Chapitre 35
Pov Bella
Lundi
J'allais beaucoup mieux, mes bleus commençaient à moins se voir. Le lycée, je faisais mes journées normalement, le vendredi nous nous étions tous faits un cinéma. Le samedi nous avions bien joué avec mon chéri, enfin il avait surtout beaucoup joué avec moi, une fois qu'il s'était assuré que mon père était parti, nous étions revenus chez lui juste pour selon ses mots ''me faire crier comme il en avait envie'', bah, il avait bien réussi et mes côtes ne m'en avaient pas voulues, bien que j'attendais de ne plus rien avoir pour jouer avec lui à mon tour, chose qui m'angoissait.
J'avais essayé plusieurs fois de lui parler de sexe mais j'en avais été incapable, tout comme de laisser ma pilule traîner. Je stressais complètement, parce qu'aujourd'hui, si tout allait bien, Carlisle m'enlèverait tout, je ne boitais presque plus, je le faisais uniquement parce que j'avais la genouillère et ma béquille, réflexe encore une fois. Pour mon omoplate, j'avais l'écharpe mais je la mettais de moins en moins souvent, enfin tout allait de mieux en mieux.
En attendant je stressais, j'étais à l'hôpital avec Carlisle, il avait décidé que nous n'irions que tous les deux, simplement au cas où, seul mon père et Esmé avaient été autorisés, mais mon papa avait été appelé en urgence et Esmé était dans l'obligation d'assister à une réunion jusqu'à 15 heures, ils avaient lâché beaucoup de jurons mais pas autant que mon chéri. Carlisle lui avait ''gentiment'' dit de se calmer et que je l'appellerai, il était parti contrarié, je reconnais ne pas avoir compris pourquoi mon beau-père l'en avait empêché mais avec un Carlisle énervé, on ne posait pas de questions.
J'attendais donc, dans son bureau, il était parti récupérer mes radios, bien qu'elles ne soient pas nécessaire, il en avait profité pour me faire un check-up aussi, je crois qu'il stresse. Il avait fait passer mes examens en priorité, j'avais tentée une moquerie mais c'était un échec tellement il était concentré sur mes résultats, en attendant je patientai depuis une bonne demie heure.
Jacob avait préféré le suivre pour le tempérer un peu, brave infirmier, il n'a peur de rien. J'envoyais des messages aux autres leur disant ce qui se passait, soit, rien. J'étais en déperdition dans son bureau, je tournais sur sa chaise, j'avais revêtu une blouse et une calotte appartenant à Carlisle, son stéthoscope autour du cou, je m'étais même prise en photo et l'avais envoyé à tout le monde, visiblement ça les avait fait rire. Je m'occupais comme ça, à jouer au médecin, je tournais une nouvelle fois dans son fauteuil en fixant le plafond, tournant de plus en plus vite, je riais comme une idiote. L'ennui, nous fait faire n'importe quoi parfois.
« Hum »
Je m'accrochais au bureau pour arrêter de tourner, Jacob et Carlisle me fixaient, je leur souris penaude, ils se regardèrent et partirent dans un long et humiliant fou rire, je retirais la calotte, la posais, il continuèrent à rire, j'enlevai toutes ses affaires. Oui, l'ennui peut rendre ridicule aussi.
« Oh merde, doc', ta belle-fille à vraiment des problèmes »
« Je sais », rit-il, il souffla un grand coup et s'assit sur la chaise pour les patients, Jacob suivit toujours en se moquant, il faut savoir qu'il a vraiment un rire mesquin quand il s'y met, « il faut se reprendre Jacob ! » Ils prirent de grandes inspirations, je me sentis bien seule.
« Waw, dur de se remettre de ça »
« Jacob »
« Oui, Bella », me dit-il moqueur.
« J'apprécierai que tu arrêtes de te moquer »
« J'apprécierai que tu recommences et que tu me laisses filmer ça ! » Je grimaçais, il a la même lubie que Emmett au sujet de filmer tout et n'importe quoi.
« Carlisle c'est de votre faute, de ta faute », rectifiais-je rapidement, nouvelle obligation, « fallait pas me laisser seule aussi longtemps ! Les résultats je les ai quand ? »
« Bientôt chérie, une infirmière va me les emmener », je regardais Jacob.
« Pourquoi tu n'irai pas, infirmière ? » Lui demandais-je mesquine, il me fit un petit sourire en coin discrètement, le doigt aussi le fut, je me contentais de rire bêtement.
« Bella, chérie », me dit Carlisle tout sourire, « il est temps que je regarde ton genou et ton omoplate ».
Je soufflais un ''encore'' exaspéré à Jacob qui se mit à rire, Carlisle le regarda du coin de l'œil mauvais, il s'arrêta immédiatement me lançant un regard noir, je lui rendis son doigt au passage, je me levais, ah oui, j'étais en blouse, quand je fus sur la table de consultation, il prit une chaise, s'assit, posant mon pied sur sa cuisse, j'appuyais ma main sur ma joue, posant mon coude sur ma cuisse, Jacob s'assit près de moi, prenant la même posture. Nous savions que ça pouvait durer un moment, il toucha mon genou, millimètre par millimètre, fronçant les sourcils, nous nous regardions avec Jacob lançant des regards moqueur à mon beau-père.
« Jacob », chuchotais-je, « tu crois qu'il va me laisser partir un jour ? »
« Je ne sais pas », me chuchota-t-il, « tu as peut-être une chance d'espérer sortir ce soir », je me figeais, « bah ouais mais vu comme il est partit, il lui reste encore beaucoup de millimètres à inspecter »
« Mais Jacob, je veux aller retrouver mon chéri ! »
« Je me doute bien, j'aimerai pouvoir rentrer pour ma pause voir ma femme, je suis coincé tout autant que toi ! »
« Il ne peut pas y avoir une urgence ? »
« Ne parle pas de malheur, il te ferait attendre encore plus » je grimaçais, « sinon, avec Eddy, tout va bien ? »
« Oui », dis-je avec un grand sourire, « et avec ta femme ? »
« Tout va bien merci, je vais appeler ton père dans la semaine, je viendrai vous voir maintenant que tu vas mieux, je vous présenterai ma femme au passage, il lui tarde de te rencontrer, Bella ? »
« Oui ? »
« Tu crois que si je te prends sur mon épaule et que nous fuyons il m'en voudra ? »
« Je crois oui et je ne me vois pas aller en blouse au lycée », il soupira.
« Tu pourrais faire un effort franchement ! Tu vois bien que depuis ton arrivée, le doc' est en transe »
« Bah oui mais le doc' il est un peu effrayant »
« Pas qu'un peu »
« Quand vous aurez fini, vous le dites » nous dit Carlisle, nous nous figeâmes et le regardâmes avec notre air con sur le visage.
« Désolé doc' », lui dit Jacob « mais vous avez déjà regarder plusieurs fois et vous savez bien que tout va bien, il faut vous détendre »
« Je suis contentieux, c'est tout, je veux être sûr », il se redressa, je restais dans ma posture pour le laisser regarder mon omoplate, je soupirais blasée, il se recula et me fixa, je me remis face à lui.
« Carlisle, s'il te plaît, laisse moi partir ! »
« Je dois attendre les résultats », je pleurnichais, Jacob tapota mon épaule compatissant, « tu peux te rhabiller déjà, j'ai fini de t'ausculter », je le fixais pleine d'espoir, « vas-y, je suis sérieux » je me levais et partis derrière le large paravent, m'habillant en quatrième vitesse, je remis mes bottes et ma veste, récupérais mon sac, ne perdons pas plus de temps ! « Bella, je dois quand même attendre les résultats », je lâchais mon sac, m'asseyant blasée sur la chaise, « ne fais pas cette tête »
« Mais je vais bien ! Edward m'attends »
« Je sais, mais je... »
« ...veux être sûr », soufflais-je, il me fixa en plissant des yeux, Jacob étouffa son rire, « pourquoi tu n'as pas voulu qu'il vienne ? » Il n'eut pas le temps de répondre, l'infirmière entra enfin, ressortit tout aussi rapidement, me lançant un regard compatissant, elle a de la chance de pouvoir sortir de ce bureau.
« Bien voyons tout ça ! »
Il posa les radios sur le truc qui fait de la lumière, Jacob s'approcha prenant un air faussement pensif, je mis ma tête en arrière à deux doigts de craquer nerveusement quand je vis mon beau-père inspecter millimètres par millimètres mes radios, je tournais ma tête vers la porte, évaluant la distance, je me redressais, c'était faisable. Je regardais Carlisle et Jacob qui étaient de dos, ramassais mon sac et me levais discrètement, marchant sur la pointe des pieds, j'avais la poignée dans mes mains.
« Bella ! » M'appela Carlisle. Je sursautais, lâchant un petit cri paniquée, Jacob partit dans un fou rire, je retournais lentement mon visage vers eux, je le regardais en grimaçant, « chérie où tu vas ? »
« Nulle part » râlais-je, je jetais mon sac et me remis sur la chaise, il s'approcha de moi, se mettant à ma hauteur.
« Chérie »
« Hum... »
« Chérie », je le regardais, « je ne voudrai pas passer à côté de quelque chose, pour répondre à ta question au sujet de mon fils, je vais te dire pourquoi », je fus toute ouïe, « pour la simple et bonne raison que je voulais que tu lui fasses la surprise et qu'il aurait angoissé jusqu'à ce que je te dise ceci...Chérie, tu es complètement guérie, tout est fini », j'avais beau le savoir depuis un moment, je ne pus m'empêcher de pleurer, « tout est terminé, tu peux aller le rejoindre et lui faire la surprise », je me levais rapidement et le serrai dans mes bras.
« Merci Carlisle, merci pour tout »
« De rien ma petite chérie », me dit-il ému, il se recula, « il y a une autre raison à toute cet attente, je voulais te faire patienter jusqu'à la pause pour que tu le trouves facilement à la cafétéria, ses frères et sœurs seront tous là, ce sera bien mieux de cette façon non ? » J'acquiesçai, « je te laisse le privilège de prévenir ton père et Esmé, va maintenant, Jacob va te déposer », je le serrai à nouveau contre moi, « Bella dehors, allez file » me dit-il tremblant, je pouffais nerveusement, Jacob s'approcha et me prit le bras.
« Bella, viens, il ne faudrait pas qu'il recommence à t'ausculter », je partis dans un fou rire et regardais Jacob, je me jetais dans ses bras, il parut étonné quelques secondes.
« Merci à toi aussi, c'est toi qui a pris soin de moi dès le début », il me serra contre lui, je me reculais les larmes aux yeux.
« Putain doc', je comprends maintenant quand vous dites qu'elle est émouvante », dit-il nerveux, je regardais Carlisle qui avait les larmes aux yeux, il nous ouvrit la porte, Jacob prit mon sac et nous fit sortir, j'embrassais la joue de Carlisle, il sourit touché, Jacob me tira.
« Allez Bella, tu dois aller retrouver ton homme », je me raidis et partis en courant dans le couloir, je les entendis rire, merde je cours ! Jacob me suivit en courant, nous descendîmes rapidement les trois étages, « il y avait l'ascenseur », rit-il.
« C'est pour ceux qui ont des béquilles », riais-je, nous sortîmes rapidement de l'hôpital en riant et toujours en courant, nous montâmes dans sa golf, il jeta mon sac derrière et partit rapidement, « merde tu as vu, j'ai couru ! »
« Oui, j'ai vu », rit-il, « tu fais ça bien en plus ! » Je pouffais, il roula rapidement jusqu'au lycée, « pourquoi j'ai l'impression que tu vas faire une entrée remarquée ? »
« Parce que c'est le cas » riais-je, « j'en ai les mains qui tremblent regarde », il posa son regard dessus et recommença à rire, « j'ai des palpitations aussi » je riais nerveusement, jusqu'à ce qu'il arrive au lycée, je me crispais.
« Bella, vas-y, il doit être dingue à attendre », j'ouvris ma portière, il me tendit mon sac, je le remerciais, « de rien, Bella, merci pour tout à l'heure », je lui fis un grand sourire, il ébouriffa mes cheveux et je sortis.
« À très bientôt Jacob »
« Ne t'en fais pas pour ça, tu as mon numéro, n'hésite pas à appeler si tu as besoin », j'acquiesçais, il se pencha et referma ma portière, « on n'a pas finit sinon ! » Cria-t-il, je riais le regardant faire demi tour et partir musique à fond.
J'appelais mon père rapidement, lui disant que tout allait bien, je lui promis de le rappeler le plus vite possible, il riait et me raccrocha au nez quand il sut que j'étais sur le point de rejoindre Edward, je riais toute seule, montant rapidement les marches, je crois que tout le monde me regardait, bah oui, plus d' éclopée, beaucoup me sourirent, j'avançais pressée dans les couloirs, ils devaient être tous à la cafétéria. Je poussais lentement la porte, ils étaient tous là, Edward était avec son téléphone, je sentis le mien vibrer, je reculais, je regardai mon téléphone et décrochais avec un grand sourire.
« Mon ange alors ? »
« Alors... » je poussais à nouveau la porte, ils regardaient tous Edward attendant, j'entrais dans la cafétéria. « Alors, je pense que tu peux arrêter de faire cette tête »
Il fronça les sourcils, j'avançais lentement, il releva son visage et posa ses yeux sur moi, j'en eus le souffle coupé, je me mordis la lèvre. Toute sa famille, Ben et Angela tournèrent leur visages, il se leva, ils se levèrent tous, je rangeais mon téléphone et avançais vers lui rapidement, j'accélérais mes pas arrivant presque en courant sur lui, j'écrasais mes lèvres sur les siennes, il referma ses bras, me serrant le plus fort possible contre lui. Je serrai son cou dans mes bras, je le sentis sourire avant de m'embrasser langoureusement. Il se mit dos à la cafétéria descendit ses mains sur mes fesses, nous sourîmes, il me souleva. Je refermai mes jambes autour de lui.
« Enfin », soufflais-je, nous nous perdîmes dans notre baiser, je serrai au maximum mes jambes, nous nous arrêtâmes sous les cris de joie de sa famille, Ben, Angela et une bonne partie de la cafétéria, nous partîmes dans un fou rire, je le regardais les larmes aux yeux, « c'est fini mon ange »
« Ce n'est que le début », me dit-il avec un grand sourire, il posa ses lèvres sur les miennes, « je retrouve ma petite femme »
« Tu vas découvrir qui est vraiment ta petite femme », nous nous fixâmes, je pleurais de joie, j'essuyais mes yeux et l'embrassais en souriant, je mis mes mains sur ses joues, soudant mon visage au sien, je cessais de sourire, l'embrassais avide, je desserrai mes jambes me mettant sur la pointe des pieds, il posa ses mains sur mes joues se collant à moi, il posa de légers baisers, j'ouvris mes yeux et rencontrai les siens, il avait les larmes aux yeux.
