Bonjour à tous !!!!!!

Merci pour tous vos gentils mots, je vous souhaite également une très bonne année.

1er chapitre de l'année ! J'avais besoin de cette pause pour faire le tri dans mes activités et priorités. Même si ma fanfiction n'est plus dans le top trois, je pense toujours à vous et je vais me remettre à écrire et poster.

J'essaierai de poster le prochain chapitre très vite, quand je résoudrai un gros dilemme, mais sans doute que vous allez pouvoir m'aider à avancer : (bon même si c'est moi qui écrit et que c'est "ma" fanfic) j'aimerais savoir à quel point vous êtes attaché à l'innocence de Renesmée ? (non je ne parle pas de sexe !! petits filous ! plutôt de son régime)

Ah oui en parlant de sexe y'a-t-il des anti-lemon parmi mes lecteurs ?

Merci de vos réponses

Bon trève de bla bla !

Enjoy !


Chapitre 38

Lumière

POV Lexie

On aurait dit que Farrel avait ingéré une boite complète de vitamines : il était tellement excité que c'était impossible de le contenir. Il avait réuni dans le salon de ma mère pleins d'objets qui étaient censé être des exercices pour voir l'étendue de mes pouvoirs.

Je ne savais pas quoi penser, son enthousiasme ne me laissait pas insensible mais je devais avouer que cette séance d'apprentissage me rendait anxieuse.

Ca semblait plutôt cool comme ça de se dire que son géniteur était sans doute un elfe et que j'avais hérité de pouvoirs autres que voir des morts, mais vraiment, j'étais beaucoup plus chamboulée qu'autre chose. Je voulais tellement voir Ness, maintenant que je faisais parti intégrante de son monde, j'avais l'impression qu'elle serait à même de me comprendre, même si elle était née ainsi et n'avait pas eu à le découvrir à 17 ans.

-Par quoi veux tu commencer ?

Mon ancêtre me regardait avec enthousiasme. Comment faisait-il pour être si excité, ne comprenait-il pas que je puisse être déboussolé ? « Allez ma puce, tu va voir ça va être très intéressant » ajouta-il devant ma mine impassible.

Mais j'en avais marre d'être bizarre. Je m'étais senti bizarre toute ma vie et en l'espace de quelques jours une énorme dose de délire mythico-magique s'était abattu sur moi sans prévenir. Et il fallait que je saute de joie ? Je voulais être normale.

Sauf que je ne l'étais pas. Aussi loin que je puisse courir ou me cacher, je ne pouvais y échapper, j'étais ce que j'étais, une médium mi humaine, je ne pouvais rien y changer, comme Farrel me l'avait dit à l'aéroport c'était aussi impossible que de changer mon ADN.

Je jetais un regard circulaire sur tout le bric à brac qu'il avait déposé sur le parquet avant de le lever vers lui, me forçant à me laisser influencer par son enthousiasme :

-Ok soufflais-je en haussant les épaules : Tu as un extincteur à portée de main ?

Il sourit.

-J'ai réfléchi, comme je n'ai pas d'autres éléments que ce que tu as fait hier et petite, je suis parti du principe que tu peux manipuler le feu et la lumière, donc je te propose de commencer par ça.

Je lui lançais un regard vide : « ça quoi ? Je suis censé faire quoi ? »

-Comment as-tu fais pour faire apparaître les flammes hier ?

-Je ne sais pas, j'y ai juste...pensé ! répondis-je d'un air bête.

-Refais le alors ! Penses- y !

Il prit quatre bougies dans ses mains et les tendit devant lui.

Je roulais les yeux au ciel. Pourtant je fermais les yeux et visualisais les flammes sur les bougies. Quand l'image se matérialisa devant moi, si réelle qu'elle me chauffait le visage je rouvris les yeux.

Et les bougies étaient allumées.

Malgré moi, l'excitation me chatouilla à la vue de ce que je venais de faire. Juste une seconde avant que mon ancien et rabat-joie moi me souffle que tout ceci était complètement barré.

« Pyrurgie » commenta Farrel comme si c'était un diagnostic ou une expérience chimique. Puis il m'indiqua la cheminée. Je me tournais vers le foyer noir de cendre et refis le même manège, fermant les yeux, imaginant les flammes. Quand elles apparurent dans ma tête j'ouvris les yeux.

