Ce chapitre est pour elle. Toute cette fic est pour elle.
Eleanor, 'GrandMa Ellie', we miss you already… Love you...
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J'espère que vous au moins avez passé de joyeuses fêtes de fin d'année…
Bonne lecture.
PS : mon chat est ravi de tous vos petits mots… sauf que maintenant, il n'arrête plus…
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POV Emmett
Pris d'une fringale post câlins interdits aux moins de dix-huit ans, voire interdits tout court dans certains Etats de ce pays, j'étais allé me faire un sandwich. J'avais changé d'avis quand j'avais vu qu'il restait une large portion du plat préparé par Bella la veille au soir. Je m'étais donc attablé après un rapide réchauffage au micro-ondes, instrument merveilleux de tous ceux qui, comme nous, maîtrisaient mieux la carte des menus à emporter ou à livrer que les casseroles et livres de recettes.
Après cette délicieuse reprise de forces, j'étais tout à fait prêt pour un deuxième round. Juste avant de quitter la cuisine, je remarquai les petits cristaux sur les fenêtres. Il avait neigé pendant la nuit.
Jamais je n'aurais cru que la neige pouvait être synonyme de frustration. Et pourtant ce fut le cas. Nom d'une poignée d'involtinis au chèvre, j'étais remonté à bloc mais quand j'arrivai dans notre chambre, je fis la bêtise de dire à ma Rose qu'il avait neigé. Je venais de la prendre dans mes bras et nous nous embrassions plutôt sauvagement.
Elle s'éjecta de notre étreinte et sauta sur ses pieds.
- Quoi, tu es sûr ?
- Oui, à moins que la réserve de cotons de la ville ait explosé… ou que la voisine ait battu trop d'œufs en neige…
Je ris tout seul de ma petite blagounette. Rosalie affichait un sourire ravi qui n'avait rien à voir avec ma blague ou même moi.
- Mais c'est génial ! Faut que je prévienne Jasper !
Ce n'était absolument pas la réaction que j'attendais.
- Habille-toi mon Nounours, je vais chercher mon frère.
N'y comprenant rien, je la vis s'habiller en quatrième vitesse et sortir de notre chambre. J'attrapai un sweater que je mis directement sur mon torse nu. J'avais déjà enfilé un pantalon de survêtement pour aller grignoter. Je rejoignis ma tigresse dans la chambre de ma jumelle et de son chéri.
Visiblement, ils étaient en mode câlin aussi puisqu'il n'y avait pas l'air d'y avoir beaucoup de vêtements sous les couvertures. Mais leurs expressions endormies me montrèrent que Rosalie ne les avait pas surpris en plein ébat. Lorsqu'elle prononça le mot neige, Jasper réagit immédiatement et se précipita à la fenêtre. Je lui balançai un peignoir qui traînait par là.
- Je n'ai pas besoin de faire de cauchemars !
Rosalie et moi sortîmes, leur laissant un peu d'intimité le temps qu'ils s'habillent. Les deux Hale, qui avaient décidément une mouche dans le bocal ce matin, se précipitèrent vers la chambre d'Edward et Bella. Après avoir discutaillé au moins une minute devant la porte, ils décidèrent que Rosalie entrerait seul.
Cinq minutes plus tard, elle ressortait avec un Edward en boxer, l'air complètement endormi et les cheveux en pétard. Alice et moi suivions tout cela sans rien y comprendre.
Tout ça pour de la neige ! Jamais les deux Hale ne nous avaient un tel manège parce qu'il avait neigé pendant la nuit.
Rosalie se mit à parler à toute vitesse à Edward qui n'avait visiblement pas rebranché ses deux pauvres neurones qui se battaient en duel et ne pigeait strictement rien. Jasper reprit, plus tranquillement certes, mais avec davantage d'excitation qu'il me semblait nécessaire.
- Il faut juste que tu habilles un peu Bella de façon à ce que nous puissions entrer dans la chambre et qu'elle ne nous en veuille pas de l'avoir vue nue. Et que surtout tu ne prononces pas le mot neige.
Il avait murmuré ce dernier mot de manière quasi inaudible. Alice intervint.
- Qu'est-ce qui se passe avec Bella et la nggmmph…
- Chut ma libellule, ne prononce pas encore ce mot.
Jasper, libérant la bouche de ma sœur de sa main, se tourna vers Rosalie.
- Tu crois qu'Esmée et Carlisle voudront profiter ?
Rosalie acquiesça. Je m'interposai.
- Qu'est-ce qui peut vous donner envie de réveiller tout le monde comme ça à quatre heures du matin ? Tout ça pour de la N-E-I-G-E ?
Je n'en avais pas l'air mais j'avais fait des concours d'orthographe quand j'étais petit. Cela faisait plaisir à Maman et il y avait toujours de somptueux buffets avec accès illimité à la fin.
- Vous allez voir c'est juste mignon. Et ça fait tellement longtemps qu'on n'a pas pu profiter de ce spectacle.
Rosalie m'attrapa la main et m'attira dans les étages avant de sonner à l'appartement de mes parents. J'offris un air contrit à mon père qui nous ouvrit en robe de chambre et avec une expression mêlant sommeil et inquiétude. Rose se lança.
- Je suis désolée de ce réveil brutal, Carlisle. Il n'est rien arrivé de grave, c'est juste qu'il a neigé et que nous aimerions, Jazz et moi que vous veniez partager avec nous l'un de nos souvenirs d'enfance. Pourriez-vous prévenir Esmée et nous rejoindre, chaudement habillés, dans notre appartement ?
Mon père, bien qu'étonné, acquiesça sans mot dire.
- Merci.
Rosalie tira sur mon bras et m'entraîna à sa suite dans l'ascenseur. La porte n'était pas refermée qu'elle était déjà dans mes bras, les jambes autour de ma taille, les lèvres se mouvant sur les miennes. Je la plaquai contre le mur et dévorai sa bouche avec autant d'appétit qu'elle. Je tendis la main pour arrêter l'ascenseur mais elle m'en empêcha. Elle glissa ses lèvres dans mon cou. Entre deux baisers ou suçons, elle me parlait d'une voix saccadée.
- Je suis désolée… je te promets… que nous reprendrons… où nous en étions… mais… après… cela… Je te promets… que je ferais… tout ce que… tu voudras…
- Tout ?
Je commençais à avoir des images de ma Rose couverte de chocolat et de crème chantilly.
- Tout.
Le ding de l'ascenseur me surprit dans mes fantasmes naissants. Je gardai Rose dans mes bras et me dirigeai vers l'appartement en reprenant sa bouche avec passion. Je ne la reposai qu'une fois entrés. Il n'y avait personne en vue.
