Chapitre 36 :

Le mardi 27 août. 8h15.

Oh mon Dieu, je ne peux pas le réveiller. Pourquoi ne veut-il pas se réveiller !

Flashback :

Quand Harry partit voir le loup, Severus appela Dumbledore, officiellement pour demander le reste des lettres d'Harry, mais la vérité était qu'il voulait voir comment il allait. Il n'avait pas eu de nouvelles d'Albus ces derniers jours, puisqu'il devait s'occuper du rétablissement d'Harry après leur « discussion ». En effet, il n'était allé vérifier son état qu'une seule fois par jour, et jamais pendant très longtemps. Mais Harry semblait aller bien – il avait surpris Severus, à vrai dire, avec sa bonne volonté à aller voit Lupin – et Severus pensa qu'il pouvait en profiter pour voir le directeur. Il savait que Minerva l'aurait prévenu si son état s'était empiré, alors il ne s'était pas inquiété pour l'homme. Pas vraiment.

Mais pour cette visite, il insista pour que ce soit Dumbledore qui vienne, au cas où Harry reviendrait tôt après un excès de colère. Il devait être accessible pour le garçon s'il en avait besoin. Que quelqu'un ait besoin de lui –même si ce n'était qu'une possibilité – était quelque chose de nouveau dans sa vie, et il ne voulait pas tout gâcher.

Le directeur était bien trop heureux pour s'en plaindre, et il descendit par cheminée, vêtue d'une de ses robes ridiculement tape-à-l'œil et d'un chapeau de sorcier à bords tombants, les deux de la même couleur. La robe, cependant, était violette avec des vifs d'or qui s'agitaient tout autour, et le chapeau était dorée avec des… dinosaures violets ? Severus ne posa aucune question, il se contenta de servir le thé et les biscuits.

- Tu m'as l'air de bonne humeur ce soir, dit Albus tandis que Rogue lui offrait du lait pour son thé, que l'homme refusa d'un geste de la main.

Son humeur avait l'air mitigée, comme elle l'avait été depuis son entrevue avec Harry, mais Severus ne pouvait être trop dérangé par le ton plus sérieux qu'avait pris son mentor.

- Harry va bien, dit-il en s'autorisant un sourire pour les progrès que le garçon avait fait durant le mois dernier. Son humeur s'est calmée, grâce, je pense, à nos entrainements qui servent d'exutoire à son agressivité. Il devient même plus compétent en occlumencie, même si je n'aurais jamais cru cela possible il y a un an. Il est allé rendre visite à Lupin.

Il s'arrêta pour prendre une gorgée de thé.

- Ça ne fait que quelques jours, mais j'espère qu'il sera capable de reprendre les cours à temps.

- C'est une bonne nouvelle, soupira le directeur. Je suis content du rétablissement du garçon. Et il mérite une chance de finir ses études.

Il mérite une chance… Severus lui lança un regard perçant.

- Qu'est-ce que c'est supposé vouloir dire ?

- Hélas, nous avons un problème.

- Un problème ? Quel genre de problème ?

- Un du genre de Lucius Malefoy.

L'air se glaça dans les poumons de Severus.

- Qu'a-t-il fait ?

- Il a porté des accusations contre Harry, pour l'usage de magie par un mineur et pour avoir menacé la vie d'un sorcier avec un sortilège impardonnable.

- Albus, ce qu'il a fait à Harry était impardonnable !

- Je sais Severus. Me crier dessus ne changera pas l'avis de Lucius Malefoy.

Les yeux du directeur étaient fatigués, son visage presque baissé. Severus ne l'avait jamais vu si abattu.

- Et ce n'est pas juste, et ce n'est pas bien, mais depuis quand est-ce que le bien et la justice ont quoi que ce soit à voir dans la vie d'Harry ?

- Mais ! S'exclama Rogue. Mais il n'a même pas terminé de prononcer la formule ! Comment peuvent-ils le poursuivre pour l'usage de magie abusif ?

