Attention : le chapitre précédent a été mis dimanche, donc certains ne l'ont peut être pas encore lu.


Mercii à tous mes fidèles (il en manque, mais vacances obligent je suppose ah ah ! ) :

CROCdu74 : contente de t'avoir fait rire, lol. Non, non le bébé ira bien… je veux pas faire mourir un bébé, même fictif (enfin, j'ai tué des enfants, je sais =/ mais bon on n'a pas vu la scène de morts, donc je pense que c'est moins horrible) … et puis non je peux pas tuer Christine quoi ! lol

TempBrennan : Merci d'avoir mis d'aussi belles reviews et une par chapitre qui plus est ! Ca me touche vraiment ) Moi aussi j'ai hurlé comme une hystérique lol contente de ne pas être seule. Merciii beaucoup pour la fin du chapitre 35 … yen a qui avait trouvé un peu bizarre cette scène. Je pense exactement pareil pour la saison 6 : en la regardant une seconde fois je l'ai vraiment trouvé sympa. Merci encore pour toutes tes reviews gentilles qui me font trop plaisir.

nath16 : voilà les réponses (plus ou moins) sur l'empoisonnement. Les bébés qui coupent les parents en pleine action c'est courant dans les films et séries je trouve lol … dans la vraie vie surement aussi …. Raaaaa … ça me fait tellement bizarre de les voir ensemble B&B quand même lol
Low-BB : Merci d'avoir mis une review par chapitre ! J'apprécie vraiment ) Moi aussi trop ADORE le 7x09 ! Mdrr
July-b0nes : Pourquoi tu as écrit « Julie » comme ça ? merci d'avoir laissé la review ) VIP

Fandebones : eh si je peux faire ce que je veux ah aha ! Parce que je suis l'auteur ^^ mais ne t'inquiète pas )

xLili : contente de te revoir ici, miss ! merciii pour tes reviews =) tu penses quoi de ce nouveau chapitre ?


Chapitre 34 : L'Empoisonnement

Ou comment Booth a fait ce que nous attendions tous, c'est-à-dire : mettre un coup de poing dans la face de l'Agent blondinet


FURST: (to Booth) A cloud of meth covered the dance floor. (points to Brennan) I think they've inhaled quite a lot.

BOOTH: (smiling) Are you two high?

ANGELA: (acting strangely) Only by accident, so it doesn't count.

BRENNAN: (to Booth) Why'd you bring Tessa? This doesn't seem like such a great date.

TESSA: (arms crossed, straight forward) We were out to dinner when he got your call. Your pupils are the size of saucers.

BRENNAN: (rushes over to stop a police officer who is approaching the remains) Wait, get away from the remains!

BOOTH: Bones, simmer down.

BOOTH: You run this place Mr. Hall? Interesting, you know, cause we know found some drugs on—

BRENNAN: (cuts in, repeating Booth's words) Found them, we found 'em.

BOOTH: Alright, we found some drugs on the dead guy. We're gonna want to know where they came from, why he had them

BRENNAN: Why.

BOOTH: (gives Brennan a look) Why he had them. Any idea who he is?

BRENNAN: A— (gets another look from Booth and turns away).

BOOTH: Bones, you are totally wasted.

(Brennan turns and sees Zack coming down the stairs. She rushes over to him and leads him to the mummy. Zack looks uncomfortable, as he doesn't know why Brennan is acting the way she is.)

BRENNAN: Zack! Zack! Zack! Come here! Come here! (puts hands on Zack's shoulders as she pushes him towards the mummy) Isn't this a beautiful specimen of mummification?

ZACK: (confused) What's going on?

BOOTH: Let's just say your boss inhaled.

BRENNAN: See how perfectly dried and preserved the skin is? (pointing at the mummy) You don't find something like this every day. (turns to Tessa) Hey Tessa, have you seen it?

ANGELA: (still under the influence) It's so hard to believe that you two would be a couple. You know, cop and lawyer. It's very touching (points back and forth between Booth and Tessa).

TESSA: I'm gonna grab a cab (heads back to the stairs).

BOOTH: (goes to catch up to Tessa, handing her some money) Oh, no. Oh, ok, hold up. Uh sorry, sorry. I apologize. Here, I'm gonna make it up to you, I promise, ok? Ice cream later? (kisses Tessa) Take care.

