?HANDCUFFS & DESTINY?
?Réponses aux reviews :
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?Lorane: Moi? oui oui ça va trés bien xD pourquoi, po toi? ;p T'en fais pas va ! C'est loin d'être finit j'ai encore pleins d'idées qui ne demande qu'a etre exploitées mwahahahahah !
Fiind-l0ve: Je sais ! Je suis ignoble et cruelle ! MAIS C'EST TROP BON ! xDD Je sais que vous bavez et tu sais quoa? BEN JLE FAIS EXPRES !
Atchoum16: Ben...tout simplement parcque C'EST MOA l'auteur mouahahahah ! et que j'ai aucun scrupule ^o^ pauvres vous ;p
fantasia-49: Miciiii ^_^ jespere que ca te plaira bien sur
hp-drago: ...tu as deja vu un rêve po tordu toi? c'était fait pour^^ car en général les rêves ou cauchemars ne sont pas logique ce qui est le cas ici.
Chouchou.S: 0_0 Alors CA...c'est de la review lol je suis vraiment trés contente de te compter parmis mes lecteurs (trices) et je souhaite avoir encore ton avis sur les prochains chapitres !
Noe: Je ne peux pas vraiment répondre tout dépend de mon inspiration et de mon niveau de temps libre mais le plus fréquemment possible en tout cas. Desole je n'ai pas eu ton adresse mail mais tu peux ajouter la fic a tes alertes. Le site te préviendra par mail dés qu'un chapitre sera publié °o°
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Voila voila le chapitre suivaant ! J'espere que vous n'êtes po trop traumatisée par cette fin XD Je sais d'avance que vous ne serez pas décus par ce chapitre ci !
Je le dédicace d'ailleurs à ma sensei, qui m'a appris l'art de l'écriture et qui m'y a donné gout. Merci de ses cours sur le suspens et le sadisme XxxX
Bonne lecture à tous et a trés bientot !
Lacus Clyne
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- HERMIOOONE !
Cette dernière se réveilla en sursaut, arrachée de son sommeil par un cri de terreur qui provenait de sa ès son bond spectaculaire qui l'avait fait jaillir a un centimètres au dessus du matelas, elle se tourna vivement vers son voisin de chambre qui lui s'était redressé en position assise, ses cheveux retombant devant ses yeux, son visage d'une pâleur maladive ruisselant d'une sueur glacée. Draco était essoufflé, arraché à ce cauchemar terrifiant et tellement réel qui imprimait encore son corps comme marqué au fer rouge.
- Malfoy…
Cette voix…c'était la sienne. Elle était vivante. Lentement, il se tourna vers elle. Il mourrait de peur de se rendre compte que c'était ça le rêve et que s'il regardait vers la provenance de sa voix, elle aurait disparue, elle ne serait plus là. Mais non, Hermione était bien présente à ses cotés, son visage clairement surpris malgré l'obscurité ambiante, pourquoi avoir hurlé comme ça ? Mais la jeune femme n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche un corps moite tomba contre elle, l'encerclant de ses bras tel un enfant possessif qui refusait qu'on lui prenne son trésor.
- Merlin…tu es vivante, tu vas bien…
- B…bien sur que je suis vivante…qu'est ce que tu…
- Tu sautais dans le vide…de cette falaise et je te voyais disparaître…
Hein ? Qu'est ce que tu racontes…Marmonna t'elle en fronçant les sourcils.
Elle venait d'être réveillé avec fracas et voila qu'il lui tenait des propos complètement incohérents. Elle aurait voulu le sermonner mais elle se rendit compte qu'il tremblait comme une feuille.
- Des Mangemorts nous poursuivaient et tu as sauté….c'était horrible…j'ai cru…j'ai cru t'avoir perdu…
Que se passait-il à la fin ? Il parlait de falaises…de Mangemort et il ne lui semblait pas qu'ils aient quitté leur lit durant la nuit alors à moins que ça ne soit qu'un banal cauchemar…il aurait une imagination vraiment débordante.
- Allons…calme toi
Hésitante, elle posa ses mains sur le haut de son dos pour espérer l'apaiser.
- Ca n'était qu'un mauvais rêve. Je suis là, je vais bien.
Elle ne saisissait pas très bien pourquoi Monsieur le Serpentard se mettait dans des états pareil pour un simple cauchemar mais il confessa à mi-voix :
- Ce n'est pas le premier…
- Quoi ?
