Hey! Déjà la suite! Trop bien!
Lima Dolores m'avait mise au défi de poster 3 chapitres en 48h, et j'avais dit que c'était chaud... Mais en fait, on en est pas loin! A genre une heure près, ça le faisait! Mais ce chapitre est un peu long, alors j'ai pas pu le finir plus tôt. Mais bon, il est là! Et ça, c'est la joie :)
Merci encore à tous pour vos reviews, ça fait toujours autant plaisir ^^ je suis toujours aussi contente de voir que l'histoire vous plait, je me doutait bien qu'Amy allait augmenter son level de kiffance dans le précédent chapitre, et ça n'a pas loupé xD C'était génial de vous voir dire que vous étiez tous content qu'elle mette un taquet à ce con de Cooper (le pauvre quand même, j'en ai fait un beau salaud.)
Voici donc la suite des aventures de votre petite Poufsouffle préférée! :D Bonne lecture ^^ (ouah, j'ai dépassé les 4000 mots avec mon speech de début de chapitre, champagne!)
Allongée sur le dos, P'tit Machin allant et venant autour d'elle à la recherche de câlins, Amy essayait de retrouver son calme. Au moins, une chose était sûre, Cooper ne viendrait sûrement plus l'embêter après ce qu'il venait de se passer. Elle se laissa aller à soupirer de soulagement. Ça ne s'était pas exactement passé comme elle l'attendait, mais le résultat était là. Elle entendit les faibles ronronnements de son chat dans le creux de son oreille et se tourna vers l'animal pour lui gratter la tête. P'tit Machin ferma les yeux de plaisir avant d'aller se pelotonner à ses pieds.
Amy se redressa. D'ici peu de temps, elle savait qu'Amanda et Laura la retrouveraient et lui poseraient tout un tas de questions. Elle s'étira longuement. Soudain, elle entendit des éclats de voix féminines provenant de la salle commune. Amy se prépara mentalement à l'impact dans trois… Deux… Un…
La porte s'ouvrit brusquement dans un grand fracas. Pris de peur, P'tit Machin fit un bond magistral et alla se cacher précipitamment sous un lit.
« LIA ! » Hurla Laura en tendant les bras vers la brune toujours assise sur son lit. « Ce que tu as fait, c'était vraiment TROP SUPER TOP MÉGA GIGA TROP COOOOL ! »
« Tu lui as donné du café ? » Demanda Amy à Amanda en voyant l'air surexcité de l'irlandaise.
« Tu devrais savoir qu'elle est toujours comme ça… » Se lamenta Amanda qui commençait à avoir mal à la tête à force d'entendre Laura crier.
« Non mais sérieux, c'était DÉMENT ! » S'exclama la métisse en se jetant à côté d'Amy. « Une pure merveille ! C'était de L'ART, ça ma Lia ! »
Amy ne put s'empêcher de rire devant l'enthousiasme de son amie. Elle se mit alors à leur raconter comment elle en était arrivée là, la sortie chaotique avec Cooper et ses amis, l'intervention de Sirius, les paroles odieuses de Cooper…
« J'ai toujours dit que c'était un enfoiré, celui-là ! » Affirma Laura, totalement sûre d'elle.
« Attends, laisse-moi réfléchir : c'est pas toi qui m'avait fait tout un speech quand je l'avais quitté il y a deux ans ? » Rappela Amy avec un sourire narquois.
« Bah quoi, ça arrive de se tromper, non ? » Se défendit-elle. « Et puis comme on dit, y'a que les imbéciles qui changent pas d'avis ! »
Les trois filles passèrent toute la fin de la journée à discuter ainsi dans leur dortoir, jusqu'à l'arrivée de Sophia Mac-Gregor et Helena Wolf, qui lança un regard haineux à Amy. Celle-ci répondit de ses yeux étonnés, avant de quitter la pièce avec ses amies.
