Disclaimer : L'Univers et les personnages de Harry Potter appartiennent à JK Rowlings
Rating : M – Slash/yaoi – HPDM
Merci pour vos reviews et les followers.
Chapitre 36 : Mise au point
En cette fin de journée de dimanche, les six amis étaient tranquillement assis à la table des Serpentard, attendant le retour des élèves qui étaient rentrés chez eux pendant les vacances. Ils discutaient doucement sous le regard noir du directeur et attendri des autres professeurs.
Soudain, un brouhaha se fit entendre et les portes de la Grande Salle s'ouvrirent largement pour laisser passer le flot des adolescents. Certains Serpentard tiquèrent lorsqu'ils s'avisèrent de la présence des deux Gryffondor à leur table, mais un regard impérieux de leur Prince eut vite fait de les réduire au silence.
Nombre d'élèves semblaient discuter de l'affaire du Chicaneur et beaucoup cherchaient le Survivant du regard, donnant un coup de coude à leurs interlocuteurs lorsqu'ils l'apercevaient enfin à la table ennemie.
Indifférent à l'attention qu'il suscitait, Harry profitait agréablement de l'étreinte de son blondinet, échangeant des propos futiles avec Pansy. Un éclat de voix le fit cependant se raidir avant qu'il ne se renfonce dans la chaleur des bras aimants. Mais il était dit qu'on ne le laisserait pas si facilement tranquille.
- Harry ! s'écria Ron, fendant la foule pour l'approcher plus vite. Oh mon pauvre vieux ! C'est vraiment horrible ! Je suis vraiment …
- Pourrais-tu éviter de hurler comme un goret, Weasmoche ! interrompit doucereusement Draco. Même les acromentules ont dû t'entendre au fin fond de la Forêt Interdite.
- Je t'ai pas sonné, la Fouine ! C'est à Harry que …
- Et Harry ne veut pas te parler, intervint ce dernier.
- Mais, … mais si, il le faut ! Tu ne peux pas savoir combien je suis désolé, mon vieux. Franchement, ma sœur a vraiment …
- Stop ! Je ne veux rien savoir, je te dis.
- Oh si Harry, vraiment. Elle n'aurait pas dû faire tout ça. Je n'avais pas compris qu'elle…
- Tu n'avais pas compris ?! cria Harry. Qu'est-ce qu'il y avait à comprendre, dis-moi ? Elle m'a donné un philtre d'amour et puis elle m'a jeté un sort de contrainte ! Elle a voulu prendre le contrôle total de mes émotions, de mes actes ! Alors dis-moi ce qu'il y avait à comprendre ?
- Mais ... elle a eu tort, je sais, mais …
- Mais quoi, Ronald ?
-. Je suis vraiment désolé, je…
- Arrête ça tout de suite, Ron, si tu ne veux pas que je déballe tout sur la place publique.
- Mais Harry, je te jure que je n'avais pas compris. Je me suis conduit comme un idiot. Tu es mon meilleur ami. On ne va pas laisser Ginny gâcher tout ça, n'est-ce pas ?
- Et à combien évalues-tu ton amitié, Ron ? susurra Harry. Combien d'argent devrais-je verser dans ton coffre pour obtenir ta loyauté ? Oh mais c'est vrai ! Tu n'as plus de coffre, n'est-ce pas ? C'est bien pour ça que tu viens ramper encore une fois. Tu as appris que ton coffre était vide ? Que les Gobelins avaient remonté la piste de l'argent que Dumbledore m'avait volé toutes ses années ? Argent avec lequel il a payé tes bons et loyaux services, quelqu'ils soient.
A ces mots, Ron devint blafard. Il reprit en bafouillant lamentablement :
- Mais non, pas du tout, tu te trompes. Je n'ai jamais reçu d'argent, je …
- Ne mens pas Ron. Gringotts m'a envoyé tous les détails de l'enquête. Dumbledore t'a ouvert un coffre en deuxième année et depuis, il te verse régulièrement de grosses sommes d'argent, prélevées dans mon propre coffre. Pour quelles raisons faisait-il cela ? Que te demandait-il de faire en échange ? Alors, je te repose la question : à combien évalues-tu ton amitié ?
