Note de l'auteur:

En ce jour du 75éme anniversaire du débarquement de Normandie, souvenez-vous. J'y ais particulièrement pensé en écrivant ce chapitre et vous verrez plus particulièrement à quels passages. Aux soldats qui ont débarqués (Américains, Canadiens, Britanniques, Français...) sur les plages, par les airs, aux civils qui ont payés également le prix en ce jour et dans les mois qui ont suivis durant la Bataille de Normandie, merci. Une pensée également aux soldats allemands car après 75 ans, il y a un pardon qui doit se faire. Souvenez vous. Et cela pour que jamais cela ne se reproduise.

Si ce message gêne les lecteurs, en indigne d'autres car ils penseraient que ce n'est pas l'endroit pour de telles choses, je déclarerai qu'écrire, c'est également se souvenir. Et qu'il y a dans Harry Potter certains parallèles troublants avec des évènements passés. Aussi je m'excuse si cela en gêne certains, mais cela me tenait à coeur. Car écrire, c'est se souvenir et en ce 6 juin 2019, peut-être est-ce encore plus important que jamais de le faire.

Bonne lecture pour ce chapitre.

Remerciements reviews, followers et favorites:

victoria leanansidhe: Merci à toi d'avoir followé cette histoire, de l'avoir mise en favorite, et moi aussi en tant qu'auteur. J'espère que la suite te plaira, n'hésites pas à laisser une review surtout!

DawnEcho: Merci de suivre cette histoire et de l'avoir mis en favoris;) N'hésites pas à reviewer et j'espères que tu aimeras la suite des aventures d'Adal & Co;)

espe29: Merci beaucoup pour ta review... qui m'a quasiment fait pleurer ! (*Cookies entrain de pleurer sur son clavier avec un paquet de mouchoirs tellement elle est émue, pendant que Mini-Remus et Mini-Severus secouent la tête en la regardant désabusée*). Peut-il y avoir plus belle review que celle qui vous dit qu'elle/il est heureu(x)(se) tant qu'elle/il vous lit? (* Mini-Severus lève les yeux au ciel*).

Pour Adal et Draco, leur relation n'a pas finie d'être compliquée et tortueuse avec des hauts et des bas. Rien n'est jamais simple avec des Malfoy et des Black, et encore moins avec des Black-Malfoy, et encore moins avec Adal et Draco Malfoy-Black!

Pour le chapitre bonus, si une idée te vient n'hésites pas quant même, ça me fera plaisir de l'écrire, même si l'idée te vient dans six mois!

Merci encore pour te review, bises, et que la Force... (*Mini-Severus mettant une claque derrière la tête de l'auteur qui couine:"Ah oui mauvais univers, sorry..."*) que Magia sois avec toi!

(PS: On m'informe par oreillette que Mini-Remus et Mini-Severus sont en pleines délibérations sur ta proposition d'autel à la gloire d'Adal;))

Alison: Alison/Anonyme-Pas-Si-Anonyme-Foutu-Site-Qui-Bugue, je te salue et te remercie pour toutes tes reviews!

Pour Draco et Adal, sorry mais ces deux là n'ont pas fini de se faire souffrir l'un et l'autre, et eux-mêmes. Il y aura des hauts et des bas dans leur relation mais il y aura (pas dans ce tome, sorry) des petits moments "tendres" entre ces deux-là dans les prochains tomes je le promets... et des moments beaucoup moins "tendres" malheureusement pour ces deux-là...

Pour le passé d'Adal, c'est vrai que c'est un vrai puzzle et je dois faire attention à en mettre juste comme il faut dans chaque chapitre en ce qui concerne les révélations, et à ne pas me perdre non plus. Petit à petit il se dévoilera, et si tu as été triste pour Draco et Adal, je suis désolée mais tu le seras encore plus, bien plus quand toute la vérité sera dévoilée...

Sur une note plus joyeuse, parlons de notre Italien/Anglais/Serpentard préféré... Blaise, ah, Blaise... Il sera de plus en plus présent (notamment dans le chapitre 33) et dans les prochains tomes, car j'ai décidé de le faire rejoindre Théodore dans le Club des Serpentards intéressants mystérieux et dangereux à qui Adal a affaire. Le faire s'entendre avec Adal, ça rien n'est moins sûr, car la rencontre entre les caractères de ces deux là est... explosif!;)

Encore merci pour tes reviews, j'espère que la suite te plaira et à très vite!

Chapitre 32: (non corrigé, sorry)

Un bruit de cavale se fit entendre. Nous nous retournâmes, baguette levée, prêt à affronter le prochain danger. Un bruit dans les hauts buissons... Et l'auteur du bruit, entra dans la clairière.

Bleu et Or pâle. Ce sont les deux premières choses qui me viennent à l'esprit. De ses yeux, et de ses cheveux et de son poil. Puis: une sagesse et une intelligence qui ne semblent pas être terrestres. Qui ont quelque chose...des étoiles dans le ciel. La chose suivante, la quatrième: Un Centaure.

Ce n'est pas la première fois que j'en vois un. J'en ai déjà vu galopper au loin, dans les Forêts prés du Manoir, et parfois s'arrêter au loin pour me regarder comme je les regarde. Mais c'est la première fois que j'en vois un de si prés.

Les Centaures, ces Êtres oh combien mystérieux et imprévisibles, peuple de Guerriers et de Sages, qui déchiffraient les échevaux du Destin dans la Lecture des Astres mais aussi du reste de la Nature, indomptables et fiers, qui ne suivaient d'autres Lois que la leur, malgré les tentatives du Ministère anglais pour essayer de les contrôler et des les assujettir.

