Chapitre 38 : L'enquête Raté

Remus ne me dit pas grand-chose sur ce qui le préoccupe, me disant juste que Dumbledore lui demande de faire pas mal de choses, et qu'il n'en dort presque pas.

Ce qui est effectivement le cas. Il part parfois très tôt le matin, et rentre très tard dans la nuit. Ces nuits-là, je l'attends et une fois rentrée, il me demande de ne pas poser de questions, et de juste venir me coucher avec lui.

Il me prend alors dans ses bras et, sous mes caresses, il s'endort aussitôt.

Je suis rentrée il y'a 4 jours de mon séminaire pleins de surprises, et je n'ai absolument pas eu le temps d'en placer une, ni sur Miller, ni sur ma peut-être grossesse. Tout le monde autour de moi était très occupée, que ça soit avec l'ordre, ou avec les gosses.

Carolinia avait, en plus de Colin, accepter de prendre soin de Sophie-Anna, pour que la maison puisse servir à 100% les intentions de l'Ordre. J'ai bien tenté de parler de Miller à mon père, mais lui aussi, fort occupé m'a envoyé balader.

'Oh, non Silou, tu ne vas pas recommencer avec ce Miller. Arrête de faire une fixation sur lui, et laisse tomber tu veux ?' Me dit-il, agacé avant de transplaner je ne sais où.

Je garde donc pour moi le petit secret sur Miller, mais je ne laisse pas tomber. Je sais qu'il est louche, et je trouverai ce qu'il se passe.

Oui, quelque part j'avais envie de jouer l'héroïne et de pouvoir venir en aide à l'Ordre, prouver que je ne suis pas qu'un bout qu'ils ont accepté par obligation parce que Caro et moi nous sommes imposées. Il est vrai que parfois, je sens bien que je les gènes, et c'est donc pour ça que je n'insiste pas. Et puis, comme une débile, je n'ai pas pensé à copier les preuves que j'ai trouvé chez Miller. Déjà que tout le monde pense que j'exagère en parlant de lui, mais alors si j'arrive en criant qu'il est Mangemort, je t'avoue que je ne suis pas sûr qu'ils m'écoutent.

Il me faut une preuve.

Et je ne sais pas comment la trouver. Quoi faire ? Je pourrais suivre Miller, mais je ne suis pas la plus discrète. Il va me voir venir de loin, et m'Avada Kadevrisé la tronche, et sacrifier mon corps meurtri à son boss...

Ah ! Je pourrais trouver un moyen de me rendre invisible. Je sais qu'il y'a un sort mais… bon, tu te doutes bien que je vais m'en sortir avec un sort aussi complexe.

La question me turlupine toute la journée et je décide de rejoindre Lynn pour me changer les idées.

Je la retrouve chez elle, en plein dans la paperasse de son boulot, et je me rends compte que Lynn est bien loin du chaos que je retrouve dans ma vie, et ça me fait un bien fou d'avoir une discussion légère et sans histoire sombre.

'J'ai pris 3 kg depuis que je travaille là, je te le dis, ça commence mal.' Se plaint-t-elle. 'Faut qu'on se motive Silou, à prendre soin de nous !'

Je lève les yeux au ciel. 'Ouais, non, laisse-moi en dehors de ça, je les ai acceptées mes bourrelets, ils me tiennent chaud en hiver.'

Elle rit et secoue la tête. 'D'accord, mais c'est question d'être à deux et de s'entre aider.'

'Entraide toi toute seule, je ne peux pas t'aider sur ce terrain-là. Et puis arrête de bouffer de la merde aussi là.' J'ajoute en lui donnant une tape sur la main quand elle essaye de prendre une autre chips.

'Mais laisse-moi ! je commence lundi, promis.'

'Ouais, on se dit tout ça.'

'Tu te souviens de notre « Régime » en 7ième année, quand vers 2 heures du matin on se faufilait dans les cuisines ?' se rappelle-t-elle, le sourire aux lèvres.

'On n'était tellement pas crédible.' Je ris, me rappelant bien qu'on s'était fait attrapé par McGo deux fois, et que par la suite, on avait décidé non pas d'arrêter de grignoter la nuit, mais d'arrêter le régime tout court.

Lynn soupire et secoue la tête. 'Les filles les moins motivées au monde. C'est pour ça que les mecs s'intéressaient pas à nous.'

