coucou les gens, voici la suite merci pour vos reviews !
Chapitre 37 Horreur
Amandine
Je tentai de calmer Alexis par tous les moyens, mais sa crise de larmes semblait interminable, à la limite de la crise nerveuse. Le serveur vint à notre rencontre, nous demandant de sortir car nous gênions les clients. Je lui lançai un regard si noir qu'il recula d'un pas, rougissant violemment, puis l'ignorant royalement, je déposai sur la table la somme exacte pour nos consommations, et aidai mon amie à sortir.
-Merci pour votre amabilité, je ne recommanderai pas votre établissement auprès de mes amis français !
Sur un dernier regard méprisant, j'entrainai Alexis à l'extérieur. Son corps était secoué de violents sanglots, et je regrettais presque de lui avoir dit. Je n'aurais jamais pensé que cela l'aurait affectée à ce point, mais je ne voulais pas qu'elle se méprenne sur son ami Jay. Nous allâmes dans un parc à l'abri des regards indiscrets. Je sentais peu à peu qu'Alex se calmait. J'en profitai donc pour prendre la parole.
- Ecoutes ma chérie. Peu importe ce qu'il se passera entre vous, tu ne dois pas oublier qu'il t'aime sincèrement. Et même si c'est très dur pour l'instant, un jour tu te réveilleras et te rendras compte que cela fait moins mal ! Et puis lorsque le temps se sera écoulé, et qu'il aura réglé ses problèmes, peut-être refera-t-il surface dans ta vie.
- Mais tu ne comprends pas ma duchesse que sa vie est en danger ! Je le sens au plus profond de moi, son père ne le laissera jamais tranquille.
Je ne savais que répondre à cela, car j'étais revenue dans la vie de mon amie depuis si peu de temps, que j'ignorais réellement de quoi il retournait. La seule chose que je pouvais faire, c'était être là pour elle.
- Je suis certaine que tout ira bien. Il semble fort, ne te préoccupe pas de cela, sois confiante !
Elle me sourit, et j'esquissai un sourire à mon tour lorsqu'elle m'embrassa sur la joue.
- Tu m'as drôlement manqué ma duchesse, je suis sûre que papa serait heureux de te revoir. Tu viens manger chez nous ce soir ?
- Avec plaisir mon amerloque ! Comme cela je reverrai papa funny !
Elle rit à cette appellation et les souvenirs revinrent comme un boomerang. J'adorais son père, il était fantastique. Nous primes le bus afin de rentrer chez elle, et il devait être 19h30 lorsque nous arrivâmes à l'immeuble d'Alexis. Nous montâmes dans l'ascenseur afin d'accéder à son loft. Alexis me parlait encore et toujours de son ami chinois, et je pouvais ressentir tout l'amour qu'elle avait pour lui. Lorsqu'elle parlait de lui, son visage s'illuminait. Elle en était réellement amoureuse, et j'espérais vraiment que tout s'arrangerait pour elle, tant elle méritait d'être heureuse. Nous sortîmes de l'ascenseur.
- Il joue si merveilleusement du piano que…
Elle ne finit pas sa phrase, se figeant sur place. Ses yeux restaient fixés sur quelque chose, et surprise par son attitude, je dirigeai donc mon regard sur ce qui accaparait son attention, et je vis une jeune fille assise devant sa porte, la tête dans ses genoux. Alexis se précipita vers elle.
- Emy !
La jeune fille releva la tête, et je soupirai en découvrant que son visage était ravagé par les larmes. Décidément, c'était la journée des chutes du Niagara aujourd'hui. Grimaçant, j'avançai lentement vers elles, hésitant à intervenir, ne voulant pas effaroucher cette jeune fille qui ne me connaissait pas. L'observant avec plus d'attention, je constatai que son visage était couvert d'éraflures et de boue. Elle avait dû passer un sale moment avant de venir se réfugier ici, et je me demandai quel genre de monstre pouvait infliger une telle épreuve à une adolescente. Restant à l'écart, je vis mon amie s'agenouiller avec précaution auprès de la jeuen chinoise, et avec des gestes délicats, elle rassembla les mèches qui barraient son visage afin de pouvoir la regarder dans les yeux.
- Qu'y a-t-il Emy…Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Pourquoi es-tu dans cet état ?
Le visage de ma miss Castle se décomposa.
- Mon dieu Jay, où est-il ?