Depuis quelques temps, Helena semblait de fort mauvaise humeur et le faisait sentir à quiconque essayait de lui parler. Intérieurement, Amy jubilait. Car elle était persuadée que cela avait un rapport avec un certain beau brun aux yeux gris. La Poufsouffle ne les avait pas revus ensemble depuis le début de l'année scolaire, et le fait que Sirius n'ait même pas retenu son nom donnait à la brune une certaine satisfaction. Cette histoire n'avait été qu'une parmi tant d'autre pour le garçon, et cela semblait rendre Helena furieuse.
…
Le lendemain matin, Amy voulut rester couchée un peu plus longtemps. C'était un de ses bonheurs du dimanche matin que de pouvoir se lever après dix heures. Malheureusement pour elle, cette chère Helena semblait en avoir décidé autrement. Apparemment de mauvais poil de jour-là, elle passa sa matinée à râler et pester contre tout ce qui croisait son regard. Elle engueula une chaise quand celle-ci s'était sauvagement jetée sur son pied pour lui faire mal exprès, elle s'en prit à Laura qui avait encore laissé sa brosse à dent trainer sur le lavabo de la salle de bain, et se brouilla même avec Sophia quand cette dernière se plaignit d'avoir été réveillée de bon matin. Exaspérée, Amy se leva en se promettant de jeter son chat toutes griffes dehors sur son lit un jour prochain, et s'habilla en vitesse avant de prendre la direction de la Grande Salle en compagnie d'Amanda, alors que Laura était trop occupée à se disputer avec ses autres camarades de chambrée.
La Grande Salle n'était pas bien pleine à cette heure de la journée. La plupart des élèves préféraient rester un peu plus longtemps au lit les jours de week-end. Amy et Amanda purent s'installer tranquillement à leur table, gardant une place pour Laura quand elle aurait fini de se prendre le choux avec les princesses Helena et Sophia. Elles entamaient à peine leur petit-déjeuner quand leur amie apparut enfin derrière la grande porte. Laura se laissa tomber à leur côté en soufflant tout l'air de ses poumons.
« Alors, qui a gagné ? » Demanda Amy après avoir avalé sa bouchée de brioche.
« Ton chat quand il a planté sa griffe dans le doigt d'Helena alors qu'elle secouait sa main au-dessus de lui pour le virer. » Raconta Laura avec un sourire satisfait.
« Ça c'est mon chaton. » Répliqua Amy avec fierté.
Les filles continuèrent ainsi à discuter pendant toute la durée de leur repas. Jusqu'à ce que Laura file un petit coup de coude à Amy.
« Attention, alerte rouge, gros lourd en approche… » Lui souffla-t-elle à l'oreille en indiquant l'autre bout de la table des Poufsouffle d'un mouvement de tête.
Amanda et Amy tournèrent les yeux de concert pour voir Maxim Cooper s'avancer vers elle.
« Bon sang mais c'est pas vrai… » Soupira Amy en fixant son assiette, faisant mine de ne pas l'avoir vu.
« Tu veux que je lui parle ? » Demanda Amanda qui finissait par être agacée par le comportement de leur camarade de Maison.
« Laisse, il faut que je règle ça moi-même sinon il ne va jamais comprendre… »
Amy continuait de se concentrer sur son assiette à présent vide alors que ses amies lançaient des regards assassins au batteur de Quidditch.
« Amelia… » Commença-t-il avant d'être automatiquement coupé.
« Je pensais avoir été claire : je ne veux plus te voir. »
« Mais laisse-moi au moins m'expliquer ! » S'empressa-t-il de rétorquer.
« Je me fiche de tes explications. » Répondit-elle sèchement.
« Ce n'était pas ma faute ! » Tenta de se justifier Cooper. « C'est mes potes, ils ont réussi à me convaincre qu'en insistant auprès de toi, tu finirais par céder… »
Amy se releva brutalement, faisant sursauter tout le monde autour d'elle. Elle releva ses yeux plein de colère vers ceux, paniqués, de Cooper.
« Et tu pensais vraiment que ''me faire céder'' était la bonne solution ? Je te le dis une dernière fois : Ne t'approche plus de moi. Ne me parle plus. Je ne veux plus te voir, ni même avoir affaire à toi. Maintenant, je te remercie d'avoir gâché mon petit-déjeuner et, par conséquent, ma journée toute entière. »
Sur ces mots, elle enjamba le banc et remonta le long de la table des Poufsouffle sous le regard médusé de Cooper et ceux admiratif de Laura et Amanda. Alors qu'elle passait près du groupe d'amis de Cooper, une voix s'éleva.