Tout mon corps était dur, presque douloureux. Et lorsque je croisai le regard de ma tigresse, la flamme incandescente que je vis me fit perdre les dernières lianes de mon contrôle. Elle n'était pas en reste et c'est d'un mouvement commun que nous nous précipitâmes dans la buanderie.
- Nom d'un pur malt de trente ans d'âge, tu me bouffes ma maîtrise de soi !
Elle éclata de rire. Elle embrassa mon menton.
- Tu en fais autant avec la mienne.
- J'ai toujours eu un très grand appétit !
Dire qu'avant de sortir avec ma Rose, je pensais qu'être tout le temps avec la même personne tuait le désir. C'était tout l'inverse. Je savais ce qu'elle aimait et elle savait ce que j'aimais. Nous savions nous réinventer en donnant à l'autre ce qu'il désirait, parfois sans le savoir. Et nous étions aussi accro au sexe l'un que l'autre.
En quelques instants, nous étions nus tous les deux. J'allais la prendre dans mes bras et l'emmener jusqu'à la machine à laver mais elle ne m'en laissa pas l'occasion. Elle se laissa glisser sur le sol et m'attira à terre contre elle. Nos bouches se joignirent, nos langues s'entremêlèrent avec frénésie. Ses mains caressèrent mon torse, mon dos, mes fesses puis vinrent presser mon érection. Envoyant au diable les préliminaires, elle attrapa mon sexe pour me guider dans ses chairs. J'écartai davantage ses cuisses de mon genou et la pénétrai d'une poussée, m'enfonçant profondément dans son antre chaude et humide.
Nous poussâmes un gémissement de plaisir. Ma tigresse se cambra davantage alors que j'accentuais le rythme de nos ébats. J'attrapai ses poignets que je levai au dessus de nos têtes. Je repris possession de sa bouche en un baiser fébrile qui nous laissa à bout de souffle. Elle noua ses jambes autour de ma taille, enfonçant ses talons dans mes fesses à chaque coup de rein.
- Plus fort ?
- Oh ouiii…
Je lâchai ses poignets et m'agenouillai. Mes mains agrippèrent ses hanches et les siennes s'accrochèrent à mon cou. J'accélérai l'allure et m'engouffrai en elle de plus en plus vite, avec de plus en plus de fougue. Rosalie bougeait ses hanches avec passion, venant à la rencontre de mes coups de rein. Ses mains m'attirèrent sur sa poitrine. Je pris l'un de ses mamelons que je tétais avidement avant de faire subir le même sort à l'autre. Elle se tordait de plaisir sous moi en m'encourageant de la voix.
Et soudain, elle banda son dos comme un arc et m'agrippa, en poussant des cris de plaisir et mon nom à plusieurs reprises. Je me retirai presque complètement d'elle et m'engouffrai d'une poussée brutale au plus profond de son ventre. Un râle sourd s'échappa de ma gorge. Tout mon corps se figea avant d'exploser sous la puissance de ma jouissance, laissant ma semence se déverser en elle et criant son doux prénom.
Je roulai sur le côté et la plaquai contre moi, empaumant son délicieux postérieur, pressant sa poitrine aux pointes durcies contre mon torse. Nos lèvres fusionnèrent, nos langues se fouillèrent.
- Je ne me lasserai jamais de toi…
- Je te demanderais bien de me le prouver… mais je le sais… parce que moi non plus… mais nous n'avons pas le temps…
Elle avait raison. Mes parents allaient débarquer. Et je voulais comprendre le pourquoi du comment de cette excitation due à de l'eau glacée cristallisée. Je l'embrassai à nouveau avec plus de tendresse et me redressai. Je l'aidai à se lever et à retrouver tous ses vêtements. Alors que nous nous apprêtions à sortir, un coup retentit et la porte s'ouvrit sur un Jasper qui gardait ses yeux fermés.
- Bon, quand vous aurez fini de déménager la buanderie, on pourra faire ce pourquoi on a réveillé tout le monde…
Je le poussai doucement et il faillit tomber, surpris de me trouver devant lui. J'éclatai de rire.
- Nom d'une moussaka végétarienne, sois pas jaloux Jazzou ! Si t'as pas la chance d'avoir une vie sexuelle aussi follement débridée que la nôtre, si…
- Je ne veux pas connaître tous les détails… à moins que tu ne veuilles savoir ce que ta sœur et moi faisons de nos corps quand vous ne nous voyez pas !
- Fait gaffe Jazzman, je pourrais te prendre au mot !
- Et bien, hier soir, Alice avait décidé de me faire une bonne...
- En fait, tu vas garder tout ça pour toi...
- Tu es sûr parce que je pourrais t'apprendre des choses que tu n'imaginais même pas possible…
- Alors ça, ça m'étonnerait. Nom d'un chocolat suisse, Rose et moi sommes des dieux du sexe et…
Mes parents entrèrent dans l'appartement en même temps que nous sortîmes du cellier buanderie, continuant de nous chamailler. Nous nous dirigeâmes vers la chambre de Bella et Edward. Ce dernier s'était à moitié rendormi, debout contre un mur. Etant donné à quelle vitesse il l'avait emmenée, la veille au soir, cela ne m'étonnerait pas plus que cela qu'il ait bien profité du fait que Bella n'avait plus de plâtre, le cochon.
Alice demanda.
- Faut-il que nous réveillions Carlie également ?
- Oh non, Bella s'en chargera.
J'étais plutôt sceptique quand à la réussite de notre entreprise. Pour réveiller Bella à cette heure là, il allait falloir un sacré ramdam. La dernière fois, il avait fallu que j'utilise une carafe d'eau glacée. Il était pourtant sept heures du matin. Elle s'était vengée en me privant de dessert.
Au début, j'avais bien rigolé parce qu'elle m'avait laissé manger de tout mon soul pendant tout le repas. Or sucré salé pour moi, j'aimais tout autant l'un que l'autre. Et j'avais regardé dans le réfrigérateur, le four et les placards, il n'y avait rien de bien enthousiasmant. Mais j'avais oublié de regarder dans le micro-ondes. Ah oui, le merveilleux instrument pouvait se montrer fourbe, parfois.
Elle en avait sorti mon gâteau préféré d'un coup de baguette magique, comme un lapin jaillissant du chapeau haut de forme. Bien sûr, je n'avais pas eu l'autorisation de sortir de table et d'aller me réfugier dans ma chambre. J'avais donc dû assister au supplice de les voir tous, y compris mes parents, manger mon gâteau jusqu'à la dernière miette avec un grand sourire.