L'amie d'Alexis resta sans réactions, et je compris qu'elle devait être en état de choc, ce qui n'avait rien d'étonnant alors qu'elle donnait l'impression d'avoir traversé l'Enfer.
- Viens, entrons à l'intérieur nous serons mieux, lui proposa Alex.
Elle la fit se lever, mais cette dernière semblait ne pas pouvoir tenir sur ses jambes. J'aidai donc mon amerloque à faire entrer Emy dans le loft. Nous la fîmes s'asseoir, et Alexis lui ôta ses chaussures ainsi que les chaussettes afin d'examiner les chevilles de la jeune fille. L'une d'elle était violacée et enflée.
- Il faut t'emmener à l'hôpital ! Tu t'es sûrement fait une entorse.
Pour la première fois depuis que nous l'avions trouvée, Emy se mit à parler.
- Non Alex… il me traque…mon père…a envoyé…il …un freeman… Un tueur.
Nous nous exclamâmes en même temps, n'arrivant pas à croire qu'un père puisse envoyer un tueur aux trousses de ses propres enfants. Cet homme était encore pire que ce que les bribes d'informations que m'avaient livrées Alexis ne me l'avait laissé entendre.
- Il veut me récupérer afin de faire revenir Jay, il veut pouvoir le contrôler… Il a peur de lui car…Mon frère…
Je ne comprenais pas tout ce qu'elle voulait dire, elle était en état de choc.
- Mon père est un monstre, il… Mon frère a cru me protéger, te protéger en partant. Il pensait que je serais en sécurité, mais c'est faux. Il fera tout pour me récupérer et … lorsque Jay reviendra, il lui fera payer sa désobéissance comme il me l'a fait payer !
- Que t'a-t-il fait ? demanda Alexis inquiète.
Le regard rivé sur Alexis, je vis son visage, habituellement si doux se durci, et je frémis en lisant uen haine sans borne faire étinceler son regard d'azur. Si cet homme s'était trouvé en face de nous en cet instant, nul doute que son espérance de vie aurait été violemment écourtée. Jamais je n'avais vu cette facette de la personnalité de mon amie, et j'espérais bien que jamais elle ne nourrirait un tel sentiment à mon égard. Mais comment lui reprocher d'éprouver de telles émotions après ce qu'il avait fait subir à sa propre fille ? Parce que même si Emy ne répondit pas, les violents tremblements qui secouaient son corps, et les larmes qui ravageaient son visage parlaient pour elle.
- Emy ! Que t'a fait ton père ?!
- Il… Il… m'a puni de m'être montrée insolente !
- Comment cela ?
- Jamais mon frère ne doit savoir ce que mon père m'a fait, jamais !
Nous nous regardâmes de nouveau avec Alexis. Je ne comprenais pas ce qu'elle voulait dire, ou du moins je me refusais à le croire tant c'était abominable, mais Alexis eut un spasme de dégoût, et son expression se durcit un peu plus.
- T'a-t-il touchée ?
Emi répéta.
- Mon frère ne doit pas savoir.
J'ouvris de grands yeux, et de la bile me vint dans la gorge en réalisant que mes pires craintes étaient fondées. Comment un père pouvait-il faire cela à son enfant ? C'était ignoble ! Je sentais la nausée monter.
- Ecoutes Emy… je vais appeler mon père… et le lieutenant Beckett, ils …sauront quoi faire. rétorqua difficilement Alexis, sa voix trahissant son émotion.
Emy acquiesça et fondit en larmes.
- Il ne doit pas savoir Alexis, jamais… tu m'entends sa vie en dépend… s'il savait…
- Il irait voir ton père, poursuivit Alexis en pâlissant dangereusement à cette pensée.
- Il n'aurait aucune chance tu comprends ? Mon père est un fou sanguinaire et pervers, ce qu'il m'a fait n'est rien… c'est rien…je…je … je n'ai que Jay, il est ce que j'ai de plus précieux, tu peux le comprendre Alexis, toi aussi tu l'aimes !
- Mais ton père doit être puni pour son crime ! dis-je.
Emy me regarda comme si j'étais démente.
- Mais tu ne comprends pas mon père est intouchable ! Je ne suis pas la seule à avoir subi ses sévices. Il est si puissant que l'on ne peut rien…faire. Il a fait tuer mon grand-père, ma mère et … Mon vrai père. Il n'en est pas à son premier crime, et jamais il n'a été incriminé. Mon vrai père et mon oncle ont réussi à récolter des preuves, et ils les ont cachées pour que cet homme abject puisse un jour tomber. Mais à l'heure actuelle, mon père est mort, mon oncle a disparu et mon frère qui avait repris l'enquête sur Wong a dû s'exiler. Toutes les personnes qui tentent de confondre cet homme meurent ou disparaissent. Et même au jour d'aujourd'hui je ne sais même pas si cela suffirait à le faire tomber…
- Ecoutes Emy, j'appelle mon père il saura quoi faire.