TESSA: I'll talk to you later (turns and heads back up the stairs).

BOOTH: Talk to you later.

BRENNAN and ANGELA: (both with funny expressions) Awww!

BOOTH: (serious) Can we just stick to the business here? Thank you.

[…]

FURST: (à Booth) Un nuage de méthamphétamine est tombé au sol. A mon avis, elles ont largement eu leur dose.

BOOTH: (en souriant) Vous êtes défoncées ?

ANGELA : Oui mais par accident alors ça compte pas ! (elle commence à se ronger les ongles)

BRENNAN : (à Booth) Pourquoi est-ce que vous avez amené Tessa ? C'est vraiment pas une bonne idée de sortie.

TESSA : Nous étions déjà au restaurant quand il a eu votre pupilles sont grandes comme des soucoupes.

BRENNAN : (tournant la tête vers le cadavre momifié, elle part en courant vers un des agents) Arrêtez ! N'approchez pas du corps !

BOOTH: Bones ! Calmez-vous, voyons !

BOOTH : C'est intéressant, ça, Mr Hall, car voyez-vous, nous avons retrouvé de la drogue sur le corps qui est…

BRENNAN : (coupant Booth au milieu de sa phrase : ) On en a trouvé, et bien trouvé !

BOOTH: (jetant un coup d'œil à sa partenaire.) Oui et… on a trouvé de la drogue sur le corps qui est là. Faudra nous dire d'où ça vient, pourquoi il en avait…

BRENNAN : (l'interrompant encore et continuant à répéter ce que Booth dit mécaniquement) Pourquoi ?

BOOTH : Pourquoi il en avait sur lui…

BRENNAN : Pourquoi il en avait ? Sur lui. (elle se tourne vers le cadavre soudainement)

BOOTH: (rejoignant Brennan) Vous êtes complètement raide.

(Brennan se tourne et voit Zack arriver. Elle se précipite sur lui et l'attrape par les épaules. Il est un peu étonné par la réaction de sa supérieur).

BRENNAN : Zack ! Zack ! Zack ! (elle crit) Viens ici ! Viens ici ! N'est-ce pas un magnifique spécimen de momification ? !

ZACK : Qu'est-ce qu'il se passe ici ?

BOOTH: Votre patron a comme un petit coup de barre.

BRENNAN : Regarde comme la peau est parfaitement sèche et préservée. Ce n'est pas tous les jours qu'on voit ça. (se tournant vers Tessa) Eh Tessa ! Vous voulez venir voir !

TESSA : (secoue la tête) non !

BRENNAN : Vous euh… (Booth la repousse vers le cadavre.)

ANGELA : (en parlant vite) On a du mal à croire que vous êtes ensemble, je veux dire un flic et une avocate, c'est très touchant.

BRENNAN : Eh Tessa ! Vous voulez venir voir !

TESSA : Je prends un taxi, je m'en vais.

BOOTH: (à Tessa) Eh, attends ! (à Brennan) Je reviens tout de suite ! (ayant rattrapé Tessa, il lui tend de l'argent et lui dit :) Désolé. Toutes mes excuses chérie, mais je vais me racheter, c'est promis. D'accord, hein ? On se mange une glace tout à l'heure. A plus tard.

TESSA : J'aurais deux mots à te dire.

BOOTH : Ouais, à tout à l'heure.

ANGELA et BRENNAN à l'unisson : Ooooooh ! (avec des mines taquines)

BOOTH : (visiblement agacé) Peut-on rester dans un cadre strictement professionnel ? Merci !

1x06


Je dédie ce chapitre à dju14

Parce qu'il trouvait « dommage qu'Evans ne se prenne pas une droite monumentale de Booth. » Et effectivement : tu avais raison, l'histoire n'était pas finie et j'avais bien pour projet de… enfin, lisez )

PDV de Brennan

-Le Docteur Brennan… a été empoisonnée.

Il y eut un temps de silence, parce que bien sûr c'était un peu une phrase incohérente. Non pas qu'elle ne soit pas rationnelle, en réalité, c'était juste qu'elle ne nous paraissait pas possible. Angela fut la première à retrouver sa voix :

-Pardon ? Mais… Comment ? Pourquoi ? Qu'est-ce qui vous le prouve ?

