Et voilà, nous y sommes, le dernier chapitre. Ça fait bizarre. C'est une chose vraiment à part de pouvoir partager ses écrits et son imaginaire. Merci a vous d'en avoir été le réceptacle. Merci encore une fois pour votre fidélité, vos likes et vos messages. Merci d'avoir été indulgentes.Bon je vais vous avouez je n!ai pas écrit l'épilogue. J'hésite encore a vrai dire bien que j'ai une ou deux scènes en tête. Je mettrais ma main au feu que Henri manque a certaines. On verra...Merci

Ce furent d'abord des chuchotis, des gazouillis indistincts. Ce n'était que du bruit, dépourvu de sens ou de contexte. Mais ils étaient un phare dans l'obscurité, un objectif à atteindre. Pourquoi ? Elle ne le savait plus… cependant cela lui paraissait important. Elle avait oublié quelque chose non ? Ou plusieurs ? Il y avait un vide en elle, inexplicable, que ces sons de plus en plus mélodieux apaisait. Parfois, ils disparaissaient pour réapparaître de manière toute aussi mystérieuse.

À un moment, les bruissements devinrent des mots, avec une vraie signification. Certains lui échappaient encore mais d'autres résonnaient en elle. Et toujours elle se concentrait vers eux, comprenant instinctivement qu'ils étaient son salut, le moyen de sortir des Ténèbres. Et plus elle s'approchait de la lumière, plus elle les comprenait. Ils s'assemblaient, s'associaient pour faire passer un message.

- Elles sont coincées là-dedans depuis trois mois maintenant. Vous avez dit que le sort avait fonctionné, qu'elles allaient se réveiller. Je vous préviens…

- Pas de menaces stériles Majesté, si la magie était une science exacte cela se saurait.

Plus tard, une minute ou une éternité, une autre voix résonna, à la fois suppliante et exaspérée.

- Maintenant ça suffit, on a besoin de toi...j'ai besoin de toi. Markus fait ce qu'il peut et le royaume est bien géré mais il lui manque son âme. Tu es entrée dans la légende tu sais. Emma Swan le Cygne du royaume noir, la Sauveuse Ténébreuse, celle qui leur a rendu leur fierté. Et moi je dois te parler d'Arya. Cette femme me rend dingue mais je crois que je l'aime. Courir avec elle sous la lune est une expérience incroyable, nos cœurs à l'unisson, nos âmes se touchent à ce moment-là. Elle dit qu'elle ne bougera pas d'ici tant qu'elle ne saura pas sa reine en sécurité. Mais je veux la voir dans ses montagnes, je veux me battre encore à ses côtés. Tu avais raison, je ne suis pas faite pour m'enfermer dans un château, pas avant d'avoir des cheveux blancs en tout cas. Mais pour ça il faut que tu te réveilles Emma, que tu nous revienne.

Emma… elle s'appelait Emma. Puis tout lui revint dans une déferlante de souvenirs. Sa vie se rejoua sous ses yeux, chaque acte commis ou au contraire ceux qu'elle n'avait pas accompli. Elle revit les évènements marquants, heureux comme malheureux. Des visages dansèrent sous ses paupières, famille, amis, amantes, Lancelot, ô Lancelot l'inénarrable chevalier au cœur aussi pur que sa foi. Et Régina, sa splendide brune, son torride amour, sa tendre amante. Régina à la voix de velour, aux doigts experts, à la langue subtile.

Luttant contre les brumes de l'inconscience, elle exhorta ses muscles à bouger. Sa belle n'était pas loin, elle pouvait sentir son aura, comme un parfum singulier immédiatement identifiable. Quand elle trouva la peau chaude sous ses doigts, Emma sut que tout cela était réel. Elles avaient vaincu. Ensemble.

Et ensemble, elles ouvrirent les yeux sous le regard ébahi de Ruby qui s'enfuit en courant. Mais les deux femmes n'en avaient cure. Elles n'avaient d'yeux que l'une pour l'autre, se détaillant comme si c'était la première fois. Et dans un sens ça l'était. Pour la première fois Emma était entièrement libre de toute possession Ténébreuse, elles le percevaient toutes deux. Et si leur avenir était encore incertain, elles savaient qu'elles avaient trouvé en l'autre une alliée indéfectible, une amie fidèle, un cœur à partager.

