Hello !

Vous êtes tous très curieux de savoir ce qui va bien pouvoir se passer de si terrible ...

Vous allez enfin savoir ce qui peut arriver de si terrible à nos trois petits coeurs !

Ha, et je crois que le chapitre 43 est un chapitre où j'imagine ce qu'il se serait passé s'ils n'avaient pas été 3 mais que 2, et j'espère que ce chapitre vous surprendra :D

Et aussi, il ne manque même pas une dizaine de review pour atteindre les 200 ! Je rappelle que la 200ème review recevra un cadeau au choix :D

Bonne lecture ;)


Chapitre 35 : IT HURTS BECAUSE IT MATTERS

Ron fut accueilli avec joie par sa sœur, mais très vite, il s'aperçut qu'elle n'allait pas si bien que cela. Elle le laissa s'installer, et il la rejoignit dans l'immense salon de sa maison. Bien qu'entamant à peine son cinquième mois de grossesse, la jeune femme semblait déjà très fatiguée, et Ron s'en inquiéta :

- Tout va bien petite sœur ? Tu as l'air épuisée …

- C'est rien, juste ma grossesse qui me prend beaucoup de forces …

Il observa avec beaucoup d'attention sa jeune sœur, et finit par lui demander :

- Est-ce que tu es sûre que tout va bien ? D'ailleurs, où est Olivier ?

La rouquine soupira, et finit par se blottir contre lui :

- Olivier travaille, il n'est pas très présent ces derniers temps …

- Et si tu me racontais tout, au lieu de tourner autour du pot ?

Sa petite sœur le regarda, et Ron détesta son regard. Elle n'était pas heureuse, et les choses n'allaient pas bien, sinon, elle ne serait pas comme ça. Sinon, il ne serait pas ici. Caressant son ventre, elle finit par lui avouer :

- Les médicomages veulent que je reste alitée pour les prochains mois … Ils pensent que ma carrière de sportive pourrait favoriser le risque de fausse-couche …

- Et Olivier, pourquoi il n'est pas avec toi pour te soutenir ?

Cette fois, la future maman renifla, ce qui n'échappa pas à son frère, toujours surprotecteur :

- Qu'est-ce qu'il se passe, Gin' ?

- Depuis qu'on risque de perdre notre petit garçon, il m'évite …

La serrant contre lui, il tenta de la rassurer :

- Tout va bien se passer, tu le sais ? Si tu suis les conseils des docteurs, ton fils ira bien et toi aussi.

- Je sais. Mais j'aimerai tellement qu'Olivier soit là pour me soutenir ...

- Tu lui en as parlé ?

Elle haussa les épaules, peu convaincue. Ron soupira, et il réfléchit à ce qu'Hermione lui dirait. En fait, c'était plus simple de penser comme sa meilleure amie, les solutions étaient beaucoup plus évidentes :

- Si j'étais à sa place, je pense que j'aurais peur. Tu devrais essayer de lui parler, de lui dire ce que tu ressens, que tu as besoin de lui …

La benjamine réfléchit quelques instants, et finit par sourire :

- J'aurais dû demander des conseils à Hermione, non ?

- Je suis sûr qu'elle n'aurait même pas eu besoin de réfléchir pour te répondre.

Avoua le rouquin, content d'avoir au moins fait sourire sa petite sœur adorée. Elle avait besoin de lui, et ça tombait bien, parce qu'il était là pour elle, exprès. Il ne la laisserait jamais tomber.

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Les travaux étaient lancés, et la date de fin était fixée au 29 août. Ron était auprès de sa sœur, et d'ici le 12 mars, il aurait dû avoir réussi à l'aider avec ses problèmes. Le fils de Ginny devait venir au monde aux alentours du 17 Juillet, et le bébé d'Hermione vers le 21 août. Leurs vies étaient géniales, il ne le savait pas, mais ses amants lui préparaient une surprise digne d'un conte de fée. Tout était en train de changer, pour devenir mieux, se rapprocher de la perfection. Jusqu'à ce qu'il reçoive cette lettre, le 5 mars, signant – sans qu'il ne le sache – la fin du calme. Il ne le savait pas encore, mais ce courrier marquait définitivement la fin de la relation paisible qui s'était installé dans son couple. Et il allait en faire les frais, sans parler des pots cassés qu'il y aurait.

