Auteur : Nami-chan.
Couples :DateSana, MotoMoto, KoSasu, IeMitsu, et d'autres
Disclaimers : Je crois qu'ont aimerais tous posséder les droit sur Sengoku Basara, mais ce n'est pas mon cas
Dragon Tales Livre Deux
Partie 36
Lorsque l'on sort d'un sommeil profond, au moment où l'on est comme pris au piège entre la conscience et l'inconscience, il devient difficile de faire totalement confiance à ses sens. Ils sont très souvent la dernière fonction du corps humain à sortir de léthargie, redémarrant comme le braise d'un feu mourant que l'on attise doucement.
Il faut presque toujours passer par l'éveil progressif des sens pour se réveiller, d'abord l'ouïe, un bruit, un son différent poussait notre cerveau à s'activé… mais se ne fus pas le cas pour Yukimura, aucun son, pas même les battements de son propre cœur ne raisonnait autour de lui.
Le touché en revanche, la sensation d'une chose douce passant sur sa peau l'éveilla, poussant un grognement d'inconfort à remonter de sa gorge. Son repos dérangé son repos, il était actuellement dans ce semi état de conscience. Il ne pouvait pas encore réellement bouger, n'y même se rendre compte que ce ne pouvait pas être Masamune en train de l'éveillé si délicatement.
Et puis cela lui revint brusquement, ce n'était pas possible…il était censé être…
Il se redressa d'une traite en position assise, ses yeux toujours pleins de vie s'ouvrirent face à un paysage inconnu, l'air entra dans ses poumons en bouffées rapides, son réveil brutal ayant consommé tout l'oxygène de son sang pour actionné les réflexes militaires de défense qu'il avait assimilés.
Cela était loin d'être un lieu familier. La pensée que Yukimura eut au moment où son regard balaya l'immensité vide et sombre qui l'entourait, un dessert gris dénué d'autre relief ou de couleur, un sable volcanique sous son corps étendu, c'était qu'il était probablement bien mort au final. Même si sa poitrine se soulevait en rythme, même si le battement frénétique sous sa main ne pouvait être que celui de son cœur.
Le plus étrange étant que le ciel tout aussi gris ne semblait pas obscurcit par quelconque nuage et pourtant sans que le moindre rayon de soleil ne réchauffe son corps endolorie, il faisait clair comme en plein jour.
Quelque part cet endroit avait quelque chose de vaguement familier, comme s'il était déjà venu auparavant. C'était comme si son corps se souvenait à défaut de souvenir clairement identifiable. Cela ne lui semblait pas impossible, car en tant que samouraï, il avait déjà frôlé la mort à plusieurs reprises.
Cependant, ce n'était pas tout à fait comme cela que Yukimura imaginait les limbes. Même si pour dire vrai il n'avait jamais vraiment réfléchit à sa propre mort. Servir son seigneur était bien plus important et occupait largement la part de son esprit quand il n'était pas occupé par un certain Dragon.
Ni vent ni odeur particulière ne parvenait à lui, le sable sous lui était assez dur pour supporter son poids et assez meuble pour rester confortable à la fois. Suffisamment friable pour que lorsqu'il y referma sa main dessus, les grains craquent entre ses doigts avant de s'écouler ainsi transformés en particule plus fine.
Yukimura était calme, en paix. La perspective de sa mort ne provoquant aucune angoisse en lui, pas même d'émotion particulière en fait s'il y prêtait vraiment attention. Il savait qu'il était mort en accomplissant son devoir. C'était juste, qu'il n'arrivait pas à ce rappeler comme il était mort n'y pourquoi.
Et cela n'avait aucune importance à cet instant. Tout était normal.
Redressant la tête à cette pensée, Yukimura eut un rude mouvement de recul au moment où il remarqua qu'il n'était pas aussi seul que le vide sur lequel il avait ouvert les yeux le suggérait.
Comme si elles avaient été effarouché par son réveil en sursaut, de sorte de petites lucioles ou sphères lumineuses orangeâtes et verdâtre se rapprochaient de lui avec ce qui semblait être de la précaution. Flottant et virevoltant dans autour de lui dans un cercle coordonnée sans qu'aucune ne semble suivre la même trajectoire
Elles formaient une petites nuée, il ne devait pas y en avoir plus d'une dizaine maintenant que Yukimura s'attarda à mieux les observé. Elles dansant dans l'air un ballait laissant parfois des trainées lumineuses dans leurs sillages. Peux à peux elles se mirent à voleté en se rapprochant de Yukimura qui n'osait plus faire le moindre mouvement. Il restait cependant toujours sur le qui-vive, car bien qu'elles semblent inoffensive, elles pouvaient toujours se montré hostile.
