Hello les oncers! Bon... Et bien cette semaine était plutôt riche en événements dites-moi! J'ai déjà pas mal parlé du départ de Jen dans la série, mais je tenais à en discuter un peu ici aussi. J'ai décidé de ne pas regarder la saison 7. Pour moi, OUAT s'arrête ce dimanche. Sans Emma Swan, once upon a time n'est pas la même série pour moi. Ce personnage a complétement changé ma vie, et regarder le show sans elle serait trop douloureux, surtout que Jen est mon actrice préférée. Maintenant, pour ceux qui continuent à regarder, je souhaite que la nouvelle saison vous apporte tout ce que vous demandez! Je voulais aussi préciser que si mon voyage avec la série s'arrête à présent, je continuerai à écrire des fanfiction. J'en ai déjà plusieurs de prévue, et j'espère pouvoir faire vivre Emma Swan un peu plus longtemps à travers mes histoires... Sur ce je passe aux remerciements!

Lnadu28 : merci pour ta review! Tu découvrira ça dans le prochain chapitre, j'espère qu'il te plaira! :)

Manon254 : merci pour ton commentaire, je suis heureuse que l'histoire te plaise! Oui, je pense aussi que nous n'aurons donc pas droit au bébé Captain Swan... Mais j'espère aussi que j'arrive à faire vivre cet espoir dans cette fiction! :) Pour la suite, j'ai plusieurs histoires de prévues et j'espère que tu les aimeras autant que tu aimes celle-ci! :)

Swan2015 : Merci pour ta review, je suis heureuse que tu aimes toujours autant! Pour le prénom, tu le sauras dans le prochain chapitre, j'espère qu'il te plaira! :)


Puis, une sorte de routine étrange s'installa. Hook déménagea pour ainsi dire dans ma chambre d'hôpital, ses affaires étaient entassées avec les miennes dans la petite armoire posée dans un coin de la pièce et, toutes les nuits, nous nous endormions dans les bras l'un de l'autre. Liam logeait chez mes parents, pour lui éviter de devoir rester dans ce lieu qui n'était pas du tout adapté pour un enfant plus que nécessaire, et passait la journée avec nous. Il ne pouvait toujours pas entrer dans la salle où était installée le bébé, mais il l'observait durant des heures entières derrière la baie vitrée, immobile, comme fasciné. Henry et Neal venaient eux aussi très souvent nous rejoindre pour rendre visite à notre fille. Seul Henry nous avait accompagné une fois pour prendre sa petite sœur dans ses bras, et en était ressorti totalement bouleversé, impressionné par sa taille minuscule, effrayé lui-aussi à l'idée qu'il lui arrive quelque chose. Dès que nous le pouvions, Killian et moi allions câliner le bébé, lui apporter un peu de réconfort, passer un peu de temps avec elle pour nous convaincre qu'elle allait s'en sortir et essayer de lui transmettre un peu de notre force. Son état restait stationnaire : elle n'allait pas moins bien, mais elle n'allait pas mieux non plus. J'avais l'impression de vivre au ralenti, à attendre quelque chose qui n'arrivait jamais. Quatre jours après avoir trouvé le prénom du bébé, je pus enfin recommencer à marcher normalement, même si j'étais encore très faible et avait besoin de faire de nombreuses pauses pour ne pas que mes jambes me trahissent. Et durant tout ce temps, je n'avais pas pleuré une seule fois.

Je ne comprenais toujours pas cette absence de larmes. Killian, lui, sanglotait très souvent, complètement déstabilisé par la situation et terrifié à l'idée de perdre le bébé. Dans ces moments-là, je me contentais de le prendre contre moi, de le serrer le plus fort possible et de lui murmurer des paroles rassurantes à l'oreille. Il finissait toujours par se calmer et par s'excuser, ce à quoi je répondais qu'il n'avait rien à se reprocher. De mon côté, tout mon être était rongé par une peur et une culpabilité immense. J'avais l'impression que l'état dans lequel se trouvait mon bébé était de ma faute, et je m'en voulais horriblement. Je me haïssais pour ce qui se passait, tellement que j'avais parfois envie de me taper la tête contre un mur pour me punir de ce qui arrivait.

