Bonjour à tous et à toutes !
Comme l'a si bien dit Poochie-90, on sent la fin arriver…Et oui !…En principe ce chapitre devrait être l'avant-dernier !
Merci à Vagabonde, Roronoa Zorro, Poochie-90, Nobu-chi, Galilab, EliZ, Keikoku-sama, Spicycocktail, LucioL, CelesT, Raflon, Namieonepiece et Arwen00710 pour leurs reviews !
CHAPITRE 38 : LA BOULE DE CRISTAL
Dans la maison de Maximilio, Sanji et le vieil homme attendaient tranquillement le retour de Zoro.
Ils étaient en train de boire un thé quand, tout à coup, la porte magique s'ouvrit dans un fracas qui fit trembler les murs.
Les deux hommes virent alors le bretteur surgir et, poussé par son élan, se réceptionner à genoux par terre, tout essoufflé.
Sanji haussa un sourcil d'étonnement.
Il quitta la table et se dirigea vers son nakama qui n'avait toujours pas prononcé un mot, la tête baissée, à quatre pattes sur le sol, en train de reprendre son souffle.
« Et bien ! Ca n'a pas été long !...J'espère que tu as été à la hauteur ! » s'écria le cuisinier en faisant la moue, espérant que le bretteur avait pu prendre sur lui-même et avait réussi à embrasser Tashigi.
« Oh, lâche-moi, sourcils en vrille !… » grogna Zoro, en se relevant et en évitant de croiser son regard.
Il se dirigea la tête toujours baissée vers l'une des chaises placées autour de la table, en faisant la moue d'une manière embarrassée.
« T'as pas répondu ! Est-ce que tu y es arrivé ?... » demanda Sanji, maintenant énervé.
Le vieux sorcier avec des petits yeux espiègles : « Vu la tête que fait ton ami, à mon avis, il a réussi à embrasser la petite mignonnette… »
« Hum… » grogna Sanji, en se rapprochant avec curiosité vers le visage de Zoro et en le scrutant plus attentivement.
Le bretteur avait les bras croisés, les mâchoires serrées et il fixait un point invisible droit devant lui, essayant d'ignorer le regard inquisiteur de son nakama.
Cette attitude, Sanji la connaissait bien de la part de Zoro…Mais en y regardant de plus près, il constata effectivement qu'il y avait quelques détails peu habituels.
Le cuisinier blond esquissa un petit sourire narquois quand il remarqua finalement les joues légèrement rougies sur le visage bronzé du bretteur et la petite goutte de sueur qui perlait sur sa tempe.
« J'y crois pas….Tu as réussi !...Ah bravo !...Tu remontes dans mon estime, sale Marimo !...Tu vois, quand tu veux !... »
« Vas te faire foutre… » maugréa Zoro, énervé de ressentir autant d'embarras et, finalement, de perdre la face devant son nakama.
« Oh oh oh ! Tu crois quand même pas que tu vas t'en tirer comme ça sans explications ?...J'aimerais vraiment bien savoir comment tu t'y es pris…A mon avis, tu as dû ramer, non ?... » lui répondit le cuisinier, en s'asseyant à côté de lui et en continuant à le fixer suspectement avec les yeux plissés.
Zoro tourna la tête d'un coup vers le blondinet et fronça les sourcils en s'écriant : « T'as qu'à raconter ce qui s'est passé pour toi, d'abord !...Puisque tu te crois si malin !... »
« Hum…Avant ça, jeunes gens, si vous le voulez bien, je vous propose de vous montrer les résultats de votre 'mission'… » intervint Maximilio, en se raclant la gorge.
Sanji écarquilla les yeux de surprise et se tourna vers le vieux sorcier.
« Comment ça ?...Qu'est ce que tu veux dire par là ?... » s'exclama-t-il, très curieux.
Le vieil homme se leva de table et se dirigea vers une vieille armoire en bois.
