Me re voila :D C'était long je sais mais en ce moment j'ai trop de choses à faire:/
Sorryyyy
Manon : Peut-être pas non, mais je promets que ce ne sera pas si dramatique que ça, du moins pour ce chapitre après ça risque de repartir en cacahuètes :D
Kilibilie : Ah ça j'aime bien les embêter un peu :D
PDV Magnus
Je n'arrivais pas à le croire. Mes yeux glissaient pourtant sur les lignes de ce maudit article. Mais ce n'est que quand ils se posèrent sur son nom, le nom de celui que j'aimais, que la réalité me revint en pleine face. Je relevais la tête vers lui. Des larmes perlaient dans ses yeux bleus, et sa voix trembla lorsqu'il prononça mon nom. Je n'avais pas besoin de plus, je savais que ce n'était pas lui, qu'il n'était pas derrière tout ça. Il ne me m'aurait jamais trahi. Pas lui. J'avais douté, c'est vrai, pendant une infime seconde, mais ces doutes s'étaient envolés à la minute où nos regards s'étaient croisés. Il était évident que quelqu'un voulait nous tourner l'un contre l'autre…
- Sors d'ici… Murmurais-je.
- Magnus, je te jure que ce n'est pas moi ! S'il te plaît…
Il posa sa main sur mon bras, mais je le repoussais. Cela me faisait mal, mais tant que je saurais pas qui est derrière tout ça, cette personne doit penser qu'elle a gagné. Autrement dit, je dois feindre la colère envers lui.
- Ne me touche pas ! Va-t-en, je ne veux plus jamais te voir ! Lui crachais-je, haineux.
J'espérais être suffisamment crédible. Je ne pensais pas que celui ou celle qui voulait me nuire était dans cette pièce, mais la vie m'avait appris à ne faire confiance à personne. Et les derniers événements m'emmenaient à douter de tout et de tout le monde. De tout le monde sauf de la personne que j'étais en train de faire souffrir. L'éclat de souffrance dans ses yeux me fit aussi mal que si ça avait été moi qui avais reçu ces mots.
- Ce n'est pas moi ! Je ne t'aurais jamais fait ça ! Se défendit-il.
Je crevais d'envie de lui hurler que je le savais, que je ne doutais pas de lui, mais je ne pouvais pas. J'eus soudain du mal à respirer. Reculant un peu plus, je m'appuyais contre le meuble en bois derrière moi. Je sentis une main se poser sur mon épaule. Levant les yeux, j'aperçus Ragnor, qui me fixait d'un air inquiet. Je le repoussais violemment.
- Sortez tous ! Dégagez ! Leur hurlais-je.
Cette fois, je ne jouais pas. J'avais besoin d'être seul. J'aperçus Alec faire un pas vers moi mais Jace l'arrêta et l'entraîna à l'extérieur. Les autres les suivirent. J'entendis vaguement Isabelle me dire que je ne pouvais pas croire Alec coupable de tout ça, qu'il y avait forcément une explication. Puis elle sortit à son tour. De l'extérieur, me parvinrent des bribes d'une dispute qui semblait avoir éclaté entre eux tous. Puis j'entendis des portes claquer, le vrombissement d'un moteur de voiture, et le crissement de pneus. Quelqu'un hurla le nom d'Alec, et les battements de mon cœur s'accélèrent. Saisissant mon portable, je lui envoyais un message et lui demandais de me rejoindre sur les docks. J'espérais qu'il comprendrait…
PDV Alec
Je faisais les cent pas dans un entrepôt sur les docks. Je ne m'étais jamais senti aussi mal. La boule au ventre, j'attendais qu'il arrive. Je l'espérais en tout cas… Ces mots m'avaient brisé, puis j'avais reçu son message me demandant de le rejoindre ici. Mais les minutes passaient, et je n'avais toujours aucune nouvelle de lui. Je sentis des larmes me picoter les yeux, lorsque le bruit caractéristique d'un moteur de voiture se fit entendre. Je me retournais au moment où elle s'arrêtait à l'entrée de l'entrepôt. Je poussais un soupir de soulagement lorsque je le vis en sortir, et me précipitais dans ses bras.
