Dans le chapitre précédant : Chine surprit Patty en train d'étudier la nuit au lieu de dormir, Roro s'habituait rapidement aux enfants de l'orphelinat tout en apprenant l'existence d'un certain Marc, du côté d'Ama, Angleterre refusa d'accorder son indépendance à Ecosse et Espagne alla rendre visite à Jady pendant l'absence de Romano...

Chez Chine...

Une fois les nems terminés, Chine alla dans son bureau où il posa sa tête sur le bois frais de son bureau, réfléchissant aux paroles troublantes de Hong Kong.

Il est vrai que Patty est extrêmement fatiguée due à sa nuit blanche de travail, mais il y avait une certaine vérité dans les paroles de son jeune frère : Le "changement" de monde peut engendrer des effets secondaires aux quatre jeunes filles.

"Je dois appeler Amérique-aru..." Marmonna-t-il.

Ceci fut dit, ceci fut fait.

Chine se leva et s'empara du téléphone avant de composer le numéro de l'américain.

"HELLO, CHINA !" S'écria Amérique à l'autre bout du fil.

Le chinois fit une grimace en entendant le cri de son ami.

"Parle moins fort-aru..." Se plaint-il.

Il entendit l'américain exploser de rire, ce qui le fit grimacer encore plus, si ce n'était pas pour le bien de Patty...

"Je t'appelle pour parler de Patty-chan-aru." Dit-il sur un ton catégorique.

À ces mots, Amérique se calma immédiatement et prit un air sérieux qui ne lui allait pas.

"Qu'est-ce qu'elle a ?" Demanda-t-il.

Chine soupira, il sentait bien l'inquiétude, ou la panique, dans la voix de l'américain.

"Pour l'instant, rien-aru. Répondit-il. Mais je pense, ce n'est qu'une hypothèse, que le fait qu'elle et ses amies aient changé de mondes, si on peut dire ça comme ça, peut provoquer des effets secondaires graves-aru."

Un silence s'installa entre le chinois et l'américain, bizarrement, ce dernier semblait être devenu un peu plus sérieux.

"I don't know. Dit-il finalement. C'est envisageable... You know what ? I'll see with Tony !"

Chine se plaqua la main contre le front d'un geste à la fois agacé et désespéré, Amérique pouvait être si exaspérant, des fois.

"C'est justement ce que je voulais que tu fasses-aru !"

L'américain explosa de rire, faisant que le brun voulait aller littéralement se pendre devant une telle absurdité et stupidité d'esprit.

"Don't worry, I'll call Tony, bye~"

Et il raccrocha.

"Ce qu'il ne faut pas faire, je vous jure-aru..." Soupira Chine.

Puis, son regard se posa sur le coquillage que Patty lui a "offert" lors de leur voyage chez Seychelles, il le prit dans ses mains et l'observa avant de sourire en fermant les yeux.

"Mais tant que c'est pour elle, je suis prêt à tout-aru..."

"C'est qui, 《Elle》 ?" S'exclama Taiwan qui entra en trombe dans le bureau de Chine.

Ce dernier sursauta et cacha le coquillage derrière son dos, reflexe !

"Tu caches quoi ?" Renchérit la jeune fille.

Chine se mit à paniquer et sortit en trombe de la pièce.

En courant, il se cogna contre quelqu'un : Patty, qui venait de se réveiller et qui avait une envie pressante. (Pour changer de la vraie, quoi...)

Mais en tombant, le coquillage... Se cassa.

Chez France...

"Salut, Caro !"

Caroline sursauta et se retourna immédiatement avant que ses joues ne se colorent d'un rouge vif écarlate, jurant horriblement avec le chemisier rouge qu'elle portait ce jour-là.

"Qui est-ce ? Demanda Roro en mâchant son chewing-gum, l'air de rien. Tu le connais ?"

La plus âgée avala difficilement sa salive avant de hocher la tête.

"B-Bonjour, M-Marc..." Dit-elle.

Les yeux de Roro ressemblaient à des balles de tennis : C'était donc lui, le fameux Marc ?!