Il ouvrit la porte et en sortit une boule de cristal.
« Oh ! » s'écria Sanji, maintenant impatient de savoir ce qui allait se passer, tandis que Zoro regardait la boule dans les mains du vieil homme avec un air circonspect.
« Hé hé hé !...Vous vous doutez bien que tout sorcier digne de ce nom se doit de posséder un tel objet, n'est-ce pas ?... » s'amusa le vieil homme en voyant qu'il avait réussi son petit effet de surprise.
« Mais qu'est-ce qu'on va pouvoir voir là-dedans ?... » demanda Sanji.
« On va voir vos petites femmes au moment où vous les avez quittées…Leur réaction après les baisers que vous leur avez donné… » expliqua Maximilio en posant la boule de cristal sur un socle recouvert d'un velours pourpre.
Zoro grimaça, pas du tout convaincu par le soi-disant pouvoir magique de cet objet.
Sanji, quant à lui, était totalement enthousiaste et impatient d'apercevoir Nami …
Maximilio, en regardant le cuisinier avec un petit sourire malicieux : « Bon…On va commencer par toi, jeune homme…Comme tu as l'air le plus intéressé par cette expérience !... »
Sanji souri à pleines dents, en hochant la tête affirmativement devant le regard blasé de Zoro.
Le vieux sorcier fit des mouvements circulaires d'une manière théâtrale avec sa main, au dessus de la boule, en récitant une formule dans un charabia incompréhensible.
Sanji fixait avec les yeux grands ouverts le centre de la boule qui commençait à luire.
« Oh ! Nami-san ! » s'exclama-t-il enfin, quand il vit apparaître l'image de la jeune femme rousse.
Zoro, qui, jusqu'alors, avait gardé ces distances, haussa un sourcil perplexe et se leva pour se rapprocher de Sanji, juste au-dessus de la boule de cristal, pour mieux voir.
Nami était toujours dans sa chambre, là où l'avait laissée Sanji avant de partir.
Elle s'était rassise à son bureau, devant sa carte de navigation.
L'image produite par la boule de cristal fit un petit zoom et se rapprocha de la rouquine.
Elle avait les yeux perdus dans le vague et les joues rougies d'émotion.
Sanji, Zoro et Maximilio l'observaient en silence, attendant la suite des évènements.
La jeune femme, après être restée encore quelques instants dans cette attitude rêveuse, se mit alors à soupirer lourdement.
Puis, elle s'étira sur sa chaise en se penchant en arrière, les bras tendus au-dessus de sa tête.
Ensuite, elle se leva et se dirigea vers le miroir qui était accroché sur l'un des murs de sa chambre et elle se regarda dans la glace.
Elle remit une mèche de cheveux roux en place et caressa ensuite ses lèvres avec ses doigts, en esquissant un petit sourire.
Elle se fixait toujours dans le miroir, les joues rougissantes et les yeux brillants d'émotion…Puis, elle se mit à soupirer une nouvelle fois.
« Hé hé !...Tu as vu ça, Marimo ?...Tu as vu l'effet que je lui ai fait !... » s'exclama victorieusement Sanji, en tapant dans le dos de son nakama, fier de lui.
« Pfff !...Qu'est ce que tu veux que je te dise ? Tu veux une médaille ?... » lui répondit Zoro, en grimaçant, agacé par la vantardise du cuisinier.
« Bon, maintenant, c'est au tour de l'autre demoiselle !…Voyons voir dans quel état elle se trouve en ce moment… » intervint Maximilio en récitant une nouvelle formule et en faisant passer ses mains au-dessus de la boule.
Zoro plissa les yeux et approcha sa tête vers l'objet rond et luisant pour mieux voir.
L'image de Tashigi apparut enfin.
Elle était dans sa cabine, assise sur son lit, adossée contre le mur, avec le regard dans le vague, le menton posé sur ses genoux repliés contre elle-même.