- Je n'arrête pas de faire des rêves aussi atroces les uns que les autres.
Hermione fronça les sourcils.
- Depuis combien de temps ?
- Deux jours…
Ses mains sur son dos le prirent par les épaules et le redressèrent pour qu'il la regarde.
- Pourquoi tu ne m'en as pas parlé ?
- Je pensais que ça partirait et puis…
Elle l'interrogea du regard.
- Tu aurais trouvé ça idiot…
- Tu aurais dû me le dire.
- Pardon, je ne voulais pas y attacher trop d'importance…
Après tout, il n'était plus un gosse pour s'effrayer de petits cauchemars de rien du tout mais ceux là étaient…et puis même. Lui en parler lui aurait paru être une idée totalement grotesque.
- Ca va aller. Mais j'aimerais bien que tu me parles plus de ces rêves. Peut être que je pourrais faire quelque chose.
- C'est…c'est vrai ?
- Bien sur ! Je suis Hermione Granger pas vrai ?
Déclara t'elle avec un certain orgueil ce qui eu le mérite de le faire esquisser un sourire à demi malfoyen. Après tout, elle avait réussit à confectionner du Polynectar et cela, en deuxième année seulement ! Alors ça n'était pas des cauchemars qui allaient l'impressionner. Elle connaissait plusieurs potions qui pourraient lui éviter de rêver.
- Maintenant ? Reprit Malfoy
- Plus vite je saurais, plus vite je pourrais trouver une solution.
Ils renoncèrent donc à leur nuit de sommeil et s'adossant confortablement à la tête du lit, Draco entreprit de lui raconter ses rêves avec le plus de détails possible. Ce fut comme si il lui avait permit de franchir les portes menant à son inconscient. Au début ce fut assez gênant mais il voulait que cela cesse…il n'avait donc pas d'autre choix.
oOoOo
Harry étira ses membres endormis comme un chat et se tourna sur le coté, voulant serrer sa douce dans ses bras mais…il en fut privé. Car la douce en question se trouvait être absente du lit conjugal. Reprenant sa position originale, il alla chercher à tâtons ses lunettes sur la table de chevet à coté du lit et les posa sur son nez pour voir l'heure. Le réveil indiquait trois heures trente quatre.
La main gauche où brillait le joli solitaire glissa dans les cheveux de feu de Ginny qui barra quelque chose sur un long parchemin dans un soupire.
- Chérie ?
La concernée se redressa de son travail et tourna son regard vers les escaliers ou apparu son fiancé en train de nouer son peignoir autour de son taille.
- Qu'est ce que tu fais ? Demanda t'il incrédule.
- Les comptes du mariage.
- A cette heure ci ? Il est trois heures du matin…
- Je sais, mais je n'arrivais plus à dormir.
- Quelque chose te préoccupe ?
- Pas vraiment mais je me suis dis que ça serait une bonne idée de rendre ce temps libre utile.
Un éclat passa dans les yeux du jeune Potter et il se pencha sur elle pour embrasser son cou.
- Retournons nous coucher, je saurais bien te donner sommeil.
- Mmmh…
Ginny ferma les yeux et savoura les doux frissons qu'il s'amusait à lui procurer.
- A vrai dire, je pensais à Hermione…
- Ca ne se passe pas bien avec Malfoy ?
- Si. Enfin je crois…mais elle semblait assez soucieuse.
- Tout ira bien. Elle est intelligente.
- Je sais mais…
D'un geste vif qu'elle ne pu absolument pas prévoir, Harry la souleva de sa chaise lui faisant lâcher sa plume sur la table.
- Haaa ! Elle s'accrocha à ses épaules dans un réflexe. Qu…qu'est ce que tu fais.
- Je ramène ma princesse dans sa chambre.
- Eeeh ! Mais je n'avais pas finiiii !
La jolie rousse eut beau battre des jambes et s'égosiller, ça n'eut pas grand effet sur son fiancé.
- Je ne peux pas laisser ça en plaan ! Repose moaaa !
- Non, non. Vous venez avec moi future Madame Potter.
- Gggrrou….
Elle croisa les bras telle une enfant privée de dessert et se laissa emmener à l'étage en grognant.
oOoOo
Monsieur Sullyvan replia le parchemin qu'il venait de recevoir, le hibou moyen duc perché sur le haut de son fauteuil tourna ses yeux dorés vers le second homme présent dans le bureau.