Il avait l'air d'un métisse, franco-espagnole : Cheveux bruns, peau bronzée et, la touche française : Yeux améthyste.

Oui, en un mot, il était séduisant, ça n'étonne personne que Caroline perde ses moyens face à lui, et si le cœur de Roro n'appartenait pas à un autre, elle aurait certainement craqué pour lui.

"Ça va ? T'as l'air tendue." S'inquiéta Marc.

Caroline secoua rapidement la tête avant de sourire timidement.

"Je vais bien, merci... Et toi ?"

"Oh, moi, koussi koussa~" Répondit-il avec clin d'œil.

"Oui, mais plus koussi ou koussa ?"

Pour simple réponse, Marc lui offrit un sourire déconcerté et un peu gêné.

Caroline perdait tous ses moyens devant Marc, apparemment.

À tel point que Roro eut un petit rire en regardant son ainée avec un sourire en coin amusé en faisant tournoyer une épée en plastique entre ses doigts.

Et Marc la remarqua. (Mauvais jeu de mots...)

"Qui est-ce ?" Demanda-t-il en pointant Roro du doigt.

"Quelle coïncidence ! J'ai posé la même question y a même pas une seconde !" Répliqua la brunette.

Caroline sembla sortir de sa transe et retourna sur terre.

"Oh, Marc, je te présente Rachelle Tumber, c'est son premier jour."

Marc salua la jeune fille d'un mouvement de tête.

"Enchanté, Rachelle."

"De même, tu peux m'appeler Roro."

Les présentations étaient un peu plus formelles que ce que Roro s'attendait.

"J'ai ramené quelque chose pour les enfants !" Reprit Marc.

"Ah ? Quoi donc ?"

"Ça !"

Chez Romano...

Dans l'après-midi, Espagne dormait profondément, confortablement installé sur le grand sofa du salon.

Ça fait longtemps qu'il n'a pas aussi bien dormi dans la maison de sa subordonnée italienne.

Tandis que Jady faisait la vaisselle...

Quand tout à coup, le téléphone se mit à sonner.

Elle décrocha afin que la sonnerie ne réveille pas l'espagnol, enfin, ça ne risque pas, il dormait profondément.

"All-"

Elle fut coupée par un 《RAGAZZA !》particulièrement puissant qui la fit sonner un peu.

Après s'être remise du choc, elle répondit.

"B-bonjour, Romano..."

Elle entendit un "Humph !" à l'autre bout du fil.

"Où est l'enfoiré ?" Demanda-t-il.

"Je croyais que c'était Amérique, l'enfoiré ?"

"Mais non, Amérique, c'est le bâtard, t'as vraiment les idées mal placées, Ragazza !"

Jady tombait des nus, Romano ne cessait jamais de l'étonner.

"Et c'est toi qui dis ça... Bref, Espagne dort."

"QUOI ? NON ! REVEILLE-LE !"

La jeune éloigna le téléphone de son oreille tellement Romano criait fort.

"Pourquoi tu veux que je fasse ça ?"

... Silence...

"CHIGIIIIII !"

Et il raccrocha, laissant Jady complètement interloquée.

"Mon italien complètement fou..." Murmura-t-elle avant de raccrocher à son tour.

Tout de suite après, elle décida de faire le ménage : À commencer par le nettoyage de la chambre de Romano !

Elle entra dans la chambre, accompagnée de tout le matériel nécessaire.

"Il dessine encore sur les murs..." Marmonna-t-elle en se mettant à frotter les traces de feutres colorés incrustées sur le mur beige de la chambre afin de les effacer.

En frottant, elle remarqua une petite étagère sur laquelle étaient exposées de petites figurines en bois sculptées à la main, elle fut immédiatement intriguée.

En entendant le bruit, Espagne se réveilla plutôt difficilement.

Il chercha la source de ce bruit pour s'apercevoir qu'il provenait de la chambre de Romano.

Il su immédiatement que Jady y était.

"Oh non..." Marmonna-t-il.