*

- Répétez-moi ça encore une fois, s'il vous plaît je ne suis pas certaine de ce que j'ai entendu.

Emma se massait les tempes tentant vainement de chasser les prémisses d'une migraine. Les céphalées allaient et venaient depuis leur réveil à Régina et à elle, la veille. Depuis qu'ils avaient débarqué comme une horde de barbares dans la pièce où elle se reposait avec sa belle. Ils avaient joué des coudes pour entrer en premier, avaient continué à se disputer en s'approchant de l'autel. Ce n'est que quand Emma avait réussi à croasser un "assez !" qu'ils s'étaient tus. Morgane et son père se fusillaient du regard, Markus se tassait dans un coin sous la protection d'une Granny plus imposante que nature. Ruby et Arya semblaient s'amuser de la scène, ce qui n'était certes pas le cas de la fée bleue, enfin la jeune Rowan observait l'assemblée, les yeux écarquillés de se trouver en telle compagnie.

- Emma tu es avec nous ?

- Oui père.

- Je disais donc, Merlin l'enchanteur est intervenu pour empêcher le combat après...après que le sort fût lancé.

David lança un regard de reproche vers Morgane, l'instigatrice du-dit sortilège.

- Et vous l'avez écouté ? demanda estomaquée la jeune reine.

- Disons qu'il avait des arguments. Et sa barrière magique n'en était pas des moindres. En plus il a une voix qui porte, difficile de ne pas lui prêter une oreille attentive.

- Et…

- Il nous a gronder comme des enfants pris en faute avant de renvoyer la majorité de nos hommes chez eux. Je ne sais toujours pas comment il a fait ça. Il a suggéré que les soldats décampent, et c'est ce qu'ils ont fait. Nous laissant nous, les monarques avec une simple escorte.

- Hey ! Je vous signale qu'on s'est retrouvé dans le même pétrin nous autres, s'indigna Badwolf. Et on était toujours moins nombreux que vous.

- Oui bon, enchaîna David avec mauvaise foi. Toujours est-il que le bougre nous a ordonné de nous asseoir à la table des négociations.

- Et vous avez obéi ? Comme ça ?

Le roi Blanc se remémora l'épisode. Oh non cela n'avait rien eu d'évident. Arthur, à la vue du vieil homme était devenu comme fou, éructant des insanités pendant que Philippe et Richard le retenait. L'ennui prenant le pas sur l'amusement, Merlin se contenta de claquer des doigts et le Seigneur de Camelot s'était volatilisé. Le vieillard les avaient rassuré quant au sort de celui-ci : il l'avait simplement envoyé à l'abbaye de Glastonbury où les moines sauraient s'occuper du dément. Toute la scène avait été éprouvante et le vieillard en avait profité pour prendre les rênes de la discussion.

- Oui bon peut-être pas comme ça, admit de mauvaise grâce le souverain. Mais là encore, il a su être convaincant.

- Et il en est sorti quoi ?

C'était la question qui taraudait la jeune blonde depuis la veille. C'était-elle battue pour rien, avait-elle entraîné tout un peuple vers la perte ? Non sûrement pas, Ruby l'avait appelé la Sauveuse. On appelait pas les vaincus ainsi, n'est-ce pas ? Cependant avant qu'elle n'en apprenne plus, cette empêcheuse de tourner en rond de Morgane les avait accaparées afin de vérifier leur état général. Auscultation qui s'était rapidement transformée en ordonnance pour un repos forcé. Les deux femmes s'y étaient soumises plutôt volontiers. Malgré, trois mois d'absence dans le monde réel, elles ressentaient dans leur os un épuisement profond.

- Hum, David semblait gêné, et bien de toute évidence, l'Equilibre est rétabli. C'est une nouvelle puissance sur laquelle il va falloir compter.

