Bien le bonsoir! Ouah, j'ai pas la tête à l'endroit, j'ai failli publier sans mettre de note d'auteur! Comment vous remercier du temps que vous passez à lire cette fic et à laisser des commentaires si je ne mets pas de note?!

Alors, comme promis, voici un chapitre relaxation et lourd en Hiccstrid. Mais vraiment lourd, et dégoulinant (j'ai cru que j'allais être malade tellement c'est fleur bleue...). J'espère que vous n'en serez pas trop dégoûtés.

Pas grand-chose d'autre à dire, alors comme d'habitude : merci pour vos commentaires et votre soutien! Bonne lecture!


Malgré toutes les nouvelles informations à communiquer au Conseil, aucune session ne peut être programmée dans l'immédiat. Les funérailles pour Chaume, dont le corps a été récupéré, prennent place dès le lendemain matin et le second de l'ancien chef est envoyé chercher le fils de Chaume. De ce fait, les sessions du Conseil sont suspendues jusqu'à l'arrivée du nouveau chef de la tribu des Pailles, Hasson. Harold en profite donc pour retourner à la Vallée, où il peut être au calme, afin de maîtriser son nouveau don. Astrid et Krokmou restent avec lui, dans l'enclave, afin de l'aider. Le jeune viking progresse assez rapidement et découvre qu'il peut combiner ses trois dons sans problème, ce qui lui offre une assez large panoplie de capacités.

Environ une semaine après les événements de l'île des démons, Harold et Astrid sont dans la Vallée près de la caverne abritant la forge. Harold prend une pause de son entraînement et en profite pour réparer les boucles de la selle d'Astrid qui commencent à montrer des signes d'usure. Ils discutent tranquillement quand des bruits de pas se font entendre à l'extérieur. Sortant de la cave, ils tombent nez à nez avec Rustik, les jumeaux et Varek. Ce dernier adresse un signe de la main à Harold et Astrid puis s'éloigne de quelques pas pour rejoindre Bouledogre qui est arrivée en vitesse en entendant son partenaire viking. Rustik et les jumeaux, en revanche, restent plantés devant la caverne.

- Qu'est-ce qu'on a là? demande Rustik d'un ton moqueur. Un inutile qui tente de se rendre utile?

- Euh, c'est pas impossible, ça? questionne Kranedur en se grattant la tête.

- Bien sûr que si, imbécile, répond Kognedur, c'est juste pour rire!

- Ah! D'accord! J'avais compris, c'était juste pour voir si toi, tu avais compris.

- Mais ouais, je vais te croire.

- Vous pouvez pas aller ailleurs? demande Astrid. Si nous sommes ici et non au village, c'est pour avoir la paix.

- Oh, allez, Astrid, dit Rustik, tu sais bien que je te manque, c'est pour ça que je suis venu te secourir de la compagnie ennuyeuse de l'autre raté.

- Le seul raté que je vois ici, c'est toi, réplique la viking blonde. Va voir ailleurs si j'y suis.

- D'accord, on y va! s'écrie Kranedur en commençant à s'éloigner.

- Oh, l'abrutit! crie Kognedur. C'est une expression! Comment veux-tu qu'elle soit ailleurs si elle est ici?

- Euh... Je sais pas... Ah si, attends! Elle a déguisé Tempête pour qu'elle lui ressemble, comme ça, on croit qu'elle est ailleurs! Au fait, c'est où ailleurs?

- Excellente question, Kranedur, dit Harold. Si tu allais mener ton enquête pour trouver son emplacement? Tu pourras revenir nous dire où c'est quand tu l'auras trouvé.

- Ouais, j'y vais tout de suite!

- Reste ici, tête de yak, il se moque de toi! lance Rustik en accordant un regard ennuyé au jumeau.

- Vraiment?

- Oui, répond sa jumelle. Ça t'arrive de réfléchir de temps en temps?

- Non. Pourquoi tu voudrais que je me fasse mal?