« Bah alors, pourquoi t'es en colère ? T'as tes règles ? »
Un ensemble de rires gras se fit entendre. Amy s'arrêta et, les lèvres serrées, s'avança vers le garçon qui avait fait la remarque. Sans même lui adresser un regard, elle se saisit d'un verre rempli de jus de citrouille posé sur la table et, d'un geste rapide, jeta la boisson orangée au visage du goujat. Elle reposa le gobelet d'un geste sec avant de tourner les talons et de quitter la Grande Salle sous les sifflets et applaudissements de Laura, qui fut rapidement suivie par une bonne partie des filles présentes dans la pièce.
...
« C'était encore plus MÉGA GIGA TROP COOL que ce que tu as fait hier ! » S'exclama Laura en serrant Amy dans ses bras.
« C'est vrai que c'était marrant à voir. » Avoua Amanda en se retenant difficilement de rire.
Amy, Amanda et Laura s'étaient installées sur un banc dans l'un des patios de l'école. A l'abri du vent glacial de janvier, elles reprenaient leur souffle après ce début de journée mouvementé.
« J'espère que le message est bien passé, cette fois… » Soupira Amy en dégageant ses cheveux de son visage.
« Dans le cas contraire, mon pied dans ses parties devrait lui faire comprendre. » Annonça Laura en levant sa jambe.
« Ne t'en fais pas, Amelia. Si jamais il essaie encore ne serait-ce que de t'approcher, je me chargerai de son cas. » Dit Amanda d'un air déterminé.
« Ouh, j'aimerais pas être à sa place le jour où ça arrivera… » Souffla Laura en s'imaginant déjà devoir ramasser les restes du garçon après le passage de son amie.
« Vous êtes vraiment géniales, les filles. » Rit Amy en les prenant dans ses bras.
Ce fut à ce moment qu'elles remarquèrent une touffe de cheveux roux arriver en courant vers elles, avec une troupe de quelques filles à sa suite.
« AMY ! » Hurla Lily en se jetant sur elle, manquant de la faire tomber à la renverse. « Bon sang, c'était INCROYABLE ! Tu leur en as mis tellement plein la vue ! Je suis fière de toi ! »
« C'est gentil Lily mais là tu m'étouffes… » Crachota Amy en essayant de libérer sa glotte des bras de sa meilleure amie.
Derrière elles se tenaient Victoria, Francesca et Jennifer. Alors que les deux premières félicitèrent également Amy en riant, Jennifer resta un instant en retrait, regardant la brune fixement. Elles ne s'étaient plus parlé depuis l'été précédent. A ce moment-là, Lily tira le bras d'Amy et l'amena jusqu'à Jennifer qui, surprise, ne réagit pas.
« Il me semble que vous avez des excuses à vous faire, toutes les deux, non ? » Leur dit la rousse en s'éloignant pour les laisser discuter.
Amy et Jennifer se regardaient comme deux chats. Aucune n'osait vraiment faire le premier pas, chacune cherchant ce qu'elle pourrait bien dire. Finalement, elles prirent la parole en même temps.
« Jolie performance… »
« Je suis désolée pour cet été… »
Les deux filles s'observèrent quelques secondes encore avant de pouffer devant leur ridicule.
« C'est rien, j'ai pas arrangé les choses non plus en m'énervant. » S'excusa Jennifer en secouant la tête.
« J'ai pas été cool non plus. » Continua Amy en esquissant un sourire.
« Est-ce que j'aurais quand même droit à une explication ? » Demanda la Gryffondor.
Amy jeta un coup d'œil derrière elle, pour vérifier que le reste de la trouve soit trop occupé à discuter pour les écouter. Elle fit un signe à Jennifer et elles s'éloignèrent un peu du groupe.
« Bon, je suppose que c'était à cause de Black, non ? » Commença la jeune asiatique en se plaçant face à Amy.