Une preuve ! Elle voulait une preuve ? La plus grande anthropologue du Monde, le plus brillant entomologiste du Monde, la plus grande légiste du Monde lui disaient que ce papier indiquait que j'avais été empoisonnée et elle demandait des preuves. Dans d'autres circonstances j'en aurais ri.

-C'est marqué là, expliqua Camille. L'analyse sanguine que j'ai envoyée au laboratoire nous est revenue à l'instant et indique que le Docteur Brennan a absorbé des substances psychotropes qui…

-… qui influent sur son comportement cérébral, termina Hodgins.

-Oh mon Dieu ! Mais c'est grave ? Mais comment a-t-elle pu les absorber ?

-Elle…

-Docteur Brennan, interrompit Camille reprenant le contrôle de la situation, il faut que vous alliez à l'hôpital ! Vous êtes enceinte ! Il se peut que le bébé soit touché ! Il faut que vous alliez aux urgences pour êtres certaine que…

Elle n'eut pas besoin d'en dire plus, Hodgins et Angela – alors que j'allais protester – m'empoignèrent par le bras et me tirèrent hors du bureau. Déjà, Camille composait le numéro de Booth et je me dis que de toute façon, rien ne servait de lutter. Booth allait littéralement me traîner jusqu'à l'hôpital si je refusais, alors autant y aller par mes propres moyens. Et puis, je pensais au fœtus et j'étais vraiment terrifiée à la pensée qu'il lui soit arrivé quelque chose.

Hodgins et Angela m'accompagnèrent donc à l'hôpital Camille aurait aimé venir, mais elle ne pouvait pas déserter son poste de responsable ainsi.

-C'est incompréhensible, dis-je. Comment ai-je pu absorber ces psychotropes, Hodgins ?

-Ils sont inodores, incolores, solubles dans l'eau...

-Mais même…

Je trouvai cela étonnant qu'il ne me déroule pas déjà une liste de théories possibles. J'apprendrais plus tard, qu'il ne voulait pas inquiéter une femme enceinte.

Ils ne me répondaient pas vraiment, un peu comme perdus dans leurs pensées, alors je me perdis moi aussi dans les miennes, mais mon cerveau avait du mal à se concentrer. J'étais peut-être encore sous l'emprise des neurotoxiques. Peut être qu'ils affaiblissaient mon cerveau depuis plusieurs jours. Je savais qu'ils étaient utilisés pour amadouer leurs victimes, les manipuler.

Dès que je passai les portes de l'hôpital, j'eus envie de m'en enfuir. Je détestais cet endroit – mais je suppose que personne n'aime cet endroit.

Nous dûmes patienter derrière une file d'autres personnes, dans la salle d'attente de l'étage des urgences. Mais deux, trois minutes après que nous venions d'arriver, j'entendis un retentissant « Bones » derrière moi. Je me retournai pour atterrir dans ses bras. Après m'avoir quasiment asphyxiée, il passa ses mains sur mon corps pour me palper, puis sur mon visage en me scrutant des yeux.

-Je vais bien, Booth, me récriai-je.

-Tu vas bien ! Elle va bien ! s'exclama-t-il à l'adresse d'Hodgins et d'Angela en secouant la tête. Bones ! Tu ne peux pas dire que tu vas bien alors qu'on t'a droguée !

-Booth ! Je ne m'en suis même pas rendue compte, alors… ce n'était pas des doses importantes.

Il posa une main sur mon ventre et lança des regards furtifs et paniqués autour de lui, cherchant un médecin. Il finit par courir vers l'accueil où une infirmière indiquait aux gens malades quelle direction prendre ou quel médecin suivre.

-Mademoiselle ! Ma femme est là-bas, elle est enceinte et elle a été empoisonnée.

Il en profita pour lui montrer son badge du FBI et elle ne put que lui répondre :

-Je vais voir ce que je peux faire.

-Merci.

Il revint vers nous. Je m'étais immobilisée en l'entendant m'appeler sa « femme ». Deux sentiments contradictoires s'affrontaient en moi : je me sentais fière qu'il me considère ainsi, mais ma raison me soufflait que nous n'étions pas mariés et qu'il m'avait nommée comme cela par commodité et que le mariage était de toute façon stupide.