- T'aime pas la douleur?

- La physique, oui. Celle dans la tête, non. C'est trop pénible parce que ça m'empêche d'avoir de nouvelles idées pour créer le chaos.

- Ah, tu as raison sur ce coup, concède Kognedur en croisant les bras et en hochant la tête. Et comme tu n'as pas souvent raison, ça mérite une récompense. Coup de tête!

Les jumeaux s'éloignent l'un de l'autre puis se foncent dessus. Un grand bruit métallique retentit quand leurs casques s'entrechoquent. Ils tombent au sol avec le regard vitreux et de grands sourires.

- Trop biiiiien, disent les jumeaux en chœur.

- Mais quels idiots, ces deux-là, se lamente Rustik en secouant la tête.

- C'est certainement pour ça que tu traînes tout le temps avec eux, dit Harold.

Le jeune viking est retourné dans la cave pour poser ses outils et les boucles de selle puis est revenu pendant que les jumeaux faisaient leur comédie. En entendant le commentaire de son cousin, Rustik se tourne vers lui et arbore un air supérieur.

- Au moins j'ai quelqu'un avec qui traîner, pas comme toi. Qui voudrait passer du temps avec un nul comme toi?

- Moi, répond Astrid en fronçant les sourcils. Et ne t'avises plus jamais de la traiter de nul ou autre insulte dans le même genre. Si tu le fais, tu auras droit à une rencontrer très rapprochée avec ma hache.

- Astrid, ta hache n'est pas faite pour couper des idiots, reproche Harold, réserve-la pour quelque chose de plus important.

- Oh, bien sûr, pardon. Je me suis laissée emporter.

- Si tu veux vraiment le remettre à sa place, je peux te prêter un marteau de la forge, propose le jeune viking en souriant.

- Non, je suis certaine de pouvoir me débrouiller à mains nues.

- Astrid, arrête de parler avec lui, tu vas finir par devenir aussi ennuyeuse que lui, gémit Rustik. Je ne veux pas que ma future épouse soit ennuyeuse.

- Qui est ta future épouse? demande Astrid d'un ton menaçant.

- Toi. Tu es la plus belle et la plus forte, tu dois donc épouser le plus beau et le plus fort. Et puis mon oncle ne va pas tarder à se rendre compte que je ferais un bien meilleur chef qu'Harold. Il va me désigner héritier, c'est sûr. Et en tant que futur chef, il me faut une épouse digne de ma position. Qui de mieux que toi, pour moi?

Astrid étrécit dangereusement les yeux et semble prête à bondir sur le jeune mais elle s'arrête brusquement et se met à sourire.

- Où avais-je la tête? Par les dieux, tu as tout à fait raison! Un futur chef se doit d'avoir une épouse à sa hauteur! Merci de me l'avoir rappelé.

- Tu vois? Tu te rends enfin compte que ta place est à mes côtés! jubile Rustik.

- Qu'est-ce que tu racontes? demande Astrid, faussement étonnée.

- Eh bien, je vais être le chef quand mon oncle se retirera, donc tu seras ma femme. Tu viens de le dire!

- Oh, je pense que tu t'es trompé quelque part. Je veux bien devenir l'épouse du futur chef, mais il n'a jamais été question que ce soit toi. Jusqu'à preuve du contraire, Harold est toujours l'héritier de la tribu. Et Stoïck ne semble pas du tout disposé à le priver de son droit de naissance et à passer le titre à quelqu'un d'autre. De ce fait, selon ta logique, je suis la future épouse de l'héritier, n'est-ce pas Harold?

- Tout à fait. Mais rassure-moi sur un point : tu ne veux pas m'épouser juste à cause de mon titre?

- Absolument pas, répond Astrid en approchant du jeune forgeron. Tu as bien trop de qualités pour que je fasse l'impasse. Où pourrais-je trouver ce parfait mélange en une seule personne si ce n'est pas toi?