« Gagné… » Soupira la Poufsouffle en lui lançant un regard désolé. « Je ne m'étais pas encore tout à fait remise de notre séparation et… C'est idiot, mais j'étais jalouse de la proximité que tu avais eu avec lui ce jour-là. »
Jennifer hocha la tête. Elle se doutait bien que ça devait être quelque chose du genre, mais elle était contente qu'Amy ait eu la franchise de lui avouer.
« J'aurais peut-être pas dû minauder autant avec lui, aussi... » Continua la Gryffondor en arrangeant ses longs cheveux lisses d'un coup de main.
Elles restèrent là, à parler, pendant quelques instants, avant que Laura ne crie leurs noms et qu'elles retournent auprès de leurs amies. Les choses s'arrangeaient enfin pour Amy. Elle s'était débarrassée d'un ex encombrant et s'était réconciliée avec son amie. L'avenir s'annonçait plus calme. Et elle en était ravie.
…
Cooper avait visiblement enfin compris le message. Il n'était plus revenu vers Amy, et restait toujours à une certaine distance d'elle quand ils se croisaient. La jeune fille se sentait plus légère, libérée d'un poids. Elle pouvait désormais prendre un nouveau départ, repartir de zéro. Plus de colère, plus de galère, plus de mec. Elle était bien, elle était heureuse.
Elle allait mieux.
Elle se surprit à sourire de nouveau, à rire sans retenue, à se lâcher. Elle profitait de nouveau de la vie, sans soucis, sans crainte. Ses seules inquiétudes résidaient dans ses cours, qu'il fallait toujours qu'elle révise régulièrement. Elle se rendait toujours chaque semaine à sa répétition de chorale où elle pouvait de nouveau se donner à fond. Plusieurs fois ses amies notèrent sa mine radieuse et sa joie de vivre retrouvée. Leur bonne vieille Amelia était de retour, plus vivante que jamais.
Ce début d'année s'annonçait finalement plutôt bien. Et ils n'étaient encore qu'à la mi-janvier.
…
Amy attendait avec impatience que les beaux jours reviennent enfin. Elle supportait mal le froid, et le soleil pâle de l'hiver ne lui apportait que peu de réconfort. Elle avait beau savoir que c'était un temps normal pour un mois de février, la jeune fille commençait déjà à en avoir assez des températures négatives, du vent, de la pluie ou de la neige. Elle voulait du soleil. Il ne lui manquait plus que ça pour atteindre la plénitude. Chaque matin, elle comptait sur son calendrier les jours qui la séparaient encore du petit carré sur lequel il était écrit « printemps ». Il restait un peu moins de deux mois. Pour elle, ça ressemblait à l'éternité.
Elle voulait pouvoir de nouveau sortir en robe ou en jupe, laisser ses jambes bronzer, sentir l'herbe réchauffée sous ses pieds, sentir les doux effluves des fleurs bourgeonnantes et entendre les oiseaux piailler. Mais tout cela semblait encore tellement loin. Amy poussa un soupire si déprimé qu'Amanda tourna la tête vers elle.
« Ça va ? » Écrivit la blonde sur un coin de son parchemin, alors que le professeur McGonnagall leur expliquait la subtilité de la transformation d'une simple porte en bois en un mur en pierre bien solide.
« Oui, juste un petit coup de blues. » Ajouta Amy sous l'inscription de son amie.
« Qu'est-ce qu'il y a ? C'est à cause de Black ? »
Amy fronça les sourcils en lisant ces quelques mots.
« Pourquoi à cause de Black ? Non, j'en ai juste marre de l'hiver ! » Griffonna-t-elle en espérant ne pas se faire prendre par son professeur de métamorphose.
Elle vit Amanda se mordre la lèvre en lui lançant un regard coupable.
« Rien, oublie, c'est moi qui me fais des idées. » Lui écrivit-elle avant de retourner à son cours.
Amy la regarda, peu convaincue, mais préféra également se concentrer sur ce que disait McGonnagall.