Grâce à lui, un médecin nous reçut quelques minutes plus tard. Il fit un rapide diagnostic, puis m'installa dans une chambre pour attendre les résultats. De toute façon, ils devaient me nettoyer le sang et l'estomac au plus vite. Donc on me mit sous perfusions, etc… Et pendant ce temps, Booth et Angie et Hodgins s'agitaient autour de moi.

-Vous ne voulez pas vous asseoir ? proposai-je plutôt agacée.

Hodgins et Angela s'assirent donc sur les chaises posées dans le coin de la chambre aux murs livides et Booth s'assit sur le bord du lit en me prenant la main.

-On va s'en sortir, bébé.

-Je sais, Booth. Je ne pense pas que le foetus ait été atteint, tu sais. Les doses étaient trop faibles.

Effectivement, c'est ce que nous confirma le médecin en revenant de la salle d'analyse une heure plus tard. Peu après, j'eus la surprise de voir débarquer Sweets, Caroline et Camille. Et mon père ! Max Keenan ! Mais…

-Ma chérie ! Qu'est-ce que tu as encore fait comme…

-Ce n'est pas moi !

-Je sais, je sais, Booth m'a tout raconté.

C'était donc cela que Booth était parti faire il y a trente minutes, alors qu'il avait prétexté aller prendre un café. Je lui fis un regard noir, mais il me sourit et pressa ma main. Puis il se leva et, d'un coup d'œil insistant à tous mes amis, les fit sortir.

Mon père vint s'asseoir sur mon lit et prit ma main, encore chaude de l'étreinte de Booth.

-Les fouines vont trouver ce que c'est, hein ?

-Oui, comme d'habitude. Le bébé va bien. Et toi, papa ?

-Moins bien qu'il y a une heure, quand je croyais que tu étais en plein forme.

Nous parlâmes de tout et de rien pendant une heure, sans même que je ne m'en rende compte. Il me raconta un peu ses voyages et je lui racontai un peu de ma nouvelle vie, en cohabitation étroite avec l'amour.

-Tu es heureuse, avec lui.

Ce n'était pas une question mais une constatation. J'hochai tout de même la tête.

-Oui. Il est extraordinaire. Le seul point négatif est que nous ayons été séparés. Nous ne pouvons plus travailler ensemble.

-Oh. Je suis désolé, ma chérie. Mais ce n'est pas si grave, promit-il pour me réconforter.

Je me rendis compte de l'heure et m'exclamai :

-Il est quatre heure déjà ! Où sont les autres ?

Il me sourit, mais je perçus une lueur gênée dans son regard – la lueur qui tentait de cacher quelque chose, la lueur qui dit « mince ! il ne faut pas qu'elle comprenne ».

-Ils sont rentrés chez eux pour se reposer un peu, je suppose.

-Booth ne serait jamais rentré chez lui en me sachant à l'hôpital.

Ce n'était pas de la vantardise, c'était juste un fait. Je connaissais Booth – le Protecteur – par cœur.

-Euh… Bon, si tu y tiens, je vais voir si je le trouve.

Il attendit que j'acquiesce. Apparemment, il n'avait pas envie de vraiment quitter cette chambre. Je lui fis comprendre du regard que j'avais envie de voir Booth. Ce n'était pas forcément très gentil pour mon père, mais je me doutais que quelque chose ne tournait pas rond et cela m'agaçait qu'il ne me dise rien alors qu'il était visiblement au courant.


PDV du narrateur omniscient

-Bon, qu'est-ce qu'on fait alors ? On en parle à Brennan ?

-Non ! contra Booth. Pas besoin de l'inquiéter avec ça, on va régler le problème sans elle.

Ce qui sous-entendait que Booth allait le régler lui-même. Et pas de la meilleure façon. Cela inquiéta Angela comme Camille.

-Seeley ! Ce n'est pas toi qui va intervenir. En tous cas, pas seul.

A cet instant, Max pénétra dans la salle de classe – qui était utilisé pour les cours des internes de l'hôpital et que Booth avait réquisitionné.

-Elle me demande où vous êtes parti, Booth, signala-t-il.

-D'accord. Je vais la voir. Vous, rentrez chez vous, sinon elle va se douter de quelque chose.

