Coucou!
Merci à tous pour vos commentaires! Je suis vraiment contente de voir que cette histoire vous plaît! ;-)
Dans le chapitre précédent, Angélique avait encore eu peur à cause de Sirius Black et elle avait dormi dans la chambre du maître des potions. Elle avait fait un rêve avec uniquement des animaux qui, elle l'avait découvert, expliquait une partie de l'histoire de Harry et innocentait Sirius Black... Severus lui avait demandé de garder le silence là-dessus et nous en étions restés là...
Bonne lecture! ;-)
Chapitre 35 : Sous pression.
Tous les jours, Angélique faisait de son mieux pour réconforter Hermione et pour passer du temps avec elle car Ron ne lui avait toujours pas pardonné la disparition de son rat et Harry préférait rester avec Ron plutôt qu'avec elle. Mais ce n'était pas évident car les emplois du temps des deux jeunes filles ne leur laissaient pas beaucoup de temps libres communs et, en plus de ça, Hermione, avec tous les cours qu'elle avait choisis, passait la majeure partie de son temps libre à la bibliothèque pour faire ses devoirs et étudier.
Angélique faisait donc son possible en s'asseyant à côté de la Gryffondor lors des cours qu'elles avaient en commun comme les cours de potions, de soins aux créatures magiques, d'arithmancie et d'étude des runes.
Le temps avait passé et le jour du procès de Hagrid et Buck intenté par Lucius Malfefoy était finalement arrivé. Hagrid avait perdu, malgré l'aide apportée par Angélique et Hermione qui avaient continué leurs recherches sans les garçons, et Buck avait été condamné à mort. L'hippogriffe devait prochainement être exécuté par un bourreau envoyé par le ministère de la Magie quand ils auraient fixé une date.
Cette terrible nouvelle eu pour seul effet positif de mettre fin à la dispute entre Ron et Hermione. Le rouquin, honteux d'avoir oublié Hagrid, avait finalement décidé de pardonner à Hermione, disant que son rat était vieux de toute façon et que, comme ça, ses parents lui offriraient peut-être un hibou pour le remplacer.
Par la suite, Hermione avait étonné tout le monde en giflant Malefoy parce qu'il avait insulté Hagrid, en manquant un cours de sortilèges alors que ce n'était pas du tout dans ses habitudes et en abandonnant le cours du professeur Trelawney après avoir claqué la porte de sa classe. Angélique songea que son amie était vraiment épuisée et à bout de nerfs pour avoir commis de tels actes…
En plus de tout ça, Rogue était remonté comme jamais contre Harry parce qu'il le soupçonnait de s'être rendu à Pré-au-Lard, lors de la troisième sortie, sans autorisation et à l'insu de tous, qu'il s'était fait insulter par la fameuse carte du Maraudeur que Fred et George avaient donnée au Gryffondor et aussi parce que Harry l'avait méchamment reclapé en lui assénant qu'il le détestait parce que son père, James Potter, lui avait sauvé la vie quand ils étaient jeunes.
Angélique, au milieu de tout ça, ne savait plus où donner de la tête. Elle n'avait rien dit à Harry, Ron et Hermione au sujet de son rêve qui expliquait qui avait trahi les parents de Harry pour les livrer à Voldemort car elle l'avait promis à Severus et qu'elle n'était pas tout à fait certaine que ce soit bien la vérité et elle gardait aussi tous les secrets des trois Gryffondor, en ne révélant pas à son directeur de maison l'existence de la cape d'invisibilité ni de la carte du Maraudeur, par exemple.
La tonne de devoirs que tous les élèves avaient eus à faire durant les vacances de Pâques, les révisions en vue des examens de fin d'année, les cours particuliers que Rogue continuait à lui donner deux fois par semaine, les recherches pour l'appel de Hagrid afin de sauver Buck et enfin la victoire de Gryffondor face à Serpentard pour la coupe de Quidditich n'arrangèrent pas vraiment l'état d'Angélique.
Avec tous les secrets qu'elle devait garder d'un côté comme de l'autre (elle avait, en prime, découvert récemment que Hermione avait un Retourneur de Temps pour pouvoir assister à tous ses cours), elle se sentait tiraillée entre ses amis de Gryffondor, ceux de Serpentard et le professeur Rogue.
