Salut tout le monde !
Vous n'imaginez pas ma joie lorsque je découvre que cette fiction a de plus en plus de nouveaux lecteurs ! Ainsi que celle de retrouver ma TEAM de fidèles à chaque chapitres. MERCi à tous ;D
LegolasKili : enthousiasme contagieux !
SweetMaya : Bah merci beaucoup, je suis très touchée ! Bienvenue à toi :)
Neiflheim : Merci !
Sakiie-chan : Héhé ! (L)
amaris12345 : Thanks !
Miluzine96 : OMG j'adore ta façon de réfléchir, tu aurais pu écrire cette fic' ;)
Azria : Je m'en voudrais de provoquer la mort de mes lectrices =O !
marielegolas : oui, j'aime ça MOUAHAHA
Waina : ton vœu est exaucé ;)
Ebene (off-line) : concernant les crabes, c'est une très bonne question ! Malheureusement je ne dispose pas des connaissances scientifiques nécessaires pour y répondre... Mais j'aime manger du crabe au bord de la mer, si ça t'intéresse.
Hinata : Merci à toi, et toutes les réponses à tes questions arriveront très bientôt !
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La semaine dernière, la gagnante était Neiflheim ! (une petite nouvelle en plus héhé)
question : Si tu devais trouver une façon originale pour un des personnages de mourir (mais genre très originale, dans le monde du seigneur des anneaux bien sûr) laquelle ce serait ?
réponse :
Et pendant ce temps là dans le Mordor...
Frodon est au pied de la Montagne de Destin. Après des mois éprouvants à traverser la Terre du Milieu, il touche enfin au but. Plus que quelques dizaines de mètres, et le sort des peuples libres sera joué... Il marche résolu, les yeux braqués vers le porche sombre. C'est pourquoi il ne voit pas la peau de banane trainant sur le sol poussiéreux. Son pied droit s'enfonce dans le reste gluant du fruit. Celui-ci glisse sous le poids du Hobbit. Frodon est déséquilibré et tombe en arrière.
Pendant un instant, une pensée l'effleure :
"Si j'avais mis des Nike, cela ne serait probablement pas arrivé."
Sa nuque craque bruyamment. Peu de temps après, Sauron gagne la guerre, recouvrant de toute son ombre la Terre du Milieu.
Quelque part dans les Montagnes Blanches...
Un ronronnement bruyant résonne entre les sommets enneigés. Un bolide passe à toute allure, envoyant de la neige autour de lui. A bord, Mario rigole encore de sa dernière blague en mangeant le reste de ses bananes.
Moralité : toujours regarder où on met les pieds !
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La gagnante de cette semaine est Hinata !
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Passons aux choses sérieuses... Bonne lecture !
Chapitre 38 : Trahison
Le rejet.
L'ivresse s'est estompée, laissant mon corps cassant comme du cristal, que je traine péniblement à travers les couloirs sombres. Les premières nausées m'envahissent alors que
la honte s'insinue peu à peu dans mes veines. Je dévale les escaliers dans la pénombre du château, trébuchant presque, cherchant un refuge. Je finis par ouvrir une porte au hasard et m'introduis dans une pièce sombre. Je referme la porte avec violence. Secouée, je m'appuie contre le mur le plus proche et me laisse glisser jusqu'au sol. Ma peau brulante et suante accueille la froideur des pierres avec soulagement. D'un geste inconscient, je frôle mes lèvres encore humides et avides du bout des doigts. Je revois clairement défiler les événements d'i peine quelques minutes.
Les lèvres de Legolas sont posées sur les miennes. Douces et chaudes. Un baiser chaste calmant mon corps en feu. Et tout à coup, plus rien. Je rouvre les yeux alors que son visage s'éloigne du mien. Je saisis le tissu soyeux de sa tunique et tente de m'approcher à nouveau de lui mais suis bloquée par une pression sur mon ventre. Ne comprenant pas, je baisse mon regard et distingue une de ses mains pâles posée sur moi, m'empêchant d'avancer. Lorsque je relève mes yeux confus dans sa direction, ses joues sont rouges et son regard fuyant. Sa voix gênée perce le silence pesant :
- Anna...
