Enfin, nous retournons à Poudlard. Ca fait un moment en fait non?^^ Juste quelques jours pour Jenifael. Alors ça peut aller encore. Chapitre que j'ai pris plaisir à écrire. Surtout la fin, vous comprendre pourquoi. Il y a une musique donc je vous conseille de la mettre, elle donnera plus de pulsion. Sinon merci, oh oui merci pour vos reviews. Continuez ainsi ça me motive trop.


Le chemin du retour est très rapide. Au bout d'une heure, la femme et Keana arrivent à l'orée de la forêt. À une dizaine de minute de Poudlard. La louve se couche et Jeni descend. Elle lui dit par pensée.

- Merci Keana. Et pardon.

- De quoi?

- Par ma faute Taeron est mort. À présent il te faudra élire un autre dominant n'est-ce-pas?

- Oui. Mais ce n'est pas compliqué. Va à présent. Tes louveteaux à toi seront ravis de te voir.

- Oui. À bientôt j'espère.

- Si tu te sens désespéré, prend ta forme de louve et viens nous voir. Tous les loups seront heureux de t'accueillir.

- Merci. Keana.

La louve se relève et retourne auprès de sa meute. Jeni court aussi vite que peuvent ses jambes épuisées, puisque le ciel nocturne est couvert de nuage annonçant de la pluie. Une fois à l'intérieur du château, Jeni s'assoie en attendant de reprendre son souffle.

À l'infirmerie

Harry se réveille d'un coup quand une présence se fait sentir. Un elfe de maison est sur son lit, le faisant sursauter.

- Dobby!

L'elfe aux yeux immenses contemple Harry. Ils sont humides, signe qu'il a du pleurer énormément.

Il dit en hoquetant entre chaque mot.

- Harry Potter est revenu à l'école. Dobby n'a pas cessé de mettre en garde Harry Potter. Ah, Monsieur, pourquoi n'avez-vous pas écouté Dobby? Pourquoi Harry Potter n'est-il pas retourné chez lui après avoir raté le train?

- C'était toi!

- Dobby préfère qu'Harry Potter soit en morceaux chez lui que mort ici.

- Très charmant. Et puis c'est quoi cette tenue!

- Ça? (L'elfe montre sa taie crasseuse qui lui sert de vêtement.) c'est un signe distinctif des elfes de maison. Ils sont tenus en esclavage, Monsieur, et Dobby ne peut être libéré que si ses maîtres lui offrent un vêtement. Aussi, la famille fait bien attention de rien donner à Dobby. Pas même une chaussette. Mais qu'importe, Harry Potter doit retourner chez lui! Dobby croyant que son cognard suffirait à...

- Ton cognard! Alors c'est toi qui as voulu me tuer!

- Pas vous tuer, surtout pas. Mieux vaut qu'il rentre chez lui grièvement blessé que de rester ici!

Dobby continue son monologue sur l'espoir que représente Harry pour ceux de son espèce depuis que Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom a disparu. Par la suite, il lâche une information capitale sur le fait que la Chambre des secrets a déjà été ouverte par le passé. À ce moment là, l'elfe se fige d'horreur et fonce vers la table de chevet pour se frapper le crâne. Harry l'arrête en lui attrapant le poignet et en lui demandant de lui raconter cette histoire.

- Ah monsieur, ne demandez plus rien au pauvre Dobby. Il se prépare de sombres actions dans ce château et Harry Potter ne doit plus s'y trouver lorsqu'elles se produiront. Retournez chez vous, Monsieur, vous ne devez pas être mêlé à cela.

- Qui est-ce Dobby, qui a ouvert la chambre des secrets! Et qui l'avait ouverte avant!

- Dobby ne peut rien dire, Monsieur, Dobby ne doit rien dire. Rentrez chez vous Harry Potter, rentrez chez vous.

- Il n'est pas question que je parte d'ici!

Harry se redresse férocement et se grandit pour avoir l'air impressionnant. Il explique qu'Hermione est née de parents moldus et qu'il refuse de s'éloigner d'elle. Là Dobby s'extasie pitoyablement devant la bravoure d'Harry. Seulement il s'arrête au milieu de sa phrase d'avertissement car des bruits de pas arrivent. Dobby claque des doigts et se volatilisent.

Dans le couloir d'entrée au même moment.

