Salut tout le monde !
J'espère que vous allez bien !
J'ai lu des reviews, de Harry et O-June-O : Pour vous répondre simplement, ce sont des épilogues alternatifs. A vous de choisir lequel vous préférez adopter. C'est l'un, ou l'autre.
Parce que, la fic étant classée en Tragedy, je comptais ne faire qu'un épilogue dans le genre du premier. Mais j'ai vu que beaucoup d'entre vous étaient très attachés au couple Hermione/Draco… Alors je n'ai pas pu me résoudre à les séparer…
Deuxième petit bonus donc pour Mariage Forcé. Un OS sur Ginny et Harry, le jour de la naissance de leur bébé (cf chapitres de Noël au Terrier)
J'espère qu'il vous plaira
A très vite, et
Bonne Lecture,
Ewi-laan
* x * x * x * x * x* x*
Je crois que je n'ai jamais couru aussi vite de ma vie. Mes pieds semblent à peine effleurer le sol alors que je détale dans les couloirs de Ste Mangouste. J'emprunte les escaliers (les ascenseurs sont beaucoup trop lents) et gravit quatre à quatre les marches qui me séparent de la section maternité. Je glisse sur les grandes dalles du sol, je dérape dans un virage, et me voici enfin devant la chambre de ma belle. Je ne fais pas ça pour le bébé, je fais ça pour elle.
Je rentre dans la chambre en claquant la porte contre le mur et me précipite au chevet de Ginny, haletante, les cheveux collés à son visage par la sueur. Même comme ça je la trouvais sublime.
« - Ginny !
Harry…
Ginny, ma Ginny, respire à fond, tout ira bien », je l'encourage avec un sourire voulu détendu et sincère.
Je serre sa main, et regarde son ventre arrondi à l'extrême. Merlin je suis terrifié, je ne suis pas prêt pour ça… Je tente de dissimuler mon angoisse, pour soutenir au mieux ma Ginny. Elle est si heureuse d'avoir cet enfant et moi j'ai si peur. Bien sûr que je l'aime. Et bien sûr que je me vois finir mes jours avec elle… C'est ce que je pense aujourd'hui, mais qu'en penserai-je demain ? Je ne suis pas prêt pour avoir un enfant. Comment pourrais-je être un bon père, moi qui n'en ai jamais eu ? Je ne sais même pas changer une couche, ni même comment porter un bébé…
« Madame, c'est maintenant que vous allez expulser le bébé, alors à mon signal vous pousserez très fort en respirant le plus profondément possible d'accord ? »
Ginny hocha la tête en serrant les lèvres pour ne pas crier de douleur. Elle serre ma main si fort que j'en ai la circulation coupée, mais je ne dis rien. Elle commence à pousser, elle semble souffrir atrocement. Je lui dis tout ce qui me passe par la tête pour la rassurer, je respire avec elle. Le combat semble durer des heures. Ginny pousse un cri plus intense que les précédents, suivi d'un cri beaucoup plus aigu, plus strident, lui-même suivi de pleurs. La tête de ma belle retombe lourdement sur son oreiller, son visage est illuminé par un sourire que je ne lui avais jamais vu. Un sourire radieux, soulagé, ému, épanoui. Et moi je culpabilise de ne pas partager son bonheur, étouffé par ma peur.
« Vous voulez couper le cordon ? »
Je refuse d'un signe de tête et enlace Ginny, qui se redresse pour tenter d'apercevoir le bébé.
« C'est un petit garçon ! » annonce le Médicomage.
Le sourire de Ginny (est-ce seulement possible ?) s'élargit encore et tourne vers moi ses yeux embués de larmes de joie.
« Un petit garçon… »
La sage-femme approche le bébé de nous et le dépose sur Ginny, qui lui donne immédiatement le sein. Je réprime à grand peine une grimace de dégout. Tout ça pour une petite chose répugnante, rouge et fripée. Le bébé semble repu. Il plante alors ses yeux dans les miens. De grands yeux verts émeraude. Timidement, j'approche une main tremblante de son tout petit corps ridicule. Alors il serre un de mes doigts dans sa main minuscule. A cet instant tous mes doutes furent réduits à néant.
Mon regard méfiant devint attendri, la boule d'angoisse qui enserrait ma gorge devint boule d'émotion, mon sourire forcé devint amour. Et cette ridicule créature immonde devint la plus belle chose qui soit jamais arrivée dans ma vie. Il était une nouvelle vie alors que tant avaient été détruites à peine plus d'un an plus tôt. Il était le renouveau du monde sorcier. La naissance qui symbolisait la renaissance. Il était le fruit de l'amour qui nous liait, Ginny et moi. Il était notre fils. Mon fils.
Ginny semble lire dans mes pensées et, délicatement, comme si notre enfant était la chose la plus précieuse et la plus fragile du monde, elle le dépose dans mes bras tremblants. Je laisse aller une larme d'émotion en me plongeant dans son regard émeraude.
« Il a…
Les yeux de sa grand-mère » achève Ginny
Il y eut un silence de quelques secondes. Notre fils semble s'être endormi. Doucement, je le dépose dans le lit de la chambre d'hôpital.
« Bonne nuit, Sirius »
