Bonjour tout le monde,

Ayant été accaparée par mal de soucis divers en cette fin d'année scolaire, et n'en étant pas encore totalement sortie, j'ai dû mettre de côté pendant un temps l'écriture (à mon grand regret, soyez-en sûrs !). Mais j'ai pu retrouver ces jours-ci l'envie et l'inspiration pour me replonger dans les aventures de nos héros, alors me voilà de retour avec la suite de Fallen angels !

Ce chapitre n'est pas aussi excellent que j'aurais voulu, mais il m'a permise de me remettre un peu dans le bain, et d'aborder une nouvelle étape de cette histoire. J'espère en tout cas que vous serez contents de replonger dans ce récit (toujours pas très joyeux, je vous l'accorde ! lol).

Concernant le précédent chapitre, en fait, je n'avais pas prévu autant de blabla … Draco devait entrer, dire quelques mots, et tuer froidement Vernon. Peut-être cette version aurait-elle été mieux, mais finalement en me laissant porter, je me suis rendue compte que c'était intéressant aussi d'avoir les réactions des Dursley, et le récit de Vernon sur ce qui s'était passé … Enfin, c'est toujours dur de trancher pour savoir a posteriori ce qui aurait été l'idéal …

Enfin, toujours est-il que je suis absolument ravie d'avoir pu me replonger dans cette fic, et j'espère pouvoir suivre cet élan et écrire pas mal d'autres chapitres derrière … Je préfère ne rien vous promettre quant aux délais de publication, car je suis encore prise par beaucoup de choses à côté, mais j'ai bon espoir de me remettre à écrire plus intensivement : )

Disclaimer : la plupart des personnages et lieux appartiennent à J.K. Rowling, le reste est à moi.

Rating : K +

Bonne lecture : )


Fallen angels

Chapitre 35 : Nothing else matters

C'est comme un grand vide.

Comme le calme après la tempête.

Je me sens … comme anesthésié. Juste mis sur pause. Comme si le temps venait de ralentir, ou même de s'arrêter. Je n'entends plus mon cœur, et …

Et pourtant je sens poindre, là, en arrière-fond, une fine douleur. Comme un craquèlement. Mon cœur se fissure.

Mais étrangement, je ne ressens aucune douleur.

Merlin … que m'arrive-t-il ?

Que m'arrive-t-il !

Quand Draco sortit de la maison des Dursley, il s'arrêta quelques secondes sur le seuil, la baguette à la main. Son visage n'exprimait rien. Ses yeux étaient vides.

Il était venu ici le cœur exempt de tout sentiment ; il en ressortait encore plus vidé.

Mais c'était mieux ainsi. Pas de regret. Pas de remords.

Pas de doute.

Pas de peine.

oOoOoOoOoOo

De nouveau, mon cœur qui bat plus vite. Mes tempes, qui se font moites. J'ai chaud, j'ai le ventre serré.

Quelque chose ne va pas, je le sens.

Quelque chose qui m'échappe et qui me touche …Je le sens.

Hermione releva la tête, surprise, en entendant frapper à l'entrée de leur salle commune.

« Qui est-ce que ça peut être, à cette heure ? » demanda Ron, aussi perplexe que son amie.

La jeune fille se leva pour aller ouvrir, mais déjà le panneau de bois se relevait pour laisser place à la directrice de Gryffondor. C'est d'un ton sombre qu'elle s'adressa à voix basse à son élève :

« Miss Granger, est-ce que Potter est là ? Il faut que nous le voyions de toute urgence … »

« Je suis là, professeur. » fit le brun, depuis son fauteuil, d'une voix blanche.

La vieille sorcière posa sur lui un regard désolé, ce qui accentua le sentiment de malaise du jeune homme. Mais, si ses deux amis parurent étonnés de voir derrière McGonagall deux hommes de haute stature, arborant eux aussi une mine sombre, le Survivant ne laissa paraître aucune surprise.

