Bonjour les gens ! Comment allez-vous ? Moi, ça va ^^ Toujours au régime, toujours à tenir mes bonnes résolutions. Je m'épate, je m'épate... Nan, ça va mes chevilles, pourquoi ?
Bref, passons.
Ce chapitre est près depuis au moins deux semaines. Oui, oui. Je fais de la rétention chapitrial. C'est cruel. C'est sadique. C'est tout ce que j'aime XD ! Nan, plus sérieusement, si j'ai pas publié plus tôt, c'était parce que j'étais pas sûre d'avoir le suivant pour le mois de juin. Ca a pas loupé, le prochain chapitre est bien avancé mais ne sera livré qu'en juillet. Donc, j'ai joué la sécurité pour avoir un chapitre en juin et tenir mes résolutions, toujours ^^
Voilà, sinon, que dire à part bonne lecture ?... Hum, si, je sais. Vous attendez tous l'explication entre Sirius et Lucius... Lisez puis... pas taper, hein ?
Allé, j'arrête mes bêtises là ! N'oubliez pas la review en fin de page et bonne lecture !
Chapitre trente-trois : Black Out
« Aime ce qu'Ils veulent que tu aime. Dis ce qu'Ils veulent que tu dises. Fais ce qu'Ils veulent que tu fasses. Deviens ce qu'Ils veulent que tu sois. Vis. N'espère rien, car il n'y a plus rien à espéré. Obéis. Arrache-toi le cœur et offre-Leur. Meurt. Souris, subis, oublie… et disparait. »
Extrait « Mémoire d'une Veelane esclave », auteur inconnue.
Un père normal se serait inquiété de voir son fils rentrer en boitant, les vêtements déchirés, les cheveux défait, les yeux rouges et les joues encore humide de larmes. Un père normal se serait précipité à la rencontre de son enfant, l'aurait rattrapé avant qu'il ne tombe et l'aurait serré contre lui pour le consoler et le rassurer. Un père normal aurait été effrayé de voir sa progéniture blessée et aurait ressentit de la colère envers les responsables.
Mais Abraxas n'étais pas un père normal. Et lorsqu'il vit Lucius arrivé en piteuse état et s'effondrer après quelques pas, le corps tremblant autant de sanglots que de douleurs, il se contenta de lui jeter un regard méprisant avant de lui ordonné, d'un ton colérique :
- Cesse donc de pleurnicher ! Ce n'est pas digne d'un Malfoy. Disparait dans tes appartements, te voir ainsi me répugne !
Puis il tourna les talons pour partir, sans plus se soucié de son fils, qui avait cessé de pleurer et tentait de se relever, comme le lui avait commandé son père. Abraxas étouffa une quinte de toux à la sortie du salon et grogna en voyant sa main maculée de sang. Le temps pressait. Lucius était de moins en moins digne de diriger la famille Malfoy. Il devait contacter Bellatrix pour accélérer les choses. La première tentative avait été un échec. Elle avait aussi manquée de subtilité et avait averti le Maître. La seconde devait être la dernière.
Lucius devait mourir.
ooOoo
James n'était resté qu'une semaine à l'hôpital, souhaitant passer le reste de sa convalescence chez lui, ce que les médecins pouvaient parfaitement comprendre après l'épreuve qu'il avait subit. Lily avait un peu râlé, inquiète de le voir rentrer si tôt, mais ne s'en était pas plainte non plus, trop heureuse de retrouver son époux.
Sirius était resté avec lui durant toute cette semaine. D'abord parce qu'il avait été ré-hospitalisé, les docteurs n'ayant que très moyennement apprécié qu'il leur fausse ainsi compagnie, quand bien même s'était pour une bonne cause, mais aussi parce qu'il avait eut besoin de ce délais pour réaliser que oui, James était sauvé, qu'il était là, qu'il allait bien.
L'ancien Black avait parfaitement conscience qu'ils avaient eut beaucoup de chance. Et pas seulement à cause de Félix Felicis. Il n'y avait, après tout, pas de précédent : personne ne s'était jamais échappé de l'antre de Voldemort. Mais lui avait put, non seulement l'infiltrer, mais aussi s'en enfuir en emmenant avec lui son ami et frère. Plus que de la chance, s'était même un miracle.
Un miracle qui ne s'était concrétisé que grâce à l'intervention finale de son époux. S'il fermait les yeux, Sirius pouvait encore le voir, irradiant de lumière dont la blancheur était accrue par la magie noire environnante, il pouvait encore sentir le désir violent et absolu de le rejoindre et de le faire sien.