Angélique n'en pouvait plus, elle était vraiment épuisée de devoir constamment faire attention à ce qu'elle disait et, une semaine avant les examens, elle craqua.
Alors qu'elle était en train d'appliquer les conseils que son professeur de potions lui avait donnés pour parvenir à métamorphoser une tasse en lézard, Angélique l'entendait marmonner et grommeler contre les Gryffondor et Harry :
« Tsss… Gryffondor a gagné la coupe de Quidditch… Vive saint Potter ! Dire qu'il ne cesse d'enfreindre le règlement avec ses stupides amis. Je suis certain qu'il est allé à Pré-au-Lard, Malefoy a vu sa tête… On se coupe en quatre pour le protéger de Sirius Black et lui il trouve le moyen de sortir et s'expose à des dangers inconsidérés… »
Tout à coup, la Serpentard jeta sa baguette magique sur la table à côté de sa tasse à moitié transformée en lézard, prit sa tête entre ses mains et fondit littéralement en larmes.
Rogue, déconcerté et bouleversé par la soudaine crise de larmes de sa protégée, s'approcha rapidement d'elle, posa les mains sur ses épaules et l'interrogea, inquiet :
« Angélique ? Qu'est-ce qu'il y a ? Que se passe-t-il ?
- Je n'en peux plus… Je n'en peux plus, Severus… répondit-elle, désespérée.
- De quoi ? Tu n'en peux plus de quoi ?
- De… De tout ça… C'est trop difficile ! Je n'y arrive plus !
- De quoi parles-tu, mon ange ?
- De Gryffondor et de Serpentard, de Harry, Ron et Hermione d'un côté et de toi de l'autre, de toutes ces choses que je dois garder pour moi, des cours et des examens, de la haine ancestrale entre Serpentard et Gryffondor, de mes rêves, de la stupide croyance des Serpentard sur la supériorité des Sang-Pur et de leur mépris pour les nés-Moldus, … De tout ! Je ne suis pas assez forte pour supporter tout ça ! Je n'en peux plus, Severus… » lui expliqua-t-elle en levant son visage baigné de larmes vers lui.
Rogue l'observa quelques instants, attristé : c'était lui et son monologue contre Potter et les Gryffondor qui l'avaient fait craquer. Il s'en voulait terriblement, il n'avait pas la moindre intention de la faire pleurer, surtout pas elle…
« Angélique, je suis désolé, déclara-t-il en la prenant dans ses bras. Ne pleure plus, s'il te plaît. Calme-toi. Je ne voulais pas te mettre dans cet état… »
La jeune fille s'accrocha à lui et tenta de se calmer et d'arrêter de pleurer, tandis que son professeur de potions la serrait dans ses bras en la berçant légèrement et lui caressait les cheveux pour essayer de l'apaiser.
Au bout de quelques minutes, Angélique réussit à calmer sa respiration et son rythme cardiaque et ses larmes cessèrent de couler.
S'en rendant compte, Rogue l'écarta légèrement de lui pour l'examiner, il essuya les larmes qui restaient sur ses joues et lui donna un mouchoir avant de partir vers l'une de ses armoires.
« Tiens. C'est un philtre de Paix, dit-il en revenant avec une petite fiole contenant un liquide argenté et en la lui tendant. Bois en trois gorgées. Ça te fera du bien, ma puce. »
Angélique prit le petit flacon et en but trois gorgées avant de le rendre à Severus qui le prit d'une main et caressa le visage de la jeune fille de l'autre.
« Tu te sens un peu mieux ? demanda-t-il gentiment.
- Oui, Severus, merci…
- De rien… » répondit-il en la regardant attentivement.
Son médaillon était de couleur grise, comme un jour d'orage, signe de tristesse et de stress. Elle était vraiment abattue, chagrinée et fatiguée. Elle avait vraiment besoin de repos et de calme, songea-t-il.
Il retransforma sa créature mi-tasse mi-lézard, qui n'était pas très vive et n'avait pas bougé d'un pouce, et déclara en lui tendant sa main :
« Prends ta baguette et viens avec moi. Tu as suffisamment travaillé pour aujourd'hui. Je vais te faire un thé ou autre chose, si tu préfères. »
Angélique prit sa baguette sur la table, sauta à bas du haut tabouret sur lequel elle était installée, prit la main que Rogue lui tendait dans la sienne, sans rien dire, et le suivit jusque dans ses appartements.