La principale raison pour laquelle Romano a demandé à Espagne de venir est qu'il devait veiller à ce que Jady n'entre pas dans la chambre de son hôte, d'où le fameux coup de fil exigeant le réveil de l'espagnol...

Chez Angleterre...

"Pourquoi refuses-tu de lui accorder son indépendance ?" Demanda Ama sur un ton décidé.

Angleterre, qui était dos à elle, se tourna vers elle et l'observa des pieds à la tête.

"Et bien..."

Il soupira.

"Je préfère ne rien dire. Finit-il par répondre. Tu aurais une mauvaise image de moi..."

Ama leva un sourcil.

"Je n'aurais jamais une mauvaise image de t-"

"Si. Coupa l'anglais. Avant d'être un humain, je suis une nation. Ça veut dire beaucoup de choses, tu sais. Si une nation refuse de donner son indépendance à une autre nation, c'est qu'il y a forcément une raison."

La jeune fille le regarda longuement, un peu confuse, le monde des nations était si différent de celui qu'elle se l'était imaginé.

"Mais... Tu es un pays riche, pourtant..."

À ces mots, Angleterre éclata d'un rire sans joie, presque pathétique, le genre de rire qu'on balance à la figure de quelqu'un dont on se moque ouvertement, mais Ama resta de marbre.

"Ma richesse, je la tient d'Ecosse et d'Ireland, justement !"

"Comment ça ?" Répliqua Ama en fronçant les sourcils.

"Le pétrol, tu connais ? Et pas seulement, je suis un grand pays producteur !"

"Uniquement grâce à tes colonisations."

À ces mots, Angleterre afficha un visage de marbre.

Il resta ainsi un bon moment avant de se calmer.

"Qu'est-ce que je devrais faire, d'après toi ?"

Il devait penser à son devoir de nation avant ses sentiments personnels.

"Le vote." Répondit simplement Ama.

"Le vote ?" Répéta Angleterre.

"Le vote."

"Le vote..."

Il soupira alors.

"Où est Ecosse ?"

"Sorti."

"Sorti ?"

"Angleterre, tu vas pas répéter tout ce que je dis ! Il est sorti ! Dehors ! Fel zen9a !"

"Fel... What ?"

"Ce gars m'énerve..."

Et Ama sorti en faisant signe à Rigliss de la suivre, laissant Angleterre seul.

Chez Chine...

Le coquillage... Se cassa.

"AIYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !" Rugit Chine en se précipitant vers les minuscules morceaux de coquillage brisé.

Patty, elle, eut l'air surprise au début, quel était cet objet qui venait de se fracasser sur le sol ? En regardant de plus prés, elle remarqua la couleur crème du crustacé et ses deux côtés, l'un mate, l'autre brillant... Un coquillage.

Mais elle était loin de se douter qu'il s'agissait de celui qu'elle a offert à Chine.

"Qu-quelle horreur-aru !" S'exclama Chine, effaré, au bord de l'évanouissement.

"Calme-toi ! Tenta de le rassurer Patty en se levant. Ce n'est qu'un coquillage..."

"NON-ARU !" Rugit-il, faisant sursauter la jeune fille.

"Non ?" Répéta-t-elle en même temps que Taiwan qui venait de les rejoindre et qui avait tout entendu.

Le chinois rougit et ramassa le plus gros morceau, le regardant attentivement.

"Il m'a été offert par quelqu'un de très important pour moi-aru." Expliqua-t-il.

"Japon ?" Tenta Patty.

Chine tombait des nues.

"Non-aru..."

"Hong Kong !"

"Je ne lui ai rien offert." Dit Hong Kong qui passait par là en disparaissant dans une autre pièce.

"Alors ! Recommença Patty. Peut-être qu'il s'agit de-..."

"Inutile d'insister, Patty-chan-aru. Coupa Chine. Je vais simplement recoller les morceaux et il sera comme neuf-aru."

Sur ces mots, il les planta là et alla chercher une pelle à cendre afin de ramasser les débris.