- Appelez moi Kingsley.
- Bien Monsieur.
Le subordonné quitta le bureau et le chef des Aurors se tourna vers son oiseau qui émit un petit hululement.
- Je crois bien que le moment est venu Archi.
Nouvel hululement et la porte se rouvrit sur un grand homme à la robe violette, l'anneau d'or à son oreille captant la lumière des bougies.
- Vous m'avez demandé ?
- Lisez ça.
Kingsley s'empara du parchemin tendu et le parcouru à son tour puis le replia.
- Les choses sérieuses vont commencer on dirait. Sourit-il.
- Je le crois aussi.
- Que recommandez vous ?
- Prend dix hommes avec toi et attendez mon signal. Je m'occupe des Potter.
Son second acquiesça et quitta la pièce. Sullyvan enfila sa cape de voyage.
- Je te confie le bureau en mon absence.
Archi lissa ses plumes en guise de réponse et le craquement du transplanage ne le perturba pas pendant son inspection d'hygiène.
oOoOo
- Malfoy !
Hermione déboula dans le salon ou son colocataire tournait en rond depuis quelle s'était précipité à la cuisine avec son livre de potions pour lui mijoter une délicieuse soupe anti-cauchemar.
- Ca y est, tu as terminé ? Demanda t'il avec espoir.
- Oui ! Je crois que c'est parfait.
Draco prit le flacon de cristal et arqua un sourcil.
- Tu crois ?
- J'ai suivi les instructions à la lettre, je l'ai sûrement réussit mais tu sais comment c'est. On n'est jamais à l'abri d'un raté.
- …
- Rroooh je plaisaaante ! Elle est parfaite je te l'assure. Tu as confiance en mes compétences non ?
- …
- Non ?!
- Je dois la prendre quand ?
Il leva la main afin que les rayons de la lampe allogène passe à travers le filtre contenu dans l'éprouvette. C'était une mixture étrange mi grise, mi bleu et semblait mouvante comme un fin brouillard à l'aube.
- Une heure avant le coucher.
- Une heure ?!
Ce qui voulait dire qu'il ne pourrait pas dormir tout de suite…il était cinq heures du matin et il aurait bien aimé retourner se coucher sans crainte de faire encore ces affreux cauchemars.
- Bon…je vais essayer…tu m'accompagne.
- Hein ? mais pourquoi ?
- Je me méfie quand même de tes « ratés ».
- …
- Et j'aimerais que tu sois là au cas ou je serais en train de me tordre de douleur ou de mourir dans d'atroces souffrances.
- Andouille…
Néanmoins, notre belle Gryffondor suivit le malin Serpentard à l'étage. Ils entrèrent tous deux dans la chambre ou Hermione lui donna ses dernières instructions.
- Secoue le bien pour mélanger la potion et boit cul sec.
- Bien patron…
Allant de haut en bas, l'éprouvette de cristal fut agitée telle une bouteille d'orangina puis débouchée. Draco fixa encore un instant le liquide brumeux.
- Aller, ne fait pas tant de manière. Boit donc.
- A ta santé Granger.
Il pencha la tête en arrière et avala d'un trait la potion sous l'œil aiguisé de la jeune femme. Ca lui fit un effet étrange…frisson. Il avait l'impression d'avoir avalé une nappe de brouillard.
- Ca va ?
- Pour le moment, oui.
Les épaules d'Hermione s'abaissèrent de soulagement.
- Bon, je vais te laisser alors.
Mais il lui fut impossible de s'en aller car il retint son bras.
- Non. Reste.
- Et pourquoi ? Interrogea t'elle incrédule.
- Parce que je veux que tu restes.
Comme si c'était là une raison amplement suffisante que Monsieur désire quelle reste, Hermione lui fit entièrement face. Il la contemplait avec tellement d'intensité quelle en rougit, baissant les yeux. Les doigts chauds de son compagnon allèrent caresser la peau frémissante de sa joue. Quelle était jolie, sa douce, sa délicieuse Hermione. Sous l'ordre de ses doigts, elle releva la tête pour le regarder à nouveau. Le gris de ses yeux était devenu aussi limpide qu'un lac de montagne dans lequel elle était en train de se noyer. Sans quelle ne proteste, Draco alla effleurer ses lèvres des siennes dans une caresse tendre. Sans elle, il ne sait pas ce qu'il serait devenu. Sans elle…il serait resté prisonnier de ces cauchemars terrifiants. Elle l'avait sauvé, de toutes les façons possibles. Et ce soir, il n'avait pas envie de freiner ses envies.
