Il semble que certain ont des problèmes pour visualiser le chapitre, je me permets donc de le rééditer. Désolée pour la double alerte que vous avez du recevoir...
Et bien oui… je suis de retour avec un nouveau chapitre… ouais après tout ce temps je ne vous ai pas oublié. J'espère que vous non plus !
Merci à Johnnyboy pour me laisser traduire sa fic !
Je précise que ce chapitre n'a pas été corrigé par ma super et géniale Sab, que j'ai perdu à un moment ou un autre pendant cette traversée du désert, alors veuillez m'excuser pour les imperfections… mais toute seule j'ai un mal fou à me relire. Sab si tu passes dans le coin… n'hésite pas à faire un coucou !
Bonne lecture !
Torture Psycho- chimique
EDWARD POV
"Peace, above all things, is to be desired, but blood must sometimes be spilled to obtain it on equable and lasting terms".-Andrew Jackson
All things Twilight related belong to Stephanie Meyer.
J'avais probablement regardé cette maudite vidéo un millier de fois en deux jours. Qu'est-ce que j'étais supposé faire d'autre ?
Je n'avais pas quitté l'appartement et pratiquement rien mangé. J'étais devenu un reclus, un ermite, un clochard peu importe le nom que vous voulez me donner. Le fait est que j'étais resté assis obstinément en face de mon ordinateur depuis ce qui semblait une éternité.
Je me grattais la joue recouverte de barbe et relançais la vidéo. La scène ne changeait jamais, mais j'avais l'impression que je manquais quelque chose si je ne la regardais pas toute les cinq secondes.
L'homme aux cheveux foncés et aux traits in-distinguables tournait au coin du couloir de Bella. Il portait un grand sac de sport et se déplaçait comme s'il faisait partie des lieux. Il était même passé à côté d'une étudiante qui téléphonait, mais elle ne lui avait même pas jeté un regard.
N'aurait-elle pas dû voir qu'il ne faisait pas parti de l'établissement ?
L'homme sortit un porte-clés standard de son manteau et mit l'outil dans la serrure de la chambre 913 – la chambre de Bella – avant d'y entrer.
J'accélérais la cassette un peu plus d'une heure après. Je stoppais et regardais l'homme quitter la chambre de Bella avec les mains recouvertes de gants et le même grand sac qu'auparavant. Comme plus tôt, il marcha le long du couloir comme si rien ne s'était passé. Il n'avait même pas cligné des yeux ou l'air stressé.
C'était la partie de la vidéo où ma respiration augmentait et mon sang commençait à bouillir.
Je fermais les yeux et fis passer ma main sur mon cœur qui battait furieusement. Il le faisait depuis deux jours. Je pouvais sentir les dessins de mon tatouage sous mes doigts et j'essayais de calmer mon rythme cardiaque.
Je pris quelques profondes respirations et ignorais la douleur dans ma poitrine.
Et ensuite, je remettais la vidéo.
Je n'avais aucune idée de qui il était. Je ne l'avais jamais vu avant. Je pouvais voir son visage. Je savais à quoi il ressemblait mais c'était tout. Je n'arrivais pas à le trouver dans aucune des bases de données que je connaissais, même si je travaillais jusqu'à m'abimer les doigts à essayer de le découvrir.
La porte de la bibliothèque s'ouvrit doucement, mais je ne pris pas la peine de lever la tête.
« Edward ? » La voix de Bella était éraillée par le sommeil. « Qu'est-ce que tu fais ici? »
« Je travaille, » répondis-je.
J'entendis son pas léger se diriger vers moi, et elle enveloppa mon corps de ses bras, reposant son menton sur mon épaule. « Tu devrais être au lit. »
« Je ne peux pas. J'ai l'impression de rater quelque chose. »
« Tu regardes cette chose depuis des heures. Tu n'as même pas mangé. »
« Je veux te protéger. » Ma réponse était automatique.
« Tu le fais et tu vas faire du bon travail, mais tu as besoin de repos. »
« J'ai dormi trois heure hier soir. » Je tapais sur mon clavier, allant sur la base de données de la police et essayais de faire correspondre les photos.
« Trois heures ? » demanda-t-elle en grondant.
« Médicalement parlant, c'était tout ce dont le corps humain à besoin. »
« Edward ce n'est pas sain. Allons au lit. » Bella prit ma main et essaya de me lever de ma chaise.
« Non, je ne peux pas. J'ai presque terminé, » essayais-je de l'apaiser. « Donne-moi juste une autre heure. »
Elle me donna un regard suspicieux de l'autre côté du bureau. « Tu espères vraiment me faire croire ça ? C'est ce que tu as dit hier soir et tu n'es toujours pas venu au lit. »
« Je vais bien. »
« Tu vas être malade. Tu as l'air d'être sur le point de tomber. »
« J'ai juste besoin de découvrir qui il est. Je ne serais pas capable de me reposer avant de l'avoir fait.»
Elle claqua sa langue contre ses dents, cherchant un moyen de me mettre au lit. Sa dernière tentative, hier soir, avait impliqué le sexe, mais même ça ne m'avait pas éloigné de mon ordinateur. Si ce n'était pas un indicateur de combien je voulais attraper cet enculé, alors je ne sais pas ce que c'était.
« Ca n'est pas ennuyeux ? » Bella soupira.
« Non, c'est amusant, » dis-je sarcastique.
« Et rien ne peux t'éloigner de ton ordinateur ? »
« Non. »
« Même pas ça ? » Mes yeux se posèrent sur l'épais magasine qu'elle sortit de la pile de courrier sur mon bureau.
« Qu'est-ce que c'est ? » demandais-je essayant de ne pas avoir l'air trop curieux.
« Le nouveau catalogue Armani. » Elle fit un pas de côté. « Il y a de très belles choses là-dedans. »
« Tu penses vraiment pouvoir me distraire avec la mode ? » demandais-je mollement en riant à moitié.
« Tu ne disais pas que tu avais besoin de nouveaux vêtements ? »
« Oui, mais ça peut attendre. »
« C'est la nouvelle collection printemps c'est Armani, Edward, » insista-t-elle.
« Je le réalise, et après avoir retrouvé l'enculé qui s'est introduit dans ta chambre, je serais plus qu'heureux d'acheter tout ce qu'ils ont. »
Bella jeta le magazine sur le bureau. « Très bien. Je retourne au lit. Ne tombe pas raide mort sur ton ordinateur. Bonne nuit. »
« Bonne nuit à toi aussi. » Je levais les yeux au ciel à ses effets dramatiques et recommençais à regarder cette stupide vidéo.
Une bonne chose que nous soyons samedi, je n'avais pas à me soucier qu'elle doive aller en cours. Je n'aurais pas été capable de fonctionner normalement si j'avais du m'inquiéter toute la journée.
J'avais tellement… d'émotions qui me traversaient le corps que je ne savais pas comment les gérer. J'étais en colère bien sûr, confus, et pendant une petite seconde, effrayé. Bella n'avait pas besoin de ça. Elle était supposée être une étudiante normale en première année qui allait à des soirées et qui s'amusait. Au lieu de ça, elle était coincée dans mon appartement, prisonnière des dangers du monde de la mafia.
A partir de maintenant, elle n'avait plus de possession matériel à son nom. Nous n'avions pas été capables de sauver quoi que ce soit de son dortoir. Ses vêtements et ses effets personnels étaient endommagés au-delà de la récupération. Après qu'Emmett et moi avions nettoyé le désastre, je m'étais mis en mode protection totale.
J'essayais de garder un comportement détendu mais ça ne fonctionnait pas très bien. Mon cœur sautait presque en dehors de ma poitrine chaque fois que Bella sortait de l'appartement, et j'étais sur le point de nous enfermer tout le temps ici. Ca ne servirait pas à grand chose cependant, si ce n'est à nous rendre fou.
