Bonjour,
Désolé pour le retard.
un chapitre très centré sur la relation Zoro Law. bonne lecture à bientôt Craft.
Chapitre 37
- Je suis sûr que tu étais prêt à la frapper Roronoa-ya~.
Tous deux dans l'infirmerie, ils venaient de traverser le couloir des enfers –plus pour l'un que pour l'autre cependant-.
Longeant les murs, Law était tombé sur une sorte de dispute entre Perona et ce vert. Il avait préféré attendre que l'orage passe pour continuer sa route mais vu la tournure des événements et les tons forts, il avait progressé tout en les ignorant tous les deux.
Il avait pu entendre des bribes de conversations, des noms d'oiseaux voler également puis on l'avait suivi jusqu'à son atelier. Pourquoi exactement ? Il n'en savait rien mais pour un temps au moins, il aurait des explications sur la bagarre.
- Ouais, j'aurais pu. …Dire que j'ai réussi à la supporter durant deux longues années… . Avait grondé le Roronoa non sans s'assoir lâchement sur le tabouret inutilisé.
- Et de quoi étiez-vous occupés de parler ? La question posée, Trafalgar s'était naturellement dirigé vers son petit frigo où des tas d'échantillons trainaient.
- C'est évident, non. De Shun et Mihawk. Qu'elle n'apprécie pas je comprends mais elle devrait tolérer au moins. A un moment donné, Mihawk va la jeter dehors. Avait continué de houspiller le vert alors qu'il suivait du regard ce médecin attentif à un tube à essai rempli d'une substance vermeille.
- Je ne crois pas. Depuis que j'ai commencé à côtoyer Mihawk-ya~ je me dis qu'il n'est pas ce genre de personne.
Se remettant droit, le chirurgien contemplait son cadet et s'appuyant sur la table qui trônait au milieu de la pièce, il attendait une réplique. Parce que réplique allait se montrer. Zoro était du genre à défendre son ancien maître d'arme coûte que coûte, ou non, à argumenter sur lui en toute circonstance et cela, Law pouvait le comprendre. Quand on lui parlait d'un sujet intéressant, il pouvait également en discuter durant des heures entières. C'est surement ce que représentait Dracule pour ce bretteur. Peut-être. Un doute subsistait toujours.
- Ouais alors là, j'ai un doute. Il peut vraiment être mauvais quand il s'y met, et cruel. Expliquait clairement Zoro qui avait reçu plus d'une correction de ce Shichibukai.
- …Mh, en tout cas il a une image tout à fait différente de celle qu'il donne quand il est ici ou seul. Avait terminé le docteur pour venir à un autre sujet. Sinon, pourquoi m'as-tu suivi ? Demandait-il à présent non sans laisser sa voix lasse résonner dans la pièce.
- Ça pose un problème ? …Je t'emmerde ici ? Grognait le Roronoa non sans froncer les sourcils. Ce médecin avait sûrement un don pour le mettre sur les nerfs avec une question ou un regard.
- J'aimerais simplement savoir.
Soit le timbre était moqueur, soit ce vert imaginait des choses mais quoiqu'il en soit, la formulation n'était pas bonne. …Ou alors est-ce le regard que ce chirurgien lui lançait qui mettait sur les nerfs le plus jeune.
Law avait-il un don pour être horripilant sans le savoir ? Peut-être. C'était très certainement le cas.
- T'es chiant. …Merde, tu veux qu'je dégage ?
- Je ne comprends pas ce qui te mets en colère Roronoa-ya~ c'était une simple question.
Les iris vertes étaient en colère, du moins cette chose paraissait pour le noiraud et des pas s'étaient faits.
Zoro s'était avancé d'un pas rapide dans la direction de ce chirurgien qui était resté statique puis, deux grandes mains avaient fait le tour d'un cou fort fin.
Des mains chaudes qui n'enserraient pas, des doigts qui grimpaient doucement sur une nuque méchée et une mâchoire sans défaut.
- A chaque fois que je te vois ou que je t'entends, tu m'énerves. T'es chiant et c'est pas méchant… . Ta tête, ta façon de faire ou de dires les choses me donnent envie de te sauter dessus. Sifflait le Roronoa pour expliquer clairement les choses. Tu m'emmerdes à parler de cette façon, t'es un emmerdeur et c'est ça qui m'donne envie de te sauter dessus. T'es le seul à me faire ça, le seul qui me mets autant les nerfs en pelote Doc'. Terminé, Zoro n'avait pas lâché ce noiraud mais cette tête que l'autre lui donnait été mignonne à souhait.