Il se souvenait aussi de ses ailes, petites et fragiles, à l'image même de Lucius. Un long moment, il s'était demandé s'il ne les avait pas rêvés, mais James lui avait bien confirmé la chose. Qu'était-ce donc que ces ailes ?
Depuis la nuit de noce, Sirius se doutait que Lucius n'était pas aussi humain qu'il voulait le faire croire, ce qui était un comble pour une personne vantant la pureté de sa lignée. Mais qu'était-il alors ? Des créatures aussi belles, aussi attirantes, d'apparence humaine et doté d'aile, il n'y en avait pas trente-six. Il n'y en avait même que deux.
Les Anges et les Veelas.
Lucius faisait forcément parti de la première catégorie. Il avait déjà été marié une première fois et son épouse lui avait donné un héritier avant de mourir. S'il avait été un Veela, il en serait mort lui aussi. Ou alors, Draco n'était pas de son sang. Mais Lucius aimait trop l'enfant pour que ça ne soit pas le cas. Donc il était forcément un Ange.
Sirius se souvenait parfaitement de la verve énergique qu'avait eut le blond, peu de temps avant leur mariage, face à un petit employé du ministère qui l'avait accusé d'être un Veela, dans le hall même du bâtiment. A ce moment là, Lucius était entouré d'une aura de puissance et d'assurance, qu'il ne lui avait plus vu depuis, et semblait plus grand, sa carrure, plus large, qu'il ne l'était réellement.
Ses arguments avaient été indiscutables et finalement, le petit employé avait été contraint de retirer ses accusations. Aujourd'hui encore, alors même qu'il le côtoyait depuis quelques mois, Sirius était dans l'incapacité de trouver la moindre preuve pour contester les dires de son époux.
Puis, s'il avait été un Veela, ni Sirius, ni James ne se souviendrait de ses ailes. Il était connu que si les Veelas étaient doté d'ailes, ce qui n'avait pas encore trouvé de preuve, elles étaient très certainement masquées par un sort d'amnésie naturel.
Lucius ne pouvait donc être qu'un Ange.
Sirius trouvait que cela sied bien à son époux. Les Anges étaient des créatures rares, qui se jugeaient supérieur à tout autre être vivant, ce qui les rendait hautain et agaçant. Mais c'était une vérité : les Anges avaient une compréhension du monde qui dépassait de loin celle des plus grands génies sorciers. Ces créatures étaient à part.
Oui, cela allait bien à Lucius.
Il avait soumit son hypothèse à James mais le jeune homme, sans doute encore gêné par le désir contre-nature qu'il avait ressentit, avait éludé la question et changé de sujet. Sirius n'avait pas insisté, étant encore lui-même soumit à des bouffés d'envie pour Lucius fort gênantes.
Une semaine, cela avait aussi été le délai nécessaire au brun pour retrouver le contrôle de ses émotions et calmer le désir violent de prendre Lucius pour le faire sien. S'il l'avait vu plus tôt, Dieu seul savait ce qu'il aurait put faire. Et cela aurait sans doute mal finit pour le blond.
Mais Sirius ne voulait plus jamais faire de mal à son époux. Par trois fois déjà, en comptant la nuit de noce, il avait levé la main sur lui. C'était trois fois de trop. Plus jamais il ne voulait le blesser. Parce qu'il était une personne de bien mais aussi parce qu'il aimait Lucius, et qu'il voulait le laisser libre.
Bien sur, l'ancien Black se souvenait de l'information d'Arthur. Cette dernière avait même été confirmée par la présence de son époux dans l'antre de Voldemort, tout vêtu de blanc quand le reste des Mangemort étaient en noir. La notion de liberté, dés lors qu'on connaissait la position du blond auprès du Mage Sombre, devenait très subjective. Mais lui, Sirius Malfoy, né Black, ne voulait pas être responsable de l'emprisonnement de Lucius. Jamais. Quand bien même, le blond ne lui rendrait jamais ses sentiments, il préfèrerait le laisser partir. Il l'aimait bien trop pour faire le contraire.
Sirius aurait put quitté l'hôpital bien plus tôt, ayant déjà séjourné à Sainte-Mangouste avant sa petite escapade dans l'antre du démon, mais cette semaine passé au calme, à avoir la visite quotidienne des deux autres maraudeurs, lui avait fait du bien. Elle lui avait semblé hors du temps, comme s'il n'y avait plus de guerre, plus de douleur. Cela avait été… apaisant.