Je n'avais pas encore acheté de nouvelles affaires à Bella, mais il ne faisait aucun doute dans mon esprit que j'allais le faire. C'était de ma faute si elle se retrouvait dans cette situation, alors j'allais le faire d'une manière ou d'une autre. J'étais juste chanceux qu'elle ne soit pas encore partie. Une autre fille normale m'aurait quitté depuis des mois. Esmé appelé ça « le véritable amour. » Je ne sais pas s'il y avait une différence entre ça et l'amour « habituel », mais j'étais sûr que Bella et moi avions ça. Il n'y avait pas d'autre manière de nous décrire.
Je soupirais et recommençais à travailler.
J'aurais adoré prendre un verre à l'instant même, mais Bella avait donné toute ma réserve d'alcool à Emmett. Cela m'avait presque tué de voir mes milliers de dollars de cognac de première qualité passer la porte. Mais Bella était catégorique sur le fait que je devais avoir un corps plus sain. Je ne voyais pas le problème, mais je suppose qu'elle avait raison. Je ne vivais pas une vie très saine.
A un moment vers trois heures du matin, je devais lutter pour garder les yeux ouverts, j'ai donc trainé des pieds jusqu'au lit.
Il y avait de la lumière qui passait sous la porte de la chambre à coucher, et je trouvais Bella sous les draps en train de lire. Je fermais la porte derrière moi et m'installais à côté d'elle. Elle ne dit pas un mot.
« Qu'est-ce que tu lis ? » demandais-je quand ma tête toucha l'oreiller.
« A l'est d'Eden. » Elle se mordit la lèvre en réfléchissant, et je regardais ses yeux continuer à parcourir la page.
Je changeais complètement de tactique. « Tu sais je fais juste ça pour te protéger. »
« Je sais. Je ne suis pas inquiète pour moi, » me dit-elle. C'est ce qu'elle disait toujours.
« Je vais aller bien. »
Bella rit. « Je ne m'inquiète pas pour toi non plus. Tu es comme un cafard; tu ne mourras jamais. »
« Et bien merci… je crois. »
« J'ai peur pour Charlie. » Bella soupira, refermant son livre. « Si ils peuvent m'atteindre, alors ils le connaissent. Ils pourraient lui faire du mal. »
« J'ai des gens qui le surveille. »
« Tu as des gens qui me surveille. Ca ne semble pas aider. »
Je serrais les dents à cette déclaration. Involontairement elle me faisait me sentir encore plus merdique.
« Je promets de te garder toi et ta famille en sécurité. Je t'ai entrainé là-dedans, alors je vais m'occuper de ça. »
Je sais que tu vas le faire, mais je réfléchis trop, comme je le fais toujours. » Je sentis ses doigts passer dans mes cheveux. « Qu'est-ce qui va se passer s'ils veulent le menacer ou quelque chose comme ça ? »
« Ils ne le feront pas… quels qu'ils soient, » dis-je fermement.
« Comment tu le sais ? »
« Parce que c'est un officier de police. Je suis sûr que si ton père était n'importe quel autre homme, il serait déjà probablement mort maintenant. »
Bella inspira brièvement sous le choc.
« Mais c'est un officier qui sait s'occuper de lui. Même s'ils sont proches, si il meurt, il y aura beaucoup de questions auxquelles personnes n'est prêt à répondre pour l'instant. Ils ont peur de toi. »
« De moi ? Qu'est-ce que j'ai fait ? »
« Tu as des informations et dans notre monde, c'est la chose la plus importante. »
« Je ne comprends pas. »
« Si ton père était tué, tu pourrais aller chez les flics ici ou commencer à révéler des choses qui ne devraient pas être mentionnées. Peut-être par vengeance ou par haine, ça n'a pas d'importance. Tu pourrais faire tomber beaucoup de gens. »
« Toi inclus, » plaisanta-elle.
« Spécialement moi, mais ils sont inquiets que je t'ai donné des informations sur eux. Tu es une personne très puissante. »
« Pourquoi ? »
« Parce que tu es entre les deux mondes. Tu peux nous échapper en une seconde et aller chez les fédéraux. »
« Et Alice ? Elle est comme moi. Pourquoi elle n'a jamais été menacée ? »
« Parce qu'il n'y a rien à tirer d'Alice. » Je fis passer mon pouce sur la joue de Bella. « Tu es avec moi et c'est ça qui compte. En plus, il y a le fait que tu sois jeune. Ils pensent que tu es impressionnable et que tu peux être facilement influençable. Ils s'attaqueront à tout ce que tu es. Je suis sûr qu'ils comptent s'attaquer à Alice mais tu dois être leur cible principale. »
Elle me lança un regard si triste qu'il me tua presque. « Je n'ai jamais rien fait à personne. »
« Je sais. Je déteste que tu sois impliquée dans tout ça. »
« Tous ce que je veux, c'est toi. » Elle se déplaça de façon à reposer sur ma poitrine. « Parfois je souhaiterais juste pouvoir te laisser derrière moi. »
Je ne savais pas quoi dire à ça. Je ne voulais pas que Bella parte, parce qu'elle était la meilleure chose qui me soit arrivée. Je n'avais pas peur de l'admettre, plus maintenant. J'étais une horrible personne sans elle, et j'avais besoin d'elle pour me garder sur le droit chemin. Ceci dit, si elle voulait partir, je devrais la laisser faire. Il n'y avait aucun moyen pour moi de la garder attachée à moi. Bien sûr, je me battrais pour la faire changer d'avis, mais j'espérais que cela n'arriverait jamais.
« Je ne veux pas, mais j'aimerais pouvoir le faire. Je dois avoir la case instinct de préservation manquante dans mon cerveau, » dit-elle.
« Comme nous tous. » Je soupirais. « J'aurais dû sortir de tout ça il y a des années. »
« Je m'inquiète pour toi tout le temps. » Elle embrassa le tatouage sur ma poitrine, juste au-dessus de mon cœur.
« Je m'inquiète pour toi, » admis-je.
« Je sais que tu le fais. Je dois dire à Charlie ce qui se passe. »
« Je savais que tu allais dire ça. »
« Il a besoin d'être au courant Edward. » Elle leva la tête pour me regarder. « Je ne peux pas le laisser comme ça sans savoir ce qu'il se passe. »
« Tu ne peux pas faire ça. Nous ne pouvons pas le risquer, spécialement avec ton père. Il pourrait tous nous tuer, sans mentionner le fait qu'il pourrait t'éloigner de moi. »
« Je suis une adulte, il ne peut rien faire. » Bella était adorable, sur la défensive. « Nous n'avons pas besoin de lui donner les détails, mais il a besoin de savoir qu'il pourrait être blessé. J'ai été si égoïste. »
« Bella, je sais que tu as peur pour lui, mais tu ne peux rien lui dire. Cela pourrait être très risqué. »
« Qu'est-ce que je vais faire ? »
« Nous allons régler toute cette histoire et ensuite les choses reviendront à la normale. »
« Normale ? »
« Et bien… tu sais ce que je veux dire. »
« Ouais. » Elle soupira profondément, et je pus sentir son corps se relaxer et glisser dans le sommeil. Je la suivis de peu.
Je me réveillais dans la même position où je m'étais endormi. Je regardais le réveil et vis qu'il était presque une heure de l'après-midi. Je n'avais pas l'habitude de dormir si tard. Bien sûr, je n'avais pas non plus l'habitude de veiller jusqu'à l'aube pour enquêter sur un voleur.
J'essayais de me libérer de Bella sans la réveiller, mais cela ne fonctionna pas très bien. Elle m'agrippa si fort que je dus essayer de rouler maladroitement jusqu'à ce que je sois libre.
«Qu'est-ce que tu fais ? » demanda Bella, endormie.
« J'ai besoin de me lever. »
« Non, reste là toute la journée. »
« Je ne peux pas. Je dois travailler. »
« Une autre journée devant l'ordinateur? » Grogna-t-elle.
« Non, j'ai autre chose à faire, » mentis-je et je posais les pieds à terre.