Le jour où je pus remarcher sans danger, Killian et moi nous rendîmes main dans la main à la salle des couveuses, marchant très lentement pour me ménager. Là, nous restâmes un très long moment plongés dans un silence songeur, à simplement regarder notre fille dormir et respirer paisiblement alors qu'elle était toujours sous assistance respiratoire. Hook s'était placé derrière moi, ses deux bras enlaçant mes hanches, et j'étais appuyée contre son torse, la tête dans le creux de son cou. Mes pensées avaient de nouveau convergé vers cette horrible sentiment de culpabilité que je ressentais, et j'eus soudain envie d'en parler à Killian. Je ne lui avais encore rien dit à ce propos, mais je savais qu'il comprendrait, il comprenait toujours. Je pris donc la parole d'une voix rauque et neutre, disant simplement :

- Je suis désolée.

- Désolée pour quoi ? S'étonna Hook, ce qui me fit froncer les sourcils.

Je ne compris pas pourquoi il me posait cette question et secouai la tête, confuse. Je n'avais jamais envisagé la possibilité qu'il puisse ne pas saisir le sens de mes paroles. Je pris donc quelques secondes avant de répondre, un peu déstabilisée, mais finis par dire :

- Ben, je suis désolée pour tout ça. Je ne me suis jamais excusée, et je voulais le faire. C'est de ma faute, après tout, si on en est là.

- Mais qu'est-ce que tu raconte ? Demanda-t-il d'une voix complètement perdue. Qu'est-ce qui est de ta faute ?

- Tout ça ! M'impatientai-je en montrant du doigts notre fille endormie, pensant être parfaitement claire. C'est de ma faute, je le sais bien. Si j'avais réussi à garder mon calme lorsque Zelena nous a pris en otage, on n'en serait pas là. Le bébé serait né à terme, et elle serait en bonne santé. Et puis, si je n'avais pas accéléré la grossesse de Zelena au départ, elle ne s'en serait jamais prise à nous. Tout ça, c'est à cause de moi.

- Swan ! S'exclama-t-il d'un air indigné.

Je fronçai les sourcils en entendant le ton peu habituel qu'il venait d'employer, mais je n'eus pas le temps de lui demander ce qui le mettait dans un état pareil. Il s'était détaché de moi et m'avait doucement obligée à me retourner, et je lui faisais à présent face, alors qu'il avait gardé sa main et son crochet posés sur mes épaules. Il me regardait d'un air douloureux et attristé que je ne compris pas tout de suite. J'ouvris la bouche pour le questionner, mais il me devança :

- Enfin, Emma, rien de tout ça n'est de ta faute !

- Bien sûr que si ! Dis-je en retour, complètement désorientée par sa réaction. Je suis la seule fautive dans tout ça, alors je tenais simplement à m'excuser. Tu n'as pas à essayer de me faire me sentir mieux, tu sais. Je le sais que je suis coupable.

- Em' ! S'exclama-t-il de nouveau comme si je venais de proférer la plus grosse bêtises imaginable. Tu n'as rien à te reprocher, continua-t-il d'une voix plus calme, alors que sa main descendait le long de mon bras pour venir agripper mes doigts dans une tendre caresse. La seule fautive, dans tout ça, c'est Zelena. C'est à cause d'elle que le bébé est né trop tôt. Ce n'est pas de ta faute.