- Lucius a affirmé l'utilisation d'un autre sort pour cette accusation. Le sort qu'a lancé Harry pour essayer de se protéger de ses kidnappeurs.

Severus ferma les yeux.

- Contre Bellatrix, Nott et moi.

- Oui.

- Merlin, ça n'arrêtera jamais, n'est-ce pas ?

- Tom Jedusor fera tout ce qui est en son pouvoir pour détruire Harry, dit Albus d'un air las. Même prendre avantage de nos propres lois.

Severus secoua la tête.

- Mais c'était de la légitime défense ! Ils ne peuvent pas le poursuivre pour ça !

- Il y a un an, ils l'ont fait, si tu te souviens bien.

- Mais Fudge est un idiot ! Et les détraqueurs étaient envoyés par Ombrage n'est-ce pas ? Harry a été exonéré. Est-ce que Scrimgeour n'est pas supposé être meilleur que ça ?

- C'est un politicien, Severus. Et récemment élu.

- Mais Lucius est supposé être à Azkaban ! Comment peut-il faire des accusations alors que lui-même est…

Il s'arrêta. Secoua la tête.

- Il a par je ne sais quel moyen réussi à faire annuler sa propre condamnation, n'est-ce pas ? Demanda-t-il avec lassitude.

- En effet.

Dumbledore soupira et prit une mince gorgée de thé. Ses doigts caressaient les dessins sur la tasse et son regard déviait celui de Severus.

Severus le regarda attentivement, l'expression impassible et prudemment absente.

- Non.

Albus ferma les yeux.

- Tu dois comprendre-

- Ce que je comprends c'est que vous vous attendez à ce que j'envoie mon pupille devant un tribunal de pacotille où il pourra être interrogé et puni par ceux qui le veulent mort ou pire. Et je n'accepterai pas ça.

- Je…

Albus laissa échapper un soupir.

- Je ne m'attendais pas à ce que tu le fasses, non.

- Bien. Dans ce cas, on se comprend. N'est-ce pas.

Ce n'était pas une question, et Albus eu la courtoisie de ne pas répondre. Toujours est-il que Severus garda sur lui son regard froid, et son ton l'était tout autant quand il dit :

- Je ne sais même pas comment vous avez pu ne serait-ce que considérer faire ce qu'ils voulaient. Qu'est-ce qui ne va pas chez vous ?

- C'est… compliqué.

- Rendez cela simple pour moi.

- L'Ordre à des ennuis à cause du ministère-

- Encore. Ce n'est pas nouveau.

- Severus, s'il te plait, tu as demandé une explication.

Severus lui adressa un hochement raide de la tête et secoua la main, se demandant ce qui avait bien pu amener Albus à cette folie, après tout ce qu'il s'était passé entre lui et Harry… ou peut-être était-ce précisément dû à cela. Peut-être avait-il peur pour lui-même, ou son propre pouvoir, et était-il prêt à sacrifier Harry –encore ! – pour s'assurer que sa position du côté de la lumière soit assurée. Non. Severus ne voulait pas croire ça et pourtant… c'était le même homme que celui qui voulait envoyer Harry à Ste Mangouste quand il était revenu de Topsham. Il était capable de tout. Et il avait peur, Severus le savait, d'Harry et du pouvoir qu'il avait montré la semaine dernière, ce qui les avait tous les deux lourdement atteints.

- Comme je le disais, L'Ordre a des ennuis. Si nous n'avons pas accès aux informations du ministère, notre capacité à répondre à cette crise sera très limitée. Lucius a porté ces accusations, qui sont manifestement fausses, et qu'il pense pouvoir utiliser lors d'un procès. S'il peut être discrédité, avec le témoignage d'Harry, et le tien, en tant que tuteur et témoin des deux incidents, alors non seulement Lucius perdra sa crédibilité, mais Scrimgeour également.

Severus secoua la tête.

- Non Albus. Le Seigneur des Ténèbres a des espions partout, comme vous le savez très bien, y compris au ministère. Ce qu'il veut c'est qu'Harry et moi apparaissions n'importe où en dehors des protections de Poudlard, où nous pourrions être tous les deux capturés et tués.