'Même les filles s'intéressaient pas à nous.'

'Pas faux.'

'Lynn ? Il faut que je te dise quelque chose.'

Vu mon ton sérieux, elle dépose immédiatement le parchemin qu'elle avait en main, prends le paquet de chips et me regarde, intéressée.

'Vas-y, éclate-moi.'

Je ricane un peu nerveusement et prends une grande inspiration.

'Je ne suis sûre de rien… mais… je crois que je suis enceinte.'

La bouche de Lynn s'ouvre grand et elle fait des petits bruits de poissons avant de sortir de son corps un cri très aigue et un rire un peu enfantin.

'OOOOOOOOH MA SILOU !' couine-t-elle avant de me sauter dans les bras. 'Je suis tellement heureuse pour toi !'

'Mais attends, je…' Je commence en la repoussant un peu.

'C'est incroyable que tu le sois, un petit toi, enfin ! Comment l'as pris Remus ?' me demande-t-elle, surexcitée.

'Je ne lui ai encore rien dit parce que… bah enfaite je n'ai fait aucun test. Je ne suis même pas sûr d'être enceinte.' Je lui avoue.

Elle perd son sourire et me regarde d'un air blasé.

'Tu te fou de ma gueule ?'

'Non ?'

'C'est quand ton rendez-vous chez le gynécomage ?'

'Quel rendez-vous ?'

'… Tu te fou de ma gueule ?'

'Non ?'

Elle soupire et secoue la tête.

'Silou… tu…' elle soupire de nouveau et se lève.

'On y va.'

'Aller où ?'

'Bah, à Sainte-Mangouste.'

'Pourquoi ?'

'Silou… tu te fou de ma gueule ?'

'Non ?'

XxX

Je me retrouve maintenant à Sainte-Mangouste et Lynn est partie voir à l'accueil ou on doit se rendre. Elle revient ensuite vers moi, et m'intime de la suivre.

Une fois dans le cabinet d'un gynécomage, que Lynn a réussi à amadouer pour qu'il me prenne sans rendez-vous, je commence à hyper ventiler et une soudaine bouffé de chaleur s'empare de moi.

'Calme-toi Silou.' Me dit Lynn en s'asseyant dans la chaise à côté de la table d'examen. Si tu ne le fais pas maintenant, tu vas repousser le moment encore et encore, et tu accoucheras par surprise, et ça sera la merde, et tu vas faire un baby blues et tu vas pleurer, puis tu vas te faire engueuler, puis tu te feras jeter des tomates d'avoir été une tapette, puis tu vas regretter. Ça ne sera pas tout dans cet ordre-là, mais ça sera à peu près comme ça.

'T'exagère un peu, non ?'

'Vraiment ?'

'… Non. Non je pense que tu as raison.'

Je tente de me calmer quand le gynécomage rentre dans la salle et nous fais un grand sourire.

'Bonjours mesdames. Comment allez-vous aujourd'hui ?'

'Bien, et vous Docteur May ?' lui réponds Lynn. Je me contente d'un sourire poli, et il prend un parchemin qu'il parcourt.

'Très bien, merci ! Alors… Demonds ?' Demande-t-il en passant son regard de moi à Lynn.

Je me suis dit qu'en m'installant directement sur la table d'examen il saura que c'est moi la patiente, mais non.

'C'est moi.' Je lui apprends en levant la main. Au cas où il ne me verrait pas.

'Bien, bien.'

Il sort sa baguette et une plume, l'enchante, et la plume se mets à écrire toute seule sur un parchemin qui lévitais à côté de lui.

'Alors, dites-moi.' Dit-il en enfilant des gants.

Je lui explique alors les symptômes que j'ai eu, que ça faisait un moment que je ne me sentais pas trop moi-même et que peut-être j'étais enceinte.

'Avez-vous un retard ?'

'Je ne sais pas, je vous avoue je n'ai pas fait attention.'

'Tu te fou de notre gueule ?' soupire Lynn, exaspérée.

'Non, il se passe tellement de choses en ce moment avec l'O… heu, avec tout, la vie quoi.' Je me rattrape, un peu paniquer de ma bourde.

'Oui, mais bon, tu sais bien quand tu rate des règles, Silou !'

'Je n'ai pas fait attention je te dis !'

