Hello ! Bonne lecture ^^

Chapitre 36

Révélations, origines, déprime

Merida s'assit sur son lit et afficha une mine renfrognée. Astrid l'imita. Raiponce les observait en pouffant. Enfin elle n'y pouvait rien et si les deux autres voulaient s'entretuer ou du moins se fusiller du regard, libre à ellles. De toute manière, si on considérait la situation sous tous les angles, Merida avait l'avantage, seulement Astrid n'était pas au courant. Le jour où elle le découvrirait, mieux valait mettre tout le monde à l'abriis, du moins, si on ne voulait pas subir l'explosion de Poudlard. A moins bien sûr que la viking ne prenne un objet d'apparence quelconque pour l'abattre sur la tête de Merida, ou d'Harold, au choix. Raiponce, qui continuait de rire devant les deux têtes boudeuses, avait ici la représentation parfaite d'un tableau de chien et chat. Enfin Astrid lâcha :

_ De toute manière, tu n'as aucune chance

C'était Merida qu'elle visait. Cette dernière, un peu interloquée, se tourna vers son amie. Qu'est-ce qu'elle voulait dire ? Si c'était par rapport à Harold, pas de soucis à se faire, mais sinon, mystère ! En supposant que ce soit Harold, eh bien cette fille devait vraiment ouvrir les yeux mais bon, qui vivrait verrait, non ? Mais dans quel truc s'étaient-elles encore embarquées ? On ne pouvait pas faire un pas sans que quelque chose ou quelqun ne vous tombe dessus, mais c'est pas vrai ça ! Il est où le bureau des réclamations ?

Astrid se méprenit sur le silence obstiné de Merida, et elle cru que la partie était gagnée, sauf qu'elle ne devait pas savoir qui était la véritable heureuse, mais bon. On frappa à la porte de manière à ne pas être trop entendu. Inutile de préciser que les garçons avaient trouvés le moyen de s'échapper de leur chambre et de franchir l'obstacle du tobbogan, d'ailleurs, comment cela se faisait-il qu'ils y soient parvenu ? Merida se promit d'en parler à quelqun, parce que si tout le monde pouvait le faire, on n'était pas sortit du pétrin ! Poudlard devait vraiment réviser son plan.

Raiponce voulu se lever pour aller ouvrir, mais son amie lui fit signe de ne pas bouger et de bien regarder. Elle s'en voulait pour ce qu'elle allait faire, mais en même temps il lui fallait un solide moyen pour clouer le bec de l'autre viking. Elle avait toujours condamner les disputes entres les filles pour le coeur d'un garçon, chose qu'elle jugeait parfaitement ridicule, mais là, il s'agissait d'un cas de force majeur, non ? Elle arriva auprès de la porte. Non, elle ne voulait pas s'abaisser à ça. Elle soupira. Elle en avait assez de devoir supporter une idiote comme ça, mais en même temps, elle ne voulait pas ressembler aux cruches du style mary sue. Alors elle ouvrit simplement la porte, derrière laquelle se trouvaient effectivement les garçons accompagnés d'Anna. Cette dernière lui sourit, elles s'étaient toujours bien entendues, et avec Raiponce, elles auraient pût se croire soeurs. Il manquait Elsa, bien sûr, mais Anna gardait toujours confiance quant à sa soeur véritable. Entre elles, au moins, on s'entendait parfaitement.

Merida se dégaga et laissa les groupe entrer. Jack, en fin appréciateur, tourna autour de lui-même, approuva la décoration comme l'aurait fait Lenôtre à Versailles, la crédibilité en moins, et s'assit sur le lit de Raiponce. Harold, après avoir vu les simagrées exceptionnelles de Merida lui faisant des signes plus incompréhensibles les uns que les autres tout en désignant Astrid, comprit enfin qu'il valait mieux ne pas réveiller un dragon qui dort et s'assit au sol. Anna, avec toute sa spontanéité, se tourna vers Astrid :

_ Mcgonnagal demande si tu ne préfèrerais pas échanger de chambre avec moi, tu en dis quoi ?

_ Bonne idée, mieux vaut que je ne reste pas avec des ...

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase que Jack, anticipant la flopée d'injures qui allait suivre, lança discrètement un ''silencio'' qui eut pour effet d'énerver un petit peu beaucoup la jeune viking. Alors, la saisissant par les épaules, il la fit sortir et lui lança :

_ Alors tu prends le tableau de la grosse Dame, tu sors, tu descend aux cachots, tu te trouve une cellule vide, tu t'y enfermes, et tu nous fiches la paix, c'est compris ? Merci de ton écoute, à la non-revoyure, et bon vent.