« Tu vas juste passer ton samedi sur l'ordinateur, à regarder cette vidéo. Il est temps de lâcher prise, Edward. » Elle se redressa sur ses coudes.
« Je ne veux pas parler de ça maintenant. Je ne veux pas me battre avec toi sur quelque chose que tu ne gagneras pas. »
J'allais dans la salle de bains et fis ma routine matinale. Pour la première fois depuis longtemps, je n'avais rien de prévu concernant le vrai travail, alors j'enfilais juste un boxer et suivit l'odeur qui venait de la cuisine, où je trouvais Bella en train de faire du café.
Je m'assis au comptoir et la regardais.
Elle ne se retourna pas et je pouvais dire qu'elle n'était pas très contente.
« Je ne veux pas m'acharner mais j'essaie juste de te garder en sécurité, » soupirais-je.
« Je sais. Je ne suis pas en colère. C'est juste que je ne veux pas que tu sois obsédé par ce gars et que tu néglige tout le reste. »
« Je suis obsédé par les choses. » J'haussais les épaules.
Bella était sur le point de dire quelque chose, mais un coup bruyant à la porte retentit dans tout l'appartement. Nous nous sommes regardés avant que je ne me lève en marmonnant jusqu'à la porte. J'aurais pu être plus énervé s'il n'avait pas été si tard dans l'après-midi. Je devais m'en rappeler.
J'allais à la porte et l'ouvris pour voir Rosalie se tenir là, souriante.
« Tu devrais vraiment demander qui est là avant de répondre. » Elle mit ses mains sur ses hanches.
« Très bien. » Je lui claquais la porte au visage et retournais dans la cuisine.
« Qui c'était ? » demanda Bella, en sortant un saladier pour faire des œufs.
« Personne. » Je me rassis.
Puisque ma porte se refermait magnétiquement à chaque fois qu'elle se claquait, il n'y avait aucun moyen que Rosalie puisse entrer sans retoquer. C'est ce qu'elle fit, mais je ne fis aucun mouvement pour lui répondre.
« Qu'est-ce que tu as fait ? » Bella rit et alla à la porte.
Rosalie apparut dans la cuisine quelques secondes plus tard avec un visage rouge et un air énervé. Elle portait un diadème de diamants sur la tête et vu l'apparence du truc, ils étaient vrais.
« Tu es un crétin, » me cracha-t-elle.
« Merci. »
« Edward, arrête ça, » dit Bella. « Qu'est-ce que tu veux, Rosalie ? »
Elle se calma et sourit. « C'est mon anniversaire, au cas où vous l'auriez oublié tous les deux. »
« Oh, super. C'est l'anniversaire de la princesse. Arrêtons-nous et prosternons-nous. Je me levais de mon siège et me servis du café. Je m'appuyais contre le comptoir et je le bus à petite gorgée pendant que Rosalie enrageait.
« Tu sais quoi Edward, je ne m'attendais pas à ce que tu t'en soucis. Je ne suis pas venue te voir de toute façon. » Elle se détourna de moi. « Bella, c'est mon anniversaire aujourd'hui. »
Bella partit rapidement dans le couloir et revint avec une grande boite Louis Vuitton. Il y avait un énorme ruban rouge autour. Elle posa la boite sur le comptoir devant Rosalie.
« Bien sûr que je n'ai pas oublié. »
« C'est pour moi ? » Rosalie poussa un cri aigu.
« Pour qui d'autre ça serait ? » Je levais les yeux.
Elle me regarda. « Juste parce que tu n'as pas d'ami pour fêter ton anniversaire ne veut pas dire que tu dois être si méchant. »
« Je suis le méchant là ? Je ne peux… »
« Edward, » Bella m'arrêta avant que je puisse me défouler, « ne commence pas ça aujourd'hui. Ouvre simplement ton cadeau, Rose. »
Elle déballa rapidement le paquet et sortit un joli sac. Elle ne pouvait même pas parler j'étais content de trouver quelque chose qui finalement la fasse taire.
« Joyeux Anniversaire. » Bella sourit. « C'est de la part d'Edward aussi. »
« Et bien… merci. » Elle embrassa Bella, mais me regardait toujours de travers.
« Je ne suis pas un total connard. » Je souris.
« Ouais c'est vrai. C'est la première chose gentille que tu fais pour moi. »
« Et probablement la dernière. Je voulais te faire un cadeau pour te faire taire mais Bella ne m'a pas laissé. »
« Il allait t'acheter des médicaments contre l'herpès. » Bella secoua la tête. « Ce n'était pas drôle. »
« Je pensais que ça l'était, » dis-je entre mes dents.
« Et bien, j'adore ce sac. Je vais l'utiliser tout le temps, » dit Rosalie. Je pouvais entendre la vanité dans sa voix.
« Je suis heureuse que tu l'aimes. Tu veux rester pour le petit-déjeuner ? » Offrit Bella, retournant à la cuisinière pour cuire les œufs.
« Non, Emmett m'emmène dehors. » Elle remit le sac dans la boite et commença à la remballer. « Nous allons au Plasma ce soir. Vous êtes invités. »
« Même moi ? » Je feignis l'enthousiasme.
« Même toi, » répliqua-t-elle sarcastique. « Après ce merveilleux cadeau, je pourrais même être agréable pour l'occasion. »
« Je suis impatient. »
« Rase-toi et lave-toi, tu ne peux pas y aller comme ça, » ordonna-t-elle.
« Tu ne peux pas me dire quoi faire, je suis chez moi. »
« Bella, merci. Edward, tu es un connard. » Rosalie sortit de la cuisine avec son cadeau.
« Joyeux anniversaire ! » criais-je quand la porte se refermait.
« Si vous n'aviez pas déjà couché ensemble tous les deux, j'aurais pu plaisanter en disant que tu devrais prendre une chambre. Je pense que serait un peu étrange cependant, » ricana Bella.
« Ça serait totalement inapproprié, » taquinais-je.
« Oui ça le serait. » Elle commença à casser les œufs habillement d'une seule main. « Alors, peut-on aller au Plasma? »
« Ça va être un cauchemar logistique pour te suivre toute la soirée, je pense. » Je détestais me sentir comme le gardien de Bella, mais j'étais expert pour garder les choses en sécurité. Et ça l'incluait.
Bella et moi nous assîmes devant une grande assiette d'œufs et de toasts français. Je ne savais même pas que j'avais ce genre de chose dans ma cuisine mais Bella les trouvait et elle cuisinait tout ce qu'elle pouvait. Elle disait que j'avais besoin de manger plus sainement alors elle ne m'autorisait pas à mettre du sel ou plus de sauce sur ma nourriture. En plus, du lait était au menu comme boisson. Pas besoin de le dire, je n'allais pas avoir un bon matin.
« Ce n'est pas mauvais, Edward. » Elle sourit devant un morceau de toast.
« Ca n'a pas de gout, » grognais-je avec des œufs dans la bouche.
« Eh bien, je fais attention à toi. »
« Et je t'en remercie. Mais je suis sûr qu'un peu de sel ne ferait pas de mal. » J'essayais d'attraper la salière. Bella la bougea rapidement hors de ma portée.
« Il suffit de manger. Je cuisine avec assaisonnement. » Elle me lança un regard noir.
« C'est si bon. » Je mâchais un bout de toast et pour faire un effort je faisais passer le tout avec un verre de lait.
D'après mes calculs, Bella et moi avions la relation la plus complexe du monde. J'étais son gardien, mais en retour, elle me traitait comme un enfant. Putain, comme ça fonctionnait ? Peu importe ce qui se passait, nous avions une sorte de synchronisation tous les deux. Je ne pouvais pas réellement me plaindre.
« Alors, nous y allons ce soir ? » demanda Bella avec espoir.
« Tu aimerais y aller ? »
« Oui. Je ne veux pas passer une autre soirée ici avec toi sur l'ordinateur. »
« D'accord alors. Mais je ne me rase pas, juste pour emmerder Rose. »
« Je trouve que la barbe est sexy. » Elle passa sa main sur ma joue.
