Chapitre 38 : 4 Privet Drive, le retour.
Harry, Ron et Hermione attendaient dans le hall du Square Grimmaurd. Harry faisait les cent pas, Hermione jouait avec Pattenrond et Ron vérifiait que les gâteaux faits par Kreattur n'étaient pas empoisonnés.
- On aurait pu y aller discrètement, dit Harry, pas la peine d'avoir des gardes du corps.
- Voldemort a peut-être mis des Mangemorts à Privet Drive, dit Hermione, surtout maintenant qu'on est en vacances.
- Qui nous accompagne ? demanda Harry.
- Je ne sais pas, répondit Ron, mon père ne me l'a pas dit.
Il était seize heure passées, si les deux membres de l'Ordre chargés de les escorter n'arrivaient pas bientôt, Harry partirait sans eux.
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- Ah, dit Harry soulagé d'entendre frapper à la porte d'entrée.
Tonks se tenait dans l'encadrement de la porte, elle fit signe aux autres de sortir.
- On y va, dit Tonks, on transplane chez Arabella Figg. Harry tu guides Ron, Hermione tu viens avec moi.
Ils sortirent de la maison. Tonks attrapa le bras d'Hermione et toutes les deux disparurent. Harry et Ron les imitèrent. Aussitôt arrivé devant la maison de Mrs Figg, Harry sentit Tonks l'attraper par le blouson et le traîner à l'intérieur de la maison. Mrs Figg tenait la porte grande ouverte, ravie d'avoir des visiteurs.
- Bonjour Harry, dit Mrs Figg, ça fait longtemps que l'on ne s'est pas vus.
- Bonjour, répondit distraitement Harry.
Soazick était assise sur l'un des fauteuils du salon, elle était attaquée par des chats très affectueux qui lui sautaient dessus en réclamant des caresses.
Elle doit être notre deuxième gardienne, songea Harry.
- Bonjour, dit Soazick en se levant tant bien que mal du fauteuil envahi par les félins.
- Bonjour, répondirent Harry, Ron et Hermione.
Harry tourna la tête pour mieux se concentrer à fermer son esprit, il était content de revoir Soazick plus tôt que prévu, mais devoir pratiquer l'occlumancie l'agaçait.
- On y va ? dit Soazick en enlevant un chat roux qui s'était niché sur les épaules.
- Oui, répondit Harry.
- On va patrouiller autour du pavillon, dit Tonks.
Harry remarqua que Tonks regardait Soazick avec un drôle d'air. Son regard n'avait rien d'agressif, on aurait dit qu'elle guettait les réactions de Soazick.
Les cinq avancèrent en direction du 4 Privet Drive, Tonks était devenue brune pour passer plus inaperçu. Arrivés au portail,
Tonks et Soazick s'arrêtèrent, laissant les trois autres avancer vers la porte.
Lorsqu'il arriva sur le perron, Harry entendit.
- Tu n'es pas une très bonne occlumens, Tonks, dit Soazick. Qu'est-ce qui te perturbe ?
Harry eut un mauvais pressentiment, pour ne pas entendre la réponse de Tonks il frappa bruyamment la porte. Quelques secondes plus tard, Pétunia Dursley stupéfaite, ouvrit la porte.
- Bonjour, dit Harry.
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- Du thé ? demanda la Tante Pétunia à Harry, Ron et Hermione installés au salon.
- Oui, merci, répondit poliment Hermione.
La Tante Pétunia s'affaira à la cuisine. Harry commençait à paniquer, les politesses et les présentations faites, Harry ne savait plus quoi raconter à sa tante, il n'avait pas imaginé qu'elle les inviterait à s'asseoir.
La Tante Pétunia revint avec un plateau chargé.
- Dudley est avec des amis et Vernon à son travail, vous les manquer de peu, dit la Tante Pétunia, nerveuse.
Harry savait très bien qu'ils n'étaient pas là, c'était justement pour ça qu'il avait tenu à venir à seize heure trente précises.
- Je ne leur manquerai pas, dit Harry, j'avais dit que je ne reviendrais pas.
Pendant quelques secondes personne ne parla. Harry trouvait cette situation horriblement gênante. Il voulait que la Tante Pétunia lui parle de sa sœur, mais pour lui dire quoi ? Qu'elle et sa mère se racontaient leurs anecdotes d'école ? Qu'elle avait été au cimetière de Godric's Hollow ? Harry regrettait soudain d'être venu, il ne faisait que tourner le couteau dans la plaie.
- Qui sont les jeunes filles dehors ? demanda la Tante Pétunia, je suis sûre de les avoir déjà vues quelque part.
- Eh bien, dit Harry, la brune c'est Tonks, tu l'as déjà vue avec des cheveux roses… la rousse c'est Mlle Robert, l'une de nos enseignantes, je ne crois pas que tu l'aies déjà vue…
- Si, dit la Tante Pétunia, à la fin du mois de juin je crois, au moment où tu es rentré de ton école.
- Ah bon ? demanda Harry étonné.
- Je me suis inquiétée parce qu'elle je pensais qu'elle guettait, toi probablement, mais Mrs Figg est arrivée pour lui parler, alors j'ai pensé que je me trompais, qu'elle était du quartier…
- Pas vraiment, elle est Française, dit Hermione.
- Elle n'avait pas l'air dans son assiette en juin, dit la Tante Pétunia.
- Dumbledore venait de mourir, et ils se connaissaient bien, dit Harry.
- Et comment ça se passe avec… Lui ? demanda la Tante Pétunia.
Ron et Hermione parurent surprit.
- Ça pourrait être pire, répondit Harry avec peu de conviction.
Le matin même il avait appris la mort de toute une famille de sorciers qui s'étaient réunis pour les fêtes de fin d'année. Quant aux massacres moldus, perpétrés par les Mangemorts, cela faisait longtemps qu'Harry ne les comptait plus.