Muet, le rouquin sembla chercher de l'aide autour de lui, mais il ne rencontra que des regards méprisants. Un léger mouvement attira son attention sur la droite et il aperçut Hermione serrée dans les bras de Blaise. Aussitôt il vit rouge et commença à hurler.
- Tout ça c'est à cause de vous, ragea-t-il en pointant les Serpentard du doigt. Vous les avez contaminés avec vos sales idées. Tu l'as perverti avec ton comportement contre-nature, espèce de sale lopette ! cria-t-il à Draco. Et toi, dit-il en se tournant vers Hermione et en agrippant son bras pour la tirer vers lui, ne reste pas collée à ce bâtard ! Il t'a lavé le cerveau ! Tu vaux mieux que cette ordure de Serpent ! Ils n'ont qu'une idée en tête, vous livrez à Tu sais qui, comme tous les sang-mêlé et les Sang de Bourbe tels que vous !
Les derniers mots provoquèrent un énorme tumulte parmi les élèves. Les insultes proférées par le Gryffondor colérique choquèrent tout le monde, y compris les professeurs. Un silence de mort finit par s'étendre dans la Grande Salle tandis que les professeurs McGonagall et Rogue descendaient de l'estrade d'un même pas raide et se dirigeaient vers eux.
- Mr Weasley, c'est… votre conduite est absolument scandaleuse ! Cinquante points de moins pour Gryffondor ! Et je vous interdis le Quidditch, vous ne faites plus partie de l'équipe. Puisqu'il le faut, vous apprendrez la politesse pendant vos retenues avec Monsieur Rusard tous les soirs, et ce jusqu'à la fin de l'année. Je me vois également dans l'obligation de prévenir vos parents. Comme s'ils n'avaient pas déjà eu suffisamment à supporter avec les conséquences des actes de votre sœur.
- Je …
- Je ne veux pas vous entendre, Mr Weasley. Quittez immédiatement cette pièce et rendez-vous dans votre Salle Commune. J'enverrai un elfe pour vous apporter le dîner.
Et sans un regard de plus, elle se tourna vers Hermione qui tremblait dans les bras de Blaise.
- Miss Granger, est-ce que ça va aller ?
- J'ai parfaitement raison ! cria à nouveau Ron qui n'avait pas obéi au professeur. Ces espèces de …
Cette fois, ce fut Séverus qui prit la parole, d'une voix si glaciale que nombre de personnes frissonnèrent en l'entendant.
- Monsieur Weasley, fit-il en faisant transparaître dans ces mots tout le dégoût qu'il pouvait ressentir, je vous conseille de vous taire immédiatement et d'obtempérer si vous ne voulez pas que votre attitude ne vous coûte l'expulsion de Poudlard.
- Voyons Séverus, intervint Dumbledore qui s'était approché, suivi de Flitwick et Chourave, on ne peut quand même pas renvoyer un élève pour si p…
- On le peut parfaitement, Monsieur le Directeur, fluta Flitwick, si l'élève en question fait preuve d'une conduite inqualifiable. Et son comportement à l'instant l'est. Et en désobéissant à un ordre de sa directrice de Maison, Monsieur Weasley montre qu'il ne compte pas revoir son attitude.
- Donc, termina McGonagall, si Mr Weasley ne se soumet pas immédiatement, je me verrai contrainte de demander son renvoi. La gravité des insultes qu'il vient de proférer, allié à son comportement pour le moins équivoque depuis le début de l'année, me semble des raisons plus que légitimes pour le faire expulser.
- Et nous vous appuierons, Minerva, contribua Chourave, sous les acquiescements de Filius et Séverus.
Effrayé par l'intransigeance marquée de ses professeurs et le regard fuyant de Dumbledore, Ron ne demanda pas son reste et sortit en courant de la Grande Salle.
Dumbledore regagna sa place sans un mot, mais il était clair pour tous qu'il fulminait. Ses yeux habituellement pétillants lançaient des éclairs, ses joues étaient rouges et sa bonhomie coutumière laissait la place à une grimace crispée du plus mauvais aloi.