- Dis-moi que tu sais que ce n'est pas moi, je t'en supplie !
- Alexander…
Il me serra un peu plus contre lui et je sentis sa main fourrager dans mes cheveux.
- Bien sûr que je sais que ce n'est pas toi…
Je posais mon front contre le sien, des larmes coulant sur mes joues. Il les essuya.
- Je suis désolé de t'avoir dit tout ça, mais je n'avais pas le choix. Tant que je ne sais pas qui est derrière tout ça, je pense que c'est mieux si les gens pensent que toi et moi nous ne sommes plus ensemble.
- Pourquoi ? Ce sont tes amis, et les miens ! Ce n'est pas eux qui…
- Je sais. Mais moins il y a de gens qui savent, mieux sait. C'est juste une mesure de précaution.
Il me prit par la main et m'entraîna à l'intérieur de l'entrepôt avant de refermer derrière nous.
- Qu'est-ce qu'on fait là ? Lui demandais-je.
- Personne ne vient jamais ici. Des journalistes sont devant mon appartement, le Pandémonium… Tous les endroits que je possède, en somme.
- Qu'est-ce que tu vas faire ?
- Je sais pas… Je n'ai pas la moindre envie de répondre à leurs questions… En fait, je ne sais pas trop où aller… Même chez Catarina ou Ragnor, ce n'est pas possible. A peine suis-je sortie de chez lui, qu'une armée de journalistes, sortie de je ne sais où, m'est tombé dessus…
Je scrutais son visage. Il avait les traits tirés, et avait le visage pâle. On aurait pu croire qu'il était malade. Je posais une main sur sa joue.
- Tu vas bien ?
Il secoua négativement la tête, les yeux baissés.
- J'ai l'impression de… J'ai eu l'impression de revivre à nouveau ce cauchemar avec le Cercle…
Je sentis sa main, qui serrait toujours la mienne, trembler. Je le pris dans mes bras.
- Ça va aller, je suis là… Je sais où tu peux aller, là où les journalistes ne te trouveront pas : chez ta grand-mère.
- Ouais… Elle avait raison finalement : je vais retourner la voir plus tôt que prévu…
- Hum… Écoute, ça va aller, ok ? Je vais m'en occuper, je vais trouver qui est derrière tout ça et comment il s'y est pris. Toi, reste en dehors de ça. Reste chez ta grand-mère le temps que ça se tasse, je vais empêcher les journalistes de t'approcher.
- Si tu veux mon avis, il n'y a pas trente six mille personnes qui peuvent avoir fait ça. C'est forcément quelqu'un qui connaît les détails de ce qui s'est passé avec le Cercle. Le seul truc qui cloche c'est qu'il y a des choses que je suis le seul à savoir et…
Il se tut brusquement et leva les yeux vers moi.
- Le cahier que je t'ai donné ! S'exclama-t-il soudain.
- Ben quoi ?
- Où est-il?
- Là où je l'ai mis. Je l'ai caché sous la lame de parquet, dans ma chambre.
Il ferma les yeux et secoua la tête.
- Sérieusement, Alec ?
- Quoi ? Il est où le problème ?
- Alec, même ton petit frère c'est que tu planques des trucs là !
Je baissais les yeux.
- Tu crois que...que quelqu'un l'a trouvé ?
- Oui. A moins que tu ne m'aies trahi !
Je m'écartais de lui.
- Comment peux-tu dire ça ? Je…
- Excuse-moi… Me fit-il en me ramenant vers lui. Excuse-moi…
- Tu n'as pas à t'excuser. Après tout, c'est de ma faute, j'aurais dû mieux le cacher, tu as raison…
- Tu ne pouvais pas savoir… Puis, Isabelle dit que l'article a été envoyé de ton adresse mail, et… Et celui qui a fait ça, savait que tu étais en contact avec le Times…
- Qui ? Personne ne le savait !