Mon amie prit son téléphone et appela son père. Cette histoire était horrible, et je n'étais pas vraiment rassurée d'être embarquée malgré moi dans cette histoire, mais il était hors de question que j'abandonne ma meilleure amie. Elle avait besoin d'aide et de soutien, et je serais là pour elle…
Rick
Nous étions postés devant le tableau blanc, étudiant les preuves que nous avions contre cet homme monstrueux. Je n'avais qu'une seule envie, qu'il paie pour ce qu'il avait fait subir à ma Kate et pour les paroles indécentes qu'il avait eu envers mon bébé. J'allais tout mettre en œuvre pour le confondre, je lui ferais ravaler son sourire hautain et méprisant. Je serrai les dents et les poings en repensant à la façon qu'il avait de regarder ma petite amie. Sans Kate, je serais retourné chez lui pour lui faire comprendre que l'on ne regarde pas les femmes ainsi, encore moins quand il s'agissait de MES femmes. Je savais que Kate était une très belle femme et que les hommes la désiraient, mais e regard de ce monstre trahissait autre chose. Il ne voulait pas seulement coucher avec elle, il voulait la soumettre, assouvir ses pires fantasmes avec elle et briser la femme forte qu'elle était pour en faire son jouet.
Et je ne le laisserais pas faire. Moi vivant, il ne poserait pas ses sales pattes sur ma Kate et encore moins sur mon innocente petite fille. Kate dû percevoir ma crispation, car je la sentis se rapprocher de moi de façon quasi imperceptible pour ne pas attirer l'attention sur nous. Nos épaules se touchèrent, et cet infime contact eu pour effet de canaliser ma colère. Elle se pencha sur moi sans décoller les yeux du tableau, et me murmura
- Calme-toi ! On arrivera à le confondre, ce n'est qu'une question de temps !
J'acquiesçai en soupirant, sachant qu'elle avait raison, et que me mettre en colère ne ferait pas avancer les choses, même si je me promettais de lui refaire le portrait à la première occasion. Satisfait à cette pensée, je me détendais un peu plus, et tournant la tête vers elle et la regardai. Son visage était tendu, et je réalisai qu'elle avait autant de mal que moi à se contenir, mais qu'elle le cachait mieux. À cet instant, j'aurais voulu la prendre dans mes bras et la serrer fort. Je m'en voulais de l'avoir écouté, jamais je n'aurais dû la laisser seule avec ce chien. Comme si elle lisait dans mes pensées :
- C'est moi qui t'ai demandé de sortir Rick, alors arrêtes de culpabiliser pour cette mésaventure. Je suis une grande fille.
- Tu ne peux pas nier que cela t'a particulièrement bouleversée.
Elle allait me répondre lorsque mon téléphone portable sonna, la coupant dans son élan. Je reconnus de suite la sonnerie d'Alexis et décrochai immédiatement.
- Hey Pumpkin comment vas-tu ma chérie ? Tu t'ennuies de ton vieux père ?
- Papa !
Le ton que ma fille employait m'inquiéta immédiatement, et je me redressai, le visage grave. Kate tourna subitement la tête vers moi, aux aguets.
- Il faut que tu viennes vite ! C'est Emy la sœur de Jay, elle a besoin d'aide !
- Tu vas bien ma chérie ?
- Oui papa mais Emy…
- J'arrive !
Je raccrochai et regardai ma partenaire.
- Alexis a besoin de moi enfin de nous ! Tu crois que tu …
Kate ne me laissa pas finir ma phrase et prit sa veste :
- Allons-y de suite !