D'un commun accord, personne n'avait posé de question à James sur son emprisonnement. Dumbledore et Scrimgeour, au cours d'un entretien auquel ils n'avaient put assister, s'en étaient chargé. A la fin de l'interrogatoire, ils avaient retrouvé James en pleur et il avait fallu plusieurs heures à Lily, soutenu par les trois autres maraudeurs, pour réussir à le calmer.
Alors, il n'y avait eut aucun mot sur la guerre, l'Ordre, les disparations inquiétantes, les attaques des Mangemorts… Rien. Il n'y avait eut qu'une semaine de paix, de rire et de joie d'être ensemble. Une semaine merveilleuse, au cours de laquelle Sirius se serait cru de retour à Poudlard, coincé à l'infirmerie après une blague qui avait mal tourné.
Il aurait bien passé le reste de sa vie ainsi mais James avait émit le souhait de retrouver sa petite vie de famille. On pouvait difficilement lui en vouloir alors, lorsqu'il avait enfin quitté l'hôpital au coté de Lily, Sirius avait décliné l'invitation à les accompagner pour laisser les Potter savourer leurs retrouvailles. Il avait prit son parti de retourner au manoir Malfoy et d'y chercher son époux pour le remercier de son aide.
Il espérait aussi pouvoir ainsi nouer quelques liens, d'amitié voire peut-être plus, en agissant ainsi. Effectivement, voilà plusieurs mois qu'ils étaient marié, mais, même s'ils dormaient ensemble, ils n'avaient jamais prit la peine de faire connaissance. Lorsqu'il y pensait, Sirius trouvait cela déprimant. En vérité, il ne savait rien de Lucius, comme Lucius ne savait rien de lui.
Mais c'était une chose qu'il voulait changer. Après tout, ils étaient mariés, autant faire que leur vie maritale soit la plus douce possible. Puis, il était amoureux. Et l'avait admis. Et quand bien même l'union entre eux était déjà consommé, Sirius voulait faire les choses en bonne et due forme.
Bien sur, il n'avait jamais séduis d'homme avant, n'avait même jamais éprouvé de désir pour l'un d'entre eux, mais le brun était confiant. Il avait toujours sut parvenir à ses fins et était persuader qu'avait Lucius, il y arriverait aussi. Il serait patient, lui laisserait le temps de voir qu'il n'était pas qu'un crétin de Gryffondore. Oui, tôt ou tard, Sirius trouverait le chemin du cœur de son époux.
C'est sur ces pensées joyeuses que le brun prit le chemin du manoir Malfoy au sortir de Sainte-Mangouste. Il fit le voyage en cheminette, l'automne tirant sur l'hiver déversant un flot continu de pluie glacée à l'extérieur. Comme de bien entendu, il n'y eut personne pour l'accueillir dans le salon principal, mais cela ne gêna pas le brun. Il en avait prit l'habitude.
Le manoir était grand, suffisament pour qu'il n'ai jamais rencontré son beau-père ou qu'il n'ai jamais eut à mettre les pieds dans la chambre de son beau-fils. Ce dernier point devait être travaillé : Lucius était fou de son enfant, Sirius était curieux de le rencontrer, quand bien même il n'était qu'un bébé. Et sans doute s'attirerait-il une bonne opinion du blond s'il s'intéressait au petit, ce qui n'était pas dans les coutumes sorcières de faire.
Il quitta rapidement le salon pour prendre le chemin de leur chambre commune. Bien qu'il soit le milieu de l'après-midi, les couloirs du manoir étaient sombres du fait du mauvais temps à l'extérieur. Cela rappela l'antre de Voldemort à Sirius qui ne put se retenir de presser le pas, gagnant sa chambre précipitamment, comme s'il s'agissait d'un refuge salutaire.
Il en claqua la porte et resta un temps appuyé contre le battant de bois, autant pour calmer la panique qui l'avait saisit que pour essayé de comprendre sa réaction. Il faisait encore des cauchemars de l'antre de Voldemort, l'endroit était tellement baigné de magie noire qu'il avait l'impression qu'elle l'avait suivi jusqu'ici.
Mais cela n'était qu'une impression. Sirius devait s'en convaincre pour ne plus avoir ce genre de réaction. Il eut une triste pensée : si lui réagissait ainsi en parcourant un couloir peu lumineux, comment devait se sentir James, lui qui avait passé une semaine aux mains des Mangemorts ?
