Et bien, j'ai peu de reviews… Que se passe-t-il ?

Bonne lecture à tous.

RAR anonymes :

Ankana87 : Merci beaucoup pour ta review ! Bonne lecture pour la suite ! Bisous

Ely Guest : Merci pour les compliments, ça fait vraiment plaisir ! Bonne lecture ! Bisous

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Les pas résonnaient dans la pièce, salle de séjour des appartements de l'ambassadeur de Serpentard. Son fils faisait les cent pas tout en tentant de se calmer. Quelques instants plus tôt, il avait voulu sortir des appartements pour rejoindre son ex fiancée, seulement un garde de Gryffondor se trouvait devant et l'en avait empêché. Apparemment, c'était son père, lui-même, qui avait demandé une surveillance pour lui, prétextant des temps de guerre et autres choses dans ce genre là. Pris d'un élan de rage, le poing du blond s'abattit sur la porte d'entrée. Qu'on l'empêche de sortir du palais en raison de l'agitation de la population, il pouvait comprendre, mais il refusait catégoriquement d'être enfermé tel un prisonnier. Il décida donc d'agir. Leurs appartements se trouvaient au premier étage du palais et donnait sur les jardins. Il pouvait très bien sortir par la fenêtre et escalader pour descendre. Résolu, Draco alla vers sa salle de bain, ouvrit le jet d'eau, afin de faire croire au garde qu'il prenait sa douche, et se dirigea vers sa chambre. Quand il fut au niveau de la fenêtre, il regarda le sol et tenta de rechercher des points d'appui dans le mur. Son balcon se trouvait à seulement quatre ou cinq mètres de l'herbe, la traversée ne serait donc pas longue. Le blond enjamba la balustrade et commença sa descente. Il s'aida de la plante qui courait le long du mur pour arriver jusqu'en bas et atterrit finalement sur ses pieds sans la moindre égratignure. Un grand sourire satisfait s'installa sur son visage. Fier de lui, il avança dans les jardins et prit la direction des appartements d'Anne. Sur son chemin, il ne réussit pas à éviter tout le monde et écopa de nombreux regards noirs mais, au moins, aucun garde ne l'aperçut. Une fois devant la porte de la jeune fille, il frappa et attendit. La brune ne fut pas longue et lui ouvrit, surprise.

- Draco ? Mais que fais tu là ? Je croyais que tu étais enfermé dans tes appartements…

- Je le suis, mais je me suis enfui. Mais comment le sais-tu ?

- Ils sont venus chercher Blaise pour le ramener dans ses appartements.

- Oh.

- Enfin, entre.

Anne lui libéra le chemin et l'emmena jusque dans son salon. Après lui avoir servit un verre de scotch, elle reprit :

- Je suppose que tu es venu pour parler de la fin de notre accord.

- Oui. Je voulais surtout te remercier pour ta coopération. Tu as été une fausse fiancée parfaite.

La brune sourit et hocha la tête.

- J'ai appris qu'il n'est donc plus question de mariage.

- Exact, je suis libre de toute obligation. Mais… Et toi ?

- Comment cela, moi ?

- Et bien, tu voulais te fiancer parce que la personne que tu aimais ne partageait pas tes sentiments. Est-ce toujours le cas ?

- Je ne sais pas…

- Il semblerait que cette mascarade lui ait cependant montré ta valeur, affirma Draco avec un sourire en coin.

- Pardon ?

- Et bien, Blaise ne jure plus que par toi.

- Tu sais donc.

- J'ai deviné, en effet.

Anne soupira et bu une longue gorgée d'alcool. Le blond poursuivit :

- Que comptes-tu faire ?

- Blaise me veut seulement pour une nuit. Ce n'est pas ce que je recherche.

Draco sourit et but à son tour son verre. Il le reposa sur la table et se leva. Sa main se posa sur l'épaule délicate de la jeune fille tandis qu'il murmurait :

- Oh je suis sûr qu'il va finir par se caser un jour. Ne perds pas espoir.

