Réponse à Wizzy : Oui, tkt, je commence à avoir l'habitude, du coup, j'hésite toujours entre te répondre comme ça ou en MP, puis je me dis que si je te réponds comme ça, tu n'as pas à te connecter ;) Je suis contente que ça te plaise et que l'histoire te surprenne ;) Merci beaucoup.


Chapitre 35 – Fin de séjour

Hermione

Mes parents étaient morts, ça faisait bientôt 6 ans que je vivais avec mais j'avais appris il y a peu la vérité sur le comment et aujourd'hui, j'avais appris le pourquoi. Je n'en voulais pas à Lucius Malefoy, il se sentait coupable pour la mort de ma mère, mais je savais qu'elle avait fait ses choix en connaissant les risques et ses choix étaient tellement désintéressés que je ne pouvais que la comprendre.

J'avais grandis dans l'idée que si j'étais à moitié aussi généreuse que ma mère, je serais une bonne personne aujourd'hui encore, je le pensais encore plus. Mon père par contre, je ne pouvais m'empêcher de me demander s'il savait pour le Cercle, s'il savait ce que ma mère faisait, s'il était un peu au courant des risques qu'elle avait encouru et qui lui avaient coûtés la vie mais cette question resterait probablement sans réponses car si Sirius ou d'autres membres du Cercle avaient connus ma mère, ils n'en étaient pas assez proches pour savoir ce genre de détails.

- Chérie ?

Je me retourne et m'aperçois que Drago est là, je ne l'ai pourtant pas entendu arriver avec le cheval de son père, je lui adresse un sourire rassurant en voyant ses hésitations à m'approcher et je lui tends la main pour qu'il s'asseye avec moi. Il prit place derrière moi et m'enlaça de ses bras, je laissais ma tête aller contre son cou.

- J'avais peur que ce que t'ait dit mon père ne t'éloigne de moi, m'avoua-t-il au bout d'un moment.

- Rien ne pourra m'éloigner de toi, tu es l'amour de ma vie !

C'était la première fois que je lui disais ça aussi directement, il déposa un baiser dans mes cheveux.

- Comment tu te sens ? Me demanda-t-il.

- Bien, je sais enfin toute l'histoire, je ne me pose plus de question, sauf sur mon père, j'aimerais savoir s'il savait, je sais que ça peut paraître absurde mais dans tous les cas, c'est une question qui n'aura probablement jamais de réponse.

- J'espère quand même que tu trouveras cette réponse.

- Merci de m'avoir emmené ici, finalement, c'était assez nécessaire.

Tournant ma tête, nos lèvres se rencontrèrent puis je me levais.

- On fait la course ? Je lui demande en souriant.

- Prépares-toi à perdre Granger !

Partant au galop, il arriva quelques secondes avant moi, il avait l'avantage de bien connaître le coin mais il me restait 6 jours pour prendre ma revanche !


Drago

Après cette matinée riche en révélations, la situation changea de manière presque spectaculaire ! Mon père se montrait plus expressif, comme libéré du poids qu'il portait et Hermione se montra tout à fait à l'aise en la présence de mes parents mais pour moi, le plus surprenant, c'était de voir mon père et Granger revenir tous les matins de leur promenade qu'ils faisaient tous les deux à présent, apparemment, Hermione et lui faisait la course et mon père gagnait mais avec de moins en moins d'avance.

Ma mère se montrait plus loquace, plus vive, plus elle, car elle n'avait plus à se tenir prête en cas de disputes, car tous les risques avaient été éliminés. J'avais passé le meilleur noël en compagnie de mes parents de toute ma vie et je savais que la présence d'Hermione y était pour beaucoup.

Là, je regardais Granger courser un paon sur le terrain enneigé et je riais du perron sans qu'elle ne m'entende, elle ne savait pas que j'étais là.

- Je l'aime beaucoup, me dit ma mère.

Je me retournais vivement vers elle, je ne l'avais pas entendu arriver.

- Content de l'apprendre, je réponds une fois la surprise passé.

- Ton père aussi, ajouta-t-elle.

- Ca je m'en doutais un peu, il ne laisserait pas n'importe qui s'incruster à ses ballades matinale !

Ma mère rigola.

- Depuis combien de temps es-tu avec elle ?

- 6 mois maintenant.

- Ah, j'avais l'impression que ça faisait plus longtemps !

- Pourquoi ?

- Je ne sais pas, une impression.

Granger chuta dans la neige en coursant le paon, déclenchant cette fois un réel éclat de rire de ma part accompagné de celui de ma mère et cette fois elle l'entendit. Elle se leva avec toute la dignité dont elle était capable dans cette situation, ce qui équivalait à pas grand-chose en fait, puis elle se dirigea vers nous.