- Es-tu une sorte de masochiste, Roronoa-ya~ ? Demandait sérieusement Law qui n'aimait pas vraiment ce qu'il entendait. Ce qu'il comprenait.
- Pas que je sache. Absolument pas.
- Je…, j'ai l'impression d'être une sorte de poison pour toi. Un poison vraiment puissant et peut-être que tu devrais t'éloigner et ne pas me parler finalement. Concluait le médecin sûrement blessé d'entendre ça. De comprendre qu'il faisait du mal à ce bretteur sans le vouloir. Simplement parce qu'il existait.
Une tête en avait rencontré une autre. Ça n'avait pas cogné. Elles s'étaient juste percutées en douceur ce que le docteur ne comprenait pas.
Lui, d'après son analyse il était censé voir ce sabreur quitter les lieux et se mettre un peu plus en colère parce que les mots qu'il avait dit n'étaient pas gentils ou agréables à entendre. Ils étaient blessants, non ?
Mais blessants pour qui finalement ? Qui avait ce pincement au cœur ?
- C'est exactement ça, marmonnait Zoro non sans laisser ses doigts s'agiter sur ce cuir-chevelu frissonnant. …Mais ça m'donne pas envie de m'éloigner, j'te l'ai dit non, ça m'donne envie de te sauter dessus. Ça me rend dépendant. Alors ça m'emmerde quand tu m'demandes ce que j'fous là. J'ai l'impression de te gêner même si tu veux juste une explication à tout.
- Alors pourquoi tu ne le dis pas clairement ? Avait soupiré le médecin qui avait l'impression d'être différent des autres.
- C'est ce que j'fais tout le temps sauf que ton cerveau analyse tout et comprend autre chose Doc'.
- Tu dis que j'suis stupide Roronoa-ya~ ?
- Absolument pas, c'est même carrément le contraire, avait souri le vert en prenant en soucoupe ce visage clairement beau. …Je peux ?
Ce que ce bretteur voulait ? Un baiser. Il était occupé de quémander un baiser en frôlant de son index les lèvres envieuses de ce médecin.
Les aciers fixaient également. Essayaient de comprendre les intentions de son cadet et si celles-ci étaient claires –pour une fois-, il ne pouvait pas se laisser aller à un peu de distraction. Ce n'était pas l'heure. Pas le moment. Pas le lieu. …Rien n'était pour accéder à cette requête.
- Jinroh-ya~ devrait bientôt arriver…, Avait répondu la voix lucide de cet ébène.
- J'm'en fous.
Il n'en n'avait rien à foutre. Ça avait été dit, ça avait eu le don d'être clair.
Puis le baiser avait été pris. Avec autorité et envie. Une main avait même creusé son passage sur cette nuque charbon et l'avait emporté pour une meilleure prise. Pour que sa « proie » ne se débatte pas ? Sans doute.
Leurs lèvres jouaient. Se goutaient. S'apprivoisaient encore et toujours. …Jusqu'à ce qu'une langue s'invite et lèche la lèvre rosée de Law.
C'était surprenant, ça avait eu le don de mettre quelques pigments rouges sur les joues de ce médecin pris au dépourvu.
Les doigts encrés sur le kimono de son cadet, Trafalgar ressentait de forts battements venir de sa cage thoracique. Ce n'était pas habituel, encore moins régulier et pour une fois, il n'avait pas eu envie de faire des tests ou des analyses. …Non, là, il avait seulement eu envie de continuer pour son propre plaisir. Parce que c'était plaisant et qu'il voulait aussi être l'instigateur de ce genre de chose vis-à-vis de Zoro.
Sûrement pour ça aussi qu'il avait poussé ce vert contre la table. L'avait poussé à s'assoir sur ce tabouret et avait retiré les mains de ce bretteur sur sa nuque pour être plus libre de ses mouvements et pour pouvoir laisser ses bras, s'enrouler autour des épaules du Roronoa.
Il lui avait également arraché quelques cheveux au passage –rien de grave- et s'était aventuré sur les lèvres du sabreur à la peau chaude.
Zoro appréciait cette initiative. Cette prise de contrôle et avait rapidement enserré cette taille pour le plaquer à lui.