La lettre était très sobre, à peine quelques mots visiblement vite gribouillés par Harry avant de lui envoyer dans l'urgence. Il y avait seulement d'écrit : « Andromeda est décédée ». Il n'en n'avait pas fallu plus à Ron pour qu'il s'excuse auprès de sa sœur et prenne le premier portoloin disponible pour rentrer en Angleterre. Lorsqu'il arriva, il rentra directement à l'appartement. Comme il s'y attendait, Harry y était, roulé en boule dans le canapé, avec Drago qui le serrait contre lui. Même si le brun semblait ravagé de tristesse, les yeux légèrement rougis et gonflés du blond ne lui échappèrent pas. Il savait que Drago avait passé beaucoup de temps avec sa tante ces derniers mois, et il était aussi triste pour lui que pour Harry. Il laissa tomber son sac par terre et alla les entourer de ses bras pour les réconforter du mieux qu'il pouvait. Ce n'était pas son truc, mais il était là pour eux, et il ferait du mieux qu'il le pourrait pour les soutenir dans cette épreuve.

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Un peu plus tard, en fin d'après-midi, Drago et Ron portèrent Harry jusque dans la chambre parce qu'il s'était endormi. Il était épuisé par toutes ces émotions, et ses amants comprenaient qu'il avait besoin de repos. Ils ressortirent de la chambre sans faire de bruit, et Ron se mit aux fourneaux. Alors qu'il enfournait le gratin, il demanda :

- Quand sont prévues les obsèques ?

- Après-demain, et l'ouverture du testament est prévu pour le jour-même.

Le rouquin s'approcha de son amant qui avait le regard perdu, et il l'étreignit avec douceur. Drago enfouit son visage dans ses mèches rousses, respirant son odeur réconfortante, et il se laissa aller contre lui. Avec Harry, il devait se montrer fort pour le rassurer. Mais avec Ron, il pouvait se laisser aller, le jeune homme était là pour le soutenir. Le Weasley passa une main tendre dans ses cheveux et lui chuchota :

- Je suis désolé pour ta tante … Si tu as besoin de quoi que ce soit, je suis là …

Le blond ne dit rien, il se contenta de rester là, contre lui. Ils furent interrompus par la minuterie du four qui annonçait que le repas était prêt. Ils mangèrent peu et en silence, mirent une part de côté pour Harry plus tard, et quittèrent la table. Sans faire de bruit pour ne pas réveiller l'Elu, ils se glissèrent dans le lit à ses côtés, et l'élancèrent avec amour. C'était une mauvaise période à passer, mais ils la surmonteraient ensemble.

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Lorsque Harry se réveilla, il n'avait pas faim. Ni envie de quoi que ce soit d'ailleurs. Il se traîna tout de même jusqu'à la fenêtre de sa chambre pour fumer une cigarette. Ça le détendait un peu, il arrivait même presque à oublier le drame. Andromeda était comme une grand-mère pour lui, et maintenant, il avait vraiment l'impression qu'il n'avait plus personne. Il retourna auprès de ses amours, et resta couché un long moment. Hermione était passée le voir hier, mais ça ne l'avait pas réconforté pour autant. Drago et Ron étaient parfaits avec lui, mais c'était encore trop tôt. Il avait encore besoin de temps pour accepter la disparition de la vieille femme. Un peu plus tard, Drago et Ron le forcèrent à se lever pour se préparer.

Ils avaient été à de nombreux enterrements, c'était la triste vérité. Mais l'expérience ne rendait pas les choses plus faciles, ça ne marchait pas dans ce cas-là. Andromeda avait souhaité être enterrée au même endroit que son époux, sa fille et son gendre, dans le cimetière de Près-au-Lard, consacré aux héros de guerre. Même si Harry n'y était pas venu depuis un certain temps, il détestait la familiarité des lieux. Après sa victoire, il était souvent venu ici. Parfois seul, pour se recueillir, parfois avec Ginny et Ron pour aller sur la tombe de Fred, ou avec Hermione, pour visiter Sirius et Remus, et d'autres. Lui et ses amis, ces derniers temps, s'étaient laissés emporter par les bonheurs dans leurs vies. Le Survivant se sentit nauséeux à l'idée d'avoir oublié toutes ces âmes du passé par égoïsme des joies du présent. C'était irrespectueux et dégoutant. L'enterrement de Madame Tonks se fit en petit comité, il y avait la majorité des Weasley, les Lovegood et les Londubat, en plus de quelques professeurs de Poudlard et du trio. Ce fut très court, et l'Elu se demanda si Teddy n'aurait pas dû être présent. Même si l'enfant venait d'avoir huit ans, il n'était pas certain que ce soit lui qui ait refusé de venir. Peut-être aurait-il voulu dire un dernier adieu à sa grand-mère, sa dernière famille vivante. Mais ce n'était pas de son ressort, puisque Teddy avait été confié à Molly jusqu'à l'ouverture du testament et la désignation du tuteur de l'enfant.