« Je t'aime », me souffla-t-il, il descendit ses bras sur ma taille me serrant contre lui et mit sa tête dans mon cou, je me remis à pleurer émue, il se redressa après de longues minutes, essuya ses yeux, remit ses mains autour de mon visage et embrassa mon front, un grand silence s'était installé dans la cafétéria, il essuya mes larmes, « ah merde ce que je peux être heureux » je partis dans un fou rire qu'il suivit, je posais mon front contre le sien en riant, « je crois que ma famille attend », il posa ses lèvres sur les miennes puis nous tournâmes nos visages vers sa famille, Ben et Angela, ils pleuraient tous.
Je tendis mes bras aux filles qui se précipitèrent sur moi, elles me serrèrent contre elle, nous sautillâmes carrément hystériques, Edward rejoignit ses frères et Ben, ils lui firent des accolades.
« Ma Bella est de retour ! » Rit Ali'.
« Tu nous avait manqué », me dit Rose essuyant ses larmes avec sa main.
« Et moi, je vais pouvoir te connaître encore plus », me dit Angela, nous nous serrâmes.
Ben m'enlaça avec un grand sourire, Jasper et Emmett se firent hésitant, mon cœur se serra, nous étions tous les trois bloqués, Jasper finit par s'approcher timidement les larmes aux yeux.
« Bonjour Chef », me souffla-t-il, j'eus un hoquet, il me prit rapidement dans ses bras, je le serrai contre moi, « tu m'as manquée », me chuchota-t-il, je pleurais deux fois plus, « maintenant tu vas vraiment pouvoir être heureuse auprès de nous », j'acquiesçais en pleurant.
« Merci », lui soufflais-je.
« Merci à toi », il caressa ma joue et l'embrassa.
Je fixais Emmett, mon Emmett, il essuya rapidement ses yeux, frotta son visage et me regarda, il se redressa, j'avançais vers lui, il tira sur ma veste me tirant contre lui, ses bras se refermèrent sur moi, il embrassa mon crâne laissant son visage contre, j'agrippais son pull, il frotta mon dos.
« Emmett »
« Bella » Nous avions cité nos prénoms en même temps, je le regardais, « euh, vas-y », me dit-il ému.
« Non, toi vas-y », il s'éclaircit la voix.
« Putain, ma petite sœur, à moi aussi tu m'as manqué, je vais pouvoir prendre mon rôle de grand frère ma petite boule d'amour », je pouffais, « plus sérieusement Bella, te voilà à nouveau en pleine forme », il avait les larmes aux yeux, « je ne vais pas y arriver aujourd'hui », me chuchota-t-il tremblant, je me jetais dans ses bras en pleur, il me serra, « petit frère vient là » je sentis Edward passer son bras sur ma taille, « oh et puis merde, on vous emmerde tous », cria-t-il, « câlin collectif », nous rîmes tous nerveusement, je sentis les autres nous entourer, nous nous serrions tous, « bon bah cette fois c'est mort les gosses, le clan Cullen est un clan de tapettes ! »
Nous éclatâmes tous de rire. Nous nous reculâmes, Edward resserra son étreinte et posa ses lèvres contre mon épaule, je relevais mon bras contre sa nuque et embrassais sa tempe, je le sentis sourire.
« Bon j'ai la dalle », cria Emmett, « à la bouffe ! » Edward se mit face à moi avec un grand sourire.
« Restez ici », renifla Alice, « nous prenons pour vous », je caressais sa joue, elle nous prit dans ses bras rapidement et partit avec les autres, tout le monde nous regarda avec de grands sourires, la table de Jessica regarda ailleurs.
Edward me prit sur ses genoux, caressa mon visage, posa ses lèvres sur les miennes, j'entrelaçais nos mains, posant le dos de sa main sur mon cœur, je resserrai ma main sur son cou, la sienne dans le creux de mes reins, nous nous embrassions calmement.
Le silence se brisa petit à petit, les autres élèves présents reprirent leur conversation. Je plongeais dans ma bulle avec Edward, nos bouches s'effleurèrent, se pressèrent l'une contre l'autre, nous soupirions de bien-être. Je passais nos mains soudées dans mon dos, je lâchais la sienne pour la poser sur sa joue, je me tournais afin d'être dos à la cafétéria, je glissais mes deux bras sur ses épaules, j'y laissais mes coudes pour remonter mes mains dans ses cheveux. il caressa doucement mon dos, l'autre passa sous mon pull se remettant dans le creux de mes reins, je soupirais et frissonnais, je l'embrassais plus longtemps et mis ma tête dans son cou, respirant son odeur.
Pov Edward
Vous dire ce que je ressentais, tellement de choses, bien-être, amour et tendresse, je resserrai mon bras dans son dos, je posais mon front contre son épaule et fermais les yeux, je frissonnais plusieurs fois avec le souffle de Bella dans mon cou, j'inhalais son odeur encore plus épris d'elle, de sa douceur, je me laissais aller, c'était la fin de son rétablissement, le début d'autre chose, d'un nous avec des bases plus que solides.
Pov Alice
Nous les regardâmes tous, nous étions revenus à table depuis un moment mais ils ne s'en étaient pas rendu compte, nous les laissâmes tranquilles, nous avions tous les yeux gonflés et brillants, nous avions tous de grands sourires, ce jour, nous nous en souviendrons longtemps, nous mangeâmes le plus calmement possible, leur laissant ce moment qui leur appartenait.
Edward finit par relever son visage, je lui fis un grand sourire qu'il me le rendit, il chuchota quelque chose à Bella, elle posa sa main sur la joue de mon frère, la caressant, elle se redressa, embrassa son front, puis ses lèvres, je soupirais niaisement et je ne fus pas la seule, elle se tourna vers nous les joues rosies, elle s'assit près de mon jumeau, passant sa jambe sur la sienne, il embrassa son crâne et lui chuchota à nouveau quelque chose, elle acquiesça en souriant, elle lui prit la main et nous regarda, mon cœur rata un battement. Ma Bella était vraiment de retour.
Pov Edward
Ils nous fixèrent tous avec de larges sourires ou à rire pour un rien, je serrai sa main, posant mes yeux sur son genou sur ma jambe anciennement immobile, je passais ma main dessus en souriant bêtement parce que putain j'étais heureux.
« Va falloir fêter ça comme il faut », dit Alice.
« Ah ça oui ! » Dit Rose, « waw putain ! » Je relevais mon visage sur Rose qui partit dans un fou rire que nous suivions tous, elle se tourna vers Jessica, « Hé coconne ! » Lui dit-elle en riant, elle lui fit un gros doigt, Jessica se leva et partit de la cafétéria, « faut vraiment que je me la fasse » elle soupira, « je vais être hystérique toute la journée, je crois »
« Je te rejoins », rit Angela, « comme ça fait du bien, Bella, Edward, vous n'imaginez pas à quel point ça me fait plaisir. Bella tu ne veux pas aller chercher un truc à manger, juste pour que nous te regardions marcher »
« Ouais, Bella s'il te plaît » dit Emmett, je regardais Bella qui riait et commençait à se lever.
« Encore mieux, tu viens avec moi » me dit-elle, je me levais, nos mains toujours liées, je passais mon bras sur son épaule, « vous voulez quoi ? »
« Peu importe », dit Jasper, « marchez surtout ! »
Nous partîmes en riant vers le self, j'embrassais sa tempe, elle me fit un grand sourire et retourna son visage vers notre table, je fis de même, pour une fois ils devaient être tous aussi niais que nous, nous continuâmes à avancer. Bella prit une pomme et nous retournâmes vers notre table, beaucoup de personnes de la cafétéria nous suivirent du regard, Bella les ignora.
Nous nous assîmes sous les félicitations des autres, Bella remit sa jambe sur la mienne, nous nous mîmes tous à manger.
« Alors Bella, ça fait quoi ? » Lui demanda Ben.
« Inexplicable, nous sommes tous plus que heureux, c'est tout ce que je vois pour l'instant. Non en fait », rit-elle, « je vois, les sorties, le shopping, j'ai envie de courir et de sauter partout ! J'ai même une grosse envie de sécher cet après midi », nous nous fixâmes tous, « je veux aller voir mon papa et Esmé ! » Nous nous levâmes tous d'un bond, nous prîmes nos sacs et partîmes en courant jusqu'aux voitures, « chéri, je conduis ! »
Je lui donnais les clés dans la seconde qui suivit, Ben et Angela montèrent avec nous. Nous mîmes nos ceintures en riant et partîmes. Je n'oubliais pas de m'accrocher, Bella avait un grand sourire et évidemment conduit rapidement jusqu'au poste de police. Charlie était sur le parking, elle pila et sortit en trombe, il partit dans un fou rire et l'attrapa au vol, nous sortîmes en riant, restant à distance pendant qu'il la faisait tourner dans ses bras. Elle partit dans un fou rire, Rose et les autres s'étaient tous rapprochés de ma voiture, nous étions tous touchés de les voir comme ça tous les deux. Il la reposa au sol, mit ses mains sur ses joues et lui parla, elle acquiesça avec un grand sourire, il embrassa son front et la serra dans ses bras.
« Mon fiston, viens ici » je ris nerveusement et m'approchais, il me poussa contre lui avec son bras, « ah mes gosses, si vous saviez comme je suis heureux », il se recula et nous regarda, « quel beau couple vous faites ! » Nous rîmes toujours nerveux, « mes autres gamins, ramenez vous ! » Ils arrivèrent tous en riant, « Ben, Angela, venez, ne faites pas les timides ! » Ils s'approchèrent à leur tour avec de grands sourires, « j'avais promis à mes hommes de faire quelque chose, Bella... » il se pencha et la prit sur son épaule, elle partit dans un fou rire pendant qu'il rentrait dans le commissariat.
« Papa, arrête ne me fous pas la honte ! » Nous rîmes tous.
« Hé ! » Cria-t-il, « mes chers collègues, regardez qui je ramène », il se mit de dos, mettant le visage de Bella fasse à eux, elle riait encore plus, leur disant bonjour, ils la saluèrent tous très heureux, riant à leur tour, il posa Bella au sol, « ma fille est rétablie ! Pour fêter ça, bières pour tout le monde, pas vous les gosses, juste mes officiers »
« Comme si tu avais besoin de l'excuse de mon rétablissement pour boire »
« Attends le grand repas de vendredi », rit-il, « je vais me mettre bien avec Carlisle, ça fait bien trop longtemps » nous rîmes, « au fait vous ne devriez pas être en cours ? »
« Nous séchons » dit Emmett, « autre chose à faire aujourd'hui, prochain arrêt Seattle et maman »
« Vous avez bien raison », nous dit-il avec un grand sourire, « ce soir chez tes parents ? » Me demanda-t-il.
« Oui, papa » il ébouriffa mes cheveux en riant.
« Je peux te prendre ma fille, une petite seconde ? Je reviens vite », j'acquiesçai bien que je ne trouvais pas que je devais donner mon avis, nous ressortîmes du commissariat retournant vers les voitures.
« Maman, elle va péter les plombs » dit Alice.
« Elle doit encore être en réunion », dit Rose, Emmett attrapa ma tête, la bloquant dans son bras.
« Alors petit frère, on est content hein ? »
« Oui mais Emmett, tu m'étrangles » il ma lâcha en riant comme un nigaud.
« Merde, je me sens bizarre », dit Jasper, « je suis plus qu'heureux mais j'ai du mal à vraiment réaliser »
« Je crois que c'est pour tout le monde pareil », dit Alice, « nous savons que c'est fini mais nous nous étions malgré tout habitués à la voir avec sa béquille et compagnie, merde, tout est fini », rit-elle, « notre Bella, ta Bella », me dit-elle en me regardant.
Je lui souris, elle caressa ma joue les larmes aux yeux, je l'approchais et la pris dans mes bras, Rose regardait ailleurs émue, je tendis mon bras et l'attirai contre moi, elle me serra contre elle, j'embrassais leur crâne, restant ainsi un moment.
Elles se retournèrent, je passais mes bras sur leurs épaules, nous entendions le rire de Bella, nous sourions tous fixant l'entrée, elle sortit encore une fois en trombe, sautant les marches en riant, nous partîmes tous dans un fou rire.
« Hé, les enfants », nous dit-elle morte de rire, « regardez ! » Elle ouvrit sa veste, elle avait un tee-shirt noir, près du corps, « attendez ! » Charlie arriva en riant, elle lui lança sa veste, mis ses cheveux sur le côté et se tourna, nous rîmes encore plus, en lettre blanche et capitale, était marqué, ''Chef Swan'', elle se remit face à nous en sautillant, « c'est chouette hein ? Foooo! je suis Chef ! Merde il faut que je me calme ! » Elle remonta rapidement les marches, nous continuâmes à rire, elle embrassa son père, « merci mon papa ! » Dit-elle surexcitée, il riait.
« Les gosses va falloir la gérer ! Edward, je compte sur toi », je riais nerveusement, elle se tourna vers moi avec un grand sourire.
« Hé Jasper ! » Rit-elle, « fais la danse de la victoire », il partit dans un fou rire.
« Tu ne peux pas me demander ça » elle sauta les marches venant rapidement, elle se mit face à lui, leva son index en reprenant son sérieux et se tourna.
« Qu'est-ce que tu lis soldat ? » Nous recommençâmes à rire, « soldat j'attends ! »
« Chef Swan », rit-il, « Bell'... »
« Ah, non, non,non », dit-elle en se retournant, « tu vas me la faire » elle lui prit la main et l'éloigna de nous, « vas-y mon soldat ! Je le fais avec toi » elle tapa dans ses mains.
« Elle est en forme », rit Ben, « c'est même impressionnant ! Edward, à nouveau bon courage »
« À nouveau merci » riais-je.
Nous les regardions faire la danse de la victoire et partir dans un fou rire, je regardais Charlie qui avait un grand sourire, Jasper et Bella recommencèrent mais avec Emmett cette fois, ils nous firent du grand n'importe quoi.