'On se calme mesdames. On va faire une prise de sang et tester ça, d'accord ?' Nous apaise May. Il fait venir une fiole et une seringue à lui et me demande de prendre une grande inspiration quand il me prélève un peu de mon sang.

Il passe ensuite avec sa baguette sur moi en citant quelque sort, et je vois sa plume noter rapidement les résultats.

'Bien. Je vous envoie un hibou dans la soirée avec les résultats. Vous êtes un peu arrivée entre deux patientes donc je n'ai pas trop le temps là tout de suite, mais je ferais ça en même temps que les autres dans quelques heures.'

Je me mords les lèvres du au suspense qui me ronge petit à petit de l'intérieur, mais lui sourit, et me lève.

XxX

J'étais rester avec Lynn en attendant les résultats, et je n'arrivais pas à penser à autre chose. Les heures défilaient et Lynn essayait tant bien que mal de me changer les idées.

A 18h tapante, un coup de bec est donner sur la fenêtre et je cours pratiquement libérer le hibou de son fardeau.

'Alors, alors ?!' s'impatiente Lynn en se mettant à genou sur le canapé, surexcitée.

Je parcours rapidement le blabla habituel des médecins, et tombe finalement sur la réponse tant attendue.

« Suite à des examens blablabla, je vous annonce que le résultat de votre prise de sang pour grossesse est… »

Je pose ma main sur ma bouche et retient un sanglot.

'ALORS ?!' insiste Lynn.

« … le résultat de votre prise de sang pour grossesse est négatif. »

XxX

Je ne vais pas te mentir… je suis déçue. Même si rien n'était sûr, quelque part je m'y étais déjà faite. J'adorais l'idée d'être maman, même si les circonstances ne sont pas idéals.

Un peu triste, je transplane chez mon père, espérant tomber sur Remus.

Mais personne ne s'y trouve. La maison est tellement vide. Même mes frères étaient absents, et mon ancien foyer me parait tellement triste.

'Demonds ?'

'AAAAAAAAAAAAAAAARGH !'

Je sursaute d'au moins un mètre et me retourne rapidement.

'Putain, Rogue, tu m'as fait flipper !' je lance, le cœur encore battant la chamade.

Severus Rogue se tient droit devant moi, un sourcil levé.

'Désolé. Qu'est-ce que tu fais la ?'

'Je suis ici chez moi, Severus. Et toi ?'

Il hausse les épaules. 'Des affaires pour l'Ordre.'

'Quelles affaires ?'

'Pas les tiennes.'

Je soupire, un peu fatigué de tous ces secrets, mais je comprends.

'D'accord… Comment tu vas, sinon ?' Je lui demande pour faire la conversation. Je me dirige vers la cuisine, lui sur mes talons.

'Ça pourrait aller mieux. Et toi ?'

'Pareil.' Je lui annonce, l'air un peu déprimée. Il me questionne du regard, mais je lui réponds en haussant les épaules. 'Tu veux quelque chose à boire ?'

'Non merci. Je vais y aller. Bonne soirée, Silimouna.'

J'acquise et m'apprête à lui dire au revoir, quand l'image de Miller passe devant mes yeux.

'Attends, Severus ! Je peux te demander un service ?'

XxX

Severus Rogue n'avait pas posé de questions, mais je ne suis pas bien sûr qu'il n'en parlera à personne. La potion d'Invisibilité mettait 3 jours à être préparer, et je devais donc patienter jusque-là. Je lui avais fait promettre de ne rien dire tant que j'ai pas la fiole entre les mains, promesse qu'il me fit à contre cœur.

J'étais en train de parcourir mes cours chez moi quand Remus arrive, fatigué.

'Bonsoir mon ange.' Me salut-il avec un sourire. Je me lève pour le saluer et mets mes bras autour de son cou.

'Coucou toi.' Je lui fais un petit baiser sur les lèvres et il me rend mon bisou.

Il me sert dans ses bras, puis s'écarte et enlève son gilet. Pour un mois de juillet, il faisait encore un peu frais, mais rien d'étonnant, on est en Angleterre après tout.

'Comment tu vas aujourd'hui ? Qu'as-tu fait de ta journée ?' me demande-t-il.

'Je suis allé voir Lynn, ça faisait longtemps.'

'Ah, effectivement. Comment va-t-elle ?'