« Eh bien, je suis content que tu le penses alors. » Je me penchais sur sa main laissant les poils gratter sa paume.
Après notre déjeuner, j'aidais Bella à nettoyer, et nous ne savions pas quoi faire ensuite. J'étais impatient de retourner sur l'ordinateur, mais je me suis abstenu.
Nous nous sommes assis sur le canapé, comme un vieux couple marié. Je regardais les informations pendant que Bella lisait son livre. Tous ce dont nous avions besoin maintenant, c'était 2,5 enfants et un Golden retriever.
Ouais, c'est vrai.
A un moment, vers six heures, Alice frappa à la porte pour entrer.
J'étais toujours en boxer – sans m'en soucier – et j'allais répondre. Suite à l'incident du matin, j'entrebâillais juste la porte et passais la tête.
« Je peux t'aider ? » demandais-je.
« Je peux entrer ? » répliqua-t-elle septique.
« Non, je suis nu. »
« Oh, » dit-elle, confuse. « Oh, mon dieu. Une petite sieste crapuleuse? »
« Alice, nous sommes habillés et tu peux entrer. » Bella me poussa sur le côté et ouvrit complètement la porte.
« Tu es si étrange, Edward, » ricana Alice.
Je me laissais retomber lourdement sur le canapé.
« Je m'arrêtais juste pour voir si vous veniez ce soir ? » demanda Alice.
« Tu aurais pu appeler, » dis-je.
« Oui, nous venons, » répondit Bella, plus poliment.
« Tu as besoin de mon aide pour t'habiller ? »
« Non, c'est bon. Ce n'est pas comme si j'avais beaucoup de vêtements de toute façon. » Bella haussa les épaules.
« Tu es certaine ? Je parie que Rosalie pourrait te prêter quelque chose. »
« Ça va. »
« D'accord. Nous partons à huit heures pour aller diner et ensuite au Plasma, alors soyez prêt, » cria Alice alors qu'elle passait la porte.
Bella et moi sommes restés sur le canapé pendant un long moment avant d'aller prendre une douche. Cela tourna en une heure de longue caresse/léchage/morsure/sexe. C'était amusant. Allant contre ma nature et mes TOC, je ne me rasais pas. Je dus m'arrêter d'y penser ou j'aurais rapidement fait un travail bâclé.
Après notre douche, je m'habillais d'un costume noir Armani et me rappelais que je devais jeter un coup d'œil, en secret, à leur nouveau catalogue que Bella avait agité en face de mon visage le soir précédent. Je restais simple avec juste un pantalon et une veste basique. C'était juste Rosalie, pas la peine de sortir le grand jeu.
Bella portait un jeans qui avait presque l'air d'avoir été peint sur elle. Je ne l'avais jamais vu avant, et je voulais définitivement le revoir. Elle portait une simple chemise qu'elle couvrit avec sa veste en cuir noir favorite.
« Quelles chaussures ? » Elle leva une bottine noire et une autre chaussure qui devait lui arriver au-dessus du genou.
« Tu sais que tu ne pourras pas marcher avec celle-là. » Je désignais la bottine avec un talon impressionnant.
Elle fronça les sourcils. « Rien que pour ça, je les mets. » Elle mit une chaussure qui lui fit gagner des centimètres et ensuite l'autre.
Je m'assis sur le lit et attendis qu'elle soit prête.
« Juste parce que je tombe tout le temps ne veut pas dire que je ne peux pas marcher droit, » m'expliqua Bella. « Je suis certaine que c'est une histoire d'oreille interne ? »
Elle était très nerveuse ce soir, alors je lui pris la main et l'attirais vers moi.
Je la regardais. « Calme-toi. »
« Je ne peux pas. Je suis nerveuse. Et s'il se passait quelque chose? »
« Rien ne va arriver. Nous avons toujours un plan en place, et si quelqu'un est assez stupide pour essayer quelque chose sur notre propre terrain… » Je laissais ma phrase en suspens.
« Tu es un très mauvais garçon. Une bonne chose que tu ailles à l'église parce que je suis sûre que tu irais droit en enfer. »
« Tu n'as aucune idée à quel point je peux être un mauvais garçon. » Je fis passer mes mains sur son jeans moulant, le long de l'arrière de ses cuisses et pris son cul en coupe.
« Edward, nous n'avons pas le temps de commencer ça maintenant. »
Je levais un sourcil quand je glissais mes doigts sur ses fesses. « Pas de couture de culotte ? »
Elle sourit. « String. »
« Putain de merde… » Je respirais profondément. « D'abord le jeans, ensuite les chaussures et maintenant le string. Tu vas me tuer. »
« Nous devons bientôt partir. » Les doigts de Bella brossèrent mes cheveux. En réalité elle les tirait presque.
« Je n'ai pas envie, » admis-je et je tournais légèrement pour que mes mains n'ai pas à trop chercher pour tenir son cul parfait.
« Rose va être furieuse. »
« Elle l'ai toujours. » Je me penchais pour embrasser la peau douce de ses hanches sous sa chemise.
« Vraiment furieuse… » Bella cherchait son souffle. Ma magie fonctionnait.
Je mordis la délicieuse pomme que formait son derrière, et mes dents s'enfoncèrent dans son jeans. Elle laissa échapper un petit cri, mais ne s'éloigna pas.
« Hey, hey. Vous feriez mieux d'arrêter ça tous les deux, » dit Emmett de ma porte.
Je sursautais légèrement de surpris, et Bella rougit violemment.
« Putain qu'est-ce que tu fais là ? » Je me relevais, en colère qu'il ait interrompu ce qui aurait été à coup sûr un aventureux froissage de draps.
« Je m'assurais que vous étiez prêt à partir. » Il était appuyé contre le chambranle de la porte. « On s'amuse ? »
« Je n'aurais jamais du te donner cette clé. » Je pris la main de Bella et commençais à descendre les escaliers.
Nous mîmes nos manteaux et prirent l'ascenseur. Alec, Alice, Jasper, et Rose nous attendaient dans le hall. Nous nous sommes séparés pour monter dans les voitures et Alec vint avec Bella et moi.
Nous étions sur la route du restaurant favori de Rose pour aller diner. J'avais prévu de rester le plus silencieux possible pour la soirée, parce que j'aurais pu dire quelque chose de stupide si j'essayais de jouer la comédie.
Nous nous sommes assis à une longue table, et même si j'étais la plupart du temps occupé par Bella ou Alec, c'était agréable d'oublier toute la merde que nous traversions en ce moment. Il y avait toujours l'image de la tête de l'intrus à l'arrière de mon cerveau, mais j'essayais au moins d'agir normalement pour l'occasion.
Bien sûr, tout le monde agissait avec Rose comme si elle était un cadeau pour nous tous, avec sa putain de tiare sur la tête. Je me contentais simplement d'écouter la conversation sans dire un mot. Cela n'aurait été bon pour personne si la princesse était contrariée.
Autour de dix heures quand nous en avions terminé avec le diner, et que je savais que le Plasma retentirait de l'ambiance d'un samedi soir, nous prîmes la route.
« Ca fait tellement du bien de sortir. » Bella regardait par la fenêtre ouverte de la BMW alors que nous suivions Emmett vers le club. Même s'il faisait frais dehors, le vent était agréable.
« Tu agis comme si je te gardais enfermé, » dis-je.
« L'université et ta maison ne sont pas nécessairement la liberté. »
« Tu marches de ma voiture à tes cours. C'est assez de liberté. »
« Nous avons besoin de sortir. Allons quelque part. »
« Je veux aller au Mexique, » dit Alec à l'arrière.
« Personne ne t'a rien demandé, » me moquais-je en le regardant dans le rétroviseur. « Où veux-tu aller, Bella ? »
« Je ne sais pas. Je m'en fiche. »
« D'accord, toi et Alice avaient les vacances de Spring Break début avril. C'est dans trois semaines alors nous pourrons aller quelque part. J'avais déjà commencé à faire des plans dans ma tête.