Trafalgar caressait les lèvres de son cadet de sa langue pour lui demander l'accès et se fut accepté dans les plus brefs délais.
Leurs langues s'amusaient à présent ensemble. Ce n'était pas la première fois, ça leurs arrivaient souvent ces temps-ci, seulement, Zoro était la source de tout et Law suivait, acceptait et se laissait faire.
Là, une autre configuration se jouait et cela plaisait. Des cheveux clairs se faisaient décoiffer, une taille fine se faisait découvrir et manger par une chaleur accueillante. …Des mains ne faisaient qu'agripper pour ne pas rompre.
- Zoro-ya~, avait soupiré Law entre deux baisers équivoques. …Tu as déjà pratiqué le coït ?
- Coucher avec quelqu'un tu veux dire ? Evidemment. Pourquoi ?
Pourquoi était une bonne question. Law se la posait également. Pourquoi avait-il demandé quelque chose du genre ? Pourquoi il- …En avoir envie ? C'est ça non ?
C'était étrange. Avoir envie de faire ce genre de chose ne lui était encore jamais arrivé. Peut-être n'était-il pas un humain ordinaire…, c'est ce qu'il était occupé de se dire et à cause de ça, il n'avait pas aperçu le rictus de ce vert. Vu que ce même vert avait compris l'insinuation.
Il avait même aperçu cette sorte d'embarras qui se dégageait de ce médecin –de son médecin- et sérieusement, ça le rendait heureux.
Et à cause de ça, il avait ré-agrippé son ainé pour l'embrasser de nouveau. Il reprenait la main mais c'était pour exprimer sa joie. Son plaisir à voir un chirurgien si mignon.
- T'en as envie ? Avait demandé de but en blanc Zoro après avoir relâché cette bouche tentante, froide et addictive.
- Peut-être, mais il faudrait attendre ce soir pour être sûr.
- Pourquoi ça ?
- Je n'aime pas me répéter mais Jinroh-ya~ devrait arriver et j'ai une multitude de choses à faire avec lui cet après-midi. Grondait presque Law en fixant le sabreur de ses prunelles lunaires.
- Des trucs… . Ok mais n'expérimente rien d'autre avec lui.
Un rictus s'était posé sur la moue de Law comme s'il se moquait. Enfin il avait compris l'une des nombreuses insinuations de ce vert et il n'en n'était pas peu fier.
Pour le récompenser, se récompenser, il avait embrassé Zoro non sans se détendre un peu plus entre ces mains qui le tenaient toujours puis juste après ça, des coups à la porte s'était fait entendre.
Bon timing pensait Law alors que le vert pestait silencieusement de cette interruption soudaine. …Il aurait aimé profiter encore un peu.
Les deux s'étaient éloignés au bruit fait et accueillant Shun, le Roronoa l'avait lorgné d'un regard noir.
Le loup avait salué le médecin ainsi que ce bretteur puis la routine reprenait. Routine qui avait vu Zoro sortir de la pièce parce qu'il n'était pas de ceux à rester là. De ceux à voir leur petit-ami s'intéresser à une autre personne délibérément.
Mais il avait hâte. …Hâte de voir le diner se terminer, de voir la nuit tomber et de voir si ce médecin allait le rejoindre. Parce que ce soir, il n'irait pas dans cette chambre, il attendrait qu'on l'appelle. Qu'on vienne le chercher.
Shun débarqua en début de soirée en trombe dans la chambre de Mihawk et sauta sur le lit. Le Shishibukai était en train de lire un bon livre alors il fut surpris de voir le loup sautiller sur le lit. On aurait dit un enfant attendant une friandise.
- Tu vas me dire ce qu'il y a ou je dois encore attendre un peu ?
- Je les ai vu, s'écria tout guilleret Shun.
- Qui ça ?
- Zoro et Law, ils étaient dans l'infirmerie cet après-midi et quand je suis rentré Zoro embrassait à pleine bouche Law. Je n'ai pas voulu déranger alors j'ai refermé la porte, attendu un peu et j'ai frappé. Law m'attendait si je n'étais pas venu il aurait pas compris.
Dracule rigola et il se déplaça vers son homme. Il l'embrassa lui aussi à pleine bouche.
- J'aime te voir heureux, sourit chaleureusement Mihawk.
- C'est toi qui me rend le plus heureux, déclara avec assurance Shun. Puis il fit basculer le Shishibukai sur le lit. Et puis maintenant Law s'occupera plus de ce qui se passe dans son lit que dans le nôtre.