Les bruits attirèrent Ûnwéì qui se précipita vers sa maitresse qui la porta dans ses bras.

"Tu grandis vite, toi... Tu deviens tellement lourde que je ne pourrai plus te porter, d'ailleurs, tu n'étais pas censée être en train de dormir avec ta mère ?"

Ûnwéì poussa un petit bâillement tout mignon et s'endormit dans les bras de la blonde.

"Ça veut dire qu'elle te préfère à sa mère." Dit simplement Hong Kong qui sortit d'une salle pour entrer dans une autre.

Taiwan poussa un soupire et fit à Patty de la suivre.

"Viens, allons préparer le dîner, Chine a déjà fait des nems."

"OWI !"

Chez France...

"Ça !"

Il pointa une petite voiture à pédales rouge juste à côté de sa GRANDE voiture Renault.

Caroline faillit tomber à la renverse.

"Rien qu'en jouant à cache-cache, les enfants font des dégâts, alors une voiture..."

Roro, elle, eut un air intéressé et s'approcha de la mini voiture et l'examina sous tous les angles.

"Une BMW miniature, hein ? Ça aurait plu à Patty, ça..." Marmonna-t-elle, aillant l'air d'une experte parfaitement à l'aise dans son domaine.

"Allez ! Tenta de convaincre Marc. Les gosses vont bien s'amuser avec !"

"Il faut voir ça avec la directrice, pas moi." Dit simplement Caroline.

Marc frémit et fit une grimace.

"Ah non ! Pas elle ! Elle fait flipper, cette vieille sorcière rabougrie et toute ridée !"

Ces propos choquèrent Roro qui resta là à l'observer, la mâchoire pendante.

Caroline fronça simplement les sourcils en levant la tête d'un air hautain.

"Tu dis car elle t'a donné une fessée alors que tu as volé des cookies dans la cuisine." Dit-elle.

Roro se retint de rire.

"C'est ce que je dis ! C'est flippant ! Je te signale que ma fesse gauche n'est plus la même depuis !"

"T'avais 6 ans !"

"Justement !"

C'est à ce moment là que France débarqua, tout beau, tout mignon comme à son habitude.

"Honhonhon~ Bonjour, mes petits lapins !" Dit-il en leur envoyant un bisou dans l'air.

Oh non... France est intervenu au mauvais moment.

"Francis ! S'exclama Roro avec un sourire crispé. Qu'est-ce que tu viens faire ici ?" Ajouta-t-elle sur un ton menaçant, les dents serrées.

"Je suis venue voir si tout se passait bien pour toi, ma chérie !"

"Je ne suis pas ta chérie."

Puis France remarqua la présence de Marc.

"Qui est-ce... ?" Demanda-t-il.

"C'est la troisième fois que j'entends cette question..." Marmonna Caroline.

"Il s'agit de Marc, un ami d'enfance de Caroline."

"Caro- Ah oui ! La jolie petite créature d'hier !"

Il se précipita vers elle et lui prit doucement les mains.

"Vous avez vraiment de magnifiques yeux, si je ne savais pas nager, je m'y noierais~"

Vieille technique de drague de merde~

"T'APPROCHE PAAAAS !" S'écrièrent Roro et Marc en courant vers eux.

Marc se saisit du bras de Caroline et Roro entoura la taille de France à l'aide de ses bras, les éloignant l'un de l'autre.

"Honhonhon~ Calme-toi, mon petit lapin. Dit le blond en ébouriffant les cheveux de sa petite protégée. Je n'allais rien lui faire, voyons !"

Pour simple réponse, Roro serra encore plus ses bras autour de sa taille, histoire de lui casser une ou deux côtes.

"AÏE ! Très bien ! Très bien !"

Roro le lâcha.

De l'autre côté, l'ambiance était nettement moins agressive... Caroline rougissait suite au fait que Marc se soit saisi de son bras.

"J-je... Heu... Tu peux lâcher mon bras ?"

Ce fut au tour de Marc de rougir.

Il lâcha son bras et s'éloigna d'au moins 10 mètres.