Les quatre professeurs prirent quelques instants pour rassurer les membres de leurs maisons avant de revenir s'installer à la table principale. Devant la mauvaise foi de Dumbledore, Minerva se leva pour ouvrir le banquet.
A la table des Serpentard, les deux Gryffondor se faisaient réconforter par leurs petits amis respectifs, abasourdis par les réactions de celui qu'ils avaient considéré comme leur meilleur ami, un frère.
Chez les Rouge et Or, l'indignation était à son comble. Ronald Weasley leur avait fait perdre des points et en plus, en étant exclu de l'équipe de Quidditch, il sabordait toutes leurs chances qui n'étaient déjà pas brillantes en l'absence de Harry. Les Weasley avaient terni l'honneur de leur Maison. Ron allait en payer les conséquences.
Seamus et Dean, de leur côté, se posaient de plus en plus de questions sur Harry. Les articles du Chicaneur et ses révélations sur ce qu'était réellement sa vie les avaient interpellés. La toute récente altercation avec Ron jetait un nouvel éclairage sur les événements des années précédentes.
* HPDM *
Lorsque Dumbledore rejoignit son bureau à la fin du repas, il n'avait toujours pas décoléré. Il avait réussi à intercepter Zacharias à sa descente du Poudlard Express. Après l'avoir amené dans ses appartements, il avait tenté de le rassurer. Ils reprenaient à peine leur souffle que le jeune Poufsouffle avait commencé à récriminer et à tempêter sur la perte de l'argent. Dumbledore lui avait aussitôt jeté un Oubliette avant de le renvoyer dans le Grand Hall. Heureusement, ce n'était pas une grande perte pour le Directeur.
Par contre, la confrontation entre Weasley et Potter lui portait préjudice. Il avait pourtant bien dit à son amant de rester à distance du Survivant pendant un temps. Mais non, ce satané rouquin s'était encore une fois laissé emporter en plein milieu de la Grande Salle.
Si l'enquête de Gringotts l'avait dépouillé d'une grande partie de sa fortune et avait fait grand bruit, celle du Département de l'Enfance Magique passerait cependant un peu inaperçu. Bien sûr, les faits étaient loin d'être anodins, mais la confirmation de l'émancipation de Harry rendait l'information moins percutante pour les journalistes. De plus, les personnes chargées du dossier avaient à cœur de protéger la vie privée des enfants sur lesquels ils enquêtaient.
En arrivant devant la gargouille, il aperçut une silhouette dégingandée qui lui était très familière.
- Qu'est-ce que tu fais là ? siffla-t'il avant de murmurer le mot de passe à la gargouille et de s'engager dans l'escalier menant à son bureau.
- Il faut qu'on parle !
- Il n'y a rien à dire. Je t'avais prévenu de laisser les choses se faire. Mais non, il a fallu que tu ailles jouer la comédie.
- Tout ça, c'est à cause de vous ! Jamais Ginny n'aurait agi ainsi si vous …
- Et qui est-ce qui m'a suggéré d'utiliser la naïveté de sa petite sœur si malléable ? Et tu n'as jamais craché sur l'argent que je sache ?
- Et vous n'en avez pas profité peut-être, vieux pervers ?
- Parlons-en ? Qui est-ce qui vient toujours pleurniché pour en avoir encore plus ? Tu es accro ! A l'argent et encore plus au sexe ! Maintenant, je te conseille de te tenir à carreau, sinon…
- Sinon quoi ? Vous croyez vraiment que je suis naïf à ce point. Vous vous imaginez vraiment que je n'ai pas de quoi me protéger, même contre vous ? J'ai des preuves de ce qui s'est passé entre nous.
- Tu étais plus que consentant pour ce qui s'est passé. Tu as accepté l'argent.
- Peut-être bien, mais à votre avis, comment vont réagir les gens quand je leur raconterai que le Grand Directeur Dumbledore m'a débauché alors que je n'avais que treize ans. Et qu'il m'a payé pour mon silence !