Hermione soupira, les deux lèvres chaudes de son geôlier descendirent embrasser la peau fragile de sa gorge lui faisant instinctivement lever la tête. Tout le sang présent dans son corps sembla alors se rassembler dans ses joues et d'un coup elle fut prise dans une vague de chaleur intense.
Le petit son qui était sortit de ses lèvres lui avait fait dresser les cheveux sur la tête et il sentit à peine les petits doigts de sa captive s'enfoncer dans ses épaules. Ici, pas de sonnerie, pas de téléphone ni de visiteur impromptue. Non…juste tous les deux et cet immense amour qui le brûlait de l'intérieur pareil à un verre de Whisky pur feu. Il ne s'en rendait compte que maintenant, pourquoi ? Il n'aurait pas su le dire, ni l'expliquer mais lui, Draco Malfoy junior aimait bel et bien Hermione Granger. Cependant, ça n'avait aucune importance pour le moment.
Son cerveau était enveloppé dans du coton, elle savait que si ça ne cessait pas très vite ça allait déraper mais elle ne voulait pas qu'il s'arrête. Elle voulait qu'il continue à l'embrasser, à la presser contre lui, ses mains allant à la découverte, passant sur ses bras nus et le haut de son dos. Hermione frémit comme la surface d'un lac sous un souffle de vent. Elle était perdue…et ne voulait surtout pas être sauvée car elle était épuisée de se battre contre ses propres raisonnements contre ses émotions. Ce quelle désirait maintenant, était de se laisser porter par le courant. Les mains blanches de son prince passèrent sous le débardeur d'été, caressant la peau du bas de son dos elle trembla, les joues en feu et se laissa encore embrasser, complètement étourdie.
Draco prit dans son incendie souleva le joli haut à bretelles et le lui retira pour le laisser mollement tomber à leur pieds sans y prêter plus d'attention.
A leur tour, les petites mains de sa compagne trouvèrent le chemin de sa peau sous la chemise légère le faisant frémir aussi. C'était la première fois de sa vie quelle se comportait ainsi mais son corps paraissait savoir tout seul ce qu'il fallait faire sans quelle n'eut besoin d'y réfléchir. Le rempart éliminé elle pu parcourir la sublime étendue laiteuse qui s'offrait à elle ce corps masculin et rendu athlétique par le Quidditch. Dieu qu'il était beau…la jeune femme se mordit la lèvre inférieure. Qu'étaient-ils en train de faire… une grosse bêtise sans doute mais qu'importe elle avait tellement envie de lui…car il savait bien mettre le feu à ses sens.
Cela faisait longtemps qu'il le fantasmait, qu'il y pensait alors peut être était ce encore un doux rêve ? Il respira profondément l'odeur de son shampoing, c'était le même que pendant leur détention il ne rêvait pas. La faisant reculer sans lâcher sa bouche, il s'amusait à lui procurer frissons et soupirs qui le rendaient encore plus incontrôlable. C'était trop tard…définitivement trop tard.
Hermione tomba en travers du lit comme ce fameux soir où il s'était endormi, ses cheveux formant une auréole sombre autour de son visage aux joues rouges et aux lèvres gonflées. Lorsque le poids du corps de son amant se coucha sur elle, elle poussa un long soupir d'envie et mouvant son bassin contre le sien lui fit clairement comprendre son désir de lui.
Il ne lui en fallu pas plus pour comprendre, le pantalon et le short rejoignirent leurs hauts sur le sol. Depuis le temps qu'il en avait envie, qu'il en rêvait…c'était comme boire à une source d'eau fraîche après une longue promenade en plein soleil. Ses lèvres avaient presque un goût surnaturel et ce corps menu sous le sien semblait l'appeler. Il sentait la caresse de ses mains allant de ses épaules à ses hanches et il se sentait ivre. Le gris de ses prunelles avait viré au bleu azur. Il la contempla un bref instant qui sembla suspendu dans le temps.