Il se leva et s'avança d'un pas raide, presque mécanique, jusqu'à l'entrée de la salle. Il ignora les interrogations muettes que lui lançait du regard Ron, qui l'avait suivi, et dit, une boule dans la gorge :

« Je suis là. » Il prit une inspiration, mais sentit son courage se bloquer dans sa gorge, et c'est d'une voix cassée qu'il souffla : « Je vous suis. »

oOoOoOoOoOo

Mon cœur bat tantôt lentement, tantôt à tout rompre, comme s'il voulait sortir de ma poitrine. Il m'oppresse et m'agace, me tiraille et m'épuise.

Quelque chose ne va pas, je le sens bien.

Je veux juste savoir quoi, que ça m'achève ou que ça m'apaise.

Je veux juste en finir, que mon cœur arrête de me torturer.

L'adolescent blond n'exprima aucune surprise quand, une minute à peine après qu'il soit sorti, plusieurs Aurors transplanèrent dans le jardin des Dursley. Ils étaient sept au total, quatre hommes et trois femmes, dont deux qui se dirigèrent immédiatement vers Pétunia et Dudley, amassés dans un coin de la pelouse, appuyés contre leur voiture, en état de choc.

La plus jeune des sorcières s'occupa rapidement de la blessure de la tante de Potter, tandis que l'autre faisait reculer Dudley pour le mettre à l'abri -mais celui-ci tremblait tellement qu'il n'était plus capable d'esquisser le moindre geste.

Les autres Aurors se placèrent en arc de cercle devant le pavillon moldu pour couper toute retraite à Malefoy, et parer à toute attaque surprise de sa part. Mais le jeune homme ne montra aucune résistance : il lâcha sa baguette, et leva les bras en signe de reddition, dans un geste qui aurait pu paraître désabusé et presque impertinent si ses yeux n'avaient exprimé un tel détachement pour tout ce qui se passait alors …

Laissant deux de ses collègues s'approcher du jeune sorcier, sous la surveillance vigilante des autres restés en arrière, un des hommes se glissa à l'intérieur de la maison rapidement, pour constater l'étendue des dégâts -même si la venue de tous ces Aurors signaient bien qu'ils savaient à quoi s'attendre en arrivant sur les lieux.

Draco sentit l'un des hommes lui ramener les mains dans le dos pour les lier d'un sort, tandis que l'un de ceux restés sur la pelouse, et qui avait l'air d'être à la tête du groupe, énonçait d'une voix dure mais restant neutre malgré tout :

« Draco Malefoy, vous êtes en état d'arrestation pour utilisation du Sortilège Impardonnable mortel sur la personne du moldu Vernon Dursley, ce jour, à 22h37. Veuillez vous rendre sans résistance, ou nous serions amenés à … » Mais l'adolescent n'écoutait ces mots que d'une oreille, son attention soudain attirée par un bruit, à l'entrée du jardin.

Harry venait d'y apparaître, aux côtés d'un autre Auror, tandis que trois secondes plus tard, les deux meilleurs amis du brun transplanaient à leur tour, en compagnie du dernier sorcier. Si Draco parut étonné de voir le Gryffondor ici, sa surprise ne dura guère, et il arbora de nouveau un visage neutre et lointain.

Comme si réellement plus rien de tout cela ne le touchait.

Comme s'il était déjà loin.

En revanche, le cœur du Survivant s'était remis à battre à tout rompre, à lui marteler la poitrine, quand il comprit où il se trouvait ; quand après avoir balayé la scène du regard, il devina ce qui s'était passé.

Les Aurors, venus en nombre …

Pétunia, blessée, recroquevillée dans un coin de la pelouse …

Dudley, livide, les joues baignées de larmes …

Ce sorcier qui sortait de la maison, secouant la tête négativement …

Et Draco Malefoy, menotté, emmené par deux envoyés du Ministère de la Magie.