- Et pour nous ?

- Il nous a démontré que tu aurais besoin d'un fief indépendant. Il nous a dit que tu aurais un rôle à jouer dans le renouveau qui se prépare. Qu'il fallait un refuge pour les électrons libres, pour les marginaux, pour les mal-aimés, et que c'est toi qui le leur offrirait.

- Et Blanche-Neige a accepté ça ? Et d'ailleurs où est-elle ?

A nouveau le roi Blanc rougit d'embarras. Hormis sa fille et son ancienne ennemie tout le monde autour de cette table connaissaient la réponse à cette question. Et elle n'était pas glorieuse.

- Je préférerais en parler avec toi en privé si cela ne te dérange pas. Enfin avec vous deux, ajouta-t-il précipitamment en voyant le froncement de sourcils de sa fille. Mais le Royaume Blanc a ratifié votre entière indépendance. Par contre…

- Par contre vous voulez que je renonce à mes droits sur le Trône Blanc…

- Comprends nous, les…

Mais il n'eut pas le temps de développer son argumentation, pourtant soigneusement répétée, qu'Emma le coupa à nouveau.

- C'est d'accord, dit-elle à la surprise de son père seulement. Je ne crois pas que votre royaume me convienne de toute façon et je ne pense pas lui convenir non plus. Je n'ai pas de velléités de grandeur, père. Je veux juste vivre ma vie en paix, la partager avec la femme que j'aime. Je n'ai jamais voulu autre chose.

*

- Papa, que se passe-t-il avec maman?

David étudiait les deux femmes qui lui faisaient face. Ils s'étaient retrouvés dans le salon d'Emma, plus intime pour ce qui devait être dit. L'homme nota les mains jointes, les doigts entrelacés. Aux messes basses qui circulaient dans le château, il n'avait pas fallu longtemps pour comprendre les liens qui unissaient sa fille aînée à la méchante reine... à Régina, se corrigea-t-il. Les voir côte à côte n'avait fait que confirmer les rumeurs. Les deux femmes étaient amantes. Non seulement cela mais en plus, il pouvait voir l'attachement profond que portait Emma à la brune à travers des dizaines de petits gestes, de regards. Jamais il n'avait vu son enfant ainsi. David lui découvrait un regard enamouré quand elle posait les yeux sur sa compagne. Et ses sourires qu'elles échangeaient ? Sans parler de l'aura particulière qui les entourait. Certaines choses ne trompaient pas : sa fille chérie avait trouvé son véritable amour.

Sa raison lui disait de se méfier, que Régina pouvait très bien jouer la comédie, sauf qu'elle non plus, il ne l'avait jamais vu ainsi. Détendue, sereine même. Et ses yeux… il avait toujours cru qu'ils étaient noirs, ils paraissaient plus clairs désormais, d'un noisette presque mordoré. Comme si, malgré tout, Emma lui avait apporté une sorte de lumière intérieure. Voyant sa fille s'impatienter, il sut qu'il n'avait plus le choix et se jeta à l'eau.

- Elle est avec Merlin.

- Mais…

Mais avant qu'Emma n'ajoute quoique ce soit, l'ancienne reine l'interrompit en posant une main sur son avant-bras. Avait-elle perçu la détresses de David ? Sans doute et il fut reconnaissant pour sa délicatesse.

- Elle...quand Merlin a exposé ses conditions...elle a … elle est devenue incontrôlable…

C'était trop dur, inconcevable. Il avait beau avoir appris la vérité depuis, il n'arrivait toujours pas à y croire.

- Rumpel… Avant de le laisser partir, elle voulait une preuve que le contrat avait été exécut... pardon Régina,

- Ce n'est rien David, le rassura la concernée. Continuez, prenez votre temps.

- Merci… Donc il l'a amené ici. Mais il devait déjà y avoir caché la dague. Elle...elle a été contaminée… toutes ces années, elle portait une étincelle de Ténèbres en elle, corrompant tout ce qu'elle entreprenait. Je...je suis désolée Emma, j'aurais dû le voir, j'aurai dû m'opposer à elle, mieux te protéger. Je regrette tellement...