« Arghhhh ! Mais elle était à moitié nue !...T'es vraiment qu'un imbécile, sale Marimo! Pourquoi t'en as pas profité !...Rhaaa, misère ! » s'exclama soudainement Sanji en gesticulant dans tous les sens, quand il vit les cuisses nues de la jeune femme qui ne portait qu'un large T-shirt.
Le cuisinier blond rapprocha ensuite un peu plus son visage sur la boule de cristal et, après une analyse plus minutieuse de l'image, il se remit à crier et à geindre, tout en empoignant et en secouant le bras de Zoro : « Mais on voit sa culotte ! On voit sa culotte !...Rhaaa ! Pourquoi c'est arrivé à un abruti comme toi et pas à moi !...Argh ! La vie est trop injuste ! »
« Oh ! C'est bon, là !…Lâche-moi !...Tu vas pas nous en faire une montagne !...Et puis arrête de la mater comme ça !...Sinon, je vais te régler ton compte, sale love-cook ! » grogna le bretteur en se dégageant de l'emprise exaltée et désespérée du cuisinier.
Sanji s'interloqua sur la réaction de Zoro, ce qui le calma aussitôt.
Il demanda alors avec un petit œil suspicieux : « Hum… Pourquoi je n'aurais pas le droit de regarder Tashigi, hein ?... Dis-donc, toi…Qu'est-ce que tu nous caches ?...
Zoro grimaça et se mit à rougir violemment.
Il se sentait mal à l'aise sous l'œil inquisiteur de Sanji et celui amusé de Maximilio.
« Je cache rien !...Seulement, tu peux faire ton pervers excité avec toutes les filles de la planète mais pas avec celle qui va devenir la mère de mes enfants ! C'est tout !...T'as compris, sale sourcils en vrille ! » s'exclama-t-il en tentant de se redonner une contenance pour éviter de montrer son trouble aux deux hommes face à lui.
Sanji, les mains posés sur les hanches : « Oh oh oh ! Tu sais je pense ?... »
Zoro, les bras croisés et l'air renfrogné : « Non, et je m'en fous !... »
Sanji : « Bah tant pis, je te le dis quand même !... »
Zoro : « Quoi ? »
Sanji : « Je pense que cette mission avait pour but de faire tomber Tashigi amoureuse de toi…Mais à mon avis, ça serait pas plutôt toi qui serait tombé amoureux d'elle ?... »
Zoro, en levant les yeux au ciel, essayant de dissimuler son trouble : « Pfff ! Tu racontes n'importe quoi !...Tu as dû snifer trop de produit de vaisselle dans ta cuisine, mon pauvre !... »
Sanji, amusé, car sentant avoir touché un point sensible : « Hum…Je crois pas, non…Tu es tombé sous son charme, avoue !... »
Zoro, en tirant une chaise d'un coup violent et en s'asseyant dessus, les bras croisés et fixant un point sur le mur en face : « J'avoue rien du tout !...Et puis je suis pas comme toi, moi !...Je ne me fais pas tourner la tête par le premier jupon qui passe ! »
« Allez, allez, jeunes gens ! C'est pas la peine de vous disputer pour ça !... » intervint Maximilio, pour calmer le jeu.
Puis, il s'adressa directement à Zoro : « Jeune homme…Tu n'as pas avoir honte d'avoir ressenti un trouble quand tu l'as embrassée !...De toute manière, tu as bien vu que vous formiez, elle et toi, dans le futur, un couple parfait et harmonieux avec vos quatre enfants !...Même si tu dis ne pas être amoureux d'elle pour le moment, ton 'toi futur' semblait tenir beaucoup à son épouse…Vu la façon dont il s'est laissé allé physiquement après sa malheureuse disparition !... »
Zoro tiqua sur la dernière phrase du vieil homme.