- Vraiment ? Tu es certain de ça ? Parce que si mes souvenirs sont bons, tu as passé ce dernier mois collé à ton garde du corps !
- Raj ? Non, c'est impossible ! Il n'aurait jamais…
- Ce type me déteste ! Me coupa-t-il. Il te veut, et il ferait tout pour te récupérer ! Je ferais la même chose…
- Si c'est vraiment lui, je te jure que je vais le lui faire amèrement regretter !
- En fait, ça m'arrangerait que tu restes en dehors de ça.
- Mais je ne vais pas t'écouter, tu le sais ça, non ?
Il baissa les yeux.
- Oui, je le sais… Je pensais que ce cauchemar était fini, qu'on en avait tous les deux fini avec ça, mais encore une fois le passé me rattrape. Peut-être que je ne peux pas être heureux en fait. Peut-être que le bonheur ne m'est pas destiné…
- Ne dis pas n'importe quoi !
- Tu trouves que c'est n'importe quoi, toi ? Rien ne va…
- Hey…
Je pris son visage en coupe, et vis des larmes perler dans ses yeux mordorés.
- Tu sais ce qu'on va faire ? Tu vas venir avec moi, on retourne chez ta grand-mère, et tu te reposes, tu ne t'occupes pas de cette histoire. Tes amis le feront pour toi. Je le ferai pour toi.
- Si tu t'en occupes, les gens sauront pour nous deux.
- Ne t'inquiète pas, je gère.
- Alec, je…
- Magnus, non. Tu me laisses faire ! Pour une fois dans ta vie, écoute ce qu'on te dit !
- C'est à moi de gérer ça ! A moi seul !
- Pourquoi ?
- Parce que je… C'est mon histoire, c'est… Je n'ai pas envie que tout le monde se mêle de ça, je…
- Écoute-moi… Essaye de te calmer, ok ?
- Je suis calme !
- Non, tu ne l'es pas ! Regarde tes mains, elles tremblent.
Il baissa les yeux vers elles.
- J'en ai marre de tout ça…
- Raison de plus pour ne pas t'en occuper ! Mon amour…
Il releva la tête vers moi.
- J'ai… j'ai besoin de toi… Me confia-t-il à mi-voix.
- Je suis là. Laisse-moi t'aider…
Il acquiesça timidement de la tête.
- Allez, viens, on rentre…
- Rentrer où ? Je n'ai pas le courage de prendre la route maintenant… Je n'ai pas envie de bouger, j'ai envie de rester là, loin des journalistes, loin des gens qui vont me regarder comme si j'étais une bête de foire !
Je jetais un œil autour de moi, inspectant l'entrepôt.
- Je veux bien mais passer la nuit ici risque de ne pas être très confortable !
- Quelle importance…
- Magnus, tu ne peux pas rester ici. Viens, je vais conduire !
- Non ! Hurla presque Magnus. Je n'ai pas envie de bouger ! En fait, j'ai envie de rester seul !
- Ah non, hein, tu me refais pas ce coup-là !
- Quel coup ?!
- Le coup je repousse tout le monde et je deviens un véritable crétin ! Tu m'as fait la promesse que toi et moi, on resterait ensemble quoi qu'il arrive ! Et je te garantis que tu vas la respecter, je vais m'en assurer !
Magnus me toisa froidement.
- Tu vas me rendre dingue ! Lui fis-je en l'attrapant par le bras et en l'entraînant de force vers ma voiture.