« Ça devra être un endroit ensoleillé. » Elle soupira longuement.
« Pas les Bahamas, » rit Alec.
Je me penchais vers l'arrière et commençais à frapper tout ce que je pouvais avec une main toujours sur le volant.
Au moment où nous arrivions au Plasma, Alec se plaignait à propos de bleus, Bella fantasmait sur des plages ensoleillées, et j'étais prêt à rentrer à la maison. Malheureusement, ma nuit ne faisait que commercer.
« Qu'est-ce qui t'ai arrivé ? » demanda Jasper à Alec qui essuyait du sang de sa lèvre.
« Ce fils de pute à essayer de me tuer. » Il me désigna.
« Tu vas bien. » Je levais les yeux au ciel.
« Tout le monde est prêt pour la fête ? » Rose leva les mains en l'air. Elle était déjà un peu pompette.
« Edward, » Bella m'appelait de l'autre côté de la voiture.
« Quoi ? » lui demandais-je.
«Je dois m'accrocher à toi. » Elle saisit mon bras fermement. «Mes pieds me tuent. »
Je ris alors que nous commencions à avancer. « Je pensais que tu pouvais marcher avec celle-là. »
« Tu vois je ne suis pas encore tombé. Mais je souffre. »
Nous avons contourné la sécurité et traversé la foule sur la piste. Jasper nous conduisit à notre table qui était circulaire et suffisamment grande pour accueillir tout le monde et plus encore.
« Est-ce que je peux avoir un verre ? » demanda Alec.
« Non, » nous avons tous répondu à l'unanimité.
« Très bien. » Il se leva de sa chaise. « Je vais danser. » Je le vis se perdre dans la foule, et cela ne m'aurait pas surprise s'il trouver une fille avec qui flirter dans les minutes suivantes pour qu'elle lui paye à boire. Il pouvait être sournois.
Tout le monde vaqua à ses occupations. Alice et jasper allèrent danser. Emmett et Rosalie au bar et Bella et moi restèrent à notre table.
« Tu veux danser ? » me demanda-t-elle en tapant du pied au rythme de la musique.
« Non. Premièrement, tu peux à peine marcher toute seule alors danser… Et deuxièmement, je ne danse pas en public. »
« Et au bal de la police ? Nous avons dansé. »
« C'était de la vrai dance. Ça, c'est du sexe en public. » Je désignais la piste où les gens se touchaient et se frottaient les uns aux autres. « Et troisièmement, tu n'aimes pas danser. »
« J'aime danser avec toi. Tu rends ça facile. »
« Et bien c'est très gentil à toi de le dire. »
Elle sourit et tira ma chemise jusqu'à ce que mes lèvres couvrent les siennes. Nos langues ne prirent même pas la peine de s'échauffer avant de s'attaquer avec vigueur. Elle gémit, m'excitant. La pression dans mon pantalon augmentait en même temps que ma bite durcissait.
« Bella, nous devons arrêter, » avertis-je.
« Pourquoi ? » Elle déplaça ses lèvres sur mon cou, léchant et suçant tout ce qu'elle voulait.
« Parce que si nous ne le faisons pas, je vais t'emmener à l'étage et te baiser sur mon bureau. »
« J'aime bien l'idée, » murmura-t-elle.
« Putain… » grognais-je, et ma tête se renversa en arrière pour lui donner un meilleur accès à ma peau.
« Nous n'avons pas fait ça de cette manière depuis longtemps. S'il te plait. »
Je pensais répondre mais je ne pouvais pas réellement parler alors j'acquiesçais simplement.
Elle me prit la main et nous nous levâmes pour partir.
Juste comme le casse-couille qu'il était, Emmett revint à la table, trainant Rosalie avec lui.
« Où allez-vous les gars ? C'est l'heure du gâteau. » Il me poussa pour que je me rassois.
« Je ne veux pas de gâteau, » dis-je, irrité.
« Dommage, » aboya Rose.
Bella me fit un sourire d'excuse avant de se rassoir à côté de moi. « Plus tard. » Elle m'embrassa sur les lèvres.
« Tu promets ; sur le bureau et tout ? »
« Je ne le voudrais pas d'une autre façon. » Elle ronronna d'une manière qui aurait dû être illégale.
Nous sommes restés assis un moment avant qu'un grand gâteau avec des bougies soit apporté. Nous avons tous chanté « Joyeux anniversaire », et Rose souffla. Plus de cadeaux furent distribués et plus d'alcool circula, mais je n'en pris pas. D'un, les seuls autres conducteurs étaient Bella ou Alec. Et aucun d'eux n'avait la permission de conduire ma voiture. De deux, j'essayais de rester sobre. J'avais fauté une ou deux fois, mais j'essayé.
« C'est bon ? » me demanda Bella alors que nous mangions du gâteau au chocolat.
J'acquiesçais la bouche pleine de nourriture.
Pour je ne sais quelle raison, je devenais très somnolent, et je devais faire un effort pour rester éveillé. Je pensais que cela avait quelque chose à voir avec le fait que je n'avais pratiquement pas dormi durant les trois derniers jours, mais c'était plus que ça. Ma tête martelait, je pouvais sentir mon pouls faire pulser le sang dans mon corps. C'était étrange.
« Tu vas bien ? » me demanda Alec.
« Ouais, ça va. » C'était comme si j'avais une bulle dans ma poitrine qui ne demandait qu'à éclater.
Je secouais la tête pour m'éclaircir les idées et regardais le club autour de moi.
Inexplicablement mes sens étaient en éveille et je reniflais l'air comme un animal sauvage. J'avais l'impression d'en avoir besoin. Mon ouïe était vive et ma vue aiguisée.
Alors que je parcourais la foule, je vis un homme au bar, qui me regardait directement, avec un sourire sinistre.
Je l'aurais reconnu n'importe où. Même plus. J'avais mémorisé son visage pendant trois jours d'affilés.
Il avait des cheveux noirs et un nez crochu avec des yeux sombres comme de l'onyx. Je pouvais les voir clairement à la lumière du bar. Son expression donnait l'impression qu'il venait de remonter de l'enfer pour une mission spécifique.
« Edward, ne bouge pas, » me murmura Jasper. « Ne fait pas de scène. »
Je tremblais si fort que ma vision commençait à devenir floue.
« Bella, je veux que tu montes dans mon bureau et que tu verrouilles la porte, » dis-je doucement.
« Edward, tu vas bien ? » Elle colla sa main dans la mienne. Bien entendu elle vit ce que je regardais. « C'est lui ? »
« Oui, je besoin que tu montes. Garde ton téléphone allumé. »
Elle était sur le point de dire quelque chose mais je la coupais.
« Fais juste ce que je te dis, et je reviens te chercher. »
« D'accord. Soit prudent. »
Elle m'embrassa une fois, et ensuite se leva de son siège, suivit par Rose et Alice. Je les vis sortir du coin de l'œil et marcher vers les escaliers. Les yeux de l'homme au bar les suivirent aussi. Quand elles furent hors de vu, il revint vers moi.
« C'est à toi de décider, Ed, » dit Emmett.
« Il meurt, » je répondis sans même y réfléchir. « Je vais le faire. »
« Levons-nous calmement et on ne commence rien ici. »Jasper mit sa veste.
L'homme au bar leva son verre vers nous, moqueur, et le descendit d'un trait. Son corps frissonna une seconde avant qu'il ne saute de son siège pour se précipiter dans la foule loin de nous.
Nous nous sommes catapultés à sa poursuite et je sortis mon Aigle en sautant sur la table. Emmett avait dû s'écraser contre le gâteau d'anniversaire, parce qu'il avait du glaçage sur ses vêtements mais il ne s'en souciait pas.
Nous nous sommes séparés pour couvrir le plus de terrain possible en traversant la foule de gens sur la piste de danse, qui étaient tous inconscient de ce qui se passait. Je gardais mon arme le long de mon corps et me dirigeais vers la sortie.