Anne lui rendit son sourire et le remercia du regard. Elle le raccompagna ensuite vers la sortie et, après un dernier au revoir, le blond la quitta.

Draco ne rejoignit pas de suite ses appartements à la suite de cette entrevue. Il devait à présent voir son meilleur ami et lui parler sérieusement. Il n'eut aucun mal à rejoindre ses appartements mais il avait oublié la présence du garde devant la porte de ceux-ci. Agacé d'être ainsi gêné dans ses mouvements, il se dirigea vers celui-ci. Le garde le regarda, étonné.

- Monsieur Malfoy ? Mais que faites vous là ? Ne devriez vous pas être dans votre chambre ?

- Je suis venu voir mon meilleur ami.

- Je suis désolé mais je vais devoir vous ramener dans vos appartements.

- Et bien, j'ai fait le déplacement, laissez moi le voir et ensuite vous pourrez me ramener.

Le garde sembla hésiter puis hocha finalement la tête, les sourcils froncés.

- Bien, mais ne tardez pas trop.

Draco ne prit pas la peine de lui répondre et pénétra directement chez son meilleur ami. Blaise était assis dans son salon, penché sur une sculpture d'argile de petite taille. Ce n'était que le début mais le blond put aisément reconnaître l'amorce d'une jeune brune en robe de mariée dont le haut avait été déchiré.

- Et bien, et bien. Tu ne perds pas ton temps. Etait-ce avec tes dents ou simplement tes mains ?

La voix moqueuse du fils d'ambassadeur ne fit ni chaud ni froid au noir qui haussa les épaules.

- Cela n'a pas l'air de te gêner. Cela devait pourtant être ta femme.

- Je te la laisse, sourit Draco en prenant place dans le fauteuil.

- Elle ne veut pas vraiment de moi. Mais dis moi, comment as-tu fait pour quitter tes appartements ?

- Je suis passé par la fenêtre.

- Oh mon dieu ! rigola le noir. J'aurais voulu voir ça.

- Et si elle veut de toi. Mais pour plus longtemps qu'une nuit.

Blaise fut alors coupé dans son hilarité et il soupira. Après s'être saisi d'un chiffon et d'avoir enlevé l'argile pas encore sèche de ses mains, il se leva.

- Les filles sont toutes les mêmes.

- Et toi ? Tu n'as pas envie de plus ?

- Les histoires de couple… Ce n'est pas vraiment pour moi.

- Tu veux rester célibataire toute ta vie.

- Je suis jeune, Draco. Ce n'est pas parce que tu as déjà trouvé l'amour de ta vie, qui, soit dit en passant, est sans avenir, que tout le monde doit faire pareil. Je veux profiter de ma jeunesse.

- Je ne te permets pas ! s'énerva le blond. Mon couple n'est pas sans espoir. Tant que nous y croyons nous, c'est le principal.

- Tu vois… C'est tout cela qui me donne la nausée. C'est trop mièvre.

- Tu as peut être raison mais je ne supporterais pas Harry dans les bras d'un autre et je pense qu'il en est de même pour lui. La fidélité, c'est quelque chose de précieux. Imagine Anne dans le lit d'un autre homme, cela ne te dérange pas ?

- Pas après que j'aurais été son premier, non.

L'arrogance de son meilleur ami énerva Draco. D'un geste brusque, il se leva et frappa le visage à l'aide de son poing.

- Tu n'as donc aucun respect pour elle ?

Etonné par la violence du blond, Blaise resta, quelques secondes, muet. Puis, il se reprit.

- Si. Mais elle en a envie autant que moi.

- Mais pas pour les mêmes raisons. Je comprends mieux pourquoi elle te résiste. Et j'espère sincèrement qu'elle le fera encore longtemps.

Après avoir jeté un dernier regard peiné au noir, il quitta la pièce et laissa le garde le ramener dans ses appartements.