Fin PDV Alec- New York- NYPD
Luke se frotta les tempes. Une migraine commençait à pointer le bout de son nez. Sous ses yeux, l'article du New York Times, paru quelques jours plus tôt. Il ne savait pas quelle décision prendre. Ces nouveaux éléments allaient l'obliger à rouvrir l'enquête sur la mort d'Ari. Il n'avait pas le choix. Il passa nerveusement une main sur son front. Jocelyne était impliquée dans tout ça. La femme qu'il aimait se retrouvait une nouvelle fois rattachée clairement aux horreurs commises par le Cercle, alors qu'elle n'y était strictement pour rien. Elle avait fait partie de leur « groupe » lorsqu'elle était avec Valentin, le père de sa fille, mais depuis elle n'avait plus rien à voir avec eux, avec tout ça… Comment Alec Lightwood avait-il eu l'audace d'écrire de telles choses ? Il était ami avec Clary, alors pourquoi avait-il pris le risque de nuire à sa mère ? Et surtout comment avait-il pu vouloir nuire à ce point à Magnus Bane ? Pour Luke, il était évident que ces deux-là étaient fous l'un de l'autre, et donc il n'arrivait pas à comprendre comment Alec avait pu s'en prendre à lui de cette façon ! Il y avait quelque chose qui n'allait pas, qui clochait. C'était en s'en tirer les cheveux. Il avait la désagréable impression qu'un élément important lui échappait. D'une, pour lui, le rôle d'Ari au sein du Cercle allait bien au-delà de ce qu'il en avait avoué, ou de ce qui en avait été prouvé. Luke referma le dossier et soupira. Ses supérieurs n'allaient pas lui laisser le choix. Il allait devoir rouvrir le dossier sur la mort d'Ari, il allait devoir mettre le coupable derrière les barreaux. Mais cela ne lui convenait pas. Ari était une ordure, et à ses yeux, il avait parfaitement mérité son sort….
New Hampshire- PDV Alec
Lorsque je me garais dans l'allée, je soupirais. A peine parti, voilà que nous étions de retour. Je n'avais aucune idée de l'heure qu'il était, mais on avait roulé toute la nuit, et le soleil commençait à se lever. Magnus n'avait pas dit un mot de tout le trajet, gardant les yeux fixaient sur la route. Il restait dans une attitude froide et indifférente, mais au fond je savais qu'il bouillonnait de rage. A peine la voiture arrêtée, que les lumières du cottage s'allumèrent. La porte s'ouvrit, et sa grand-mère apparut dans l'encadrement de la porte. Magnus descendit de voiture et je le suivis. Il passa devant sa grand-mère et lui lança un « surtout ne me dis pas « je te l'avais dit ! », avant de monter à l'étage.
- Il… Il a eu une journée un peu difficile… L'excusais-je auprès de la vieille femme.
- Je sais.
Je fixais son visage et n'y vus aucune trace d'animosité à mon égard.
- Vous ne pensez pas que c'est moi qui…
- Non. Me coupa-t-elle. En effet.
- Pourquoi ?
- Tu poses beaucoup de questions.
- Peut-être parce qu'il y a beaucoup de choses que je ne comprends pas ! Rétorquais-je.
Alors que je m'attendais à ce qu'elle hausse les sourcils et s'en aille sans me répondre, je fus étonné de l'entendre soupirer, las.
- Viens, rentre. Allons discuter.
Je la suivis à l'intérieur de la maison, jusque dans le salon. Elle me fit signe de m'installer dans le canapé, et déposa une tasse de thé devant moi. Elle s'assit dans le fauteuil en face, et me regarda fixement.
- J'ai bien connu ta famille, tu sais.
- Je me doute, oui…
- Eux et les Bane se détestaient. Je n'avais jamais vu deux familles se déchiraient autant. Quand j'étais jeune, j'allais dans la même école que ton grand-père et le père d'Ari. Ils se haïssaient. A l'époque déjà, les deux familles avaient chacune leurs « alliés ». Leur haine divisait New York en deux clans. Quartier par quartier, petit à petit. Dans leur soif d'anéantir le camp adverse, ils ont fini par diriger la ville, contrôlant les médias, les industries, le commerce. Ils ne se mélangeaient jamais. C'était les Bane d'un côté, les Lightwood de l'autre. Et si tu voulais avoir une chance de te faire une place dans cette ville, il valait mieux que tu choisisses un camp. Cette ville a longtemps fonctionné comme cela, sans que ça ne dérange qui que ce soit. Mais un jour, Ari s'est retrouvé dans la même université que Robert. Et le destin se jouant souvent de nous, ils sont devenu « amis ». Mais ils le cachaient. Leurs familles seraient devenu folles de rage si elles avaient appris la vérité. Le Cercle a alors fini par se faire connaître mais personne n'en connaissait les membres. Il y avait des rumeurs, bien sûr, mais ceux qui savaient la vérité se taisaient. Beaucoup s'en fichaient. Je faisais partie de ceux-là, jusqu'au jour où le chemin de ma fille a croisé celui d'Ari. Lorsque ce garçon a franchi le seuil de ma maison, j'ai su qui fallait me méfier de lui. J'ai mis Katryn en garde, mais elle était obnubilée par lui. Puis j'ai vu ma fille s'éloigner petit à petit de moi. Ari savait que je ne l'aimais pas, et il faisait tout pour m'écarter.
