Chapitre 38

Rencontre avec Mr. Spock


Alors que les bombes grondaient au loin, le Docteur et Nancy se trouvait devant le lieu où l'étrange objet avait atterrit. La zone avait été grillagée et était surveillée par plusieurs soldats armés. Le Seigneur du Temps sortit des jumelles de sa poche de manteau et scruta la zone à partir de sa cachette.

« -La bombe est sous la bâche. Indiqua Nancy. Ils ont mis des grillages tout autour pendant la nuit. »

Le Docteur se concentra sur l'endroit que la jeune femme lui avait décrit, essayant de deviner ce que cela pouvait être.

« -Vous voyez cet immeuble ? Redemanda-t-elle. C'est l'hôpital.

-Pourquoi vous me dites ça ? demanda-t-il.

-C'est là où se trouve le docteur. »

Le Seigneur du Temps regarda alors l'hôpital avec ces jumelles. Il pouvait voir qu'il semblait abandonner et qu'il y avait plusieurs pancarte qui demander de ne pas venir ici.

« -Vous devriez lui parler. Continua Nancy.

-Pour l'instant, je préférerais aller jeter un coup d'œil là.

-Vous devriez d'abord aller parler au docteur.

-Pourquoi ?

-Parce qu'après vous n'aurez plus envie d'y aller. »

Nancy commença à faire demi-tour et s'apprêta à s'en aller. Le Docteur en entendant ses pas, l'interpela sans lever les yeux de ses jumelles.

« -Pourquoi vous partez ? demanda-t-il.

-Il y a beaucoup de nourriture dans cette maison. Répondit-elle. J'ai tellement de bouche à nourrir. Ça devrait être sans danger maintenant.

-J'ai une question à vous poser. Déclara-t-il, toujours sans changer de position. Qui avez-vous perdu ?

-Quoi ? demanda faiblement Nancy. »

Le Docteur baissa ses jumelles et se retourna vers la jeune femme.

« -La façon dont vous aidez ces enfants vient du fait que vous avez perdu quelqu'un. Vous agissez comme ça pour essayer de vous racheter.

-Mon petit frère. Jamie. Répondit-elle après une respiration fragile. Une nuit, je suis sortie chercher de la nourriture. La même nuit où cette chose est tombée. Je lui ai dit de ne pas me suivre. Il savait bien que c'était dangereux mais il a… Il a toujours détesté rester tout seul. Termina-t-il, la voix tremblante.

-Que s'est-il passé ? demanda le Docteur.

-Au milieu d'un raid aérien, que voulez-vous qu'il se passe ? »

Le Docteur hocha la tête, montrant qu'il comprenait et qu'il compatissait. Puis il leva la tête vers le ciel et un sourire se dessina sur ses lèvres.

« -Surprenant ! S'exclama-t-il.

-Qu'y a-t-il ?

-1941. Actuellement, pas très loin d'ici, la machine de guerre allemande est en train de progresser à travers l'Europe. Tous les pays tombent comme s'ils étaient des dominos. Rien, n'arrête les Allemands, rien. Jusqu'à ce qu'une ridicule petite île décide de dire: non ! Non, pas ici. Raconta-t-il. Une souris face à un lion. »

Cette histoire lui fit sourire. Il aimait l'histoire, en particulier celle des humains. Il se retourna pour regarder Nancy dans les yeux.

« -Vous êtes vraiment étonnants. Déclara-t-il. Je ne sais pas comment vous lutter contre Hitler, mais vous m'avez aidé à vaincre ma peur. Sourit-il. Alors, allez-y. Accomplissez votre devoir. Sauvez le monde. »

Sur ces derniers mots, chacun partis de son côté.


Le Docteur décida de suivre les conseils de Nancy et alla à l'hôpital. Après avoir forcé la serrure qui barricadait la grille de l'entrée, il erra dans les couloirs de la structure. Dès la première chambre, il remarqua des dizaines de patients allongés sur leur lit avec un masque à gaz sur le visage. En allant dans une autre chambre, il remarqua la même chose. Après avoir fait tous les étages, il constata que toutes les chambre était remplis des même types de personnes.

Soudain, alors qu'il marchait dans la énième chambre, il entendit du bruit derrière lui. Il sursauta car il n'avait remarqué aucune présence ici, l'hôpital semblait vide. Seulement, un vieil homme en blouse blanche marcha dans la pièce, aidé de sa canne.

« -Vous en trouverez partout ici. Déclara-t-il. Dans chaque lit, dans chaque pièce. Il y en a des centaines.

-Oui, j'ai vu. Répondit le Seigneur du Temps. Pourquoi portent-ils tous des masques ?

-Ils n'en portent pas. Répondit rapidement l'homme. Qui êtes-vous ?

-Je suis euh… hésita-il, ne voulant pas dévoiler son nom et s'assurer d'une chose avant. Vous êtes le docteur ?

-Docteur Constantine. Se présenta le médecin. Et vous êtes ?