Bon, cela ne m'avait pas empêché de trouver d'autres manières de la réveiller, notamment quand Edward était de garde. Mais j'avais fait un peu plus dans la délicatesse. Et puis quelques fois, j'aimais autant mes gages et punitions que de l'embêter, comme la fois où elle m'avait demandé d'aller chercher Carlie en tenue de pingouin – celle d'Edward version pianiste pas l'animal, un peu petit d'ailleurs le costume – avec un énorme bouquet de fleurs et des ballons sur lesquels il était écrit Je t'aime Rosalie. Bella savait que Rosalie allait apprécier autant que moi.
Nous entrâmes tous dans la chambre. Bella dormait sur le ventre, la tête dans l'oreiller, mais elle était loin d'être silencieuse. Oh, elle ne ronflait pas mais elle parlait. Un peu trop vite et trop bas pour que je comprenne ce qu'elle dise, surtout que je la soupçonnais fortement de ne pas parler en anglais.
- Hé ben petit frère, tu ne dois pas t'ennuyer la nuit. Elle n'est pas très bavarde le jour mais elle a l'air de bien se rattraper la nuit…
Edward alla s'asseoir près de sa fiancée. Son visage et son sourire s'étaient mis à briller. J'étais content de voir qu'il avait trouvé le couvercle de sa casserole. (N/A : Jeder Topf findet seinen Deckel (toute casserole trouve son couvercle) est l'équivalent allemand de trouver chaussure à son pied. Laissons les chaussures à Alice et les casseroles à Emmett…) Il était temps qu'il trouve une fille avec laquelle il pouvait enfin libérer toute sa fibre romantique. Je l'aurais soutenu quel que soit son choix mais je dois dire qu'il m'avait épaté. Bella était un sacré couvercle de casserole. Au même niveau que Jazz pour mon lutin et ma Rose pour moi. Et j'avais beaucoup d'admiration pour elle. Parce que mon frère était une sacrée casserole et qu'il fallait quand même le supporter, parce qu'elle faisait super bien à manger, parce qu'elle acceptait pratiquement tous mes paris et parce qu'elle me faisait rire, elle est adorable. J'étais fier de bientôt devenir son grand frère de manière plus officielle.
Edward posa sa main sur le haut du dos de son ange et la caressa doucement entre les deux omoplates. Il suivit le plan de deux Hale et lui demanda.
- Bella ? Mon ange, c'est l'heure de se réveiller…
Bella lui répondit franchement. J'étais certain que c'était de l'Italien. Je n'avais rien compris mais j'étais persuadé que c'était quelque chose en rapport avec le sexe, étant donné l'éclat dans les yeux d'Edward. Je dus être le seul à le voir puisque je m'étais approché et agenouillé à côté du lit. Les autres étaient toujours à l'entrée de la chambre. Je choisis de me taire pour une fois. Je trouverais bien un autre moment pour me moquer d'eux.
J'essayai à mon tour, peut-être pas aussi doucement que mon frère mais je surveillais mes arrières. Nul ne sait comment Bella pouvait réagir mais, surtout, Edward semblait prêt à prendre les armes et à défendre sa petite prunella. Quand j'eus essayé quelques minutes et qu'Edward tenta le coup une dernière fois, n'obtenant qu'un Edward plein de tendresse avant qu'elle ne se taise complètement, toujours dans les bras de Morphée, je me relevai.
- Voyez, on n'en tirera rien. Jasper, rend moi les cinq dollars que j'ai perdu cet après-midi.
Ce dernier me fit un grand sourire avant de prendre la parole.
- Edward, tu devrais te mettre de l'autre côté de Bella, pour ne pas être entre la fenêtre et elle. Bon, vous êtes prêts ?
Il attendit. Rosalie sautillait presque. Je grognai.
- Allez, lâche le morceau… j'ai envie de savoir, moi !
Jasper rit avant de dire presque en murmurant.
- Bella, il a neigé.
Tous les regards étaient figés sur Bella qui dormait toujours paisiblement. La pauvre, si elle savait… Quand Bella murmura à son tour.
- Il a neigé…
Ses yeux s'ouvrirent brusquement et elle se redressa dans le lit. Même la carafe d'eau glacée n'avait pas eu cet effet là.
- Il a neigé ?
Après un rapide coup d'œil sous la couette, sans doute pour vérifier son état vestimentaire, elle sauta du lit. Elle faillit se prendre les pieds dans la couverture et tomber mais, heureusement pour Rosalie et Jasper – je pense qu'Edward les aurait tués si elle s'était recassée la jambe – elle se rattrapa au dernier moment. Elle se précipita vers la fenêtre avant de se tourner vers nous avec un sourire rayonnant.
- Il a neigé !!!
Je pensais avoir tout vu de Bella, découvrant derrière la jeune femme responsable et timide, une fille malicieuse, au fort caractère et pleine de joie de vivre malgré ce qu'elle avait vécu. Cette nouvelle facette de sa personnalité me fit extrêmement plaisir, on eut dit une enfant devant ses cadeaux de Noël. Elle sautilla joyeusement jusqu'au bureau.
Elle ne semblait absolument pas surprise de nous voir tous dans sa chambre. Elle attrapa un jean posé sur la chaise du bureau et sauta littéralement dedans, l'enfilant par-dessus le caleçon et la chemise que mon frère avait dû lui mettre. A moins qu'elle ne dorme avec. Visiblement le jean n'appartenait pas à Bella mais elle n'y fit pas attention et se contenta de rouler le bas. Elle attrapa un long pull ou veste ou je ne sais pas trop ce que c'était. Bref un long truc en laine qui lui arrivait pratiquement en dessous des genoux et se fermait sur le devant avec des boutons. Bella se figea avant de se tourner vers mon frère.
- Euh, Edward, pourquoi y a autant de monde dans notre chambre ?
POV Rosalie
L'éclat de rire tonitruant de mon homme aurait pu faire sortir des vampires de leurs cercueils. Bella reporta son regard sur Jasper et moi.
- C'est vous, hein ? Qu'avez-vous donc raconté ?
- Rien, ma belle, nous nous sommes contentés de rameuter tout le monde.
Elle s'apprêta à répondre quelque chose mais se ravisa et haussa les épaules. Son sourire radieux revint et elle se jeta dans les bras d'Edward qui s'était approché. Elle l'embrassa tendrement avant de reprendre la parole.
- Il faut qu'on aille voir la neige de plus près !
Elle entraîna Edward à sa suite et se dirigea vers la chambre de Carlie. Je savais, pour l'avoir vue faire, que Bella avait préparé un tas de vêtements chauds pour Carlie en prévision de cette occasion. Depuis que je connaissais Bella, elle avait toujours fait cela, toujours réagi ainsi à la première neige.