Emma ne savait pas quoi dire, elle était abasourdie par les révélations de son père. Sa mère sous l'emprise des Ténèbres ? N'était-ce pas plutôt une excuse pour échapper à la responsabilité de ses fautes ? Pour se dédouaner des souffrances infligées ? Et puis elle se rappela. La porte des cachots était restée ouverte… comme si quelqu'un avait fui les lieux précipitamment. Peut-être sous le coup du remord ? Où sous une rage et une peur induite par une dague maléfique ? Emma ne connaissait pas les détails mais elle savait que c'était sa mère qui avait laissé cette porte ouverte autrefois.

Puis elle constata que cela ne changeait rien, le passé était le passé, on ne pouvait pas le réparer. On pouvait seulement se construire un futur meilleur. Se battre pour demain. Emma ne pardonnait rien mais laisserait à sa mère la possibilité d'avoir une seconde chance elle aussi.

- Et Merlin là-dedans, pourquoi est-elle avec lui et pas ici ?

- La purification a été compliquée et ils ont dû se retirer dans un lieu sacré. Mais si j'ai bien compris ce que cette sorcière de Morgane m'a expliqué, les choses devraient avancer plus vite maintenant que tu as rompu le mal.

- Père, j'en suis contente mais…

- Oui je sais, il lui faudra du temps pour regagner ta confiance et ton affection. Mais un jour…

- Oui un jour... ça serait bien.

Enfin, il en venait au plus délicat. Il savait qu'il n'avait pas été un bon père, moins bon que Lancelot assurément, mais lui aussi était bien décidé à se rattraper. Aussi, il avait encore deux choses à faire avant de quitter les amoureuses. Il prit une longue inspiration et se lança.

- Regina Mills, au nom du Royaume Blanc, je vous présente officiellement nos excuses. Pour ce que mon épouse vous a fait subir et pour la manière dont nous avons accueilli votre retour. Aucun mot ne sera assez fort pour exprimer ma contrition mais veuillez les accepter je vous pris.

Regina hocha simplement la tête, elle savait que sa voix trahirait son trouble. David Charming s'excusait, auprès d'elle ! Le monde tournait décidément à l'envers. Ceci étant dit, le souverain contrit fit immédiatement place au père protecteur.

- Cependant je vous préviens Régina, c'est la prunelle de mes yeux qui se tient à vos côtés. Je ne me suis pas montré à la hauteur jusqu'ici mais je ne compte plus laisser personne lui faire du mal. Magicienne ou non.

- Papaaa

- Laisses mon amour, s'amusa Régina. Et pourquoi n'aurait-il pas le droit de faire son papa ours ? Laissez-moi vous parler de mes cinq dernières années en enfer David.

Et pour la première fois, elle raconta son histoire entièrement. L'air horrifié de ses interlocuteurs se renforça au fur et à mesure qu'elle avançait dans son récit. Emma connaissait déjà le début : les années de tortures incessantes, toutes plus imaginatives les unes que les autres. Mais elle ne savait rien de ce jour où on était venu la chercher. Regina parla du démon qui l'avait traînée sous une douche glacée avant de la faire habiller de cuir sombre. De la salle de torture dans laquelle il l'avait conduite. Et du fouet qu'il avait mis dans ses mains alors qu'elle se demandait ce qu'elle faisait là. Et de l'homme qui gémissait attaché sur une croix. C'était seulement quand il avait prononcé son prénom qu'elle l'avait reconnue.

- C'est comme ça que j'ai su que mon père était mort. Quand ils m'ont amenée pour le torturer. Au départ, j'ai refusé mais ce qu'ils nous ont fait subir...ce que j'avais déjà subit... Il m'a supplié vous comprenez... Il m'a supplié d'obéir juste pour que j'échappe à la torture. Il pleurait quand il me l'a demandé. Je...je n'ai pas pu lui dire que cela me ferait bien plus mal. Alors j'ai commis l'acte le plus abject de mon existence, j'ai pris le fouet...