- Vous saviez qu'ils faisaient partie du Cercle ?
- Oui. Un soir, alors que je venais de quitter le chevet d'une amie à moi, mourante, j'ai surpris Ari derrière les docks. Stephen, Valentin et Robert étaient avec lui. Ils riaient. J'étais surprise de voir Ari et Robert entretenir de si bonnes relations alors qu'ils passaient leur temps à crier haut et fort, à qui voudrait l'entendre, qu'ils se détestaient. Alors je me suis cachée et j'ai écouté ce qu'ils se racontaient. Je les ai entendu parler du Cercle et de tous les projets qu'ils avaient. Ils avaient tous les quatre soif de gloire et de richesse.
Elle eut une exclamation de dédain.
- Comme s'ils ne l'étaient déjà pas assez…. Mais ça ne leur suffisait pas. Ils voulaient le monde à leurs pieds.
Elle garda un moment le silence, puis repris la parole.
- J'ai lu les journaux, tu sais. Je suis peut-être recluse ici depuis des années, mais je sais ce qui se passe au-dehors. Et je ne crois pas une seule seconde que Valentin ait menacé ton père ou Ari.
- Qu'est-ce que vous voulez dire ? Que quelqu'un d'autre l'aurait fait ? Mais Ari a dit que…
- Allons, tu es un jeune homme intelligent. Ari mentait comme il respirait.
- Mais…
Je ne comprenais plus rien, j'étais perdu.
- Alec, cet article, il ne s'en prend pas qu'à mon fils. Il s'en prend aussi aux membres du Cercle. Et je dirais même qu'ils en sont particulièrement la cible.
- Magnus n'en serait qu'un dommage collatéral ?
- Oui. C'est ce que je pense. Ari était effrayé, quelque chose lui faisait peur.
- Comment ça ?
Elle passa une main sur les cartes étendues devant elle.
- Je l'ai lu… Il avait peur… Ils ont tous peur…
- Mais peur de quoi ? Qu'est-ce qui pourrait effrayer des monstres ?!
- Un monstre encore plus effroyable qu'eux. Il y a trop de zones d'ombre sur l'évasion d'Ari. Beaucoup trop pour que cela ne cache rien.
- Peut-être que Maureen…
Elle éclata de rire.
- Cette petite est rongée par le lourd traumatisme qu'elle a subi. Elle n'est pas une menace.
- Elle m'a torturé pendant des jours ! Lui fis-je remarquer.
- Oui, elle est instable. Ce qui fait qu'elle n'aurait jamais pu monter un tel stratagème.
- Elle, peut-être bien que non, mais peut-être a-t-elle eut de l'aide…
- Je vois où tu veux en venir. Mais je ne vois pas Camille faire une telle chose.
- Mais elle pourrait ? Elle en aurait les capacités ?!
- Oui. Probablement.
- Je suis sûr que c'est elle ! Conclus-je.
- Je croyais t'avoir demandé de calmer ta jalousie, Alexander !
Je me retournais et aperçus Magnus dans l'encadrement de la porte.
- Elle est bien plus capable de faire ça que Raj ! Lui fis-je remarquer.