L'air froid frappa mes poumons alors que je me précipitais par la porte et regardais tout autour furieusement.
« Putain, où est-il allé ? » Jasper fut à côté de moi dans la seconde.
« Je ne sais pas. »
Nos deux têtes se sont tournées quand nous avons entendu un petit « ping » dans l'air. Une personne ne l'aurait pas remarqué si elle avait été plus loin que nous ne l'étions, et n'aurait pas su ce qu'elle entendait. Jasper et moi savions que le « ping » était le son d'une balle tirée par un silencieux.
Nous courûmes dans la ruelle, arme au poing, en essayant de trouver la source du tir.
Je vis un mouvement et tirais deux balles. Elles rebondirent contre les murs et tombèrent sur le sol, mais je continuais de courir. Je devenais nerveux et tirais encore deux fois quand j'entendis un bruit sur ma gauche.
« Par ici. » Nous entendîmes Emmett grogner. Il y avait beaucoup de bruit venant d'un coin à l'arrière de la ruelle.
Jasper et moi trouvâmes Emmett, avec Alex et l'enculé alors qu'ils se battaient sur le sol.
Je les séparais et attrapais l'homme par sa chemise. « Qui es-tu ? » Je poussais la crosse de l'arme sur sa tempe. C'était assez fort pour causer des dommages au cerveau, mais il avait l'air assez lucide pour être cohérent.
« Je ne te répondrais pas. » Sa voix était saturée d'un accent européen, que je reconnu immédiatement comme grec.
« Lève-toi. » Je le remis sur ses pieds, et il vacilla pour se remettre debout.
« Je n'ai pas réussi à l'atteindre, il était trop rapide. » Dit Alec en colère.
« Qu'est-ce que tu veux faire de lui ? » demanda Emmett.
« Nous allons le tuer, » dis-je d'un ton raisonnable.
L'homme gloussa bruyamment. « Tu penses vraiment que j'ai peur de toi ? Je n'en ai rien à foutre. »
« Tu verras. »
Il balança son bras autour de moi et me plaqua contre le mur opposé, mais il fut rapidement maitrisé par Jasper qui le frappa au visage. Je le relayais une fois que j'eu repris mes esprits rendant son visage ensanglanté.
Cela me prit cinq bonnes minutes, de bastonnade pour lui, avant de me calmer et de pouvoir le contrôler.
« Je ne vous dirais rien, » marmonna-t-il avec sa mâchoire cassée.
« Tais-toi. Tu parleras bien assez tôt, » dit Emmett, attrapant le gars par ses avant-bras et le tirant en dehors de l'allée.
« Amène-le au Château. » J'essuyais mes mains ensanglantées dans un mouchoir. « Nous nous occuperons de lui là-bas. »
Jasper acquiesça. « Tu es sûr que tu veux faire ça comme ça ? »
Je ne répondis pas à sa question. « Je vais reconduire les filles à la maison et je vous rejoins là-bas dans environ une heure. »
J'entendis le prisonnier lutter contre Emmett tandis qu'il le poussait à l'arrière de sa voiture. Alec le menotta de sorte qu'il ne puisse pas s'échapper.
« Nous attendrons. » Emmett monta dans la voiture et démarra. Jasper et Alec en prirent une autre.
Je les regardais remonter la rue avant de retourner à l'intérieur où la musique résonnait toujours.
Je me sentais étrangement calme, ce qui voulait dire que j'étais énervé au-delà des mots. J'avais rarement ressenti cette colère, mais la nuit allait être encore une fois blanche.
La bulle dans ma poitrine commençait à s'agrandir, mais je ne m'en souciais pas pour le moment. Je devais ramener Bella à la maison.
Je montais jusqu'à mon bureau et toquais à la porte. « Belle, c'est moi. »
J'entendis beaucoup de mouvement de l'autre côté avant qu'elle n'entrebâille la porte.
« Tu vas bien ? » demanda-t-elle en m'attirant à l'intérieur.
« Ça va. » J'essayais de cacher mes mains. Elle les remarqua, mais ne dit rien.
« Tout va bien ? Vous avec eu ce batard ? » demanda Rose.
« Oui, nous allons nous en occuper. Je vous ramène toutes à la maison maintenant. »
Elles se précipitèrent pour rassembler leurs affaires, et nous étions prêts à partir en quelques minutes. Je les aidais à s'installer dans la voiture.
Le chemin du retour se fit sans bruit, dans un silence de mort. Je pense qu'elles étaient effrayées de dire quelque chose. Je savais que les questions viendraient plus tard, mais pour le moment, je n'avais pas de réponse pour elles.
Je garais la voiture dans la rue en face de mon building. Nous sortîmes et nous prîmes l'ascenseur.
« N'ouvrez la porte à personne. Si quelqu'un toque, ce ne sera pas nous, » leur dis-je. « Vous deux vous restez avec Bella ce soir. »
Elles acquiescèrent sans un mot.
Alors que je commençais à sortir, Bella me prit le bras.
« Bella, je n'ai pas le temps de t'expliquer les choses. »
« Je sais, mais… »
« Je sais que tu as peur. Laisse-moi juste m'occuper de ça. »
Elle m'enlaça fortement, « je t'attendrais. »
« Non, va au lit. Je serais de retour avant que tu ne te lève. Je promets. » J'embrassais le haut de sa tête.
J'étais dans la voiture et filais vers l'extérieur de la ville quelques minutes plus tard.
Le Château était un endroit où j'allais rarement et auquel je ne pensais même pas. C'était un lieu diabolique, cauchemardesque.
Il ressemblait à un vrai château écossais, et Carlisle l'avait acheté sur un coup de tête il y a environ une décennie. Il n'en avait jamais rien fait, alors l'endroit était complètement désert. Il n'y avait aucun meuble ou signe que quelqu'un vivait là. Je ne pensais même pas que Carlisle se souvenait qu'il possédait l'endroit.
Maintenant, chaque fois que le Château était mentionné, vous saviez que les choses allaient tourner au carnage. Vous pouvez tuer quelqu'un n'importe où. L'abattre dans les bois ou le jeter dans une rivière avec des chaussures de ciment, ce n'est pas très compliqué. Mais le secret était nécessaire pour des choses plus malveillantes. Croyez-le ou non, certaines choses sont pires que la mort.
Je traversais les rues, et mes mains agrippaient le volant si fort que je ne sentais plus ma circulation sanguine. En fait, je me sentais comme si tout mon sang avait quitté mon corps.
La silhouette du Château était sur une colline à environ vingt minutes de la maison de mes parents. C'était comme si quelqu'un l'avait vraiment déplacé d'Ecosse dans la banlieue de Chicago. Ce putain de truc avait même des douves. Rien que ça était risible.
Je conduisis sur la colline, et la voiture commença à vibrer sous les pavés de l'allée. Je me garais à côté des voitures d'Emmett et Jasper avant de retirer ma veste. Je la jetais à l'arrière. Je remontais mes manches et rangeais mon arme sous le siège passager. Elle ne serait pas nécessaire pour ça.
Cela prit quelques efforts pour ouvrir la porte massive du Château, et je la refermais dans un bruit sourd.
« En-bas. » La voix d'Emmett résonna à travers tout l'endroit.
Il faisait froid et c'était plein de courant d'air. Je pouvais entendre les lavabos goutter, et c'était étrangement effrayant cette impression d'être dans une maison hantée. Les murs de pierre et le sol étaient incroyablement peu accueillants et c'est pourquoi nous venions toujours ici pour les missions délicates.
Je descendis les escaliers en colimaçon jusqu'à ce que je sois au sous-sol, qui aurait pu être parfait au temps de l'inquisition espagnole. Il y avait des cellules, avec des chaines et tout ce qu'il fallait.
Je les passais toutes jusqu'à ce que j'arrive dans la rotonde à l'arrière. C'était comme si nous étions tout au fond de la construction. La pièce était complètement cylindrique et avait beaucoup de chose à raconter. Il y avait une grande fenêtre tout en haut, et je pouvais voir la lune.