A moins qu'elles ne soient là pour le guider jusqu'à la barque qui lui fera traversé le grand fleuve.
"Oooh." Yukimura ne put retenir une exclamation d'admiration.
Sa soudaine levée de voix effraya les lucioles qui perdirent leur coordination dans leur désespérassions à s'écarté de lui, bien qu'elle n'ait nulle part ou ce caché.
Les voyant ainsi s'agité poussa Yukimura à lever les mains en signe de paix, "Ah, non, je-" se rendant rapidement compte qu'il ne savait même pas si ces créatures entendraient ses tentatives pour les rassurer.
Mais cela ne suffit pas, puisque les lucioles s'éloignèrent rapidement après avoir formé un petit nuage lumineux. Yukimura suivie leur trajectoire avant de tenté de se lever pour les suivre. Il ne voulait pas risquer de perdre ce qui paraissait s'approcher le plus d'un guide.
Sa jambe gauche obéie normalement à sa commande, son genou se fléchissant pour prendre appui sur le sol. Sa jambe droite en revanche était clouée au sol. Yukimura eu le souffle coupé, non pas par la surprise cette fois mais par l'horrible constatation qu'il avait quelque chose d'enroulé autour de la jambe.
Cette chose n'était pas là il y a quelque instant, il en était certain. Son instinct lui dit que ce n'était peux être pas lui qui avait fait fuir les lucioles après tout.
S'était une sorte de serpent… non c'était une ombre, une ombre froide à travers laquelle il voyait encore son membre captif. Cette ombre qui s'était enroulé autour de sa jambe comme l'aurait fait un serpent où une plante grimpante.
Yukimura tenta de retirer sa jambe de sa prise mais rien n'y faisait. Tout le calme qu'il ressentait depuis son éveil s'effondra quand l'ombre remonta sur lui, très vite elle s'enroulait déjà autour de sa taille. Cette sensation d'entrave, d'impuissance, il avait beau gigoté pour s'en défaire, plus l'ombre progressait plus sa marge de mouvements s'amenuisait. Ce n'était pas lui, Yukimura était fort, Yukimura avait l'esprit suffisamment vif pour se tiré des situations les plus dangereuse. Il ne pouvait pas se retrouver paralysé, dévoré puis recraché par il ne savait quel démon des enfers.
Haletant sous ses efforts pour se dégager, il essayait également de lutter contre cette angoisse qui l'envahissait.
Si cela devait être son enfer personnel…Yukimura n'osait même pas pensé à cela.
L'ombre s'arrêta subitement au niveau de son torse, comme si elle avait entendu les pensées de plus en plus sombres du jeune homme. Elle se détendit sans pour autant que la pression constante que Yukimura sentait sur lui ne faiblisse. Il avait eu raison de la comparé à un serpent, puisque à cet instant l'ombre avait l'air d'un aspic dressé sur son torse près à frapper son pouls battant avec ses crocs chargé de venin.
Mais ce n'était pas vraiment un serpent. La tête d'un serpent ne ressemblait pas à cinq doigts crochus et sinueux rattaché à une main humaine. Une main qui pointait maintenant ce qui devrait être son index sur lui. Yukimura déglutit, un peu de curiosité supplantant son angoisse et le poussant à cesser toute lutte inutile. Il devait conserver ses forces, guetté le moment opportun, oui cela lui ressemblait plus, lutter pour vivre. Bien qu'il soit déjà mort.
L'index crochu le désigna pointant son nez du doigt, puis la paume de la main ce tourna vers le ciel, et le doigt remonta plusieurs fois faisant signe à Yukimura de le suivre ?
L'ombre, (le bras ?) se retira de son corps, le relâchant suffisamment lentement pour qu'il ait le temps de bien enregistrer la situation. Alors Yukimura put finalement se relever, encore essoufflé suite à l'expérience quelque peu traumatisante qu'il venait de vivre. Si ce n'était qu'il s'en était rapidement remis et qu'il ne restait maintenant en lui qu'une curiosité pour la chose lui faisant face.
L'ombre l'attendit, trainant longuement sur le sol comme une corde se perdant dans le sable gris. Etrangement, maintenant elle semblait avoir gagné en épaisseur et ressemblait plus à un nuage de fumée compacté qu'à une ombre, c'était réellement fascinant.
Lorsque Yukimura fit un pas en direction de l'ombre elle se retira, se déplaçant lentement, la main pointant régulièrement vers lui pour voir s'il suivait toujours.