Ma cousine avait toujours été fascinée par la neige, l'or blanc comme elle se plaisait à l'appeler. Et chaque année, à la première neige, elle était intenable tant qu'elle n'avait pas mis pieds et mains dedans. Quand les premières neiges étaient annoncées à la télévision, elle préparait son petit tas de vêtements chauds, prête à sauter dedans à l'arrivée du premier flocon.
Bella était une enfant calme, du moins en apparence. Oh, elle tournait ses professeurs particuliers en bourrique, elle avait beaucoup de répartie, mais dans l'ensemble, elle restait toujours sagement dans son coin, acceptant sans rien dire, sans se plaindre, qu'on la promène d'un dîner protocolaire à un autre. Les seules exceptions étaient quand son frère l'embarquait dans ses magouilles à trois francs six sous et quand il neigeait.
Je me rappelais d'un matin de Noël où, âgée de cinq ans, elle avait ouvert ses cadeaux puis elle avait remercié ses parents, les nôtres, et les avait rangé avant de demander à aller dehors. Tout ce qu'elle voulait, c'était aller jouer dans la neige. Elle avait expliqué que les cadeaux ne fondaient pas…
James lui avait répondu que le Père Noël ne serait pas content si elle ne profitait pas de ses cadeaux. Je n'avais pas su avant quelques années ce qu'elle avait chuchoté à l'oreille de sa mère qui lui avait valu un grand éclat de rire et la permission d'aller dehors jouer. En fait elle lui avait dit que le Père Noël n'existant pas, il ne se vexerait pas.
Sa mère avait voulu savoir pourquoi elle pensait comme cela. Bella avait haussé les épaules et dit qu'elle avait vu Charlie mettre les cadeaux sous le sapin l'année précédente. Pourquoi n'avait-elle rien dit ? Parce qu'elle ne voulait pas gâcher notre fête. James avait quatorze ans, Daniel et Rachel, nos cousins du côté de notre père, respectivement treize et onze ans, Jasper neuf ans et moi dix. Cela faisait un moment que nous ne croyions plus au Père Noël. Quoi que Jasper y avait cru jusqu'au Noël de ses sept ans.
La veille au soir, quand Bella était rentrée de l'université, elle avait les yeux qui brillaient de joie. Cela sentait la neige, avait-elle dit. Cette odeur, cette atmosphère particulière qui précédait l'arrivée de la neige, je ne la ressentais pas du tout. Bella avait été déçue quand les météorologues avaient annoncé qu'elle n'était pas encore prévue sur New York. Mais cela ne l'avait pas empêchée de préparer des vêtements pour Carlie. Au cas où…
Emmett et Edward avaient été gagnés par l'enthousiasme débordant de Bella, comme nous tous d'ailleurs. Mon homme avait trouvé une de ses vieilles écharpes et Edward, un bonnet troué à la main, faisait le plein de carottes. Même Carlisle était parti chercher une paire de lunettes qui ne servait plus. Jasper réexpliquait le fonctionnement de son appareil photo à Esmée après avoir fait les réglages nécessaires pour palier la blancheur de la neige associée à la lueur artificielle des lampadaires. Lui-même avait embarqué sa caméra, protégée comme son appareil d'une housse spéciale intempéries. Alice était partie se changer et était revenue avec une tenue de son créateur préféré.
Bella finissait de mettre ses bottes fourrées à une Carlie parfaitement réveillée et ravie d'aller jouer dans la neige à quatre heures et demie du matin dans les rues de New York. Je lançai à ma cousine une paire de Moon boots en cuir fourrées, sachant pertinemment qu'elle était capable de sortir pieds nus.
Le sourire aux lèvres, toute la famille s'engouffra dans l'ascenseur. Gants, bonnets et écharpes étaient de la partie.
Nous sortîmes de l'immeuble et nous arrêtâmes devant le spectacle qui s'offrait à nos yeux. Il avait sacrément neigé puisque toute la rue, les voitures, les bancs, les murets et les grilles entourant le parc étaient recouverts d'une épaisse couche blanche. Il n'y avait pas un chat et le silence apaisant qui accompagnait toujours la neige était très confortable.
Bella, tenant Carlie sur une hanche et la main d'Edward de l'autre côté, s'avança doucement.
POV Bella
A pas feutrés, savourant ce son que j'aimais tant, celui de la neige fraîche qui crissait délicieusement sous mes pieds, je m'avançai dans la rue déserte.
La neige, enfin. Cette magie, ce don de la Nature. La neige. Qui recouvre tout, protégeant le sol de son manteau blanc. Qui rend n'importe quel paysage plus beau, même la plus noire des usines.
Le temps semble toujours s'arrêter avec la première neige. A New York comme ailleurs. Le silence prend ses marques et envahit la ville entière. Même les oiseaux se taisent.
Les hommes retrouvent pour un temps leur âme d'enfant. Et avant de la maudire parce que les rues sont glissantes, parce que les voitures ne circulent plus, parce qu'il faut dégager les trottoirs… chacun admire un instant, la beauté éphémère de l'or blanc.
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Tout ça pour un peu de neige, me direz-vous… mais que voulez-vous, pyrénéenne de souche, d'esprit, d'âme et de corps, la neige, je suis méga fan… et c'est à peu près l'état dans lequel je suis quand il a neigé… quand tout le monde râle parce que sa voiture est coincée, que les routes sont impraticables…
C'est dans ces moments là que j'aimerais savoir écrire… que j'aimerais trouver les mots pour traduire les sensations qui m'envahissent aux premiers flocons de neige…
Navrée de cette interruption… ;)
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POV Rosalie
Qui avait lancé la première boule de neige ?
Voilà une question dont la réponse n'intéressait personne. Par contre qui allait gagner la bataille ? Voilà une question intéressante.
Hale – Swan contre les Cullen, en considérant Edward comme un Swan puisqu'il ne quittait pas Bella et Carlie d'un orteil. Appareil photo et caméra étaient restés à l'abri, sous la garde de notre vieux voisin, descendu promener son chien de bon matin. Le labrador ne savait plus où donner de la tête, il courait après les boules de neige mais lorsqu'il les attrapait, elles disparaissaient en mille flocons étoilés.
Yes, ma boule atteignit en pleine face mon chéri, qui avait choisi ce moment pour relever la tête de derrière la voiture où Esmée et lui étaient planqués.
- Désolée, nounours !!
Mais je ne l'étais pas du tout et il le savait. Les petits fours nous avaient donné de l'entraînement et nos cibles étaient plus souvent atteintes. La bataille continua un moment jusqu'à ce qu'Edward nous trahisse et attaque sa propre équipe. Seulement c'était compter sans Bella qui, après qu'ils aient roulé tous les deux dans la neige fraîche, le surprit en l'embrassant.