« Nous t'attendions. » Jasper était sur son téléphone, entrain d'envoyer des texto ou quelque chose comme ça.
« Est-ce qu'il a parlé ? » Je fis un signe de tête vers l'homme étendu nu sur une table en pierre. Il avait des sangles sur son corps pour le maintenir et une serviette sur ses parties intimes.
« Non, il refuse, » soupira Alec.
« Bien. » J'allais dans le placard de l'autre coté de la pièce. « Tu peux commencer à mélanger ces trucs pour plus tard ? » Demandais-je à Emmett.
« Oh, mon garçon ! Nous n'avons pas fait ça depuis longtemps. » Il était excité et sauta presque jusqu'à la table sur laquelle était posée des bocaux.
Je passais en revue les flacons dans le placard. C'est là que nous gardions les fournitures médicales. Il y avait des trucs classiques, comme de la pénicilline, mais aussi des choses plus questionnables que vous ne vouliez même pas toucher sans gants.
Je trouvais dans le fond du bromure de pancuronium et du LSD.
« Enfin. »Je les sortis avec deux seringues propres et emballées.
Je trainais une chaise sur la dalle. Le bois faisait un bruit sur le sol de pierre, et je m'installais à la tête de la table de façon à pouvoir regarder l'enculé de haut. Je plaçais les fournitures sur une petite table à coté de moi.
« Je ne dirais pas un mot, » grogna l'homme.
Je mis des gants.
Alec était à coté de moi en une minute avec des gants et tenant une petite tasse. « Je ne sais pas comment faire. »
« Verse-le simplement quand je te le dis. » Je lui fis un signe de tête.
« Je ne dirais pas un mot, » grogna encore l'homme.
Je me penchais à son oreille pour que je n'aie pas à élever la voix. « Quel est ton nom ? »
« Je ne dirais rien. »
Je ne pris même pas la peine de me mettre en colère. Je donnais juste le feu vert à Alec.
Hydroxyde de sodium, ou soude caustique, une substance terrible. Elle était parfaite parce que sous forme de poudre elle est inoffensive. Bien sûr, ce n'était pas une bonne chose de l'avoir sur votre peau, mais ça ne faisait pas vraiment mal de la toucher. La douleur réelle venait quand vous la manipuliez.
Alec versa une petite quantité de soude sur la poitrine du batard. Juste au milieu de son estomac.
Il regarda le petit tas de poudre avec des yeux curieux, mais ne dit rien.
« Quel est ton nom ? » demandais-je encore.
« Je ne dirais pas un mot. »
Je dévissais le bouchon d'une bouteille d'eau et en versais un peu sur la soude.
Cela commença à grésiller et fumer sur la peau de l'homme tandis qu'il se tortillait. Il fit grinçait ses dents ensemble et son dos se souleva de la table, comme s'il voulait se libérer, mais il ne pouvait aller nulle part.
« Dis-moi quel est ton nom, et j'arrêterais ça, » dis-je comme si je m'en souciais.
Il ne répondit pas, je versais donc une quantité plus conséquente sur sa peau la soude réagit violemment. Cela commença à bruler au point que nous pouvions l'entendre et la chaire commença à se ratatiner à l'endroit où la poudre commençait à se diluer.
« C'est Ciro ! » cria-t-il entre ses dents et il se cogna la tête sur la table.
Je pris un chiffon et j'essuyais la soude de sa peau. Je versais du vinaigre de cuisine sur la zone. Cela cessa de grésiller.
« Bien, et pour qui tu travailles ? » demandais-je, prêt à recommencer toute l'opération si nécessaire.
La respiration de Ciro était difficile et irrégulière. Ses yeux n'étaient pas aussi effrayés que je l'aurais voulu mais il savait qu'il avait des ennuis.
Je lui donnais une minute pour se reprendre.
« Comment ça se passe ici ? » demanda Emmett en poussant une boite en étain gigantesque dans le coin où Jasper attendait.
« Son nom est Ciro, » répondit Alec.
« Grec, » ajoutais-je. Nous savions tous pour qui il travaillait maintenant, mais je voulais l'entendre.
« Je ne dirais pas un mot, » dit Ciro, plus fermement qu'avant.
« Pour qui tu travailles ? » demandais-je plus cynique.
Alec bougea ses mains comme s'il allait remettre de la soude caustique sur sa peau et Ciro tressaillit.
« Je ne peux pas le dire, » murmura-t-il.
« Tu ferais mieux. Nous allons te tuer, » soupirais-je. « Si tu parles, nous pouvons faire ça plus rapidement. »
« Que faisais-tu dans la chambre de Bella ? »
« Je ne sais pas de quoi tu parles. »
Je fis un autre signe à Alec qui mit une plus grande quantité de poudre sur la peau de Ciro, cette fois couvrant toute la zone de sa poitrine. J'étalais la soude avec ma main et versais de l'eau.
Cela réagit de la même manière. Cela commença par bouillir, et Ciro ne put retenir ses cris qui se répercutaient en écho sur les murs. Sa peau commença par virer au rouge et de petites cloques commencèrent à éclater.
« Si nous continuons comme ça, je te fais un trou dans le corps, » l'avertis-je.
« J'ai été payé pour faire ça, » murmura-t-il. « J'ai été payé… »
« Par qui ? » Je frappais mon poing juste à coté de sa tête. « Dis-moi qui. »
« Je ne peux pas. » Il cracha en l'air, et je sentis quelque chose de gluant dans mes cheveux.
J'arrachais la tasse des mains d'Alec et versais le reste de soude caustique sur la moitié du visage de Ciro, au hasard. L'eau vint ensuite.
Les cris qui volèrent autour de nous, étaient retenus et dignes, mais cela ne signifiait rien pour moi.
J'observais son visage entier fondre. Ses lèvres étaient à vif, et je pouvais voir l'os de sa joue sur le coté gauche sous la chaire qui se décollait.
Je me rappelais la vidéo. Il était dans la chambre de Bella. Il avait touché ses affaires. Il avait volé ses sous-vêtements.
Je voulais qu'il supplie.
« Dis-moi, » ai-je crié au dessus des ses suppliques.
« C'était Félix et Demetri. Ils m'ont payés. » Il trembla comme s'il allait s'évanouir.
Une onde de colère traversa mon corps, et je devais me rappeler que je ne pouvais pas simplement me lever et partir.
« Arrête-ça. » Il se tordait comme une fourmi sous une loupe.
« Que t'ont-il ordonné de faire ? » demandais-je.
« L'effrayer. C'est ça, » répondit' il, suppliant. « Je ne savais même pas qui elle était. »
« Est-ce que Aro était au courant ? »
« Bien sur qu'il l'était. Ses garçons ne font rien sans sa permission. » En fait il pleurait maintenant, et sa lèvre supérieure avait complètement disparue. Je pouvais voir le haut de ses dents et les muscles de son visage. Un de ses yeux commençait à tomber alors que la peau autour fondait. Même ses cheveux brulaient et fumaient comme s'il était en feu.
« Qu'est-ce qui lui veut ? »
« Je ne sais pas, honnêtement. Arrête ça. » Ciro essaya de sortir de ses liens.
« Nous sommes prêt quand tu l'es, » dit Jasper.
« Rien d'autre à divulguer ? » demandais-je en me rasseyant et en remplissant une seringue de bromure de pancuronium après l'avoir déballé.
« Arrête ça, » hurla-t-il.
J'enfonçais l'aiguille dans son bras et injectais tout le produit. Je fis suivre avec un cocktail de LSD.
Le bromure de pancuronium était une substance qui paralysait complètement le corps, mais laissait l'esprit libre. Il interdisait tout mouvement. Le LSD pouvait pousser son imagination dans un voyage où il ne serait pas capable de distinguer la réalité de ses cauchemars. Aussi longtemps qu'il serait sous médication, il serait dans un état constant de terreur et ne serait pas capable de bouger un muscle.