- …
- On est dans la même galère, alors à vous d'assumer ! Si je me fais expulser, je contacte Skeeter ! Si j'ai des problèmes avec mes parents, je contacte Skeeter., Si vous me menacez, je contacte Skeeter. Maintenant, démerdez-vous ! Et un petit conseil, assurez-vous qu'il ne m'arrive rien si vous ne voulez pas que des confessions extrêmement détaillées ne parviennent à certaines personnes bien placées au Ministère.
Et sur ces mots, Ron sortit en claquant la porte.
Dans un accès de rage pure, Dumbledore balaya d'un grand geste son bureau, envoyant tous les fragiles artefacts qui le recouvraient se fracasser sur les murs. Ses plans volaient en éclat les uns après les autres. Gringotts, le département l'Enfance Magique, cet Elfe inconnu, Ginny Weasley et maintenant Ronald Weasley … Chaque nouvel élément ternissait un peu plus son aura.
Sans oublier ces nouvelles relations entre Malefoy et Potter ! Que cachait donc encore le Survivant ?
* HPDM *
Les jours suivants, Ron fut littéralement ostracisé par les membres de sa Maison. Depuis son éclat dans la Grande Salle, personne ne lui adressait la parole. Tous faisaient comme s'il était invisible. Et tous resserraient les rangs autour d'Hermione et Harry afin de l'empêcher de les approcher.
Lorsqu'ils descendaient dîner, il était repoussé en bout de table, ses convives les plus proches veillant à bien marquer un écart entre eux. Pour les cours, il était forcé de rester au fond de la classe.
Les professeurs lui faisaient également comprendre leur désaccord, se montrant beaucoup plus sévères qu'à l'ordinaire, même Flitwick lui faisait part de son mécontentement.
Le plus dur restait le cours de Potions. Rogue s'en donnait littéralement à cœur joie, rabaissant et humiliant le rouquin avec un plaisir sadique, sous les ricanements des Serpentard et l'indifférence totale des Gryffondor. Il était devenu le souffre-douleur du Maître des Potions, à un niveau jamais atteint par Neville.
Ce dernier avait d'ailleurs fait des progrès fulgurants en quelques semaines. Installé avec Théo ou Pansy, à l'abri des railleries de Rogue qui au contraire se montrait nettement plus conciliant, il avait acquis la rigueur et la concentration nécessaire à la réalisation des Potions.
Le pire fut cependant l'arrivée d'une Beuglante le lundi qui suivit les évènements. Ainsi que McGonagall l'avait annoncé, elle avait averti les parents Weasley de l'attitude scandaleuse de leur fils et des injures qu'il avait proférées envers ses meilleurs amis. Et la réponse ne s'était pas fait attendre, bien qu'elle ait surpris tout le monde.
Le vieil Errol avait fait irruption dans la Grande Salle après tous les autres hiboux et s'était une fois de plus écrasé sur la table des Gryffondor. A sa patte était attachée une enveloppe rouge des plus reconnaissables.
Alors que Ron l'avait saisie dans le but de sortir rapidement, il croisa le regard goguenard de plusieurs élèves, toutes maisons confondues, qui s'étaient arrêtés à l'entrée de la Salle pour ne pas manquer le « spectacle ».
Estimant qu'il n'avait pas été ouvert assez vite, le pli chauffa jusqu'à ce que le rouquin ouvre les doigts et s'éleva à hauteur de son visage avant de s'ouvrir.
Tandis que chacun se préparait à couvrir leurs oreilles de leurs mains, seul un silence impressionnant se fit entendre. La Beuglante était muette ! Muette d'indignation, de déception… Muette de rage ! Des ondes de fureur en émanaient, s'écrasant sur le destinataire comme les vagues se fracasseraient sur les rochers.
La lettre sembla toiser le Gryffondor rouge de honte pendant un long moment avant de se désagréger tout aussi silencieusement. Devenu blême, Ron put enfin sortir sous les murmures insistants de l'assemblée.
* HPDM *
Neville avait rejoint le nouveau groupe des Serpendor, comme les avait surnommé Luna, qui l'accompagnait d'ailleurs très souvent. Comme Harry l'avait remarqué, le passionné de Botanique avait pris de l'assurance depuis les évènements du Ministère.