A califourchon sur lui, s'attirant les rires et moqueries de mon homme, elle l'embrassa puis, soudain, elle se sauta sur ses pieds et partit en courant et riant. Edward se releva en s'agitant. La coquine lui avait glissé de la neige dans le cou. Il la rattrapa sans mal tant elle riait.
POV Edward
Bon sang, que c'était bon de voir Bella comme cela, rayonnante, insouciante.
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Elle avait reçu la veille des papiers de son avocat anglais. Je ne savais pas de quoi il s'agissait mais son visage s'était décomposé. Elle avait tenté de cacher sa tristesse, affichant aussitôt un sourire. Qui croyait-elle berner ainsi ?
Sa fille, notre fille, sans doute. La petite était tellement ravie de pouvoir décrire sa journée au musée. Elle avait épaté sa maîtresse avec ses connaissances malgré sa manière toute particulière de raconter les histoires. Il faut dire que Bella l'emmenait chaque semaine au musée à Londres depuis qu'elle était haute comme trois pommes et que Bella avait une sacrée culture générale. Mon ange avait continué ici à New York. Et maintenant, les semaines où nous ne passions pas tous les trois quelques heures dans un musée, le plus souvent le Métropolitain, se comptaient sur les doigts d'une main.
Mais une fois notre repas englouti, la petite baignée et couchée, nous-mêmes lavés et en pyjamas, je lui avais demandé si tout allait bien. Bella n'avait pas nié que quelque chose la tracassait mais elle voulait d'abord y réfléchir seule avant de m'en parler. Elle m'avait promis qu'elle m'expliquerait quand elle saurait quoi en penser. Mais quand elle avait vu que je gardais un air inquiet, elle m'avait attiré dans ses bras.
- Edward, tu n'as pas à t'inquiéter. C'est juste une chose à laquelle je n'avais pas envie de penser jusqu'à présent. C'est à propos de la maison de mon père à Londres. Mais, on verra ça demain tu veux. On dit que la nuit porte conseil alors détendons-nous et attendons demain.
Elle m'avait pris dans ses bras et m'avait embrassé puis nous avions rejoint les autres dans le salon. Le vendredi soir faisait partie des journées off mariage alors nous nous étions installés devant la télévision.
Nous avions dû instaurer ces journées off pour qu'Alice puisse faire redescendre un peu la tension. Une centrale électrique en surchauffe n'amenait rien de bon. Bella et moi trouvions que nous avions bien avancé sur ce projet grâce à l'aide de ma sœur. Alice était vraiment la reine des préparatifs. Son planning était digne d'une opération militaire. Le plus important désormais était de trouver un lieu et une date. Mais nous devions encore faire la liste des personnes que nous voulions inviter, ce qui était essentiel avant de nous mettre à la recherche d'un lieu.
Profitant de cette soirée de calme, Bella s'était allongée, la tête sur mes genoux, avec un livre. Habituellement cela ne l'empêchait pas de suivre les films avec nous et de participer à la succession de commentaires parfois plus stupides les uns que les autres que nous faisions sur les téléfilms du vendredi soir. Mais hier soir, elle était restée silencieuse. Je l'avais sentie plutôt tendue. Le fait que les pages de son livre ne se tournaient que peu voire pas du tout n'avaient fait que renforcer mon sentiment.
Je n'avais absolument rien suivi au film, trop inquiet de la voir se remuer les méninges comme cela. Elle avait dû sentir ma tension malgré ses réflexions puisqu'elle s'était redressée et était venue chuchoter à mon oreille.
- Détends-toi mon amour.
Elle avait pris ma main dans les siennes et commencé à la masser doucement. La paume d'abord, puis chacun des doigts. Ce simple contact, tout à fait anodin, avait suffi à me faire frissonner et à lentement éveiller mon désir. Je m'étais extirpé du canapé et, me penchant en avant, avais passé mon bras sous sa taille. Je m'étais relevé et l'avais emportée, tête en bas dans mon dos. Elle avait hoqueté de surprise.
- Mais… Que fais-tu ?
Emmett avait éclaté de rire et j'avais pu voir du coin de l'œil que les autres souriaient largement. Mais tout ce qui m'avait importé, c'était la sublime créature que je portais.
- Vous pourriez attendre la fin du film quand même !
- Il est pas terrible ce film. En plus on l'a déjà vu. Je parie cinq dollars sur la grand-mère au chien.
- Quelle grand-mère ?
- Quel chien ?
J'aurais bien été incapable de le dire. Je n'avais jamais vu ce film. Et je n'y avais rien suivi. Quand nous étions entrés dans le couloir, Bella avait soulevé mon tee-shirt et embrassé le bas de mon dos, m'envoyant une décharge de plaisir qui se propagea dans tout mon corps. Je lui avais répondu en l'embrassant sur les fesses, malheureusement par dessus son short. Une fois franchie la porte de note chambre, je l'avais reposée sur ses pieds. J'avais attrapé la boîte spéciale massage érotique offerte par Alice pour l'anniversaire de mon ange et étalé l'immense serviette dont nous nous servions dans ces moments-là pour protéger le lit.
- Déshabille-toi.
Pas un ordre aboyé, plutôt une suggestion pleine de promesses. Mais Bella ne l'avait pas entendu de cette oreille.
- Non, toi déshabille-toi. Je ne veux pas être la seule toute nue. Et si je commence, je sais que tu me feras languir... alors toi d'abord...
Sa voix sensuelle et ferme avait agi directement sur ma virilité. J'avais retiré mon tee-shirt et je m'apprêtais à faire de même avec mon boxer quand j'avais relevé les yeux sur elle. Elle avait retiré son sweat shirt et son short, révélant une nuisette en soie de couleur noire. Par un procédé plutôt incroyable, cet accessoire rendait son corps encore plus attirant et avait agi directement sur la région de ma virilité.
- Tu aimes ce que tu vois ?
Sa poitrine pleine et ronde était mise en valeur par un liseré de dentelle fine, le vêtement se poursuivait par un tissu presque transparent qui épousait diablement bien ses courbes avant de s'arrêter en haut de ses cuisses. Elle portait en dessous une culotte noire que j'avais deviné être de la même matière et qui remontait haut, très haut sur ses hanches. Ses jambes fines et musclées, parfaitement galbées n'en finissaient pas de me tenter.
Elle avait emprisonné sa lèvre inférieure entre ses dents et quand j'avais relevé les yeux un peu plus haut, j'avais été surpris de voir qu'elle avait fermé les siens. Le doute plissait son front. Stupéfait, je n'avais toujours pas dit un mot. Je m'étais alors approché de mon ange et l'avais prise dans mes bras. Je l'avais plaquée contre moi et embrassée, désirant lui faire comprendre qu'elle ne devait pas douter d'elle ainsi. Elle avait soupiré de soulagement.