Sans indicateur temporel dans cette immensité vide, impossible de dire exactement combien de temps il marcha en suivant l'ombre. Mais ce qui était certain c'était que Yukimura n'eut pas le temps de remettre en question ce choix quand il découvrit enfin que cet ombre ne provenait pas de nulle part.
Elle était reliée à quelqu'un. Une forme prostré au sol était entouré d'une multitude ses mains noir, cajolant, semblant s'occupé de cette personne caché par un long rideau de cheveux noir. De faibles sanglots parvinrent aux oreilles de Yukimura qui se renfrogna. A son tour, il tendit la main pour tenter de s'approcher de cette personne.
"Personne n'ai sensé être ici, il n'y a personne ici." Sanglota alors la personne.
Bien que sa voix était étouffé et presque un murmure, Yukimura n'eut aucun mal à constater qu'il s'agissait d'une voix féminine. Plus encore, il connaissait cette voix. Il en était persuadé, mais ses souvenirs étaient bien trop flous.
"Ma dame ? Quelque chose ne va pas ?" interrogea Yukimura, se penchant pour commencer une conversation. Il se sentit idiot à seconde ou ses mots sortirent de sa bouche, bien sûr que cette femme n'allait pas bien. Si elle était ici comme lui cela voulait dire qu'elle était morte.
Plusieurs des mains d'ombre se braquèrent, se posant entre lui et la femme, cessant effectivement toute tentative d'approche de Yukimura. Il hésita une seconde avant de retenté, il ne pouvait pas la laissé comme cela.
"Oh, Nagamasa-sama, pourquoi n'êtes-vous pas avec Ichi ? Pourquoi n'avez-vous pas attendu Ichi ? " Dit-elle avant qu'il n'ait pu ouvrir la bouche.
Les mots de la femme raisonnaient dans l'esprit de Yukimura, s'imbriquant comme des pièces d'un puzzle et cela lui revint.
"Dame Oichi ?" demanda-t-il, qui aurait cru que la sœur du roi démon soit la première personne qu'il rencontre dans la mort.
Les sanglots s'arrêtèrent et la femme releva la tête pour lui faire face. Son visage de porcelaine n'avait changé en aucun point, aucune expression visible ne transparaissait dans ce qui ressemblait à un masque. Quelques mèches noir nuit était resté collé à ses lèvres. Cependant ce qui trouble le plus Yukimura était le regarda d'Oichi, ses yeux qu'il avait connu violine et profond était désormais aussi noir et aussi vide que les mains d'ombre qui enveloppait la femme.
"Ce n'est qu'on rêve, oui c'est le rêve d'Ichi. Devons-nous continuez à chercher Nagamasa-sama?" dit-elle d'un ton monocorde.
A mesure que ses mots raisonnait, l'expression d'Oichi se réchauffa, le coin de ses lèvres remontèrent en une sorte de sourire, elle sembla vraiment heureuse de la perspective que Yukimura l'aide à chercher ce Nagamasa. Du moins c'était ce que Yukimura avait retenu de cet étrange échange à sens unique.
Il hocha la tête. Le jeune homme ne savait pas si c'était contre les règles que deux âmes perdu s'entraident, cela n'allait pas l'empêché de le faire pour autant. Cette femme avait peut-être été son ennemi autrefois, cela n'enlevait rien au fait qu'ils étaient tous égaux devant la mort.
"Je vous aiderais Dame Oichi." Affirma-il avec la conviction et la ferveur qui le caractérisait.
La jeune femme répondit par une sorte de soupir qui emplit l'air autour d'eux. Les mains d'ombre qui l'entouraient entreprirent alors de la redresser, la soulevant par la taille et sous les bras. Elle tituba quelques instants quand ils la relâchèrent avant de disparaitre dans le néant des limbes.
Les bras ballant, son corps comme pris de léthargie, Oichi commença à marcher devant Yukimura. Et tandis qu'elle avançait sans hâte mais sans lenteur, Yukimura entendis sa voix raisonné, un chant doux qui portant provoqua un frisson dans son dos.
"Celui qui appelé le roi,... Tu souhaites entendre le chant du démon…A genoux tu supplie pour savoir quel graine du destin le démon a semé…"
Yukimura se pris à espérer qu'ils trouvent vite ce qu'elle cherchait.
Oooooooooooooooooooooooooo
Le démon était tout près d'eux. Aussi haut qu'une petite montagne, projetant son ombre sinistre sur Sekigahara. La créature rugissait et s'agitait pour frapper de ses têtes les humains qui gravitaient autour d'elle. Il était difficile de détourné les yeux d'un tel spectacle tant l'aura de danger appelait les instincts primaires de survie de tout ceux présent. Pourtant Mitsunari ne lui avait même pas accordé un regard.