'Très bien, débordée par le travail. Mais elle adore ça.'

'Tant mieux. En parlant de travail, tu reprends quand ?'

'Dans quelques jours. D'ailleurs, il faut que je te dise pour Miller, je crois que…'

'Arf, non Silou, pas encore. Je suis déjà fatigué juste entendant son nom. C'est un abruti, j'ai compris.' Soupire-t-il, à bout de patience.

Bon… on ne dira pas que j'ai pas essayer, on est d'accord ?

'Tu as une petite mine. Désolé si je t'ai vexée.' S'inquiète-t-il.

Je lui souris et le tire avec moi sur le canapé. Je me colle à lui et il pose ses bras autour de moi.

'Tout vas bien, c'est juste que tu me manque tellement. Tu es toujours occupée, et ça fait tellement longtemps qu'on n'est pas sortis tous les deux.' Je me plains.

J'ai décidé de ne pas lui parler de ma fausse grossesse, ne sachant déjà pas ou il en est au point de vu des enfants, mais en plus je ne sais pas comment il va prendre le fait que j'ai eu une fausse alerte.

Certes, on en parle de temps en temps, mais il me dit si souvent qu'il a peur que ses enfants soient des loup-garou, que ça le freine d'en faire. Pendant un moment, il m'avait même pratiquement convaincu que ça ne sera que nous deux, pour toujours.

Si je ne m'en plaignais pas à ce moment-là, aujourd'hui, c'est une autre histoire. Je veux avoir des enfants. Ses enfants.

'Je suis désolée ma Silou. Je te promets de me rattraper bientôt.' Me promet-il en m'embrassant sur le front. 'Mais en parlant de sortie, je sais que ce n'est pas ce que tu attends, mais, ça te dit d'aller voir Sirius avec moi ?'

Je me relève, un grand sourire aux lèvres. 'Ouiiii, ça me ferait tellement plaisirs. Il me manque un petit peu.' Je lui avoue.

Ça allait faire des semaines, des mois que je n'ai pas vu Sirius plus de 2 minutes quand il passe ne coup de vent à l'Ordre.

'Tu lui manque un petit peu aussi.' M'informe Remus, et m'embrassant de nouveau sur le front. 'On y va ?'

XxX

Remus ne me dit pas ou on va, je sais juste qu'on marche en plein Londres entre les moldus. Et on marche pendant un bon moment.

Remus passe son temps à regarder par-dessus son épaule, me mettant mal à l'aise.

Non. Pire. Il me faisait flipper.

'On y est.'

Je regarde ou on s'est arrêter, et c'est un bar moldu qui ne paye pas de mine. Je questionne Remus pour voir s'il ne s'est pas trompé, mais il me tire à l'intérieur.

Il ne me faut pas longtemps pour trouver le beau Sirius Black, assis au bar, riant avec le barman.

Je me fais force pour ne pas courir vers lui, mais je sautille pratiquement de joie quand il se tourne vers nous, m'ayant entendu glousser comme une dinde. Il me fait un grand sourire et se lève pour m'accueillir dans ses bras.

'Sirius !'

'Bonsoir Silou ! Ça fait plaisirs !' Il me fait un câlin et me tient à bout de bras pour m'inspecter.

'T'as une petite mine quand même. Pas content de revoir ton Maraudeur préféré ?'

Je ris et lui tape légèrement l'épaule.

'C'est Remus mon Maraudeur préféré. Et si bien sûr, je suis tellement ravie de te voir, ça fait trop longtemps. Comment tu vas ?'

'Venez, on s'installe à une table d'abord.' Nous intime Remus, regardant toujours autour de lui.

Sirius commande nos boissons et nous demande de le suivre, comme s'il travaillait là.

Ou se saoulait ici tous les soirs.

'Détends-toi, Remus, ils ne viendront pas me chercher ici.' Le rassure Sirius.

'On ne sait jamais.' Sourit Remus, pas très confiant.

On se mets alors à discuter de tout et de rien, faisant bien attention à ne pas mentionner sa mission et l'Ordre, ainsi que quoi que ce soit de magique. On discutait comme des amis perdus de vu, et on riait beaucoup. Et la Sirius dit quelque chose que je n'aurais jamais cru entendre.