« Hé ! » Cria-t-elle, « il faut aller voir Esmé ! » Elle repartit en riant vers son père, ils se serrèrent dans les bras, elle récupéra sa veste, lui fit un gros bisou, « hé, regardez ! » Elle descendit et remonta rapidement les marches en riant, « ça ne sert à rien mais ce n'est pas grave » nous partîmes dans un fou rire, elle remonta et se plia de rire, « merde, je n'arrive pas à m'arrêter », elle redescendit les marches, venant vers nous, je m'avançais vers elle en riant, elle se stoppa, me fixa en haussant les sourcils et se mit à courir, elle referma ses bras et ses jambes autour de moi me faisant reculer, je posais mes mains dans son dos, « je ne vais pas te lâcher avec ça », me dit-elle avec un grand sourire.
« Bon », dit Charlie, « je n'ai pas vraiment envie de voir ce qui va suivre alors je retourne dans mon bureau, à ce soir » nous le regardions rentrer en riant.
Bella se remit face à moi, je posais mes mains sur ses fesses, elle agrippa mes cheveux m'embrassant impatiente. Nous entendîmes les sifflements des autres et quelques réflexions mais j'étais bien trop occupé pour tenter de les comprendre. J'étais un peu à l'ouest, là tout de suite, elle me fixait à nouveau en se mordant la lèvre, elle remit ses pieds au sol toujours en me fixant. Je remontais mes mains sur ses reins, les siennes sur les miennes, posant de légers baisers sur ma bouche tout en me regardant, elle me fit frissonner plusieurs fois, je la collais contre moi, l'embrassant de la même façon, nous dûmes au bout d'un instant arrêter. Nous tournâmes nos visages vers les autres, qui parlaient entre eux, les filles regardaient leurs ongles et avaient sorti leur limes.
« Je crois qu'ils s'impatientent », me chuchota Bella en pouffant.
« Je crois aussi », chuchotais-je, je toussais légèrement, ils nous regardèrent tous.
« Ah, ça y est ils ont fini », dit Rose sérieusement.
« Vous croyez ? » Demanda Angela.
« J'ai l'impression », dit Alice tout aussi sérieusement, « vous avez fini ? Non, parce que sinon, nous pouvons sortir le vernis, faudrait que j'en mette sur mes petits orteils », Bella parti dans un fou rire que je suivis.
« Ne sors pas ton vernis », dis-je, « nous arrêtons là pour l'instant »
« OK la prochaine fois ! »
« Emmett, Ben », leur dit Jasper, « il faudrait que nous pensions à mettre un ballon dans le coffre, histoire de s'occuper quand ils font des trucs comme ça », je riais avec Bella.
« Ouaip, pas con ! Nous aurons sûrement le temps de faire un match »
« Même une revanche », dit Ben, ils retournèrent tous aux voitures sans rire ou autre.
Bella posa un baiser dans mon cou, je baissais mon visage pour l'embrasser sur la joue, elle sourit mettant son dos contre mon torse, nos mains sur son ventre, nous rejoignîmes les autres. Je laissais Bella conduire, Ben et Angela toujours derrière, ils nous firent de grand sourires que nous leur rendîmes. Bella prit ma main la posant sur sa cuisse et reprit la route en direction de Seattle, mettant la musique. Elle conduisait moins dangereusement, posant régulièrement sa main sur la mienne. Je souriais bêtement parce que j'adorai la Bella que j'avais en face moi. Nous parlâmes avec Ben et Angela, Bella fini par accélérer et reprendre une conduite... bah sa conduite en fait, particulière. Évidemment que ça fit rire Angela, Bella nous raconta aussi tout ce qui s'était passé à l'hôpital, je comprenais mieux maintenant le comportement de mon père, nous rîmes bêtement plusieurs fois.
Pov Bella
En attendant que Esmé ne revienne de son rendez-vous, nous allâmes nous prendre à manger, les emportant avec nous, nous arrêtant dans un parc juste à côté de son travail. Nous mangeâmes, enfin, nous riions surtout, de tout et rien, Edward s'adossa à un arbre, il nous fallait attendre une bonne heure au moins. Je me levais et me mis entre ses jambes, je relevais mes bras les passant autour de son cou, il mit sa veste sur mon ventre, passant ses mains dessous, je frissonnais à son contact, les autres avaient tous des poses similaires, dans les bras l'un de l'autre, enfin, Rose était sur Emmett qui était allongé, ses mains sous sa tête et encore une fois ils se bouffaient le visage, Edward passa ses mains sous mon pull, se mettant à caresser mon ventre, je serrai mes mains sur sa nuque.
« Alors Bella », me dit Angela, « maintenant que tout est finit, que vas-tu faire ? »
Je pris le temps de la réflexion, parce qu'il y avait beaucoup de choses que je voulais faire, Rose et Emmett se lâchèrent. Elle se redressa avec un grand sourire et tourna sa tête vers moi, ils attendaient tous ma réponse.
« Bella », me dit Emmett, « épargne-nous ce que tu comptes faire à notre petit Eddy ! »
« Justement, c'est pour ça que je prends autant de temps pour répondre » j'entendis Edward rire nerveusement, « je dirai qu'en sixième, ou septième position », Jasper siffla pendant que les autres rirent, Edward appuya un peu plus ses caresses, « ne riiez pas ! Mettre une jupe et des talons ! Ensuite, il faudra se faire des restos et cinés, Em', les paris vont être de retour », il approuva très content, « avec Jasper, plus de chef et de soldats, plein de missions, les filles shopping, mais tout ça nous le ferons quand vous aurez reprit vos occupations » ils se regardèrent tous entre eux.
« Nous nous réservons pour cette nuit », répondit Ali', Edward et Emmett s'étouffèrent légèrement, « oh, ne soyez pas chiant ! Maintenant que nous n'avons plus de pression, nous pouvons bien attendre quelques heures de plus », là Jasper et Ben se joignirent aux étouffements de ses frères, « chéri, plus de deux semaines, ce n'est pas quelques heures qui vont te tuer »
« Si un peu »
« Oui, bah tu vas attendre, Bella est de retour ! »
« Ça c'est nul », lui dit-il, « elle arrive à me faire culpabiliser »
« Mais pouvez jouer si vous voulez ! »
« Nan », dit Rose, « bien plus amusant de faire monter l'envie, vous dormez à la maison ce soir ? »
« Non, nous retournons chez Charlie », répondit Edward.
« Vous faites bien », rit-elle, « les parents vont nous faire une dépression » ils rirent tous.
« Ils auront sûrement la même occu... »
« Bella, s'il te plaît » me dit Edward, « ne finis pas ta phrase ! » Emmett et Alice me dévisagèrent.
« Désolée, chéri, nous pouvons peut-être hébergé tes parents non ? »
« Bella », me chuchota-t-il, « tu crois que nous n'allons pas jouer ? » je pouffais et rougissais, les autres détournèrent leur regard avec un sourire en coin, « laisse mes parents où ils sont... » je relevais mon visage, il se pencha pour entendre ma réponse.
« Je n'ai pas dit que nous n'allions pas jouer, nous allons reprendre nos jeux, je pensais juste à la santé mentale de tes parents »
« Va falloir que je prépare mes nerfs », je riais bêtement, « je prends ça pour un oui »
« Je vais préparer les miens aussi, ça ne serait pas une mauvaise idée », je sentis ses doigts descendre sur mon bas ventre.
« Prépare les dès maintenant... » ses doigts passèrent sous mon jean, effleurant le haut de mon boxer, il remonta une de ses mains sur ma joue, nous nous fixâmes, « tu m'as vraiment manquée mon ange », souffla-t-il contre mes lèvres, mon cœur rata un battement, il m'embrassa tendrement, je l'embrassais de la même façon, il posa son front contre le mien, je posais de légers baisers sur ses lèvres.
il embrassa mon nez et mon front, je souris niaisement, nous retournâmes nos visages vers les autres, je riais nerveusement quand je vis leur regard niais.
« Vous êtes vraiment trop mignon quand vous vous y mettez », dit Alice tout sourire.
« Merci », lui dit Edward en embrassant mon crâne.
« Hé Bella », me dit Angela, « nous allons pouvoir jouer aussi » je lui fis un grand sourire.
« Les enfants » dis-je les faisant rire, « je pense qu'il sera temps de commencer nos filatures, Rose, nous allons mettre ton idée en place », elle tapa dans ses mains ravie, « ça va nous permettre de lui pourrir la vie, de faire des photos, des commandos mais surtout savoir avec qui elle va à l'hôtel, sur ça je suis plus que curieuse »
« Nous le sommes tous », dit Ben, « quoi d'autre Bell' ? »
« Il y a beaucoup à faire », je riais légèrement comme une sadique les faisant rire, « il faudra lui voler ses affaires pendant le cours de sport »
« Vous croyez que de la crème dépilatoire dans le shampoing ça lui fera quelque chose ? » Demanda Rose.
« Vaut mieux rester sur la bande de cire ou le chewing-gum, plus radical », dit Alice.
« Dans le shampoing », dis-je, « de l'encre de chine ! Un petit Schtroumpf » je riais comme une idiote.
« Nous prenons » cria Jasper en riant, « pas forcément besoin de mettre dans le shampoing, appliquons le principe du ''pas de témoin'' »
« J'aimerai bien lui tager la tronche », rit Emmett, « avec un joli marqueur indélébile » je riais encore plus.
« Soldat, mission ! Débrouille-toi comme tu veux »
« Fooo » je partis dans un fou rire, « le mieux, c'est que j'attende les vacances au ski, là aussi nous pourrons jouer »
« Cailloux dans les boules de neige », riais-je, « attendez il y a Halloween avant, va falloir la faire stresser sérieusement, ça va bien nous amuser tout ça »
« Bella et ses idées », rit Rose, « ça m'avait manqué tiens ! Nous commençons quand à jouer ? Commando je te tabasse aussi ! »
« Nous avons tout le temps maintenant », dit Angela, « plusieurs mois devant nous, ah au fait, elle aura une nouvelle voiture la semaine prochaine »
« Contravention ! » Criais-je en riant, « ça sent bon tout ça ! Va falloir lui péter ses rétros » nous rîmes tous, « la glu va faire son entrée aussi »
« Par pitié », rit Edward, « fous lui le ballon entre les mains »
« Nous nous en occupons », rit Angela, « nous allons faire des petites courses avec Bella dans un magasin de bricolage, ça nous donnera des idées, nous irons tous ensemble, à huit cerveaux nous déborderons d'idées »
« Au fait Peter il en est où ce brave garçon ? » Demandais-je.
« Peter, la console », rit Rose, « elle lui a raconté que des cons, nous, s'en prenaient à elle. Peter a promis de se déplacer un jour pour nous calmer, ça lui fera une désillusion de plus, pour l'instant elle cherche des sales coups à faire », dit-elle plus sérieusement, « mais Peter lui a fait promettre de lui en parler avant, si elle bouge un doigt je la démonte, bien que ce soit déjà prévu au programme mais qu'elle ne tente rien, ça vaut mieux pour elle »
« Nous pouvons aussi la faire accuser », dit Edward, « quelques jours de renvoi nous fera du bien »
« En faisant quoi ? » Demanda Emmett.
« Là, je me dis que couvrir Bella, désolé mon ange, de farine et mettre le reste du paquet dans son casier pourrait être embêtant pour elle »
« Je suis pour ! » Dis-je, « je ferai ma victime qui ne comprend pas pourquoi elle s'acharne ! Waw, je l'aime cet idée, j'imagine déjà sa tête, elle ne va rien comprendre ! Ou je peux la provoquer quand le proviseur n'est pas loin, elle répondra et hop elle sera dans la merde ! Soyons vicieux ! Va falloir que je me fasse des crasses » ils riaient tous, « c'est bizarre à dire d'ailleurs »
« Nous t'en ferons des gentilles », dit Alice, « rien de méchant et vraiment de temps en temps, histoire de la mettre dans les problèmes »
« Je ne m'inquiète pas », je me retournais vers Edward, « chéri, on échange » il me fit un grand sourire, retira ses mains en remettant mon pull, je me positionnais confortablement, posant sa tête contre ma poitrine, je pliais mes jambes, il passa ses bras autour, mes mains sur son torse, « au fait pourquoi Lauren n'est plus avec elle ? »
« Je sais ! » Dit Angela en levant la main, je pouffais, « elles se sont disputées, trop triste », dit-elle sarcastique, « la raison de la dispute ? Vous remarquerez les questions/réponses, » nous rîmes, « parce que Lauren ne veut pas de problème, elle a dit s'être fait suffisamment insultée pour quelque chose qu'elle n'a pas fait et aussi elle fréquente de plus en plus souvent Tyler, ce qui énerve Jessica. Il est beaucoup plus souvent avec Mike et Mary, ses derniers vont très bien, ils vous passent le bonjour, ils ont souvent demandé de tes nouvelles Bell' et voilà, je crois avoir tout dit » elle posa son dos sur l'herbe en prenant de grandes inspirations, nous partîmes dans un fou rire, « waw, être une parfaite commère c'est difficile » elle se redressa, posant sa tête sur la cuisse de Ben.
« Ça va aller Angie ? » Lui demanda-t-il en riant.
« Oui, reste les autres filles, enfin, ce ne sont pas elles qui vont l'aider, Kathy, Teri et Marina, mais elles sont surtout là parce qu'elles craignent l'autre. Au fait je ne sais pas si vous êtes au courant mais la dernière fois, avec le poil à gratter, je sais pourquoi nous ne l'avons pas revue, elle a était à l'hôpital »
« C'est vrai ? » Demanda Rose en riant, « Carlisle ne nous en a pas parlé »
« Pourtant de ce que j'ai entendu il a dû la prendre en charge avec un infirmier du nom de Black je crois », nous partîmes tous dans un fou rire, « quoi ? »
« Attends », lui dit Emmett en riant, « qu'est-ce que tu sais d'autre ? »
« Juste que votre père l'a laissé un moment attendre, c'est surtout l'infirmier qui s'est occupé d'elle, enfin, si on peut dire ça comme ça, elle a dit que c'était un incompétent »
« C'est qui Black ? » Demanda Ben.
« Celui qui s'est occupé de moi, le jour de l'accident », dis-je, « un Emmett N°2, il va venir nous voir très bientôt »
« Nous l'avons croisés samedi avec Jasper », me dit Emmett, « il a demandé après toi Edward, toi aussi Bella, il était avec ses potes, le genre de mecs que tu laisses tranquille quand tu les croises »
« Ils sont comment ses potes ? » Demanda Edward.