Dans tout cela, Severus préfèrerait être simplement tué, mais il savait que le Seigneur des Ténèbres était plus susceptible d'ordonner leur capture pour pouvoir reprendre là où il en était à Topsham.

- Tu auras toutes les protections-

- Ce ne sera pas suffisant ! Harry restera à Poudlard, indéfiniment s'il le faut, ou jusqu'à ce que Scrimgeour soit remplacé et que le Seigneur des Ténèbres soit mort. Je ne le conduirai pas vers ces monstres !

Les yeux bleus n'avaient plus aucune étincelle, il n'en avait plus depuis la conversation d'Albus avec Harry, et cette fois, il n'essaya même pas de maintenir le regard de Severus. Son épuisement était apparemment complet, et Severus espérait que son insensibilité à l'égard du bien-être d'Harry était épuisée également.

- Tu as raison Severus, bien sûr. Harry a besoin de rester en sécurité.

Severus acquiesça, et tendit une main vers la théière pour se servir une nouvelle tasse, quand une douleur immense traversa son bras gauche, comme s'il avait été mis en contact avec de la braise. Il laissa tomber la tasse, la regardant comme au ralenti, tandis qu'elle roulait sous la table devant lui. Il entoura son bras de sa main droite. Les dents serrées, à cause de la brulure de sa marque des ténèbres, qui devenait de plus en plus chaude à chaque instant qui passait, il laissa échapper un sifflement. La peau sous sa main commença à fumer de chaleur, et il la sentit onduler sous ses doigts. Il releva la manche de sa chemise, avant d'entourer de nouveau sa main autour de la marque, tandis que le serpent sur son avant-bras se déformait dans sa chair.

- Severus ?

Entre ces respirations haletantes, il dit :

- Il… m'appelle… très… durement.

En fait, sa connexion avec le Seigneur des Ténèbres ne l'avait plus blessé depuis bien longtemps. Des années ? Peut-être pas autant. Là cependant, c'était comme s'il se concentrait sur un seul objectif, faire souffrir Severus par le biais de sa marque. Quand ils s'étaient évadés de Topsham, le Seigneur des Ténèbres avait envoyé quelques secousses, assez pour lui montrer qu'il était en colère, assez pour que Severus ait besoin de potions antidouleur ou de potions sans sommeil pour s'empêcher de s'arracher la peau, jusqu'à ce que l'appelle cesse. Mais ça ! C'était l'agonie.

Il était toujours sous occlumencie, ce qui bloquait les pires effets de n'importe quelle douleur dans son cerveau et le laissait capable de prendre des décisions. Mais cette fois, il n'arrivait pas à libérer suffisamment son cerveau pour le faire. Ça brulait ! Oh Merlin ! Sa peau était couverte d'ampoules, et le serpent continuait à onduler dans sa chair. Son estomac s'agitait, et la nausée faisait remonter son thé, et il ne put s'empêcher de le recracher sur la table.

Ses sens s'affaiblirent pour exclure tout en dehors de la marque : l'odeur de sa peau carbonisée, la sensation des ondulations du serpent, le supplice exécrable de la brulure de ses muscles et de sa peau. Et les sifflements de quelque chose dans son oreille…

Et puis, une fraicheur soudaine, contre tout ce feu, comme si tout son corps avait été plongé dans de l'eau glacée. Le choc fit monter un cri à ses lèvres, et sa vision devint noire. Il se balança sur sa chaise, avec le besoin de vomir à nouveau, le besoin de faire venir… n'importe quoi qui puisse arrêter la douleur.

Le son de sa respiration difficile et haletante était plus fort que ses pensées, et puis :

- Severus, est-ce que tu m'entends ?

Sa voix était caverneuse, comme si elle venait d'un long tunnel, et il tenta de répondre.

- Ungh…

- Bien, bien. J'ai une potion pour toi mon garçon. Pour la douleur. Bois ça.