Elle ne voyait pas ce que Black venait encore faire dans cette histoire. Mais quand elle avait essayé d'en parler avec Amanda, cette dernière avait coupé court à la conversation et changea immédiatement de sujet. Et même si elle avait trouvé ça louche, Amy n'avait pas insisté. Elle savait très bien que si Amanda avait décidé qu'elle ne dirait rien, il était inutile d'essayer de la forcer à cracher le morceau.
Elle se mit alors à repenser à lui. Où en était-elle vraiment, dans son « deuil de couple » ? A ses yeux, il lui semblait qu'elle s'en sortait plutôt bien. Bon, certes, la dernière fois qu'elle lui avait parlé, elle lui avait hurlé dessus. Mais c'était uniquement la faute de cet imbécile de Cooper. Depuis, ils ne s'étaient plus vraiment croisé, sauf à quelques rares occasions, et ce fut toujours très furtif. Elle se rendait compte qu'elle n'était plus aussi mal à l'aise qu'avant quand elle le voyait. Malgré tout, au fond d'elle, persistait ce petit pincement au cœur à chaque fois que leurs regards se croisaient. Elle continuait à sentir son estomac se serrer quand elle entendait sa voix, son rire. Mais elle se rassurait en se disant qu'avec le temps, cela finirait par disparaitre.
C'était toujours à ce moment de sa réflexion qu'un certain souvenir lui revenait en tête. Cet après-midi-là, à Pré-au-Lard. Quand elle lui avait crié dessus…
« Je sais que j'ai fait une connerie ce jour-là, peut-être même la plus grosse de toute ma vie, pas la peine de me le rappeler ! »
Elle n'était pas bien sûre de savoir ce qu'il avait vraiment voulu dire par là. Comment devait-elle l'interpréter… « La plus grosse erreur de toute sa vie ? » Était-ce vraiment de l'avoir quittée ? Mais pourquoi ? Parce qu'il regrettait de l'avoir blessée ? Parce qu'elle lui avait mis sous le nez l'enfer qu'elle avait vécu après cette rupture ? Parce qu'il en avait eu marre qu'elle le regarde de travers pendant plus de six mois après ça ? « A chaque fois qu'on se croise, tu t'enfuis en me fusillant du regard, c'est lourd à porter à force ! », c'était ce qu'il lui avait dit, le soir où…
Amy ne put pousser sa réflexion plus loin. Trois coups brefs furent frappés à la porte de la salle de bain. Amanda attendait son tour pour passer à la douche. Reprenant ses esprits, Amy coupa l'eau et essora ses cheveux avant de sortir de la cabine. Elle se sécha rapidement et, une fois en pyjama, libéra la salle de bain.
…
La sonnerie du réveil résonna dans toute la pièce. Amy grommela. Elle n'aimait pas les lundis.
Alors qu'elle quittait son dortoir, la tête toujours un peu dans le brouillard, elle trouva la salle commune très bruyante. Tout le monde semblait enthousiaste, des filles courraient un peu partout en gloussant. Même une fois sortie, c'était l'école toute entière qui était en effervescence. Amy lança un regard interrogatif à Laura qui marchait à côté d'elle.
« Il leur arrive quoi, à tous ? » Demanda-t-elle en se retenant de bailler.
« T'es vraiment à l'ouest, toi ! » Rigola l'irlandaise en ébouriffant la touffe de boucles de son amie.
« C'est la Saint-Valentin, aujourd'hui. Tu as oublié ? » Ajouta Amanda.
Ah ça, oui, elle avait oublié. De toute façon, ça ne la concernait pas vraiment, étant donné qu'elle était célibataire.
Elles pénétrèrent dans la Grande Salle, où régnait un capharnaüm épouvantable. Tout le monde semblait surexcité. Amy secoua la tête d'exaspération. Elle avait du mal à comprendre tout cet engouement pour cette fête. Ou peut-être était-elle juste blasée de la passer toute seule. Allez savoir.