- Comment peux-tu envisager un seul fragment de seconde que je puisse ne pas aimer ? Comment peux-tu penser que ce ne soit pas toi et cette nuisette qui me mettez dans cet état ? Comment ne puis-je pas aimer ce que je vois, sachant ce que ce doux tissu cache à mon regard ? Comment peux-tu croire que je n'ai pas qu'une seule envie, c'est de te la retirer, comme on ouvre le papier d'un cadeau ardemment désiré ? Ne doute jamais du fait que je te trouve magnifique, ma tête de mule adorée.
Je l'avais senti rougir alors que je lui montrais de mes mains et de mes lèvres à quel point j'appréciais. Elle m'avait gentiment poussé jusqu'à ce que je tombe assis sur le lit. Elle s'était éloignée, les lèvres gonflées de nos baisers et étirées en un large sourire. Son air coquin m'avait embrasé les reins.
- Déshabille-toi, mon amour et mets-toi sur ton ventre.
Elle était allée mettre en route ma chaine hifi. Ma Play-List favorite s'était fait entendre. Je lui avais obéi et m'étais installé, nu, à plat ventre sur le lit. J'avais croisé mes bras sur l'oreiller et posé ma tête dessus. J'avais senti le bas du lit bouger puis plus rien. Tournant la tête, j'étais tombé sur Bella qui se contentait de me regarder, mordant sa lèvre. Elle était assise sur ses talons à côté de mes pieds, la bouteille d'huile dans les mains. Elle avait violement rougi quand elle avait croisé mon regard. J'avais repris ses mots.
- Tu aimes ce que tu vois ?
Elle avait acquiescé, un air gourmand sur le visage qui rendait ses rougeurs encore plus belles. Elle avait fait couler de l'huile sur mes jambes avant de s'en verser dans la main. Elle avait frotté ses mains l'une contre l'autre.
- Retourne-toi mon amour. Et profite.
Je m'étais arraché à ma contemplation et avais repris ma position. Lorsque ses mains s'étaient posées sur mon mollet, j'avais tressailli. Elle s'était d'abord appliquée à étaler l'huile sur mes jambes par un léger effleurement, qui m'avait donné des frissons partout sur son passage, avant d'attraper mon pied. La douce et fraiche odeur de l'huile – Bella avait choisi senteurs de la forêt – s'était mêlée au parfum de mon ange, embaumant la pièce. Ses doigts avaient massé avec habileté la plante de mes pieds, mes orteils, mes chevilles. Plus elle était remontée le long de mes jambes, plus la part érotique et sexuelle de ses caresses avait pris le dessus sur la part relaxante.
Lorsque ses mains s'étaient posées à plat sur mes fesses, j'avais gémi de bien-être. Elle les avait pétries avec soin, avant de remonter dans le creux de mes reins. Elle s'était alors mise à califourchon sur moi, m'enserrant de ses genoux, et, après avoir repris de l'huile, elle s'était attaquée à mes épaules et mon dos. Tout mon corps avait vibré sous les ondes de plaisir que ses doigts magiques me procuraient.
- Mets-toi sur le dos maintenant.
Elle s'était légèrement relevée sur ses genoux et j'avais tourné entre ses cuisses, frémissant du contact de son corps contre le mien. Libéré de la pression du matelas, mon érection s'était redressée fièrement sur mon ventre. Elle s'était alors retournée, me montrant son dos et avait repris ses caresses sensuelles par mes pieds. Elle était tellement magnifique avec son habit de soie qui se glissait merveilleusement bien sur ses courbes toutes féminines.
Elle m'avait gentiment disputé quand j'avais commencé à caresser le creux de ses reins, arguant que je n'avais pas le droit de la déconcentrer, qu'à cause de moi elle ne pourrait pas bien me faire plaisir comme elle en avait envie, qu'il fallait que je me laisse faire... Cela faisait partie du jeu alors j'avais accédé à sa demande, sachant pertinemment comment prendre ma revanche. J'avais dû faire appel à toute ma volonté pour ne pas la renverser et m'insérer entre ses cuisses, dans sa chaude et étroite féminité.
J'avais grogné et juré quand elle s'était rassise à califourchon sur mes cuisses, en me faisant face, et qu'elle avait commencé par mes épaules. Son bas-ventre se pressait directement sur le mien. Si je m'étais laissé aller, il ne m'aurait pas fallu beaucoup plus pour m'envoler vers les étoiles. Mais je voulais que le plaisir dure, je voulais qu'elle continue encore et encore ses douces et lascives caresses qui exacerbaient tous mes sens. Au bout d'un moment, n'en pouvant plus, je l'avais attirée dans mes bras et l'avais embrassée. Elle s'était laissée faire un instant, mêlant sa langue à mienne pour une valse endiablée, avant de me repousser de ses deux mains à plat sur mon torse.
- Patience, mon amour.
La ferme pression de ses mains avait patiemment délogé toute tension qui m'habitait. Elle avait tracé le contour de chaque muscle, de chaque os, du bout de mes orteils au bout de mes doigts. Puis, plongeant son regard dans le mien pour ne plus le quitter, s'asseyant un peu plus bas sur mes cuisses, elle avait laissé ses mains s'approcher lentement de mon sexe en feu. J'avais agrippé ses genoux sans m'en rendre compte. Mon souffle s'était fait encore plus irrégulier, les battements de mon cœurs désordonnés. Elle avait tourné autour, caressant le haut de mes cuisses, la ligne de mon aine, remontant tourner autour de mon nombril. Je m'étais cambré pour obtenir plus de contact, déhanché pour faire venir ses douces mains à l'endroit où je voulais le plus les sentir. Tout mon corps brûlait de désir.
- Bella… s'il te plait…
- Oui, mon amour ?
- Caresse-moi…
- N'est-ce pas ce que je fais ?
- Bella… s'il te plait… mon ange…
Son petit rire de gorge rendu rauque par le désir s'était répercuté dans tout mon être. Ses doigts huilés s'étaient glissés sur mes testicules, les massant tendrement, tandis que son autre main avait commencé à caresser doucement le bout de mon membre, traçant des cercles de son pouce. Son regard était resté fixé au mien, me montrant tout son désir, toute son envie de me faire plaisir.
- Comme ça ?
