Ola mina! comme promis, cette semaine ce sera POV Gokudera et découverte de nouveau personnage... si on puis dire. Dison plutôt que c'est la première fois que j'adopte leur POV bien que je les aient souvent évoquer! alors vous avez devinez de qui il s'agit? Niark.

Comme d'habitude, je remercie mes reviewers et ceux qui me suive de rester fidèle lol. Merci a ma beta aussi comme toujours pour son travail de correction. Et maintenant place a l'action lol


Après avoir retiré ses lunettes, Gokudera se recula dans le fond de sa chaise ou il se frictionna avec une lenteur calculée l'arête du nez dans un geste de lassitude. Il n'arrivait toujours pas à y croire. Cela dépassait l'entendement.

Les sourcils froncés, il se redressa avec mollesse et son regard descendit sans guère plus d'entrain sur la table où reposait innocemment l'objet de son inquiétude. La douille démontait que lui avait remis Tsuna.

La démonter n'avait pas été un problème. Avec l'aide des flammes de dernière volonté, cela ne lui avait pas pris plus de cinq minutes. Les problèmes venaient après. Analyser ses composants et les résidus des flammes lui avait demandé beaucoup plus de temps. Mais visiblement, il ne l'avait pas perdu pour rien...

Non. Vraiment pas pour rien. C'était bien au-delà même de tout ce à quoi il aurait pu s'attendre. Cependant... Force lui était d'admettre qu'il avait devant lui le prototype d'une arme très dangereuse. Et plutôt bien pensée du reste !

Avec un gros soupir, Gokudera se résigna. Tsuna allait certainement avoir du mal à le croire mais les preuves étaient pourtant là. Les résidus de flammes et les composés à l'intérieur du métal ne laissaient guère de place au doute quant à la famille à qui appartenait cette arme révolutionnaire.

D'un geste de la main, Gokudera regroupa tous les morceaux du projectile éparpillés sur la table. Il ne lui fallut qu'une minute pour tout faire disparaître dans un mouchoir qui alla finir au fond de sa poche. Une fois la preuve disparue de sa vue, il se leva en faisant racler sans vergogne la chaise sur le sol. Il n'avait même plus la volonté d'enlever les pieds. C'était dire à quel point il était partagé. Comment son boss prendrait la nouvelle ? Il mettrait sa main à couper qu'il ne le prendrait pas bien. Pas bien du tout même. Le connaissant, il ne remettrait sûrement pas sa parole en doute mais il aurait sûrement énormément de mal à digérer la nouvelle. En même temps, ils ne les avaient pas vus depuis un bon moment maintenant alors qui savait ce qu'ils pouvaient réellement trafiquer ?

Ses pas le menèrent à la chambre du brun sans même qu'il n'y pense ou ne prête attention à l'heure tardive... Ou serait-ce plutôt matinal puisqu'il était déjà 3h30 passé ?

Après avoir frappé plusieurs fois dans l'attente d'une réponse qui ne vint pas, il se décida à entrer sans invitation estimant que Tsuna devait dormir du sommeil du juste. Après tout retrouver un Yamamoto en grande forme avait dû le soulager d'un tout aussi grand poids. C'est pourquoi il fut d'abord très surpris avant de paniquer en constant que la chambre était vide. Ni une ni deux, il était déjà en train d'enfoncer la porte de la chambre suivante, celle d'Asari donc, alors que le battant de celle de Tsuna ne s'était même pas encore refermé derrière sa sortie éclair.

- Tsuna n'est pas là ? s'écria-t-il avec une inquiétude plus qu'évidente autant dans son attitude que dans sa voix.

- Hum? fit un Yamamoto réveillé en sursaut. Il n'est pas dans sa chambre? conclut-il l'esprit encore embrumé de sommeil alors que la question atteignait son cerveau à retardement.

- S'il y était je ne te poserais pas la question, idiot !

- On ne t'a jamais appris à respecter le repos des blessés ?

Surpris, Gokudera tourna la tête vers l'homme aux cheveux rouge assis près de la fenêtre. Son sosie le regardait avec une désapprobation manifeste.

- Toi, on t'a rien demandé, grogna-t-il en le fusillant des yeux.

Il n'apprécie pas qu'il lui fasse de reproche. Le seul qui pouvait lui dire ce qu'il pouvait ou ne pouvait pas faire c'était son dixième du nom. Et personne d'autre. Et ce que ce fussent des remontrances à juste titre ou pas.