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Lucius fulminait. L'accès au conseil de guerre lui avait encore été refusé. Pour une raison qu'il ignorait, Dumbledore avait fait appel à tous ses généraux en urgence en fin d'après midi et le blond avait vu alors une opportunité de découvrir ce qui se passait sur les rivages mais la porte de la salle du trône lui avait été fermée au nez. Même Fudge avait pu y aller. Et le voilà à présent caché dans une salle inconnue du public. Sans son contact au palais, il n'aurait jamais pu en connaître l'existence, mais tout de même ! Lui, un Malfoy coincé dans une salle pas plus grande qu'un placard à regarder à travers un petit trou afin de connaître la teneur des évènements. Ses ancêtres devaient sans aucun doute se retourner dans leurs tombes et regarder le sol afin de ne pas voir une telle ignominie. Rageant, l'ambassadeur se passa une main dans les cheveux et se pencha un peu plus afin de mieux observer la réunion. Dumbledore, assis sur son trône, écoutait avec attention le chef de son armée, un certain Kingsley.

- J'ignore encore comment ils sont arrivés à obtenir une telle arme, mais c'est dévastateur. Le rivage est à moitié détruit et nous avons perdu une grande partie de nos hommes. Nos flèches en feu les ont certes repoussés pour ce soir mais demain, je ne suis pas sûr que nous allons tenir le cap.

- C'est Rogue ! Leur maitre de potions, je suis sûr qu'il a fabriqué la potion, s'exclama Fudge.

Lucius serra les dents et se contorsionna un peu plus pour voir les réactions des différentes personnes présentes dans la pièce.

- Vous avez parlé de potion, fit remarquer le roi. Comment savez-vous que cela en est une ?

- Ce sont leurs flèches qui explosent après impact. Ce n'est qu'une supposition mais je pense qu'ils les trempent dedans avant de tirer.

La plupart des invités hochèrent la tête.

- Que devons-nous faire, mon roi ? questionna Kingsley.

- D'après ce que j'ai compris, leur arme n'est dangereuse que pour une armée regroupée. Placez vos hommes hors de portée des tirs des navires à terre afin de prévenir l'éventualité où ils voudraient en descendre. En attendant, nous ne pouvons qu'attaquer par la mer. Faîtes venir nos navires du nord.

- Ce sera donc un combat de bateaux contre bateaux ?

- Oui. Pour les navires, le plus dangereux est le feu et nous sommes au même niveau pour celui-ci. Ce sera un combat plus équitable.

- Bien.

Les hommes hochèrent à nouveau la tête et les soldats sortirent. Seul, Fudge resta.

- Votre majesté, il faut que nous parlions de Lucius Malfoy.

- Pour quoi faire ? Il est inoffensif, ici.

- Mais nous pourrions l'utiliser comme otage !

Dumbledore sourit et se leva.

- Ce serait une bonne idée, en effet, mais Voldemort n'en a que faire de son ambassadeur. Désolé, Cornélius, mais ce n'est pas aujourd'hui que vous pourrez vous venger de toutes les humiliations qu'il vous a faites.

Après un rire légèrement moqueur, le roi quitta la salle du trône, laissant son ambassadeur rouge de rage.

Lucius serra les poings mais laissa, lui aussi, un rictus moqueur atteindre ses lèvres. Fudge n'était qu'un insecte et il se ferait une joie de le remettre à sa place, une fois toute cette histoire terminée. Silencieusement, l'ambassadeur quitta la petite pièce et rejoignit ses appartements. Il vit alors son fils se faire ramener dans ceux-ci par un garde. Draco lui jeta un regard noir en le voyant et pénétra dans la pièce, la tête haute. Le garde, posté devant la porte, le regarda passer, étonné. Lucius rentra chez lui à son tour, ignorant le manège qui venait de se passer devant lui et vit son fils se diriger vers la salle de bain. Quelques minutes plus tard, il entendit l'eau s'arrêter de couler et Draco vint le rejoindre dans le salon. Lucius leur servit un verre de scotch et demanda, narquoisement :

- Alors, par où t'es-tu enfui ?

- La fenêtre, répondit le blond, le plus calmement possible, en se saisissant de son verre.

- J'aurais aimé voir cela.