Il n'y avait rien dans l'âtre. Je ne voulus pas le reconnaître de prime abord mais j'étais déçue.

-Mmhhm marmonna Farrel : Maintenant reviens sur les bougies.

Je me tournais avec réticence vers lui. Pourquoi les flammes n'étaient-elles pas apparues ?

-Tu veux réessayer ? Me demanda t-il voyant mon cou tordu vers la cheminée. J'hochais la tête et me concentra à nouveaux. Mais rien. J'essayais encore, les yeux ouverts cette fois mais toujours rien. Mon ancêtre sourit légèrement en voyant la moue de déception sur mon visage.

-Essaye d'augmenter les flammes des bougies maintenant.

Je me tournais vers lui et fixais les petites flammes avec intensité, les détachant du décors. Quand elles ne grandirent pas d'un iota, je m'écriais énervé : « Bouge ! »

Et venant de nulle part, une brise passa dans la pièce, faisant danser les flammes.

Je me rendis compte avec une stupeur émerveillé qu'elles suivaient le mouvement que je voulais. Et juste avec ma pensée, je commençais à dessiner des volutes avec les flammes, les agrandissant avec la petite brise qui soufflait exactement où je voulais.

-C'est géant soufflais-je.

-Je te l'avais dit.

Je fis faire un mouvement de balancement aux flammes avant de les éteindre, en intensifiant la brise.

-Pourrais tu augmenter la brise que tu viens de faire apparaître ?

Je fixais mes yeux dans le vide et matérialisa mentalement cette brise. Des feuilles de papier commencèrent à se déplacer et à voler dans la pièce, suivit ensuite de livres et d'objets légers. Je forçais ma concentration et les meubles commencèrent à bouger. Je m'arrêtais soudainement, effrayé de la facilité de l'opération.

-Aérokynésie commenta Farrel : tu peux contrôler le vent.

-Et...et... le feu ?

Je ne sais pour quelle raison j'étais resté sur la déception de la cheminée éteinte.

-J'ai peut-être une idée...dit-il en se levant et allant fermer les rideaux aux fenêtres. Quand nous fumes dans une obscurité presque totale il me demanda d'allumer la lumière. Bien sûr il ne voulait pas que je me lève vers l'interrupteur. Je me concentrais et essayer de visualiser mentalement une pièce lumineuse, mais je n'arrivais pas à la matérialiser, à la voir et à la sentir complètement dans ma tête.

-ça ne marche pas...

-Essaye encore, concentre toi.

Je fis comme il me dit mais rien. Je ne comprenais pas. Le vent était d'une facilité déconcertante, les flammes marchaient à demie et la lumière rien. Je me rappelais que si j'avais réussi à créer les flammes par la pensée j'avais dû parler pour les faire bouger, du moins évoquer le vent. Sans doute que je devais faire la même démarche. Je me sentis un peu bête, j'avais l'impression de jouer à Dieu. Je me rappelais que les soeurs du collège n'arrêtaient pas de nous dire de faire attention à nos paroles et à nos pensées car elles étaient créatrices. Se pourraient-ils que ce ne soit pas juste du bla bla moral et biblique ? Est ce que ma parole, ma pensée pouvait créer ? Ou du moins maitriser des choses ? Je m'éclaircis la gorge et dis à haute et intelligible voix : « Lumière. »

Simplement, merveilleusement la pièce s'éclaira. Une lumière qui ne provenait pas seulement de l'ampoule principale mais de toutes sources lumineuses qui étaient dans la pièce : lampe de bureau, bougies, les ampoules que Farrell avait réunis dans son bric à brac, les appliques au mur, toutes brillaient, diffusant une lumière qui prenait de l'ampleur à mesure que mon étonnement et émerveillement augmentaient.

-C'est tout simplement fascinant...tu ne contrôles pas le feu mais la lumière...tu as pu faire apparaître ces flammes seulement car elles dégagent de la lumière.

-Tu..tu crois ? Demandais-je en avalant ma salive.

-Oui je pense.

Et pour une fois dans cette après midi je souris, vraiment contente et excitée. Je me fichais du feu, j'avais la lumière. Cette lumière si précieuse, celle qui me réchauffait quand Seth me regardait, celle qui émanait du phare dans mon rêve. Et même si beaucoup de pièces manquaient, un sens commençait à prendre forme.