-Elle se doute déjà de quelque chose, avoua Max.

-Qu'est-ce que vous avez fait ? Je vous avez dit de la distraire !

-Ben, c'est ce que j'ai fait. Mais elle a trouvé cela louche que vous l'ayez laissé avec moi une heure entière sans même passer prendre de ses nouvelles, elle dit que vous êtes ultra-protec…

-Oui, bon, je vais la voir. Je vais lui dire que je tenais à vous laisser un moment en famille et que je sais qu'avec vous elle ne risque rien.

-C'est ridicule, Booth ! fit remarquer Sweets. Le Docteur Brennan est intelligente. Elle va comprendre rapidement que vous lui mentez.

-Vous, Sweets, occupez-vous de vos…

Hodgins quitta la salle et avant que Booth n'ait pu le rattraper, pénétra dans la chambre de Brennan, suivit par Angela – ils avaient dû se concerter. Booth, Sweets et du coup Camille, Caroline et Max firent de même. En quelques secondes, la chambre de Brennan fut remplie de huit personnes échauffées par l'agacement.


PDV de Brennan

Je sursautai en entendant la porte de ma chambre s'ouvrir violemment et la voix de Booth qui menaçait :

-Hodgins ! Si vous dites un mot, je vous tue !

Evidemment, en disant cela, Booth se trahissait. Je ne comptais pas lâcher le morceau j'avais donc bien vu juste : ils étaient entrain de tramer quelque chose dans mon dos. Les yeux-révolver de Booth fermèrent la bouche d'Hodgins juste avant que les mots ne quittent sa bouche.

-Qu'est-ce qu'Hodgins n'a pas le droit de me dire ? demandai-je avec mon air le plus innocent.

-Oh… c'est quelque chose d'inquiétant qu'a dit le Docteur…

Les regards que lancèrent mes amis à mon amant me prouvèrent, s'il le fallait, qu'il était entrain de me mentir.

-Booth. Je sais voir quand tu mens maintenant. De toute façon, c'est ridicule ! Je suis la patiente : tout ce que dit le Docteur à mon sujet, il me revient de droit de l'entendre. Angela, que se passe-t-il ?

Angela n'avait pas peur de Booth – il n'attaquerait jamais une femme, une femme jolie comme un cœur qui plus est !

-Nous avons juste élaboré, avec grand renfort de la paranoïa d'Hodgins, une théorie sur ton empoisonnement. Et Booth veut tout régler sans t'impliquer pour te protéger.

L'agent soupira, s'attendant par avance à la colère qui n'allait pas tarder à s'abattre sur lui. Pourtant, je n'étais pas d'humeur à m'en prendre à lui. Je traversais un moment difficile et il était l'un de mes renforts. Et puis je savais, qu'il ne cherchait pas à me faire du mal, juste à me ménager.

-Dis-moi tout Hodgins, le priai-je.

-Bon…

Il jeta un coup d'œil furtif à Booth, craignant que l'Agent ne mette ses menaces à exécution. Finalement, il se rapprocha de moi pour parler et s'assit sur la chaise à côté. Il posa les pieds sur mon lit, mais Booth grogna, alors il le re-déposa aussi vite au sol. Il fit un bref signe à sa femme qui lui tendit le bloc de papier qu'elle tenait dans ses mains et le stylo qui allait avec.

-D'après les médecins, tu as été empoisonnée par un psychotrope, heureusement inoffensif pour le bébé. Donc, tu sais que les psychotropes sont des hypnotiques, des sortes de drogues qui servent à endormir la conscience des gens, à les manipuler, à les manier, à les adoucir…

-Je sais, Hodgins ! Viens-en au fait !

-Le fait est que tu as ingéré, certainement en mangeant ou en buvant, ces psychotropes. Et évidemment, il faut chercher qui aurait pu te mettre de telles substances dans tes plats.

Il parlait doucement et soudain la vérité éclata sous mes yeux – enfin, plus littéralement, dans mes pensées – car elle était évidente. Ce que je cherchais depuis plusieurs heures m'apparaissaient maintenant de façon limpide.

FLASH

« - De rien. Je peux aller boire ? Tout ce stress m'a vidé. Je vous ramène un verre d'eau.