Le sourire moqueur était maintenant bien visible et son fils lui jeta à nouveau un regard haineux. Lucius soutint son regard et l'échange s'éternisa. Il fut cependant interrompu par l'arrivée mouvementée de Harry. Le brun ouvrit violemment la porte et questionna :

- Mais… Pourquoi il y a un garde devant la porte ?

Lucius sourit franchement et répondit :

- Pour que Draco ne quitte pas les appartements pendant la guerre. Cela ne l'a pas empêché de s'enfuir par la fenêtre.

Le blond regardait toujours son père méchamment et ne tourna pas son regard vers son amant quand celui-ci demanda :

- C'est vrai ? Mais… Tu ne t'es pas décoiffé ?

C'en fut trop pour l'ambassadeur qui éclata de rire, vite suivi par Harry. Furieux, Draco se leva et quitta la pièce, non sans avoir donné un coup d'épaule à son compagnon. Après s'être calmé, le brun alla s'asseoir sur le fauteuil abandonné par le blond et soupira. Lucius, qui avait aussi repris son sérieux, rappela son fils. Draco se fit bien attendre avant de revenir dans la pièce, un air boudeur toujours présent sur son visage. Il plissa les yeux en voyant son siège occupé et se laissa tomber sur celui d'à côté.

- Bien, commença Lucius. Alors, j'ai du nouveau. J'ai pu espionner le conseil de guerre de ce soir. Voldemort a enfin sorti son arme et, comme nous l'avions prévu, elle est dévastatrice. Dumbledore semble avoir un plan, mais ce ne sera pas suffisant.

- Severus ne va pas tarder à agir, dit le blond qui avait abandonné sa moue.

- Je l'espère, confirma Harry. Ron a perdu son frère.

Un silence pesant remplit la pièce puis Draco saisit la main de son amant.

- Et ce n'est pas tout, continua l'ancien gardien. J'ai croisé Peter Pettigrow, il était resté à Gryffondor pour finir son travail. Heureusement, Sirius était là. Il est mort maintenant.

- C'était celui qui avait tué tes parents ? questionna l'ambassadeur.

- Oui.

- Et bien, voilà une chose de résolue, souffla Lucius, satisfait.

Draco lâcha la main de son compagnon. Il ne semblait pas satisfait, lui.

- Je t'avais dit que ce serait dangereux pour toi dehors ! J'aurais dû venir !

- Non, tu ne bouges plus de cet appartement, Draco, gronda Lucius.

- Alors Harry, aussi ! s'exclama son fils.

- Comment ? Mais Sirius, il faut bien lui apporter de la nourriture !

- Je ne peux pas décider pour Harry, Draco, répondit calmement son père. Mais toi, tu restes là.

Draco plissa les yeux et se leva, énervé. Il quitta la pièce et rejoignit sa chambre dont il claqua la porte. Harry adressa alors un sourire désolé à Lucius et se leva pour le rejoindre.

Draco était en train de se déshabiller afin de prendre sa douche. Harry le rejoignit et le serra contre lui. Mais le blond s'échappa de l'étreinte. Il se débarrassa de ses derniers vêtements et fila dans la salle de bain. Le brun tenta de le suivre mais la porte lui fut claquée au nez. Calmement, l'ancien frappa.

- Draco ?

Le silence lui répondit.

- Bon, comme tu ne veux pas de moi, je vais dans la vieille maison ce soir.

A peine, il avait fait un pas dans la direction de la porte de la chambre que celle de la salle de bain s'ouvrit en grand. Un Draco, rouge de colère, une serviette autour de la taille, apparut.

- Tu ne bouges pas !

Harry, narquois, se retourna vers lui.

- Et bien, il faut savoir.

Après un regard noir, le blond se détourna. Il fit glisser la serviette de ses hanches et se glissa à nouveau dans la salle d'eau, laissant cette fois-ci la porte entrouverte. Le brun sourit de façon lubrique en voyant le corps de son amant se dévoiler et se dépêcha de le rejoindre.

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Merci d'avoir lu.
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