C'était comme s'il n'y avait plus qu'Ieyasu existant devant lui et il avait tranché sans ménagement tous ceux qui avaient tenté de se mettre en travers de son chemin. Rapidement, Ieyasu avait agis, le reflexe s'insinuant dans son corps. Il s'était raidit près à faire ce qu'il fallait.
L'éclat moqueur dans les yeux bleu du démon n'étaient pas passé inaperçu aux yeux de ceux qui l'affrontaient, et il ne ferait qu'aucun doute qu'Orochi utiliserait Mitsunari en sa faveur.
Alors, Masamune et Ieyasu avaient échangé un regard et avait conclu un accord tacite scellé par un hochement de tête. Ieyasu s'était mis à courir pour retourner sur le champ de bataille de Sekigahara.
La mâchoire sérée, l'attention de Masamune était retourné sur le démon, sachant qu'à nouveau il devrait l'affronté seul.
Mais il ne fut pas seul longtemps à son grand soulagement. Bien qu'Ieyasu avait entrepris d'attirer Mitsunari hors de portée d'Orochi. Ses hommes n'avaient pas eu besoin d'autres ordres pour rester auprès de Masamune. Eux savaient que leur seigneur devait mener son propre combat. Cela aurait été encore mieux s'il avait s'agit de ses propres hommes, mais Masamune n'allait pas discuter.
"Lâches, tu fuis encore !" entendirent-t-il Mitsunari crié tandis qu'il se mettait de nouveau à la poursuite d'Ieyasu.
La course d'Ieyasu ne dura pas longtemps cependant, juste assez pour qu'il ne puisse pas être touché par Orochi où qu'il blesse quelqu'un d'autre avec les grands mouvements que son sabre faisaient. Mitsunari était juste trop aveuglé pour se rendre compte que le général de l'Ouest leur avait tout simplement trouvé un endroit plus propice à la discussion. Même si c'étaient par leurs armes qu'ils allaient parler.
Ieyasu ne cherchait pas à se caché entre les restes de fortifications brisé, leur bois réduit en miette au milieu de cratère encore fumant laissé par les boulets de canon. Il avait compris qu'il était temps, qu'il ne pouvait plus évité ce moment.
Depuis les débuts il avait redouté cette confrontation. Son cœur s'était serré à la seconde ou ses yeux s'étaient posé l'autre jeune homme après tant de temps passé séparer. Au-delà de la part de douleur il avait bien reconnu qu'il avait ressenti du soulagement. Content que Mitsunari semblait bien ce porté, heureux presque que Mitsunari soit toujours aussi vif et prompt à se battre pour ces conviction.
C'est à ce moment qu'Ieyasu compris que malgré tous ses effort pour mettre ses sentiments de côté, il n'avait pas à un seul instant cessé d'aimé Mitsunari
Il était un homme perdu, quel que soit le vainqueur de Sekigahara, ce serait un fardeau de plus à porter sur son cœur.
Ieyasu ne serait jamais devenu l'homme qu'il était à présent en abandonnant, même à ses propres dépens. Cependant plus que jamais à cet instant Ieyasu sentait qu'il y avait peut-être une dernière chance de faire entendre raison à Mitsunari. Si seulement il pouvait lui faire ouvrir les yeux sur le véritable ennemi.
."Mitsunari ! Arrête cette folie ! Ne vois-tu pas que notre querelle n'a pas d'importance à cet instant !" tenta de raisonné Ieyasu pour la nième fois, tentant de lui montrer l'évidence.
"PAS D'IMPORTANCE ?!" gronda Mitsunari aveuglé de colère, "Tu m'as pris tout ce que j'avais et cela n'as pas d'importance ?!" sa lame accentua chaque parole, frappant avec plus de rage et de sueur, chaque souffle de Mitsunari dédié à tenter d'avoir la tête d'Ieyasu.
Les assauts à l'épée de Mitsunari redoublèrent d'intensité face à un Ieyasu hésitant dont le regard déviait trop souvent vers l'immense créature qui menaçait actuellement leur vie et leur pays, pourquoi Mitsunari ne pouvait-il pas voir cela ? Que devait-il faire pour lui faire entendre raison ? Laissé son cœur à découvert et lui offrir sa vie ?
Ieyasu lui donnerai sans hésitation s'il ne s'agissait que de lui. Mais il n'était pas si égoïste n'est-ce pas ?
Son souffle se perdit quand il bloqua le sabre de Mitsunari de ses deux poings croisé, s'offrant une fenêtre de temps suffisante pour que son regard dévie à nouveau vers le démon. Lui permettant cette fois de mieux observé la situation dans laquelle il avait laissé ses alliés.