Je sens haleter silencieusement Hadrian, assurément émerveillé. C'est la première fois qu'il voit un Centaure autrement que dans un livre. Blaise énonce doucement et solenellement d'une voix qui résonne pourtant dans la Clairière:

-"Salutation à vous, Enfant du Destin. Une Etoile brille sur l'heure de notre rencontre."*

Blaise connaissait les Anciennes Salutations. Je n'étais pas si surprise que cela. Plus maintenant. J'avais sous-estimé Blaise Zabini, et je m'en étais rendu compte avant même que nous ne pénétrions vraiment dans la Forêt. Restait à savoir jusqu'à quel point, j'avais été aveugle et arrogante...

Le Centaure répondit d'une voix douce:

-"Salutations à vous, Enfants des Hommes et de Magia. Une Etoile brille sur l'heure de notre rencontre. Mars et Minerve brillent fort ce soir. Mon nom est Firenze de la Tribu de Chiron."

Chiron? Je me souvenais que les Centaures se répartissaient en différentes Tribues qui portaient le Nom de Centaures s'étant particulièrement illustrés et ayant fondés les dites Tribues après ce que les Centaures appellaient le Grand Bouleversement. Mais je n'en savais pas plus car les Centaures étaient un Peuple très secret et qui n'appréciait pas vraiment les humains, sorciers compris. Blaise déclara en inclinant légèrement la tête:

-"Mon nom est Blaise Zabini. Et voici mes compagnons, Draco et Adal Malfoy et Harry Potter. Nous sommes élèves de Poudlard."

Le Centaure fronce les sourcils briévement et murmure pensif:

-"Des élèves de première année de Poudlard en pleine nuit dans la Forêt Interdite, repoussant un Mhallaichte et sauvant la vie d'une Licorne..."

Que – ? Continuant, Firenze énonca d'une voix douce:

-"Que voilà de singuliers enfants, réunis en un singulier endroit, en un singulier instant et avec de singulières actions. "

Son regard passa sur chacun d'entre nous et il énonca:

-"Un Enfant au Nom de Dragon portant l'Héritage du Peuple Argent, au Coeur douloureux par l'Incompréhension. Un Enfant sous le Signe de la Dague et de la Perception, qui ignore son Héritage. Un Enfant Marqué par le Destin lui-même, qui n'est pas ce qu'il semble être et dont le combat ne fait que commencer. Et une Enfant Brisée par l'Avidité de l'Homme, Déchirée en deux, portant le Nom de l'Etoile Ensanglantée du Lion, qui se dissimule sous un Voile."

Je me glaçais comme les trois autres, alors que les paroles résonnaient dans la clairière. L'Enfant au Nom de Dragon c'était forcément Drago. Blaise était celui qu'il avait regardé en second, et donc l'Enfant sous le Signe de la Dague et de la Perception. Hadrian était l'enfant Marqué par le Destin même. Puisque j'étais l'Enfant portant le Nom de l'Etoile Ensanglantée du Lion. Adal était l'étoile qui se trouvait prés de celle de Regulus dans la constellation du Lion. Quant au caractère "ensanglanté"...

Le centaure énonca soudain:

-"Harry Potter, sais-tu à quoi sert le sang des licornes?"

Hadrian bien que surpris comme nous tous, répondit tout de même à ce qui aurait été une brusque et étrange question pour quiconque n'étant pas Centaure, ce peuple parlant par énigmes et phrases mystérieuses:

-"Non. Dans les potions, nous n'utilisons que leurs cornes et les crins de leur queue."

J'échangeais un regard avec Blaise. Lui et Draco comme moi en connaissions l'usage. La raison principale avec les cornes qui faisait que les Mhallaichte existaient. Je me frottais les bras de mes mains, le regard légèrement absent, ne parvenant pas à cesser de trembler légèrement. J'avais froid. Si froid...

-"Tuer une licorne est une chose monstrueuse. Pour commettre un tel crime il faut n'avoir rien à perdre et tout à gagner. Le sang de licorne permet de survivre, même si on est sur le point de mourir, mais à un prix terrible. Car il faut tuer un être pur et sans défense pour sauver sa propre vie. Et dès l'instant où les lèvres touchent le sang, ce n'est plus qu'une demi-vie, une vie maudite."

La voix d'Hadrian qui énonce:

-"Qui pourrait être désespéré à ce point ? Si on doit être maudit à jamais, mieux vaut mourir, non ?"

Qui pouvait être aussi désespéré? Plus de monde qu'il ne le pensait. Beaucoup plus. La mort était préférable à beaucoup de choses, que ce soit dans le Monde Magique ou le Monde Non Magique. Mais tous n'en avait pas conscience ou l'oubliait quand venait le temps pour eux de mourir...

Firenze continua:

-"Oui, à moins qu'on ait simplement besoin de survivre suffisamment longtemps pour pouvoir boire quelque chose d'autre, quelque chose qui redonne la force et la puissance, quelque chose qui permette de ne jamais mourir. Harry Potter, sais-tu ce qui est caché dans l'école, en ce moment ?"

