Bonjour ! Un grand merci pour toutes vos reviews ! Je ne pensais pas vous faire monter les larmes aux yeux, milles excuses, ce n'était pas mon but ! Voila la suite de cet fic sadique ^^

Jackye : Bonjour ! Eh non, Edward n'est pas allé voir Bella. Ce serait trop beau si le jury s'était trompé et décidais que c'était lui le gagnant… Mais peut etre qu'il peut faire quelque chose en sa faveur… C'est vrai que cela rendrait Carlisle fou de joie à l'idée de rabaisser son fils… Mais il ne sait rien de ce concours, il est derriere les barreaux ! Gros bisous, merci pour ta review ^^

Ranianada : Je suis contente que tu ais aimé ce chapitre ! Voila la suite ! Bisous, merci pour ta review ^^


Edward POV

Je courrais sans but précis. J'allais là où la route me menait. Je détachais ce nœud papillon qui avait pour unique but de m'étrangler dans ma course. 4eme…4eme… Ce chiffre maudit que mon cerveau me répétait sans cesse. C'était quoi mon problème pour être 4eme et par 3eme ? Mon rythme trop haché ? Mon manque de nuances ? Le fait que je n'appuie pas assez fortement sur les pétales ? C'est ma tronche qui leur revenait pas ou quoi ? Merde à la fin ! Ma course fut stoppée quand j'arrivais au bout de la ville, face à l'océan. Il y avait une petite falaise. Il devait y avoir une centaine de mètres sous moi avant de tomber dans l'eau et s'écraser sur les rochers.

Je m'assis dessus, dangereusement proche du vide. De toute façon, si je tombais, tant mieux pour moi. Tant mieux pour tout le monde. J'arrêterais d'emmerder le monde avec mes problèmes d'argent, et Bella serait dix milliards de fois mieux sans moi. Mes pieds pendaient dans le vide. 4eme. Mais qu'est-ce que je vais faire l'année prochaine ? Sortir du conservatoire ? Reprendre une année de terminale ? Pour faire quoi après ? Qu'est-ce que je pouvais faire. Pas d'argent = pas d'étude. Pas d'étude = pas de travail. Pas de travail = pas de vie. Je me rapprochais un peu du bord. Je perdis un peu d'équilibre et me rattrapais au poteau lumineux à côté de moi. Sauter ou ne pas sauter ?

Rosalie POV

Tout le monde était réuni auprès de la prof de piano d'Edward et son mari. On écoutait son discours car personne n'avait idée d'où pouvait être parti Edward.

- Il… Il est descendu de scène. Il était sonné, totalement abattu. Il m'a donné son bouquet et… Il m'a remercié avant de partir par là. Elle pointa du doigt l'issue de secours. Son mari la serra contre elle.

- Calme-toi mon amour. Il la berça contre elle. Tout le monde était sonné. Esmée, Cédric, Alice, moi… Seul Emmett gardait son sang-froid.

- Bon, on va le retrouver. A pied, il n'a pas pu aller bien loin. Qui a une voiture ? Esmée leva la main. Elle avait emmené Cédric. Alice avait emmené Edward et j'étais venu avec Emmett. Le mari de la prof face à nous leva la main également. Quatre voitures. On pourra jamais couvrir la ville à quatre.

- J'en ai une aussi. Une grosse voix nous fit tous sursauter. On se retourna. Le directeur du conservatoire. Je veux vous aider dans vos recherches. C'est en partie ma faute s'il est parti.

- Bon, on va s'organiser. Maman, tu pars avec Cédric, et vous allez vers le nord. Quartier des affaires et toute la compagnie. Ali', tu vas vers les centres commerciaux, galeries marchandes et supérette autour d'ici. Madame, allez dans les gares, les arrêts de bus et en dernier recours l'aéroport. Il n'a pas beaucoup d'argent, ça m'étonnerait qu'il parte en avion. Vous… Il pointa du doigt le directeur, les hôpitaux et les cliniques, on ne sait jamais. Et nous, on va longer la cote, au cas où. On reste en contact permanent. Texto à tout le monde toute les dix minutes ! Le premier qui le trouve appelle Esmée. C'est elle qui est la plus à même de le raisonner. Chacun échangea son numéro avec tout le monde. On rejoignit le parking au pas de course. Je grimpais dans la Jeep de mon petit ami. Il démarra au quart de tour.

- Roule au pas. On pourrait le manquer. Il longea la cote jusqu'à l'est. Rien. Il était nerveux et inquiet. Ses mains étaient crispées sur le volant. Je mis la mienne sur la sienne. Il tourna le regard un instant de sa conduite.