« Ils sont tous musclés, ils proposent que nous nous joignons à eux de temps en temps pour faire du sport ou autre. il attend juste que tout soit revenu à la normale pour vous appeler, comme il a dit, ''je ne vais pas faire le chieur'' mais putain les mecs tu cherches pas à les faire chier ! »
« À ce point ? » Demanda Alice.
« Ouais, il dit vrai », dit Jasper, « mais ils sont marrants »
« Ça nous promets une bonne soirée » rit Emmett, « Ben, Angela venez avec nous, si vous voulez »
« Nous viendrons », dit Ben, « merde chérie, tu vois comme nous sommes sociables finalement ! »
« Toi aussi, tu remarques, j'en ai des frissons » pouffa-t-elle, « ils ont quel âge ses jolies bébés ? » Nous rîmes bêtement.
« À peu près notre âge », rit Emmett, « ils se présentent comme des frères, le plus jeune à 15 ans, Jacob en a 21, le plus âgé, Sam, en a 25 »
« Waw, âge diversifiés les filles ! Du choix, du choix, du choix ! » Elle nous fit un grand clin d'œil, nous pouffions toutes les quatre, les garçons eux grognaient, « oh, si on ne peut plus rire »
« Ce sont tous des indiens en plus non ? » Demanda Rose, Emmett acquiesça, « encore plus intéressant, peaux mates, corps musclés... » nous soupirâmes faussement intéressées.
« Non, mais détendez-vous ! Jacob et Sam sont mariés et un autre casé » râla Jasper.
« Les filles, plus que deux de disponibles », souffla Alice.
« Va falloir t'arrêter » lui dit Jasper.
« Jaloux ? » Lui demanda-t-elle mesquine.
« Tu le seras à ton tour quand tu verras les filles qu'ils fréquentent »
« Je croyais que vous n'aviez vu que les garçons ? » Jasper la fixa.
« Oui, bah, merde ! » Nous nous moquions, Alice lui fit un bisou sur la joue, « t'es pénible quand tu t'y mets »
« Il est trop chou quand il est jaloux » dit-elle en pinçant ses joues, il finit par sourire et attrapa Alice en la bloquant dans ses bras pendant qu'elle riait.
Nous restâmes là, encore un moment. J'étais bien, avec l'homme que j'aime, mes frères et sœurs, Ben et Angela, je pouvais rire à plein poumons sans ressentir aucune gène, je ne m'en privais pas. Je les voyais souvent me regarder rire avec de grands sourires, Edward prit mes mains, jouant avec, les embrassant plusieurs fois. Nous finîmes par nous redresser pour aller voir Esmé qui avait dû revenir de son rendez-vous.
Edward s'amusa à me porter sur son épaule jusqu'à la sortie du parc quand je m'étais lancée avec Angela dans des ''idées'' contre Jessica, qui selon lui était plus dérangée les unes que les autres, il me reposa à l'entrée du parc.
Nous nous mîmes à avancer tranquillement main dans la main, jusqu'à l'immeuble où travaillait Esmé. La jeune femme de l'accueil, nous apprit qu'elle venait de rentrer, qu'elle n'avait rien dit mais qu'elle semblait stressée. Nous montâmes tous à son bureau discrètement, enfin autant que huit adolescents pouvaient le faire. La discrétion, nous ne connaissions pas, nous nous fîmes plus discret quand Edward m'indiqua son bureau, sa secrétaire nous accueillit.
« Bonjour les enfants » nous dit-elle tout sourire, « Bella... enfin, je vois ton jolie visage ailleurs que sur des photos » je la remerciais, « je t'en prie, de ce que je vois tu es rétablie », nous nous sourîmes, « Esmé est dans son bureau, pour l'instant... », elle regarda son téléphone, « elle est en ligne, je vous dirai quand elle aura fini »
« Hé Jacky », dit Emmett, « je pense qu'ouvrir sa porte et crier un surprise serait une bonne chose »
« Je pense aussi », rit-elle, « elle râle depuis ce matin », grimaça-t-elle, « autant dire que nous filons tous droit », je pouffais, Edward me regarda et me souffla un ''je te l'avais bien dit''.
Nous attendîmes tous qu'elle raccroche, chuchotant pour mettre en place notre surprise. Jacky décida de nous aider, elle avança devant la porte nous demandant d'entrer dans une minute, le temps qu'elle mette Esmé de dos. Nous devions entrer discrètement et la laisser se retourner. Elle prit des dossiers, une grande inspiration aussi, je me retins de rire devant sa mine déconfite, toqua à la porte, j'entendis un ''entrez'' des plus froid, je sifflais nerveusement, elle entra et referma la porte, Jasper laissa passer la minute, il ouvrit tout doucement la porte jetant un coup d'œil, il se tourna vers nous en levant le pouce, nous pouffâmes bêtement, Angela et Ben préféraient rester en retrait, pas faute de leur avoir demandé de venir mais ils considéraient ça comme un moment en famille.
Jasper ouvrit un peu plus la porte et entra doucement, nous suivîmes tous, ils me placèrent au milieu et reculèrent, Esmé était à la fenêtre en train de regarder des croquis je crois.
« Non, mais ce n'est pas ce que j'ai demandée ! Il faut tout refaire, ce n'est pourtant pas compliqué ce que je demande » je haussais les sourcils, ne reconnaissant pas Esmé, les autres ne semblaient pas perturbés.
« Madame Cullen, je vais y aller si vous voulez »
« Non ! » Elle ramassa toutes les feuilles, « je vais le faire, comme si j'avais pas assez criée aujourd'hui »
« Vous n'avez toujours pas eu de nouvelles de votre mari ou de votre fille ? »
« Non, il ne répond pas, Bella non plus, personne ne me réponds ! Ça m'angoisse, je ne suis pas fâchée contre toi Jacky, je veux juste que tout se termine, qu'elle aille bien, que mon fils, ma famille aille bien », j'eus les larmes aux yeux, elle prit une dernière pile de feuilles commençant à se retourner, « je veux retrouver... » elle se tourna complètement et se figea, je lui fis un petit coucou à moitié en train de pleurer, elle lâcha ses feuilles qui se rependirent sur le sol, « ma fille... »
« Surprise » dirent les autres, je pouffais nerveusement.
Elle mit sa main devant la bouche, je me mordis la lèvre paralysée, elle se mit à pleurer prenant appui avec son autre main sur son bureau, je retrouvais l'usage de mes jambes et couru jusqu'à elle, la serrant dans mes bras aussi fort que je le pouvais, elle resta figée quelques secondes avant de me prendre dans ses bras, nous nous mîmes à pleurer autant l'une que l'autre.
« Ma fille, ma fille », je pleurais encore plus, plus que touchée par ses mots.
« Je t'aime », lui soufflais-je, « je t'aime ma petite maman », elle eut un hoquet.
« Je t'aime aussi ma fille, ma jolie petite fille », elle me serra davantage dans ses bras, « laisse-moi te regarder mon ange », je me mis face à elle, essuyant nos joues à l'une et l'autre, elle me fit un grand sourire, me regardant de haut en bas, elle me fit tourner, nous rîmes nerveusement, elle posa son front contre le mien, « tu viens de m'offrir l'un des plus beaux moments de ma vie ma puce », elle se remit à pleurer plus doucement, elle baissa ma tête et embrassa mon front longuement, je serrai ses mains pleurant à nouveau, elle me reprit dans ses bras, « Emmett, mon cœur, il est temps que tu nous lâches ton ''câlin collectif'' », je riais nerveusement me retournant vers eux, Edward passa ses mains sur son visage, ils suivirent tous, Emmett s'éclaircit la voix.
« Câlin collectif », souffla-t-il, ils arrivèrent tous vers nous, nous entourèrent Esmé et moi, nous serrant contre eux, Esmé me reprit contre elle.
« Mes enfants... » souffla-t-elle.
Nous lui dîmes tous que nous l'aimions, nous finîmes par devoir nous séparer, essuyant tous nos yeux. Edward me prit dans ses bras me remerciant, je le serrai autant que c'était possible. Nous nous refîmes à tous des câlins, j'allais rapidement rejoindre Ben et Angela émus. Je les serrai contre moi, Esmé suivit les remerciant d'être venus avec nous, nous dûmes finir par partir quand plusieurs clients arrivèrent pour une réunion. Elle se mit dos à eux quelques secondes et grimaça, nous retînmes nos rires, elle nous embrassa tous, nous remerciant encore une fois. Elle eut le temps de nous dire que nous ferions notre grand repas avec tout le monde vendredi, le temps de tout organiser. Nous remerciâmes Jacky qui nous fit un grand sourire. En sortant plusieurs employés nous soufflèrent des mercis, vraiment traumatisés ces gens, nous rîmes bêtement et retournâmes sur Forks, avec de grands sourires.
Edward reprit le volant, nous allâmes tous chez mon père, restant dans le jardin, devant la maison, Emmett, Ben et Jasper me prirent en chasse, je tournais autour de la maison en riant, ils m'attrapèrent plus d'une fois. Les filles et Edward riaient bêtement, oui je pense aussi qu'il aurait pu m'aider, ce n'était pas faute de lui avoir demandé, il finit par se lever mais pour participer. Les autres garçons nous laissèrent jouer, je repartis en riant derrière la maison, il m'attrapa, je me mis face à lui en pouffant.
« Je fais quoi maintenant ? » Me demanda-t-il taquin, je passais mes bras sur ses épaules faisant mine de réfléchir.
« Un câlin ? Un bisou ? » Il me fit un sourire en coin, m'embrassa légèrement, remonta sa main et caressa ma joue tout en me fixant.
« Bella, nous n'avons pas eu de moment à nous deux, jusqu'ici et je tenais à te dire que tu sois entièrement remise, j'en suis plus que heureux, vraiment heureux »
« Merci »
« Arrête de me remercier », je grimaçais, « tu ne cesses de me dire merci »
« Parce que pendant des semaines tu as pris soin de moi »
« Et je vais continuer, tu ne vas pas me dire merci tous les jours »
« Pourquoi pas », chuchotais-je.
« Tout ce que j'ai fait, je l'ai fait sans me forcer ou autre, tout va être différent maintenant entre nous, plus de béquille ou autre, juste toi et moi, nous allons pouvoir faire tout ce que nous voulons »
« Ah... » il se recula, baissa sa tête cherchant mon regard.
« Bella, qu'est-ce qu'il y a ? »
« Rien, enfin, est-ce que je pourrai... enfin je crois que... »
« Que quoi ? »
« Que... »
« Edward » dit Alice, il soupira, nous nous tournâmes vers elle, « nous rentrons, nous ramenons Ben et Angela aussi, vous restez là ? »
« Oui, allez-y »
« Soyez à la maison pour 19 heures, soit dans un peu plus d'une heure », nous acquiesçâmes, elle partit rapidement avec un grand sourire.
Edward me regardait intrigué, il prit ma main et nous fit rentrer, bon je crois que le moment de discuter est arrivé, nous allâmes sur le canapé, il me prit dans ses bras, reprenant ma main, je mis la télé, j'étais complètement stressée.
« De quoi tu voulais me parler tout à l'heure ? » Je rougis instantanément.
« C'est un truc que tu as dit tout à l'heure, enfin, je ne pense pas que tu as dit ça dans ce sens mais... « il fronça les sourcils.
« Ça concerne quoi ? »
« Le... sexe ? » Il haussa les sourcils.
« Je n'ai rien dit dans ce sens tout à l'heure mais vas-y je t'écoute »
« Et bien... » je me mis sur le côté face à lui, jouant nerveusement avec mes mains, « maintenant que je n'ai plus mon attelle », il me fit relever mon visage, penchant sa tête pour chercher mon regard, « je...je sais que nous n'allons pas tarder à... »
« Si tu as changé d'avis et que tu préfères attendre encore, ce n'est pas un problème, j'attendrai autant de temps que tu veux, jusqu'à ce que tu sois prête »
« Ne fais pas comme si ça ne te dérangeait pas », il fronça les sourcils, se redressa, posa son avant-bras sur sa cuisse, gardant ma main dans la sienne.
« Bella, je ne fais pas genre, je ne veux pas que tu te sentes oppressée, est-ce que tu as l'impression que... »
« Non, je ne me sens pas oppressée et on s'écarte du sujet »
« Explique-moi... »
« Déjà, je n'ai jamais dit que je voulais te faire attendre je ne sais combien de temps et très honnêtement, si je n'avais pas eu mon accident nous l'aurions sûrement déjà fait »
« Ah... »
« Edward, souviens-toi ici, nous avons souvent eu l'occasion de le faire et une fois la seule chose qui nous a arrêté ce fut le retour de mon père »
« Ton père ne serait pas arrivé, là je ne dis pas non, pas après Bella, et toutes ses occasions sont aussi arrivées parce que tu as été blessée, ça nous a rapproché, ça nous fait vivre ensemble, mais Bella, à partir du moment où tu as eu ton accident j'aurai arrêté, comme dans la salle de bain, les conditions ne sont pas les mêmes Bella, je me serai interrompu... » Je le regardais en haussant les sourcils. « Bella, j'aurai arrêté non pas parce que je n'ai pas envie, loin de là, mais il y a deux choses, la première nous venons d'en parler, tu étais blessée, la deuxième mon ange, ce sera ta première fois et ce n'est pas rien »
« Tout le monde me le dit »
« Et tu ne penses pas que c'est le cas ? »
« Oui et non, oui, parce que je... je ne vais pas du tout savoir comment m'y prendre et... nous pouvons parler franchement ? »
« Bien sûr que oui ! » Je pris une grande inspiration, il serra ma main, je me rapprochais de lui.
« OK, bon, je... je ne sais pas si je vais... avoir mal », chuchotais-je, je refixais ma main, « et si je... » à nouveau il releva mon visage gardant mon menton dans sa main.
« Bella c'est moi, ne te sens pas gênée de dire ce que tu penses, dis tout ce qui te passe par la tête, peu importe ce que c'est », j'acquiesçai prenant une grande inspiration, autant tout sortir d'un coup je crois.