J'hochai la tête et il revint trente secondes plus tard avec notre eau. Je bus goulument et j'allai mieux. »

FLASH

« Le soir, nous prîmes un verre au Founding Fathers.

Il avait dit ça gentiment avec un sourire, mais je me sentis mal en entendant ces mots.

Je repris une gorgée de mon sirop citron-framboise. C'était piquant et cela me permettait de refouler la fatigue.»

FLASH

« Je m'assis simplement alors qu'il prenait la carafe et me versait un verre d'eau. »

FLASH

Les verres d'eau ! Les multiples qu'il m'avait servis sans que je ne le voie le faire ! Sans que je ne fasse attention ! Et pourquoi aurais-je fait attention ? C'était un AGENT DU FBI ! Hodgins me tira de mes réflexions.

-Donc, nous avons pensé que cela pouvait être la tenante du Diner, la scientifique avec qui tu as mangé récemment, ou encore ton médecin traitant ou alors… que cela pourrait être l'Agent Evans…

-Oui, c'est lui, Hodgins, coupai-je. Il m'a servi de multiples verres d'eau durant nos repas et je ne vois pas qui ça pourrait être d'autre.

Hodgins soupira, comme s'il avait espéré que je dise ça. Booth exprima à voix haute l'étonnement de tous :

-Tu as d'accord avec cette théorie ?

-Ce n'est pas une théorie, Booth. C'est un fait. Il est ridicule de penser que… mon médecin ou la serveuse du Diner m'aient empoisonnée.

-Mais, l'Agent Evans, même si je ne l'aime pas, à l'air… inoffensif, fit remarquer Angela.

Ses yeux me signifiaient ce qu'elle ne disait pas à voix haute : elle trouvait l'Agent Evans sexy.

-Mais, Angela, moi j'ai vécu des moments avec lui et en réalité, je comprends mieux tout…

Je replongeai dans mes pensées alors qu'Hodgins continuait, ne pouvant plus s'arrêter une fois qu'il était parti dans l'explication de ses théories.

-Content que tu approuves, donc, l'Agent Evans t'a « hypnotisée » avec le psychotrope mais maintenant il faut trouver dans quel but. Angela a fait remarquer qu'il voulait coucher avec toi. Moi, je pense qu'il s'agit d'un plan du FBI.

-Hodgins… grommela Booth entre ses dents d'un ton menaçant.

-Booth ! Réfléchissez deux secondes ! Pourquoi vouloir manipuler Brennan si ce n'est pour vous séparer ?

-Quoi ? m'exclamai-je finalement en entendant le mot « séparer ».

Jusque là je n'écoutai que d'une oreille et je dus me remémorer ce que je venais de plus ou moins saisir du discours d'Hodgins pour voir où il voulait en venir.

-Mais ils nous ont déjà séparés, Hodgins ?

-Tu n'avais pas encore dit ça, chéri ! fit Angela, curieuse de savoir ce qui trottait dans la tête de son mari, tout comme moi.

-Quand je dis « séparer », je veux dire une séparation relationnelle : que vous cessiez d'être un couple pour que vous redeveniez une équipe performante.

-Ca n'a pas de sens, murmurai-je. Pourquoi nous aurait-on séparer pour ensuite s'embêter à trouver un moyen illégal de nous remettre ensemble… ?

-De toute façon, précisa Sweets. Maintenant que Booth et Brennan se sont mis en couple, ils ne pourraient plus retrouver la relation de partenariat platonique d'antan.

-Quand vous dites «d'antan », on dirait que nous sommes vieux, Sweets ! marmonna Booth.

-C'est un gamin, railla Max avant de se tourner vers moi : ma chérie, tu en penses quoi ? Tu as bien des idées du pourquoi cet ordure a voulu t'empoisonner ?