Sa collaboration avec les Serpentard lors de leur enquête l'avait amené à les voir différemment, non plus comme des ennemis, des futurs Mangemorts, mais comme des adolescents comme lui qui étaient confrontés au choix que leur imposaient leurs parents. Cela lui avait aussi permis de se présenter lui-même de façon nettement plus assurée. Sa nouvelle relation avec Luna avait achevé de consolider sa nouvelle attitude.
Ils avaient tous deux décidés de suivre les entraînements donnés par Senthor, Séverus et Remus, même si Luna le faisait toujours à sa façon rêveuse ce qui hérissait passablement le Maître des Potions.
Dean et Seamus s'étaient également rapprochés du groupe, partageant leurs repas, leurs cours et leurs devoirs et révisions. Ils n'avaient cependant pas été intégrés au secret.
L'enseignement prodigué aux sixième année, du moins en ce qui concernait les matières suivies par Harry, avaient pris une dimension particulière. A la demande des condisciples du Survivant, les professeurs avaient accepté d'axer leur cours sur les sorts qui pourraient être utilisés lors de la confrontation finale avec le Seigneur Noir.
Le professeur Chourave avait donc emmené ses étudiants dans le serre n°4, serre qui contenait les plantes dangereuses, voire mortelles. Ils y avaient dès lors appris à prendre soin de plants de mandragores adultes, dont le cri ne pouvait être atténué par de simples bouchons d'oreilles. Ils avaient dû apprendre à se débarrasser de filets du diable particulièrement vicieux.
Ils apprirent également à ne surtout pas dénigrer la version sorcière de l'ortie commune qui provoquait des cloques enflammées et sanguinolentes quand elle touchait la peau. Son effet était presque pire que celui du Bubobulb qui la côtoyait.
Mcgonagall avait proposé de partager son cours en deux parties. La première pour étudier l'application de sorts de métamorphose dans le cadre des combats (quoi de plus déstabilisant qu'un akêne de pissenlit tout ce qu'il y a de plus inoffensif qui se transforme soudain en aiguille acérée pour se planter dans votre visage ou sur vos mains). La seconde afin de guider ceux qui le souhaitaient dans la découverte de leur animagus.
Rogue se réjouissait de leur faire concocter toutes sortes de potions qui pouvaient être jetées pendant les combats. Qu'elles se transforment en gaz, en fine pluie, en acides, il y en avait pour tous les goûts. Les cours de potions n'avaient jamais été aussi vivants et productifs, les stocks se remplissant à vue d'œil. Sauf pour Ron qui eut droit à plusieurs visites à l'infirmerie pour cause d'explosion de chaudron ou éruption de potion.
Flitwickt ressortit tout son arsenal de sorts qu'il utilisait lors de ses duels de sorciers. Il avait déjà proposé à Senthor d'organiser un tournoi ouvert à ceux qui le souhaiteraient et s'amusait comme un petit fou à en apprendre les ruses et les finesses aux élèves.
Le cours de Défense contre les Forces du Mal était le plus exotique. Senthor avait en effet décidé d'ajouter la magie élémentale à son programme, ayant vu les résultats obtenus avec les amis de Harry. L'étude des sorts traditionnels, tant en théorie qu'en pratique, étaient donc assorti de l'apprentissage des incantations spécifiques à l'invocation des Eléments.
Souvent, on pouvait voir un élève sortir de la salle, complètement trempé ou échevelé. Plus rarement, certains vêtements arboraient des traces de brûlures bénignes.
Et pendant ce temps, Dumbledore observait sans oser intervenir dans le déroulement des cours. Ses professeurs ne lui reconnaissaient plus aucune autorité et il ne souhaitait pas se les mettre encore plus à dos. De plus, il venait de recevoir un avertissement du conseil d'administration de Poudlard.
Il était certain que c'était un coup de Lucius Malefoy et se promettait de lui faire payer son arrogance. Comme s'il allait permettre à ce foutu Mangemort de venir faire la loi dans SON école. Il avait dû abdiquer devant Potter, mais là, il pourrait faire d'une pierre deux coups !