- Ouiii…
Mon regard s'était perdu dans le vague, mon esprit s'était évadé, des gémissements s'étaient échappés de ma bouche, mes doigts avaient serré ses genoux. Je m'étais raccroché aux sensations qu'elle et ses mains me procuraient. Elle avait caressé toute ma longueur, sa main huileuse coulissant sans accro, me pressant avec délicatesse mais fermeté. Ses va-et-vient langoureux s'étaient fait plus rapides et mes hanches, ne m'obéissant plus, s'étaient avancées en rythme vers ses mains habiles. J'avais senti mon corps se tendre au fur et à mesure que la pression était montée. Quand je m'étais laissé submerger par l'orgasme, tout mon corps s'était détendu avant de se mettre à trembler.
- Bella… je vais… Bella… BellaaAAA !!!
J'avais joui en hurlant son prénom, mon corps s'arquant dans la délivrance. Quand j'étais revenu sur terre, elle me souriait, me regardant comme si j'étais la huitième merveille du monde. C'était elle, ma merveille, qui m'offrait tant.
Et elle ne s'était pas arrêtée là. Après m'avoir essuyé avec une serviette, elle s'était attelée à parcourir de ses lèvres et de sa langue chaque centimètre carré qu'elle avait auparavant effleuré, pétri, pressé de ses mains. J'avais grogné et m'étais tortillé de plaisir alors qu'elle prenait tout son temps pour m'aimer de tout son être.
Avant de rencontrer Bella, je ne savais pas que le corps d'un homme ou d'une femme renfermait tant de zones érogènes. Je ne savais pas que de simples caresses ou baisers pouvaient faire monter le plaisir jusqu'à ce que chaque fibre de mon corps n'ait envie de céder. Je ne savais pas qu'on pouvait donner et recevoir autant de plaisir.
J'étais déjà dur bien avant qu'elle ne m'ait pris dans sa bouche. Et j'avais vite perdu le contrôle. Je l'avais attrapée par les épaules et l'avais tirée vers moi, l'obligeant à me lâcher et à s'agenouiller. Je m'étais redressé pour lui retirer sa culotte de dentelle mais, n'y arrivant pas, l'avais soulevée et posée hors du lit. Je lui avais ôté son sous-vêtement d'un geste sec avant d'agripper ses hanches et l'avais attiré sur moi sans ménagement. Elle n'avait pas eu le temps d'esquisser le moindre geste que je l'avais empalée sur mon érection frémissante.
- Là… oh ouii… désolé Bella… oh p…
Elle avait produit un son inarticulé quand j'avais buté brutalement au fond de son ventre. Si étroite, si humide, si… si parfaite pour moi. J'étais assis au bord du lit, ses jambes étaient repliées de chaque côté des miennes. Je l'avais aidée de mes mains à prendre un rythme soutenu, lui empoignant fermement ses fesses tandis qu'elle jouait de ses cuisses et de ses reins.
- Putain… c'est bon…
Elle avait retiré sa nuisette avant de s'accrocher à mon cou, me chevauchant avec fougue. J'avais appris un peu plus tard que la lingerie faisait partie du cadeau d'Alice, mais que mon ange n'avait pas osé la mettre jusque là. J'avais encore un peu de chemin à faire avant qu'elle n'accepte de croire en sa beauté. Ses seins magnifiques avaient jailli de son vêtement de soie et je m'étais empressé de rendre hommage à pareilles merveilles. J'avais été récompensé par ses lèvres qui s'étaient entrouvertes, par ses soupirs haletants de plaisir, son ravissant pour mes oreilles.
- Edwaaard…
J'avais pris possession de sa bouche en un baiser étourdissant tandis qu'elle se soulevait et redescendait sur moi. Elle contractait ses chairs les plus intimes, me pressant de manière divine.
- Bellaaaa… je vais pas tenir… caresse-toi ma belle… caresse-toi… je veux que toi… en même temps que moiaaa…
Sa main s'était immiscée entre nous et elle s'était caressée là où nos deux corps se fondaient l'un dans l'autre. Quand les spasmes de la volupté avaient voilé son regard, elle s'était cambrée. J'avais senti ses muscles se refermer plus fort autour de moi, sa féminité palpitante se resserrer. Elle avait étouffé son cri dans mon cou, ses bras m'étreignant davantage, sa poitrine pressée contre mon torse. Je m'étais alors abandonné en elle en gémissant mon plaisir. Toutes les cellules de mon corps avaient explosé et j'étais parti loin, très loin, me fondant avec elle, en elle. Ma déesse, mon ange.
Je l'avais doucement allongée avant de venir me nicher dans son étreinte. L'un contre l'autre, nous avions lentement repris notre souffle. Les yeux dans les yeux, nous nous étions caressés tendrement, légèrement, restant tout là-haut, sur notre nuage.
- Je… c'était fabuleux mon ange… merci… Je suis désolé de n'avoir pas…
Elle m'avait fait taire d'un baiser.
J'aimais lire cette tendresse dans ses yeux après que nous ayons fait l'amour. Que nos ébats soient passionnés, sauvages, tendres, enflammés, débridés, doux, c'était toujours avec tendresse que nous nous blottissions l'un contre l'autre.
Et dans les bras de ma belle, j'étais tombé dans un sommeil profond et serein.
Mais quand je m'étais réveillé quelques heures plus tard, Bella était assise, ma tête sur ses cuisses, ses doigts dans mes cheveux, les caressant distraitement. J'avais bien vu qu'elle était plus tourmentée qu'elle ne me le disait. Je n'aimais pas la voir comme cela.
Quand elle avait vu que j'étais réveillé, elle m'avait souri. Oh je savais bien qu'elle ne se forçait pas à me sourire mais ce n'était pas l'un de ses sourires que j'aimais tant. Je savais également que ce n'était pas un manque de confiance. Elle me montrait régulièrement à quel point elle se sentait bien avec moi, à quel point elle se sentait en sécurité. Elle me parlait beaucoup. Mais elle était tellement habituée à tout garder pour elle.
Chassez le naturel, il revient au galop.
Bella gardait toujours une part de doute sur ce qui pouvait arriver. Elle avait vécu tellement de drames qu'elle ne pensait pas avoir droit à un peu de bonheur sans qu'elle n'ait à payer un jour ou l'autre. La peur de perdre ce qu'elle avait. Parfois sa carapace revenait comme un boomerang et elle se cachait derrière comme lors de ses premières semaines ici, à New York.
C'étaient des petits riens, des phrases dites, des mots à la télévision, qui la replongeaient dans un de ses mauvais souvenirs. Bien que rarissimes, elle faisait encore des cauchemars et n'osait pourtant pas toujours me réveiller, s'excusant même quand je la trouvais ainsi. Lorsque je ne pouvais empêcher ses barrières de remonter, je m'efforçais de faire en sorte qu'elle ne s'en veuille pas après coup, certaine – nul ne sait pourquoi – de m'avoir blessé.