-Non, je n'en ai aucune idée… Je pense plutôt qu'il s'agit d'un agent double. Il peut travailler pour quelqu'un qui veut nuire au FBI. Il devait s'assurer que nous ne nous remettions jamais en équipe, Booth et moi…

-Je tiens à signaler, coupa Sweets, que vous êtes définitivement séparés, officiellement, et ce sur ordre du directeur du FBI, alors je ne vois pas pourquoi casser votre couple…

-Ou alors, si on a voulu empoisonner Brennan, c'était simplement pour qu'elle délivre des informations au FBI… peut être que quelqu'un soupçonne que Booth et Bren cachent des choses… Ou alors qu'elle fournisse des informations sur le FBI …

C'était Angela qui avait parlé et pourtant cette hypothèse me paraissait probable – non pas que je sous-estime ma meilleure amie, mais elle n'était pas la mieux placée pour trouver des mobiles. Je dis tout de même :

-Mais nous ne cachons rien !

-Dans tous les cas, on se fout du mobile ! s'écria soudain Max. Avec Booth, nous allons aller massacrer ce fils de…

-Papa ! Je ne veux pas que vous soyez envoyés en prison pour agression sur Agent Fédéral.

-C'est un agent double ! se récria Max, près à quitter la chambre.

Camille et Caroline lui bloquaient le passage et il ne pouvait songer à partir en réalité. Alors il se résigna et accepta d'écouter ce qu'avait à dire Hodgins.

-En tous cas, grâce à Angela, nous avons mis les choses au clair : l'hypnotique t'a fait rêver d'Evans, t'as fait le trouver attirant et presque l'embrasser, donc comme te l'a – apparemment – dit Booth tu n'étais réellement pas responsable de tes actes. Booth a cherché des informations sur lui et à trouver un dossier complet le concernant : il travaille pour le FBI depuis plusieurs années, a bien une femme et des enfants comme il te l'a dit… Mais comme je dis toujours, ce dossier peut être monté de toute pièce.

Booth et Caroline soupirèrent. Cependant, ils étaient les deux seuls à ne pas le prendre au sérieux. Les autres jouaient de leur esprit avec l'entomologiste :

-Alors, dit Brennan, il m'a sans doute suivi quand il m'a trouvée à marcher dans les rues enneigées et m'a ramenée chez moi un soir, puisqu'il avait le poison sur lui. Et puis, ça m'avait paru étrange qu'il soit là. Il devait me suivre, m'espionner…

-Mais alors, intervint Booth, pourquoi m'a-t-il appelé pour me le dire, ce soir là ? Il aurait été plus stratégique et judicieux de rester à ma place, non ?

-Eh bien, ça aurait paru louche. Et puis, je ne l'aurais pas laissé faire !

-Et vous lui auriez tout de suite défonc…

En voyant le regard perçant de Caroline qui le fixait, Sweets modifia à la dernière seconde la fin de sa phrase

-Enfin, vous lui auriez dit de vous laisser votre ex-partenaire tranquille… Au contraire, il vous a dit qu'il l'avait trouvé seule, il vous a dit qu'elle lui avait menti pour éviter que vous la retrouviez ce soir et du coup il vous a mis en porte à faux l'un par rapport à l'autre. C'est une technique de manipulation de conflit très…

-Oui, oui, bon, coupa Max. Il faut du concret ! On a qu'à aller lui demander directement de parler !

-Et qu'est-ce qu'on aurait comme moyen pour le faire parler ? Il ne va pas tout nous dire juste parce qu'il est démasqué !

-Moi, je ne suis pas moral : je peux le torturer !

-Papa ! me récriai-je.

-Ca ne servirait à rien, Max, ajouta Booth, il doit avoir été entraîné à résister à la torture.

Caroline leva les mains en l'air, faisant signe qu'elle allait partir s'ils voulaient parler de ce genre de chose – en tant que procureur, elle ne devait pas entendre parler de ça, sinon elle serait forcée de les dénoncer.

-Il ne va rien faire ! tranchai-je. Papa ! Tu ne dois plus faire d'entorses à la loi !

-Quand Booth était en danger, ça ne t'a pas dérangé.

Il faisait allusion à une affaire d'il y a cinq ans durant laquelle Booth avait été enlevé. (2x18)

-Justement : Booth n'est pas en danger. Plus personne ne l'est.

-Tant que ce taré est en vie, tu es en danger, ma chérie.

-Tu ne vas pas le tuer, papa !

Je me tournai vers Booth.

-Toi non plus ! Vous n'avez pas intérêt à faire quoique soit sans me consulter au préalable ! D'ailleurs…

Je me levai. Tous mes amis – mon amant, mon père – tendirent les bras vers moi pour que je me recouche.