- Sale gamin ! grinça un G qui avait visiblement du mal à se contenir. J'aimerai bien dire deux mots à l'incompétent qui t'a appris les bonnes manières !

Gokudera eut un sourire ironique teinté d'un brin de tristesse qui prit de court son vis-à-vis. G pouvait toujours chercher. Il n'y avait eu personne pour lui apprendre ces soit-disantes bonnes manières après tout.

- Gokudera ? fit une voix surprise venant du couloir. Qu'est-ce qui ce passe ?

En entendant la voix de son boss, Gokudera se rappela soudain de la raison de son entrée intempestive dans la chambre d'Asari. Se retournant d'un bloc, il s'apprêtait à interroger le brun sur le fait qu'il ne soit pas dans sa chambre à une heure aussi tardive mais la question s'étouffa dans sa gorge avant qu'il n'ait pu la poser. Il avait la réponse sous les yeux. Pourquoi n'y avait-il pas pensé d'ailleurs ? Sans doute devrait-il être un peu trop tendu. Juste au niveau du chambranle de la porte, Tsuna le regardait avec un air interrogatif alors que derrière lui le primo semblait jauger dans simple coup d'œil ce qui avait dû se passer.

Alors que le gris s'arrêtait à répondre avec déférence à la question de son boss, il fut coupé court dans son élan par une nouvelle arrivée en fanfare. Cette fois ci, ce fut la chamane qui joua les trouble-fêtes.

- Ah ! Vous êtes tous là. Tant mieux !

Aussitôt Tsuna fronça les sourcils avec anticipation. Tous là ? Il manquait quatre des gardiens du primo donc cela ne pouvait pas inclure les Vongola première génération. Ce qui veut dire…

- Un type ressemblant trait pour trait à Alaude a été aperçu en ville !

Et voilà ! Il aurait dû s'en douter ! Encore des ennuis en perspective.

- Tsuna, fit Yamamoto avec son exceptionnelle expression sérieuse.

Le brun hocha la tête. Des hommes ressemblant à Alaude et capable de créer un tel grabuge que cela ébranle les mafieux il n'en connaissait pas deux.

- Encore un de vos amis ? s'enquit G avec le ton volontairement critique.

- Encore une fois, on t'a rien d'mandé, attaqua Gokudera d'un ton hargneux. Mêle toi de c'qui t'regarde et laisse nous tranquille.

- Gokudera ! le rabroua Tsuna en fronçant les sourcils.

Qu'avait-il bien pu se passer entre les deux pour qu'il soit aussi véhément ? Ils ne se connaissaient pourtant pas depuis si longtemps que cela !

- Vu votre réaction vous le connaissez. Est-ce un ami ou un ennemi ?

- Si c'est celui auquel nous pensons, c'est un ami, acquiesça Tsuna.

- Dans la mesure où on puisse le considérer comme tel bien sûr, cru bon de préciser un Gokudera revêche d'un ton ironique avec une grimace assez équivoque.

- Gokudera, le rabroua une nouvelle fois Tsuna agacé par son comportement dont il ne comprenait pas la raison. Arrête un peu. On n'a pas le temps pour cela !

- Tch...

- Franchement...

Tsuna ne chercha même pas à masquer son soupir. Il ne savait plus quoi faire pour calmer les ardeurs de son bras droit.

- Apparemment, il demandait des renseignements sur les Giglio Nero, enchaîna la chamane en ignorant l'interlude. Sait-il que vous êtes ici ?

- Ce ne serait guère surprenant, répondit Gokudera d'un ton dédaigneux pour venir au secours de son boss qui ne savait quoi répondre.

- C'est sûr ! rebondit Yamamoto d'un ton chantant. Les autres ne sont sûrement pas restés là-bas à ne rien faire.

- Mais pourquoi Hibari ? fit Tsuna d'un ton geignard.

-Le choix du pauvre sans doute, répondit Gokudera comme si c'était l'évidence même. L'idiot de l'extrême a dû perdre son VG, l'idiot de veau... Bah c'est l'idiot de veau quoi. Et je vois mal Reborn-san séparer le dingo et sa moitié. Bien qu'elle n'ait plus besoin de ses illusions pour survivre vu qu'elle peut les produire seule maintenant, elle est quand même la seule à pouvoir calmer un minimum ses…. penchants. Et avec nous ici, il ne restait plus que le carnivore. En plus, c'est un bon combattant alors il ne prend pas beaucoup de risque à l'envoyer tout seul... Bien qu'il n'aurait sans doute pas fait le déplacement s'il n'était pas venu seul de toute façon.