'J'ai rencontré une fille ici, très gentille. Parfois on passe du temps ensemble, c'est assez cool.'

'KEU-WA ?!'

Il ricane et me bouscule joyeusement.

'Neyla est juste une amie, Silou, calme-toi. Elle est sympa mais c'est tout.'

Je plisse les yeux, pas très convaincu.

'Elle est moche ?'

'Heu… Non. Elle est même très jolie.'

'C'est une moldue ?'

Remus m'intime de parler plus doucement et regarde autour de lui si personne n'a entendu.

Sirius lève un sourcil inquisiteur. 'Non, elle est de chez nous… Mais je vois pas ce que ça change, je ne fais pas de discrimination tu sais. Justement. Ça énerverait bien mes parents que je sois avec une moldue.' Rit-il.

'Sirius, shhhh.' Rappelle Remus.

'Détends-toi, Lunard, tu me stress.'

'Donc… Tu as une amie, très jolie, de notre monde, et super sympa avec qui tu t'entends très bien, et tu n'essayes pas de coucher avec elle ?'

Sirius secoue la tête. 'Non. Pas avec elle. Elle mérite mieux.'

Là, même Remus siffle d'admiration devant tant de maturité, et on se regarde, étonnés. Sirius nous fait un clin d'œil, trinque avec mon verre, et avale sa bière.

XxX

Un hibou très matinal se trouvait devant ma fenêtre, ne faisant pas un bruit, et me fixant juste très intensément. Il commence à me faire peur quand je me dis que peut-être il avait une lettre pour moi.

Le hibou me tend sa pate dès que j'ai ouvert la fenêtre et j'y vois un petit paquet.

La potion !

Je me dépêche de récupérer mon dus, et le hibou s'envole aussi tôt, sans demander son reste.

Sous l'excitation je déchire rapidement le papier autour du paquet et me retrouve avec une fiole avec à l'intérieur un liquide transparent. Avec la fiole, un petit mot :

« Je ne sais pas ce que tu trafique, mais fais attention. L'effet ne dure qu'une heure. S.R »

Une heure… va pas falloir me louper…

XxX

Le lendemain, je prends avec moi ma baguette, la potion et m'habille de façon très sombre, juste au cas où. Remus était déjà parti et j'ai essayé de ne pas suer quand il m'a demandé ce que j'allais faire de la journée.

'Rien de spécial, boulot, bouffer, dodo. Et toi ?'

'Je vais rapidement aller voir James, c'est l'anniversaire d'Harry dans 2 jours, on est en train de voir si on ne peut pas organiser quelque chose.'

'Oh, ça serait tellement bien. Se retrouver tous ensemble pour un heureux évènement.' Je rêvasse.

Remus m'a embrassé la joue, et m'a souri. 'J'espère que ça se fera aussi.'

Il est parti peu après, me laissant seule, ne suspectant pas une seconde que j'avais une mission assez suicidaire dans le fond de la tête.

Je respire un bon coup, et j'essaye de ne pas me mettre à pleurer de peur quand je sors de chez moi. Je serre les poings, et transplane.

XxX

Miller était assis à son bureau quand j'arrive, faisant mine de rien.

'Miller.' Je le salut. Il ne lève même pas la tête.

'Demonds.'

'Tu pourrais me regarder quand je te parle.'

'Sans façon, merci. Ta gueule me rappellera à jamais ce vomis dégeulasse que j'ai dû nettoyer de mes chaussures.'

Je ferme les yeux pour ne pas l'insulter et expire.

'Je me suis déjà excusée.'

'Ça ne change rien à ce beau souvenir, Demonds.'

'Pff.'

Il lève la tête et son air blasé m'énerve encore plus.

'Toi pff.'

'Gamin.'

Je ne peux pas le supporter. Mangemort de merde.

Je sors de son bureau et allait vers le bureau de Krevinck quand j'entends Miller ouvrir sa fenêtre. Je me colle contre le mur, et tends l'oreille.

Il me semble entendre un hibou, et la fenêtre se refermer. Puis Miller jurer.

Je l'entends ranger des parchemins, et essaye de contrôler ma respiration quand je me demande ce que je fais.

Je prends la potion maintenant ou pas ?

Je fais quoi, je fais quoi, je fais quoi…

Bon, merde.