Puis, sans rien ajouter, il enroula ses bras autour de moi pour plonger sa tête dans ma nuque, semblant profondément blessé par mes paroles. Je ne bougeai pas, complètement déstabilisée. Il me fallut quelques secondes pour me rendre compte qu'il n'avait pas tout à fait tort : Tout ça, c'était à cause de la sorcière. Moi, je n'y pouvais rien. Je n'avais rien demandé, c'était elle qui était arrivée dans nos vies et qui avait tout chamboulé. C'était à cause d'elle que ma fille se trouvait à présent entre la vie et la mort. C'était elle, depuis le début et, comme si je voyais enfin les choses clairement, je compris que je devais lui faire regretter ses actes.

- Je suis désolé que tu aies pensé ça, murmura Killian en me caressant doucement le dos.

- Tu as raison, dis-je alors d'une voix blanche, avant de me détacher de lui pour le regarder dans les yeux.

Tout semblait tourner autour de moi, et de petits tremblements prirent le contrôle de mes membres. Tout ce que je ressentais depuis des jours, cette peur, cette tristesse, cette culpabilité, tout s'était soudainement transformé en colère. C'était de sa faute, et elle allait le regretter. Je devais venger ma fille. C'était mon rôle. La sorcière devait payer pour ce qu'elle avait fait.

Je tremblais de plus en plus fort, mes dents claquaient dans ma mâchoire. Hook sembla remarquer mon changement d'humeur, car il me regarda d'un drôle d'air, la tête penchée sur le côté, en demandant :

- Swan, tout va bien ?

Je ne répondis rien. La colère me serrait les entrailles et me donnait envie de vomir. J'étais un volcan sur le point d'entrer en éruption. Rien ne pouvait plus m'arrêter. J'avais envie de me venger, d'aller coller mon poings dans la mâchoire de la sorcière pour lui faire du mal, pour qu'elle ressente un peu la douleur qu'elle avait affligé à notre famille.

Alors c'est exactement ce que je fis.

Je ne réfléchis pas, tout était assombri par cette rage immense, le monde avait perdu ses couleurs pour montrer une gamme de noirs et blancs qui me donnait le tournis. Je me détachai brusquement de Killian et me mis à courir. Je ne fis pas attention à son cri d'incompréhension, ni à mes parents qui me jetèrent un regard effaré lorsque je passai à côté d'eux, alors qu'ils étaient installés avec Henry et Liam sur un banc de la salle d'attente. Tout ce qui comptait, pour le moment, c'était d'aller faire du mal à Zelena. La faire souffrir, pour un peu me décharger de toute cette peine que j'éprouvais. Après tout, elle l'avait bien mérité.

Je me souvenais avoir entendu qu'elle se trouvait au commissariat, dans une cellule, privée de sa magie. Regina était avec elle, d'après ce que j'avais compris, mais je ne pensais même pas au fait que mon amie pouvait m'empêcher d'accomplir ma pulsion. Je courus ainsi en direction de mon lieu de travail, je courus le plus vite possible, plus vite que je ne l'avais fait de toute ma vie, ignorant la douleur qui irradiait dans mes membres encore fragiles à chaque fois que mes pieds martelaient le sol, et la morsure de l'air froid qui rentrait dans mes poumons brûlants. Je voulais lui faire du mal, et j'ignorais ainsi les injonctions que me lançaient Killian et mon père, qui s'étaient élancés à ma suite et essayaient de me rejoindre, ne comprenant pas ce qui m'arrivait. J'accélérai encore ma course. Ils ne pouvaient pas me rattraper, pas avant que j'aie mis mes plans à exécution. Ils allaient vouloir m'en empêcher, et je ne pouvais pas me le permettre. J'avais besoin de blesser la sorcière, ou j'avais l'impression que ma colère allait me dévorer toute entière.

Je sentis une goutte de sueur couler lentement le long de ma tempe. J'approchai, et malgré mon corps qui était sur le point de me lâcher, ma tête qui tournait, la douleur qui pulsait à l'intérieur de mon crâne, je ne pouvais pas flancher. Elle devait payer. Et peut-être que, enfin, je serais débarrassée de cette horrible douleur qui rugissait en moi.

