Bonjour à toutes et à tous!
Oui, nous sommes enfin en juillet et les examens sont enfin terminés, c'est donc le grand retour de cette fanfiction et je vais m'astreindre à écrire un peu plus rapidement la suite (entre tout ce que j'ai à faire).
Les derniers chapitres de cette partie sont corrigés (Merci à Polala) alors ils devraient apparaître d'ici dimanche.
En attendant je vous souhaite une bonne lecture avec ce chapitre et je vous dis à bientôt!
Chapitre 38 - Le Gardien du Secret
– Tu ne comprends pas James ?! Sirius Black trépignait. Un coup de bluff ! C'est un coup de bluff !
– Calme toi Patmol, lui répondit son meilleur ami.
– Mais c'est tellement intelligent ! continuait de s'énerver l'autre. Un sourire déformait le visage du jeune homme. C'est tellement évident que tu me choisiras pour eux que prendre Quedver c'est leur faire à l'envers ! Ils n'y penseront jamais ! Qui pourrait le croire ?!
James Potter souriait poliment devant son ami. Depuis quelques temps, il n'était plus aussi insouciant et désinvolte qu'il l'avait été par le passé. Depuis le naissance d'Harry tout avait changé. Il était responsable d'une nouvelle vie en plus de la sienne. Évidemment, il était également responsable de Lily, sa femme, mais c'était différent. Lily était capable de se défendre seule et elle l'avait déjà prouvé à maintes reprises lorsqu'ils avaient eu à se battre contre Voldemort. Sa femme était une lionne, une véritable Gryffondor. Et depuis qu'elle était devenue mère, elle était encore plus protectrice. En temps normal, il n'aurait eu aucun soucis à se faire et il aurait fait confiance à leur jeunesse à tous. Oui mais... les temps normaux étaient révolus depuis longtemps et Voldemort semblait avoir choisi de s'attaquer à eux en particulier. Bien sûr ce n'était pas une nouveauté. Il s'était déjà dressé contre lui à plusieurs reprises depuis qu'ils avaient rejoint l'Ordre du Phénix et les rangs de Dumbledore. Cette fois cependant, tout était différent. Dumbledore était venu leur dire qu'il était temps d'envisager un gardien du secret pour cacher leur existence aux yeux des autres. Quand ils auraient choisi la personne de confiance, leur maison de Goddric Hollow ne serait plus visible qu'à ceux qui auraient été mis dans la confidence.
Évidemment James avait tout de suite envisagé Sirius. Qui de mieux que son meilleur ami depuis ses onze ans et sa première rentrée à Poudlard ? Patmol avait été témoin de son mariage avec Lily, puis le parrain d'Harry... Il était la personne à qui il aurait confié sa vie, c'est pourquoi, quand Dumbledore lui avait dit qu'il leur faudrait choisir un gardien du secret pour protéger Harry de Voldemort, il n'avait pas hésité, il avait convoqué son meilleur ami.
– Calme toi Patmol ! dit-il un peu plus fort. J'avais pensé à toi parce que je sais que tu donnerais ta vie pour nous.
– Je suis prêt à le faire si c'est ce que tu veux, répliqua Sirius Black.
– Dumbledore nous a dit qu'il y avait l'un de nous qui était passé du côté de Voldemort...
Le visage de Sirius s'assombrit. Évidemment, il le savait. Depuis quelques temps il se demandait si Lupin était toujours aussi fiable. Son ami loup-garou, son camarade de dortoir... Personne n'ignorait que les loups avaient rejoint Voldemort. Pourquoi Lupin aurait-il été différent ? Peut-être un instinct primaire... Peut-être ce sentiment d'être rejeté de la communauté magique. Lupin était celui d'entre eux tous qui avait le plus de mal à faire face au monde des adultes.
– Tu crois vraiment qu'il a changé de camp ? murmura James.
– Il ne vient plus aux réunions de l'ordre, répondit Sirius comme si cette affirmation était catégorique sur la culpabilité de leur ami.
James hocha la tête. Il avait du mal à croire que Remus les ait trahis, mais qui d'autre ? Peter était toujours aux réunions. Peter qui tremblait de peur lors des confrontations avec les mangemorts mais qui était toujours là. Remus ne se présentait plus que de temps en temps. Il ne leur avait plus vraiment parlé depuis des semaines. Chaque fois il revenait plus pâle et plus abîmé. Il avait, bien évidemment, déjà vu Lunard abîmé après une de ses sorties mensuelles, mais avant il redevenait l'humain qu'il était d'ordinaire. Désormais, quand il se présentait – car il était vrai que ce n'était plus aussi régulier – il ne décochait pas un mot ou si peu. Il s'était même un peu fâché avec eux lorsque Lily et lui lui avaient annoncé la naissance prochaine d'Harry. Quels inconscients ils étaient ! Faire un enfant à cette période charnière dans le destin de la sorcellerie…. Inconscients, vraiment. N'était-il pas seulement jaloux ? Jaloux de son bonheur à lui. Ne pouvait-il pas envisager les choses avec plus de désinvolture comme Patmol ?
