~ Comment te sens-tu aujourd'hui ? ~ 38

EPOV

J'étais son premier copain ! Elle ne m'avait pas fui et j'étais son premier…baiser, peut-être ? Je n'en revenais pas Elle était belle comme un astre et aucun autre garçon n'avait voulu de rapprochement tactique? Ils avaient des gouts bizarres à Phœnix. Ou c'est elle qui les avait rejetés? Dès qu'elle était près de moi, je me sentais mieux. Son parfum me devenait indispensable. J'étais accro comme un junkie. Il me fallait mon fix de Bella, ses baisers me provoquaient des flashes de pur plaisir. Et nous n'en étions qu'à la première base. Que me réservait la deuxième ? Elle m'avait bien baladé avec son air cynique de fille qui sait tout. Et sa tenue en latex rouge? Il fallait oser quand même !

- Tu sais, on a encore beaucoup de temps devant nous et que tu me présentes ton père (j'ai un peu pris d'avance mais je tiens à lui demander son autorisation pour faire sa cour. Si, si. J'y tiens. J'ai des manières). Elle, à cheval sur mes genoux devant mon piano, ça me donnait des idées de remake de Pretty woman. Je la pris par les cuisses pour la poser sur le clavier tout en l'embrassant. Les cordes firent un son disharmonieux. Je sais, c'est la classe de maitriser deux choses à la fois, surtout quand on est du sexe masculin. Si j'en avais besoin, je serai même capable de trouver du beurre dans le frigo. Un homme parfait, quoi.

Je commençais à lui déboutonner sa chemise à carreaux (*clin d'oeil à Enéelamia*). C'est pas du meilleur goût, ce côté bucheron, elle n'avait pas encore intégrer les leçons de relooking, mais je m'égare, l'émotion certainement. J'ai tout le matos dans les poches. J'avais pas chômé pendant l'absence de mon soleil. Des capotes plein le jean, une révision complète du tantrisme. J'avais repassé les classiques en détail: posture de l'Enclume, du ciseau, union de l'huitre, fente du bambou, mobile de la roue...entre autres. La technique, c'est mon dada. Mon nom est Edward, Edward "Wikipédia" Cullen. Bella sera-t-elle assez souple pour tout?

Elle m'entourait de sa chaleur plongeant ses yeux dans les miens confiante. Oserais-je? Nous étions inexpérimentés et j'étais l'homme, à moi de faire preuve d'initiatives pour passer à la pratique. Je descendais dans son cou et je ne pouvais que constater qu'elle était on ne peut plus consentante. Elle frémissait littéralement sous mon toucher.

Son décolleté me tendait les bras et j'y plongeais, sans retenue. Ma bouche approchait de zones hautement sensibles parsemées de pics et de vallées. Nos respirations étaient hachées. Des sons inarticulés sortaient de sa gorge. Je m'arrêtais un instant pour me reprendre, ne voulant pas me laisser débordé par mes émotions. Je suis vampire ET sensible. Un homme parfait, quoi.

C'est alors que je les entendis. Emmett, tout d'abord, celui qui pensait le plus fort : 'Vas-y frérot! T'es le meilleur', suivi de Carlisle, 'super, je pourrais même avoir des photos pour mon dossier !', puis Alice : 'les carreaux c'est has been, comment a-t-elle pu acheter ça ? En soldes peut-être, le manque de moyens fait vraiment des ravages sur le look, snif !' Et même Esmée : 'Comme ils sont choux, ça me rappelle Carlisle et moi au début. Quelle passion! Ça nous promet un beau spectacle.'

Je reprenais de la distance par rapport au piano, et par là même à Bella, la reboutonnais à vitesse vampirique, pendant que nos spectateurs indésirables envoyaient leurs pensées à tous vents. 'Qu'est-ce qu'il fout? Ça commençait bien. J'avais une super place sur une bonne branche.' – 'Adieu les photos de la plus grande expérience de tous les temps !' – 'C'est pas grave de toutes manières, il y a des fenêtres partout, ils vont pas pouvoir se cacher bien longtemps' – 'Edward est bizarre, il m'a quand même pas entendu ? Je suis super loin.'

- Bella, il va falloir que l'on s'arrête. Dis-je à regret.

- Pourquoi? Je t'assure, je suis prête. Tu n'as pas envie? Tu me trouves trop godiche? J'ai fait quelque chose qui ne t'a pas plu? Elle était catastrophée, comme si j'avais envie de la rejeter ! A cause de ces nases qui sont tellement absorbés qu'ils n'ont même pas remarqué qu'ils étaient quatre à nous mater.