« Ca va prendre dix minutes avant qu'il ne soit prêt. » Je me levais et retirais mes gants, et les jetais à la poubelle. J'attrapais une serviette et essuyais ce que l'enculais avait craché dans mes cheveux.
Les yeux de Ciro étaient vitreux mais son corps se tordait toujours.
« Où vas-tu ? » me demanda Emmett.
Au lieu de répondre, j'allais dans le coin où le bain de liquide clair attendait Ciro.
« Dix minutes, et met le dans la solution saline, » dis-je à Jasper quand il me rejoignit. Je trempais mon doigt dans la solution et m'assurais qu'elle était à la température du corps.
« Nous n'avons pas utilisé ce truc depuis des années. »
« C'est nécessaire. »
« Tu veux vraiment le faire souffrir, n'est-ce pas ? »
« Je souhaiterais pouvoir m'assoir là et regarder. »
« Où vas-tu ? » demanda-t-il.
Je me mordis la lèvre pour ne rien dire.
« Edward, ne fait rien de stupide. » Il se tenait en face de moi.
« Assure toi juste de cet enculé supplie avant de le tuer. » Je sortis de la rotonde.
Je montais les escaliers, montais dans ma voiture et reculais rapidement dans l'allée. J'étais sur le chemin de ma destination finale et je vérifiais l'heure sur le tableau de bord.
Il était trois heures.
Alors que je roulais, mon cœur semblait sauter hors de ma poitrine de plus en plus et au fur et à mesure que je m'approchais de l'endroit où j'avais besoin d'être.
Vers trois heures trente, un petit sourire apparut sur mon visage quand je réalisais que Ciro était probablement au bord de la folie maintenant.
La solution saline était un liquide vicieux, qui était utilisé pour les implants mammaires. C'était gluant, comme du plastique liquide. Avec son corps qui ne répondait pas, Ciro était allongé dans la baignoire. Comme c'était à température ambiante, le truc l'enveloppait entièrement. Il était privé de ses sens et il était devenu « un cerveau flottant dans une baignoire ». Il n'était qu'une conscience flottant dans une obscurité totale, un silence total, un vide total.
Il deviendrait complètement fou avant que le soleil ne se lève.
J'arrivais aux portes de la maison d'Aro environ une heure après. Il habitait loin de la ville mais cela ne me prit pas si longtemps. Je n'allais pas le laisser, Demetri ou Félix s'en tirer comme ça.
Personne ne jouait avec ma Bella.
Je me demandais comment entrer à l'intérieur et je compromis qu'une approche cordiale serait le mieux. Je sonnais à la sonnette du portail.
« Bonsoir, » répondit un maitre d'hôtel.
Je parlais dans la boite. « Je suis ici pour voir Aro. »
« Et qui désir le voir ? »
« Edward Cullen. »
Cela prit un long moment pour que les portes s'ouvrent, mais ils le firent, et je me précipitais dans l'allée.
J'attrapais mon arme, ne me souciant pas de la cacher et je sortis de la voiture. Je passais la porte, qui avait été ouverte.
« Où est-il ? » demandais-je au maitre d'hôtel.
« Qui, Monsieur ? »
« Aro. Où est-il ? »
« Dans son bureau, Monsieur. Je vais vous y conduire. »
« Je n'ai pas besoin d'aide. » J'étais déjà venu dans la maison, alors je savais où aller. J'allais vers la bibliothèque à l'arrière de la maison et je fis irruption à travers la porte.
Aro était à son bureau, sirotant quelque chose de couleur orange.
« Salut, Edward, » dit-il dans ce ton effrayant, qui vous faisait penser qu'il était le descendant d'un vampire. « Qu'est-ce que je peux faire pour toi à cette heure ? »
« Je m'en fous si tu me menace ou que tu envoie tes hommes de main pour exécuter tes contrats, mais quand tu terrorises ma famille, je suis obligé de réagir. »
« Tu veux boire quelque chose ? » Il prit une gorgée de son verre. Il portrait un peignoir rouge comme s'il venait juste de se lever de son cercueil.
« Non, je suis venu ici pour tuer tes fils, mais je pensais que tu le savais. »
« Ils ne sont pas là, Edward. »
« Où sont-ils ? »
« Ils sont en vacances en Chine. Ils sont partit il y a juste deux jours. »
« Tu les a mis en lieu sûr ? »
« Je n'ai aucune idée de quoi tu parles. »
« Je vais les tuer comme j'ai tué ton ami Ciro. Dis-moi où tu les caches, » ordonnais-je.
Aro leva un sourcil. « Je me demandais combien de temps il pourrait tenir. »
« Laisse Bella tranquille, » l'avertis-je. « Elle n'a rien à voir avec tout ça. Tu n'avais pas le droit de la blesser comme tu l'as fait. »
« Elle va bien. » Il vida le reste de son verre et se leva, traversant son bureau. « Je l'ai laissé en vie. »
« Elle est terrifiée. »
« Pas mon problème. Est-ce que je me suis plains quand ton père a envoyé ses gardes prendre d'assaut ma maison ? »
« C'était il y a des années. Laisse tomber ça. Si tu veux t'en prendre à quelqu'un, commence par moi. »
« Tu as prévu de m'abattre, Edward ? » Il s'assit dans un grand fauteuil.
« Non, je t'ai dit que j'étais là pour tes fils. Dis-moi où ils sont. »
« En Chine. Tu es venu seul ? »
« Non, » mentis-je.
« Vraiment ? Parce que si tu l'as fait, ça serait incroyablement stupide. » Aro ouvrit le tiroir du haut de son bureau, et sortit une arme énorme qui mettait la honte à mon Aigle.
J'étais sur le point de dire quelque chose, mais la porte de la salle de bain de l'autre coté de la pièce s'ouvrit et ce putain de Jacob Black sortit, séchant ses mains avec une serviette.
J'étais tellement stupéfait que j'en étais à court de mot.
« Et bien c'est une surprise, » Black rit sombrement. « Je pensais que ça allait te prendre une éternité pour arriver ici. J'attends depuis deux jours. »
Ma respiration commença à se faire courte, et j'étais tellement en colère que mon sang bouillait littéralement.
« Je vous l'avais dit qu'il ne pourrait pas s'en empêcher. » Aro se leva de son bureau et alla se servir un autre verre de quelque chose.
« Maintenant que nous sommes tous là, nous pouvons avoir notre conversation. » Black s'assit sur une chaise.
« Putain qu'est-ce qui se passe ici ? » dis-je dans rien de plus qu'un murmure. Je ne pouvais pas parler plus fort. Pour la première fois de ma vie, je ne savais pas ce que serait mon prochain mouvement.
Il y avait des mots prononcés mais je ne pouvais pas les entendre. Mon cerveau était assombri par un épais brouillard.
La bulle qui avait été présente dans ma poitrine toute la nuit explosa, déclenchant une douleur dans mon bras gauche je pouvais entendre mon pouls résonner dans ma tête.
J'agrippais le coté du bureau alors que mes genoux commençaient à plier.
La douleur me donnait une forte et suffocante sensation qui me causait une agonie que je n'avais jamais ressentis de toute ma vie entière. Je dus me débattre avec ça une minutes ou deux mais cela ressemblait à des années. La douleur ne s'arrêta pas. Elle ne faisait que s'accroitre pendant que je luttais pour garder une respiration normale.
« Qu'est-ce qu'il a ? » entendis-je Black demander. « Putain qu'est-ce qui se passe ? »
« Je pense que notre ami fait une crise cardiaque… » La voix d'Aro était étouffée par la douleur qui se propageait dans mon épaule et mon cou.
Un vertige c'est la dernière chose que je sentis avant de m'évanouir.
Et voilà un nouveau chapitre se termine, j'espère que vous avez apprécié malgré le temps qui a passé.
Pour ceux que ça intéresse, j'ai mis à jour mon profil, j'ai quelques petits à vous dire et à vous demander…
A très bientôt !