- Dis plutôt que tu ne veux pas que ton ex petit ami soit coupable car ça te donne trop mauvaise conscience !
- Ouais, voilà, c'est ça ! Comment tu as fait pour deviner ?! Lui répondis-je ironiquement.
- Ça suffit ! Nous fit taire sa grand-mère.
Magnus lui obéit. Je finissais par m'y habituer mais cela me surprenait encore de le voir obéir à quelqu'un aussi vite.
- Vous avez besoin de rester souder, vous disputer n'arrangera pas les choses. Rajouta-t-elle.
Elle se leva et posa une main sur la joue de Magnus.
- Tu peux rester ici autant que tu veux.
- Il va bien falloir que je les affronte un jour ou l'autre… Mon portable n'arrête pas de sonner.
- Les journalistes ? Lui demandais-je.
- Qui d'autres… Ils veulent tous une interview exclusive.
- Donne-moi ton portable ! Lui ordonnais-je.
- Il est déjà au fond du lac, derrière la maison… Me fit-il en haussant les épaules.
Je souris alors que sa grand-mère quittait la pièce après lui avoir assuré qu'aucun journaliste ne viendrait ici. Je m'avançais vers lui et l'attirais dans mes bras.
- Peu importe qui est derrière tout ça, il paiera pour ce qu'il a fait.
- Ouais… Pour ce que ça change de toute façon…
Il s'écarta de moi et monta dans sa chambre. Je le suivis. Il sortit sur le balcon, une cigarette entre ses lèvres. Je m'en saisis et tirais une taff. Je me mis à tousser, et il me jeta un regard moqueur.
- Tu es ridicule, mon ange.
- Hum. Je pensais que ce serait peut-être meilleur que la dernière fois. Visiblement, non.
Il me l'arracha des mains.
- Allez redonne-moi ça avant que tu ne deviennes accro !
- Pour l'instant, j'en suis surtout jaloux. Elles touchent tes lèvres plus souvent que moi…
Il me recracha la fumée au visage, et je toussais à nouveau, ce qui le fit rire.
- Hey ! Protestais-je.
- Tu parles trop !
- Ah oui ?
- Oui !
Jetant la cigarette au loin, je collais brutalement son torse contre le mien.
- Dans ce cas, fais-moi taire…
- Je n'ai pas la tête à ça. Me fit-il en me repoussant.
- Magnus, je sais que…
- Non, tu ne sais pas. Tu ne peux pas comprendre.
- Bien sûr que si !
- Ce n'est pas de toi qu'on parle dans cet article !
- Non, mais c'est en mon nom que toutes ses horreurs ont été écrites !
- C'était ton idée à la base…
- Non, c'est faux. Moi ce que je voulais, c'était envoyer le Cercle en prison et…
- Et tu aurais été obligé de parler de moi !
- Je n'aurais pas cité ton nom ! Et je ne l'aurais pas fait de cette manière !
- Si tu le dis…
- Tu me crois capable de te faire du mal ?! Sérieusement ?!
Il se retourna vers moi.
- Non… Je sais bien que non… Soupira-t-il.
Je scrutais son visage.
- Je sais à quoi tu penses, et ce n'est pas la solution. La vengeance n'a jamais rien résolu.
- Je ne vais pas me venger. Je t'ai fait une promesse. Je t'ai promis que tu serais ma priorité, que tout le reste n'avait pas d'importance…
Sa voix n'était qu'un murmure, mais je l'entendis parfaitement. J'étais inquiet. Je le connaissais, il était capable de tout. Surtout lorsqu'il se sentait en danger, vulnérable…
- Et donc ? Qu'est-ce que tu comptes faire ?
- Je ne vais pas fuir, pas cette fois. Si je veux que tout cela cesse et que toi et moi nous puissions être enfin heureux, je n'ai pas le choix.
- Qu'est-ce que tu comptes faire ?! Répétais-je, l'anxiété faisant trembler ma voix.
- Je vais parler aux journalistes…
A suivre
Merci pour vos reviews
Gros bisoussss