- Je…Comment lui avouer que j'étais entouré de pervers ? Il vaudrait mieux que l'on se connaisse plus avant, non ? Quel hypocrite ! J'ai qu'une envie, c'est que l'on s'envoie en l'air tout le temps comme des ados aux hormones survoltées! Sur le piano, sur le divan, dans mes voitures, sur mes voitures, dans mon lit, quand j'en aurais un (très bientôt), par terre, contre le mur. C'est tout ce qui me vient à l'esprit pour le moment. Un minimum quoi. Et puis cette maison n'est pas ce qui se fait de mieux en terme d'intimité, non ?

- Tu veux pas dire qu'on nous observe ?

- Euh…

- C'est Jasper, je parie! Quel salopard celui-là. Me casser mon coup. Pauvre Jasper pour une fois qu'il était innocent.

- Tu serais étonnée, alors. Il regarde sagement son documentaire.

Elle blanchit d'un coup.

- J'ose même pas imaginer qui. Je plaçais les autres bien au-dessus de cela. Je déteste les voyeurs. Tu peux me ramener ? Pfff, heureusement qu'elle sait pas tout. Je vois pas comment je vais pouvoir lui confesser mon attirance pour sa fenêtre.

- Oui, Bella. Elle va me larguer, ça aura duré une journée. Famille, je vous hais !

Plus tard, dans la voiture, alors que nous n'avions croisé âme qui vive avant de partir.

- Tu es déçue? Tentais-je pour briser le silence qui s'était installé.

- Bien sûr que je suis déçue, j'aime bien Pretty Woman...Je ne lisais pas dans les pensées de cette fille mais elle, elle était au parfum, ma femme idéale. Et j'ai passé une très bonne journée, je t'en remercie.

- Tu me remercies ?

- Oui. Je n'ai jamais été aussi heureuse. Grâce à toi. Ça me change de mes week-ends de solitude ou des délires de ma mère.

- Ma famille de fous ne te fait pas peur? Demandais-je étonné, il y avait de l'espoir.

- Tu ne connais pas encore la mienne! Tu vas prendre tes jambes à ton cou. Je peux te l'assurer! Pire qu'une bande de vampires disjonctés. Pas possible.

- Tu m'expliques ?

- Il vaut mieux te laisser la surprise. Elle se mâchouilla la lèvre nerveusement.

- Ah. Tu es mon premier baiser, et moi? Lançais-je sous le coup d'une impulsion incontrôlée. En même temps j'avais une envie folle d'être son premier pour tout.

- J'aurais bien aimé, mais non. Elle serra ma main plus fort. Un certain Jack Black est passé avant toi. C'était désastreux. Il n'y en a pas eu d'autres, d'ailleurs. Toi, tu es le premier à bien m'embrasser. C'est encore mieux, non ?

- Oui, c'est mieux. Intérieurement, je buvais le sang de cet humain qui avait souillé par son contact ma fleur de lys. Alors, nous sortons toujours ensemble ?

- Tu es énervant à la fin, il te faut quoi? Un mariage pour te calmer?

- Ce serait bien. Je souriais aux anges.

- Edward, rappelle-moi, on se connaît depuis quand ?

- Une semaine? 6 jours, 7 heures, 34 minutes et 25 secondes, plus exactement. Pourquoi ?

- Parce que…tu m'embrouilles. Je ne sais plus ce que je voulais dire, s'énerva-t-elle visiblement perturbée par mes précisions. J'aime les détails, c'est tout. Tatillon limite rigide, ça fait partie de mon charme.

- Pourquoi tu accélères tout à coup ? S'étonna-t-elle en s'accrochant à la poignée de toit passager.

- Parce que maintenant, je sais que tu ne vas pas me largué dès que je t'aurais raccompagné.

- Edward, tu es impayable ! Je te le redis, je suis consentante à 200%, tu n'as pas besoin de m'épouser, je te donne mon corps quand tu veux. J'appuyais de toutes mes forces sur les freins et arrêtais la Volvo sur le bord de la route. Le temps de détacher nos ceintures. Nos bouches se dévorant sauvagement. Nos mains se cherchaient, palpaient, tripotaient frénétiquement. Et tant pis si nous faisions un attentat à la pudeur. Rien ne pouvait nous arrêter cette fois-ci. Une bulle de moiteur nous protégeait. Carpe Diem.

C'est à ce moment-là que quelqu'un frappa sur la glace de ma portière. Je me tournais effaré par cette malchance qui nous collait comme de la superglue et pris en compte une vision d'horreur : la tête de Charlie Swan, chef de la Police de Forks, les yeux exorbités. Accessoirement père de la fille que je tentais de déshabiller actuellement.

Vous êtes trop merveilleuses, 3 heures après, j'ai déjà pleins de reviews. Vous méritez bien que je brûle ma dernière cartouche des vacances. Et les anonymes sont toujours les bienvenues. J'en profite d'ailleurs pour les remercier.