Ce n'était plus un jeu. Ni même un cauchemar.

Ce soir, à nouveau, la réalité rattrapait Harry Potter.

oOoOoOoOoOo

Qu'on m'explique. Ou plutôt, non, qu'on me dise qu'il n'y a rien eu. Que ce que j'entrevois n'existe pas.

Qu'on me laisse m'échapper là où rien ne peut m'atteindre.

Qu'on me dise que tout ceci n'est rien, que je ne vois que des ombres.

Je voudrais juste fermer les yeux, juste arrêter de respirer, une seconde. Juste entendre mon cœur s'apaiser. Je voudrais me réveiller, et qu'on me dise que toute ma vie n'était qu'un simple cauchemar.

Une sombre blague.

Et je voudrais juste en rire. En rire à n'en plus pouvoir. Je voudrais en rire …

pour ne plus avoir à pleurer.

Harry ne reconnut pas immédiatement le chef du détachement des Aurors comme étant Kingsley Shacklebolt. Ce n'est que quand ce dernier lui posa une main sur l'épaule et qu'il lui parla de sa voix grave si apaisante que l'adolescent sembla réaliser peu à peu ce qui se passait autour de lui.

« Harry, nous sommes tous vraiment désolés que tu retrouves ta famille dans ces circonstances … Je sais bien que tu ne les aimais pas tellement, mais … »

« Ne pas les aimer ne signifie pas que je souhaitais que quelque chose comme ça arrive. » répondit le brun d'un ton lointain, absent, tant il était concentré sur Draco.

« Kingsley … mais que s'est-il passé ? » s'exclama Hermione, blanche, en rejoignant en deux enjambées son meilleur ami.

L'Auror se tourna vers le sorcier qui accompagnait Ron et Hermione et demanda d'un ton sévère :

« Qu'est-ce qu'ils font là ? »

L'homme rougit, et balbutia : « Pardon, Kingsley … Nous avons pensé que pour soutenir moralement Potter, ça ne serait pas mal que ses amis … »

Shacklebolt haussa les épaules, et dit dans un soupir, plus conciliant :

« Oui, oui, sans doute … Vous avez bien fait. La situation est juste si … compliquée. »

Ron et Hermione vinrent encadrer leur ami pour voir, comme lui, Draco être emmené par les Aurors. Ni Harry ni ses amis ne réalisaient pleinement ce qui se passait ; tout semblait si irréel. Improbable.

Et pourtant, tous trois, à un moment ou l'autre de leur vie, avaient soupçonné le Serpentard d'être capable du pire, l'avaient accusé d'être un monstre sans scrupule. Simplement, ils n'arrivaient pas ce soir à réaliser qu'entre les fantasmes et la réalité, la frontière peut parfois s'amoindrir au point de n'être plus que poussière. Au point de ne plus exister.

Certes, Malefoy n'avait pas été accomplir cet acte impardonnable sur n'importe qui, mais … mais justement …

« Pourquoi ? » murmura Harry quand le blond passa non loin d'eux, encadré des deux Aurors.

Oui, pourquoi un tel acte ? A qui pouvait rapporter une telle action, ce soir ?

Une sourde incompréhension étouffait les Gryffondors, en cet instant. Un malaise tenace, et, oui, une lourde incompréhension.

A ce mot, Draco releva la tête vers le brun, et haussa les épaules, disant simplement :

« Harry, puisque je n'ai plus rien à perdre aujourd'hui … puisque je t'ai déjà perdu … Azkaban ou la colère de Voldemort ne sont plus que des choses insignifiantes pour moi. Mon acte, j'ai pu l'accomplir l'esprit tranquille. » Et comme Hermione retenait un cri d'horreur et que Ron ouvrait grand les yeux d'effroi en voyant trois autres sorciers sortir de la maison le corps sans vie de l'oncle de Harry, recouvert d'un drap blanc, le blond ajouta à l'attention du Survivant : « Plus rien ne compte, maintenant, tu sais. » Et il esquissa un pâle sourire, sans joie, dénué de toute peine également, à l'attention du brun, avant de disparaître avec les deux Aurors, en transplanant.