- C'est vrai, s'amusa Dracule qui accueillait avec plaisir les baisers et les caresses de son loup sur son corps.
Les deux hommes partirent dans l'une de leurs nuits endiablées, se plongeant dans la luxure avec envie et plaisir.
Après le dîner, Law avait quitté la table pour se rendre à l'infirmerie et noter les quelques résultats de ses échantillons.
De l'autre côté, Zoro avait récupéré sa chambre pour prendre soin de ses sabres. …Et une fois terminé, il avait pris la direction de la douche.
Les deux avaient pris des directions différentes mais, ce médecin n'avait pas oublié la discussion de l'après-midi. Il avait été même en pleine réflexions durant ce court trajet et pendant ses annotations, ses méninges travaillaient durement.
Normalement, on n'est pas censé réfléchir à ce genre de chose. Ça se fait au feeling, à l'instinct. Sauf lui. …Il avait besoin de ça. Besoin d'anticiper… ou pas, en réalité il était peut-être nerveux sans le savoir.
Fermant la porte de son infirmerie, il fit le chemin inverse jusqu'à sa chambre et attrapant des vêtements, il prit la salle d'eau en otage et s'y enferma.
Il prit plus de temps qu'habituellement.
Resta sous cette eau chaude alors que les yeux fermés, un soupir lui était venu. Mais la signification était des plus mystérieuses.
Un pantalon large en coton gris, un t-shirt à longue manche fin et noir et des cheveux presque trempés sans pour autant goutter, il s'était dirigé vers la porte. Dans son souvenir, il avait dit au Roronoa « attendre ce soir pour être sûr » mais même là, il était sûr de n'avoir jamais ressenti de boule au ventre.
Nu pied, il ne s'en était même pas rendu compte ou peut-être, en réalité, il voulait seulement s'assurer de quelques petites choses et en chaussons ou non, cette chose n'avait pas d'importance.
Puis présentement devant la porte du Roronoa, il avait légèrement frappé avant d'entrer et de refermer derrière lui.
- Roronoa-ya~… tu es là ? La question posée, Law observait la pièce vide et s'était dit que peut-être, il était occupé.
Ouais, c'était sa réflexion puisque ce bretteur n'était même pas apparu pour l'enquiquiner ou autre. Il était arrivé à un mauvais moment.
Le regard encore observateur, il avait fini par faire marche-arrière et surement un peu déçu, un peu blessé, il rebroussait chemin jusqu'à la planche de bois qui lui avait laissé un libre accès.
- Doc ? … …Où est-ce que tu vas ? Avait grogné une voix sortie de nulle part ou si, de la salle d'eau.
- Je… pensais que tu n'étais pas là. J'allais repartir dans ma chambre. Avait expliqué Law en lâchant la poignée qu'il avait en main. …Tu mouilles le sol Roronoa-ya~.
- Hein ? Pas grave. J'étais sous la douche, j't'ai pas vraiment entendu désolé. Expliquait le Vert alors qu'il dévisageait son noiraud des pieds à la tête et… une chose le dérangeait. Ce n'était pas réellement le mot mais bon, pas grave. Tu devrais grimper sur le lit ou sur une chaise sinon tu vas geler.
- Quoi ? …Oh mais je suis déjà gelé donc ça n'a pas vraiment d'importance.
- T'es impossible. Soufflait le bretteur non sans légèrement sourire.
Laissant sa tête sous l'essuie pendant un instant ou deux, Zoro continuait de sourire –de rire même- de ce qui venait de se passer et pendant ce temps des pas approchaient.
Law avait fini par détailler longuement ce sabreur, laissait ses yeux vagabonder sur le torse et les abdos de ce Vert, sur ce pantalon assez bas sur les hanches de celui-ci. Pourquoi ? Il n'en savait rien mais ça l'attirait. …Il avait envie de toucher.
C'est surement pour ça que ces pas s'étaient fait entendre. Pour approcher et pour toucher cette peau.
Il avait d'ailleurs fait saisir le plus jeune qui avait rapidement retiré sa serviette de son crâne pour comprendre ce qui lui arrivait. Et reconnaissant la personne, il n'avait pas eu le temps de demander quoique ce soit, que ses lèvres avaient été prises en otage.
Dans un baiser des plus équivoques et des meilleurs. Un qui chamboulait pas mal et auquel on pensait pendant des heures.