Je pousse un hoquet muet de stupeur...et d'horreur. Alors que les pièces d'un puzzle jusque là chaotique, volaient dans tous les sens dans ma tête, s'assemblant enfin pour peindre un tableau d'une redoutable et effroyable clarté... Hadrian s'exclama, oubliant que nous n'étions pas seul:

-"La Pierre philosophale ! L'élixir de longue vie, bien sûr ! Mais je ne comprends pas qui…"

Oh moi je comprenais. Je ne comprenais que trop bien. La raison de la cicatrice douloureuse d'Hadrian. Pourquoi on essayait de le tuer depuis le début de l'année. Pourquoi un Mhallaichte se trouvait dans la Forêt Interdite, aussi prés de Poudlard alors qu'on en avait pas vu en Grande-Bretagne depuis des décennies voir des siècles. Je comprenais et je tremblais de manière incontrolable désormais. Et Firenze levant un sourcil qui énoncait d'une voix oh combien douce, qui ne rendit que plus atroces ses paroles:

-" Ne connais-tu pas quelqu'un qui a passé des années à guetter la moindre occasion de retrouver son pouvoir, qui s'est cramponné à la vie en attendant sa chance?"

Hadrian bredouilla après une seconde, et j'en aurais presque rit, un rire fou et hystérique de l'entendre bredouiller:

-"Vous voulez dire... que la chose qui pourchassait la licorne... qui a bu son sang... C'était Vol – Volde..."

-"Adal...?"

La voix de Blaise pas loin de moi. Inquiète. Je ne l'entends qu'à travers un épais brouillard glacé, alors que mes bras enroulés autour de moi-même, je tremble, me balançant légèrement d'avant en arrière, le regard vide. Je suis au bord d'une Crise. Et je ne parviens qu'à peine à réaliser même cela. Prise dans la terreur de la réalisation.

Je ne réalisais pas qu'Hadrian allait pour se précipiter vers moi, que Draco portait la main à sa poitrine avec l'air de manquer d'air, ou que Firenze d'un geste de la main arrêta les garçons qui allaient pour m'approcher...

Je tremblais, de plus en plus glaçée, respirant de plus en plus rapidement, ma Magie débordant de moi. Puis. Une main grande, douce et chaude vint se poser sur ma tête, paume sur mon front, avec douceur et une voix énonca alors qu'une douce chaleur m'envahissait:

-"Quildë, Hína ho Magia ar Nuru."**

Lentement ma respiration ralentit, s'apaisant, alors que mon coeur se calmait cessant de pulser à mes temps, alors que j'arrêtais de trembler. Ma vue reprit de sa clarté et mon esprit de sa lucidité. Six petits mots. Il avait fallu six petits mots et une main sur mon front pour que le début de Crise pourtant déjà bien entamé, cesse.

Sans que je m'en apercoive, je déssere mes mains crispées sur mes bras, et désenroule mes bras de moi-même, la tête levée à présent vers le Centaure. Mes yeux bleu roi dans les siens, pâles comme un ciel d'été et pourtant parsemmés d'étoiles. Comme les yeux de la Licorne mais de manière moins importante moins oppressante. Comme d'autres yeux d'encre.

Nous restons là à nous regarder, les yeux dans les yeux. Je le sens chercher des réponses à des questions que j'ignore dans mes yeux, et je cherche également à faire de même. Comment a-t-il fait? Comment a-t-il réussi à apaiser une de mes Crises alors qu'elle s'était déjà enclenchée et que rien de ce que j'avais essayé auparavant n'avait réussi? Et que veulent dire ces mots qu'il a énoncé?

Le vent souffle dans la clairière faisant voler mes cheveux qui se sont à moitié défaits des tresses que m'a fait Hermione ce matin, et ébourriffant ceux du Centaure.

Puis.

-"Mars et Minerve se sont croisés, onze années après le Dragon et le Phénix. Prends garde Enfant de Mort et de Magie."

Son regard était rivé dans le mien quand il dit ces derniers mots. "Enfant de Mort et de Magie." Que – ? Il y eut un bruit de cavales et Hagrid, Hermione et Neville, pénétrèrent dans la clairière. Firenze retira doucement sa main de ma tête et se tourna vers les nouveaux arrivants. Je vacillais un peu. Mais je n'avais plus aussi froid. La chaleur des paroles qu'il avait prononcé persistant encore un peu, en moi.

Firenze énonca doucement à l'intention d'Hagrid:

-"Bonsoir Hagrid. Mars brille fort ce soir. Les quatre enfants vont bien, le Mhallaichte a été chassé et la Licorne guérie a repris sa course. Vous devriez cependant partir au plus vite. Ce n'est pas prudent que d'amener six enfants par une telle Nuit en ce lieu. Surtout ces six enfants là..."

Hagrid allait pour répondre quelque chose quand un autre bruit de cavale se fit entendre. Deux Centaures déboulèrent à leur tour dans la Clairière. C'est fou comme elle semblait populaire cette Clairière tout d'un coup... Firenze salua:

-"Ronan, Bane..."

Le dénommé Bane, aux cheveux noirs et aux yeux violets sombres, qui paraissait plus sauvage que ses compagnons gronda à l'intention de Firenze:

-"Qu'est-ce que tu leur as dit ? Souviens-toi, Firenze, nous avons fait serment de ne pas nous opposer aux décisions du ciel. N'avons-nous pas lu dans le mouvement des planètes ce qui doit arriver ?"

Celui qui se nommait Ronan, aux cheveux roux sombres et aux yeux vert délavés, sembla essayer de calmer les choses, d'un air absent, comme s'il n'était qu'à moitiée là:

-"Allons Bane, je suis sûr que Firenze a cru bien faire..."

Bane se cabra à moitiée:

-"Oh oui, Firenze croit toujours bien faire..."