La tête barbu venait de lancer une volé de piquant acéré comme des lances se dirigeant droit sur ses troupes. Ieyasu eut une grimace de douleur et siffla à l'idée qu'à cet instant il ne pouvait rien pour eux. C'était difficile de ne pas pouvoir être à leur côté.
Et cela juste parce qu'il refusait d'en finir avec Mitsunari. La seule part d'égoïsme qu'il n'arrivait pas à faire taire.
Keiji et Tsuruhime était arrivée à temps pour venir en aide à Masamune, bien que leur soutient soient limité ils avaient été rapidement suivi par Motonari et un jeune garçon blond dont Ieyasu ignorait le nom.
Maintenant chacun pouvait retenir l'attention d'une tête pendant que Masamune assénait le plus gros des dommages infligé au démon. Tous ensembles, ils se débrouillaient.
La force brute de Keiji protégeait les plus faibles. Les attaques à distance de Tsuruhime avaient suffisamment d'impact pour gêner le démon. Les faibles pouvoirs de Motonari, hérité de son sang démoniaque, s'avéraient tout aussi utile. Ieyasu l'avait rarement vu les utiliser en pleine bataille. Ce qui montrait bien que même le Kitsune s'était rendu compte de gravité de la situation.
Le jeune homme blond qui portant un chapeau noir à large bord étaient quant à lui en train d'effectué une sorte de dance qui semblait entrainé la tête au écailles brune en crête qui ondulait en rythme. A cela Ieyasu ne put qu'arquer un sourcil dubitatif.
La lueur verte de ses boucliers de vent projeta la majorité des piques de la tête barbue à terre, tirant un soupir de soulagement de la bouche d'Ieyasu.
Un autre de ses soulagement était que cette distraction empêchait le démon de concentré toute sa force a dégagé sa patte toujours prise dans la profonde crevasse où Ieyasu l'avait enterré. C'était déjà un peu de temps de gagné.
Le vaincre était un exploit à leur portée. Ieyasu avait encore des difficultés à s'en convaincre cependant. Il était loin d'être idiot et l'épuisement progressif de Masamune ne lui échappait pas. Que ce soit la sueur qui perlait de plus en plus sur son front, ses écailles bleues qui étaient peu à peu remplacé par sa peau humaine ou bien le tremblement de ses mains chaque fois que Murakumo entaillait dans la chaire d'Orochi.
Leur temps était compté, Ieyasu devait rapidement trouver quelque chose.
Seulement, à cet instant le sabre de Mitsunari passa beaucoup trop prêt de sa veine jugulaire pour qu'il ait le temps de réfléchir à un plan.
"Ne cesseras-tu-donc jamais de fuir ? Quand vas-tu commencé à te battre ?!" enchaina Mitsunari, poursuivant Ieyasu et l'obligeant à esquivé encore et encore.
"Je ne veux pas me battre avec toi !" insista Ieyasu, essayant de repoussé Mitsunari plus loin. "Je t'en prie Mitsunari, je te promet de te donner ce que tu veux le moment venu, mais ce n'est pas le moment ! Tu dois te ressaisir, l'heure et grave, ce combat doit cesser !" tenta-t-il.
"Je ne que faire de la parole d'un menteur et d'un traitre ! Attendre le moment venu ? Pour te donner encore l'occasion de fuir !?" répondit Mitsunari, demeurant aveugle.
Comme s'il avait entendu les pensées troublées d'Ieyasu, le démon choisi ce moment pour laisser échapper un rugissement tonitruant, fracassant l'air autour d'eux, l'onde sonore soulevant des débris à terre. Et pendant une seconde il constata que même Mitsunari avait grimacé d'inconfort.
Comme il avait voulu le serré dans ses bras et le mettre à terre pour le protégé.
Ce rugissement raisonna comme un signal au plus profond d'Ieyasu. La déchirure fut -elle qu'il en perdit presque son souffle mais la résolution était là. Il n'avait plus le temps de convaincre Mitsunari, il devait le stoppé. Mitsunari n'arrêterait qu'une fois que l'un d'eux aura rendu son dernier souffle. Ieyasu n'était pas allé aussi loin pour laisser son amour fou pour un homme gâché les chances de paix de ce monde.
Il baissa les poings et changea de garde, passant d'une pause défensive à une pause offensive.
Ieyasu allait adresser son acceptation à Mitsunari, sauf que trop perturbé par ses propres pensées, il ne remarqua que maintenant que l'assaut répété de son ennemi avait cessé.