Elle s'installa à la table des Poufsouffle sans un mot, et commença à se servir du lait. Pour elle, comme pour beaucoup d'autres, cette journée serait comme toutes les autres. Pas différentes des précédente, et sans doute identique aux suivantes. Elle attrapa un toast qu'elle commença à beurrer généreusement quand un bruissement d'ailes sur fit entendre au-dessus des élèves. Levant tous la tête, les étudiants purent alors apercevoir une flopée de chouettes et de hiboux volant de part en part de la pièce pour déposer çà et là des lettres, des cartes ou de petits colis. Se désintéressant aussitôt des oiseaux, Amy plongea son toast dans son bol de lait avant de mordre dedans à pleine dent.
Mais, alors qu'elle allait prendre une petite brioche, elle remarqua quelque chose d'étrange. Non loin d'elle voletait une petite enveloppe colorée qui se dirigeait vers elle. Stupéfaite, elle se saisit de sa brioche et, se doutant que ce n'était sans doute pas pour elle, fit semblant de n'avoir rien vu. Elle allait pour mettre la brioche dans sa bouche quand l'enveloppe vint se positionner sous son nez, la faisant sursauter. Surprise, elle regarda autour d'elle, cherchant à qui pouvait bien revenir cette carte.
« Qu'est-che que ch'est ? » Demanda Laura sans prendre le temps d'avaler ce qu'elle avant dans la bouche.
« Tu ne l'ouvres pas ? » S'étonna Amanda.
« Je ne suis même pas sûre que ce soit pour moi… » Lui répondit Amy, hésitante, en prenant la lettre du bout des doigts.
Lentement, elle déchira le papier et extirpa le contenu de l'enveloppe. C'était une carte plutôt petite, blanche avec des motifs dans les tons rouge-magenta. Elle ne comportait qu'un simple texte, écrit d'une écriture fine mais mal assurée.
« Joyeuse Saint-Valentin. »
Amy resta stoïque, observant le morceau de carton d'un air dubitatif.
« De qui ça peut bien venir ? » Demanda alors Laura qui avait cessé de parler la bouche pleine.
« Je n'en ai aucune idée… » Souffla Amy avant de retourner la carte.
Sur le verso, en bas à droite, était écrit un petit texte de la même écriture que le mot du recto. Trois mots, seulement.
« Je suis désolé. »
Et, juste en dessous, un petit dessin, sans doute fait à la va vite. Un dessin représentant une trace de patte.
Une patte de chien.
Le cœur d'Amy s'arrêta brusquement. Elle sentit ses doigts se glacer, son souffle se coupa.
Elle savait qui lui avait envoyé cette carte.
Sans réfléchir, elle releva la tête, cherchant désespérément quelque chose de ses yeux à présent rond comme des billes. Quelques mètres plus loin, elle le vit. Le petit sourire de Sirius qui, à peine avait-elle croisé son regard, lui fit un léger signe de la main. Figée, Amy sentit la carte lui glisser des doigts pour atterrir sur la table. Sentant la panique monter en elle, elle fourra la carte dans une de ses poches avant de quitter précipitamment la pièce sans même prendre le temps de finir son petit-déjeuner. Elle n'entendit même pas Amanda crier son nom et se lever pour courir à sa suite.
La blonde trouva son amie dans le grand hall, le dos collé contre le mur à côté de la porte de la Grande Salle. Elle était essoufflée et semblait en proie à une panique soudaine. Inquiète, elle s'approcha vivement d'Amy et plaça ses mains sur ses épaules.
« Amelia ! Ça va ? Qu'est-ce qu'il t'arrive ? » Lui demanda-t-elle si vite qu'elle se demandait si la brune avait compris un mot de ce qu'elle venait de lui dire.
« La carte… » Articula difficilement la brune. « Je sais qui me l'a envoyé… C'est Sirius… » Ajouta-t-elle devant l'air impatient d'Amanda.
« Quoi ? Tu es sûre ? » S'étonna-t-elle.
« Certaine… » Confirma Amy.
« Et c'est pour ça que tu es partie en courant ? »
Amy hocha la tête positivement, des larmes apparaissant au bord de ses yeux.
« Mais pourquoi tu te mets dans cet état ? » Insista son amie, ne sachant pas quoi faire pour la calmer.
« Parce que… J'ai toujours des sentiments pour lui. » Avoua Amy en tremblant.