Sirius inspira, pour ce calmé, puis se redressa. Il n'y avait pas un bruit dans la chambre, et elle était elle-même plongé dans la pénombre, aussi pensa-t-il que son époux n'était pas là. Cependant, lorsqu'il posa son regard sur la pièce, il le vit immédiatement et l'horreur lui glaça le sang.
Lucius était là, assis sur le bord du lit, son regard perdu devant lui, sans réaction à la venue de Sirius. Ses longs cheveux blonds étaient défaits, emmêlé, salis. La robe qu'il portait, qui avait sans doute été somptueuse, était en lambeau, tâché de poussière et sang séché, laissant voir à mains endroit la peau diaphane du jeune homme elle-même noircit de bleus.
- Merde… Lucius ?!
Sirius se précipita au devant de son époux, sans pour autant oser le toucher. Il fut terrifier de ne voir aucune réaction chez le blond. Bon sang, qu'il était idiot ! Si lui et James avait été soumit à l'aura de désir du jeune homme alors même qu'ils étaient loin de lui, il devait en être de même pour les Mangemorts qui peuplaient le manoir. Voir même pire.
Immédiatement, de terribles images, fruit unique de son imagination, mais nourrit de la vision d'horreur qu'il avait sous les yeux, naquirent dans son esprit et sans qu'il ne puisse les retenir, les larmes perlèrent à ses yeux.
- Merde… Lucius….
Il n'y avait pas pensé. Pendant sa semaine de paix à Sainte-Mangouste, auprès de ses amis, sa véritable famille, il n'avait songé à ce qu'il s'était passé pour Lucius. Lorsqu'il avait repensé au blond, ça n'avait été que pour repousser le désir qu'il avait eut pour lui. Comment les choses s'étaient-elles soldées pour lui, il ne s'en était pas inquiété.
- Lucius… Pardon…
Toujours aucune réaction. Le blond fixait un point devant lui sans faire le moindre geste ou le moindre bruit. Il était comme en état de choc. Sirius, qui côtoyait régulièrement les champs de batailles, avait déjà vu des hommes ou femme ainsi, choqué par quelque chose, généralement une mort ou une torture, au point de ne plus avoir la moindre réaction.
Lentement, il passa une main devant les yeux de son époux. Lucius ne silla même pas du regard. C'en était effrayant. Depuis combien de temps était-il ainsi ? Ne lui dites pas qu'il avait passé la semaine assis là, en état de choc, plus immobile qu'une statue de pierre ?
- Lucius… il faut… Tu peux pas resté là. Hésita Sirius, qui ne savait quoi faire. Lève-toi.
A sa surprise et horreur, le blond se releva, et resté debout, immobile, dans l'attente d'un autre ordre. Sirius fit un pas en arrière, terrifié par la réaction, avant de comprendre rapidement. Bon sang, que s'était-il passé pour que son époux soit ainsi ?
Il essuya ses yeux, décidé à laissé de cotés ses pensées pour l'instant, afin de pouvoir soigner au mieux le blond. Dire qu'il avait été heureux quelques minutes plus tôt… L'ironie du destin le faisait grincer des dents.
- Lucius… Viens, fit le brun en tendant amicalement une main, il faut te laver et te changer.
Le blond lui prit la main –Sirius constata alors à se moment là, que la peau de son mari était glacé, comme après sa tentative de suicide- et se laissa conduire jusqu'à la salle de bain que l'ancien Black illumina d'un geste de sa baguette magique. Là, le brun hésita puis entreprit de déshabiller le Serpentard qui se laissa totalement faire.
Il découvrit avec horreur le reste du corps maltraité de son époux. Dans les marques bleues qui marbraient sa peau, on distinguait aisément les formes de mains, qui avaient du le serrer au point de laisser des traces immondes. Morsures et griffures venaient s'ajouter aux marques et, horreur, plusieurs coulées de sang mêlé d'autre chose, avaient séché sur l'intérieur des cuisses de Lucius.
Sirius déglutit en détournant le regard. Il allait vomir. Il n'osait imaginer ce qui était arrivé à son époux. Rien que d'y penser, ça le rendait malade. Mais il se reprit, chassant une nouvelle fois les images terribles qui s'étaient formées dans son esprit. Lucius avait besoin de lui.
Il alla régler la température de la douche puis tira le blond sous l'eau sans qu'il ne face le moindre geste pour se débattre. Puis il ferma la porte de verre avant de constater encore une fois l'immobilité inquiétante de Lucius. Sirius serra les dents puis lui demanda de se laver avant de se détourné, ne supportant pas de le voir obéir.