« Je ne sais pas, si je vais prendre du plaisir et pareil pour toi », je le vis à deux doigts de dire quelque chose, « ne me coupe pas s'il te plaît », il referma sa bouche, « tu me diras ce que tu veux après, si j'arrête je ne vais pas y arriver », il acquiesça, « parce que nous savons tous les deux que tu l'as fait plus d'une fois, avec différentes filles et que... même si tu ne les aimais pas, tu as quand même du prendre du plaisir et ça aussi plus d'une fois. Elles avaient l'expérience que je n'ai pas, je sais, je sais, tu vas me dire de ne pas me comparer mais sur le sexe tu ne pourras pas m'en empêcher, je n'y connais pas grand chose et tu le sais... »
« Bella... »
« Attends, s'il te plaît, non parce que c'est toi et pas un autre, il n'y a que toi que je désire de cette façon, ou d'une quelconque autre façon d'ailleurs. Quand je suis dans tes bras, je n'ai plus de craintes, parce que je ne suis plus en mesure de penser, que ce soit quand tu m'embrasses, tes caresses, tes baisers, ta façon de me regarder, toutes ses choses qui font qu'aujourd'hui, je suis à ma place avec toi, que je me sens bien », il me fixa avec un petit sourire. « Ça n'a toujours été que toi et personne d'autre, c'est pour toutes ses raisons que je me dis que ça ne peut que bien se passer d'un côté, parce que je t'aime et qu'il me tarde de pouvoir t'aimer entièrement... »
Ma phrase à peine finit, il écrasa ses lèvres contre les miennes, ses mains sur mes joues, j'agrippais son tee-shirt, il se recula, cessant notre baiser aussi rapidement qu'il avait commencé.
« Bella », me souffla-t-il, « moi aussi j'ai des choses à dire », il posa sa bouche doucement contre la mienne, il se recula et reprit ma main,son dos contre le dossier du canapé, sa tête sur le dossier, il ferma les yeux rapidement prenant je crois le temps de la réflexion, il se redressa et se remit face à moi, « je vais reprendre depuis le début si tu permets », j'acquiesçai, en premier, « sur ce qui est de tes craintes par rapport à ne pas savoir comment t'y prendre, laisse-moi en douter... »
« Nous n'avons pas non plus... »
« Bella, cette fois c'est moi qui vais te demander de ne pas me couper », j'approuvais, « si tu ne savais pas t'y prendre, je n'aurai pas certaines réactions à ton contact ou simplement quand je te vois. Je ne pense pas avoir besoin de préciser lesquels, pour ce qui est de savoir si tu vas avoir... mal, ça malheureusement, je ne peux pas vraiment te répondre mon ange... comment dire, que tu ne ressentiras pas une certaine gêne, mais par contre je peux te dire que ça passera et je n'ai pas l'intention de te faire qu'une fois l'amour », il me fit un petit sourire, je devenais pivoine, il caressa ma joue. « Pour la question du plaisir, du mien, même si ce jour là, pour ma part ce n'est pas ce qui va me préoccuper le plus, j'en aurai, une fois passé le plus désagréable pour toi, parce qu'il s'agit de toi et moi, de la jeune femme que j'aime », je lui fis un petit sourire qu'il me rendit.
« Merci », il embrassa ma main.
« Pour ce qui est de mon passé... sans te mentir, oui j'ai pris du plaisir, comme tu l'as bien deviné je vais te dire de ne pas te comparer, bien que je puisse comprendre, à ta place j'aurai certainement la même réaction sur tes précédentes relations. Mais encore une fois je vais te dire de ne pas le faire parce qu'il s'agit de toi et de moi, de nous. Ce n'est pas important que tu n'y connaisses rien comme tu le dis, bien que je sois d'un tout autre avis à ce sujet. Maintenant ne pense pas que je ne ressens pas d'inquiétude. Bella, je n'ai jamais été la première fois d'une fille et là il s'agit de la première fois de la femme que j'aime plus que tout, c'est même plus que flippant je dirai, et si moi je n'étais pas à la hauteur ? Tu n'y a jamais pensé ? »
« Non, bien sûr que non ! »
« Pourquoi ? »
« Parce que... je t'aime »
« Pour moi c'est pareil, je t'aime tout autant et c'est pour ça que quoi que tu fasses, je prendrai du plaisir... tu vois où je veux en venir ? »
« Oui »
« L'important pour moi n'est pas de te dire ''et si je n'étais pas à la hauteur ?'', ce qui est primordial, c'est que tu sois sûre de la personne avec qui tu comptes le faire. Que tu sois en confiance, le reste se fera tout seul, est-ce que nous serons maladroit ? Certainement, stressé ? Oui, aussi, et alors ? Au fur et à mesure nous prendrons de l'assurance, nous saurons ce que l'autre aime ou non et Bella... tes baisers, tes caresses, tes regards, le moindre contact que je peux avoir avec toi, je prends bien plus de plaisir qu'avec n'importe quelle autre fille que j'ai pu connaître. Tu es déjà loin devant, ne perds pas de vue que pour moi aussi ça sera ma première fois, ma première fois avec la seule femme à qui j'ai dit « je t'aime » et que je pense le plus sincèrement possible, moi aussi, je ne veux et ne vois que toi et ceux aussi depuis le début, tu me crois au moins ? »
« Oui, je ne doute pas de tes sentiments »
« Parce qu'il ne faut pas que tu penses autrement mon ange, est-ce que tu as d'autres questions ? »
« Oui, comment, ça va se passer ? »
« Quand nous ferons l'amour ? » J'acquiesçai, me mordant légèrement la lèvre, j'étais toute rouge aussi, il me fit un petit sourire. « Je ne sais pas vraiment, il faudra laisser faire les choses, ne pas les forcer je crois, ne pas prévoir, rien de plus angoissant et ça gâcherait un peu le moment »
« Non, c'est sûr que je ne vais pas entourer une date sur le calendrier », riais-je nerveusement, il rit à son tour, tout aussi nerveux.
« Avant, il faudra que tu te renseignes avec ma mère pour la pilule, faire les choses correctement », je grimaçais légèrement.
« Edward... si je te dis qu'en fait... je prends déjà... la pilule ? » Il me regarda les yeux ronds, « je... j'y suis allée le matin de ton renvoi avec ta maman... » il continuait de me fixer, « Edward ? »
« Je... je dirai que d'un coup ça met la pression », je riais nerveusement à nouveau, « pourquoi si tôt, enfin je ne me plains pas mais... »
« Parce que sinon, il fallait attendre encore un mois », chuchotais-je.
« OK... euh... c'est bien, tu la prends à quelle heure ? »
« 20 heures, pourquoi ? »
« Je t'ai dit déjà que ça me concernait tout autant que toi, alors je vais mettre une alarme sur mon téléphone tout à l'heure », je le regardais sceptique, « quoi ? »
« Bein, je ne m'attendais pas à ce que tu fasses ça »
« Je trouve ça normal, faire l'amour ça nous concerne tous les deux, tous ce qu'il y autour aussi, que ce soit ta pilule ou les préservatifs, peu importe... Bon il y a aussi que ton père m'a prévenu que si je te mettais enceinte dans les temps qui arrive et qu'il entendait le mot accident, il m'abattrait », je partis dans un fou rire, « ça pousse aussi à vraiment faire attention », il suivit mon fou rire, « il veut aussi, me clouer au mur ou mieux me donner un coup de taser »
Je pleurais de rire, comprenant mieux pourquoi il avait envisagé de ne plus rien faire avec moi, j'allais devoir tuer mon père ! Je m'écroulais sur le canapé me tenant le ventre.
« Il a reconnu perdre les pédales, c'est déjà ça »
« En tout cas », dis-je moqueuse, « je sais que tu m'aimes vraiment, tu es resté après qu'il est osé te sortir ça »
« Merci de t'en rendre compte, ça comptait pour moi que tu en prennes conscience », je pouffais, tirant sur son tee-shirt, le poussant contre moi, il se retrouva entre mes jambes.
« Dis-moi ce qu'il t'a fait ou dit d'autre » souriais-je.
« Il a songé à me mettre sur la table avec une lampe en pleine tête, il m'a agressé plus qu'autre chose. il a pensé un moment que nous l'avions déjà fait, d'où le ''me clouer au mur'', merde Bella ton père est flippant ! Je ne pourrai jamais oublier cette conversation, ah par contre la bonne nouvelle, il ne veut pas être prévenu quand ça arrivera »
« Manquerait plus que ça, je ne me vois pas lui dire ''Hé papa, ça y est je vais faire l'amour avec Edward !'' » je rougis à ma phrase, il calma son rire et embrassa mon nez, le mien s'était arrêté à la fin de ma phrase, je le fixais, mon ventre se contracta, « Edward... »
« Oui mon ange »
« Comment nous saurons que c'est le bon moment ? »
« Je ne sais pas mon ange mais nous avons le temps »
« Je ne veux plus avoir de bleus »
« Alors nous attendrons que tu n'aies plus de bleus et si tu ne te sens pas prête nous attendrons encore. Bella, ça sera à toi par contre de me dire que tu veux vraiment que je te fasse l'amour », il me fixa sans sourire.
« Je... je te le dirai », dis-je en frôlant ses lèvres.
Nous profitâmes de l'un et de l'autre par la suite, profitant d'être seul pour nous retrouver, que ce soit sur le canapé ou sous la douche que nous prîmes. Nous dûmes nous arrêter pour ne pas être en retard à la villa.
Nous sortîmes de la salle de bain, j'ouvris notre armoire à la recherche de vêtement, autre qu'un jean, Edward était dans mon dos, il embrassa mon épaule, je tournais mon visage vers lui pour embrasser sa joue en souriant.
« Chéri, choisis pour moi, joue à la poupée » pouffais-je, il me fit un grand sourire, laissant un bras autour de ma taille, touchant plusieurs vêtements, « pas de jean ! »
« Ça dépend parce que si tu veux remettre ton jean de la dernière fois, je ne suis pas contre », je riais nerveusement, « non il y aura nos parents ça ne va pas le faire, attends », il retira son bras, cherchant à nouveau me gardant contre son torse. Il opta pour un pantalon noir taille basse, pas moins moulant que mon jean d'ailleurs, me donna des sous-vêtements rouge, je les passais, il siffla, me faisant mettre mon pantalon, me regardant de haut en bas me faisant rougir, « si je ne te trouve pas un haut rapidement, nous allons être en retard », je collais mon buste contre son torse, posant mes mains dans son dos, je posais des baisers dans son cou, « Bella... » je riais bêtement.
« Dépêche-toi de trouver »
Il posa ses lèvres sur les miennes, il soupira, je retournais dans son cou le laissant choisir, il frissonna à plusieurs reprises, je mis mes mains sur son torse, les descendant lentement, tout en continuant à jouer dans son cou, un de ses bras me plaqua contre lui, je compris qu'il ne cherchait plus un haut quand je sentis ses mains sur moi, dérapant à nouveau.
« Chéri, nous allons être en retard », lui dis-je mesquine en jetant sa serviette sur notre lit.
« Je leur dirai que c'est de ta faute » il m'embrassa à nouveau son téléphone finit par sonner, nous entendîmes la sonnerie de Starky et Hutch, « ça calme direct », me dit-il nerveusement, je partis dans un fou rire, « habille-toi pendant que je réponds, » je me remis face à notre penderie, prenant un haut noir décolleté, Edward revint près de moi, parlant avec mon père pendant qu'il mettait son boxer, je lui tendis un pantalon noir qu'il mit rapidement, une chemise, ce soir nous serions complètement assortis, il raccrocha.
« Ils sont déjà tous là-bas ! »
« Mais je ne suis même pas maquillée ou coiffée »
Je dus faire au plus vite pour le maquillage, j'eus tout de même le temps de sourire niaisement quand il me démêla les cheveux, je les séchais au mieux, chaussures, gilets et nous étions sur la route.
Arrivés à la villa, je sortis et courrais jusqu'à mon père qui était sur le perron, j'entendis un ''ça y est c'est repartit'' de Edward qui riait, je me jetais dans les bras de mon père et de Carlisle qui était juste à côté. Ils nous firent rentrer, je sautillais vers Esmé qui me regarda en riant, je repris tous le monde dans mes bras, jusqu'à ce que Esmé parviennent à me faire asseoir, Carlisle nous servit une coupe de champagne à tous, je la bus rapidement, trop énervée pour boire calmement, pareil pour la deuxième, Esmé revint avec un grand sac, nous tapions dans nos mains avec les filles.
« Petits cadeaux », nous dit-elle avec un grand sourire, « vous vous partagerez tous ça, alors nous avons... poil à gratter évidemment », rit-elle, « grosse quantité », elle le posa plusieurs sachets sur la table, « ensuite, de la poudre à éternuer », nous la fixâmes tous avec de grands sourires, « boules puantes, aérosols aussi qui diffuse une odeur horrible, j'ai essayé, je ne recommencerai pas » nous rîmes tous bêtement, « j'ai pris aussi des cornes de supporter, pétons lui les tympans ! Pleins d'autres petites choses toutes aussi amusante. Ah il y a ça aussi, ça vient de la pharmacie par contre, laxatifs », chuchota-t-elle, nous partîmes tous dans un fou rire, « à la cafétéria mettez ça dans sa nourriture ça sera amusant, enfin pas pour elle, » nous nous levâmes pour regarder un peu mieux, « je vous laisse vous débrouiller ! »
Les différents jouets passèrent de mains en mains, nos parents nous regardaient avec de grands sourires, bon nous nous disputâmes pour le laxatif surtout et pleins d'autres petites choses, enfin je me disputais surtout avec Emmett qui ne voulait rien partager.
« Les enfants », nous dit calmement Esmé, « calmez-vous »
Nous continuâmes à nous chamailler pour récupérer un maximum des choses qu'avaient ramené Esmé, elle tapa violemment sur la table.
« Les mioches ont la boucle » nous nous assîmes tous nerveusement, mon père et Carlisle partirent dans un fou rire, « voilà un peu de calme », dit-elle plus douce, « bien... les papa, on s'arrêtent » ils se turent d'un coup, « pas la peine de vous battre, je pourrais retourner en chercher »
« Mais m'man... »
« Je ne pense pas avoir fini de parler », Emmett se fit tout petit, je le regardais moqueuse, il me fit un doigt discrètement, je lui lançais un regard noir et lui mis un coup de pied, son genou cogna dans la table, Edward riait doucement, « Bella... » je me figeais, « tu as fini ? »
« Oui, Esmé », soufflais-je.
« Merci ma chérie », Emmett imita sa mère en grimaçant, j'ouvris grand la bouche en montrant du doigt, « bon sang qu'ils sont pénibles ! »
« T'es une balance », cracha-t-il.
« T'es un trans », répondis-je mauvaise du tac au tac. Edward partit dans un fou rire avec les autres, il me regardait mauvais, Esmé et nos pères suivirent.