- Edward est quelqu'un de rationnel. Il n'irait pas faire quelque chose de stupide.

- Tu ne le connais pas comme moi je le connais. Il est rationnel quand il veut. Il n'a pas les idées claires, il peut faire une connerie. Une énorme connerie. Je me rapprochais de lui et déposais un baiser sur sa tempe.

- On le retrouvera Emmett. Ou qu'il soit.

Alice POV

Je rentrais dans un nouveau bar sur la 8eme et accostai les gens.

- Excusez-moi, vous n'auriez pas croisé ce type ? Je tendis une nouvelle fois la photo que j'avais retrouvée de lui dans mon portefeuille. C'est important, vous ne l'avez vraiment pas vu ? Allez, bordel, aidez-moi ! Les motards récupérèrent leurs consommations avant de s'installer sur une des banquettes miteuses du bar. On tapota sur mon épaule. Le patron.

- Excusez-moi mademoiselle, je vais vous demander de sortir. Vous effrayez la clientèle, et c'est pas bon du tout.

- Vous ne l'auriez pas croisé ? C'est mon petit frère, il a disparu et…

- J'en ai rien, mais alors rien à foutre ! Il posa une de ses grosses mains sales sur mes reins.

- Lâchez-moi ! Il ouvrit la porte et me jeta dehors comme une malpropre. Je m'agrippais à un banc pour ne pas m'affaler par terre. J'allais reprendre mes recherches quand mon téléphone sonna. Je l'attrapais vivement, espérant que c'était un des membres du groupe qui avait retrouvé Edward. Raté. Jasper.

- Allo bébé ? Désolé, je suis pressé, donc si tu pouvais faire vite !

- Où est Edward ? Bella est en larmes, elle a besoin de lui parler. Il ne répond pas sur son portable.

- Personne ne le sait. Il a disparu après l'annonce des prix. Tout le monde fouille la ville pour le retrouver.

- QUOI ? Jasper, donne-moi ça. J'entendis des coups dans le combiné et ce fut Bella qui attrapa le téléphone. Alice, dis-moi que c'est une blague !

- Je suis plus que sérieuse. Tout le monde fouille la ville ! Hôpitaux, quartiers, gare… On doit s'envoyer des messages toute les dix minutes. Toujours rien. J'entendis des sanglots qu'on tentait de réprimer. Jasper attrapa le téléphone une nouvelle fois.

- Alice, où es-tu ? J'arrive !

- Inutile. Ta petite sœur a besoin de toi. Dès qu'on le retrouve, je te préviens. Promis. Reste avec Bella. Je lui raccrochais au nez. J'avais plusieurs texto du groupe. Toujours rien. Je repris mon enquête dans la rue.

- Excusez-moi, vous avez croisés ce jeune homme ? … Dites, vous l'avez vu quelque part ? Allez, répondez-moi ! J'accostais un groupe de jeune. Vous l'avez vu ? Ils se penchèrent sur la photo.

- Jason, ramène tes miches ! C'est pas le type qu'on a croisé il y a une heure ? Ils se penchèrent sur la photo.

- Le sprinteur ! Si, c'est lui !

- Vous l'avez vu ? Où ? Il avait un smoking non ?

- Oui, il était sapé super classe. Il courait en sortant du palais des specrtacles. Il avait l'air à l'ouest. Il a longé la digue côté Ouest. Il a pas pu aller bien loin, après, c'est la falaise.

- Merci. Merci beaucoup beaucoup beaucoup ! Tenez ! Je leur mis vingt dollars dans la main et appelai Emmett.

Rosalie POV

- Ok, on y va. Je raccrochais le portable d'Emmett. Alice a eu des infos. Il est parti vers l'ouest, dans notre quartier. Emmett fit un demi-tour brusque et repartis rapidement sur la route du complexe des spectacles. A partir de là, il repartit au pas. Il y avait quelque chose de noir au milieu de la route. Arrête-toi ! Il mit ses warnings. Je descendis et ramassais l'objet. Un nœud papillon. Celui d'Edward. Je ramenais ma trouvaille dans la voiture. Emmett repartit vivement.

- Préviens les autres ! Le cœur battant, je composais mon message que j'envoyais à tout le monde. On arriva sur un sentier impraticable en voiture, même pour une Jeep. Reste-là, c'est plus sûr. Je vais voir. Si je reviens pas au bout de dix minutes, rejoins-moi. Je l'embrassais rapidement et le regardais s'éloigner dans les bois sombres. Les phares le guidèrent un petit moment.