Il quitta la salle de bain d'un pas rapide puis s'effondra sur le sol de la chambre, en pleur. Ce qui était arrivé à Lucius était horrible. Il ne pouvait que faire des conjectures mais ces dernières, alimentées par les réactions, ou absence de réaction, du blond ainsi que par les marques sur lui, étaient si terrible, qu'il n'osait les formuler.
- C'est ma faute…
Sirius ne pouvait empêcher une boule acide de culpabilité lui brûler l'estomac. Si Lucius était ainsi, c'était parce qu'il les avait aidé. Qu'il avait usé de son pouvoir. Et que lui, trop idiot pour comprendre, trop faible pour résisté, avait laissé passé une semaine -une semaine !- avant d'avoir le courage de venir le trouver.
Sans qu'il ne puisse se retenir, la nausée lui broya l'estomac et il vomit, là, au milieu de la chambre, jusqu'à ne plus avoir que de la bile à recracher. Mais même la brûlure dans sa gorge n'était rien comparer à la douleur de sa culpabilité.
C'était sa faute. Parce qu'il s'était cru meilleurs, plus malin, plus chanceux, que les autres. Au point de penser pouvoir pénétrer l'antre de Voldemort et en réchapper sans en payer le prix. Effectivement, lui n'avait rien donné… Mais Lucius, Lucius, lui, avait tout subit. Pour lui. A cause de lui.
- S… Sony ! Appela Sirius en reculant à quatre pattes, s'essuyant la bouche de sa manche. Sony !
L'Elfe de maison apparut de suite, se tordant nerveusement les oreilles. Lorsqu'il vit la flaque de vomissures, il la fit immédiatement disparaitre sans en avoir reçu l'ordre avant de faire apparaitre, d'un claquement de doigt, une bassine et un verre d'eau devant Sirius.
- Merci… murmura le brun en se rinçant la bouche dans le maigre espoir de faire disparaitre le goût horrible.
- Monsieur est malade ? Sony doit-il faire venir un docteur ? Demanda l'Elfe, serviable.
- Non… non, je vais bien. Lucius… Qu'est-ce qu'il c'est passé ? Depuis quand est-il… comme ça ?
L'Elfe se mit à trembler avant de se recroqueviller. Il tourna la tête vers l'entré de la chambre, comme s'il craignait de voir venir un démon, puis répondit, d'une petite voix couinante noyée de peur :
- Maitre Lucius est rentré, il y a deux jours. Il pleurait. Beaucoup. Maitre Abraxas l'a grondé et maitre Lucius est venu là et il n'a plus pleuré. Maitre Lucius n'a plus rien fait. Ni manger ni rien. Sony voulais l'aider mais maitre Abraxas a ordonné de ne rien faire.
Deux jours ? Un nouveau poids de culpabilité vint s'ajouter au premier avant d'être effacé un instant par une colère profonde envers son beau-père. Le salaud ! Pourquoi avait-il interdit aux Elfes de prendre soin de son fils ? Le détestait-il à se point ? Etait-il aveugle à sa souffrance ?
Mais Sirius retint sa colère et serra les dents : il avait plus important à faire que d'aller hurler ses quatre vérités à ce vieux fou. Dans la salle de bain, l'eau de la douche coulait toujours, sans doute Lucius n'en était-il pas sortit, attendant qu'on le lui dise.
- Tu peux partir. Je vais m'occupé de Lucius. Fit le brun en se relevant. Sony, rappela-t-il rapidement, va… va chercher Severus Snape.
Sirius savait qu'il allait avoir besoin d'aide pour soigner Lucius et, même si ça lui faisait mal de l'admettre, celui qui était le plus à même de lui en apporté était le maitre des potions. Il était sans doute celui qui connaissait le mieux Lucius et en qui le blond avait le plus confience.
Le regard de l'Elfe s'illumina, heureux que quelqu'un s'intéresse enfin à son maitre, puis il disparu dans le clac sonore qui caractérisait les transplannages. Sirius inspira, pour se calmer, hésita puis retourna dans la salle de bain. Lucius avait besoin de lui et il n'allait pas fuir. Pas cette fois.
Comme il s'y attendait, le blond n'avait pas bougé de sous l'eau. Il ne bougeait même plus, sans doute avait-il finit de se laver. Sirius hésita puis ouvrit la porte de verre. Il fut heureux de sentir le parfum des produits de toilettes à la place de celui du sang. Effectivement, Lucius avait finit et il ne restait sur lui plus que les bleus, les morsures et les griffures.