Là-dessus il ferma la porte, se frotta les mains de contentement et regarda autour de lui. Les autres le fixaient, un peu étonnés, puis tous partirent d'un grand éclat de rire. Bon, d'accord, ce n'était pas du tout sympa pour Astrid, mais en même temps, elle l'avait cherché, non ? Alors Harold s'installa auprès de Merida, et à la surprise de tous, ils l'embrassa. Jack, qui attendait ce moment depuis longtemps et qui avait louper un épisode, il le sentait parfaitement, mais en même temps ce n'était pas le pied d'être mi-fantôme mi-humain, redoubla de rire et finit par tomber par terre. Merida le fusilla du regard. On ne pouvait pas compter sur lui, cela était une chose certaine. Mais quel crétin !

Anna, assise auprès de Raiponce, remarqua un tâche brune sur son épaule. Chose étrange, elle avait la même, à peu de choses près. Bizarre, bizzare ! Normalement cette tâche n'apparaissait que dans sa famille, alors le fait que Raiponce la porte, cela voulait peut-être dire que ... Il fallait qu'elle lui parle, et ce au plus vite. Elle se leva et, attrapant joyeusement la jeune fille, elle lui lança :

_ Tu viens m'aider à monter ma valise ? S'il te plaît !

Raiponce acquiesça en riant. Elle adorait Anna qui avait tout d'une enfant. Elle aurait aimé avoir son innocence, sa joie de vivre. Mais elle avait vécu tant de désillusion qu'elle ne pouvait pas, elle ne parvenait pas à retrouver sa joie et sa confiance. Anna l'entraîna dans les escaliers et elles descendirent jusqu'au palier où se trouvait son ancienne chambre. Elle entra sans plus de cérémonie et saisie sa malle, bien trop lourde pour elle, avec un air mutin. Si on l'avait déguisée en Arlequin pour le carnaval, le chapeau lui aurait été merveilleusement bien. Raiponce, voyant bien qu'elle n'arriverait jamais à monter sa malle jusqu'en haut, sortit sa baguette et lança un ''Wingardium Leviosa'' qui seconda si bien Anna que celle-ci, s'accrochant à sa valise, lévita aussi bien que la malle. Raiponce leur fit monter les escaliers ainsi, accompagnée des rires de son amie qui adorait jouer, et elles arrivèrent ainsi dans la chambre. Les autres se tournèrent vers elles, un peu décontenancés par cette arrivée en fanfare, et sourirent avec indulgence. On ne changerait pas Anna. Cette dernière, refusant toute aide, sauta sans difficultés et fit un atterrissage forcé sur le lit de Merida.

Raiponce, à qui elle aurait volontiers fait part de sa découverte quant à la tâche brune, l'aida à se relever. Merida, quant à elle, décida que même s'ils étaient assignés à résidence, ils pouvaient quand même faire un tour aux cuisines. Inutile de préciser que Jack et Harold l'accompagnèrent, sous prétexte qu'elle ne pourrait jamais tout porter toute seule. Raipoce resta avec Anna. Cette dernière s'approcha d'elle et lui dit :

_ Tu savais que tu as une tache brune sur l'épaule ?

_ Tu veux dire celle-ci ? demanda la jeune blondinette en découvrant un peu son épaule pour laisser apparaître une tache à la forme d'une couronne surmontée d'une fleur hivernale

Anna acquiesça. Elle examina de plus près la marque et lui demanda encore si elle connaissait sa famille, ou encore si elle était déjà venue à Arendelle, enfin une multitude de question plus farfelues les unes que les autres, du moins, du point de vue de Raiponce. Elle répondit du mieux qu'elle pût, mais cela ne contentait pas Anna qui aurait tout voulut savoir. Et plus Raiponce répondait, plus Anna avait une certitude. Enfin, elle posa la question fatidique :

_ Et ton nom de famille, tu le connais ?

_ Oui, mais tu veux lequel ? soupira la jeune fille

_ Lequel ? Parce que tu en as combien ? demanda Anna interloquée

_ Eh bien, mon vrai, du moins celui que je crois être le vrai, est Corona, sinon on m'a toujours appelée Gothel

_ Comme la vieille sorcière ? S'étonna Anna

Raiponce acquiesça. Oui, comme la vieille sorcière. Jolie comparaison, mais enfin, elle n'y pouvait rien. Anna se mordit les lèvres. Corona. Ce nom ne lui était pas inconnu, mais elle comprenait que Raiponce n'avait peut-être pas envie d'en parler. Néanmoins, elle devait savoir, elle était si proche du but, elle devait savoir. Alors elle lui dmeanda :

_ Et tu connais tes parents ? Je veux dire le roi et la reine Corona ?

_ Non, mais alors c'est vrai ? Ils sont vraiment roi et reine ? sursauta Raiponce

_ D'après ce que tu me racontes, oui, c'est plutôt vrai, et si tu es leur fille, alors tu es ma cousine, répondit Anna.

Fin de l'épisode, merci d'avoir regardé, laissez vos reviews, je vous dis à la prochaine !