Là, elle s'installa sur le canapé, après avoir enlevé ses chaussures, et attendit qu'il revienne avec le thé, assise en boule avec ses genoux relevés sous son menton et ses bras entourant ses jambes.
Quand Severus revint dans le salon avec le thé, il eut un pincement au cœur de la voir ainsi recroquevillée sur elle-même dans son canapé, toute tristounette. Il posa alors le plateau sur la table basse, s'assit à côté d'elle et la souleva pour la mettre sur ses genoux.
Angélique le laissa faire sans broncher puis elle disposa ses bras autour de la nuque du maître des cachots et posa sa petite tête bouclée au creux de son cou.
Ils restèrent quelques instants dans cette position en silence, Rogue se contentant de la tenir tout contre lui et de caresser négligemment ses cheveux, son épaule et son dos, jusqu'à ce qu'Angélique finisse par déclarer :
« Je suis désolée d'avoir explosé comme ça tout à l'heure, Severus…
- Ce n'est rien, mon ange. Ce n'est pas de ta faute, tu es épuisée…
- Oui mais ce n'était pas une raison pour craquer comme ça…
- Bien sûr que si, c'est amplement suffisant pour faire craquer n'importe qui, lui assura-t-il. Écoute, Angélique, c'est moi qui ai eu tort, je n'aurais pas dû critiquer tes amis de cette façon mais je te promets que je ne le ferai plus ou, du moins, pas devant toi. »
La petite Serpentard l'observa de ses yeux vairons brillant encore des larmes qu'elle avait versées et esquissa un faible sourire, sachant qu'il était sincère et notant au passage sa petite blague pour essayer de la faire rire.
« Je t'aime vraiment de tout mon cœur, Severus, mais Harry, Ron et Hermione sont quand même mes amis… Je ne veux pas avoir à choisir entre vous tous…
- Je t'aime aussi, ma puce, et tu n'as pas à choisir. Personne ne te le demande, lui répondit-il en caressant sa joue. Je te répète souvent que je te considère comme ma propre fille et pourtant je me rends compte que je ne me comporte pas vraiment comme un père avec toi… ajouta-t-il, profondément peiné.
- Pourquoi tu dis ça ? demanda-t-elle, perplexe.
- Parce que tu devrais pouvoir tout me dire et je devrais t'écouter sans te juger, toi ou tes amis, sans faire le professeur, sans que tu craignes que je ne retire des points à tes amis ou que je ne les envoie en retenue… Tu en as gros sur le cœur et tu n'oses pas me confier ce que tu ressens… Je ne suis vraiment pas digne de tout l'amour que tu me portes… répondit-il, vraiment abattu, ses yeux noirs d'ordinaire tellement durs débordant de larmes de tristesse.
- Oh ! Severus, je suis vraiment désolée ! s'exclama-t-elle aussitôt en voyant avec ahurissement les larmes affluer dans les yeux de son cher protecteur, avant de l'enlacer et de le serrer contre elle de toutes ses forces. Bien sûr que tu mérites tout mon amour ! Tu es celui en qui j'ai le plus confiance, je te l'ai déjà dit et c'est vrai. Mais c'est vrai aussi que j'avais un peu peur que tu ne t'en prennes aux Gryffondor, si je te révélais certaines choses… Oh ! Pardon ! Pardonne-moi, Severus ! Je t'en supplie ! ajouta-t-elle, paniquée à l'idée de perdre son affection.
- Tu n'as pas à t'excuser, Angélique. C'est moi, c'est mon comportement qui t'a fait croire que tu ne pouvais pas tout me dire… Mais je t'assure que tu peux, tu peux tout me confier, tout partager avec moi, si c'est trop dur de garder tout pour toi. Je ne veux surtout pas te voir malheureuse comme maintenant…
- D'accord, Severus, je vais tout te dire et à l'avenir, je ne te cacherai plus rien ou presque – on ne sait jamais, si je veux te faire une surprise – c'est promis ! répliqua-t-elle vivement. Et quand je suis ici, à Poudlard, et avec toi en particulier, je ne suis pas malheureuse », ajouta-t-elle avant de l'embrasser longuement sur la joue.