Je sors la potion de ma poche, et l'aval. Je me sens d'abord nauséeuse, puis une boule se forme dans mon ventre. Ensuite vient le froid total, et j'ai l'impression de mourir de froid. Puis, plus rien.

Je baisse mon regard vers mes mains, et ne vois rien.

Je souris, heureuse de voir que Severus ne me l'a pas faite à l'envers et m'a bien délivré ce que je lui ai demandé.

Au moment où je voulais vérifier si ma baguette se voyait, Miller sort en courant de son bureau, et j'ai à peine le temps de m'écarter puisqu'il fonce vers le bureau de son oncle. Je lui cours après, essayant de rythmer mes pas au sien pour ne pas qu'il m'entende.

'Mon oncle. Il faut qu'on y aille.' Annonce-t-il sans crier gare, et Krevinck sursaute un peu. Mais il a l'air de rapidement comprendre de quoi parle Miller.

'Allons-y.'

Je me colle au mur un maximum, et les deux passes devant moi d'un pas pressant. Krevinck passe devant mon bureau, et avant de vérifier si je suis bien dedans il crie : 'Demonds, Je m'en vais. Occupez-vous des dossiers dans… Mais ce n'est pas vrai, elle est ou encore ?'

Miller regarde dans le bureau à son tour, et secoue la tête.

'Elle sert vraiment à rien mon Oncle. Je ne comprends pas son embauche.'

Mais quel...

'Je verrais ça à mon retour. 'lui dit Krevinck. 'Ne le faisons pas attendre.

J'essaye de suivre le rythme, mais ils font des bas beaucoup plus grand que moi, et je cours presque derrière eux, mais j'ai tellement peur de faire trop de bruit. J'ai beau être invisible, il faut que je reste discrète.

On sort du bâtiment, et Miller nous conduit dans un coin sombre à côté de chez Krevinck&co. Et je comprends qu'ils vont transplaner.

Merde, merde, merde !

Au moment où Krevinck hoche la tête vers Miller pour lui dire qu'il est prêt, je saute en avant et attrape un bout de la robe de Krevinck.

On a atterri devant une grande maison et je lâche rapidement Krevinck, m'éloignant un peu, et je guette pour voir s'il m'a senti. Mais il ne fait qu'épousseter sa robe et entre par la porte qui s'est ouverte d'elle-même, devant lui. Je les suis rapidement et la porte se referme derrière moi.

Un frisson parcourt mon corps, et je me sens d'un coup par super bien. J'ai envie de vomir, de pleurer, de me tailler les veines, soit, tout sauf être là.

Sans un bruit, Miller et Krevinck avances dans un grand couloir sombre, éclairés par quelques bougies. Devant nous se dresse un grand escalier, qui était lui-même dans un grand hall. Dans ce hall se trouvait 4 portes, et Miller passe par la double porte à sa droite.

'Mon Seigneur.' Salut Krevinck en entrant dans la pièce.

Je décide quant à moi de rester dehors, mais de me coller à la porte, voyant tout de même tout ce qui se passe à l'intérieur.

Ils étaient dans une grande pièce, ou se trouvait une longue table noire, et donc quelques sièges était pris. Et au bout de cette table…

Oh mon dieu.

C'est lui.

Voldemort.

Je pose mes mains sur ma poitrine et essaye de calmer mon cœur qui bat de peur. Je suis sûr qu'ils peuvent l'entendre. Mes jambes tremblent, et je constate que ce plan était une très, très mauvaise idée.

'Willus, Mikael, on vous attendait.'

Sa voix est tellement… flippante. Elle est calme, et paisible. Mais lui ne me donne pas du tout cette impression. Il a les cheveux très courts sur son crâne, le teint blanchâtre, et porte une longue robe noire. A côté de lui, un serpent fais la sieste, au calme.

Bon, déjà, on peut dire que j'avais raison pour Miller. Mais alors Krevinck… moi qui pensais qu'il n'avait que son travail dans la vie…

Je n'espère ne pas avoir abuser de votre patience, maitre.' S'excuse Krevinck.

Ha, en parlant de Krevinck, son prénom c'est Willus. Je ne me ferais pas pipi dessus en ce moment, j'en rigolerais.

Voldemort ne lui répond pas, et lui sers juste un sourire dégeulasse, puis leur intime de s'installer à ses côtés.