-C'est Nancy qui m'envoi. Déclara-t-il, faisant le choix de ne pas révéler son nom.

-Nancy ! Ça vaut dire que vous avez des questions à propos de la bombe.

-Oui.

-Que savez-vous à son sujet. Demanda le médecin en s'asseyant près d'une table.

-Rien, c'est pourquoi j'ai des questions. Répondit-il rapidement. Et vous que savez-vous ?

-Seulement ce qu'elle a fait.

-Ces personnes ont été atteintes par l'explosion ? Demanda le Docteur.

-Non, aucune d'entre elles. Répondit le Docteur Constantine avant de tousser très fortement.

-Vous êtes très malade. Constata le Seigneur du Temps.

-Oui, je suis mourant, je ne crois pas que je pourrais finir ce que j'ai entrepris. Etes-vous médecin ?

-Oui, par moment.

-Vous en avez déjà examiné quelques-uns ?

-Non.

-Il ne faut surtout pas les toucher. Meta-t-il en garde.

-Lesquels ? demanda bêtement le Docteur.

-Aucun d'entre eux. »

Le Docteur s'approcha donc d'un premier corps et l'examina avec son tournevis sonique. Il en déduit vite que la personne avait subis un traumatisme crâniens du côté gauche, un effondrement partiel de la cavité thoracique du côté droit, une cicatrice de le dos de la main et que le masque à gaz avait l'air d'avoir fusionné avec la chaire sans pour autant laisser de parque de brulure. Le Docteur Constantine l'incita à examiner un autre corps. Très vite, le Seigneur du Temps se rendit compte que les blessures étaient les même en tous points. Fronçant les sourcils, il en examina encore un autre pour se rendre compte que celui-ci encore avec les mêmes blessures. Il se retourna alors vers le médecin.

« -C'est impossible ! S'exclama-t-il.

-Non. Répondit-t-il simplement.

-Ils ont tous les mêmes blessures !

-Oui.

-Exactement les mêmes !

-Oui.

-Toutes identiques ! Même la cicatrice qu'ils ont sur le dos de la main ! Comment cela a-t-il commencé ? Comment est-ce arrivé ? Exigea-t-il.

-Quand cette bombe est tombée, il n'y a eu qu'une victime. Commença à raconter le Docteur Constantine.

-Morte ?

-C'est ce qu'on a cru. Ses blessures étaient vraiment horribles. Et le lendemain matin, chaque médecin et infirmière qui l'avait traité, qui avaient touché ce blessé, ont tous eu aussi les mêmes blessures. Puis, le matin suivant, tous les patients qui étaient dans la même salle ont eu aussi les mêmes blessures. En une semaine, tout l'hôpital était touché. Expliqua-t-il. On aurait dit qu'ils avaient tous la peste. Pouvez-vous m'expliquez cela ? demanda-t-il au Docteur qui fronçait les sourcils. A votre avis qu'elle a pu être la vraie cause de la mort ?

-La fracture du crâne. Répondit-il aussitôt.

-Non.

-L'asphyxie ?

-Non.

-L'affaissement de la cavité thoracique ?

-Non.

-D'accord. Abandonna-t-il. Quelle était la cause de la mort ?

-Il n'y en a aucune. Ils ne sont pas morts. »

Aussitôt, le docteur Constantine se servit de sa canne pour envoyer valser la poubelle à côté de lui. Le bruit fit se redresser tous les patients dans leurs lits. Le Docteur sursauta brusquement et regarda autour de lui ces personnes qui étaient censée être morte. Le Docteur Constantine lui assura qu'il n'y avait rien à craindre, qu'ils restaient simplement assis ici.

Après avoir expliqué que malgré aucun signe vital détectable, les personnes dans l'hôpital ne sont pas mortes. Le Docteur s'indigna de leur état, que personne ne fasse quelque chose pour les aider. Le docteur Constantine se défendit en assurant qu'il leur donner le plus grand confort possible mais qu'il ne pouvait pas faire. Il était le seul à être resté dans cet hôpital. Car il restait malgré tout un médecin.

« -Il y a des cas isolés. Essaya de mettre en garde le docteur Constantine avant qu'une forte toux ne l'interrompt. Il y a des cas isolé dans tout Londres. »

Le Docteur, s'inquiétant pour la santé du vieil homme, fit quelque pas vers lui. Mais ce dernier lui ordonna de rester en arrière. Il ne devait surtout pas approcher.

« -Ecoutez-moi. Déclara-t-il avec une respiration difficile. Dernier étage en haut, chambre 802. C'est là où ils ont mis la première victime. Celle du crash. Il faut vous dépêcher d'aller chercher Nancy.

-Nancy ? répéta le Docteur.

-C'était son frère. Elle en sait plus qu'elle ne le dit. Elle ne voudra jamais m'en parler mais… »

Le docteur Constantine posa une main sur sa gorge, ayant soudainement beaucoup de mal à respirer, les mots ne voulant plus sortir de sa gorge. Il souffrait, on pouvait le voir. Et après une lutte, les seuls mots qui sortir de sa bouche furent « Maman. »

Le Docteur comprit avec un certain effroi que ce médecin avait dû toucher la victime et qu'il était lui aussi contaminée. Il regarda alors avec tristesse, effroi et colère, le visage du médecin se transformer en masque à gaz avant qu'il ne perde connaissance.