La lumière !!

C'est ce dont j'avais toujours eu besoin. Dans mes heures les plus sombres. Quand je me sentais seule et perdue.

Et je découvrais que j'avais cette lumière en moi, ce pouvoir caché, endormi, transmis par mon géniteur surnaturel et réveillé par Seth. Aussi fou et jeté que ça paraissait je ne pouvais m'empêchait de penser que c'était la plus belle et étrange chose qui m'était arrivée.

Nous passâmes le reste de l'après midi et la journée du lendemain à m'entrainer. J'allumais tout ce que j'avais sous la main ou à portée de vue. Comme Farrell l'avait prédit j'avais le pouvoir de photokynésie. Je créais et manipulais la lumière avec le pouvoir de ma pensée et de ma parole ; utilisant la parole quand mon cerveau était trop fatigué ou chargé.

Je ne pouvais pas faire apparaître du feu quand mon intention était de bruler, seulement quand je voulais éclairer. C'est pour cela que la cheminée ne marchait pas mais les bougies oui.

Un autre pouvoir que j'avais mais que je ne maitrisais pas aussi facilement que je le pensais était celui de l'air. Je pouvais manifester une légère brise, elle s'intensifiait jusqu'à un certain point puis mon cerveau lâchait, comme apeuré de la suite.

-Tu devrais revenir avec moi en Ecosse, je pourrais vraiment t'aider à t'en...commença Farrell avant que je le coupe vivement :

-Non !

-Juste quelque temps.

-Non. Je veux retourner à la Push. Je n'ai aucune nouvelles de Seth et Nessie.

-Tu dois t'entrainer Lexie et je ne sais pas si la Push est le meilleur terrain pour cela..

-Pourquoi ? C'est très naturel comme endroit, de plus c'est un lieu plein de magie dis-je en haussant l'épaule avec une moue.

Mon ancêtre secoua la tête en soupirant.

« Farrell, mes amis me manquent, Seth me manque. Je n'ai aucune envie de retourner en Ecosse, si ce n'est pour voir Ben. »

Il hocha la tête ne cherchant plus à me raisonner.

Les jours suivants, ma mère et lui m'apprirent tout ce que je devais savoir sur la médiumnité. Comme par exemple ne jamais appeler les esprits mais les laissés venir à soit, car on n'était jamais sûr d'avoir le pouvoir nécessaire pour les chasser une fois invoqué, et on pouvait donc se retrouver avec un esprit qui nous hantait continuellement. Aussi je ne devais jamais divulguer ce qu'ils me disaient à moins qu'ils ne le demandent expressément. J'appris également qu'il y avait autant de médiums que de spécialité de médecine : médium clairvoyant, clairentendant (ex : Jeanne d'Arc), christique (comme ma famille éloignée de Britista), médium à inspiration, à table tournante, écrivain, peintre, à planchette, parlant etc etc. En ce qui me concernait et selon mes expériences j'étais clairentendante et clairvoyante.

Quand l'excitation de la découverte de mes pouvoirs fut légèrement retombée (légèrement car j'étais maintenant dans un état si..illuminé et féérique que j'avais l'impression de ne plus toucher le sol, ou du moins que la partie triste en moi ne touchait plus sol), je me rappelais que plusieurs choses me dérangeaient.

Tout d'abord le flippage de ma mère concernant mes amis n'avait pas été élucidé, puis mon rêve. J'avais pensé un moment en parler avec Farrel, lui demander s'il était au courant de quelque chose, mais j'abandonnais cette idée. Surtout après qu'ils m'aient dit que la parole d'un esprit était un secret.

J'essayais donc de faire mes propres recherches.

Les deux Draculas avaient été notablement absents ces derniers jours, ayant la délicatesse de nous laisser moi et ma mère rattraper le temps perdu. Ils étaient soi disant partis en voyage en Sibérie ou un autre pays en ie, mais franchement je m'en fichais. Je frissonnais juste d'horreur à la pensée des pauvres innocents qui étaient sur leur passage. Tout cela me faisait penser que je n'allais vraiment pas m'éterniser ici, quitte à être avec des vampires je préférais mille fois mieux être avec les Cullens.