Mitsunari restait pourtant face à face à Ieyasu, les yeux plissé, une main tenant son sabre et l'autre survolant le pommeau, prêt à le ressortir de son fourreau à pleine vitesse. Sauf qu'en vérité il attendait, écoutait, enfin son corps réagissait à la créature démoniaque, oubliant quasiment sa soif de vengeance.
"Nous avons assez joué, " gronda la voix puissante du démon.
L'instant d'après toutes les têtes d'Orochi se dirigea vers le ciel, laissant échapper de leur long coup des cris stridents.
"C'est donc cela dont parlait Gyobu ?" murmura Mitsunari, l'inconfort face au bruit que faisait le démon visible dans on expression. Il ne fallut pas longtemps avant qu'il ne se détourne à nouveau complétement d'Orochi, son attention se tournant vers Ieyasu. "Si je ne peux pas t'abattre j'aurais au moins le soulagement que cette créature finisse le travail pour moi."
Ieyasu secoua la tête d'un air désolé. Ses yeux lui brulaient, ses oreilles souffraient des cris d'Orochi mais plus encore son cœur saignait face aux paroles de Mitsunari. Parce qu'il savait qu'il était pleinement conscient de ce qu'il disait.
La détresse que Mitsunari vit apparaitre sur le visage d'Ieyasu n'était que le reflet de sa couardise. Face à ces crimes, il n'en menait pas large. Mais ce n'était pas le genre de combat à mort que voulais Mitsunari.
Le refus d'Ieyasu de répondre à ses coups ne faisait qu'attiser sa haine. Depuis longtemps l'adrénaline dans son sang avait fait taire la douleur de ses blessures infligées par ce fichu dragon. Si seulement ce gigantesque démon pouvait l'écrasé pour lui, cela lui enlèverai une bien grosse épine du pied
Si ce maudis serpent avait cru que le blessé changerait quelque chose ? Avait-il cru protégé Ieyasu ? Masamune était comme tous les idiots qui croyaient aux belles paroles d'Ieyasu. Quand il les avaient vu côte à côte sur le champ de bataille, se souriant l'un à l'autre et ignorant complétement sa présence, son sang n'avait fait qu'un tour.
Et dire qu'il lui faisait l'honneur de lui éviter de connaitre cette souffrance qu'était d'être poignardé dans le dos par Ieyasu.
Ieyasu était sien…ce fichu Dragon ne méritait pas une seconde de son attention.
La lame de Mitsunari fendit l'air tandis qu'un cri rauque de colère poussait hors de sa gorge. Il reprit le combat avec sa rage renouvelé. Ses yeux s'écarquillèrent quand il se rendit compte que quelque chose avait changé.
Evité de justesse un brutal coup de poing qui lui aurait brisé les côtes emplis ses veines d'euphorie.
"Enfin !" lança-t-il triomphant.
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Depuis qu'avait retentis les premier tirs de canon, Otani n'avais su trouver en lui la force de croire en la victoire de l'alliance de l'Ouest. Et ne pas pouvoir croire en la victoire de son propre camp n'aidait en rien à garder un esprit serin
Quelque chose au plus profond de se os, quelque chose de bien plus cruel que sa maladie lui disait qu'il n'aura jamais du laissé Mitsunari seul.
Le front sud tenait, il pouvait au moins se conforté dans le fait qu'il ait remplis sa mission. Les forces d'Honda Tadakatsu continuaient à essayer de pénétrer mais il continuait des les repoussés, utilisant toutes les ressources à sa disposition à bon escient comme son intellect le lui permettait.
Il pourrait tenir encore des jours comme cela et ne pas s'épuiser, il ne pouvait pas en dire autant de ses adversaire. Mais le but n'était pas là, cette bataille n'était pas un siège et il était pressé de revenir auprès de Mitsunari avec de bonnes nouvelles.
Ce n'était pas ça place cependant d'affronté Tadakatsu. Pas encore. Ce disait -il tandis qu'il ne pouvait que rester spectateur. Yoshihiro Shimazu, son allié avait attendu cet affrontement toute sa vie. Qui était-il pour lui en privée.
Le vieil homme bourru semblait extatique, laissant échappé un rire caverneux chaque fois que son immense épée- un couteau à baleine semblait-il- entrait en contact avec la lance massive de Tadakatsu.
Ces deux hommes étaient de grandes tailles, deux force de la nature et il semblait presque naturel qu'ils s'affrontent. Shimazu était l'un des rares hommes sur terre capable de rivalisé avec la puissance inhumaine de Tadakatu. Otani avait réalisé un coup de maitre lorsqu'il l'avait convaincu de se joindre à Mitsunari. Et Otani que la maladie rongeait à petit feu, le privant lentement de tout honneur et d'une mort digne de ce nom pouvait comprendre le besoin de Yoshihiro à cette dernière bataille avant de se retirer. Il était certain qu'il espérait y trouvé le repos du guerrier.