Mon dieu que j'aimais cette femme ! Une furieuse envie de l'embrasser m'étreignit, mais je me fis violence. Nous étions au poste et de plus, ma fille chérie avait besoin de moi. L'avantage lorsque l'on était en compagnie d'un flic, c'est qu'en cas d'urgence, la circulation et la vitesse n'étaient pas un problème. C'est donc en moins de 10 minutes que nous arrivâmes chez moi. Nous nous précipitâmes dans l'immeuble. Dans l'ascenseur je trépignai, et Kate me prit la main, la serrant fort dans la sienne. Je la regardai avec une moue légèrement penaude, et elle me sourit, me faisant comprendre qu'elle comprenait et partageait mes inquiétudes. L'avoir près de moi m'apaisait, mais malgré cela lorsqu'il s'agissait de ma fille, j'étais toujours mort d'inquiétude au moindre problème la concernant J'ouvris donc la porte avec vivacité au point qu'elle vint frapper le mur avant de me revenir en pleine figure. Heureusement, Kate avança sa main pour la stopper avant que je ne lui fasse la bise. La remerciant d'un sourire, j'avançai dans la pièce, inquiet de ne pas voir ma fille accourir.
- Alexis ?
Mais à la place de ma fille, ce fut une jeune fille qui me rappelait vaguement quelque chose sans que je puisse me rappeler d'où je la connaissais, qui vint nous accueillir.
- M Castle ! Je suis vraiment contente de vous revoir.
La jeune fille s'approcha de moi et m'embrassa sur les deux joues avec une familiarité qui confirmait mon impression de la connaître. Je la regardai un peu surpris, puis regardai Kate qui semblait amusée par la situation.
- Euh…
- Ah non monsieur Castle ne me dites pas que vous m'avez oubliée, je suis vexée !
Kate étouffa un rire, et je lui adressai un regard blasé avant de reporter mon attention sur cette jolie jeune fille qui me fixait d'un air faussement boudeur.
- Alors monsieur Castle, ce n'est pas gentil d'oublier les jolies jeunes filles ! se moqua Kate entre deux rires.
- Rappelez-vous je suis Amandine, la frenchie que vous avez accueillie chez vous il y a deux ans pour mon stage de perfectionnement d'anglais !
- Ohhhhhhhhh, oui ! La jeune française toute cute oui !
Je la prenais dans mes bras pour une embrassade plus chaleureuse que celle à laquelle elle avait eu droit à notre arrivée, puis lui demandai
-Je ne veux pas être impoli mais où est ma fille ?
- Avec son amie Emy. Elles sont dans la salle de bain. Je crois que vous devriez vous asseoir monsieur Castle !
Je paniquai, imaginant aussitôt l'une des deux grièvement blessées.
- Quoi ? Pourquoi ?
- Elles ne vont pas tarder à revenir, je ne peux pas trop vous expliquer car je ne connais pas toute l'histoire, mais Alexis m'a demandé de vous faire patienter !
- C'est à propos de Jay ? demanda Kate en levant instinctivement la tête vers l'étage.
La jeune française hocha la tête. Je commençai à vraiment m'inquiéter. S'il s'agissait de Jay, c'est que ce Wong avait quelque chose à voir dans les problèmes de mon bébé.
- Oui, mais pas seulement…
Cette jeune fille était peut-être charmante, mais les mystères dont elle faisait preuve commençaient à me rendre fou. Je commençai à me diriger vers l'escalier lorsque Kate m'en empêcha et me dit d'un ton sans appel :
- Je vais voir Rick, reste avec l'amie d'Alexis !
Et sur ces mots, ma partenaire monta les marches qui menaient à l'étage. Je regardai Amandine, d'un air hésitant, avant de hausser les épaules et de revenir m'asseoir à ses côtés. Sa compagnie avait toujours été des plus charmante, et en d'autres circonstances, j'aurais pris plaisir à ces retrouvailles, mais pour l'heure, seule ma fille me préoccupait. Malgré tout, ne voulant pas paraître impoli, je l'interrogeai sur sa vie, et l'écoutait me raconter ce qu'elle devenait d'une oreille distraite, mon regard revenant régulièrement se poser sur les escaliers.
KateSans la moindre hésitation, connaissant aussi bien les lieux que s'il s'était agi de mon appartement, je gagnai la salle de bain et frappai à la porte.
- Alexis, c'est Kate, je peux entrer ?
-
- Euh…oui vas-y !
J'entrai dans la pièce et entendis l'eau couler. Alexis était penchée au-dessus de la baignoire. Intriguée, je m'approchai, et ce que je vis me bouleversa littéralement. Je sentis la nausée monter en moi à la vue de ce corps d'enfant souillé. J'avais vu des scènes de crimes horribles et sanglantes, mais là c'était autre chose. Je n'avais pas de mots pour décrire ce que je voyais. Ma gorge se serra, et Alexis me regarda, des larmes dans les yeux. Comment pouvait-on faire cela à une enfant ?