Une fiole toucha ses lèvres, et il grimaça, essayant de se souvenir pourquoi il devrait l'écouter, mais il ne pouvait simplement pas se concentrer.

- Tout va bien, Severus. S'il te plait, bois ça ça fera partir la douleur.

Le « s'il te plait » retint son attention et fit écho dans sa mémoire. Ça voulait dire quelque chose, « s'il te plait », mais la douleur l'empêchait de comprendre. Il but la potion. Comme la voix plaintive et lointaine l'avait dit, la douleur s'atténua, tandis qu'il tombait dans l'inconscience.

XXX

Harry ferma la porte derrière lui et avança vers le salon.

- Severus ? Je suis rentré, dit-il.

Mais il n'eut aucune réponse. Bizarre. Cependant, peut-être que Severus travaillait dans son laboratoire.

Il n'était certainement pas déjà couché il avait l'habitude de veiller jusqu'à des heures affreusement tardives, et de plus, il voudrait certainement s'assurer qu'Harry était rentré de chez Lupin à l'heure. N'est-ce pas ?

Une étrange odeur régnait dans l'air, presque comme de la viande grillée. Puis il vit la tasse de thé sous la table, et le liquide renversé sur le doux tapis, et la deuxième tasse près de la théière. Qu'est-ce qui se passe ? Il se pencha pour ramasser la tasse et fronça les sourcils quand une secousse lui parcourut la main, et il la fit retomber.

Un mouvement dans le coin de son œil le fit se relever, et il se tourna vers le petit couloir qui menait à leurs chambres. Il resta bouche bée quand Dumbledore apparut face à lui, en train de fermer la porte de la chambre de Rogue.

- Qu'est-ce que vous… Où est Severus ?

- Harry…

La voix du directeur était gentille, mais il évitait de croiser le regard d'Harry.

- Il se repose. Il y a eu un…

- Que s'est-il passé ?

Il n'était parti que quelques heures. Qu'avait-il bien pu lui arriver, et comment cela avait-il bien pu se passer ici ?

Dumbledore secoua la tête, l'air fatigué.

- Voldemort l'a torturé par le biais de la marque des Ténèbres. Il a envoyé quelque chose de plus que d'habitude. Ça a creusé sa peau comme de l'acide ou du feu –

Harry l'écarta du couloir et ouvrit la porte de la chambre de Severus. Son tuteur était allongé dans son lit, les yeux fermés, la respiration faible, mais sans aucun doute en vie. Son bras gauche était enserré dans des bandages du bout des doigts jusqu'au coude, et sa main droite était de même recouverte de compresses gazéifiées. La pièce était emplie d'une forte odeur d'antiseptique.

- Qu'est-il arrivé à sa main ? Murmura-t-il, ne voulant pas déranger le sommeil de l'homme, malgré la panique dans sa voix.

- Il agrippait la marque avec. Sa paume et ses doigts sont couvertes d'ampoules, mais il n'y a pas de dommages permanents au niveau des nerfs.

- Et son bras ? Est-ce que ça va aller, ou est-ce qu'il est définitivement touché ?

- Je n'en suis pas sûr Harry. J'ai fait tout ce que j'ai pu pour éviter ça.

Oh mon Dieu. Il avait l'air de bien se reposer maintenant, et il n'y avait rien de plus qu'Harry puisse faire pour lui dans tous les cas. Il ne connaissait aucun sort de soin. Mais c'était étrange, et il se sentait bizarrement déconnecté, presque sous le choc. D'accord, réfléchis. Il devait simplement réfléchir.

- Est-ce que vous lui avez donné un régénérateur de nerf ?

- Oui bien sûr, dit Dumbledore avec ironie. Je suis presque aussi compétent que Mme Pomfresh pour ce qui est de guérir des blessures.

- Désolé, dit Harry. Est-ce que ça va aller pour lui ?

- Il est trop tôt pour le dire. Une fois qu'il sera réveillé, nous aurons une meilleure idée de la façon dont les dommages seront complétement guéris.

