Réponse à Lily : Merci beaucoup, contente que tu ne me trouve pas prévisible ;)


Chapitre 34 – La ballade

Hermione

C'est avec une grande joie que j'avais accueillis l'heure décente pour aller me coucher, la fin de soirée seule avec mon homme avait été beaucoup plus amusante que la journée qui était passé ! Mais là, il était 8 heures du matin, j'étais parfaitement réveillé et je n'avais pas envie que les parents de Drago me prennent pour une feignasse qui dormait jusqu'à pas d'heure. Du coup, je descendis après m'être lavée et habillée.

Je trouvais seulement Lucius en train de prendre son petit déjeuner en lisant le journal.

- Ah Miss Granger, vous êtes matinale, c'est bien, mon fils dort toujours jusqu'à pas d'heure !

- Il n'a aucun problème à se lever pour aller travailler, je fais remarquer en ressentant le besoin de défendre Drago.

- C'est déjà ça, dit-il.

- Votre épouse n'est pas là ?

- Non, elle dort encore, mon fils n'a pas hérité de son goût pour la grasse matinée du saint esprit, me répondit-il.

Je ne savais si je devais rire ou pas, ce qu'il disait pouvait être vu comme une plaisanterie, mais il ne souriait pas pour montrer que c'était le cas.

- Que diriez-vous de partir faire une ballade à cheval après le petit déjeuner ? Me proposa-t-il.

- Oh, oui, j'adore faire de l'équitation !

J'eus envie de plonger dans ma tasse de café pour m'y cacher, j'avais répondu comme une gamine surexcitée alors que cet homme était aussi froid qu'un iceberg, il devait me prendre pour une idiote maintenant !

- Bien, dit-il simplement.

- Voulez-vous que j'aille réveiller Drago pour qu'il soit prêt à temps ?

- Non, je comptais à ce que nous allions seulement vous et moi, pour faire connaissance, afin que vous cessiez d'être aussi nerveuse en ma présence.

Je devins rouge et pour la première fois, il esquissa un sourire, tout petit le sourire !

- Je n'ai jamais mangé personne et si mon fils vous a amené ici, c'est bien parce que vous comptez pour lui, alors, j'ai envie que nous nous entendions bien, pour l'avenir, m'expliqua-t-il.

Aussi, après le petit déjeuner, il m'emmena aux écuries ou deux chevaux nous attendaient, déjà sellés.

- Vous étiez sûr que j'allais accepter ? Je ne peux m'empêcher de demander.

- Si vous aviez refusé, j'aurais utilisé ma voix la plus dur pour vous faire changer d'avis et vu comme vous réagissez en ma présence, vous n'auriez pas refusé plus longtemps.

Là, je ne me retiens pas et je ris, si j'avais été un peu plus en confiance, j'aurais rétorqué quelque chose mais ce n'était pas le cas.

- Alors, avez-vous un bon niveau en équitation ou vais-je devoir adapter mon allure à la votre ? Me demanda-t-il.

Il avait un sourire en coin qui me rappelait un peu le sourire de Drago, la seule différence, était que quand Drago souriait, tout son visage le montrait, les sourires de Lucius n'atteignaient jamais ses yeux.

- Aujourd'hui, je vais me contenter de vous suivre, on verra bien, je réponds avec un petit sourire.

Tout le long de la ballade, il me montra divers endroits qu'il appréciait, me racontait parfois des anecdotes sur ses ancêtres, c'était assez passionnant ou alors, il avait un don pour raconter les choses. Au bout d'un moment, il s'arrêta devant une grande étendue d'eau et descendit de son cheval, j'en fis de même et après l'avoir attaché, je m'approchais de l'eau.

- Votre domaine est vraiment magnifique, dis-je en regardant l'horizon.

- Merci Miss Granger, dit-il en me rejoignant.

- Monsieur Malefoy, pourquoi m'avez-vous emmené en ballade avec vous ?

- Parce que vous avez l'air de savoir apprécier ce genre de choses.

- C'est vrai.

- Mais aussi, comme je vous l'ai déjà dit, pour que nous fassions connaissance, pour que vous ne soyez plus autant apeuré en ma présence.

- Je ne suis pas apeuré, c'est juste que vous avez l'air tellement froid, que j'avoue être un peu impressionnée, mais pas apeurée.

- Je suis tel que les années m'ont forgée, j'ai appris très vite à ne jamais montrer mes émotions, c'est une des raisons qui fait que mon fils est tellement distant avec moi. J'ai fais des erreurs, je sais que vous les connaissez et je voulais en discuter avec vous.

- Je pense que vous devriez en discuter avec votre fils.

- Je vais le faire, mais je voulais vous en parler d'abord, car d'une certaine manière, vous êtes concernée.

- Moi ?

- Oui, si je suis encore en vie, c'est grâce à votre mère et elle a payée de sa vie le fait d'avoir sauvée la mienne.

La pour le coup, il pouvait être sûr que je ne l'interromprais pas, j'étais complètement paralysée, tachant de suivre ce qu'il me disait.