Je finis enfin par arriver au commissariat, après ce qui me sembla comme une éternité. Je passai comme une flèche devant Regina, qui sortait justement de la station, se dirigeant vers sa voiture. Je devinai dans mon esprit embrumé par la rage et l'épuisement qu'elle avait certainement pour intention de venir me voir à l'hôpital, et elle ouvrit donc de grands yeux lorsqu'elle me vit passer en courant à côté d'elle :

- Swan, qu'est-ce que…?

- Regina, arrête-la ! s'écria mon père au loin, ce qui me fit dire que, s'il ne savait sûrement pas exactement ce que j'avais en tête, il devinait que je m'apprêtais à faire quelque chose de grave.

Trop tard. Mon amie n'eut pas le temps de réagir que je pénétrais déjà dans le bâtiment. Je continuai à courir, et ne m'arrêtai qu'en arrivant dans la salle où je travaillais habituellement. Rien n'avait vraiment changé depuis la dernière fois que j'étais venue, comme si mon monde n'avait pas été complètement chamboulé, comme si tout allait bien et cette histoire n'avait été qu'un horrible cauchemar. Le seul changement était la sorcière. Zelena était là, enfermée dans une cellule, assise sur une des couchettes. Elle était enroulée dans une couverture et releva des yeux étonnés vers moi en m'entendant arriver. Elle entrouvrit la bouche pour me poser une question, mais je ne lui en laissai pas le temps.

En rage, je m'avançai vers la cellule et l'ouvris d'un mouvement du poignet, grâce à ma magie. La sorcière se leva, semblant terrifiée par l'aura de rage que je dégageai mais, bizarrement, cette vision ne m'apporta pas le réconfort que j'avais espéré. Me disant que c'était certainement car je devais aller plus loin, je m'approchai d'elle d'un air menaçant, la regardai dans les yeux une seconde pour bien y lire sa peur, et lui collai mon poings dans la mâchoire.

J'avais mis toutes la puissance dont j'étais capable dans ce coup, me servant de ma colère et de ma tristesse pour puiser dans le peu de force qu'il me restait. La douleur irradia jusque dans mon coude, mais je décidai de l'ignorer, me concentrant sur la sorcière. Complètement sonnée, elle perdit l'équilibre et heurta le mur derrière elle. Sans attendre je me précipitai vers elle et plantai mes ongles dans son cou pour entraver sa trachée. Elle poussa un cri de douleur étranglé, et j'entendis dans mon dos :

- Emma, non !

Regina était derrière moi, mais n'osait pas intervenir, sûrement par peur de me blesser en utilisant ses pouvoirs. J'entendis la porte d'entrée de la station s'ouvrir à la volée au loin, et compris que mon père et Killian venaient de débarquer à leur tour. Consciente que je n'avais plus beaucoup de temps parce qu'ils allaient sûrement m'arrêter, je resserrai un peu plus mon emprise sur la nuque de la sorcière. Je ne savais pas ce que je recherchais, je ne savais pas si je voulais la tuer, ce n'était pas mon intention de départ. Mais elle avait fait du mal à ma fille, alors elle devait souffrir, elle aussi. Ce n'était que justice.

Zelena rua, prise d'une dernière poussée d'énergie, et nous tombâmes toutes les deux sur le sol. Je ne la lâchai cependant pas et rassemblai les dernières forces qu'il me restait pour m'asseoir sur ses jambes et continuer à l'étrangler. Ses yeux étaient exorbités, et ses lèvres prenaient une drôle de couleur bleutée alors que ses membres étaient pris de petites convulsions affolées.

- C'est de ta faute ! Rugis-je, tellement enragée que je ne me rendis pas compte qu'elle était à deux doigts de l'évanouissement. Tout ça, c'est à cause de toi !