J'entrais dans la pièce la plus moderne du château. Un grand salon avec écran et ordinateur géants. Le genre d'objets que j'imaginais ne jamais être utilisé mais dont la présence signifiait la relative richesse des occupants. Il y avait des énormes tableaux gothiques, dark et flippants aux murs. Le genre d'images dont une certaine poésie vous fascine mais dont l'obscurité vous fait faire un mouvement de recul.

Je m'assis devant l'énorme Mac et cherchais sur internet le mot que j'avais vu inscrit dans l'herbe dans mon rêve. Mais ma recherche fut des plus infructueuses, Calion tel qu'il était écrit ne ramener à rien, avec un Y il renvoyait à une banque et je doutais qu'un esprit veuille me parler d'une banque. Je surfais un petit peu, me renseignement sur mes pouvoirs puis j'éteignis l'ordinateur, frustrée. Décidément Internet n'avait pas réponse à tout. Et d'un autre coté je ne savais pas quoi chercher. Calion. Calion. Était-ce une ville ? Un prénom ? Une référence ? Je répétais le mot à haute voix essayant d'y trouver une signification. Je séchais et ça m'énervait. Je savais pour sur maintenant qu'il fallait creuser et persévérer car il y avait toujours une explication aux choses étranges.

Je me levais vers la fenêtre pour m'aérer les idées. En regardant l'extérieur, j'eus une étrange impression de déjà vu. J'avais déjà été ici, regardant ce jardin par cette fenêtre. Ce n'est que quand je l'aperçus que je me souvins que c'était justement dans mon rêve.

Elle était là, accroupie dans l'herbe.

J'eus la mauvaise impression d'être enfermé dans un cauchemar.

La pièce prit un mauvais angle quand elle se retourna vers moi et rejoua la même scène. J'attendis.

Bien sûr je ne me téléporta pas.

Je me pinçais.

J'étais réveillé.

Je me précipitais à l'extérieur du château.

-Où vas tu ? me demanda ma mère.

-Me promener...dans le jardin balbutiais-je en dévalant les gigantesques marches de marbres.

-Fais attention, ne t'éloigne pas.

-Ne t'inquiète pas criais-je. Enfin j'espère que tu n'aura pas à t'inquiéter chuchotais-je pour moi même.

Arrivée dehors je contournais la bâtisse en recherchant la fenêtre de la pièce où je me tenais. C'était le même angle de château que dans mon rêve. Au bout de quelques foulées, je la retrouvais. La fenêtre. Mais également la femme.

Toujours accroupie. J'inspirais un bon coup et m'approchais lentement d'elle. Mon cœur tambourinait dans ma poitrine et mes mains étaient devenue moites. J'étais maintenant au dessus d'elle. Elle ne se retourna pas.

-Qui êtes vous ?

Ma voix n'avait pas été aussi ferme que je l'aurai voulu, elle s'envolait dans des trémolos.

Pour toute réponse, elle se releva, tourna lentement la tête vers moi mais sans complètement se dévoiler, ses longs cheveux m'empêchant de voir son visage. Puis elle commença à s'éloigner, m'indiquant d'un doigt l'inscription dans l'herbe. J'étais sur le point d'objecter quand j'entendis une voix, sa voix, légère comme un murmure, un souffle dans le vent : quand tu verra l'anneau de ta mère dans les sous bois, tu l'appellera...

-Quoi ?

Mais elle avait disparue. Comme si le murmure de sa voix l'avait emporté. Punaise je détestais les charades !

-Lexie ?

Je sursautais en me retournant. Ma mère.

-Qu'est ce qui t'arrives ?

-Je...ne sais pas...

Je baissa les yeux pour voir avec étonnement qu'il n'y avait plus rien inscrit dans le sol. L'herbe était intacte.

-Est ce que tu vas bien ?

Je secoua la tête pour me ressaisir :

-Oui je pense.

La charade n'arrêtait pas de tourner dans ma tête, j'allais devenir folle. Je jetais un coup d'œil au doigt de ma mère pour n'y voir aucun anneau.

-Oui je l'ai enlevé dit-elle : j'espère que ça ne te choque pas trop...

Je la regardai perplexe.

-Mon alliance ?

-Oh ! Oh ! M'exclamais-je comprenant en fin de quoi elle parlait : Oui..je..non...non à vrai dire ça ne me choque pas tant que ça. Compte tenu des circonstances.