De mon côté, je savais que je pouvais tout lui dire. Le pire comme le meilleur. Elle était plus douée que moi pour deviner ce qui trottait dans la tête des gens. Elle comprenait toujours très rapidement quand j'étais tracassé par quelque chose. Mais elle n'obligeait pas, moi comme les autres, à en parler. Parfois, elle montrait juste de manière subtile qu'elle savait, et qu'on pouvait se confier à elle. Elle est si sensible au bonheur des autres. Par contre, quand elle avait quelque chose qui l'inquiétait, il fallait qu'elle le rumine jusqu'à un certain seuil avant que cela ne transparaisse sur son visage. A moins de lui poser la question directement, elle n'était pas très douée pour les mensonges et cachotteries.
Alors j'avais voulu partager le plaisir qu'elle m'avait donné plus tôt sans rien demander. Je n'avais pas tenu longtemps à la cajoler mais je lui avais montré tout mon amour avec passion.
XOoOoOX
Je n'aimais vraiment pas la voir si préoccupée. Alors oui, bon sang, que c'était bon de voir Bella comme cela, rayonnante, insouciante.
Je courus après elle et la fis tournoyer autour de moi. Nous jouions comme des gosses. Les filles firent un bonhomme de neige. Em', Jazz, Papa et moi une bonne femme de neige. Je vous laisse imaginer les photos que Jasper prit d'Emmett et de la dame de neige. Elles n'étaient certainement pas à placer entre toutes les mains et valurent aux deux investigateurs une bonne claque derrière la tête de leurs chéries respectives. Mais ils surent se faire pardonner.
Puis Bella dansa.
Sur la grande avenue de Central Park West, recouverte de poudreuse, sous la lumière dorée des lampadaires, elle dansa. Virevoltant, sautant, pirouettant, flottant, volant, papillonnant. Pétillante, enjouée, enflammée, rayonnante, espiègle, souriante, gracieuse.
Un ange, mon ange.
Et même si j'avais voulu lui rappeler sa jambe encore fragile, je n'aurais pas pu le faire tant le spectacle était beau. Elle avait retiré ses chaussures mais ne devait pas ressentir le froid, ses pieds ne touchaient pratiquement pas le sol. Emmett lui avait donné la ficelle de son survêtement parce que mon jean était bien trop grand pour elle. Les pans de son long pull voletaient autour d'elle comme des ailes.
Rosalie résuma parfaitement la situation.
- Voir Bella danser à la télévision, c'est magnifique. Voir Bella danser en vrai, c'est merveilleux. Mais voir Bella danser en vrai dans la neige, c'est inoubliable.
C'était le souvenir d'enfance qu'ils voulaient partager avec nous. A la demande de Rosalie et grâce au vieux poste lecteur Cd de Jasper, Bella évolua sur la balade de Within Temptation, The Swan Song.
- Mais elle est un peu sinistre pour l'occasion… les paroles…
- Bella, s'il te plait, s'il te plait, s'il te plait…
Le poste rendit l'âme à la fin de la chanson. Mais Bella continua de danser, créant avec ses pas, une musique dans nos cœurs. Fragile silhouette qui dansait seule sous les flocons qui tourbillonnaient.
Bella remit ses chaussures et vint me retrouver. Elle s'arrêta devant moi et me tendit la main.
- M'accorderiez-vous cette danse, bel inconnu ?
- Bella, si tu veux danser, choisis quelqu'un qui sait remuer des fesses.
Bella ignora mon grand frère et me regarda avec un sourire gourmand.
- Justement, j'adore voir remuer les fesses d'Edward.
Nous dansâmes doucement, dans les bras l'un de l'autre, avant qu'elle ne réponde à un pari d'Emmett – ou plutôt à une remarque désobligeante de sa part sur mes piètres qualités de danseur – et qu'elle ne me fasse danser comme lors de notre première nuit. Ses jambes et son bassin guidèrent les miens pour une valse doucereuse. Je dansai ensuite avec Maman et Bella avec Papa. Mon père avec ses années de pratique auprès de ma mère était bien meilleur valseur que moi. Et même qu'Emmett. Ce dernier avait choisi Carlie comme partenaire et ils dansaient… ou faisaient l'avion. Ou l'hélicoptère, je ne savais pas vraiment.
New York s'éveilla doucement, les gens sortirent dans la rue, les enfants jouèrent. Les rues se remplirent de bottes, de mains gantées, de rires, de cris.
La première neige était tombée.
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Petit chapitre… petite forme cette semaine... petit moral... allez un peu d'or blanc et un bon massage... ça ira mieux...
A celles qui me l'ont demandé, je vous prête mon Edward (je garde mon homme et ses mains expertes, et il me garde malgré mes mains moins expertes, mais tout à fait désireuses d'apprendre !!). Et pour les fans, j'espère que le POV Edward vous a plu^^.
Je vous souhaite à toutes et à tous, ainsi qu'à vos familles, une très heureuse année 2010 !!!
A bientôt !
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The Swan Song de Within Temptation.
Winter has come for me, can't carry on.
(L'hiver est arrivé pour moi, je ne peux pas continuer)
The chains to my life are strong but soon they'll be gone.
(Le lien qui m'enchaine à la vie est fort mais il ne sera bientôt plus)
I'll spread my wings one more time.
(Je déploierai mes ailes une dernière fois) Is it a dream?
(Est-ce un rêve?)
All the ones I have loved calling out my name.
( Tous ceux que j'ai aimé m'appellent)
The sun warms my face.
(Le soleil réchauffe mon visage)
All the days of my life, I see them passing me by.
(Tous les jours de ma vie, je les ai vus passer) In my heart I know I can let go.
(Dans mon cœur, je sais que je peux partir)
In the end I will find some peace inside.
(A la fin, je trouverai une paix intérieure)
New wings are growing tonight.
(De nouvelles ailes grandissent ce soir) Is it a dream?
(Est-ce un rêve?)
All the ones I have loved calling out my name.
( Tous ceux que j'ai aimé m'appellent)
The sun warms my face.
(Le soleil réchauffe mon visage)
All the days of my life, I see them passing me by.
(Tous les jours de ma vie, je les ai vu passer) As I am soaring I'm one with the wind.
(Comme je m'envole, je ne fais qu'un avec le vent)
I am longing to see you again, it's been so long.
(J'ai hâte de te revoir, ça fait trop longtemps)
We will be together again.
(Nous serons à nouveau ensemble) Is it a dream?
(Est-ce un rêve?)
All the ones I have loved calling out my name.
(Tous ceux que j'ai aimé m'appellent)
The sun warms my face.
(Le soleil réchauffe mon visage)
All the days of my life, I see them passing me by.
(Tous les jours de ma vie, je les ai vus passer)