'Je vous ai fait venir pour avoir votre compte rendu, ainsi que vous aidez un peu dans votre mission.'

Miller prend alors la parole, et Krevinck se mets à chercher quelque chose dans sa robe.

'La mission avance bien, mais malheureusement, les retours ne sont pas bon. Dumbledore avance rapidement dans sa quête.'

Voldemort plisse les yeux de rage, et je vois même Miller être parcouru d'un frisson. De mon côté, je sentais mes jambes me lâcher lentement.

Il caresse un peu son animal de compagnie, puis se tourne vers une troisième personne.

'Malefoy, je vais vous demander de garder un œil sur les Weasley. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens qu'ils en savent un peu plus qu'ils ne laissent croire.'

Le blondinet à sa gauche hoche la tête. 'Je pense aussi qu'Arthur Weasley fait partie de l'organisation de Dumbledore, Maitre. Je vais trouver ce qu'il sait.'

Weasley ? J'ai déjà entendu ce nom, mais ne connais personne de cette famille.

'Bien. Quant à vous,' ajoute Voldemort en se tournant de nouveau vers Miller et Krevinck. 'J'ai quelque chose pour vous. Queudver !' Appelle-t-il.

Attends… Quoi ? Il a bien dit Queudver ?

Une seconde plu tard, ma bouche s'ouvre grand, et je retiens difficilement un cri de choque.

Peter Pettigrow arrive, parchemins à la main et salut Voldemort en baissant tellement la tête qu'elle se retrouve presque à son nombril.

Peter putain de Pettigrow.

Le traitre… c'est lui…

'Maitre ?'

Je n'en reviens pas… Comment a-t-il pu ?

Peter dépose ce qu'il a dans les mains sur la table, et les hommes se réunissent autour de leur maitre, puis discute à voix basse. Je n'entends que quelques bribes, ça parlait de gringotts, et d'un truc avec un Horus ou je ne sais quoi.

Mais j'arrive plus à réfléchir. Mon regard reste bloquer sur Peter qui écoutais attentivement ses collègues.

Je n'arrive pas à y croire. De toutes les personnes que je connais, il est celui que j'aurais le moins imaginer à cette place.

Il était pourtant si gentil. Drôle. Un peu con, mais si généreux.

Et la…

Je ne comprends rien.

Ce n'est qu'au nom de Potter, que je me ressaisi, et réécoute la conversation. A ce moment-là, Krevinck et Miller se lèvent.

'Mais cela n'est pas un sujet à discuter avec vous.' Conclut Voldemort.

Merde. Quel sujet ?

'Bien, nous allons donc nous occuper de ceci.' Dit Krevinck en lui montrant les parchemins qu'il vient de recevoir.

Ils saluent tous les deux leur boss, puis arrive vers moi, je me recule sans bruit et les laisse partir devant. Je pourrais me transplaner seule cette fois. Je veux savoir ce que Voldemort et Peter fabrique ensemble.

Un silence s'installe dans la pièce et je retiens ma respiration. Puis, Voldy se tourne vers Peter.

'Ils sont toujours sur place ?'

'Oui Maitre.'

'Tu fais bien attention à ne pas faire planer le doute sur toi, n'est-ce pas Queudver ?' dit Voldemort d'une voix faussement mielleuse. Jamais quelqu'un m'a paru aussi menacent.

'Très attention maitre. Ceux qui ne savent pas, pense que c'est Black le gardien. Et ceux qui savent, me font entièrement confiance.'

Espèce de petit…

Oh mon Dieu… je viens de penser… Il est le Gardien des Potter…

Oh par Merlin…

J'ai de nouveau envie de vomir, et m'éloigne de la porte. Peter adresse un dernier mot à son maitre, puis passe par une autre porte.

C'est à ce moment-là que je décide de ne pas rester une seconde de plus, et en faisant le moins de bruit possible, je pars vers la porte par laquelle je suis rentré. Je cours les derniers mètres, et attrape le poignet de la porte.

Oh, non.

Je n'arrive pas à l'ouvrir.

Je regarde derrière moi pour voir s'il y'a quelqu'un puis recommence à tirer sur la porte.

Impossible de la faire bouger.

Et là, j'ai une sueur froide, et des larmes qui me monte à l'œil.

Le bout de mon doigt gauche, est apparu. La potion commence à perdre de son effet.