-Farrel m'a dit que tu comptais repartir aux Etats-Unis.

-En effet répondis-je fermement, distraite un moment de l'épisode « charade » par l'idée de retrouver Seth.

-Je ne peux pas t'en empêcher, je n'en ai pas l'intention. J'ai juste une demande à te faire.

J'hochais la tête curieuse de l'entendre.

-Je ne suis vraiment pas rassuré de te savoir seule la-bas entourée de vampires et de loups garou.

-Maman la coupais-je : je ne suis pas seule, je suis très bien entourée. Les Cullens sont gentils et les loups aussi. En plus ce ne sont pas des loups garou mais des animorphes, ce qui change tout.

-Animorphe ? Mmmhmm d'accord mais les Cullens ils ont beau être gentils ils restent des vampires...

-Ils se contrôlent, j'ai dormi chez eux pendant des jours sans que rien ne se passe, vraiment tu n'a aucune raison de t'inquiéter.

-Demande moi de ne plus respirer, ça reviendra au même ! S'écria t-elle en fronçant les yeux.

-Que veux-tu que je fasse ?

-Il n'y a pas d'hôtel dans cette jolie bourgade ?

Je lui lançais un regard perplexe et amusé. Je ris franchement quand je vis qu'elle était sérieuse :

-Tu exagères ! Est-ce que tu les vois m'attaquer ou quelque chose comme ça ?

-Tu sais bien que je ne vois pas les choses comme cela, ce n'est pas pour autant que je n'essayerais pas de les éviter.

Je la regardais, consciente que la seule façon de l'apaiser et de terminer cette conversation était de la rassurer en acceptant sa demande.

-D'accord, si c'est la seule chose que tu veux, mais tu payes.

Elle sourit : « Tu va devoir utiliser ton argent de poche quelques jours ma chérie, tu n'aura réellement accès à l'argent de ton héritage qu'à tes 18 ans. »

18 ans ?

Je ne m'étais même pas rendu compte que j'allais bientôt avoir 18 ans. Comment pouvais t-on oublier une date pareille ? Compte tenu des évènements qui m'arrivaient j'avais des circonstances atténuantes en ce qui concernait les choses « normales » de ma vie de jeune fille. Mais dans moins de 2 semaines j'allais atteindre cette borne. Et donc faire ce que je voulais. C'est-à dire, en l'occurrence, dormir où je voulais.

-Je ne sais pas si je te verrais le jour J, je profite que tu sois là pour t'offrir mon cadeau...

-Tu es mon cadeau. Tu es vivante lui dis-je en la serrant dans mes bras. Rien ne pourra surpasser ça.

Elle me serra tendrement et me chuchota des je t'aime entrecoupés de baisers.

-Maman ?

-Oui ?

Je devais essayer d'en savoir plus :

-Tu ne veux toujours rien me dire sur ce que tu as vu dans la photo de Jacob et Ness ?

Elle se détacha et me tint à portée de bras.

Elle plissa les yeux, puis caressa doucement ma joue :

-Beaucoup de choix sont encore à faire, d'eux dépendront la vie ou la mort.

Je crus apercevoir un voile de tristesse passer dans ses yeux.

-Finalement, dit-elle un léger sourire atteignant ses yeux : c'est sans doute une bonne chose que tu sois entourée de loups, si leur but est de protéger les humains...

Est ce que quelqu'un allait se décider à me parler clairement ??!! Sans utiliser des tournures de phrases mystérieuses ?

-Je suis en danger ? demandais-je le souffle court.

-Lexie...tu es entourée de vampires...! dit-elle doucement entre sourire et consternation : ta mort était prévue le jour où tu en as rencontré un !

Mes yeux s'agrandirent de stupeur. Je ne voulais plus lui parler, à chaque fois elle me sortait des trucs flippants !


Le moment du départ arriva. Le manque de Seth prenait clairement le dessus sur la joie des retrouvailles avec ma mère.

Et bizarrement je n'étais pas si triste de la quitter, car il y avait dans le château, contrairement à chez les Cullens, une ambiance assez déstabilisatrice.

Les Draculas qui étaient revenus de leur voyage, se tenaient à l'écart pendant que ma mère me disait au revoir.

Après m'avoir serré et resserré dans ses bras, embrassé une dizaine de fois, elle planta ses yeux bleus foncés dans les miens.