Stop.
Il n'a pas besoin d'en dire plus. Je sens déjà les sueurs froides dégouliner le long de mon dos et secouer mon corps.
Le rejet.
Un faible tintement me sort de ma transe.
Je relève péniblement mon visage du sol. La lumière de la lune entre par une fenêtre creusée dans le mur épais et éclaire en partie la pièce. Je découvre alors que je me trouve dans une chambre. Et pas n'importe laquelle aux vues du bâton blanc, qui est posé contre l'un des murs. La chambre de Gandalf. Tout est calme et immobile. J'ai dû rêver. L'alcool me joue encore des tours. Je m'apprête à me rallonger quand un nouveau tintement plus clair résonne à nouveau.
Intriguée, je me redresse tant bien que mal. Une fois debout, je suis obligée de m'appuyer contre le mur le plus proche pour ne pas m'écraser de nouveau par terre. Je masse mon crâne vigoureusement pour me remettre les idées en place.
- Anna...
Aussitôt, je jette un regard dans la pièce, alerte, à la recherche de la source du chuchotement. Mais il n'y a personne. Je suis complètement seule.
Ça devient flippant...
Une légère brulure se fait alors ressentir à mon doigt. Narya semble scintiller faiblement. Un tintement retentit à nouveau et n'y tenant plus, je commence à fouiller la pièce, nauséeuse. Un tissu foncé posé sur le lit attire mon attention. Quelque chose me pousse à m'en approcher. Une force invisible. Mes doigts effleurent le tissu laineux, et je reconnais la cape grise de Gandalf. Je sais qu'il faut que je la soulève. Je vérifie que la pièce est bien fermée avant de saisir la cape d'une main. Je l'ôte délicatement. Un tintement sonore résonne alors dans la pièce et une onde puissante semble parcourir mon corps, de la tête aux pieds. Un éclair rougeoyant s'échappe de Narya, m'éblouissant. Mes yeux mettent quelques secondes à se réhabituer à l'obscurité et j'arrive enfin à distinguer la source de ma curiosité. Là, sous mes yeux, se trouve le Palantir.
A la vue du globe sombre, la même sensation que celle ressentie à l'Isengard m'envahit. Il faut que je le touche. Mes mains se ruent dessus et englobent la sphère lisse. Sa fraicheur et sa douceur me surprennent. Très vite, le cœur du globe semble flamboyer. Une lueur orangée envahit la pièce et s'intensifie progressivement. Je suis comme envoûtée par le Palantir. Mes yeux ne peuvent le quitter. L'œil apparaît alors. Une sensation pesante m'assaille, mêlée d'un désir moite de me fondre dans ces flammes. Je le sens me fixer, observer mon visage et mes pensées. Je ne sais pas combien de temps s'écoule tandis que nous nous observons dans le silence de la nuit.
- Anna...
Je suis happée par la voix sourde qui semble parcourir la moindre parcelle de mon corps, comme une vague puissante.
- Enfin… ! Enfin nous nous rencontrons. Longtemps je t'ai cherché...
Je ne comprends pas.
Je le sens alors l'œil fouiller mon esprit. Il semble piller mon âme, pour tout savoir.
Il va me tuer !
- Te... tuer ?
Je n'ai pas parlé à haute voix et pourtant l'œil me répond. La panique m'envahit mais très vite une onde rassurante m'irradie tout le corps, détendant mes muscles.
- Pourquoi t'aurais-je mené jusqu'ici si telle était mon intention ? Me demande-t-il d'une voix doucereuse.
Ces simples mots me font l'effet de plomb en fusion venait de s'infiltrer entre mes côtes. J'ai soudain l'impression de friser l'asphyxie. Ma venue... est l'œuvre des Valar !