Les mains de Law s'étaient frayées un passage sur les reins du Roronoa et découvrant les muscles un à un, ce médecin prenait plaisir.
Ce noiraud n'avait pas envie de parler. Plutôt envie de gouter et les lèvres de ce bretteur étaient appétissantes. Succulentes.
Les doigts de Law courraient tranquillement sur la nuque et les épaules dénudées de son cadet. Il avait même fini par le pousser sur ce lit, par le faire tomber et par le surplomber.
Satisfait, il avait étrangement souri. Un sourire que ce Vert prenait avec plaisir et s'étant de nouveau penché vers le plus jeune, ce chirurgien s'était fait agripper la nuque.
Les baisers avaient repris. Les bouches se faisaient ravager et devenaient de plus en plus rouges. D'envie. De contentement.
L'un ne portait qu'un pantalon, l'autre était vêtu des pieds à la tête mais c'était la première fois que c'était aussi intense. Aussi vital.
Puis les mains de Zoro étaient tranquillement descendues jusqu'au fessier de ce médecin. Pour les malaxer, les apprécier à sa juste valeur.
- Roronoa-ya~, j'en ai envie. Avait clairement soufflé Trafalgar en passant sa langue entre ses lèvres. Assis sur le bassin de son interlocuteur. Est-ce que ça te va ?
Cette question n'avait vraiment pas lieu d'être. Elle était obsolète pour Zoro qui en s'aidant de ses abdos, s'était assis sur le lit entourant la taille fine de cet ébène qui devait lui appartenir.
Ce n'était pas une option ou autre, c'était un fait. Trafalgar Law devait lui appartenir.
- Ça m'va ouais. J'ai aussi envie de toi, Doc'. T'imagines pas à quel point. Avait répondu le bretteur.
- Depuis quand ? Demandait sagement Law en pianotant légèrement sur le torse de celui-ci.
- Peut-être depuis qu'on a atterrit ici…, c'est à ce moment-là que je l'ai remarqué. Qu'on me l'a fait remarquer.
- Pourquoi ? Continuait le chirurgien sur le même ton. Il ne comprenait pas.
- T'es sérieux avec tes questions ? Tu sens pas l'effet que tu m'fais rien qu'en étant assis sur moi. Grognait presque le sabreur non sans rire légèrement.
- Evidemment que si je sens et j'apprécie beaucoup.
- T'es aussi diabolique que t'es adorable.
La réplique ne trouvera jamais de réponse pourquoi ? Parce que le médecin n'avait pas pour habitude d'être traité ainsi. De recevoir des compliments de ce genre. …De sentir ses joues se réchauffer pour une chose aussi stupide.
Puis, il n'aurait de toute façon pas pu répondre puisqu'il était à présent pris au piège par des lèvres agaçantes mais douces.
Les mains de ce sabreur avaient pris en soucoupe le visage de Law et dans une impulsion l'avait embrassé. Il L'embrassait actuellement et prenait tellement de plaisir qu'il avait fini par laisser ses mains glisser sur le corps de son ainé jusqu'à légèrement le déshabiller.
De petits soupirs étaient apparus, mignons, à croquer d'après les pensées de Zoro. Et il sentait également la peau gelée de son ainé et il comptait bien la réchauffer au maximum.
C'était surement pour ça que le pull avait disparu. Pour mieux appréhender l'épiderme glacé.
Pour ça qu'il faisait descendre légèrement ce pantalon qui jouait les impertinents.
Et pour ça aussi, qu'il avait fait basculer ce noiraud sur le côté. Pour le surplomber. Pour mieux l'accrocher. Pour le dominer et le marquer.
Le pouce du Vert caressait gentiment la joue de ce noiraud. Le scrutait en même temps et revenait de temps à autre sur ces lèvres rougies.
Entre les jambes de ce médecin, il sentait les caresses faites par les cuisses de celui-ci. Comme s'il s'amusait à le provoquer. A le titiller et il adorait ça. Il adorait sentir ce chirurgien le frôler, le chauffer. C'était excellent. Exquis.
Ils continuaient de jouer ensemble, de se découvrir l'un l'autre, de s'apprivoiser et les quelques souffles qu'on pouvait entendre rendaient la pièce plus chaude, plus vivante.
Ça avait quelque chose d'excitant. De séduisant.