Je n'eus pas le temps de continuer à hurler, je sentis des bras puissants m'enlacer par l'arrière et me soulever fermement du sol. Je me débattis comme un beau diable, essayant de m'échapper pour continuer ce que je venais de commencer. Je ne pouvais pas m'arrêter maintenant, elle n'avait pas encore assez souffert. Je devais venger ma fille.

- Emma, ça suffit ! S'écria mon père, qui tentait tant bien que mal de me maîtriser et de m'éloigner de Zelena, qui reprenait doucement son souffle.

Cette phrase agit comme un déclencheur sur moi, pour une raison que je ne m'expliquais pas. Tout d'un coup, je n'étais plus du tout en colère. Toutes ces larmes que j'aurais dû verser depuis le début de cette horrible histoire se matérialisèrent soudainement dans mes yeux et un sanglot m'étouffa à moitié. Ma fille allait peut-être mourir, tout ça à cause de cette sorcière, tout ça parce que il semblait que je ne pouvais jamais être heureuse.

J'avais arrêté de gigoter, tout entière dévorée par cette tristesse immense. Pensant que je m'étais calmée, mon père me reposa sur le sol, mais mes jambes me lâchèrent. J'avais fait trop d'efforts, et j'avais l'impression que tout mon corps se liquéfiait. Mes genoux heurtèrent le sol dans un bruit mât désagréable. Là, à terre, sans tenir compte de la douleur, je me pris la tête dans les mains et un sanglot rauque me secoua les épaules alors que je sentais toutes mes digues lâcher d'un seul coup.

Presque instantanément, je sentis des bras m'enlacer puissamment. Je reconnus l'odeur de cuir et de mer que dégageait Hook avant même de le voir. Il me passa tendrement sa main dans le dos sans essayer de prononcer quoi que ce soit. Il comprenait que toutes les larmes que lui avait versées depuis des jours se manifestaient soudain chez moi, comme si je venais de me rendre compte de la situation. Mes sanglots étaient si fort que je m'étouffais quasiment avec. Je n'avais plus aucune force dans mes membres, et seul les bras de Hook m'empêchaient de m'écrouler complètement sur le sol.

J'avais mal, horriblement mal, physiquement. Ma poitrine était si serrée que j'avais du mal à respirer. Hook m'embrassa dans les cheveux, essayant de me calmer pour ne pas que je me noie dans mes propres larmes. Toutes ces heures que j'avais passées à tenter de le consoler lui, il me les rendait. Il me berçait contre son torse rassurant, et, au bout d'un très long moment, n'ayant sûrement plus de larmes à verser, je finis par me calmer en m'accrochant à sa veste comme à une bouée de sauvetage au milieu d'une tempête.

- C'est fini, me murmura-t-il à l'oreille alors qu'un petit gémissement de détresse s'échappait de mes lèvres entrouvertes. Tout va bien se passer, je suis là, avec toi. je t'aime. On va s'en sortir.

Après encore plusieurs minutes, il se détacha de moi et passa sa main sur mon visage pour en sécher les larmes. Je me sentais vide, complètement vide. J'avais l'impression de ne plus rien ressentir du tout. J'avais trop pleuré, si c'était possible. Plus de colère, plus d'envie de vengeance, juste cet énorme trou noir qui s'ouvrait dans ma poitrine. Killian approcha son visage du mien, m'embrassa sur le front, puis la joue, puis finit par poser tendrement ses lèvres sur les miennes. Enfin, il enlaça ses doigts aux miens et me dit avec une douceur infinie :

- Viens. On rentre à la maison.

Par maison, il voulait bien entendu parler de l'hôpital. C'était là qu'on vivait, à présent. Et c'était là que nous allions vivre jusqu'à ce que notre fille guérisse.