J'attendis en trépignant d'impatience dans la voiture. Quand les chiffres du cadran affichèrent 00h45, je descendis et verrouillais la voiture. Avec la lumière d'une lampe de poche, je me guidais jusqu'à déboucher dans une aire de piquenique aménagé sur une falaise. Il y avait deux personnes assises sur celle-ci. Emmett et son frère, le dos vouté.

- Personne ne sait qu'on est là. On va rester ici et parler. Mais allons-nous assoir plus loin. Les bancs sont là pour ça.

- Non. On parlera ici ou jamais.

- Ok, ok… Emmett glissa sa main dans son dos. Le poing fermé, sauf le pouce et le petit doigt. Un téléphone. Je reculais le plus doucement possible pour ne pas faire craquer mes talons sur l'herbe sèche et rejoignis la route. Je composais le numéro d'Esmée.

- Seigneur, dis-moi que vous l'avez retrouvé !

- Oui. Mais vous devriez rapidement venir ici. Je sens que cette histoire va mal tourner.


Trente minutes plus tard.

Tout le monde était revenu autour de la Jeep. Le directeur se gara à coté de nous et descendit. Je leur fis un rapide résumé de la situation.

- Il va falloir être discret. Ils sont assis au bord de la falaise, à quelques centimètres du vide. Ils parlent. Emmett lui a proposé de s'assoir sur la terre ferme, et il ne veut pas. Edward pense que personne ne sait où il est.

- On devrait prévenir les pompiers, les secouristes, ou quelque chose comme ça, non ? Proposa Esmée.

- Ca l'effrayerait plus qu'autre chose. Il faut parler calmement avec lui. Allez, et surtout, pas un bruit.

On s'avança lentement dans les bois sombres. Ils parlaient toujours. J'éteignis la lampe de poche quelques mètres avant notre arrivée. Le clair de lune et le lampadaire sur place était suffisent pour bien voir.

- Personne ne te tient pour responsable de ce qui arrive à la famille Edward. Ça allait arriver, tôt ou tard.

- Je suis responsable. C'est à cause de moi. Si je n'avais pas tenu à faire de la musique à tout prix, si j'étais resté au lycée… Papa et maman serait toujours ensemble, il ne serait pas en prison, Bella serait saine et sauve. Quoique tu dises, je suis responsable. Esmée étouffa un sanglot. Trop fortement, car Edward l'entendit. Il se retourna vivement. Il nous contempla, à plusieurs mètres de lui. On se regarda en silence durant plusieurs secondes. Esmée prit la parole.

- Tu n'es responsable de rien Edward. Rien du tout. Ça aurait explosé tôt ou tard. Carlisle avait un côté sombre et malfaisant en lui. Tu n'as fait que montrer ça. Viens mon chéri, viens.

- Edward, tous ces gens sont ici pour te montrer à quel point ils tiennent à toi. A quel point ils veulent de toi. A quel point ils t'aiment. Alors maintenant, tu vas te lever de cette putain de falaise !

- Qu'est-ce que j'y gagne, hein ? Je vous le demande ce que j'y gagne ! J'ai plus un rond, un job au Starbuck dont je vais pas tarder à me faire virer, et un avenir fait de si ! Si j'avais gagné ce concours, j'aurais pu continuer mes études au conservatoire ! Alors je te le demande. Qu'est ce qu'il me reste ? Une famille ? Des amis ? Une petite amie ? Désolé d'être si défaitiste, mais ça n'aide pas pour avoir un job ou un avenir !

- Tu te moques de moi ! Emmett s'énerva et l'attrapa par le col. Arrête de te plaindre ! Des centaines de gens rêveraient d'avoir ne serait-ce qu'une famille !

Les choses commençaient à mal tourner. J'attrapais mon portable et composais un numéro que je ne pensais jamais appeler.

- Allo ? Demanda une voix remplie d'inquiétude.

- Edward a besoin de toi.

Bella POV

- Il est au bord de la falaise en train de s'engueuler avec son frère. Je le sens pas, essaye de le raisonner ! Je mets le hautparleur. J'attendis quelques secondes. Vas-y.

- Edward ? Ma voix me parut lointaine. J'attendis quelques secondes.

- Bella ? Bella, où es-tu ? Sa voix était faible. Il devait être loin de Rosalie.

- Je suis chez moi. Rose m'a appelé. Si tu veux que je te parle, il va falloir que tu te lèves pour prendre son téléphone.

- Je suis bien là où je suis.