« Bella 1, Emmett 0 », rit Jasper.
« Toi le blondinet, je ne t'ai rien demandé », lui dit Emmett.
« Mais moi ça me va très bien qu'il compte les points »
« Putain que tu es chiante ! »
« Merci, j'essaie d'arriver à ton niveau, pas évident, je vais faire des efforts promis... crétin ! »
« Emmett, Bella, vous pouvez pas arrêter ? » Soupira Esmé.
« J'aimerai tellement Esmé mais il ne comprend jamais rien, peut-être qu'il a été conçu sous une quelconque substances », ses frères, Alice et Rose partirent dans un fou rire, « oh, mais que je suis bête petit fœtus alcoolisé », ses frères et sœurs, même mon père rirent bruyamment, il me regarda froidement et eut un petit sourire en coin.
« Papa, maman, que pourriez-vous répondre à Mademoiselle ''je fais la maligne'' ? »
Je me tournais vers Esmé et Carlisle en grimaçant, Esmé prit une grande inspiration, je me tendis, elle allait me détester, Carlisle regardait ailleurs.
« Bella, Emmett, dehors ! » Elle nous montra la porte, je regardais Edward stressée, il riait comme un nigaud ainsi que les autres.
« Bon, 1 partout », dit Jasper, je lui jetais un regard noir.
« Tous les gosses dehors et on se dépêche », nous nous figeâmes tous et sortîmes tendus, nos pères suivirent en riant, leurs bières à la main, « puisque vous avez décidés d'être pénible, nous allons faire un petit jeu ! Celui qui gagne prendra ce qu'il veut du sac, les autres se partageront les miettes, jeu en couple ! Les filles sur les dos des garçons, les premiers qui arrivent vers nous après avoir été jusqu'au bout de l'allée », les garçons grognèrent, « bon jusqu'au virage, gagnent ! »
Emmett se baissa serrant les jambes de Rose, nous suivions avec Alice, elles riaient, moi non, je m'approchais de l'oreille de mon chéri.
« Tu te souviens de toutes ses fois où ton frère a été chiant, bah le jour de la vengeance est arrivé » il eut un sourire en coin, il me releva, j'embrassais sa joue.
« Les enfants prêt ? »
« Attends », dit Emmett, je sifflais agacée, « toi, la psycho, je ne te parle pas ! »
« Bah si, c'est ce que tu fais ! »
« 2-1 », souffla Jasper, Emmett lui mit un coup dans l'épaule.
« Hé ! » dit Alice, « tu ne le tapes pas » elle lui mit une claque.
« Ali', ne touche pas à mon nounours ! » S'énerva Rose mettant une tape sur sa main.
« Tu m'as tapée » pleurnicha Alice.
« Tu as tapé Emmett, oh et puis tout ça c'est de ta faute » me dit-elle.
« Je n'y suis pour rien si tu es avec un décérébré » elle me fusilla du regard ainsi que Emmett.
« Edward », lui dit Emmett, « comment tu fais pour la supporter 24h/24h ? Ça fait longtemps que je l'aurai noyée », Rose et Emmett partirent dans un fou rire, je le regardais choquée.
« Je fais comme toi avec ta Barbie, Ken, tu sais le truc que tu as sur ton dos » je les regardais moqueuse, Rose tenta de lui mettre une claque, je tapais son bras, elle me regardait outrée.
« Touche pas à mon chéri ! » La menaçais-je, « il pourrait t'arriver des bricoles » j'embrassais à nouveau sa joue, il les narguait, Alice se mit à rire.
« Poly, la ferme » lui dit Rose mauvaise, « Bella tu me menaces ? »
« Touche pas à mon mec ! » Dis-je froidement.
« Elle me menace ! »
Esmé se mit face à nous en nous regardant mauvaise, nous nous tûmes, elle croisa ses bras sur son buste en plissant des yeux, mon père et Carlisle se remirent à rire.
« À 3, vous partez ! 1, 2, 3 », dit-elle rapidement en se poussant.
Les garçons partirent en courant, nous les encouragions, Jasper était devant, nous passions devant Emmett et Rose.
« Bah alors le nounours, on a les jambes en mousse ? » Lui demandais-je moqueuse, j'entendis Emmett et Rose partirent dans un fou rire, Alice et Jasper également Edward rit légèrement, « chéri non tu vas perdre ton souffle » il se reprit avant de partir dans un fou rire, « non mon cœur » il s'arrêta et me posa, il pleurait de rire, je tapais des pieds, « chéri ! »
Il continua à rire, je me tournais vers les autres, les filles aussi étaient au sol, ils continuaient à rire bêtement, je soupirais blasée.
« Oh merde Bell' tu la sors d'où celle là ? » Demanda Rose morte de rire.
« Elle m'a fait perdre ma respiration » rit Emmett.
« Chéri, vite on peut gagner encore ! Je veux des jouets, » il me regarda en essuyant ses larmes.
« Ça ne sera plus possible de courir maintenant, parce que », rit-il, « à part avoir l'image de mon frère avec des jambes en mousse, je ne suis pas capable de faire autre chose » ils repartirent dans un fou rire, je regardais Emmett de haut en bas.
« Je n'y arrive pas, je vais aller jusqu'au virage toute seule ! »
Je partis en courant toute seule, veux pas perdre, je les entendis se moquer, je partis jusqu'au virage et remontais comme une bienheureuse, j'étais contente en fait de courir, je revenais vers eux qui me regardaient avec de grands sourires, Emmett se mit dos à moi, se pencha et m'offrit son dos, je courrai plus vite, sautais et m'accrochais à lui en riant.
« Voilà comment on leur fait à l'envers ! » Il partit rapidement en riant jusqu'à nos parents, il repartit, « juste pour le plaisir p'tite sœur » je partis dans un fou rire, « attends encore mieux » il me posa sur le coffre de la voiture de mon père, « sur les épaules petite sœur », il se tourna et m'aida à monter, « accroche-toi », il posa ses mains sur mes cuisses et partit comme une flèche.
« Emmett ! » Criais-je en riant, il courut encore plus vite, je bloquais mes pieds dans son dos, mes mains sur sa tête, il riait comme un gamin et tourna, j'explosais de rire carrément stressée.
« Foooo ! » Nous rîmes comme des nigauds, j'entendis les rires de tous les autres, il recommença à courir, je me crispais me remettant à crier de rire. « Em', arrête je t'en supplie », il se stoppa d'un coup, je partis en avant, il me retint.
« Hé, elle est où Bella ? » Demanda-t-il aux autres, je repartis dans un fou rire, « elle est peut-être à la maison ! »
« Non, non, non, ne fais pas ça » il avança vers la maison sous les rires, Emmett se baissa, je pensais à me pencher aussi, « Bell' t'es où ? » A part rire comme une idiote, je ne faisais rien d'autre, il avança vers la cuisine,
« Déconne pas je vais rester accrochée au mur ! » Il rit quelques secondes et changea de trajectoire, « Em', la lampe ! »
« Merde, désolé, il y a de la poussière ? » J'entendis Esmé râler, je passais mon doigt dessus.
« Non, même pas », il haussa les épaules brusquement, je manquais de tomber, je me remis à rire sous les sifflements nerveux des autres.
« Tiens, si je faisais un petit somme, hum, m'étaler dans ce canapé, ça me démange »
Je riais nerveusement, cherchant de l'aide vers les autres, Edward s'approcha discrètement, je retirais mes pieds du dos de Emmett, qui était en train de délimiter les angles, Edward me fit signe de me pencher en arrière, je me laissais tomber en arrière, sauf que Emmett me rattrapa les jambes, je riais comme une conne, Edward me relâcha riant à son tour, j'avais la tête en bas.
« Emmett, lâche-moi ! » Riais je, il fit mine de me lâcher, je criais de peur, il partit dans un fou rire, « j'ai le sang qui monte à la tête », riais-je, Edward me redressa, Emmett lâcha mes jambes, je perdis l'équilibre et tombais sur les fesses, « merde chéri tu tiens quoi ? » Demandais-je en riant.
« Pas grand chose sur ce coup, désolé », rit-il, il m'aida à me relever, je m'assis sur le canapé en riant.
« Bell' quand tu veux, poids plume ! » Je tapais dans sa main, Edward s'assit près de moi, j'entourais sa taille et posais ma tête sur son torse, il s'affaissa dans le canapé, posa une main dans mon dos, l'autre caressant mes cheveux, Emmett retourna à table avec les autres.
« Il faut que nous y allons nous aussi ? » Demandais-je en relevant ma tête.
« Ça peut attendre un peu », il embrassa mon front en souriant.
Nous nous embrassâmes et je remis ma tête contre son torse, regardant les autres à table, sa main reprit ses caresses dans mes cheveux. Je pouffais quand j'entendis les autres raconter tout ce qui pouvaient arriver à Jessica, je les regardais tous rire. J'étais vraiment heureuse de les voir comme ça, juste à rire et rien d'autre. Esmé nous fit un petit sourire et détourna son regard nous laissant tranquille, je fermais les yeux, me concentrant sur tout ce que j'entendais mais surtout leur rires et les battements de cœur de mon chéri, je frottais mon nez contre son torse.
« Tu es fatiguée ? »
« Un peu mais ça va »
Nous restâmes sur le canapé à nous câliner et nous embrasser doucement, nous finîmes par retourner à table quand elle commença à être débarrassée, ils nous sourirent tous, je m'assis sur lui me mettant sur le côté pour tous les voir, je caressais sa nuque, il prit mon autre main jouant avec mes doigts.
Esmé nous servit, tarte Tatin chaude avec de la glace à la vanille, je sautillais sur les jambes de Edward, je me remis sur ma chaise, plus personne ne parla, nous étions tous à savourer.
« Esmé », dit mon père, « il faudra me l'apprendre ça »
« Mais avec grand plaisir, dès que tu auras un peu de temps », il acquiesça, je riais discrètement avec Edward, Esmé se leva cachant son rire, je me levais et aidais à débarrasser, je la rejoignais dans la cuisine.
« Bonne chance Esmé », pouffais-je.
« Merci », rit-elle, « mais je suis sûre qu'il ne s'en sortira pas trop mal, encore merci d'être venue me voir cet après-midi »
« Il le fallait Esmé, je ne pouvais pas attendre ce soir », elle me prit dans ses bras, « nous allons pouvoir nous faire notre journée »
« Dès le week-end prochain si tu veux », elle me scruta avec un grand sourire.
« Oui, oui, le week-end prochain »
« Nous partirons le samedi matin, je vais avoir une journée avec ma fille » elle me reprit dans ses bras, « mon fils va me détester », pouffa-t-elle.
« Non, je lui réserve mon samedi soir »
« Alors ça ira, Bella... il m'a dit ce que tu as fait pour lui, tu sais le piano chez Garrett », j'acquiesçai, « merci pour lui mon ange », je touchais mon pendentif par réflexe, elle le prit au creux de sa main,
« Vous...tu sais pourquoi je voulais un bijou dans ce genre ? » Elle secoua la tête négativement, attendant la suite, « ma grand-mère, elle en avait un qui lui ressemblait, mon grand-père lui avait offert. Je ne suis pas une fille qui veut être couverte de bijou, je préfère les attentions, les petits gestes au quotidien, avoir des bijoux peu souvent mais qui ont une signification... »
« Et pour toi il signifie quoi ce bijou ? »
« Qu'il sera toujours là, près de moi, il m'a dit que c'était pour ne pas oublier qu'il m'aime », elle eut un petit sourire, « chose que je ne pourrai pas oublier, je le vois surtout comme une promesse. Esmé...je l'aime vraiment, plus que de raison même »
« En amour mon ange, il faut laisser la raison de côté, mon fils, tu peux l'aimer sans craindre un changement quelconque de sa part »
« Je sais, mais je trouve ça parfois un peu inquiétant, être entièrement dépendante de lui, je n'ai jamais dépendu de quelqu'un excepté mon grand père et...et je ne sais même pas pourquoi je parle de ça...le champagne peut-être » elle me scruta.
« Et quoi ma puce ? »
« Et je sais que je vais l'être de plus en plus, si un jour... si un jour tout s'arrête... Edward, je ne sais pas s'il s'en rend compte mais c'est un des piliers de ma vie maintenant, avec mon père, avec vous tous, si je perds encore une fois ceux qui me rendent heureuse, ceux que j'aime le plus au monde, je... »
« Bella, Bella mon ange », elle releva mon visage, elle me regarda les larmes aux yeux, « je te promets qu'aucun d'entre nous, ne va te laisser, mon fils encore moins, pourquoi penses-tu à ça ? » J'eus un hoquet.
« Parce que je déraille ? » Son regard fut des plus perplexe, j'aurai aimé me taire, vraiment, « je... je crois que le fait d'être parfaitement remise, de me dire qu'enfin tout est finit, que tout va aller bien maintenant, ça m'angoisse un peu parce que nous avons tous attendu que j'aille mieux. Ça me renvoie aussi à des souvenirs, parce que des promesses ont m'en a beaucoup faites depuis que je suis ici. Avant mon arrivée, la dernière personne à m'en avoir fait une c'est mon grand-père et il m'a laissée, il est partit, tous les jours j'ai une pensée pour lui. Il... il m'avait dit qu'il ne me laisserait pas, il est partit Esmé, il est partit, il me manque tellement... »
« Oh mon cœur », elle me serra dans ses bras et caressa mes cheveux, « je n'ai pas connu cet homme mon ange mais il a fait de toi une jeune femme des plus touchante. Ne lui en veut pas de ne pas avoir tenu sa promesse, il ne pouvait pas », elle se remit face à moi et posa son front contre le mien, « ma puce ton grand-père en partant, il nous a donné la chance de t'avoir auprès de nous. En partant il t'a donné toute une famille, un jeune homme qui te donnera tout sans compter, sans réfléchir, c'est de cette façon que je vois son cadeau Bella. Laisse le passé derrière toi, ne l'oublie pas mais mets le de côté. Toutes les belles choses qui t'arrivent, notre rencontre à toutes les deux, tout est mérité, tu as largement mérité d'être heureuse, tu as apportée tellement à cette famille en peu de temps, aucun de nous ne sera fichu d'être sans toi. La plupart des choses arrivent pour une raison, certaines sont injustes mais elles finissent toutes par avoir un sens un jour ou l'autre, ton grand-père en partant, il t'a confié à nous, vois les choses de cette façon »
Nous tournâmes nos visages vers Rose et Alice qui arrivaient en riant, elles s'arrêtèrent en nous voyant et repartirent rapidement. Esmé me reprit dans ses bras, je la serrai contre moi en fermant les yeux.