Je tentai de me relever, mais mes jambes me lâchèrent de nouveau. J'avais utilisé trop d'énergie pour courir jusqu'ici, et ma colère avait semblé se nourrir de mes forces, si bien que maintenant qu'elle avait disparu, toutes mon énergie vitale était partie avec. Killian ne posa pas de question et me prit dans ses bras, me soulevant du sol, un bras dans mon dos et l'autre sous mes jambes. Je ne jetai pas un coup d'œil en arrière pour voir comment se portait Zelena, et plongeai ma tête dans le cou de Killian, espérant ainsi échapper à cette absence d'émotion que je ressentais soudain. Hook me porta jusqu'à une voiture de service, et mon père se mit au volant pour nous reconduire tous les deux l'hôpital. Je me couchai sur la banquette arrière, la tête posée sur les genoux de Killian alors qu'il me caressait doucement les cheveux, me murmurant que tout allait bien se passer.

Ils ne firent aucun commentaire sur ce qui venait de se passer, et plus personne ne parla jamais de cet incident.


Et les jours passèrent. Bizarrement, je me sentis comme libérée après ma crise de colère, puis de larmes. Je pouvais à présent pleurer librement. Hook n'était plus le seul à sangloter, la nuit, et nous nous rassurions l'un l'autre, toujours liés dans une étroite étreinte qui nous réchauffait un peu le cœur.

Je pus quitter l'hôpital au bout d'une dizaine de jours, mais je ne fis rien de tel. Je voulais rester près de ma fille, coûte que coûte. Elle avait besoin de nous. Je n'allais pas l'abandonner. Voyant que nous n'étions pas décidés à partir, Whale nous réserva une chambre dans un coin inoccupé de l'hôpital. Ma mère amena même certains jouets de Liam pour qu'il puisse se changer les idées, et ne pas rester toute la journée dans cette ambiance macabre.

Je ne dormais presque pas, et maigrissais à vue d'œil. Toutes mes pensées étaient occupées par ma fille, qui était toujours en couveuse. Certes, on avait fini par lui enlever le respirateur, ce qui était bon signe, mais elle était toujours en danger, je le savais bien. Hook était dans le même état que moi, et si mes parents ne nous apportaient pas des plats préparés tous les jours, on se serait probablement laissés mourir de faim. La plupart du temps, nos fils restaient avec nous. Henry essayait de nous remonter le moral tandis que Liam se retrouvait toujours blotti dans les bras de l'un d'entre nous en quête de réconfort, lui aussi très attristé par la situation. J'avais l'impression que nos vies s'étaient arrêtées depuis la naissance du bébé. Et j'espérais sincèrement qu'elles reprendraient rapidement leur cours normal.

Mes moments préférés étaient sans aucun doute les soirées. Elles étaient les seules à pouvoir me faire sourire un peu. Liam avait enfin pu s'approcher de sa sœur lorsqu'on lui avait enlevé le respirateur, et il avait été très ému par la rencontre. Depuis, tous les soirs, nous nous retrouvions dans la petit salle des couveuses, Liam, Henry, Killian et moi. Un d'entre nous tenait le bébé et l'autre notre fils, et Henry s'installait sur un tabouret devant nous. Là, d'un air solennel, il nous lisait un passage de son livre Once Upon a Time jusqu'à ce que les deux enfants se soient endormis. Nous n'aurions manqué ces moments pour rien au monde. C'était comme un petit rituel qui nous donnait l'impression d'être une famille tout à fait normale, et ça nous faisait du bien.

Notre petite famille avait été bouleversée par les derniers événements. Nous avions été secoués, jetés au sol, et il allait falloir nous relever. Le temps s'était arrêté, et il ne pourrait recommencer que lorsque le bébé serait enfin sorti de l'hôpital

Alors nous attendions tous, impatiemment que, enfin, notre vie reprenne son cours normal.


voilà voilà, j'espère que ça vous a plu! Rendez-vous la semaine prochaine pour le dernier chapitre de cette fiction avant l'épilogue! :)