- Je te retourne le compliment, tu es unique. Que ce soit sur Berk ou dans le monde entier.

- Et comment peux-tu savoir cela? Tu n'as pas parcouru le monde.

- Pas besoin. Tu es bien trop particulière pour que quelqu'un d'autre t'égale.

- Oy, l'inutile! rugit Rustik. Éloigne-toi de ma fille et ne lui parle pas!

- Je ne t'appartiens pas, Rustik! réplique Astrid avec hargne. Et puisque tu sembles avoir du mal à comprendre, je vais devoir employer les grands moyens.

Astrid se retourne vers Harold, glisse une main dans sa nuque et le tire vers elle. Sans lui laisser le temps de protester, elle l'embrasse avec fougue tout en le maintenant contre elle. Au départ surprit, Harold se détend et glisse ses mains sur les hanches d'Astrid tout en approfondissant le baiser. Les jumeaux, qui viennent de se relever, tombent de nouveau à la renverse. Rustik reste figé sur place, la bouche grande ouverte, incapable de bouger. Varek se contente de sourire tout en grattant Bouledogre derrière une oreille. Quand Harold et Astrid se séparent, ils restent un moment à ce fixer dans les yeux en souriant. C'est Rustik qui les ramène à la réalité en laissant échapper un cri si aigu que quelques dragons dans le voisinage relèvent la tête, inquiets. Astrid se retourne pour lui faire face mais reste près d'Harold.

- Astrid! C'est quoi, ça?! Tu as perdu la tête?! Tu... Tu... Tu as embrassé Harold?! Tu es malade?!

- Je pense qu'il a encore quelques doutes, dit Harold en enlaçant Astrid par derrière alors qu'ils ignorent tous deux Rustik. Qu'en penses-tu?

- Tu as raison. Le pauvre est vraiment dur à convaincre.

- Tu as une solution à ce problème?

- Je pense que oui, répond Astrid en souriant. Assieds-toi.

Légèrement confus, Harold lâche la viking blonde et s'assoit au sol, contre la paroi rocheuse. Dès qu'il a étendu ses jambes, Astrid s'assoit sur ses genoux et se love contre lui. Harold lève un bras pour tenir Astrid par la taille. Rustik cesse ses protestations et regardent les deux jeunes vikings comme s'il n'en croyait pas ses yeux.

- Ah, c'est très agréable, dit Astrid en soupirant, nous devrions faire ça plus souvent.

- M'utiliser comme fauteuil ou rendre Rustik fou? demande Harold.

- Les deux.

- As... Astrid, parvient à articuler faiblement Rustik. Pou... Pourquoi tu fais ça? Il te menace? Il te fait payer les réparations de ta selle? Qu'est-ce qu...

- Mon pauvre Rustik, coupe Astrid, je pense que tu as du mal à comprendre. Alors avant qu'on en arrive au stade où je dois épeler chaque mot, tais-toi et écoute bien : Harold et moi sommes ensemble. Et depuis un petit moment déjà.

- C'est faux! proteste Rustik. Tu ne peux pas me faire ça! Je t'aime tellement! Et personne d'autre que moi n'est fait pour toi! Il n'y a qu'avec moi que tu seras une viking respectée!

- Je n'ai pas besoin du respect des autres si j'ai déjà celui de la personne que j'aime, réplique Astrid. Et ton affection enfantine et égoïste n'est pas de l'amour. Tu es trop puéril pour comprendre ce que ça veut vraiment dire d'aimer quelqu'un. De plus, je n'ai jamais eu aucun engagement envers toi, je peux donc te faire tout ce que je veux!

- Très bien parlé, gente-dame, félicite Harold en embrassant Astrid sur la joue. Vous savez plaider votre cause avec justesse.