Tsuna eut un petit retire tenant du démentiel. Il ne savait pas vraiment s'il devait être content ou pas. Que Reborn leur ai envoyé quelqu'un le soulager, après tout cela voulait dire qu'ils savaient où ils étaient. Mais en même temps, qu'il s'agisse d'Hibari le rassurait beaucoup moins. Comme s'il n'avait pas déjà assez de problèmes comme cela à gérer la situation.

- On fait quoi ? reprit Yamamoto tout sourire. On va le retrouver ou on attend qu'il vienne ?

- Sombre crétin ! grogna avec agacement un Gokudera qui n'avouerait jamais être heureux de voir que son idiot était toujours son idiot. On y va bien sûr ! N'est-ce pas, dixi… Tsuna ?

Avec son air de chien dévoué qui horripilait toujours autant le brunet qui ne comprenait pas une telle dévotion à son égard, Gokudera se tourna vers son boss en attente d'assentiment. Ce qu'il lui donna d'ailleurs sans hésiter. Laisser Hibari plus longtemps livré à lui-même dans cette époque régenté par la mafia c'était s'exposer considérablement aux ennuis. Après tout, pour un mordu des combats comme Hibari, cette époque était le paradis.

- Je vous accompagne, intervint Giotto d'un ton qui ne laissait pas de place au refus.

Tsuna se contenta de hocher la tête. Maintenant qu'il savait tout, il n'avait aucune raison de le lui refuser… Si ce n'était bien sûr ses gardiens !

- Si Primo y va, moi aussi ! trancha G anticipant tout éventuel refus.

- D'où tu t'imposes toi !? Et après tu oses me reprendre sur les bonnes manières ?

Des étincelles apparurent entre les deux gardiens de la tempête qui étaient soudain près à se mettre dessus.

- Allons, allons, Gokudera, intervient Yamamoto d'un ton se voulant apaisant en se mettant entre les deux.

- Il se passe quoi ici ? s'enquit soudain la voix chantante d'un certain bleuté qui pénétra dans la pièce comme un cheveu sur la soupe. Une petite fête ?

- Comme si ! Grogna un G déjà bien agacé par un certain petit gris.

- Ouah ! C'est qu'il mordrait ! fit Deamon avec un sourire goguenard.

- Silence, intervint une voix lourde de menace. Vous faites trop de bruit.

- Alaude a raison à l'extrême ! Déranger le repos des blessés est proscrit ! fit à son tour Knuckle dans un volume sonore bien plus dérangeant que celui de ses homologues.

Tsuna soupira en se prenant la tête à deux main. Bien qu'il n'avait pas compris un traître mot, il était sur d'une chose. Maintenant, ils étaient tous réunis. C'était génial. Non, vraiment, c'était super. Il ne manquait vraiment plus que ça pour agrémenter encore un peu la soirée. Comme si elle n'était pas déjà assez épicée.

Avec un soupir, il se résigna. Il n'avait pas vraiment envie de confronter la première génération avec son irascible gardien des nuages mais il savait que leur rencontre serait inévitable. Autant battre le fer pendant qu'il était encore chaud.

-Vous pouvez tous venir, souffla-t-il les piles à plat. Au point où on n'en est, un de plus un de moins ne changera plus grand-chose.

De son côté, la main dans la poche de son pantalon, Gokudera serra le poing sur ce qui s'y trouvait. Visiblement, il venait de gagner un sursis. Pourtant celui-ci risquait d'être court. Très court même. Et non sans mal. S'il s'agissait vraiment de Hibari comme ils le suspectaient, et il n'y avait pas beaucoup de doute là-dessus, cela risquait de lui mettre de manière irrévocable le pied à l'étrier. Enfin bon. Au moins ne serait-il sans doute pas celui qui lui annoncerait le nom de la famille qui avait manigancé tout cela...


A peine eut-il mis un pied dehors qu'il ferma les yeux en détournant vivement la tête, la rétine instantanément brûlé par la luminosité extérieure. Et pourtant le jour avait déjà amorcé sa descente pour laisser place à la nuit et le soleil n'était maintenant presque plus visible à l'horizon.