Drago

Lorsque je descendis dans le salon, je ne trouvais personne, j'étais un peu inquiet pour Hermione, jamais je n'aurais pensé qu'elle oserait descendre sans moi mais une fois de plus, son courage m'impressionnait, seulement, je savais qu'elle avait dû se retrouver seule avec mon père et cette idée n'était pas pour me rassurer ! Je fis un détour par les écuries et le palefrenier m'expliqua qu'il avait vu mon père partir en ballade avec une très jolie demoiselle, j'étais un peu surpris que mon père accepte la compagnie de quelqu'un pour ses ballades mais aussi surpris qu'elle ait acceptée !

Mon angoisse remonta un peu en ne voyant revenir que mon père.

- Où est Hermione ? Je demande.

- Elle avait besoin rester seule, elle est à l'étang, me répondit-il.

- Je peux emprunter Tornade ?

« Tornade » était l'étalon de mon père, vu qu'Hermione avait emprunté le mien, je n'avais pas d'autres solutions, ma mère ne montait pas, nous n'avions donc que deux chevaux.

- Oui, mais d'abord, j'aimerais te parler avant que tu ne la rejoignes, sinon, tu ne comprendras pas, me dit-il.

J'acquiesce, il commence à marcher après avoir attaché Tornade, je le suivis.

- Tu dois te poser des questions depuis toutes ses années et j'avoue avoir toujours voulu esquiver tout ça, mais aujourd'hui, je ne le peux plus. Pas quand tu vis avec Hermione Granger !

- Qu'est-ce qu'Hermione a à voir dans tes histoires ?

- Elle, rien, mais sa mère oui.

- Tu étais en prison quand elle est morte… Ne me dis pas que tu as quelque chose à voir dans sa mort !

- Indirectement, oui, mais laisse-moi parler, ça ira plus vite.

Je ne dis rien, il continua donc.

- En fait, Peu avant mon incarcération, j'ai voulu quitter l'organisation. Au départ, je pensais juste lui donner des informations contre plus de pouvoir, plus de richesses… J'ai été cupide, je le sais… Mais après, il en demandait plus et je n'arrivais plus à fermer les yeux, ça me hantait, jour et nuit. Je ne suis pas quelqu'un de bon, je n'avais aucune peine pour les gens qui mourraient, non, la chose qui me hantait, c'était toi. Comment allais-tu réagir lorsque tu découvrirais tout ça, toi qui me m'étais sur un piédestal ? C'est pour cette raison que je ne voulais pas aller plus loin. Alors, un ami, quelqu'un de confiance qui travaillait pour l'organisation me mit en relation avec Katherine Granger, cet ami était un informateur du Cercle, je ne dirais pas son nom parce qu'il est toujours informateur et que je ne peux pas le trahir.

Il me regarda, certainement pour savoir si j'allais insister sur ce point mais là, tout ce que je voulais savoir c'était, à quel point il était impliqué dans la mort des Granger ?

- Bref, Katherine et moi nous sommes vus à plusieurs reprises, cherchant un moyen de me faire disparaître… De nous faire disparaître, mais c'était beaucoup plus compliqué. J'occupais une place importante auprès de Jedusor. Alors, je lui ais fournit les preuves nécessaires qu'elle passa à Black pour qu'il m'emprisonne, me mettant hors d'atteinte de Jedusor sans éveiller de soupçon sur moi, donc, sans vous exposer, toi et ta mère, en attendant de trouver une meilleure solution. Katherine Granger mit 4 ans à trouver cette solution. Elle avait monté, avec mon aide, un dossier qui, si je mourrais ou si l'un de vous mourrait, remonterait à la surface, exposant certaines activités de Jedusor, exposant son organisation…

- Mais si tu lui avais fournis ces éléments, pourquoi ne s'en est-elle pas servie pour le faire tomber ?

- Pour ma sécurité, pour la vôtre. Elle a fait passer nos vies avant sa mission, ça peut paraître idiot mais c'était simplement de la générosité, Katherine n'en manquait pas, au cours des années où je l'ai côtoyé, je n'ai pu qu'apprécier cette femme, je lui serais éternellement reconnaissant. Enfin, je reprends. Donc, elle a mit 4 ans à monter ce dossier et ce plan, au final, une fois fait, elle m'a fait sortir de prison et je me suis envolé pour l'Irlande, avec la certitude de rester en vie et la certitude que toi et ta mère ne risquiez rien. Sauf que Jedusor n'est pas le genre d'homme qui apprécie de perdre, deux semaines après mon retour en Irlande, j'appris la mort des parents d'Hermione dans un accident de voiture. En me sauvant moi, elle s'était exposé elle. Voilà, maintenant, tu sais tout.

- Comment a réagit Hermione ?

- Elle n'a pas dit grand-chose, elle m'a remercié pour ma franchise et m'a demandé si elle pouvait rester seule un moment.

- Je vais la rejoindre, merci…

Je ne savais pas quoi lui dire d'autres, il se dirigea vers la maison, preuve qu'il n'attendait rien de plus de ma part.