- Viens… Sort de là. Demanda Sirius en éteignant l'eau.
Une fois encore, le blond obéis et se laissa emmailloté dans un large drap de bain. Sirius le conduisit hors de la salle d'eau pour le faire s'asseoir devant la coiffeuse. D'un geste de baguette magique, il alluma toutes les chandelles de la chambre ainsi qu'un feu dans la cheminé, puis alla chercher dans la salle d'eau une seconde serviette.
Avec des gestes délicats, il entreprit de sécher la longue chevelure blonde, déglutissant de la sentir si douce sous ses doigts. L'envi d'y plongé la tête était forte mais il se retint. Lucius n'avait pas besoin de cela. Quoique, s'il voulait céder, il n'était pas sur que le jeune homme se débatte. Ca plus que le reste, retint Sirius.
Une fois les cheveux sec et démêlé, il les tressa maladroitement avant d'aller chercher dans le dressing de quoi vêtir son époux. Il choisit une robe sorcière à col haut, d'un vert sombre, suffisament épaisse pour le réchauffer et ayant assez de tissu pour masquer les marques.
Avant de l'en revêtir, il le fit se lever afin d'essuyer les dernières gouttes d'eau qui perlaient encore sur sa peau pâle. Il en profita pour étudier les blessures qui la parcouraient, et se rassura en constatant qu'aucune n'était vraiment profonde et nécessitant des soins particuliers.
Une fois Lucius habillé et de nouveau assis sur le lit, parfaitement immobile, il ne sut plus quoi faire. Le blond n'avait rien dit, rien fait sans en avoir le commandement. Comment pouvait-il l'aider ? Il avait beau être son époux et en être amoureux, il ne savait pas comment tiré Lucius de la dérangeante torpeur dans laquelle il était plongé.
Il avait besoin d'aide. D'ailleurs, lorsque l'on pense au loup… Un clac de transplannage se fit entendre et Sony réapparu au milieu de la chambre, se tordant les oreilles si fort que cela devait en être douloureux. Sirius perdit le sourire qu'il avait eut en pensant que la cavalerie était enfin là, lorsqu'il constata que l'Elfe était seul.
- Monsieur… Monsieur Snape n'était pas chez lui. Pas à Poudlard non plus. Un Elfe de maison à dit à Sony que Monsieur Snape est parti.
- Chut, calme-toi, fit doucement Sirius en voyant la créature paniqué. Lui-même sentit son cœur s'emballer en songeant qu'il n'aurait pas d'aide. C'est bon, je… je vais me débrouiller. Je vais m'occuper de Lucius.
Même si je ne sais pas ce que je vais faire, songea-t-il. L'Elfe acquiesça, s'excusa de son inutilité, lui assurant qu'il allait se punir pour cela, et disparu, laissant à nouveau Sirius seul face à son époux. Le brun hésita. Durant l'échange, le blond n'avait rien fait, rien dit. Que pouvait-il faire ?
Sirius inspira puis prit une décision. Il ne savait pas comment aider Lucius. Il ne savait pas si lui, tout seul, allait y parvenir. Mais il était persuadé qu'ils ne devaient pas rester au manoir Malfoy. La demeure était trop austère, trop oppressante. Il devait partir, et emmener son époux avec lui.
Et il devait trouver de l'aide. C'était impératif. Même avec toute la bonne volonté du monde, seul, il ne pouvait rien faire pour Lucius. Il ne savait même pas quoi faire pour le faire revenir à lui.
Décidé, il alla prendre la main du blond dans la sienne pour le tirer à sa suite. Lucius suivi sans rien dire, sans se débattre, comme il s'y attendait. D'un pas rapide, il gagna le salon principal puis saisit une poignée de poudre de Cheminette. Il regarda un instant le sable brillant dans sa main avant de le jeter dans les flammes qui devinrent vertes.
Sirius tira Lucius contre lui, sans lâcher sa main, raffermissant même sa prise dessus, puis il fit un pas dans la cheminée, emmenant avec lui son époux, et cria leur destination :
- Résidence Potter, Godric Hollow.
A suivre….
Nan nan ! Me tapez pas ! Me tapez pas ! J'ai rien fais ! Je suis cruelle et sadique mais je me soigne ! Pas taper !
La suite en juillet !
A+
BD