Il leva la tête vers lui et lui demanda, l'air renfrogné : « Comment sais-tu que mon 'moi-futur' était dans un état pitoyable après la mort de Tashigi ?... »
Le sorcier porta la main à sa bouche : « Oups !...J'ai un peu trop parlé ! hé hé hé »
Sanji intervint à son tour, interloqué : « Oui, c'est vrai ! Comment sais-tu cela ?... »
Maximilio leur fit un grand sourire : « Bon, allez, je vous dit tout !...En fait, je vous ai observé par la boule de cristal durant vos différents voyages !... »
Sanji écarquilla les yeux de surprise et eu un mouvement de recul quand il repensa soudainement à son premier voyage dans le temps, quand il avait fait l'amour avec Nami.
« C'est pas vrai !...Heu…Tu as vraiment tout vu ?... » bégaya-t-il, très gêné.
Maxmilio fit un petit hochement de la tête en fermant les yeux et en faisant la moue : « Non…J'ai pas tout regardé…Si ça peut te rassurer… »
Sanji grimaça : « Non !…Ca me rassure pas du tout !…J'espère juste que tu n'étais pas en train de nous mater, Nami-san et moi, quand on était dans la salle de bain et dans la chambre !…Sinon, je te refais le portrait à coup de pieds dans la tronche, sale pépé pervers ! »
« Non non !…Promis juré !...J'ai rien vu !... » lui répondit le vieil homme avec un sourire crispé, un peu effrayé par l'emportement du cuisinier blond.
Pendant que Sanji était en train de menacer Maximilio, Zoro avait de nouveau posé ses yeux sur la boule de cristal.
Il y voyait Tashigi qui s'était maintenant allongée sur son lit, en position fœtale.
Elle portait la main à sa bouche et était en train de passer ses doigts sur ses lèvres tout en rougissant et en fermant les yeux, avec un petit sourire satisfait.
Cette réaction de la part de la jeune femme produit un certain émoi dans le cœur du bretteur.
Il se mit à rougir lui aussi, tout en esquissant lui aussi un petit sourire.
Puis, il sortit de ses pensées quand il commença à entendre des hurlements derrière lui.
Maximilio était en train d'essayer d'échapper au pied vengeur de Sanji, qui était hors de lui, persuadé que le vieux sorcier les avait forcément observés, Nami et lui.
« Oh la ! Calme-toi, sourcils en vrille ! Tu vas pas nous péter une durite pour un détail !...Laisse ce vieux tranquille ! » s'interposa Zoro, en essayant de calmer la fureur du cuisinier.
« C'est pas un détail ! C'est pas un détail !...Ce que nous avons fait, Nami-san et moi, c'est quelque chose de fabuleux et d'exceptionnel !...Je t'interdis de dire que c'est un détail ! » s'écria Sanji, en grimaçant, rouge de colère.
« Pfff !...Sincèrement, je m'en fous…Tu fais ce que tu veux avec l'autre arnaqueuse sournoise !...Mais arrête de t'en prendre à lui…Après tout, t'avais qu'à pas faire tes cochonneries avec elle !... » lui répondit Zoro, sur un ton blasé.
« Tu n'y comprends rien à l'amour, espèce de grosse algue insensible ! Sale bourrin ! » s'exclama Sanji en grimaçant.
« Oui, oui…Si tu veux… » répliqua le bretteur en levant les yeux au ciel.
Puis Zoro se tourna vers Maximilio et lui demanda, l'air soucieux : « Et maintenant qu'on a fait tout ça, qu'est ce qui va se passer ?... »
Fin du 38ème chapitre
« L'amour est quelque chose de bien étrange…
Il peut soudainement nous ouvrir les yeux sur un ami auprès duquel on a passé des années d'aventure et de complicité comme il peut tout aussi bien fleurir dans le cœur d'une ennemie qu'on a longtemps cherché à fuir…
Oui, l'amour est vraiment quelque chose de bien étrange… »
Sur ces pensées 'made in moi', je vous dit à bientôt pour le prochain chapitre !
Merci pour vos lectures !
Elodie