- Mieux ou pire que l'autre fois ? demanda la Tante Pétunia avec inquiétude.
- Pareil, dit Ron, pareil que les premières années, celles ou vous deviez avoir notre âge.
- Quand même… dit-elle apeurée, vous êtes sûrs ?
Visiblement la mère d'Harry avait raconté à sa sœur, avec des détails, l'horreur de Voldemort au pouvoir.
- Oui, répondit Ron, mon père travaille au Ministère de la magie.
- Oh, dit la Tante Pétunia en regardant Harry comme si elle le voyait sous un nouvel angle.
- Donc vous faites partie d'une famille de…, dit la Tante Pétunia à Ron.
- Oui, répondit Ron.
- Et vous ? demanda la Tante Pétunia à Hermione.
- Mes parents sont des moldus, enfin des gens normaux, répondit Hermione.
- Et vous êtes tous les trois dans la même classe ?
- Oui, répondit Harry heureux de voir qu'elle s'intéressait. Ron et moi sommes dans l'équipe de Quidditch de notre maison, c'est un sport, et Hermione est la meilleure élève de l'école.
- Griffindore ? demanda la Tante Pétunia, comme tes parents ?
- Gryffondor, corrigea Harry, oui.
- Ton père aussi faisait partie de l'équipe des Gryffondor, dit la Tante Pétunia.
- Oui, dit Harry, il était attrapeur comme moi.
- Le poste le plus important… dit la Tante Pétunia pensive.
- Oui, répondit Harry aux anges.
Elle savait, il pouvait avoir une conversation sur son école avec sa tante, elle savait plein de choses.
- Vous gagnez le championnat ? demanda-t-elle.
- Oui, répondit Harry, on gagne depuis ma troisième année, et on a remporté les deux premiers matchs de notre saison.
- C'est bien, dit la Tante Pétunia.
Un nouveau silence. À présent Harry voulait à tout prix parler de quelque chose. N'importe quoi, pourvu que lui et sa tante se parlent.
- Comment était le mariage ? demanda la Tante Pétunia.
- Quoi ? demanda Harry qui ne se souvenait pas avoir parlé du mariage de Bill et Fleur.
- Le mariage dont parlait cette fille aux cheveux roses, Tonks, lorsque tu es parti.
- Bien, dit Harry, c'était vraiment un très beau mariage, c'est le frère de Ron qui s'est marié.
- Cet été ceux qui sont venu te chercher, il y avait donc Tonks, un frère de Ron je suppose, et qui était le dernier homme venu te chercher, Rémus ?
- Oui, répondit Harry. Tu le connais ?
- Il était préfet avec ta mère, dit la Tante Pétunia, c'était un maraudeur.
- Oui, répéta Harry étonné, maintenant ce sont Ron et Hermione les préfets de Gryffondor, Hermione est même Préfète-en-Chef.
- Décidément vous devez être très populaires dans votre école, tous les trois, dit la Tante Pétunia.
- Les garçons surtout, dit Hermione.
- Toi autant que moi, dit Ron.
- Non, dit Hermione, tu te rappelles que les Gryffondor chantent Weasley est notre roi ?
- Ah oui, c'est vrai, dit Ron avec un sourire de contentement, finalement on est tous les trois très populaires. Enfin surtout Harry…
- Comme son père, dit la Tante Pétunia.
Ce n'était qu'une remarque, pourtant Harry le prit comme le plus beau compliment que sa tante pouvait lui faire. Après un bref coup d'œil à l'horloge Harry décida qu'il était temps de partir son oncle n'allait pas tarder à rentrer de son travail.
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Ron et Hermione sortirent devant.
- Dudley aurait été content de te voir, dit la Tante Pétunia, il ne l'aurait jamais admis, mais il aurait été content de te voir.
- Une prochaine fois, dit Harry.
Harry devait sortir de la maison, la porte entrouverte laissait entrer le froid de décembre.
- Tante Pétunia, dit Harry,… je voulais que tu voies Ron et Hermione parce que… parce que s'il m'arrive quelque chose, je veux qu'un membre de ma famille sache qui sont mes vrais amis.
- … prends soin de toi, dit la Tante Pétunia, et reviens nous voir…
Harry s'éloigna.
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Les Harry et les autres marchèrent dans la rue de Privet Drive, Tonks en tête.
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Ton bonheur fait plaisir à voir, dit Soazick à
Harry.
Harry avait complètement oublié, il devait
fermer son esprit en présence de Soazick, elle avait déjà
perçut l'une de ses émotions.
- Tu es venu ici en juin dernier ? demanda Hermione à Soazick.
- Oui, dit Soazick, je voulais voir l'élu pour savoir à qui j'avais à faire, qui je devais protéger…
- Depuis tu as eu beaucoup d'occasions de le protéger, dit Tonks en souriant.
- Oui, répondit Soazick avec un petit air coupable.
- Tu… ? demanda Harry à Tonks.
- Je sais, oui, dit Tonks, disons que c'est gros comme le nez au milieu de la figure. C'est étonnant tu ne ressembles pas du tout à l'ancien petit ami de Soazick…
- Ce n'était pas mon petit ami, et puis tu ne l'as vu qu'une seule fois, dit Soazick.
- Fleur me l'a décrit, et il est à l'opposé d'Harry, même physiquement.
- Et c'était ton petit ami ? demanda Harry à Soazick.
- Non, on était juste très proches, dit Soazick en évitant le regard d'Harry.
Beaucoup, beaucoup trop de garçons sont dans l'entourage de Soazick, songea Harry.
Ils arrivèrent dans une petite ruelle, cachée des regards.
- On peut transplaner, dit Tonks.