Seulement, sa mort signifierait une défaite et Otani ne pouvait pas s'accorder cela, il s'était assurer que Shimazu le comprenne bien lui aussi.
Il se serait bien passé de ce jeune sauvage que Shimazu avait amené avec lui, quel que soit les louange que lui vantait le vieil homme. Ce petit avait le même regard que ce maudit Yukimura et Otani reconnaissait des problèmes quand il en voyait.
Curieux comme il n'avait plus repensé à lui jusqu'à maintenant, quel était son nom déjà ? Otani avait dû oublier puisque c'était sans réel intérêt. Mais à cet instant il se dit qu'il aurait bien aimé le voir à l'œuvre. N'avait-il pas lui aussi été envoyé sur le front sud ?
Otani cessa de distraire son esprit avec des pensées futiles préférant se reconcentrer sur la bataille en court.
.Cela sembla être plusieurs heures plupart et le bruit de leur affrontement raisonnait encore. Tout autre forme des combat c'était tut, les simples soldats et fantassin se contentant d'observer l'affrontement des deux titans à bonne distance.
Plissant les yeux, il continua d'observer le combat à bonne distance quand un frisson lui parcouru le dos. La partie sud de Sekigahara et bien plus boisé que la partie ou s'affrontait le principal des deux armées, ainsi caché par l'ombre des arbres, ce n'était que maintenant qu'Otani remarqua l'assombrissement du ciel.
Là encore, il ne s'en alarma pas, il était au courant pour l'éclipse, cela ne représentait qu'un petit contre temps.
Les torches de ses camps de base avaient déjà été allumées en prévision lorsque le ciel devint complétement noir. Indubitablement, les bruit environnant des combats cessèrent puisque Tadakatsu et Shimazu étaient des hommes d'honneur de ceux qui n'attaquant pas leurs adversaire dans le noir.
Puis la terre trembla. Ils étaient si loin de l'épicentre que cela ne les secoua pas vraiment. En revanche l'esprit d'Otani se secoua tout entier. Son sang remué par cette secousse. Sa faible carcasse sentant le danger à des kilomètres.
Il était déjà parti quand la lumière du soleil revint. Les ordres crié avait été clair, les hommes n'avait pas besoin de lui pour tenir le front. Bien qu'il savait que cela n'avait plus aucune importance maintenant. Même le maudis Ieyasu ne pourrait pas rester indifférent à cela.
L'aura empoisonné lui fit encore plus mal par-dessus la souffrance perpétuelle que lui imposait sa condition. Mais il ne pensa qu'à celui dont le nom restait sur ses lèvres sèches.
"Mitsunari…" Otani ne pouvait permettre que le mal tombe sur cette personne.
Le moteur vrombissant de Tadakatsu qui s'élevait au-dessus des arbres lui donna encore plus la force d'avancé, la vitesse de son palanquin flottant augmentant avec sa colère. Alors Tadakatsu n'était pas si éloigné de lui au final. La sécurité de leur seigneur primait sur tout le reste.
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Kojûro avait convenu avec lui-même qu'il ne pouvait pas se présenté ainsi face à Masamune. Pas après lui avoir fait l'affront de levé ses griffes sur lui, pas après avoir tenté de le mordre de ses crocs.
Il avait cependant trouvé un moyen de se repentir car il n'avait pas été le seul à qui Orochi avait fait le tort de privé de volonté propre. Et Kojûro se dit que quelque part, retourné au côté de Masamune avec la nouvelle que tous ceux qui avaient été dans son cas étaient sauf et auprès des leurs là où ils devraient être, serait pour lui un moyen de se repentir de ses pêchés.
Oubliant l'accablement qu'il ressentait à l'idée que Masamune affronté Orochi sans qu'il soit là pour protégé son dos. Kojûro s'était mis en quête pour retrouver ses frères.
Quartes d'entre eux avaient été facile à retrouver, errant et affolé sans les ordres d'Orochi sur en champ de bataille laissé vider par des humains effrayés. Il ne fallut que quelques ordres crié pour qu'ils retrouvent leurs esprits et reprennent forme humaines. Ceux qui restaient s'avéraient plus difficile, soit parce qu'ils étaient toujours dans les airs et que la fumée des brasiers et autres fumeroles rendaient la visibilité quasi impossible.