Soudain, au loin, le bruit d'une porte se fit entendre. Le Docteur, encore sous le choc de ce qu'il venait de voir, leva les yeux.

« -Hé ho ! Cria la voix d'un homme. »

Le Docteur se tourna brusquement vers la source de son en fronçant les sourcils.

« -Hé ho ! Répéta cette fois, la voix de Rose. »

Le Docteur, reconnaissant la voix de son amie, se mit à courir dans les couloirs pour venir à leur rencontre.

« -Il y a quelqu'un ? Demanda cette fois la voix de Jessica. »

En entendant la voix de la jeune femme, le Docteur sentit une drôle de sensation dans son ventre puis vint le soulagement. Elle et Rose avait disparue. Il ne soupçonnait pas que Rose soit capable de se débrouiller seule si jamais elle se perdait, mais Jessica, avec son agoraphobie avait du mal à aller vers le autres. Il avait été inquiet pour elle. Il se mit à sprinter vers le son de sa voix.

Après avoir traversé plusieurs portes, il les vit enfin, les deux jeunes femmes, parfaitement bien, et accompagnées d'un homme. Celui-ci se dirigea directement vers le Docteur en lui tendant la main.

« -Bonsoir, j'espère que je ne dérange pas. Déclara-t-il en lui serrant la main. Jack Harkness. J'ai beaucoup entendu parler de vous et en bien.

-Il sait, on a été obligée de lui dire qu'on voyager ensemble dans le temps. Intervint Rose. »

Le Docteur ne répondit rien, il semblait confus. Il hocha néanmoins la tête.

« -Et c'est un grand plaisir de vous connaitre Monsieur Spock. Termina Jack avant de s'en aller. »

Les deux femmes restèrent avec le Docteur qui avait un visage inestimable à ce moment. Jessica dut se retenir de ne pas rire. Il semblait tellement confus.

« -Monsieur Spock ? Leur demanda-t-il.

-Je n'y suis absolument pour rien ! Se défendit Jessica. C'est Rose.

-Et qu'est-ce que vous vouliez que je lui dise ? Intervint-elle. Vous n'avez pas de vrai nom. Vous n'en avez pas assez d'être appelé Docteur ? Docteur qui ?

-Il y a neuf siècles que c'est comme ça. Répondit-il. Mais où étiez-vous ? On est au milieu d'un bombardement, ce n'est guère le moment de flâner.

-Qui vous dit qu'on flânait ? Répondit Rose, en marchant vers la porte par laquelle Jack venait de disparaitre. On est venu en ballon de protection. C'est la seul façon de voir un raid aérien.

-Quoi ? Demanda-t-il, confus.

- Un vaisseau de guerre appelé Chula, ça vous dit quelque chose ? demanda-t-elle sévèrement avant de partir. »

Le Docteur s'arrêta avec Jessica a ses côté. Elle le regarda froncer les sourcils, totalement confus et dépassé par les évènements.

« -Chula ? »

Jessica rit, alors le Docteur se retourna vers elle. Son visage confus changea en un sourire. Soudain sans prévenir, elle l'enlaça fortement. Le Docteur surpris, faillit perdre l'équilibre mais il s'en remit assez vite et passa ses bras autour de sa taille.

« -Hum, cette étreinte si soudaine est dû à quoi ? demanda-t-il, incertain.

-Longue nuit, beaucoup de stress, et vous me manquiez. Répondit-elle en souriant. »

Puis Jessica se détacha de lui, toujours en lui souriant. Quand il ouvrit la bouche, elle l'interrompit.

« -Ne demandez pas. Ce serait trop long à expliquer.

-D'accord. Accepta-t-il. Mais je veux quand même savoir une chose.

-Laquelle ?

-Est-ce que vous allez bien ? demanda-t-il le plus sérieusement du monde, que Jessica ressentit des papillons dans le ventre.

-Je… J'ai un peu froid mais je vais bien. Rassura-t-elle.

-Bien. Alors, allons retrouvez Rose et ce Jack. Qui est-il d'abord ?! »

Jessica rit, pris le bras du Docteur et tous les deux allèrent rejoindre leur amis.


Hello, comment allez vous ? Alors voici le premier chapitre que je poste en l'honneur de l'anniversaire de mon blog. Ici, il y a beaucoup de dialogue entre le Docteur et le docteur ! Très peu de Jessica et j'en suis désolé mais ce passage était important dans l'histoire, je ne pouvais le supprimer. Néanmoins, le Docteur et Jessica se réunissent à la fin. J'ai vraiment hâte de vous poster la suite. J'espère que vous avez apprécié ce chapitre ! Je m'empresse de poster le suivant ! A tout de suite !