Harry voulait bien croire le blond : plus rien, en effet, ne comptait en cet instant.

Plus rien.

oOoOoOoOoOo

Je voulais la paix, et j'obtiens le chaos. Mon cœur ne s'est pas calmé, il bat au contraire de façon irrégulière, m'amenant constamment au bord de la nausée, sans toutefois jamais me libérer de ce mal-être qui m'envahit.

Je voulais des réponses, et j'obtiens encore plus de questions. Je ne comprends plus ce qui se passe, et je crois bien qu'à ce flou je préférais encore l'aveuglement de mon amnésie. Je nageais là aussi dans le brouillard, mais au moins il me cachait le pire.

Là, je suis face à l'horreur pure d'un geste que je ne comprends pas. Que je n'ai pas voulu.

Que j'osais à peine imaginer. Trop honteux de seulement pouvoir avoir ce fantasme, qu'un autre a réalisé pour moi … sans que je ne demande rien.

Ce n'est pas moi qui ai appuyé sur la gâchette. Oui.

Mais pourquoi alors est-ce que je me sens aussi mal ?

Pourquoi alors est-ce que je me sens si coupable ?

La voix stridente de Lavande réussit à percer le brouhaha indescriptible de la salle commune des Rouge et Or, ce samedi après-midi.

« Et j'ai même obtenu que tous les élèves puissent participer à ce bal de Noël ! Pas seulement les dernières années ! »

A ses côtés, son amie Parvati s'étonna : « Mais quel intérêt que les plus jeunes viennent ? On s'en fiche, nous ! »

« Allons, faut être un peu sympa avec tout le monde … » rétorqua la blonde, avec un grand sourire. « Et puis, vu que c'est notre dernière année à Poudlard, j'avais pensé que ce serait super qu'on s'amuse avec tout le monde ! » Et elle éclata de rire, d'un rire aigu et crispant qui fit même sursauter Dean et Seamus assis non loin d'elles, et pourtant habitués aux manières de leur camarade.

Mais Ginny ne partageait visiblement pas cette bonne humeur générale, car quand elle passa près de ses deux amies, elle fit d'un ton sombre, en fronçant les sourcils :

« Franchement Lavande, comment tu peux avoir le cœur à rire, en des temps comme ça ? »

Brown se tourna vers la plus jeune Weasley, étonnée, et quand cette dernière lui désigna de la tête Harry, enfoncé dans un fauteuil un peu plus loin, muet et perdu dans ses pensées, l'adolescente répliqua en haussant les épaules :

« Ecoute Gin, je sais bien que beaucoup ici n'ont pas le moral, mais ça ne les avancerait à rien que je déprime moi aussi. »

La rouquine ouvrit la bouche, choquée, et s'exclama alors, essayant toutefois de ne pas se faire entendre du Survivant :

« Franchement Lavande, je ne te savais pas comme ça ! Bonjour la compassion ! » Elle repoussa d'un geste énervé Dean qui s'était levé de sa chaise pour tenter de la calmer, et poursuivit, les yeux brillants : « Merde enfin ! Malefoy vient de tuer l'oncle de Harry, et toi tout ce que tu trouves à faire, c'est bavasser sur la putain de robe que tu porteras au bal de Noël, et sur le nombre de mecs qui te sauteront ce soir-là ! »

« Ginny, ne sois pas vulgaire ! » intervint Seamus, lui aussi venu se rapprocher du petit groupe.