« Je ne boirais plus de champagne Esmé » soufflais-je.
Elle me garda contre elle jusqu'à ce que je la sente s'éloigner et être remplacée par d'autres bras, à son odeur je savais que c'était lui. Je mis ma tête dans son cou, il me souleva et me posa sur le plan de travail me serrant dans ses bras, j'entendis la porte de la cuisine être refermée, je me calmais dans ses bras, sa main serra ma nuque, son bras tenant fermement mon dos. je récupérais une de mes mains, essuyant mes yeux, il se recula, suffisamment pour embrasser le haut de ma joue,je posais ma main sur la sienne.
« Je vais bien », chuchotais-je, « je t'aime trop, je vous aime tous trop ça a tendance à me faire déborder je crois »
Je sentis ses lèvres embrasser ma joue descendant petit à petit vers les miennes, je frissonnais relevant lentement mon visage, profitant de chacun de ses baisers, sa bouche embrassa la commissure de mes lèvres, restant un instant dessus, nous nous embrassâmes doucement, il recula son visage.
« Mon ange, si ça ne va pas, dis le moi, il n'y a rien que tu ne puisses ne pas me dire »
« Je sais mais je vais bien, c'est ça en plus, je vais bien, j'ai eu trop d'émotions aujourd'hui, nous allons aller bien », je lui fis un petit sourire qu'il me rendit, « et je pense qu'il faut que j'arrête d'avoir des discussions avec ta mère dans la cuisine, ça ne me réussit pas », je pouffais nerveusement, il se contenta de sourire un peu plus, je tirais sur sa chemise et retrouvais ses lèvres, il calma petit à petit notre baiser.
« Bébé, j'ai une promesse à tenir », mes yeux se remplirent de larmes à nouveau, « qu'est-ce que j'ai dit ? » Me demanda-t-il inquiet.
« Rien, enfin si, juste me dire que tu as une promesse à tenir »
« Parce que c'est vrai, Bella, je ne dis pas les choses pour faire joli »
« Je sais... de quelle promesse tu parles ? »
« Viens », il m'embrassa et me tendit sa main que j'attrapais, je descendis du meuble, il ouvrit la porte de la cuisine, ils riaient tous ne changeant pas d'attitude quand nous sortîmes, Edward m'emmena au piano et nous fit asseoir, « tu te souviens, j'ai dit que je rejouerai quand tout serai finit », j'acquiesçais à deux doigt de pleurer.
Il embrassa mon front, il eut un grand sourire quand il posa ses yeux sur les touches, j'embrassais son épaule, laissant mes lèvres dessus. Sa famille, mon père ne riaient plus, il fit craquer ses doigts, je le fixais ne me lassant pas de le voir sourire. Mon cœur eut des ratés quand les premières notes résonnèrent, je fermais les yeux, il jouait la première musique que j'avais jouée devant ses frère et sœurs. Je finis par rouvrir les yeux et me redressais, il tourna son visage vers le mien me soufflant un ''joue avec moi'', je me mis face au piano, attendant de pouvoir intervenir, je commençais à joue. Quand le morceau se termina, il nous fit recommencer, je riais bêtement, je le regardais une fraction de secondes, il se mit à rire. Nous ratâmes plusieurs notes, nous reprenant pour finir au mieux le morceau, je me jetais dans ses bras, le remerciant je ne sais combien de fois, nous repartîmes dans un fou rire idiot. Nous nous séparâmes essuyant nos yeux, nous posâmes nos regards vers la table, ils nous fixaient tous avec de grands sourires, Esmé me souffla un merci.
« Ce n'était pas d'une grande qualité », riais-je, « nous nous en excusons »
« Vraiment désolé hein », dit Edward en riant, « ça faisait longtemps », les autres se mirent à rire.
« Nous allons nous entraîner, ça ne sera pas du luxe »
« Oui, surtout toi », je le regardais faussement outrée en riant.
« Tu as raté autant de notes que moi » riais-je, il grimaça, « non mais vas-y dit que c'est une insulte aussi ! »
« Bah, si tu insistes chérie... » je lui mis une claque derrière la tête, il riait comme un idiot, je me levais le regardant en plissant des yeux, « mon ange, tu as insisté » je lui lançais un regard hautain, croisais mes bras et repartis vers la table me retenant de rire, « Bella » dit-il longuement, je pouffais et me retournais, sursautant quand je le vis en face de moi, « faut te détendre », rit-il.
« J'attends », lui dis-je sérieuse.
« Tu attends quoi ? »
« Que tu t'excuses ! » Il se remit à rire, « ah parce qu'en plus tu n'en a pas l'intention ? »
« Bah non »
« Papa » dis-je comme une gamine tout en fixant Edward.
« Oui ma poupée ? » Me demanda-t-il en riant.
« Edward il ne veut pas s'excuser » j'entendis les autres rires, « tu veux pas lui briser la main ? »
« J'arrive » dit mon père, je narguais Edward qui grimaçait, je me tournais vers mon père, « alors fiston quel main ? »
« Aucune », lui souffla-t-il, « par contre je peux émettre une idée ? » Mon père acquiesça avec un grand sourire, « tu pourrais pas me venger moi aussi ? Bella m'a frappée », j'échappais un rire et me repris.
« T'es un gamin ! »
« Emmett a raison tu es une balance ! »
« Bella la balance de Forks » cria mon frère.
« Papa, tu attends quoi ? »
« Non mais je ne vais rien faire finalement » je le regardais prenant un air trahie, « Bella tu l'as tapée, il s'est moqué »
« 1 partout ! » Cria Jasper.
« Les enfants », nous dit mon père, « je n'ai pas envie de jouer au flic avec vous, débrouillez-vous entre vous, sinon je peux vraiment vous fliquer à partir de maintenant, surveiller vos moindres faits et gestes », nous nous raidîmes, « et je ne pense pas que vous vouliez ça », nous dit-il moqueur.
« Désolé mon ange », me dit rapidement Edward.
« Moi aussi je suis désolée », les autres se moquèrent, il me prit la main allant nous installer dans le canapé avec les autres.
Pov Edward
La soirée était bien avancée, vendredi nos parents nous promirent un repas plus long, vu que le lendemain ils ne travailleraient pas et que nous n'aurions pas cours, Bella regardait son père lui faisant de grand sourires idiots, il répondait à chacun d'entre eux la faisant pouffer à chaque fois, elle tourna son visage vers moi avec un grand sourire, Charlie se leva pour rentrer, elle le vit du coin de l'œil, tous se levèrent, elle s'approcha de mon oreille.
« Chéri ça t'embête si je rentre en voiture avec mon père ? »
« Bien sûr que non ! Tu... tu veux que je vous laisse ce soir ? Je viendrai te chercher demain matin », elle me regarda en fronçant les sourcils.
« Elle est nulle ton idée » je riais nerveusement.
« Bella, peut-être que ton père aimerait passer du temps avec toi »
« Mais je veux pas dormir sans toi, encore moins ce soir »
« Dans ce cas, je reste ici, quand tu m'enverras un message pour me dire que tu vas te coucher, je te rejoindrai »
« C'est déjà moins stupide ! Merci », elle m'embrassa et partie en courant vers son père, je me levais à mon tour, « papa ! »
« Oui, ma fille ? »
« Je rentre avec toi, tête à tête », il lui fit un grand sourire puis me regarda.
« Edward, tu... il faut que tu viennes aussi ! »
« Non, Charlie, c'est gentil mais non merci, Bella m'enverra un message quand elle ira se coucher, prenez votre temps », il acquiesça avec un grand sourire.
« Dans ce cas, Bella allons-y » elle couru jusqu'à moi et écrasa ses lèvres contre les miennes, embrassa toute ma famille, elle repartit en courant vers son père lui prit la main et le fit courir jusqu'à la voiture, elle nous fit un petit coucou auquel nous répondîmes avant de monter, Charlie partit avec un grand sourire.
« Vous pensez qu'elle va tout faire en courant maintenant ? » Demanda Jasper moqueur.
« Pendant un temps oui », rit Rose, « va falloir la suivre »
« Ali' », dis-je, « tu vas perdre ton statut de pile électrique »
« Je lui prête sans problèmes, ce soir je suis trop épuisée pour être quoi que ce soit »
« Ça c'était une journée et une soirée pleine d'émotion, Bella est définitivement de retour », dit mon père, « et ce rire... » soupira-t-il, nous nous tournâmes vers la maison en souriant, ne voyant plus la voiture de Charlie.
Nous rentrâmes, finissant de ranger. Nous allâmes tous dans les canapés épuisés, nous ne parlions pas, nous devions être tous dans nos pensées, ça avait été une longue journée, bien qu'elle ne soit pas complètement terminée. Je m'allongeais sur le canapé, mes frères et sœurs s'éclipsèrent, je les entendis courir dans les escaliers, j'augmentais le son de la télé, mes parents me remercièrent nerveusement, je levais mon visage vers eux moqueur, ils soupirèrent blasés.
« Ce n'est que le début », leur soufflais-je.
« Nous savons », soupira mon père, « c'était pourtant bien ce calme ses dernières semaines »
« Je vais même en regretter leur plaintes », soupira ma mère, nous nous figions quand certains sons nous parvinrent, je craignais que ce soit ceux de ma jumelle, ne pense pas, ne pense pas ! « Le cadre nous le donnerons vendredi soir », cria ma mère, je partis dans un fou rire, mon père avait augmenté le son de la télé, j'acquiesçais, « non », cria-t-elle, » il vaut mieux que nous sortions ! »
Nous nous levâmes rapidement, partant sur le perron, mon père alluma la lumière et déplia des chaises, nous nous installâmes tous les trois plus détendus.
« Comme je disais, le cadre il vaut mieux attendre vendredi, Bella a eut suffisamment d'émotions aujourd'hui »
« Qu'est-ce qu'il s'est passé dans la cuisine ? » Demandais-je.
« Elle m'a parlée de son grand-père surtout, il lui manque, c'est partit de ton collier », je la fixais cherchant à comprendre. « Bella, elle en voulait un dans ce genre simplement parce que sa grand-mère avait un similaire et pour elle, c'est comme une promesse que tu lui as faite, celle que tu seras toujours près d'elle »
« C'est ce qui va arriver », soufflais-je.
« Personne n'en doute, Bella, a peu de fois ressenti autant de bien-être, avec tout ce qui s'est passé ces derniers temps, je ne pense pas me tromper en disant qu'elle se sent parfaitement bien, ça l'angoisse un peu »
« Pourquoi ? » Demandais-je.
« Parce que Bella, tu le sais, nous le savons, n'a pas eu beaucoup de joies depuis le décès de son grand-père. Elle en a eu en arrivant aussi, rapidement anéantie à cause de l'autre, maintenant qu'elle va bien, elle se dit que peut-être ça ne va pas durer. C'est plutôt simple à comprendre pour moi, pour répondre au plus simple... c'est compliqué à expliquer en fait, pour comprendre vraiment... »
« Je peux essayer ? » Demanda mon père, ma mère acquiesça, « dans la mesure ou vous vous ressemblez beaucoup, Bella, ce n'est pas qu'elle doute de toi, elle craint juste qu'on t'enlève à elle, comme on lui a pris ses grands-parents, je sais ce qu'il s'est passé à Phœnix, Bella était à deux doigts d'être enfin heureuse quand son grand-père lui avait dit de venir vivre avec lui. Elle y a cru, la vie a fait qu'il est parti, tout c'est effondré pour elle, elle arrive à Forks, tombe amoureuse de toi puis son accident. Encore une fois elle a dû se dire qu'elle n'aurait jamais la paix, qu'elle n'aura jamais les choses facilement, nous savons tous que ses dernières semaines elle en a bavé. Je crois qu'aucun de nous ne sera capable d'oublier d'ailleurs, aujourd'hui, tout va bien dans le meilleur des mondes... »
« Elle se dit qu'il va arriver autre chose ? »
« Oui et non », dit ma mère, « elle... elle a dit que nous étions les piliers de sa vie dans la cuisine, que tu étais un pilier. Elle craint que quelque chose nous arrache à elle, je ne sais pas vraiment si Bella exprime facilement ce qu'elle ressent mais avec ce qu'elle m'a dit dans la cuisine, ne doute pas... »
« Je ne doute pas, Bella n'a pas vraiment de difficultés à dire ce qu'elle ressent ou à me faire comprendre qu'elle m'aime, la preuve le piano », je souriais, « je n'en ai pas non plus, pour ma part je ne ressens pas de gêne à lui dire que je l'aime, je n'en ai pas non plus quand je dis... Rose t'a fait écouté un enregistrement ? » Elle me fit oui de la tête avec un grand sourire, mon père aussi, je leur fit un grand sourire, » je n'en ai donc pas non plus quand je dis que je lui demanderai sa main pour nos un an », mes parents soupirèrent niaisement, « alors qu'il y a peu, j'étais dans des histoires qui ne menaient nulle part... mais là je suis avec Bella, elle est parfaite pour moi »
« C'est à dire ? » Demanda ma mère curieusement.
« Tu veux vraiment savoir ? » Demandais-je en souriant.
« Oui, parce que nous n'avons jamais vraiment pu en parler »
« La femme parfaite, physiquement, je vais éviter d'en parler », grimaçais-je.
« Nous t'en remercions » dit mon père en riant suivit de ma mère.
« Bella... Bella, elle est à part quoi qu'elle fasse, quoi qu'elle dise, le fait qu'elle est plusieurs personnalités fait que je ne sais jamais vraiment à qu'elle Bella je vais avoir au réveil ou dans la journée, bah oui, elle change plusieurs fois », nous rimes moqueur, « mais j'adore, des histoires, j'en ai eu vous le savez »
« Je crois avoir tout entendue », me dit ma mère mesquine, je riais nerveusement.
« Mais Bella, elle est la seule à me rendre nerveux, elle ne s'en rend pas compte mais elle est intimidante. Elle fera ce qu'elle veut de moi, je serais incapable de lui dire non, bon ça, il faut qu'elle s'en rende compte le plus tard possible, mais en attendant... elle fait partie intégrante de la famille, comme l'a déjà dit Jasper, elle nous a tous rapproché, aujourd'hui encore je la découvre. Je l'aime à un point que je ne pensais pas capable ou que je pensais être réservé à mes parents, frères ou sœurs, ça fera un mois vendredi. Je vais découvrir qui elle est vraiment, je me découvre franchement niais aussi », ils partirent dans un fou rire, « vous aussi vous trouvez hein ? Alors que j'étais le premier à me moquer de ce genre de mecs... »
Je les laissais rire, ouais cette fois j'étais un niais, le pire c'est que j'aimais bien, du moins ce que ça me faisait ressentir.