En même temps, cela faisait maintenant plus d'une semaine qu'il croupissait sous terre dans ces maudits tunnels sans fin. Rien de surprenant à ce que sa vue ne supporte pas la moindre petite parcelle de luminosité. Au lieu de se plaindre, il ferait mieux de remercier la providence de les faire sortir que maintenant. Après tout, il n'aurait sans doute pas supporté de prendre directement la forte lumière qu'émettait l'astre solaire.

Avec une profonde inspiration et un relativisme à toute épreuve, il se décida à faire une nouvelle tentative. La main en visière, il entrouvrit lentement les yeux en prenant son temps pour s'habituer petit à petit.

- Boss...

Son regard dériva lentement vers ses compagnons d'infortune qui l'avaient suivi tout le long de son périple sous-terrain. Ils étaient au nombre de six et ils portaient tous un costard cravate. Costard ordinairement noir et parfaitement entretenue que leur séjour sous terre avait rendu terne et complètement usé. Cela sans parler de la mine de déterrée, sans mauvais jeu de mots hein, de leurs propriétaires. Remarque, il ne devait sans doute pas être le mieux placé pour parler. Enfin, leur mise était finalement maigre partit. Ils avaient quand même réchappé de justesse à la mort. Ils n'allaient certainement pas se plaindre pour une simple histoire d'apparence.

- Que fait-on maintenant ? s'enquit Julia.

La plus jeune du groupe et brune aux yeux verts, Julia venait tout juste de fêter ses 25 printemps.

- Eh bien... Commença leur boss comme s'il posait la question bien qu'il connaissait déjà la réponse. J'imagine que nous allons commencer par observer un peu ce qui se passe. Nous sommes restés un bon moment là-dessus après tout. Il peut s'en passer des choses en une semaine…

- Comptes-tu prévenir nos hommes ? s'enquit un rouquin d'une trentaine d'année avec une profonde entaille visiblement récente au niveau de l'arcade sourcilière gauche et répondant au nom d'Alexander.

- Mieux vaut éviter, répondit Roberto, le seul blond et l'aîné du groupe. Pour tromper l'ennemi, commence par tromper tes amis.

- Très spirituel, soupira Stéphano, le frère aîné de Julia. Quoi qu'il arrive, tu restes de marbre, hein ? Es-tu donc dénué de sentiment ?

- Stephano, le rabroua Julia plus pour la forme qu'autre chose.

- Quand vous aurez fini de vous tirer dans les pattes, nous pourrions peut être établir un début de stratégie...

- Emilio... Humf. De toute façons, t'es toujours en train de le défendre, pesta Stephano avec une rancœur manifeste. Tant que vous y êtes, vous n'avez qu'à sortir ensemble.

- Et toi si tu arrêtais d'être jaloux de tout et tous? Ok, Roberto t'a battu lors du dernier entraînement mais pendant combien de temps encore tu comptes nous saouler avec ça ? répondit Emilio du tac au tac agacé par le comportement de son homologue.

- Suffit!

L'injonction claqua comme un fouet imposant aussitôt le silence. Tous tournèrent la tête vers leur boss, certain inexpressif d'autre avec l'expression de celui qui était pris en faute.

- Roberto a raison. Nous ne pouvons laisser l'ennemi savoir que nous avons survécu. Certes, ils ont réussi à mettre la main sur ce qu'ils voulaient mais rien ne garantit qu'ils ne viennent pas finir le travail.

- Dans ce cas, que proposes-tu ?

Cozart eut un petit sourire qui fit frémir ses gardiens d'appréhension. Leur boss avait beau avoir cette allure frêle, il était loin de l'être. Au contraire, il pouvait se montrer redoutable quand il le voulait. Et il semblait justement que ce soit actuellement le cas. Restait à savoir ce qui les attendait pour la suite.


Et voila pour aujourd'hui! alors vous aviez devinez de qui il s'agissait ou pas?

Alors déjà, je ne suis pas sur de poster sur cette fic la semaine prochaine. j'ai commencer il y a peu une nouvelle fiction et je ne sais pas encore si je vais la démarrer la semaine prochaine ou celle d'après ( d'ailleurs une fois qu'elle aura démarré, je compte alterner les sorties entre les deux. une semaine sur deux quoi. mais ce sera toujours le vendredi sauf contretemps)

Enfin toujours est il que le chapitre suivant sera la rencontre tant attendu entre notre cher carnivore et la première génération. ca promet lol