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Après la mise en terre, tout le monde se retira, laissant les trois jeunes hommes seuls devant la tombe fraiche. Ses amants laissèrent le brun finir de faire ses adieux en toute pudeur, et ce fut Ron qui retourna chercher son meilleur ami :

- Harry … il faut y aller … on nous attend pour ouvrir le testament.

A contrecœur, le brun le suivi. Tous les trois, ils transplanèrent chez le notaire, et attendirent d'être reçu. Drago connaissait bien ce notaire, puisque c'était celui de la famille Black, le sien, et le même que pour ses parents lorsqu'ils étaient décédés. C'était un homme très âgé, mais dont la discrétion, le professionnalisme et la compétence n'était plus à faire. Il les reçut dans son bureau, les invitant à s'installer. Puis, il sortit les papiers qu'il avait déjà préparé à l'avance, et dit tristement :

- J'aurai aimé ne pas vous rencontrer dans de telles circonstances, Monsieur Potter …

Il avait dit exactement la même chose lorsqu'il était venu pour le testament de ses parents. Il ne savait pas vraiment si c'était réconfortant et étrangement pervers, mais il était mal à l'aise. Le tabellion déplia les papiers, et inspira profondément avant de commencer à lire :

- Par la présente, voici les dernières volontés d'Andromeda Tonks, née Black. Concernant les biens, la fortune et toutes les possessions d'Andromeda Tonks, elle lègue tout à son unique descendant, son petit-fils Ted Lupin. L'héritier ne pourra toucher la succession que lorsqu'il aura atteint l'âge légal de majorité, à ses dix-sept ans. En attendant, le jeune Ted Lupin sera confié à la garde et sous la tutelle de son parrain, Harry Potter, si aucun autre membre de la famille ne peut prendre à sa charge l'enfant. Si tel était le cas …

- Attendez, vous pouvez répéter ce que vous venez de dire ?

L'interrompit soudain Harry, qui essayait de comprendre la dernière phrase. Il ne serait le tuteur de Ted que si personne de sa famille ne le prenait sous sa garde. Il était complétement abasourdi, et il demanda bêtement :

- Qu'est-ce que cela veut dire ?

- Cela signifie, Monsieur Potter, que vous n'obtiendrez la garde du jeune Ted Lupin que si tous les membres des familles Black, Lupin et Tonks encore en vie refusent la tutelle de l'enfant …

- Mais attendez une seconde, il n'y a plus personne de vivant dans ces familles !

S'exclama le jeune Potter, en colère. Le notaire détourna son regard du célèbre Survivant et le planta sur l'héritier Malfoy :

- Bien sûr que si, il reste un unique membre de ces familles encore en vie et en âge d'élever le jeune Lupin.

Harry se tourna soudain vers son amant, et Drago sursauta de surprise. Il ne s'était absolument pas attendu à cela. Bien sûr, il avait passé beaucoup de temps avec sa tante ces derniers mois, et il avait appris à aimer l'enfant et à s'en occuper. Mais jamais il n'avait été question pour lui d'un jour s'en occuper. Il y avait trop de changements dans sa vie, ce n'était pas possible. Il se concentrait uniquement sur sa carrière et son couple, il ne pouvait pas avoir un enfant à sa charge. Et puis, il avait accepté qu'avec son couple, il n'aurait jamais à élever un enfant, c'était un fait acquis pour lui, et il n'avait jamais pensé que ça pourrait être remis en question. Il pensait aussi que c'était acquis pour ses amants, que leur situation ne leur permettrait jamais d'avoir une vraie famille et des descendants ensemble. Le brun soupira et détourna son regard de son amant, avant d'annoncer à voix haute, faisant sortir Drago de sa réflexion :

- Très bien, alors Malfoy va renoncer à la garde de Teddy et je deviendrais son tuteur légal.

- Quoi ?

Le blond ne savait même pas si c'était lui ou Ron qui avait parlé, mais il était profondément blessé que son amant ne lui demande même pas son avis. Qu'est-ce qu'Harry pensait ? Qu'il n'aimait pas l'enfant ? Qu'il n'en voulait pas ? Qu'il ne pourrait pas l'élever convenablement ni s'en occuper comme il le fallait ? Eh bien, il avait tort. Drago aimait beaucoup Teddy, il faisait partie de sa famille, il en était même le dernier membre, et le maître des potions saurait comment lui offrir un foyer aimant, sûr et confortable. Sans réfléchir plus longtemps, il se leva et protesta :

- Je ne veux pas renoncer à la garde de Teddy.

Ron failli tourner de l'œil en entendant cela : c'était la pire chose qui pouvait leur arriver. Retenant son souffle, il attendit la réaction de son meilleur ami. Le Survivant se leva à son tour, le visage impassible et froid, avant de déclarer :

- Je veux la garde de Teddy, je suis son parrain. Si tu ne me la laisses pas, je me battrais pour l'avoir.