Le dit Firenze se cabra à son tour à moitié:

-"Assez Bane! Ne vois-tu donc pas ces Enfants? Ne réalises-tu donc pas qui ils sont? Je ne m'oppose pas aux décisions du ciel, je m'oppose à leur mort dont le temps n'est pas encore advenu! Ils ont repoussés le Mhallaichte, ils ont guéris la Licorne, ont été bénis par elle...

Il est de notre devoir de respecter les décrets du ciel mais il est aussi de notre devoir que de leur partager ce qui leur est nécessaire. Ce sont des enfants, et les enfants sont sacrés, et doivent être protégés. Même ceux qui sont ainsi soumis aux décrets du Destin..."

"Leur mort dont le temps n'est pas encore advenu"? "Décrets du ciel"? "Même ceux qui sont ainsi soumis aux décrets du Destin"? J'avais peur de ce que ces mots pouvaient signifier. Peur de ce qu'ils portaient et pouvaient impliquer. Bane sembla se calmer un peu à ces mots. Durant plusieurs secondes lui et Firenze se regardèrent dans les yeux, semblant s'affronter.

Puis celui aux yeux violets, détourna les yeux et alors que l'atmosphère semblait se faire moins propice à l'affrontement et qu'ils semblaient être parvenus à un accord silencieux, Bane s'avanca un peu plus dans la clairière. Vers nous. Son regard passa sur Neville et Hermione et il énonca des paroles qui encore une fois me glacèrent comme celles de Firenze:

-"L'Enfant de la Seconde Lignée et de la Salamandre, sous-estimé et Loyal. Et l'Enfant Née de la Terre Morte, Marquée par le Savoir, qu'on a dédaignée. Oui, que voilà six enfants particuliers en cette nuit dans la Forêt. Alors que Mars et Minerve viennent tout juste de se croiser..."

Neville d'abord, Hermione ensuite. J'aurais voulu m'avancer et me placer devant eux, en une protection dérisoire face aux mots de Bane, qui firent blanchir Neville, et qui troublèrent Hermione. Le centaure les regarda encore quelques secondes avant de reporter son regard sur nous quatre. Il s'attarda un peu plus sur Hadrian... Puis. Son regard se porta sur moi. Je le soutins. De longues secondes passèrent.

-"Quel fardeau est le tien, Enfant... Et quelle Solitude sera à nouveau la tienne..."

Mon sang bouillit dans mes veines, non pas de rage, mais de trouble, alors que les paroles et leur portée me percutèrent. Je n'eus pas le temps de dire quoique ce soit. Ronan énonca alors que Bane et lui faisaient volte-face:

-"Nous nous recroiserons Enfants. Hagrid. "

Firenze les suivit après quelques secondes:

-"Mars et Minerve brillent sur vous. Quand le moment viendra vous serez prêts et nous serons là."

Puis il disparut avec les autres dans les bois sombres. Nous laissant là. Après quelques secondes, Hagrid commenca à s'enquérir de notre santé auprès d'Hadrian, avec Neville qui se tenait prés de lui, Blaise et Draco chuchotaient pâles un peu plus loin...

Je restais là. Figée. Le regard sur l'endroit où les Centaures avaient disparus. Alors que les Paroles des Centaures résonnaient en moi. Que je réfléchissais. Que je réalisais certaines choses et refusais d'en réaliser d'autres.

Hermione me demande inquiète, semblant hésiter à poser sa main sur mon épaule:

-"Ca va Adal?"

Non. Ca n'allait pas du tout. Et quelque chose me dit que ça n'irait pas en s'améliorant.

POV EXTERIEUR:

Trois centaures, regardent à l'abris de l'obscurité et des arbres, l'enfant aux yeux de nuit se détourner pour suivre le reste de son groupe hors de la clairière.

-"Crois-tu qu'ils comprendront?"

-"Peut-être. Ces poulains sont différents du reste de leur peuple."

-"Et celui-ci a fait tant de mal à quatre d'entres eux. Surtout à l'Enfant de Mort et de Magia."

-"Leur chemin débute à peine. Nombreuses seront leurs épreuves et leurs souffrances. Mars et Minerve ont brillés dans le ciel et se sont croisés. "

-"Des six années, il n'en reste que cinq et quart. "

-"Et à la septième, tout se décidera."

-"Mars et Minevre brillent fort dans le ciel."

-"Bonne chance, petits Enfants des Hommes."

FIN POV EXTERIEUR

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Enveloppée dans plusieurs couvertures, un chocolat chaud entre les mains, je contemplais sans trop les voir les flammes dans l'âtre. Le silence régnait dans la Salle Commune, où seuls se trouvaient encore, Hermione, Neville, Hadrian et moi. Puis Hadrian lâcha:

-"C'était lui. N'est-ce pas?"

Il avait le regard rivé sur moi. J'hochais lentement la tête:

-"Je...Je crois que oui."

Hermione énonca lentement:

-"Attendez si je comprends bien... Vous pensez que la personne dans la Forêt, cette chose sombre qui vous a attaqué et qui buvait le Sang de la Licorne... Que cette personne était Voldemort?"

Neville tressaillit quand elle dit le nom, et je fis de même pour une fois. Elle leva les yeux au ciel:

-"Ce n'est qu'un nom."

Je secouais gravement la tête:

-"Ce n'est pas qu'un nom, Hermione. Aujourd'hui on peut le prononcer sans crainte. Mais il fut un temps, où un Tabou était apposé sur ce Nom. "

Hadrian leva un sourcil:

-"Un Tabou?"