Je ne comprends pas.
- Croyais-tu vraiment que ta venue était du fait des Elfes ou de ce magicien de pacotille ? Me demande l'œil d'un air soudain moqueur.
Oui...Narya est un anneau elfique...
- Je suis le seul à détenir ce pouvoir ! Le seul qui puisse te renvoyer d'où tu viens. N'as-tu pas envie de... le revoir ?
Les flammes formant l'œil se séparent soudain et une silhouette humaine apparaît alors nettement au centre. Elle semble s'approcher. Mon cœur rate un battement. C'est Jack ! Il est juste en face de moi, à quelques centimètres, entouré d'un halo blanc... Plus réel que dans tous les souvenirs que j'ai de lui. Il est à la fois si proche et pourtant si loin. Mon cœur tambourine dans ma poitrine, j'ai l'impression que je vais exploser. Et alors ses yeux se plantent dans les miens. Je n'ai qu'à tendre le bras pour le toucher...
- Je t'offre un choix, intervient la voix sourde alors que l'image de Jack disparaît dans les flammes et que l'œil se reforme, braqué sur moi.
Haletante, je focalise toute mon attention sur ses paroles.
- Rejoins-moi en Mordor et accomplis ton destin ! Rallie-toi à l'Ombre et je te récompenserai !
Une vague de plaisir parcourt alors mon corps.
- Ou reste avec ces races condamnées et meurs avec elles !
La vague s'estompe et des images de guerres apparaissent dans les flammes. Je vois le peuple des hommes se faire massacrer. Des cadavres s'entassent par centaines sur les champs de bataille alors que des incendies ravagent les alentours. Tout à l'air si réel...
Pitié, arrêtez...
- Fais ton choix.
Les images continuent de défiler. Je hurle. De toutes mes forces.
Pitié !
Et alors, tout s'arrête. Je suis aveuglée et me sens projetée à terre. Mon corps heurte durement le sol et ma tête tape contre la pierre froide. J'étouffe un gémissement de douleur. Ma vision se trouble, et j'ai tout juste le temps d'apercevoir une petite silhouette tenir le Palantirrougeoyant entre ses mains.
Pippin...
Lorsque je reviens à moi, l'agitation règne dans la pièce. Je rouvre péniblement les yeux. Un lourd mal de crâne m'empêche de voir clair. L'obscurité est revenue. Je hisse en gémissant mon corps meurtri en position assise.
- Anna !
Je reconnais bien vite la silhouette d'Aragorn, elle aussi couchée à terre, se relever et se diriger vers moi.
- Crétin de Touque ! S'écrie Gandalf derrière nous.
L'angoisse m'envahit alors que le Rôdeur m'aide à me relever. Mes jambes sont flageolantes. Je suis en état de choc. Des larmes silencieuses coulent le long de mes joues tandis que je m'efforce de ne pas vomir. A quelque mètres, Pippin est allongé, immobile. Nous nous approchons doucement du Hobbit. J'ai l'impression d'être sur pilotage automatique et de ne plus rien contrôler. Le magicien semble inquiet. Il pose délicatement sa main sur son front et murmure quelques paroles incompréhensibles. Tout à coup, Pippin semble revenir à lui.
- Regardez-moi, ordonne alors Gandalf.
- Gandalf, pardonnez-moi...
- Regardez-moi ! Qu'est-ce que vous avez vu ?
- Il y avait un arbre blanc... dans une cour pavée... L'arbre était mort. La cité était en feu.
- Minas Tirith ? C'est ce que vous avez vu ?
- J'ai vu... Je l'ai vu Lui ! J'ai entendu sa voix à l'intérieur de ma tête.
Un frisson me parcourt l'échine en entendant les paroles de Pippin. L'œil...
- Que lui avez- vous dit ? Répondez !
- Il m'a demandé mon nom, je n'ai rien dit. Il m'a brutalisé...
- Qu'avez-vous dit à propos de Frodon et de l'Anneau ?