- J'ai peur pour toi. Tes proches ont peur pour toi. Fais-nous plaisir. Reviens sur la terre ferme. Ne fais pas quelque chose de stupide. Je t'en prie. Je commençai à pleurer bruyamment.

- Ma Bella, ne pleure pas, pas pour moi. Je suis encore la cause de tes tracas. C'est toujours ma faute ! Je devrais disparaitre pour que tu ailles mieux. Que tout le monde aille mieux.

- JE T'INTERDIS DE DIRE CA ! ENCORE MOINS DE LE PENSER ! C'EST MOI QUI NE SUIS RIEN SANS TOI ! TU N'IMAGINES PAS TOUT CE QUE TU AS CHANGE DANS MA VIE ! TU ES CELUI A QUI JE PENSE LE MATIN EN ME REVEILLANT. TU HANTES MA JOURNEE ET MEME MES SONGES ! ET TU N'IMAGINES PAS A QUEL POINT TOUT CA ME REND HEUREUSE ! TU RENDS BEAUCOUP DE GENS HEUREUX ! TU VEUX SAUTER DE CETTE PUTAIN DE FALAISE ? ET BIEN VAS-Y ! FAIS L'ACTE LE PLUS EGOISTE DE TA VIE. MAIS NE COMPTE PAS SUR MOI POUR VENIR PLEURER SUR TA TOMBE CAR TU AURAS CHOISI LA FACILITE. ALORS MAINTENANT, TU AS DEUX POSSIBILITES : SOIT TU RESTES DU COTE DES BATTANTS, DE CEUX QUI VEULENT EN DEMORDRE AVEC LA VIE, SOIT TU CHOISI LA LACHETE ! Je repris mon souffle après avoir crié. Je lui avais dit tout ce que j'avais sur le cœur. Je n'entendis rien durant plusieurs minutes. Et c'est ce silence le plus angoissant. J'entendis finalement Esmée parler.

- J'ai eu si peur Edward ! Je savais qu'il était en sécurité maintenant. Je raccrochais pour lui laisser ce moment en famille.

Edward POV

J'avais honte. Tellement honte d'avoir eu l'idée de sauter. Tout le monde me prenait contre lui, me rassurait, me disait que tout allait bien… Plus personne n'aurait le même regard sur moi. Tout le monde aurait peur que je fasse une bêtise, un pas de trop. Et c'est ce regard qui m'emplit de honte.

- Je vais te ramener, murmura Alice. Tu as besoin de calme.

- Je voudrais passer cette fin de soirée avec Bella. Seulement avec Bella.

- J'avais deviné. J'emmène la famille chez moi. Rassure-toi. Elle roula vite dans Seattle et se gara en moins de vingt minutes face à mon appartement. Jasper, Renée et Charlie attendaient déjà en bas. Je descendis et Renée m'étouffa contre elle.

- Ne nous refais jamais une frayeur pareille ! Je lui rendis son étreinte et la laissais monter dans la voiture d'Alice. Je rentrais dans l'immeuble et montais lentement les marches. La plus grosse honte qui m'attendait, c'était celle de faire face à ma petite amie après cet incident. Je rentrais à pas de loup et verrouillais la porte derrière moi. Elle m'attendait, allongé sur le lit. Je traversais lentement le salon et m'adossais au cadre de la porte. Elle avait encore les stigmates de ses larmes.

- J'ai pas tenu ma promesse. J'ai pas la coupe avec moi.

- Le principal, c'est toi. Viens. Je m'approchais. Dès qu'elle fut en mesure de m'attraper, elle passa ses bras autour de mon bassin et me fit tomber sur elle. Elle me câlina de longues minutes contre elle. Je savourais son corps frêle sous le mien.

- J'ai eu si peur de te perdre mon amour ! J'ai toujours peur de te perdre, de croire que notre histoire n'est qu'un rêve de… je posais mon index sur ces lèvres.

- Je sais ce que tu ressens. J'ai peur moi aussi de te perdre. J'ai l'impression qu'on doit sans cesse se prouver notre amour mutuel alors que je sais que tu ne me quitteras jamais et… Ce fut à son tour de poser son index sur mes lèvres.

- Faisons l'amour. Tu as besoin de preuves, j'en ai besoin aussi alors… Elle agrippa mes lèvres en un baiser furieux et urgent. Je le lui rendis avec la fougue qu'elle m'offrait. Je l'allongeai tendrement sur le matelas et fit glisser la première bretelle de sa nuisette.


Tout est bien qui finit bien après cette grosse frayeur !

Rendez vous le 26 pour ce premier vrai lemon !

ROBisous ^^