Ce fut Neville qui expliqua:

-"Un Sortilège très complexe. Quiconque prononçait ce nom, voyait débarquer les Mangemorts dans la seconde, et toutes les protections à part celles des Demeures Ancestrales et des Fidelitas, tomber. Des attaques et des massacres éclairs. Les Aurors avaient à peine le temps d'arriver, qu'ils transplanaient déjà en ne laissant derrière eux que la Marque des Ténèbres, la Marque de V-Voldemort, un crane et un serpent."

J'hochais lentement la tête:

-"Voilà pourquoi très peu de personnes disent son nom de nos jours. Le Tabou n'est plus actif, mais on a tellement appris à craindre ce nom que la peur reste quand les raisons d'origines s'effacent. Et dans les Familles d'Anciens Mangemorts on n'utilise pas ce nom. On l'appelle Seigneur des Ténèbres."

Je ressere un peu la couverture autour de moi et énonce d'une voix basse:

-"Ma Famille l'appelle "Seigneur des Ténèbres". L'appeller Voldemort c'était ma révolte à moi. Mais j'ai mis un certain temps avant de pouvoir le faire, et plus encore sans trembler ou bredouiller. Les Noms ont du pouvoir dans le monde magique. Plus que vous ne pouvez l'imaginer. De même que les titres. Celui de "Seigneur des Ténèbres" en a énormément. Ce n'est pas n'importe qui, qui peut le porter."

Je ne m'aperçus que je tremblais que quand Hadrian posa sa main sur mon épaule. Je pressais sa main, en fermant les yeux, et me laissais aller avec un soupir tremblant contre lui, sur le canapé où nous nous trouvions. Il me caressa les cheveux. Je restais ainsi un petit moment. Puis rouvrant les yeux, sans bouger, je repris:

-"C'était lui. Firenze nous l'a confirmé. Que ta cicatrice te brûle n'est qu'un indice de plus. C'est Voldemort qui te l'a infligé. Les cicatrices magiques sont spéciales et chacune unique en son genre. Il est fort possible que la tienne réagisse, à la présence de son auteur."

La cicatrice d'Hadrian. Cette cicatrice en forme d'éclair parfaite, qui me rappellait souvent Sowelo, Rune de l'Alphabet Nordique, symbolisant souvent dans un tirage, le pouvoir, l'espoir, la connaissance de soi, le succés... Cette cicatrice qui parfois lançait Hadrian. Cette cicatrice qui l'avait brulé comme un fer rouge appliqué sur sa peau, face au Mhallaichte. Face à Voldemort.

Voldemort. Nous avions fait face à Voldemort. Nous nous étions retrouvés devant Voldemort. Nous nous étions battus avec Voldemort. Voldemort avait failli nous tuer cette nuit-là. Voldemort était vivant. Voldemort était un Mhallaichte. Voldemort avait bu du Sang de Licorne et en avait au moins tué une. Voldemort était à Poudlard.

Je n'avais pas peur. J'étais terrifiée. Totalement, indubitablement, irrévoquablement, terrifiée. On parlait d'un des plus terribles mages noirs sanguinaires européens de ce siècle tout de même. Voir des cinq derniers siècles. A échelle mondiale. Au bas mot.

Le nom de Voldemort était connu un peu partout sur le globe. Même si contrairement à Grindelwald, il était plutôt resté en Grande-Bretagne concernant ses "exploits sanglants", il avait rassemblé des adeptes dans tout pays, et avait été à des réunions en Europe et au-delà, parlant, négociant, créant des alliances, rassemblant des fidéles en cela...

Une fois la Grande-Bretagne soumise, nulle doute que sa conquête aurait continué ailleurs. Et la Grande-Bretagne avait été si près de tomber, si près! Quand Voldemort avait été "vaincu" cette nuit de Samhain 1981, la défaite face à lui et aux Mangemorts n'étaient plus qu'une question de mois, de semaines même.

Déstabilisés par la perte de leur Leader, les Mangemorts avaient été mis en déroute. Mais à peine le quart se trouvait à Azkaban aujourd'hui. Un autre quart avait trouvé la mort durant la guerre. Et l'autre moitié soit n'avait jamais été inquiété soit avait tout comme mon Père, été blanchie. A grands coups de manipulation et de corruption.

Dans la joie de la Défaite des Ténèbres en Grande-Bretagne, personne ne s'était vraiment inquiété de ce que devenait Hadrian, et encore moins de comment exactement Voldemort avait été "vaincu". Hadrian avait atterri sur le paillasson des Dursley déposé par Albus Dumbledore, Minerva MacGonagall et Rubeus Hagrid, et Voldemort...

On n'avait plus entendu parler de lui. Jusqu'à cette nuit. La Marque des Ténèbres était devenu délavée sur les bras des Mangemorts. Je l'avais déjà vu une fois sur le bras de mon Père. Et tout le monde racontait que Voldemort était mort en essayant de tuer Hadrian. Comment un bébé de 1 ans et quelques avait pu tuer un des plus grands mages noirs de tous les temps, ça c'était la question à 2 mille Gallions. Et comment le Sortilège de la Mort avait pu laissé une telle cicatrice en était un autre.

Neville bredouilla:

-"V – Voldemort, vivant... C'est impossible..."

Je murmurais en dénégation:

-"Pas impossible. Extrêmement improbable. Mais logique quand on y pense. Sans vouloir te manquer de respect Hadrian, mais on ne sait rien de ce qui s'est passé exactement cette nuit-là... Tout le monde dit qu'il a été tué, mais on n'a retrouvé que ses robes. Pas de corps, pas de baguette. Et comme le dit Hermione avec ses livres moldus policiers..."

Celle-ci termina:

-"Pas de cadavre, pas de preuve de mort."