« Papa, maman, je sais que ces derniers temps je n'ai pas pu le faire mais merci pour tout ce que vous avez fait pour elle, pour moi, pour nous... »
« Ne nous remercie pas », me dit ma mère émue, « profitez l'un de l'autre maintenant, vous allez être tranquille et tu sais bien que moi tout ce qu'il compte c'est de voir mes enfants heureux, ne changez pas »
« Non, ne changez surtout pas, les prochaines semaines vont être remplies de rires parce que nous allons tous pouvoir nous détendre enfin, une vie de famille des plus envieuse ».
Nous restâmes sur le perron avec de grands sourires plaqués sur nos visages, nous finîmes par rentrer, retournant dans le salon, mes parents me mirent entre eux comme à notre habitude, nous mîmes nos pieds sur la table, oui j'en profite, mon père baissa le son, non sans crainte mais nous n'entendions rien.
Emmett et Rose finirent par descendre avec de grands sourires, ils allèrent dans la cuisine, revinrent avec à manger, ils s'assirent nous les regardions du coin de l'œil, Rose fixait la télé en se mordant la lèvre, recoiffant ses cheveux mouillées, mon frère buvait une bouteille de jus d'orange la terminant rapidement, ils nous regardèrent brièvement avant de partir dans un fou rire.
« Faites pas ses têtes ! » Rit Emmett, il rota.
« Oh, bon sang Emmett Cullen », râla ma mère, « un peu plus de classe ! »
« Connais pas », lui dit-il en riant, Rose pouffa, se calant contre son torse, « tant que ma Rose rit, je continuerai » il passa son bras sur ses épaules, « elle aime bien les hommes virils », chuchota-t-il, je riais bêtement, « le frangin toujours pas de nouvelles de ta belle ? »
« Non, mais qu'ils prennent leur temps », Alice et Jasper arrivèrent à leur tour, nous ne pûmes nous empêcher avec Emmett de le regarder de travers, il nous fit un doigt, Alice aussi.
« Il faudrait arrêter de réagir comme ça » dit-elle agacée, « va falloir vous y faire ! »
« Alice », lui dit mon père, elle grimaça, « merci de ne pas en dire plus, attends que je sois parti pour ça »
« Oui, papa », nous lui fîmes de grands sourires satisfait avec Emmett. « Je vais finir frustrée dans cette maison » nous soupirâmes tous les trois, « bein quoi ? Mon père, mes frères... »
« Alice, tu es ma fille, je ne vais pas te demander comment c'était », je grognais ainsi que Emmett, « c'est comme si toi tu me demandais comment... »
« Papa ! C'est bon », le supplia-t-elle, « j'ai compris »
Ma mère pouffa, je la regardais du coin de l'œil, elle embrassa ma joue, posant sa tête sur mon épaule, j'embrassais son front et passais mon bras sur ses épaules, ma mère aussi fait ce qu'elle veut de moi. Il y eut un bref silence, que ma mère finit par rompre.
« Edward, samedi je te pique ta Bella pour la journée... »
« Vous allez chiner ? » Demandais-je avec un grand sourire.
« Oui, je vais l'emmener partout, je te la ramène en fin de journée, elle m'a dit qu'elle te réservait la soirée », je souris.
« Nous aimerions aller au spa », me dit timidement Alice, « mercredi nous finissons tôt, est-ce que... »
« Pourquoi tu me dis ça comme si j'allais te sauter dessus, je n'ai pas à décider pour elle »
« Non... mais... »
« Mais rien du tout, faites ce que vous voulez, dis le moi simplement que je ne prévois rien mais ne me demande pas la permission s'il te plaît »
« OK, alors mercredi, Rose, Bella et moi allons au spa ! »
« C'est bien, amusez-vous bien » dis-je avec un grand sourire, elles me firent de grands sourires à leur tour.
« Nous nous ferons un truc aussi », dit Emmett, « entre chef et soldats »
« Mission ? » Demandais-je.
« C'est bien possible »
« Le shopping, vous y allez quand ? » Demandais-je aux filles.
« Aucune idée », me dit Rose, « nous verrons dans la semaine, nous n'allons pas non plus te l'accaparer toute la semaine et il y a un soir ou nous irons voir Jacob aussi, nous avons le temps maintenant »
« Sinon », dit Alice, « allions le shopping et le spa ! Deux pierres d'un coup ! »
« Voilà, Edward, mercredi, shopping et spa, vous viendrez avec nous une autre fois »
« Tu m'en vois impatient », dis-je sarcastique, elles pouffèrent, « bon, c'est vrai que voir Bella dans un magasin mérite le déplacement, histoire que je sache si elle va aussi avoir la fièvre acheteuse »
« Bien sûr qu'elle va l'avoir », rit Alice, « c'est notre sœur, toi aussi tu vas pleurnicher comme tes frères ! »
Je regardais mes frères en grimaçant, ils grimacèrent à leur tour, nous continuâmes de parler entre nous, jusqu'à ce que mon téléphone sonne, je regardais, Bella m'attendait, je souris bêtement.
« Ça y est Eddy va retrouver sa chérie ! » Dit Jasper, « allez va vite ! »
Je me redressais, je remontais rapidement dans ma chambre récupérer quelques affaires et prendre mes clés de voitures, j'envoyais un message à ma petite femme lui disant que je n'allais pas tarder à partir, je redescendis toujours avec le sourire. J'embrassais ma mère et mes sœurs, saluai mes frères, mon père m'ébouriffa les cheveux. Je mis ma veste et mes chaussures sous les remarques de mes frères, je riais bêtement et partis, conduisant rapidement. Je me garais regardant la fenêtre de la chambre avec un sourire crétin, je prenais notre sac et avançais rapidement.
Je rentrais discrètement, je posais ma veste et retirais mes chaussures, mes chaussettes, je repris notre sac et montais, je souris quand j'entendis les ronflements de Charlie, je me dirigeais vers notre chambre et ouvris la porte. Je me figeais quand je vis Bella assise au bout du lit, avec un grand sourire, les cheveux lissés, les jambes croisées, je posais notre sac et fermais la porte nerveusement. Elle avait allumée des bougies, elle se leva et s'approcha lentement de moi, je la regardais de haut en bas et déglutis péniblement. Elle avait un petit boxer rouge en dentelle, le petit haut identique sauf qu'il ne laissait pas vraiment de place à l'imagination, le collier descendant entre sa poitrine je relevais difficilement mon regard dans le sien, elle me fixait en se mordant la lèvre, se planta devant moi, j'avais clairement buggé.
« Je ne me voyais pas t'accueillir dans notre chambre sans une tenue un peu plus sexy, faut fêter notre première nuit sans genouillère ou attelle non ? » Je ne répondis pas, « notre première nuit depuis que nous vivons ensemble sans plus aucune légère douleur ou autre pour nous faire des câlins et des bisous », elle commença à déboutonner ma chemise, « parce que nous n'avons pas fêter notre aménagement, j'ai raison non ? » J'acquiesçai faiblement me penchant pour l'embrasser, elle descendit sa tête sur ses mains, elle avait un petit sourire en coin, « et il faut aussi que je te remercie d'avoir pris soin de moi, enfin sans prononcer le mot ''merci'', des gestes plutôt que des mots, donc ce soir je m'occupe de toi », elle remit son visage face au mien, frôlant mes lèvres, « ça te va ? »
Je posais mes mains sur ses hanches, la collant à moi, elle soupira doucement, remonta ses mains sur mon torse tout en écartant ma chemise, la retirant de mes épaules, je crispais mes mains, elle la fit descendre sur mes bras je lâchais ses hanches le temps qu'elle la retire complètement, elle la laissa tomber sur le sol, j'en profitais pour relever mon débardeur, elle me stoppa.
« Non, j'ai dit que je m'occupais de toi », elle me refit un petit sourire, reprit mes mains les remettant sur mes hanches, « je vais prendre mon temps », je grognais, « ne sois pas grognon mon ange, j'ai de longs remerciement à te faire », elle serra ses mains sur les miennes écrasant sa poitrine contre mon torse, j'échappais un soupir, un autre quand je sentis ses lèvres contre les miennes très brièvement, « il faut que tu te laisses faire sinon, ça sera encore plus long... »
« Ça l'est déjà », soufflais-je, « Bella tu vas me faire crever », elle descendit nos mains sur ses fesses, je les empoignais, elle gémit faiblement contre mes lèvres.
« Pourquoi ? »
« Parce que je me fais violence pour faire ce que tu me demandes, parce que tu es tout ce qu'il y a de plus excitant ce soir »
Elle frémit, me souffla un « merci », elle se mordit la lèvre, la relâcha, reposant ses lèvres contre les miennes, m'embrassant plus longuement, elle remonta nos mains, m'empêchant de les remettre sur ses hanches et recula son visage, je soupirais de frustration, elle me fixa, mettant ses mains sur le bas de mon débardeur, elle le remonta bien trop lentement mais me faisant frissonner dix fois plus, me rendant plus que nerveux quand elle passa sa langue le long de mon sternum, je retirais rapidement mon débardeur, elle râla et me plaqua violemment contre la porte, je sifflais.
« Ne gâche pas mes remerciements ! » Me menaça-t-elle, je me figeais merde, je levais les mains, « bien » elle s'empara de mes mains, les posant sur son buste, « tu n'as rien à faire », me chuchota-t-elle, « juste à suivre, Edward, je fais ça... » elle fit glisser nos mains sur sa poitrine en me regardant droit dans les yeux, « pour tout ce que tu as fait pour moi », j' avalais péniblement, elle continua à les descendre sur ses côtes, « pour toutes tes attentions », son ventre, son bas-ventre, nos souffles étaient devenus plus rapides. Elle se rapprocha de moi, laissant une de mes mains sur sa hanche, la mettant dans le creux de ses reins, « pour m'aimer comme tu le fais », l'autre, elle continua à la faire descendre, nous soupirâmes en même temps bien que son boxer était vraiment de trop, « pour avoir tenu tes promesses », elle retira sa main, me laissant enfin la toucher, elle remonta ses mains dans mes cheveux, se mit sur la pointe des pieds, rapprocha son visage s'emparant de mes lèvres avidement. Je pris le risque d'aller un peu plus loin, attendis un peu, elle se figea et s'éloigna, « mais non, c'est pas comme ça que c'était censé se passer ! »
« Bella ! »
« Tu m'as déconcentrée »
« C'est pas grave, tu me frustres là ! »
Elle se rapprocha de moi, je comblais le reste de la distance, la serrant contre moi, l'embrassant sans lui donner l'occasion de répliquer quoi que ce soit. Elle nous fit tourner, me faisant reculer vers le lit. Mes jambes buttèrent contre le bas du lit, elle me poussa me faisant asseoir pour se mettre à califourchon sur moi pour ensuite me faire m'allonger. Elle se redressa, je remontais vers les oreillers, elle me scrutait avant de poser des baisers sur mon bas-ventre, remontant petit à petit, collant sa poitrine sur mon torse, je bloquais sur le haut de ses fesses légèrement relevées, plus elle remontait, plus elle posait un peu plus son corps contre le mien, finissant de m'achever quand une fois dans mon cou.
« Putain Bella ! » Je la sentis sourire dans mon cou, elle se mit face à moi.
Elle écrasa ses lèvres contre les miennes, redressa son buste pendant qu'elle descendit sa main sur mon pantalon, elle l'ouvrit rapidement, je levais mon bassin pour l'aider à le descendre. Elle se mit sur le côté, me l'enleva et se remit sur moi, je me redressais, la serrant contre moi, reprenant ses lèvres, nous laissant aller, elle agrippa mes cheveux me faisant allonger à nouveau. Elle arrêta notre baiser, descendant dans mon cou, retournant sur mon torse, elle retira mes mains de son corps, les posant sur le lit. Elle posa des baisers jusqu'à arriver sur mon bas-ventre, il se contracta nerveusement, elle attrapa le haut de mon boxer, posant des baisers sur chaque parcelle de peau qu'elle trouvait. Je serrai la couette dans mes mains quand elle continua sa descente, posant de légers baisers à chaque fois, elle retira mon boxer, passant une de ses jambes entre les miennes, ma respiration était devenue hasardeuse. Je lâchais un juron quand je la sentis aller de plus en plus loin, je me concentrais un maximum, j'échappais des soupirs quand je sentis sa langue appuyer, putain, fallait qu'elle arrête.
« Bella, Bella, arrête mon ange »
Elle continua un peu finissant par remonter, elle se remit sur moi, je serrai ma main dans son dos et la basculais rapidement, l'embrassant avidement, relevant son haut qui m'énervait depuis un moment, elle le retira. Je bloquais ses mains, restant sur son buste, je dus retourner sur ses lèvres pour étouffer ses gémissements, elle serra ma main, je serrai la mienne sur sa cuisse. Je me calmais légèrement, mon front contre le sien, j'avais plus qu'envie d'elle, je captais son regard, reculais mon visage pour mieux la voir. Elle bougea son bassin, ses yeux rivés dans les miens, elle me poussa contre elle avec sa jambe, récupéra une de ses mains, mettant mon visage dans son cou, sa main dans mon dos, je bougeais le plus doucement possible contre elle, contractant sa main dans mon dos, avec son boxer je ne pourrais pas aller bien loin mais ça la préparait d'une certaine façon à comment ça allait se passer quand nous le ferions. À ses soupirs, j'espérais lui retirer quelques unes de ses craintes, les miennes par la même occasion.
Je me remis face à elle, je lâchais sa cuisse, n'insistant pas davantage pas de cette façon du moins, nous partîmes nous laver le plus discrètement possible.
Nous passâmes une bonne partie de la nuit à nous étreindre sans jamais dépasser les limites, je la remerciais à mon tour par la suite, nous perdant complètement dans nos caresses, nos baisers, nos soupirs, nous étions épuisés mais c'était sans fin, nous finîmes par nous endormir tard dans la nuit ou tôt le matin, Bella s'endormit sur mon torse, je caressais son dos pendant quelques minutes, remontant la couette sur nos corps fatigués de plaisir, sombrant à mon tour.