Ensuite, elle se lança dans le récit de tout ce qui la préoccupait, de tous les secrets qu'elle devait garder, de tout ce qu'elle avait sur le cœur. Absolument tout y passa : les cours, les examens, Hagrid, Buck, le Retourneur de Temps d'Hermione, la cape d'invisibilité et la carte du Maraudeur de Harry, la disparition du rat de Ron, ses inquiétudes concernant sa magie qu'elle maîtrisait toujours moins bien que les autres, Sirius Black, Lupin qui était un loup-garou, le chien noir que Harry avait vu plusieurs fois…
Rogue l'écouta patiemment, essaya de la rassurer du mieux qu'il put, lui prodigua des conseils et lui donna son avis sur tous les sujets qu'elle avait voulu aborder avec lui.
Finalement, au bout de deux heures, Angélique avait mal à la gorge d'avoir tant parlé et leur thé était froid mais ils étaient tous les deux bien plus sereins et heureux. D'ailleurs, le médaillon d'Angélique était redevenu bleu, signe de calme et de sérénité.
« Ça va ? Tu te sens mieux maintenant, mon ange ? demanda Rogue pour en être tout à fait certain.
- Oui, ça va beaucoup mieux et je me sens plus légère », répondit-elle de sa voix enrouée en lui souriant.
Il agita sa baguette magique pour réchauffer leur thé, mit du lait et du miel dans une tasse avant d'y verser le breuvage et la donna à Angélique en disant :
« Tiens. Ça fera du bien à ta gorge.
- Merci, répondit la jeune fille, toujours assise sur les genoux de Severus.
- De rien… » dit-il, songeur en la regardant boire son thé.
Tout en l'observant, il réfléchissait pour savoir s'il était judicieux de tout lui révéler au sujet de Harry Potter, des Mangemorts, de Voldemort et de l'Ordre du Phénix.
Elle lui avait ouvert son cœur et lui avait confié pratiquement tout ce qu'elle pensait. Il aurait été logique qu'il en fasse de même avec elle. Mais il avait peur que certaines informations qu'il lui révélerait puissent la mettre en danger…
Alors, il opta pour un compromis : il lui révélerait certaines choses mais pas tout pour ne pas la mettre inutilement en danger. En fait, il décida de répondre de façon plus ou moins complète aux questions qu'elle lui avait posées le jour de son intervention contre Malefoy en classe de potions pour prendre la défense de Harry.
« Angélique ? l'interpella-t-il pour capter son attention.
- Oui, Severus.
- J'aimerais, moi aussi, te confier certaines choses, si tu es prête à les entendre et à garder le secret. Tu ne pourras en parler qu'avec moi, d'accord ?
- Oui, je suis prête à écouter ce que tu veux bien me confier, Severus, et je n'en parlerai à nul autre qu'à toi, promit-elle, solennelle.
- Très bien. Dans ce cas, allons-y… »
Rogue lui parla d'abord de James, Sirius, Peter et Remus, les quatre Gryffondor qui avaient fait de sa vie à Poudlard un enfer, de la blague que Sirius avait voulu lui faire en l'envoyant dans la Cabane hurlante quand Lupin était sous sa forme de loup-garou et de l'intervention du père de Harry pour lui éviter la mort, d'une fille qu'il aimait et que Potter lui avait volée (sans trop entrer dans les détails) puis il lui expliqua un peu la période où il avait été Mangemort et comment il connaissait si bien Lucius Malefoy, le père de Drago.
Angélique l'écouta sans l'interrompre une seule fois, et, à la fin de son récit, elle déclara :
« Merci de m'avoir confié tout ça, Severus. Je te comprends beaucoup mieux maintenant.
- De rien… Je suis content d'avoir pu partager ça avec toi et que tu ne me juges pas trop sévèrement pour tout ce que j'ai fait.
- Je n'ai pas à te juger, Severus. Tu ne le fais pas pour moi et je ne le fais pas pour toi. »
Rogue sourit et serra la jeune fille contre lui, avant de lui souffler à l'oreille :
« Je t'aime, mon petit ange.
- Je t'aime aussi, Severus. »
Merci d'avoir lu! J'espère que ça vous a plu ;-)
A la prochaine!