Harry hocha la tête. Est-ce que Voldemort essayait de tuer Severus à travers la marque ? Si c'était le cas, pourquoi ne pas l'avoir fait avant ? Et sinon, pourquoi est-ce ça avait été si terrible cette fois ? Harry savait que Rogue avait été blessé par la marque plusieurs fois depuis qu'ils s'étaient échappés de cet affreux manoir, maintenant que Voldemort savait la vérité sur l'espionnage de Severus. Cela arrivait habituellement la nuit, et le rendait grognon, mais l'homme était généralement capable de les supporter. Alors pourquoi cette fois avait-elle été différente ?

- Qu'est-ce qui a changé ? Murmura-t-il.

- Hum ?

Harry sursauta comme s'il avait oublié que Dumbledore était encore là.

- Je me demandais simplement pourquoi il l'attaquait comme ça maintenant. Je me demandais ce qui avait changé.

- Très bonne question Harry. Pourquoi ne laisserais-tu pas Severus se reposer pour le moment, et on pourrait essayer de comprendre cela autour d'un thé ?

Secouant la tête, Harry dit :

- Non, ça va. Je veux être là quand il se réveillera.

- Cela pourrait prendre du temps, dit Dumbledore. J'ai dû lui donner une assez forte quantité de potions antidouleur.

- Combien de temps alors selon vous ?

- Je dirais qu'il va dormir jusqu'à demain matin. Avec un peu de chance, plus que ça, puisque ça donnerait à son bras une bonne chance de guérir.

Quelque chose… manquait dans la voix du directeur, mais Harry n'était pas sûr de ce que c'était. Quoi que ce soit, cela suffit à envoyer des frissons le long de son échine.

- Quand même, je pense que je vais garder un œil sur lui. Il pourrait se réveiller tôt, et alors je l'aiderais à tester son bras et tout ça.

- Comme tu voudras Harry.

Il lui asséna une tape sur le dos, le faisant sursauter de plusieurs centimètres au-dessus du sol. Il savait que Dumbledore ne le blesserait jamais, mais il n'aimait pas être touché quand il ne s'y attendait pas, et jamais par derrière.

- Mes excuses Harry. Je vais retourner à mes quartiers, mais tu peux me contacter par cheminée si tu as besoin de quoi que ce soit. Les potions que tu pourrais être susceptible de devoir lui donner sont sur la table ici.

- Merci, répondit Harry déjà distrait. J'appellerais si j'ai besoin de vous.

Dumbledore hocha la tête et quitta la pièce, et Harry attendit jusqu'à ce qu'il entende le flot de flammes vertes de la cheminée dans le salon avant de retracer les pas du directeur. Il ne fut pas surpris de remarquer que la théière et les tasses avaient disparus, ainsi que le liquide sur le tapis. Bordel, que se passait-il ?

Il retourna dans la chambre de Rogue, et regarda l'homme dormir pendant quelques instants, au moins jusqu'à ce que Rogue ne commence à se tortiller dans son lit et à gémir, comme s'il faisait un cauchemar. Harry essaya de le réveiller, sans succès, ne parvenant qu'à l'extirper de son cauchemar pour qu'il puisse dormir, pas facilement à en juger par les mouvements de ses yeux sous ses paupières, mais au moins profondément.

Quelque chose d'étrange se passait avec le directeur, et Harry n'aimait pas cela, ni ce que cela impliquait. Il était presque certain que les choses avec Severus allaient encore plus mal que ce que Dumbledore voulait bien avouer. Et ce sommeil que subissait Rogue ne semblait pas lui faire le moindre bien. Harry n'osait pas découvrir le bras bandé pour s'assurer qu'il avait bien été blessé ainsi – il ne voulait pas vraiment voir la chair abimée – mais tandis que la nuit avançait, il se demanda encore pourquoi et comment Voldemort l'attaquait-il comme ça.

Au petit matin, il décida que la seule façon de trouver était de réveiller Rogue. Et là, peu importe à quel point il essaya, il ne put y parvenir.

Fin du flashback