-Ne crains jamais tes pouvoirs, tu m'entends, jamais. Fais-en une force, pas une faiblesse. Une force pour aider les autres et non une faiblesse qui causerait du mal aux gens que tu aimes.

Je saisi, par l'intensité de son regard et le ton de sa voix, à quel point elle regrettait de s'être suicidé. A quel point elle regrettait de ne pas avoir été assez forte pour supporter son pouvoir et rester avec nous. A quel point elle ne voulait pas que je fasse la même erreur qu'elle.

-D'accord.

Je me rendis compte que ma réponse n'était pas seulement pour la soulager, il y eu comme une résonance en moi. Quelque chose qui s'installait profondément dans mon être, dans ma tête. Comme si je m'étais définitivement réconcilié avec une partie de moi-même.

-Et Ben ?

-Il ne doit pas savoir, du moins pas maintenant...tu imagines le choc.

-Est ce que ce serait pire que de vivre sans sa mère ?

-Je veux le protéger Lexie, ce n'est pas dans son intérêt de savoir que j'existe...tel quel, ni qu'un monde comme celui-ci existe.

-Je comprends...et Perry ?

J'étais un coup d'oeil à Vladimir.

-Je ne pense pas qu'il serait assez ouvert d'esprit pour m'accepter...de plus Vladimir est mon compagnon maintenant.

J'haussai les sourcils, pas sure de quoi penser. Je fis un léger signe de la main aux Dracula, qui penchèrent synchroniquement la tête en retour puis pris place dans la voiture à coté de Farrel.

Telle une enfant, je fis des au revoir de la main jusqu'à ce que je ne puisse distinguer la silhouette de ma mère.

-Pourquoi est-ce que je me sens si soulagée de partir ? Soupirais-je.

-Sans doute car tu sais au plus profond de toi que ta place n'est pas ici...

-Je dois rester à Forks pensais-je à voix haute, me rappelant les paroles d'Ephraim Black.

Je détournais mes yeux du château pour les porter sur lui. Il avait une mine souriante avec un brin de malice que je ne lui connaissais pas.

-Tu es plutôt supporter de Seth, hein ?

-Je dois avouer que le fait que tu ai voulu rester avec lui au lieu de suivre ton bon vieux et loyal majordome m'a tiqué quand j'étais chez les Cullens, sans parler de son attitude protectrice avec toi. Pourtant il t'a laissé partir sans rien dire...

-C'est parce que je le voulais, je voulais partir. Je devais savoir. Et il a compris.

Il acquiesça : "Ça va lui faire très plaisir de te revoir."

Je souris, la joie de nos prochaines retrouvailles m'envoyant des chocs électriques dans tout le corps.

« Même s'il reste un détail à voir »

-Oh non...commençais-je à râler.

-Non. Sur ce coup je suis d'accord avec ta mère. Je ne suis pas très rassuré que tu dormes chez les Cullens, mais bien sur je ne vais pas te dire d'aller chez ton copain. Même si cela se fait ces jours-ci.

Je tournais ma tête vers lui et arqua les sourcils :

-Donc tu proposes quoi ?

Sans doute qu'il avait un meilleur compromis que ma mère.

-Je ne sais pas, c'est toi qui tiens à rester à Forks, à toi de trouver une solution.

Je réfléchis quelques secondes :

-Le grand père de Nessie, il est 100% humain, il vit en ville. C'est le chef de la police. Elle m'avait proposé de rester chez lui au tout début.

Bien sûr que je n'avais aucune intention d'aller dormir chez Charlie Swan, dès que mon ancêtre aurait le dos tourné je retournerais chez les Cullens avec Nessie.

-Ah bon ? Tu crois qu'il serait d'accord ?

-Oui, on s'est déjà rencontré, il est gentil et puis il ferait n'importe quoi pour sa petite fille et il sort avec la mère de Seth donc...

Il sembla considérer les arguments.

-Tu penses vraiment que ta place est la bas ?

-Oui Farrel répondis-je d'un ton ferme.

Finalement il hocha la tête de coté :

-Bien, ça me semble correct.


Vous savez quoi ? Vos reviews m'ont manqué lol, donc vous savez ce qu'il vous reste à faire.

Ah oui aussi merci de répondre aux questions qui seront utiles pour la suite de l'écriture. Merki !