Et ils avaient duré ainsi de longues minutes. Entières et pleines. Et si Zoro se faisait déshabiller petit à petit, la chambre était conquise autant que ses occupants.
Pis on pouvait également voir cette sorte de prise de pouvoir des deux côtés. Ils ne se chamaillaient pas, ne se disputaient pas non plus seulement, ça avait quelque chose de provocant. D'incroyablement bon.
- Zoro-ya~ enlève-moi ce pantalon…~
C'est un ordre, évidemment.
Ce bout de chiffon était encombrant, pas à sa place et fichtrement emmerdant. Souriant de la phrase râlée, le Vert avait fini par accepter cette demande et par se coller outrageusement au bas-ventre de ce médecin.
Médecin qui retint un soupir puisque son propre sexe n'était plus dans son boxer –au même titre que son pantalon avait disparu de ses jambes fines-.
Des mouvements de frictions s'étaient fait ressentir, leurs membres dressés appréciaient ce traitement et étant attiré par les lèvres de son ainé, Zoro ne s'était pas privé. Les lèvres de Law étaient douces, se réchauffaient et rougissaient encore et encore. Il adorait voir ce chirurgien avec de nouvelles expressions. Des expressions que ce Vert lui donnait et il n'en n'était pas peu fier.
Et s'il adorait avoir cette sorte de pouvoir sur ce noiraud, il se moquait bien d'être poussé sur la tête de lit et surplombé par celui-ci. Bien au contraire, avoir son ébène sur ses cuisses et ondulant sur celles-ci…, c'était envoûtant.
Ce à quoi il ne s'attendait pas, c'était de voir Trafalgar casser leur baiser et humidifier son index de façon sensuelle. C'était sûrement pas fait exprès mais l'œil vivace du bretteur était envouté par ça.
- Je n'ai pas envie de… mh~ trainer avec les préliminaires Zoro-ya~ alors j'accélère …hn, les choses d'accord ? Expliquait en soupirant ce médecin qui commençait à se dandiner.
- Doc', laisse-moi faire ça.
C'était une réclamation. Un désir, une demande peut-être. Quoiqu'il en soit ce Vert voulait rendre fou cet ébène à l'aide de ses doigts.
Alors d'un seul jet, il avait fait atterrir ce docteur sur le matelas et le retournant proprement, il avait embrassé tout son dos. L'avait marqué de ses lèvres brûlantes. De la nuque aux reins en passant par ses omoplates, jusqu'à mordre les fesses toutes menues d'un Law accroché à une couette froissée.
Puis des intrus lubrifiés –ou presque- s'étaient introduits dans l'intimité d'un médecin attentif et peut-être un peu pressé alors même que des dents marquaient cette paire de fesses incroyable d'après les critiques du Vert.
- J'adore tes fesses Doc'. Avait soupiré Zoro entre deux morsures évidentes et piquantes.
Cambré et étouffant sa bouche dans la couette qu'il accrochait, Law essayait de chasser ces dents de sur sa peau, au même titre qu'il appréciait cette sorte de douleur qui lui mangeait dangereusement le ventre.
Il était impatient. Oui, c'est ça. Impatient de continuer. C'était pour ça qu'il avait pris l'initiative de se préparer. Parce que convaincre Zoro lui aurait pris trop de temps, il en était sûr. Et cet abruti de sabreur était doué pour le faire se trémousser, il s'en rendait compte de minute en minute et il n'était pas sûr que cette chose soit bonne.
Une simple question de perspective évidemment.
Les soupirs avaient augmenté au fil du temps et les fesses levées, les jambes un peu tremblantes de tant de sensations, Law grognait de frustration. Il en avait marre d'être le jouet de ce Vert qui ne faisait que le narguer.
- Zoro -ya~ ...hn arrête ça maintenant… …vient~, dépêche-toi.
« Dépêche-toi », c'était un truc que ce bretteur n'avait encore jamais entendu et il adorait. C'était une sorte d'ordre n'est-ce pas ? Un moyen de faire comprendre qu'il en voulait plus et cette chose lui allait.
Une dernière morsure s'était montrée puis, il avait retiré ses doigts de l'intimité bouillante de ce médecin pour les remplacer par son sexe avide et pressant.
Il se frottait à ces belles petites fesses qui dessinaient déjà des marques bleutées dues aux différents coups de dents reçus et le Roronoa n'en n'était pas peu fier. Il entendait l'autre grogner, le presser. Le voyait se dandiner et une main venir l'aider. Il adorait ça… adorait ce médecin et il pouvait enfin le toucher comme il en avait envie.