En y repensant c'était sans doute vrai ce que Sirius insinuait : Remus était le traître… Il haussa les épaules et dit :
– Peter alors ?
Sirius hocha la tête tout sourire. Il était ravi de voir que son ami revenait à la raison et se rangeait à son avis.
– Oui Peter. Il sera parfait. Personne ne pourra soupçonner que tu l'as choisi lui !
C'était évident ! Tellement évident. Peter avait toujours été le petit chétif du groupe d'amis. Personne ne pourrait supposer qu'il était un peu plus que ça. Personne n'aurait pu croire que James Potter, l'adolescent qui avait aidé Sirius Black à s'enfuir de chez lui avant de l'accueillir, ne choisisse pas son meilleur ami de toujours comme gardien du secret ; d'autant plus lorsqu'on savait que Sirius était la branche pourrie de la Noble et toujours pure famille des Blacks. D'ailleurs que penserait sa mère si elle apprenait que les premières aventures qu'avait eu Sirius Black avec des filles – des vraies, pas celles des magasines qu'il avait fièrement collées sur les murs de sa chambre dans son ancienne demeure – avaient été des moldues. Il se souvenait très bien de ses premières conquêtes alors que James, Remus, Peter, et lui avaient tenté d'aller en boîte de nuit moldue. James n'était pas encore avec Lily – jamais elle n'aurait toléré qu'il aille dans ce genre d'endroits sans elle. Il s'était très vite aperçu qu'il avait ce look un peu dandy qui semblait charmer les demoiselles et il en avait profité. Profiter mais ne jamais s'attacher, il n'y avait rien de mieux dans la vie de Sirius Black et encore plus depuis qu'il vivait pour lui hors des murs du château.
Lily descendit les marches des escaliers, Harry dans les bras et toutes les pensées relatives au secret, à la sécurité n'eurent plus lieu d'être.
Sirius sauta sur ses jambes, avança vers elle et tendit les bras pour saisir son filleul.
– Qui c'est qui va t'offrir le meilleur balai quand tu seras à Poudlard pour jouer au Quidditch ? gagatisa Sirius en regardant son filleul dans les yeux.
Il avait les yeux verts de Lily, c'était indéniable, mais il y avait fort à parier que pour le reste il serait le portrait de James. Le petit duvet qui lui servait de cheveux était noir et déjà indomptable.
– Et s'il ne veut pas faire de Quidditch ? demanda Lily en croisant les bras, un léger sourire aux lèvres.
– Il a ça dans le sang Lily ! Ça ne saute pas une génération ce genre de don ! répondit l'autre comme si c'était une évidence. Explique-lui James, elle n'est pas encore adaptée à nos particularités génétiques.
Il faisait toujours référence à la méconnaissance de Lily envers certaines parties de la magie en tournant tout en blague, même lorsque cela n'avait pas lieu d'être.
– Et je ne pense pas qu'Harry ne l'ait pas. Il passe son temps à réclamer ce balai pour enfant que tu lui as offert à son anniversaire, ajouta James pour calmer le jeu entre son meilleur ami et la femme de sa vie.
Harry avait, en effet, un petit balai pour bambin qui volait à peine assez haut pour qu'un enfant qui était capable de tenir en équilibre ne touche pas le sol mais Lily en avait interdit l'usage tant que le petit sorcier ne serait pas capable de coordonner ses mouvements. Elle n'avait aucune envie de devoir faire les trajet jusqu'à Sainte-Magouste alors que le réseau des cheminée était dangereux. D'autant plus qu'on ne savait jamais sur quel genre de médicomage on allait tomber et James et elle étaient bien assez connus de Voldemort et ses sbires pour qu'un mangemort les reconnaisse et tente de s'en débarrasser ou de les ramener comme trophée à son maître.
– Ah tu vois ! clama triomphalement Sirius à Lily.
Elle soupira, vaincue et alla s'asseoir sur le sofa. Elle agita sa baguette pour faire venir à eux de quoi manger. Et puis elle les regarda. Elle était heureuse dans sa vie. Elle avait tout ce qu'on pouvait souhaiter. Et pourtant, si elle regardait James avec indulgence, une partie d'elle lui disait d'une toute petite voix que ça n'avait pas toujours été le cas et lui renvoyait l'image de celui qui avait, un temps était son ami. Qu'était-il devenu ? Qu'avait-elle fait en lui refusant son amitié après une de ses crises ? Quel caractère détestable il pouvait avoir lorsqu'il était blessé dans sa fierté. Et cette jalousie qu'il avait toujours ressentie vis à vis de James… Cette obsession envers Remus… Severus… Qu'avait-il bien pu advenir de lui ?