Jenifael se relève. Ses jambes sont encore faibles mais son souffle va mieux. Elle s'appuie sur le mur et se dirige vers la salle de Merlin quand elle entend le bruit de pas de trois personnes à quelques mètres devant elle. Ses sens sont aiguisés depuis sa transformation en louve. Elle entend plus loin et peut voir la nuit. Mais en bleuté. Elle aperçoit donc Dumbledore, McGonagall et l'infirmière en bleue porter un enfant. Un première année. Il est raide comme une planche. « Oh non, il est pétrifié. Non, pas encore, ça suffit. J'y vais, avec un peu de chance mon don de guérir s'est éveillé dans la forêt. »

Le quatuor avance plus vite que la princesse. Mais Jeni s'en fiche car elle sait qu'ils vont à l'infirmerie. Le noir se met en place, les baguettes illuminant le chemin ayant disparu dans un autre couloir. Jenifael continue d'avancer en utilisant ses yeux nocturnes. Elle voit les murs en bleu foncé presque noir qui diffère avec le bleu du couloir qui est plus clair. Elle aperçoit Nick-quasi-sans-tête qui la voit lui aussi. Il lui dit avec bonheur.

- Oh mon dieu, que vous est-il arrivé princesse! Vous êtes plein de blessures. Des cicatrices sur vos bras et vos jambes. Et mon dieu! Votre cou!

Oui, là où a mordu le loup gris, il y a une énorme cicatrice qui descend de sa mâchoire jusqu'au niveau de sa poitrine.

- Ce n'est rien de bien méchant.

- Je pense que la grande infirmière pourra vous faire enlever ces horribles traces.

- Je le crois. C'est pour cela que je m'y rends. (« Merci Nick, tu me donnes une bonne excuse pour suivre le quatuor sorciers ») Vous m'accompagnez?

- …

- Qui a-t-il?

- Vos dents.

- Oui?

- Non rien, c'est sûrement mon imagination. Non je ne viens pas. J'ai rendez-vous avec le fantôme de Poutsouffle.

- Bonne soirée alors.

- Réciproquement.

Jeni se demande ce qu'il entend par ses dents mais elle n'a pas le temps de passer ses doigts dessus que la voix de l'infirmière se fait entendre. Elle est paniquée. Jenifael se colle contre le coin de la porte. Le directeur explique à l'infirmière que le garçon avait été trouvé près de l'infirmerie avec une grappe de raisin à la main. McGonagall ajoute que le petit voulait surement rendre visite à Harry.

« C'est quoi encore ce bordel. Pourquoi Harry serait à l'infirmerie? » Jenifael continu d'écouter. L'infirmière dit.

- Pétrifié?

- (McGonagall répond avec tristesse) Oui, mais...je frissonne rien que d'y penser...Si Albus n'était pas descendu à ce moment là, qui sait ce qui aurait pu...

Jeni finit la phrase en pensée. Aussi effrayé que la professeur. « Arriver! » Quelques minutes passent et un bruit d'appareil se fait entendre. Jeni passe l'œil au coin de la porte et voit un appareil photo datant de l'antiquité. Le directeur l'ouvre et un bruit d'explosion ainsi qu'une odeur âcre fait sursauter tout le monde. L'infirmière déclare d'un air songeur.

- Fondu, la pellicule a entièrement fondu.

- Qu'est-ce que cela signifie Albus?

- Cela signifie Minerva, que la Chambre des secrets a bel et bien été ouverte une deuxième fois.

Jenifeal fronce les sourcils. « Deux fois? Lais alors la personne qui l'a fait la première fois l'aurait refait? Pourquoi faire? » L'infirmière plaque sa main sur la bouche. McGonagall regarde Dumbledore avec des yeux ronds.

- Mais qui?

- Ce n'est pas de savoir qui, mais de savoir comment.

Puis, à la stupéfaction de la magicienne, la discussion part vers elle. À cause de McGonagall.

- Il faudrait que Miss Loquas soit ici. Peut-être que sa magie de guérir a été réveillée à présent. N'est-ce pas Albus.

- Je regrette Minerva. Mais la guérison ne se réveillera pas chez Miss Jeni. Jamais. Pas tant que...

Jenifal n'écoute même pas la phrase, elle recule la main sur la bouche, le cœur battant. « Non, non c'est faux, c'est faux! » Mais aucun son ne sort. Une voix la tire d'elle-même. Une voix doucereuse mais emplie se stupéfaction.


Taper sur Google et écouter la chanson « i talk to the rain » de Yuki Kajuira


- Vous!