Le condom enfilé, il avait poussé et écarté les deux pommes rebondies puis s'était frayé un chemin des plus agréables. Des gémissements étaient retenus, des doigts se faisaient martyriser par une bouche voulant étouffer et voyant cela, le Vert avait retenu ce médecin par ses poignets. …Lui, il voulait entendre ce chirurgien qui le faisait chavirer comme personne.
- C'est si chaud à l'intérieur… . Law, ça va ? Avait demandé le sabreur en tournant légèrement cette tête ébène vers lui.
- Mh, bouge…, fais quelque –chose…
On dit que les désirs sont des ordres et bien, ça semblerait être vrai.
Zoro obéissait sagement, donnait un premier à-coup des plus palpitants et étouffant un soupir, Law avait suivi le mouvement. Ça avait quelque chose d'envoutant. Lui qui n'avait pour habitude que de coucher avec d'autres pour assouvir ses questions scientifiques, il était voilà à présent au lit avec le second des Mugiwara par simple envie de coucher. Rien d'autre.
Parce qu'être touché par le Roronoa le fait frissonner et le rendait nerveux autant qu'appréciateur.
Les hanches prisonnières, c'était bon. Il aimait pratiquer le coït avec ce bretteur au caractère difficile. C'était plaisant à souhait et il espérait que cela le soit également pour lui.
C'était surement pour ça qu'après quelques autres coups de reins, il s'était permis de pousser le Vert et de se retourner. D'allonger le Roronoa sur le matelas pour l'enfourcher et pour s'empaler dessus. Pour réintroduire ce membre dur et de proportion alléchante en lui. Et il n'avait pas été déçu du visage de Zoro.
A le voir, cette herbe folle avait l'air d'apprécier lui aussi. De trouver ça pas mal et c'était rassurant. Il le touchait de partout. Faisait glisser ses mains rugueuses sur ses hanches, ses côtes, sa taille et son buste. Lui agrippait par moment sa nuque et de nouveau leurs lèvres se retrouvaient. Ils s'embrassaient de nouveau et Law avait entouré la nuque de son amant pour le garder prisonnier. Pour avoir un appui plus solide et continuer ses mouvements de va-et-vient sur le sexe du Roronoa.
- Plus… vas-y plus fort… Zoro-ya~ Avait soupiré le docteur alors que de nouveau il basculait en arrière avec au-dessous de lui, un dessin divin d'un sabreur à l'allure particulièrement sexy.
- T'es adorable Doc'…. Hn~ vraiment mignon…
En même temps qu'il flattait ce noiraud, il embrassait et croquait les doigts de celui-ci, au même titre que la paume. Il voulait gouter chaque centimètre de cette peau envoutante.
Et il s'y employait corps et âme.
Durant des minutes, des heures entières, il avait continué à le dévorer. A laisser des traces sur cet épiderme légèrement halé et cette chose ne pouvait signifier qu'un truc, que ce chirurgien avait dorénavant quelqu'un et qu'il n'était pas partageur. Qu'il ne prêtait pas. Qu'il gardait jalousement.
Ils avaient fait l'amour durant toute une partie de la nuit, jusqu'à épuisement. Jusqu'à ce qu'après une énième jouissance, Law tombe sur le torse de ce Vert et ferme les yeux. Jusqu'à ce que le Roronoa garde prisonnier de ses bras ce médecin.
Les draps souillés tout comme leurs corps, les respirations reprenaient normalement et câlinant une tête ébène de ses doigts envieux, de fins sourires étaient marqués sur leurs visages. Plus prononcé pour ce bretteur au regard émeraude.
- Doc'…, murmurait presque Zoro en observant son amant.
- Mh.
- …T'es à moi maintenant.
Des doigts avaient griffés en guise de réponse et ce que n'avait pas vu le Roronoa, c'était le sourire qu'il avait fait naître sur le visage fatigué de son médecin.
Embrassant la tête charbon et heureux d'avoir pu se confier, Zoro avait fermé les yeux après avoir recouvert une dernière fois leurs deux corps. La chambre s'était tue, les tenait enfermés entre ses murs et profitant du reste de la nuit, les deux se plaisaient ainsi entrelacés et pour rien au monde, ils auraient voulu être dérangés.