Neville s'agita:

-"Rien ne dit que s'était lui! Ca peut être un autre sorcier fou et désespéré..."

Je rétorquais:

-"Et comment expliques tu la cicatrice douloureuse d'Hadrian? Et les paroles des Centaures? Ceux-ci ne mentent jamais tu le sais..."

Hadrian qui n'avait plus parlé depuis un moment, murmura à voix basse, sa voix résonnant pourtant plus forte que mille trompettes dans la Salle Commune:

-"Il est vivant. Et il était face à nous ce soir. Et il a failli te tuer Adal."

Je roulais des yeux malgré tout cela:

-"Désolé de te dire ça, oh grand Martyr de Magia, mais il a surtout essayé de te tuer toi... Et la Licorne."

Neville marmona:

-"N'empêches... Si c'était vraiment lui... "

Hadrian compléta:

-"Alors c'est probablement lui qui essaye de me tuer depuis le début de l'année. Et il essaye tout aussi probablement de récupérer la Pierre Philosophale. Elle rend immortel... Elle lui redonnerait toute sa puissance et même plus..."

Je soufflais plus pâle que jamais:

-"Et alors..."

Une autre guerre. La Grande-Bretagne une fois encore déchirée. L'Europe prête à s'embraser. Les Mangemorts rejoignant leur Maitre. Ma Famille rejoignant leur Maitre. Draco prenant la Marque une fois assez âgé comme Théodore et surement Zabini. Les Nés-Moldus à nouveau traqués. Hermione, ma douce et rayonnante meilleure amie traquée. Neville, Sang-Pur de Lumière pris pour cible comme ses parents avant lui. Perceval, George, Fred, Ron, Susan, Hannah, Terry, Parvati, Padma, Olivier, Alicia, Kate, Angelina, Seamus, Dean, Lavande, etc... Tous concernés, tous.

Et Hadrian... Hadrian... Le Survivant. Celui qui était sensé avoir mis en échec le Seigneur des Ténèbres cette nuit-là qui l'avait quasiment réduit à néant... Il le tuerait. Voldemort tuerait Hadrian. S'il réussissait à s'emparer de la Pierre Philosophale... Il tuerait Hadrian.

Et moi... Moi... Moi... A onze ans. Que pouvais-je faire? Me dresser contre ma Famille, du haut de ces onze années, avec mon 1m28, ma baguette, et mon Masque dissimulant la Terreur m'animant? Voldemort ne me tuerait pas. J'étais jeune encore. On pouvait encore espérer me réformer. Mais je ne reverrais pas la lumière du dehors avant un long moment.

Et pendant ce temps mes Meilleurs Amis, mes Amis... Ceux que je connaissais, que j'appréciais ou non... Seraient pris dans la tourmente de cette Guerre qui comme il y a presque 11 ans maintenant déchirerait ma Terre et mon Peuple. Cette Guerre qui avait déjà tant causé de mal, qui avait déjà fait tant de morts...

La voix d'Hermione trancha à travers le brouillard de panique qui m'avait envahi l'esprit:

-"Restons calme."

"Restons calme"? Elle était sérieuse? Je ne fus pas la seule à lui jeter un regard plus qu'incrédule. Mais il est vrai qu'Hadrian et elle, ne pouvaient pas complétement réaliser. Ils n'avaient pas été élevés dans la peur d'une autre guerre, et la souffrance de la précédente. Hermione énonça calme tout en nous regardant:

-"Quel est le nom de la seule personne que Voldemort ait jamais redouté?"

Hermione. Ma douce, gentille, rayonnante, lumineuse, brillante, intelligente, vive, meilleure amie... Et si naïve et ignorante encore sur certains points alors qu'elle était si mature sur d'autres. La montée au pouvoir de Voldemort avait commencé alors que nos parents à Neville, Hadrian et moi, entraient à peine à Poudlard, du moins la partie la plus visible. Et Albus Dumbledore, car j'étais sûre que c'était lui qu'elle allait désigné, n'avait pas réussi à l'arrêter durant toutes ces années. La Guerre avait quasiment été gagnée par Voldemort, par Merwyn!

Hermione donna la réponse elle-même après quelques secondes, et je ne pus empêcher mon coeur de se serrer légèrement alors que Neville et moi échangions un regard, sachant très bien tous deux qu'une fois encore nous allions devoir briser une des illusions d'Hermione, et que ça allait faire mal:

-"Albus Dumbledore. "

Qu'est-ce que je pensais... Elle continua son regard dans celui d'Hadrian essayant avec cette volonté farouche qui la caractérissait de rassurer Hadrian:

-"Tant qu'Albus Dumbledore sera là tu ne risqueras rien, Hadrian..."

Neville fit la moue à ces paroles et déclara:

-"Je n'en suis pas aussi convaincu... Regardes le Match de Quidditch, le Troll, le Couloir du Troisième Etage facilement accessible, cette nuit-même dans la Forêt Interdite!"

Je rajoutais d'un ton las:

-"Et il reste un homme. Il a plus de cent ans et il ne peut pas être partout à la fois."

Certes les Sorciers avaient une longévité plus longue que les Moldus, mais il avait un âge très respectable et avait fait largement sa part de combat d'abord contre Grindelwald puis lors de la Première Guerre contre Voldemort. Je finis par secouer la tête tout en restant quasiment avachie sur Hadrian:

-"Non, on ne peut compter uniquement sur la peur de Voldemort de Dumbledore. D'autant plus qu'il peut très bien ne pas agir seul."