La jolie vierge poussa un petit cri étouffé par la bouche de son compagnon sur la sienne lorsqu'il s'unit à elle, ses mains crispées sur ses épaules toute fois, il sut par ses caresses l'apaiser, la rassurer jusqu'à ce que la douleur se change peu à peu en plaisir.
Il lui prenait de discrets soupirs et parfois des gémissements plus prononcés qu'il se plaisait à écouter avant parfois de la faire taire par simple provocation. Ses ongles s'enfonçaient alors dans la chaire tendre de son dos y laissant leur marque.
- D…Draco…j…je…
Qu'il était beau, qu'il était érotique son prénom dans sa bouche. Le concerné accéléra son mouvement lui prenant une exclamation de surprise et lui coupant la parole un bref instant. Elle laissa tomba sa main sur le drap blanc qu'il vint enlacer de ses doigts. Hermione la serra aussi fort quelle le put. La délivrance était toute proche.
Ce n'est que cinq interminables minutes plus tard qu'il retomba mollement sur elle, tous deux essoufflés et moites de leur étreinte. L'ancienne Gryffondor cligna des yeux, laissant son amant embrasser successivement ses deux joues avec douceur. Pourvu quelle ne lui en veuille pas, quelle ne regrette pas…car lui…lui n'avait jamais éprouvé autant de plaisir et de satisfaction qu'à ce moment. Son orgasme l'avait foudroyé sur place et il se sentait incapable de bouger mais…si elle lui en voulait ?
- Tu trembles…
- Ca va…
Avec une lenteur presque pénible, elle leva la main et la passa dans sa chevelure blonde et il se pencha laissant ses lèvres sur sa joue quelque seconde avant de l'embrasser.
- Tu m'en veux…dit-il en affirmation.
- Non…souffla t'elle en réponse. Je l'ai voulu
Ses tremblements cessèrent presque aussitôt. Il coucha sa tête sur le haut de sa poitrine et ferma les yeux, la potion commençait à faire effet. C'était le petit matin, le soleil était déjà levé depuis une petite heure mais après cette très courte nuit il était grand temps de dormir.
Hermione aussi était fatiguée, toute cette énergie dépensée, ce désir à calmer…qu'avait-elle fait…mais elle n'avait aucun regret non. Elle se sentait juste…étrange, différente. Un peu comme en revenant de chez le coiffeur et qu'on était surpris par son reflet dans le miroir. Elle baissa les paupières et sombra très vite sans même entendre le murmure à peine audible de son colocataire qui lui disait :
- …Je t'aime…
oOoOo
C'était le chaos dans la grande maison, tout le monde courait en tout sens. On se demandait comment tous ces gens pressés voir affolés faisaient pour ne pas se foncer dedans. On se serait cru à un carrefour très fréquenté de Londres aux heures de pointes ! Les Mangemorts étaient sur le pieds de guerre, des mouvements suspect avaient été détectés aux alentours de la propriété et leur chef avait ordonné de tout faire disparaître et de s'en aller au plus vite !
Dans son bureau aussi, tout était sans dessus dessous, un fouillis incommensurable s'étalait sur le plan de travail. Mac Curtis s'évertuait à rassembler ses affaires le plus vite possible avec le maximum de méthode.
- Alors, on prend la fuite.
L'homme sursauta et fit volte face, prêt à sortir sa baguette mais il se ravisa.
- Oh…c'est vous.
Pansy sortit d'un coin d'ombre ses mains croisées derrière son dos. Reprenant sa folie de rangement, il lui tourna le dos.
- Il ne vaut mieux pas traîner ici, ça n'est pas prudent.
- En effet…les Aurors sont à vos portes. Déclara t'elle avec calme.
Son interlocuteur cessa son activité pour la seconde fois et se retourna, stupéfait.
- Ils surveillent la maison depuis plusieurs heures déjà.
- Pourquoi ne pas avoir…
- C'est pour cela que je suis là. A mon avis ils ne vont pas tarder à donner l'assaut.
Mac Curtis ouvrit la bouche quand la jeune femme sortit sa baguette magique.
- Qu'est ce que vous…
Pansy sourit d'une étrange façon.
- Voyons mon ami, vous ne pensez tout de même pas que je vais vous laisser m'impliquer dans cette histoire. Ca serait dommage après tous les efforts que j'ai dû fournir. C'est pourquoi, il vaut mieux que vous oubliez que nous nous connaissons.