- Merci bien, dit Astrid en retournant le baiser. Tu n'es pas mal non plus quand tu veux. Tu étais très impressionnant sur l'île des démons, quand tu donnais des ordres à tout le monde, même aux chefs. Tu avais l'allure d'un vrai chef, ça m'a donné des frissons. J'aimerais voir ça plus souvent.

- Tu aimes l'autorité? demande Harold en souriant.

- Si c'est ton autorité, je pense que j'en suis folle.

- Hum, je vais devoir travailler sur cet aspect, alors.

- Et toi? Tu aimes quoi chez moi? En attitude, je veux dire.

- Question difficile, tu es tellement fascinante. J'aime quand tu prend un air assuré et que tu agis sans hésitation. J'aime quand tu te défends tout en réduisant ton adversaire en bouillie, comme tu viens de le faire.

- Monsieur, vous êtes un charmeur.

- Non, gente-dame, je suis charmé. Votre prénom ne rend pas grâce à votre personne, que ce soit à l'extérieur ou à l'intérieur.

- Qu'est-ce que mon prénom a à voir là-dedans? demande Astrid surprise.

- Tu ne sais pas ce que signifie ton prénom?

- Non.

- Ça veut dire beauté divine. Et comme je viens de le dire, ta beauté n'a pas d'égale. Tes cheveux brillent comme de l'or, tes yeux s'illuminent comme la mer qui reflète le soleil, ton sourire éclaire même les coins les plus sombres. Et ta personnalité n'est pas en reste, même si tu as quelques défauts, qui font également partie de ton charme. Tu es vive et intelligente, espiègle quand tu le veux, optimiste et joyeuse. Tu sais aussi te montrer sérieuse et réservée, volontaire, attentionnée...

- C'est bon, tu peux arrêter! crie Astrid en plaquant une main sur la bouche d'Harold. Je ne pense pas que je serais capable d'en entendre davantage.

Harold sourit et lèche la main d'Astrid qui la retire vivement, surprise.

- Hum, tu as mangé du miel avant de me rejoindre à la forge, tout à l'heure?

- Oui, répond Astrid, ma mère en avait ouvert un pot. Il est délicieux, bien sucré.

- Je sais, tu en as encore un peu sur la main.

- Tu aurais pu me le dire plutôt que de le lécher.

- Ta réaction était trop amusante, je ne pouvais pas me priver d'une telle occasion. Et puis j'aime le miel.

- Si tu veux du miel, tu peux venir chez moi et je t'en donnerais. Avec une cuillère.

- Quel dommage, la cuillère va tout gâcher.

- Fais attention à toi, je n'aimerais pas que nos parents nous mettent un chaperon pour quand nous sommes ensemble. Ce serait absolument horrible.

- Ils peuvent essayer, Krokmou et Tempête sèmeront tous les chaperons du monde.

- Ah, pas bête. J'adore quand tu as réponse à tout.

- Tu adores beaucoup de choses, si je fais le total de tout ce que tu viens de dire.

- Et encore je n'ai pas fini, murmure Astrid en attirant Harold à elle pour qu'elle puisse de nouveau l'embrasser.

Les quatre autres jeunes assistent à l'échange avec diverses réactions. Rustik hésite entre rage et indignation, Kranedur s'ennuie et fait rouler des cailloux avec un pied, Kognedur ne lâche pas le couple du regard et écoute tout ce qu'ils disent, Varek est rouge et se cache derrière Bouledogre. Quand il est clair qu'Astrid et Harold ne semblent pas décidés à se séparer, Varek s'approche des trois autres doucement.

- Je pense qu'ils ont oublié notre existence. Nous devrions en profiter pour rentrer au village.

Les jumeaux hochent la tête, à contrecœur dans le cas de Kognedur, et Rustik cligne plusieurs des yeux et secoue la tête d'un air dégoûté.

- Par pitié, que quelqu'un mette fin à ma misère et me tue! J'ai l'impression de me noyer dans du sirop.

- Vu le contexte, tu te noies plutôt dans du miel, réplique Varek avec un petit sourire.