Et cela est quasiment une certitude. Une certitude glacante. Car si une Ombre comme celle qui nous avait attaqué cette nuit, s'était promenée dans le Château et aux alentours du Terrain de Quidditch, elle aurait été probablement repérée. Ce qui voulait dire que Voldemort avait un complice ou plus précisémment un sous-fifre. Voldemort n'acceptait aucun égal après tout. Mais alors... Qui était-ce? Et en avait-il un seul ou plusieurs?

Un long silence seulement troublé par le craquement des buches dans le feu se fait entendre. Puis Hadrian se décide à le briser en posant une des questions que j'aurais préféré éviter:

-"Que voulait dire Firenze par "le Nom de l'Etoile Ensanglantée du Lion"?"

Je grimaçais:

-"Je vous ais déjà expliqué que chez les Black, on donnait traditionnellement des noms d'étoiles aux enfants. Ainsi on a Andromeda, Bellatrix, Orion, Sirius, Regulus... Ma Mère a souhaité honoré cette tradition avec Draco et moi.

Adal est le nom d'une étoile se trouvant dans la même constellation que celle de Regulus qui est ironiquement celle du Lion, tout comme l'étoile de Regulus se nomme également "l'Etoile du Coeur de Lion". Toutes deux se trouvent également dans le Halo de l'Etoile de la Justice Aveugle,

Baudh Alheneb.

Adal n'est pas un prénom qui a beaucoup été donné, dans la Famille Black. En fait, je suis seulement la troisième à le porter. La première était la fille d'Alexandre Black fondateur de la Lignée Black. La seconde était la mère de l'épouse de Corvus Lestranges. "

Je fais une pause, avant de soupirer:

-"On dit que ce nom, et cette étoile sont maudits. Qu'ils sont nimbés de sang. "

Je continuais après que mes trois amis aient hoquetés:

-"La fille d'Alexandre Black qui était son troisième enfant, est devenu une mage noire folle et sanguinaire, qui buvait le sang de ses victimes. La Mère de l'épouse de Corvus Lestranges, sacrifiait des gens en l'honneur de la Mort, pour lui faire la Cour.

Adal vient du celte noble. Le terme "Noble" dans les Temps Anciens, était assimilé parfois au Statut du Sang. Et l'Etoile d'Adal, est surnommée tout comme Regulus est surnommée "L'Etoile du Coeur de Lion", "l'Etoile du Sang de Lion". "

Hermione, m'interrompit, les yeux écarquillés:

-"Attends, attends une seconde, si j'ai bien compris... Tes Parents t'ont nommé comme une folle buveuse de sang, et une autre qui tuait des gens pour une Entité?"

Je lachais avec un sourire amer:

-"Dix points pour Gryffondor."

Je soupirais avant de reprendre en me passant une main sur le visage:

-"Je pense qu'ils voulaient me donner un nom d'une étoile proche de celle de mon Parrain. Que ce nom ait une histoire ensanglantée n'était qu'un petit plus. (Après une pause, d'un ton plus bas). Je ne suis pas vraiment sûre, que mon Père ait voulu plus d'en enfant, qui plus est une fille. Quant à ma Mère... Quand quelqu'un saura ce qui se passe dans sa tête, alors le Monde des Sorcier se dévoilera à celui des Moldus..."

De l'amertume, il y en avait assez pour que toute l'amertume du monde paraisse fade à côté. Ma relation avec mon Père était compliquée et tendue. Celle avec ma Mère? A côté d'elle, celle avec mon Père aurait pu faire le podium pour la relation Père/Fille de l'Année.

On aurait pu croire que comme j'étais une fille et qu'en plus je ressemblais à une Black, elle m'aimerait ou tout du moins qu'elle aurait de l'attention et de l'affection pour moi. Niet. Tout cela elle le réservait pour Draco et pour Draco seul. Je n'avais pas de souvenir de ma Mère me caressant les cheveux, me souriant, me faisant un câlin, s'inquiétant pour moi... Pas un seul.

Je grimaçais, continuant et m'exclamant avec ironie:

-"Les Premiers Jumeaux Malfoys! Oh Joie..."

Hermione répéta étonnée:

-"Les Premiers?"

Neville intervint:

-"Les Jumeaux ne sont pas si fréquents que cela dans le Monde Magique et on les retrouve surtout dans certaines Lignées particulières. Ainsi Fred et Georges sont les Premiers Jumeaux de la Lignée Weasley, mais pas de la Lignée Prewett, la Famille d'Origine de leur Mère, qui a eu elle-même deux frères ainés qui étaient des Jumeaux.

Il n'y a jamais eu de Jumeaux chez les Malfoy en plus de mille ans, que ce soit dans la branche anglaise ou dans les autres branches. Quand Adal et Draco sont nés, ça a fait grand bruit comme pour Fred et Georges. Et s'ils n'étaient pas nés en temps de guerre, il y aurait eu de grandes festivités pour remercier Magia de ce présent. Car les Jumeaux sont particulièrement précieux parmi les Enfants qui sont eux-même plus précieux que tout aux yeux des Sorciers."

Je lachais:

-"La Maltraitance d'Enfants n'existe quasiment pas dans le Monde Sorcier. Ou s'il y en a elle est rapidement repérée, et les conséquences sont un aller-simple à Azkaban pour les coupables et le placement de l'Enfant dans une nouvelle Famille. "

Je vis les yeux d'Hadrian briller brièvement. Mon coeur se serra, alors que je voyais l'espoir émerger, puis se rééteindre dans ses iris verts. Il avait compris. Que son cas à lui était particulier. Sur bien des points. Hermione fronça les sourcils et énonca:

-"Attends voir... Si les Jumeaux sont si précieux et que toi et Draco vous êtes les Premiers de ta Famille, tes Parents auraient du être fous de joie non?"