-Oh ! Mais je ne suis pas souffrante ! Ils ont fait dégagé ce poison de mon organisme, c'est bon, tout va bien ! Maintenant, nous allons nous organiser. Booth et moi, ainsi que quelques agents de police, nous allons arrêter Evans qui est présumé coupable d'empoisonnement sur autrui.

-Et si le FBI est dans le coup ? s'inquiéta Hodgins.

-Le FBI n'a pas envoyé d'Agent tuer Brennan ! grogna Booth, menaçant.

-Mais ce n'était pas pour la tuer, ni pour l'abuser ! Les doses étaient beaucoup trop faibles ! Peut être qu'au bout de trois ans, elle serait tombée malade, mais pour l'instant, il n'y avait aucun risque ! C'était pour la manipuler… Il faut qu'on trouve pour quoi…

J'étais déjà sortie de la chambre, tirant Booth par le bras. Je lançai par-dessus mon épaule :

-Remettez-vous sur l'affaire des enfants au lieu de ne rien faire ! Camille, je vous laisse le soin de faire progresser l'enquête. Nous vous avons fourni les preuves nécessaires.


PDV de Booth

J'avais envie de tuer un homme. Et ce n'était pas juste un homme quelconque, c'était l'homme qui avait empoisonné Bones. Et nous allions aller le voir, avec d'autres agents autour de nous. Je savais très bien que Brennan était certaine que de cette façon, je n'allai pas perdre mon sang froid et que je n'allai pas frapper Evans. Mais contrairement à elle, je n'étais pas sur de pouvoir me retenir, même s'il y avait les policiers. Ne comprenait-elle pas que c'était épidermique ? Certaines personnes me dégoûtaient au point qu'il fallait que je les punisse de leurs crimes moi-même... ce n'était pas une réaction réfléchie. Ce n'était pas justifiable, ce n'était pas rationnel mais je n'y pouvais rien.

Et effectivement, dès qu'Evans nous ouvrit la porte de sa maison, il se prit un bourre-pif. Vous voyez la scène : Bones frappant à la porte, puis me souriant légèrement, moi, les bras le long du corps, stressé et derrière nous, les deux policiers entrain de raconter je ne sais quelle blague. Le gars ouvrit la porte et il eut un grand sourire à l'attention de Brennan. Il n'avait pas encore eut le temps de me voir ou d'apercevoir les policiers à l'arrière qu'il se reçut mon poing dans son visage parfait. Il recula sous le coup alors que Brennan laissait échapper un glapissement de surprise et que les deux flics m'entouraient.

Mais déjà, cela m'avait calmé. J'avais juste envie de rire parce qu'il avait une tête à faire peur : son nez était explosé de rouge et ses yeux bleus horrifiés par ce que je venais d'oser faire. Pff, finalement, je n'étais pas certain qu'il aurait résisté à la torture de Max.

-Agent Booth ! Qu'est-ce qu'il vous a pris ? demanda un des policiers.

-Qu'est-ce qui se passe ? ajouta Evans avec une voix innocente.

Il se tourna vers Brennan :

-Tempie, tu lui as dit pour nous ?

Tiens, finalement, peut être que je n'étais pas si calmé que ça. J'allai pour foncer sur lui, mais les deux policiers m'attrapèrent par le bras pour m'immobiliser. Donc finalement, je me contentai de balancer :

-Et toi, elle t'a dit pour nous, abruti ?

-Vous l'arrêtez oui ou non ? s'exclama Brennan agacée que les policiers retiennent Booth au lieu de passer les menottes à Evans.

Les policiers se jetèrent un coup d'œil et l'un des deux fit un signe de tête à l'autre qui se saisit d'Evans et lui assena :

-Agent Evans, vous êtes en état d'arrestation pour présumée tentative d'empoisonnement. Vous avez le droit de garder le silence, tout ce que vous direz pourra être utilisé contre vous.


-Pour ceux qui ont vu le 7x10 : il est chou n'est-ce pas ?

-Qu'avez-vous pensé de mon chapitre ? Je sais qu'il y a encore des mystères irrésolus mais c'est pour les deux chapitres suivants. Ah ! Et dans le prochain, il y a le retour de Zack, je pense que ça va vous faire plaisir )