- Très bien. Alors on se reverra au procès, parce que je ne compte pas abandonner mon cousin. Je suis sa famille autant que toi, et j'ai autant de légitimité à être son tuteur que toi !

Lui reprocha le Malfoy, encaissant avec douleur le coup. Sans attendre, Harry tourna les talons et sortit du bureau du notaire, tout en claquant la porte pour exprimer son mécontentement. Il n'avait jamais fait de caprices, sauf quand il s'agissait des personnes qu'il aimait. Et il aimait Ted Lupin comme son fils. Moitié ou pas, Drago ne lui enlèverait pas sa famille, c'était certain. Et alors que le blond se laissait retomber sur sa chaise, une douleur sourde dans la poitrine, Ron eut un haut le cœur. Ça y est, tout ce qu'il – ils même – avait toujours craint venait de se réaliser. Harry et Drago n'étaient pas d'accord sur un sujet – et pas des moindres – et la guerre était déclarée. Le rouquin le sentait : non seulement ce différend mettait en péril leur couple, mais en plus, il se retrouvait dans une position peu enviable.

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Drago et Ron finirent par quitter le notaire et rentrer à l'appartement. Harry n'y était pas, et le Serpentard échoua dans le canapé, se demandant vraiment ce qu'il venait de faire. Mais c'était plus fort que lui, il avait besoin d'une famille, et Harry voulait lui arracher ça. Ce n'était pas juste, c'était même un coup bas de sa part de ne pas avoir préféré en parler au calme et raisonnablement. Le brun semblait avoir déjà pris son choix, sans même lui en avoir fait part ni lui laisser le choix. C'était cruel et injuste.

Pendant ce temps, Ron tenta d'oublier la tempête qui s'annonçait en cuisinant. Il ne savait même pas ce qu'il cuisinait, mais il cuisinait pour se vider la tête. Parce que ses amants allaient mal, et qu'il était mal lui aussi. Aussi bien le blond que le brun était blessé, et aucun le laisserait quoi que ce soit à l'autre. Ce qu'ils étaient stupides, pensa Ron. Ils devaient emménager ensemble, et dans tous les cas, ils élèveraient ensemble ce petit garçon, alors pourquoi se faire la guerre ? Et lui, est-ce qu'ils pensaient à lui dans tout ça ? Harry et Drago le mettaient dans une posture peu enviable : il ne pourrait pas prendre le parti d'un sans contrarier l'autre et le perdre. Il n'avait déjà pas son mot à dire, mais il savait qu'il se retrouverait à devoir faire l'arbitre entre ses deux hommes. Ils seraient tous les trois blessés, en colère, et malheureux, et le rouquin se retrouvait démuni. Il voyait le mur arriver à pleine vitesse, mais il ne pouvait absolument rien faire pour éviter ça. S'il tentait de convaincre l'un ou l'autre d'être raisonnable, il serait automatiquement rejeté. Quoi qu'il tente, il serait repoussé, il le savait, c'est pourquoi il ne tenterait rien.

Lorsqu'il n'arriva plus à cuisiner, il échoua dans le canapé où Drago s'était endormi. Il ouvrit une bière, puis une seconde, et il arrêta de compter à la quatrième. Il s'aperçut qu'Harry était rentré le lendemain, puisqu'il dormait dans le lit alors que le blond squattait toujours le canapé. Il avait décuvé dans la salle de bain, mais ne se souvenait même pas d'où il avait bien pu dormir, même si le sol de la salle de bain semblait être l'endroit où il avait passé la nuit. Face à l'ampleur de la situation, il y voyait plus clair maintenant. Il n'y avait qu'une solution qu'il pouvait envisager. Pendant que les hommes de sa vie dormaient, il prit sa veste et sortit de l'appartement. Il devait aller trouver cette solution. Et cette solution, elle s'appelait Hermione Granger.


Voilà voilà pour ce chapitre ...

Très sincèrement, est-ce que vous vous y attendiez ? Et surtout, que pensez-vous qu'il va se passer pour nos trois hommes ?

Sinon, quelque chose de plus joyeux ! :D Le jeu !

Vous avez généralement tous trouvé que les chapitres correspondent à des titres de chansons - bien qu'il y ai quelques chapitres qui échappent à cette règles, comme celui d'aujourd'hui qui vient d'une citation d'un livre ^^

Je propose un cadeau pour celui ou celle qui me donnera les chanteurs des titres de chansons des 10 premiers chapitres !

Évidemment, je vous proposerais un autre jeu la semaine prochaine et celle d'après, afin que tout le monde soit content :D