"Au plaisir ! Ciao !"

Il grimpa dans sa voiture et s'en alla.

"Il est parti..." Dit Caroline, déçue.

À ce moment-là, la cloche sonna, annonçant l'heure du déjeuner.

"Mme Dumont m'a dit que tu n'avais qu'une demi-journée, aujourd'hui... Rentrons." Dit France à Roro.

Cette dernière hocha la tête et fit signe à Caroline avant de suivre le français.

"À demain, Caroline !"

"Oui... À demain..." Répondit-elle, l'esprit ailleurs.

De son côté, France arborait un sourire machiavélique, Caroline et Marc... Ça allait être une mission pour lui, sans aucun doute !

"Honhonhon~"

Chez Romano...

Espagne se précipita vers la chambre de Romano, pour y trouver Jady près de l'armoire pleine de sculptures en bois.

"Jady !"

Cette dernière tourna la tête vers lui et lui sourit.

"Je t'ai réveillée ? Désolée..."

Espagne, pris de panique, secoua rapidement la tête, Jady était TROP proche de l'armoire.

"Qu'y a-t-il ? Un problème ?" Demanda-t-elle.

Espagne afficha un sourire qui se voulait amical et rassurant.

"Tu sais, Jady... R-Romano n'aime pas qu'on entre dans sa chambre sans permission..."

La jeune fille afficha un air étonné avant de laisser échapper un petit rire.

"Mais je ne fais rien de mal ! Je nettoie juste un peu !" Se justifia-t-elle.

Espagne s'approcha d'elle et la poussa doucement vers la porte en la maintenant fermement par les épaules.

"Ce n'est pas une raison, chica !"

Il fit mine de rire et poussa la jeune fille hors de la chambre.

Une fois qu'elle fut dehors, il ferma la porte, soupira, et se laissa glisser le long de celle-ci.

"C'était moins une..."

Il finit par se lever au bout d'un moment et se dirigea vers l'armoire où il se saisit d'une figurine en bois encore inachevée, mais les traits étaient évidents : Grande taille, jambes fines, yeux bleus et cheveux bruns bouclés.

Jady.

La vérité est que Romano comptait la lui offrir pour Noël car ce dernier ignorait sa date d'anniversaire et comptait la demander à ses trois amies, mais il avait, ce que nous appelons tous, la flemme ! La reine suprême qui gouverne le monde ! Mouahahahaha ! (Désolée, Ivy me contamine...)

Mais Espagne ignorait le côté curieux de la petite protégée de l'Italien qui observait la scène par le trou de la serrure.

"Zut, je vois rien... C'est quoi, cette figurine ? Argh... Pousse-toi, Antonio !"

Mais Antonio ferma l'armoire, rangea un peu le bordel dans la chambre de son protégé avant de sortir.

Et bien sûr, Jady en avait profité pour retourner en quatrième vitesse au salon où elle fit mine de bouquiner.

Mais c'était raté, comment dire... Elle avait le teint rouge et sa respiration était saccadée, il faut dire que le sport n'était vraiment pas sa tasse de thé.

Espagne semblait s'en être aperçu.

"Bien essayé ! Dit-il en rigolant. Mais la porte est fermée à clé !"

Il lui montra la petite clé qu'il rangea dans sa poche avant de retourner dormir, tranquille.

Du moins, c'est ce qu'il pensait...

Chez Angleterre...

Ce dernier était sorti, parti à la recherche de son grand-frère, Ecosse.

Le temps était maussade, et petit à petit, des gouttelettes d'eau se mirent à tomber sur le sol.

Heureusement qu'Angleterre est toujours préparé à ce changement météorologique, il ouvrit son parapluie et poursuivit sa course à pas rapides jusqu'à finir dans un petit parc inondé.

Exténué et fatigué, il s'affala sur un banc trempé et laissa le parapluie tomber à ses côtés, laissant ses cheveux blonds en bataille se mouiller jusqu'à la racine.

Il se prit la tête et serra les dents.