- Vos paons ne se laissent pas facilement approcher, dit-elle le plus sérieusement du monde à ma mère qui tâchait de ne plus rire par politesse.

- Disons qu'il faut un peu plus de subtilité que votre approche, répondit-elle.

Puis elle recommença à rire, je suivis et même Hermione rigola d'elle-même.


Hermione

Demain, nous repartirions à Londres et même si j'avais beaucoup appréhendé de venir ici, je regrettais de repartir aussi vite. Les ballades à cheval, la beauté du paysage et les paons allaient me manquer. Les parents de Drago aussi, Narcissa était vraiment adorable et Lucius, pas si impressionnant que ça finalement, enfin, impressionnant mais attachant.

- Alors Miss Granger, demain, vous retournez à la civilisation ? Me demanda-t-il une fois l'étang atteint.

Notre endroit habituel lors de nos ballades à cheval.

- Oui, tout ça va me manquer, dis-je en souriant.

- C'est une bonne chose, peut-être que nous reverrons notre fils plus vite !

- Comptez-y, mais il va falloir me supporter aussi, j'adore vraiment cet endroit, dis-je en souriant.

- Et cette endroit vous adore aussi Miss Granger, sachez que vous y serez toujours la bienvenue, me dit Lucius.

- Merci Monsieur Malefoy.

- J'ai été réellement enchanté de faire votre connaissance, vous êtes la digne fille de votre mère.

- Merci, ce compliment me touche !

- Faites attention à vous lorsque vous serez à Londres, le combat que vous menez est réellement dangereux et le danger est partout, parfois même là où on ne l'attend pas.

- j'en ai conscience, merci.

- Alors dans ce cas, tout est dit ! S'exclama-t-il en remontant sur son cheval.

Avec le sourire, je me mis sur le mien.

- Votre dernière chance de me battre Miss Granger, dit-il.

- Maintenant, je connais parfaitement le chemin, réponds-je en souriant.

Nous sommes partis au galop, le vent frais me piquait à certains endroits, mais cheveux volaient derrière moi mais je le rattrapais, cette fois, je n'avais plus aucune hésitation sur le terrain, je savais ce que je faisais et je parvins à dépasser Lucius, il fut quelque peu surpris mais augmenta son allure pour me rattraper, j'augmentais donc la mienne et pour la première fois, c'est moi qui fut la première.

- Félicitations Miss Granger, dit-il en me serrant la main.

- Merci !


Drago

Hermione arriva tout sourire, suivit de peu par mon père, je l'avais vu gagner de la fenêtre. Après avoir embrassé la gagnante, elle me laissa pour aller se changer, ma mère choisit ce moment pour descendre avec un écrin qu'elle tendit à mon père, ils échangèrent ensuite un regard entendu, le genre de regard qui me donnait souvent l'impression qu'ils discutaient sans parler puis ils se tournèrent vers moi.

- Hier soir, ton père et moi avons discuté et nous nous sommes mis d'accord, me dit ma mère.

- D'accord sur quoi ? Je demande en m'approchant d'eux.

- D'accord sur le fait qu'il est temps que nous te remettons cette boîte, dit mon père en me tendant l'écrin.

- Qu'est-ce que c'est ? Je demande sans ouvrir.

- Ouvre et tu verras bien ! Répondit ma mère en levant les yeux au ciel.

Je découvris la bague de fiançailles que mon grand-père paternel avait offertes à ma grand-mère. Une bague en or, incrusté de petit diamant et un plus gros en forme de cœur au milieu.

- Ta grand-mère me l'avait confié juste avant sa mort en me disant « Tu la donneras à Drago lorsqu'il aura trouvé la femme de sa vie », expliqua son père.

- Oui, j'étais là et je peux te dire que ton père à abréger le discours de ta grand-mère, car elle a aussi précisé qu'elle voulait vraiment que ce soit l'amour de ta vie et non… attends, quels étaient ses mots déjà ? Demanda ma mère en regardant mon père.

- Une gourgandine qui a le feu aux fesses, dit-il exaspéré que son épouse se souvienne de ça.

- Oui, voilà ! Enfin, Hermione n'a pas l'air d'une gourgandine qui a le feu aux fesses, dit ma mère.

- Merci, elle sera ravie de l'apprendre ! Je m'exclame en ouvrant grands les yeux.

Ma mère rigole et mon père se racle la gorge pour attirer notre attention.

- Donc, je te remets cette bague, en espérant qu'Hermione l'acceptera, termina mon père.

- Merci, ça me touche.

Je ne voyais pas bien quoi dire d'autre, du coup, j'enlace ma mère et après une brève hésitation, je fais de même avec mon père.

- Qu'est-ce qui ce passe ? Demande Hermione.

Je mis en vitesse la petite boîte dans ma poche puis lui fit le sourire le plus innocent dont j'étais capable.

- Rien.