Elle avait pris le fouet et elle avait frappé avec rage, encore et encore. Chaque jour, elle revenait et de nouveaux instruments étaient à sa disposition. Cela avait duré ainsi jusqu'à ce qu'Emma la réveille en pénétrant dans sa prison.

- Vous ne pouvez pas imaginer… ou peut-être que si, ajouta-t-elle en passant de l'un à l'autre. Ce que c'est de faire souffrir quelqu'un que vous aimez. Je… ça m'a changé. Je...je crois qu'il y a des choses que je ne pourrai plus faire. Plus jamais... Finalement Blanche-Neige m'aura rogné les griffes plutôt efficacement.

David s'était vite esquivé après ces confidences. Étant ce qu'il était, il en avait été profondément ému et avait préféré laisser la brune au réconfort de sa compagne. Au milieu du couloir, il sourit. Il était tout à coup étrangement confiant en l'avenir. Si une femme comme Régina pouvait trouver sa fin heureuse, et tout cela dans les bras de la fille de sa Némésis, alors tout était possible. Non?

*

- Alors cette fois c'est décidé vous repartez ?

- Oh Emma ne me fait pas ces yeux-là, tu sais bien que ça ne marche plus depuis tes douze ans.

Emma fit la moue, frustrée. Ça marchait sur Régina pourtant.

- Ça fait deux mois maintenant, tu n'as plus besoin de nous. Tu as ratifié les traités de paix et même trouvé quelques alliés.

En effet, il y avait Avalon déjà., qui non seulement avait détaché Morgane pour rétablir le culte de l'équilibre dans les montagnes. Cette dernière a la surprise générale avait pris la jeune Rowan sous son aile, bien décidée à former l'adolescence pour prendre sa suite. De plus, Avalon avait annoncé publiquement son souhait d'un pacte de protection mutuelle. D'autres avait suivit, se détachant ouvertement du culte du bien et du mal, tel Arendelle qui avait envoyé un diplomate. Oui, les choses changeait si on pouvait être allié avec la Ténébreuse sans craindre les foudres de ses voisins.

- Mais tu vas me manquer, tenta une nouvelle fois la reine.

- Oui et toi aussi tu vas me manquer, mais je suis ton exemple ma Reine. Je vais vivre ma vie auprès de l'élue de mon âme et lui faire plein de petits louveteaux !

- Pardon? Sauf erreur de ma part ça risque d'être biologiquement impossible.

- Rien n'est impossible quand on est amie avec la méchante reine, difficile tout au plus.. Tu devrais y réfléchir avant qu'elle ne te colle un petit prince dans les bras.

- Elle n'oserait jamais ! répondit une Emma outragée

Les deux femme explosèrent de rire simultanément. Quand elles se calmèrent, elle échangèrent un long regard empli de tendresse et d'affection. Sur une dernière étreinte, la jeune blonde laissa partir son amie, sa presque sœur. Elle ne pouvait que lui souhaiter d'être heureuse où que ses pas la mènent.

*

- Vous vous reverrez tu sais, ce n'était qu'un au revoir, pas un adieu.

Régina était sortie des ombres où elle s'était dissimulée en apercevant que sa compagne n'était pas seule. Pour en avoir discuté avec Arya, elle savait que les deux Louves avaient décidé de partir dès le lendemain matin. Elle savait aussi qu'Emma aurait besoin d'elle après l'échange avec son amie, alors elle était restée, attendant son heure.

- Je sais mais nous n'avons pas souvent été séparées au fil des années. Je ne sais pas ce que je vais faire sans elle.

- Tu vas grandir Emma, tu vas t'épanouir. Tu vas m'aimer et te faire aimer de moi. Tu vas gronder et tu vas rire. Rêver et agir. Être toi, être à moi.

- Un vaste programme, sourit la blonde.

- Alors autant s'y mettre tout de suite non...en commençant pas la fin.

Et c'est dans un rire complice et heureux qu'elle rejoignirent main dans la main la chambre du Cygne du Royaume Noir.