Hello tout le monde !
Merci beaucoup pour les reviews !
Sans plus attendre, le chapitre 38.
Chapitre 38 : Le temps
Me précipitant dans les escaliers, je ratai la dernière marche. Je me recomposai rapidement, personne ne m'avait vu.
« Le voilà, » m'exclamai-je, m'asseyant sur le canapé.
Sirius essaya de le prendre mais je l'éloignai. « Maintenant, pourquoi tu veux savoir où ça en est ? »
Il s'affala dans le canapé. « Les gens te prennent pour la copine de Remus parce vous êtes toujours ensemble aux mêmes endroits. »
J'ouvris la bouche pour protester. Je n'étais pas partout où était Remus.
« C'est ce qu'ils voient, Ivy. Ils te voient avec lui. Alors ils sautent à la conclusion la plus facile. »
Je ne pouvais pas argumenter contre ça. Je me renfrognai en réponse, croisant les bras.
Il sourit de mon comportement. « Je promets de t'aider avec ton roman. Et je pense aussi pouvoir t'aider pour d'autres choses. »
Je me contentai de le fixer, haussant un sourcil. Qu'est-ce qu'il racontait ? Il voulait m'aider pour d'autres choses ? Qu'est-ce qui ne tournait pas rond dans le monde ?
« Maintenant, qu'est-ce qui se passerait si les gens te voyaient trainer avec d'autres personnes ? »
Je clignai des yeux. « Ils penseraient que… Remus et moi avons rompu ? » essayai-je peu sure de comprendre où il voulait en venir.
Les yeux de Sirius brillèrent, et je sus que j'avais vu juste. « Exactement. Et puisque je te dois quelque chose, je peux t'aider avec ça. »
Il voulait m'aider. Arrêter les rumeurs. Corriger tout ce qui se racontait sur Remus et moi.
« Est-ce que ce ne serait pas contre Remus ? Tu sais, l'un de tes meilleurs amis ? » demandai-je, complètement déroutée.
« Croies-moi, » s'exclama Sirius, se penchant en avant. « Je sais ce que je fais. »
Devais-je vraiment faire confiance à Sirius Black – le playboy et le trouble-fête ? Ma tête me raisonnait, mais mon cœur se rebella, disant oui.
« Hum, donc, je n'ai rien écrit depuis un moment- »
Mon esprit grogna alors que mon cœur gagnait la bataille.
Sirius avait raison – les rumeurs cessèrent peu à peu les jours suivants. Cela faisait seulement quatre jours que j'avais mis en pratique la stratégie « trainer avec d'autres personnes ». Pas seulement avec Sirius Black (ce qui aurait causé encore plus de confusion), mais je passais aussi du temps avec mes amies, jouais à la bataille explosive avec James, et aidais Peter avec ses devoirs d'Enchantements.
Il était tard ce dimanche soir, alors que je tapotais ma plume contre le parchemin de mon journal, admirant les taches d'encres qui s'y étalaient.
Sirius m'aidait un peu avec mon histoire, j'avais désormais quatre pages de plus, dans lesquelles Sebastian et Anne allaient au marché, et même s'ils n'étaient qu'à quelque pas l'un de l'autre, ne se remarquaient pas.
Sirius ne critiquait jamais mes personnages. J'étais sure pourtant qu'il avait deviné qui ils étaient. Sebastian possédait beaucoup de traits communs avec Sirius, mais ce dernier ne m'en dit jamais rien. Il ne parlait que du scénario et de la mise en scène.
Ça m'allait très bien pour ma part je ne voulais pas lui expliquer qu'il était ma muse.
Pour une raison quelconque, j'avais un sentiment étrange qui me taraudait ce soir-là. Comme si quelque chose allait se passait.
Sirius aussi était impatient il n'arrêtait pas de taper du pied, comme s'il attendait quelque chose. Ou alors, surement quelqu'un. Il avait sans doute un rendez-vous.
« Est-ce que tu penses que les rêves sont réels ? » demandai-je brusquement.
Sirius revint vers moi pour la première fois ce soir-là. « Quoi ? Comme la Divination ? »
Je haussai les épaules. « Peut-être. »
Il renifla avec dédain. « Non. Une fois j'ai rêvé que j'étais en fuite, poursuivi par le Ministère. Crois-tu vraiment que je pourrais être un fugitif ? »
C'était vrai. Sirius adorait les farces, mais pas au point de se mettre les aurors à dos.
« Est-ce que ce serait stupide d'avoir peur de quelque chose à cause d'un rêve ? » questionnai-je.
Il haussa les épaules à son tour. « Tu n'as pas à être effrayée par quoique ce soit. Tu es une Gryffondor. Montre-le. »
Si seulement c'était si facile. « Pourquoi n'as-tu pas peur des loups-garou ? » chuchotai-je, détournant le regard.
Il y eu une pause, mais je n'osai pas levai les yeux vers le visage de Sirius. « Parce qu'ils sont comme nous, » parla-t-il soudainement. « Parce que, en premier lieu, Remus ne mérite pas ça, et qu'ensuite il n'a pas à en être puni. »
J'avais envie de pleurer. « Est-ce que tu me détestes ? » Ils devaient me détester pour ce que je faisais subir à Remus. Ils devaient me détester de ne pas arriver à accepter le fait que Remus était un loup-garou.
« Non. » Je relevai les yeux vers Sirius, surprise. « Je sais que tu veux l'accepter. Et je sais que tu le feras, en temps et en heure. »
Pourquoi ne l'acceptai-je pas ? Juste à cause de mes rêves ? Remus m'avait sauvée de ce rêve – il ne m'avait jamais blessée d'aucune façon.
J'étais une idiote.
« Écoute, Ivy, je dois y aller, » me sortit de mes pensées Sirius. « Même heure demain, okay ? »
J'hochai juste la tête et il fut hors de vue. Et ça ne me dérangeait pas qu'il me laisse aussi soudainement.
Parce que Remus était un loup-garou.
Et que finalement, je n'en avais rien à faire.
Ah enfin pas trop tôt ! Ivy réalise que l'amitié de Remus peut passez au-dessus de sa phobie !
La suite, lundi prochain !
Bonne semaine à tous.