Dans le manoir, Ama et Irlande étaient installés devant un bon feu de cheminée, mais ne pouvaient s'empêcher de lancer des coups d'œil inquiets à la fenêtre, la pluie était vraiment torride et les deux frères étaient introuvables.

De retour dans le parc, Angleterre était toujours posé sur son banc, la tête levée vers le ciel qui pleurait.

Un peu plus loin, sous un grand arbre qui était suffisamment grand pour protéger de la pluie, se trouvait Ecosse, les cheveux trempés et collés au front, qui fumait une cigarette. (Oui, c'est possible de fumer une cigarette sous la pluie, je l'ai décidé.)

"Bloody shit !" Rugit l'Anglais.

Son grand frère l'entendit et se dirigea vers l'endroit d'où provenait sa voix pour le trouver trempé jusqu'aux os, l'air misérable.

"Oï ! Morveux ! Qu'est-ce que tu fous là ?!" Dit-il en écrasant sa cigarette sur le sol.

Angleterre leva la tête vers lui et l'observa longuement avant de soupirer.

"Je t'ai enfin retrouvé, c'est pas trop tôt..." Marmonna-t-il.

"Rectification : Je t'ai trouvé, toi, tu es resté assis." Corrigea Ecosse.

"Qu'importe !" S'exclama le plus jeune en se redressant pour faire face à son frère qui, en passant, est plus grand de taille que lui.

"J'ai pris ma décision..."

"Je le sais, tu refuses de m'accorder mon indépendance, tu me l'as déjà dis."

"J'ai changé d'avis." Le coupa-t-il.

L'écossais leva un sourcil, l'air confus.

Que voulait-il dire par là ?

"Je t'écoute." Dit-il en s'asseyant à son tour sur le banc mouillé. Mais Angleterre, lui, restait debout.

Et la pluie ne s'arrêtait pas.

"Un référendum, ou un vote oui ou non."

Ecosse passa alors de l'expression je-m'en-foutiste à une expression étonnée.

Il soupira en lui adressant un petit sourire.

"Tu as finalement décidé de suivre les conseils d'Ama, c'est pas trop tôt. Cette fille a une bonne influence sur toi."

L'Anglais détourna la tête, les joues légèrement rouges.

"Shut the hell up !"

Il se mit à rire et lui tapota l'épaule amicalement.

"Thanks, bro !"

Il se leva et ouvrit les bras.

"C'est sans doute la dernière fois, ne la gâche pas." Dit-il.

Angleterre le regarda longuement en rougissant très légèrement, mais ne bougea pas.

"La dernière fois." Répéta Ecosse.

En soupirant, il s'approcha de son frère et ils partagèrent une étreinte fraternelle (J'ai dis "fraternelle", bande de dégueulasses !).

Ils se séparèrent et Ecosse ramassa le parapluie pour le dresser sur leurs deux têtes.

"Let's go."

Et ils rentrèrent au manoir.

"Vous êtes trempés !" S'exclama Ama.

Les deux frères Kirkland avaient retiré leurs vestes et les essoraient sur le sol de l'entrée, au grand désarroi de la jeune fille qui avait passé la matinée à le nettoyer.

"Vérité générale. Cita Irlande. Alors ?"

Il se demandait si ses frères avaient fini par trouver un terrain d'entente.

"Référendum !"

...

"HALLELUJAH !"

Fin !

Note de l'auteure : Hey, ça fait longtemps, hein ? Disons que j'ai voulu prendre une pause, ne m'en voulez pas x) Ce chapitre est dédié à ma Loulou, c'est un peu elle qui m'a réveillé pour poster xD Donc, en ce qui concerne ce chapitre, la deuxième partie de l'indépendance d'Ecosse, il y aura normalement une troisième partie, jamais deux sans trois comme on dit, et aussi « Fel zen9a » veut dire « Dans la rue » en argot algérien ! Je n'ai rien d'autre à dire si ce n'est que si ce chapitre vous ai plu, n'hésitez pas à laisser une review, ça fait toujours plaisir et je vous dis à la prochaine, ja nee~