Elle se tourna vers lui, et grinça, retenant à grande peine un violent éclat de colère :

« Non mais tu l'entends, aussi ? Comment peut-elle se comporter ainsi quand un de ses amis est au plus mal … »

« Ginny, arrête … On ne connaît évidemment pas aussi bien Harry que toi, ou Ron et Hermione, mais on sait tous qu'il n'aimait pas sa famille de moldus … » fit alors Parvati.

Ce fut Neville qui vint épauler la sœur de Ron, en s'immisçant lui aussi dans le cercle d'amis. Très sérieux, il souffla :

« D'accord, mais ça n'empêche que Harry a de quoi être effondré. » Pour éviter que les lionnes de Gryffondor ne se sautent dessus, il ajouta, pour tempérer les choses : « On sait tous combien notre ami en a bavé, et cette épreuve supplémentaire n'est certainement pas ce dont il avait besoin aujourd'hui. Mais, d'un autre côté, je trouve plutôt bien que Lavande continue à essayer de maintenir une bonne ambiance. Car nous savons tous aussi que Harry déteste qu'on s'apitoie sur son sort, ou qu'on souffre avec lui … »

Seamus approuva et ajouta, mettant une main sur l'épaule de leur cadette :

« Neville a raison, Gin. Tu sais bien qu'on est mal pour Harry, mais pleurer avec lui ne l'aidera pas. Et crois-moi, ce n'est pas parce que tout le monde ici a l'air détendu ou insouciant qu'on est indifférent au sort de notre pote pour autant … »

Ginny ne dit rien, serrant les lèvres avec force, sans doute pour retenir ses larmes. Lavande se leva alors de son siège, et vint elle aussi poser ses mains sur les épaules de la jeune fille, avant de se pencher vers elle et de lui murmurer :

« On a tous été choqué quand on a entendu ce matin la rumeur de ce qui s'était passé hier. Vraiment. Mais malheureusement, la terre ne va pas s'arrêter de tourner pour autant, et on doit aller de l'avant. Tu es même la première à nous dire ça, en temps normal ! » ajouta-t-elle avec un sourire, en décochant un clin d'œil à son amie. Ginny esquissa un timide sourire à ces mots, et s'essuya les yeux. « Alors, toi, va auprès de Harry le soutenir, parce que c'est là qu'est ta place. Nous, on va continuer à l'aider, mais à notre manière, tu vois … »

La rouquine finit par hocher la tête, et la blonde la serra dans ses bras, lui assurant son amitié. Les garçons et Parvati sourirent, rassurés de voir que les deux filles n'étaient pas réellement brouillées, et tournèrent ensuite un visage compatissant vers Harry, toujours assis près de la cheminée. Tous avaient de la peine pour lui, mais tous savaient surtout que le plus important à ce moment-là était moins de pleurer avec lui que de rester soudés.

En un jour aussi sombre que ce samedi où ils avaient appris la trahison d'un élève de Poudlard, ils savaient qu'il était plus vital que jamais de rester unis. Il était hors de question de laisser un Serpentard déliter l'unité que formait Poudlard.

Il n'était pas question de laisser le Mage noir semer encore plus le trouble entre eux.

Ainsi, les amis de Harry Potter, à la veille de la guerre qui s'annonçait, se sentaient plus forts entre eux que jamais, et voulaient plus que quiconque que leur camp reste solide et unifié face à l'ennemi.

Le Survivant, lui, aurait aimé avoir ces certitudes au cœur. Malheureusement pour lui, rien n'était aussi simple : car lui sentait bien que la mort de son oncle n'était pas la volonté de Voldemort. Du moins, pas seulement … Et si le blond avait agi de son propre chef, pourquoi ?

Qu'est-ce qui pouvait motiver un tel acte ? Qu'est-ce qui pouvait amener l'héritier Malefoy à risquer Azkaban pour tuer un simple moldu ?

Qu'est-ce qui pouvait amener Draco à devenir un meurtrier, si ce n'était pas sur ordre de Voldemort ?

Jamais encore Harry ne s'était senti aussi perdu.