Je soupirais, tout en entortillant les méches d'Hadrian machinalement entre mes doigts, son catogan étant défait:

-"Disons que la tradition est plutôt à, un Ainé Mâle Héritier et puis à grand maximum deux autres enfants. Et les filles sont souvent une option, assez rare. Je suis la première fille depuis quatre générations. Et comme je l'ai dit Draco et moi sommes les Premiers Jumeaux de la Lignée Malfoy. Mais pas les premiers de la Lignée Black. On dit que le Fondateur de notre Lignée Alexandre Black avait lui-même une Jumelle mais son Nom n'est jamais prononcé étrangement..."

Le silence revint après cela. Puis. Les bras d'Hadrian s'enroulèrent autour de moi et je me vis mon visage enfoui dans son épaule alors qu'il me serrait fort et me chuchotait à l'oreille:

-"S'ils ne sont pas cappables de voir à quel point tu es merveilleuse et extraordinaire alors tant pis pour eux. Nous nous le savons et nous t'aimons et t'acceptons comme tu es. Je te l'ais déjà dit et je te le répéte: On t'a on te gardes."

Je complétais d'une voix étranglée:

-"Parce qu'on est des Gryffondors cinglés sans instinct de survie et pire que des Niffleurs sous philtre d'amour."

Hadrian s'exclama joyeux:

-"Exactement."

Je sentis Neville et Hermione nous rejoindre dans l'étreinte. Avaient-ils seulement conscience que leurs Auras et leurs Magies débordaient et qu'elles s'entremêlaient pour m'entourer et m'envelopper comme de chaudes moelleuses et protectrices couvertures?

Inconsciemment peut-être. Je savais qu'il était possible pour les Non-Sensibles à la Magie de le faire consciemment avec un peu d'entrainement quand les Sensibles à la Magie le faisait aisément, mais c'était très rarement à moins de 15 ans et mes Meilleurs Amis ne s'étaient jamais entrainés à cela je l'aurais perçu dans leur Aura.

Nous restâmes un moment ainsi. Puis nous nous écartâmes, restant quant même proches, pour discuter. Et c'est ainsi que nous abordâmes le sujet de la Licorne, et plus précisémment de sa Bénédiction... Hermione prononca lentement:

-"Et donc tous les quatre, vous avez cette sorte de Marque sur la Poitrine, et vous êtes... Bénis? Par une Licorne?"

Neville déclare:

-"C'est l'un des plus grands honneurs qu'on puisse avoir. Rares sont ceux à avoir reçus la Bénédiction d'une Licorne, à en avoir été digne. Il faut être remarquablement Pur et Méritant pour cela..."

Sans qu'aucun de mes Meilleurs Amis ne le sache, chaque mot de Neville était comme une aiguille de glace se plantant en moi, derrière mon Masque que j'avais remonté au maximum. Je ne voulais pas en parler. Parler de ce qui était vérité me concernant et qu'ils ignoraient. Hermione demanda excitée:

-"Est-ce qu'on peut la voir?"

Je me raidis, mais n'eus pas le temps de dire quoi que ce soit, que Neville la rabroua gentiment mais fermement:

-"Hermione ce ne sont pas des choses qui se demandent. Nous Sorciers sommes très pudiques, tu ne peux pas leur demander de dévoiler leur poitrine. Surtout pour Adal. Et puis la Marque est quelque chose de très secret, généralement on ne la montre qu'à ses Frères et Soeurs d'Âmes ou à son Conjoint. "

Bénie soit les convenances et Neville. Parce que là c'était passé très prés de devenir intenable et apocalyptique. Hermione fut déçue de ne pas pouvoir voir la Marque mais elle n'insista pas, et nous continuâmes sur d'autres sujets. Neville et moi lui expliquâmes à elle et à Hadrian, ce qu'étaient les Mhallaichte et les Légendes qui y étaient liées, et pourquoi nous avions eu énormément de chance sans même inclure le Facteur Voldemort de ne pas mourir cette nuit, nous leur parlâmes des Licornes, du Peuple Fier et Mystérieux des Centaures, etc...

Plus tard bien plus tard dans la nuit, alors que nous étions remontés dans nos dortoirs respectifs et qu'Hermione dormait déjà dans son lit, je m'attardais encore un peu dans la Salle de Bain. Laissant tomber mes charmes et ayant enlevé le haut de mon pyjama, je me tenais devant le miroir.

Je regardais l'emplacement sur mon coeur. Là où sur les peaux d'Hadrian, Draco et Blaise se trouvait pour le premier et devait se trouver pour les seconds, la Marque de la Bénédiction de la Licorne, je ne trouvais qu'une peau vierge. La Licorne m'avait jugé assez digne pour me toucher de sa corne. Mais trop indigne pour me Bénir.

Fermant les yeux, je me détournais du Miroir et allais me rouler en boule sous mes draps, après avoir tiré les rideaux de mon lit. Je ne dormais pas du reste de la Nuit. Restant les yeux grands ouverts. Alors qu'une Tempête faisait rage en moi. Et s'il y eut des Larmes, l'Aurore n'en trouva aucune trace sur mon visage ou dans mes yeux...

* Salutation elfique tolkienne

**C'est du quenya. In Tolkien we trust ;) Pour la signification, c'est au prochain chapitre (*sourire sadique de Poufsouffle*)