- Rien ! Rien du tout !
- Très bien, lâche alors Gandalf dans un soupir avant de remettre le Hobbit sur ses pieds. Comment êtes-vous arrivé là ?
- Je... Je ne sais plus. Je me souviens être à la fête et... tout à coup les flammes sont apparues et... l'œil...
- Et vous, Anna ? Que faites-vous là ? Demande alors le magicien en me regardant pour la première fois dans les yeux.
Je sens le rouge me monter aux joues alors que je suis toujours en pleine confusion. Heureusement, il fait sombre. Je ne peux pas lui dire.
- Je... J'ai vu de la lumière sous la porte et... lorsque je suis entrée, Pippin tenait cette chose. J'ai voulu lui retirer des mains, mais j'ai été projetée contre le mur...
Je sens mon pouls battre dans mes tempes tandis que je déballe mon mensonge au magicien. Je ne peux pas lui avouer les paroles de Sauron. Du moins, pas tout de suite. Je suis trop confuse. La nausée ne m'a pas quittée et j'ai vraiment besoin de sortir d'ici...
- Très bien, soupire le magicien. L'aube ne sera là que dans quelques heures, et alors nous aviserons de la situation avec le roi. Pour l'heure, allez tous vous reposer. Aragorn, pouvez-vous reconduire ce fouineur dans son lit ?
Le Rôdeur acquiesce et attrape Pippin, toujours hagard, par l'épaule. Nous quittons tous trois la pièce en silence. Je rejoins alors rapidement ma chambre, prête à m'effondrer.
Je referme doucement la porte, et me laisse à nouveau glisser sur le sol. Je tente laborieusement de ramener de l'ordre dans mes pensées. Je tente de clarifier mes idées, mais c'est impossible. Il n'y a rien de pire au monde que le sentiment nauséeux d'avoir été trahie. Ils m'ont promis de m'aider. Que j'étais là pour eux. Qu'ils m'avaient amenée ici. J'ai accordé une confiance sans bornes aux Elfes, à Gandalf, et à leurs foutus Valar. Mais j'ai eu tort !
Tout se mélange dans ma tête. Le rejet de Legolas, la honte ressentie par la suite, mon cœur qui se brise de plus en plus... Je l'ai trahi. Jack.
L'alcool a, à présent, totalement quitté mon corps. Je sens mes os percer ma peau sur les dalles froides. Je me coince en chien de fusil et repasse des dizaines de fois la façon dont les événements se sont combinés, sans que je ne me rende compte de rien. Je cherche à quel moment tout est parti en vrille.
Et alors, une pensée me traverse l'esprit : comment aurais-je pu arriver jusqu'ici si Sauron avait vraiment prévu de me tuer ? Je me revois alors à Amon Hen, mon cou prêt à craquer sous la poigne puissante de l'Uruk Hai. J'étais à deux doigts de mourir mais il m'a relâché. Et cet orc, dans le Rohan qui, une fois tombé de son Warg, a semblé me reconnaître. C'est évident. Tout s'éclaire maintenant. Je devais rester en vie. Pour son maître. Je jette un bref regard à Narya. Tout vient de là. Bien que je ne comprenne pas comment cela peut-être possible. La culpabilité que je ressens face à mon aveuglement me ronge. Tout paraît logique à présent.
Je voudrais juste partir...
Alors, pour me punir, je me replonge dans les souvenirs douloureux de la réalité. Inutile d'avoir les pensées claires, il suffit de repenser au visage de Jack. Je grimace sous la violence de mes sentiments. Sous la douleur de la trahison, du manque et du désespoir. Je me mets à transpirer et tente de m'échapper, mais je suis trop accablée par la fatigue et l'humiliation pour y arriver. Alors je continue à m'infliger cette douleur. Et j'en sors vidée.
Fin du chapitre.
Nous entrons dans les heures sombres de cette fiction...
J'espère que vous serez toujours au RDV !