Jeni regarde Rogue. Le professeur des potions ne s'attend pas à voir Jenifael et encore moins avec une mine désespérée. Si désespérée que Severus ressent en lui, malgré son refus de résonance, une douleur qui lui déchire les entrailles. Mais faiblement. La jeune femme fuit sans regarder en arrière. Rogue, sans savoir pourquoi ni comment, la pourchasse. « Si j'ai ressenti cette horrible sensation de déchirement, alors elle. » Mais malgré le fait qu'il soit plus grand que la femme, il ne voit pas bien dans le noir. Il se demande alors comment elle peut courir aussi vite alors que le château et le parc sont de couleur encre.


Du côté de Jenifael, elle court vite, ne voulant pas être rattrapée par Rogue. Une fois à l'entrée, la pluie bat violemment le sol. Mais elle s'en fiche. Ce qu'elle veut, c'est oublier. Oublier et surtout essayer de mourir. Et intuitivement, elle sait que la seule chose à faire, c'est vider son corps de toutes ses forces. Pour cela elle n'a qu'à utiliser tous ce qu'il lui reste de magie. Elle le sait bien car c'était le cours sur les forces de Merlin. Elle s'en rappelle très bien. « Mais faites bien attention Miss, quand vous aurez trouvé votre magie, il ne vous faudra pas l'utiliser totalement car votre corps ne pourra pas résister. Il s'éteindra comme une flamme en même temps que vos forces magiques. » Une fois arrivée presque à la forêt, elle met ses mains en face d'elle et hurle de toute ses forces l'incantation.

- Vent des cœurs, vent des airs, oh je t'en conjure, repousse mon ennemi!

Les mains de la femme prennent une couleur transparente, comme les ailes qu'avait la louve. Jenifael ressent ses forces commencé à décliner. Elle forme autour d'elle un cyclone pour éviter d'être sauvée.


Du côté de Rogue, le sorcier parvient enfin à l'entrée du château. Il respire avec difficulté. Il voit à son tour la pluie torrentielle. Il fait si sombre qu'il se dit qu'il ne pourra pas la trouver. Quand une solution arrive à ses pensées. Une solution qu'il veut refuser. Cependant, il abandonne. Car il sait pertinemment que le directeur lui en tiendra rigueur d'avoir laissée la fille partir. Il se concentre et place sa main sur son coeur. Doucement, il sent ses pieds bouger malgré lui. Il voit l'image de Jenifael, devant la forêt interdite, entourée d'un cyclone. Il referme immédiatement son cœur. Puis va dans sa direction.

Jenifael a senti l'incursion de Rogue. Il sait à présent ou elle se tient. Jenifael tente de vider sa magie plus vite, mais n'y parvient pas. Sa fatigue est trop forte. Son corps commence à défaillir.

Rogue arrive. La pluie ne le touche pas car il a lancé sur lui le sortilège « impervus » qui repousse la pluie. Il crie à la femme de stopper sa magie. Car il ne peut pas aller vers elle. La jeune femme fait mine de ne rien entendre. Étant obliger d'en arriver là, Rogue lance avec un grand plaisir le sortilège qui traverse le cyclone devenu moins violent.

- Stupéfix!

La femme se le reçoit dans le dos et la magie est stoppée. Il va vers elle. Mais Jeni lance le bouclier de protection. Il n'apparaît pas. La fatigue l'empêchant de conjurer sa magie. Severus lui prend ses deux bras et la met debout comme si elle ne pèse pas trois plumes. Il enlève sa cape et la pose sur la frêle jeune femme trempée de la tête au pied. Elle lui hurle dessus.

- Pourquoi! Pourquoi! P...

Le professeur lui pose son doigt long et fin sur ses lèvres pâles. La coupant. Il lui parle doucement.

- Vous n'avez pas à mourir. Ni le devoir. J'ai entendu ce qui vous a bouleversé. Mais vous auriez du écouter la phrase du directeur jusqu'à la fin. Je suis certain qu'il sait comment votre don de guérir viendra.

- (Jenifael pousse le doigt de Rogue pour répondre)Peut-être. Mais vous, vous n'avez pas écouté et vous m'avez bêtement suivi.

- Oui.

- Et vous avez laissé la résonance s'infiltre en vous. Alors que vous ne voulez pas. Pourquoi?

- Je n'ai pas à répondre à cela.

Jenifael baisse la tête. Elle se sent tellement misérable. Rogue passe sa main le long d'une de ses mèches comme l'avaient fait Firenze. Mais au lieu de ressentir la chaleur, sa peau s'électrise au contact de son doigt. Jenifael, n'en pouvant plus, tombe sur Rogue, les ténèbres la prenant dans ses bras.