Avant même qu'il eut l'occasion de sortir sa baguette, elle avait lancé :
- Oubliettes !
oOoOo
Harry voyait de petites étoiles danser devant ses yeux qui clignaient pour ne pas se fermer dans la seconde.
- Tu…tu m'as tué…
- Tu m'as cherché…déclara sa compagne beaucoup plus alerte qu'il ne l'était, affichant un sourire conquérant sur ses lèvres encore rouges.
Elle n'était pas vraiment fatiguée contrairement à lui qui de toute évidence, luttait pour ne pas sombrer dans le sommeil mais au moins, il avait le mérite de l'avoir vraiment détendue. Même si c'était elle qui avait gagné cette fois. Elle se sentait, apaisée, sereine et parvint à sortir du lit en volant le peignoir de Monsieur qui traînait là sans qu'il ne la retienne.
- Tu vas ou… ? Demanda t'il d'une voix comateuse
- Prendre une douche. Je ne t'abandonne pas promis.
- Mmh…
- Lâcheur…
Il s'était endormi. Ginny rejoignit la salle de bain, quitta le peignoir volé à son homme et allait glisser sous le jet d'eau chaude mais une sonnerie l'alerta.
- Qu'est ce que…
Elle prêta l'oreille, peut être avait-elle rêvé mais…
« Ding…dong »
Quelqu'un était bien là. Poussant un soupir d'agacement, la jeune femme renfila son peignoir et descendit les escaliers quatre à quatre. Qui pouvait bien venir leur casser les pieds à même pas sept heures du matin ! Prête à enguirlander le malheureux qui osait les enquiquiner, Ginny ouvrit la porte à la volée pour vociférer :
- Espèce de propre à rien je v… ! Oh…Monsieur Sullyvan…c'est vous… acheva t'elle d'une toooute petite voix.
- J'avoue avoir été un peu surpris quand vous m'avez traité de propre à rien. Renchérit son visiteur impromptu.
- Je…je croyais m'adresser aux livreurs de journaux…mais je vous en prie…entrez.
Les joues roses d'embarras, elle le laissa pénétrer dans l'entrée et referma derrière lui.
- Qu'est ce qui vous amène ?
Elle garda les yeux baissée, gênée. Elle n'était pas timide d'habitude mais là…elle venait de traiter le chef des Aurors de propre à rien…Ce dernier sembla chercher quelque chose des yeux avant de la regarder de nouveau.
- Monsieur Potter n'est pas là ?
- Oh…il est encore couché.
- Je vois…
- Je vais le réveiller.
Prenant l'initiative, elle tourna les talons.
- Ce n'est pas urgent
- Non, non. Je le réveille. Reprit-elle d'un ton décidé
Mr Sullyvan la regarda disparaître à l'étage.
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- Harry…Harry. Réveille toi
- Mmh…
- Allons, débout. Monsieur Sullyvan est là.
Harry rouvrit de tous petits yeux fatigués.
- Hein…marmonna t'il encore dans le cirage.
- Le chef des Aurors. Hacha Ginny. Lève toi aller !
Retirant ses mains des épaules de son fiancé elle se redressa et lui tendit ses habits qu'il prit dans des gestes automatiques.
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- Monsieur Sullyvan. Bonjour. Excusez moi.
- Ce n'est rien, il est vrai qu'il est très tôt.
Les deux hommes se serrèrent la main.
- Que se passe t'il ?
- Je suis venu vous avertir que nous sommes sur le poing de donner l'assaut.
- Vous avez trouvé le repaire des Mangemorts ? S'enquit la seule femme du groupe
- De toute évidence oui Mademoiselle. J'ai préféré venir en personne vous en avertir.
- Je comprends. C'est gentil à vous.
- Peut être souhaiteriez vous, vous joindre à nous ?
Le jeune Potter échangea un regard avec sa voisine mais Ginny détourna les siens sans rien n'ajouter.
- Je vous remercie, mais je préfère rester ici avec ma femme.
Ginny le regarda, surprise. Elle était persuadée qu'il irait…
- Très bien, comme vous voudrez. Je comprends. Je vous préviendrais quand l'opération sera terminée.
- Merci d'être venu.
Leur visiteur attendit d'atteindre le jardin pour transplaner.