Le cœur du champ de bataille était d'autant plus irrespirable que Kojûro devait avancer en marchant presque sur ceux tombé au combat. Sa manche cachant tant bien que mal l'odeur nauséabonde qui ne quitterait plus ses lieux pour les années à venir. Les complaintes des quelques soldats qui l'avaient accompagné dans sa mission ponctuait la marche et de temps à autre lorsque le corps de l'un des leur était identifiable un volontaire se chargeai de lui accorder les derniers honneurs, ramenant un objet lui appartenant pour sa famille.
Le temps précieux s'écoulait et il leur restait deux de leur camarade a retrouvé, les témoignages indiquant que l'un s'était dirigé sur le front Sud-Est, droit sur les hommes de Mitsunari. Cependant l'autre avait été aperçu dans le secteur où ils se trouvaient, fouillant entre les piques en bois planté dans le sol.
Comme le temps était compté et que le deuxième dragon se trouvaient surement à l'exacte opposé de là ou se trouvait Masamune, une rapide concertation avec ses hommes suffit pour que Kojûro leur laisse la tâche d'aller le récupérer tandis qu'il s'occupait de celui encore présent au centre de Sekigahara.
A mesure qu'il avançait sur la piste du dragon, indiqué par les traces de brulure laissé sur certain corps…
Cela était aussi quelque chose avec laquelle ces dragons allaient devoir vivre, pas le fait d'avoir tué des humains, non, ils étaient en guerre et ils étaient préparés à cette éventualité. Mais le fait d'avoir tué sous la forme de leur ancêtres, souillé la pureté que les ancien avaient mis des décennies a créé, brisé une semi-confiance entre humain et dragon qui avait nécessité tellement de sacrifices…
Une fois tout ceci terminé, Ieyasu n'allait pas être le seul seigneur à avoir tant à reconstruire.
Un grognement distinct alerta Kojûro, le tirant brusquement hors de ses pensées néfastes
Ses bottes glissèrent dans la poussière quand il entra dans un petit cratère de boulet de canon, guidé par les cris de plus en plus présent du dragon.
La terre noircie marquait les pas de Kojûro, et il s'enfonça légèrement quand il s'arrêta net face à la scène qu'il rencontra.
Il venait de retrouver son compagnon Dragon, et comme il l'avait craint, les cris qui l'avaient conduit jusqu'ici étaient bien des cris d'alerte.
Là gisant sur le sol, son corps serpentin secoué de spasme le petit dragon aux écailles rouille agonisait, la gorge tranché de part en part déversant sur le sol son sang en un flot continue. Kojûro ne put que regarder avec impuissance la lumière quitté les yeux bruns si semblable au siens.
Ses lèvres formèrent une fine ligne renfrognée quand le dragon repris forme humaine dans son dernier souffle, redevenant le tout jeune homme qu'il était autrement.
Devant lui, l'épée dégoulinante de sang tandis que son habit blanc et noir restait immaculé se tenait son assassin.
Dos à Kojûro son regard se bloqua sur là où il savait tout deux qu'avait lieu la bataille contre Orochi.
"Oh, le dragon noir est-ce bien cela ? " Commença l'assassin d'une voix distante. " Dites-moi, sauriez-vous par hasard qu'est-ce qui peut bien poussé une race entière à agir de la sorte?" la question sonna comme un reproche, il ne laissa pas le temps à Kojûro de répondre, " Qu'est-ce que l'isolation et le besoin irrationnel de préservé son sang peut-il bien apporté ?" Il désigna le jeune dragon de la pointe de son épée, "Quel que soit la race, le résultat et toujours le même." Termina-t-il, comme si cette simple phrase était la réponse attendu.
Les genoux de Kojûro se plièrent quand il prit une posture combative sa main gauche se posant immédiatement sur son sabre. Il ne prêta aucunement attention aux paroles incongrues de l'homme.
Et pour une raison simple puisque Kojûro avait déjà entendu ces questions. Aujourd'hui encore elles hantaient ces nuits en lui rappelant la seule véritable fois où il avait failli à Masamune.
"Matsunaga Hisahide." Le nom roula sur sa langue comme un gout de pourriture qu'il s'empressait de craché. "Vous étiez-censé être mort."
L'homme choisi cet instant pour se tourné enfin vers Kojûro, ses lèvres orné de moustache tourné dans une sorte de rictus de satisfaction, comme si l'entière situation était pour lui un amusement des plus réjouissant.
"Prendre de l'âge semble vous avoir réussi pourtant. Je croyais que vous auriez compris avec votre intelligence que le seul à avoir péri ce jour-là était bel et bien ce bon roi Terumune."
TBC
Oui enfin un chapitre vous ne rêvez pas. On était bientôt à la fin et j'en rajoute encore en plus. Merci en tout cas à ceux qui sont toujours à me suivre. Promis la suite n'arrivera pas dans six mois.
