Chapitre 38, par Lady Gato ^..^
traduit par Fatalzmarion, édité par Gentillefille
Suzanne et sa tante étaient rentrées de Columbia cet après midi-là dans un grand esprit … Suzanne spécifiquement, nageait dans le bonheur… à chaque moment qui passait, elle sentait comme si la prothèse devenait vraiment une partie d'elle ... elle ne pourrait pas remercier assez Michael de lui avoir obtenu cet appareil merveilleux ! Dans son esprit maintenant, elle se concentrait pour s'y habituer le plus vite possible... elle avait hâte de surprendre Terry et sa mère par sa mobilité regagnée. Comme elles entraient dans le Dakota, Mike le portier sauta dans l'action.
« Mlle Marlowe ! Vous semblez très bien après votre visite à Columbia … Puis je vous aider à monter en haut ? » Demanda-t-il, en se demandant si elle avait déjà vu le journal de l'après-midi… comment ce salaud de Grandchester pouvait-il se jouer d'une si belle femme ?
« Oh s'il vous plait, Mike, ce serait formidable … parfois je pense que j'en impose trop à ma tante Mabel… »
« Oh je vais bien, Suzie, mais puisque Mike est ici et veut se rendre utile, ma foi, pourquoi pas… » Dit Mabel un peu ironiquement, parce qu'il était évident que le portier avait un faible pour sa nièce. Personne ne releva son commentaire et ils se dirigèrent par l'ascenseur vers l'appartement qu'elle partageait avec Terry. Il les aida à entrer et dit « oh ! Je devrais apporter le courrier et le journal de l'après midi, je reviens tout de suite… »
« Merci… » Dit Suzanne en lui donnant un pourboire. Dès qu'il fut parti, elle demanda à son domestique de servir le thé, et elle annonça « Maintenant, ma tante, tu vas m'aider à faire quelques exercices ! ! »
« Tu ne penses pas que tu en as assez fait déjà ? » Demanda Mabel, sidérée par la demande de sa nièce, « Tu ne crois pas que ce serait trop d'efforts ? »
« Allons, tante Mabel ! Plus tôt je m'habituerais à cette nouvelle jambe, plus tôt je marcherais, plus tôt je pourrais le montrer à maman et Terry et plus tôt je pourrais me marier ! J'ai hâte d'être l'épouse de Terry et faire avec lui toutes les choses que les gens mariés font ! ! » Déclara-t-elle avec zèle.
Mabel secoua sa tête admirative ….c'était maintenant la plus grande différence entre sa sœur et sa nièce… quand elle le voulait, Suzanne s'appliquait et travaillait, beaucoup comme elle le faisait pour être actrice … Marianne, elle, ne travaillait pas assez dur et laissait la médiocrité ordonner sa vie….mais Mabel se demanda, pourquoi Suzanne n'a-t-elle pas eu cette prothèse plus tôt ? Pourquoi avoir attendu si longtemps ? De quoi avait-elle peur avant ? Quel était le nouveau but trouvé ? Quoi qu'il en soit, elle se conforma à la demande de sa nièce et elles commencèrent à travailler ensemble … peu après, Mike le portier revint avec le courrier.
« Voilà, Mlle Marlowe… le journal de l'après-midi… votre fiancé est en première page… » Remarqua-t-il, ne disant rien d'autre mais voulant s'assurer Mlle Marlowe vit ce qui scandalisait tout New York ce jour-là.
« Super ! Merci encore, Mike… » Remercia Suzanne, ne lui jetant même pas un coup d'œil ...trop absorbée par ses exercices. Finalement après un moment, Mabel dit, « je pense que c'est assez pour aujourd'hui… prenons le thé… »
Suzanne accepta et toute heureuse s'assit et servit le thé pour toutes les deux. « J'ai hâte de montrer à Terry… »
« Puisque tu en parles, c'est quand la dernière fois que tu l'as vu ? Parce que si tu prévois de lui exposer tes nouvelles qualifications récemment acquises, tu vas devenir aussi vieille que je suis … j'aimerai qu'il se présentera ici quand nous sommes encore réveillées … »
« De quoi parles-tu ? » Suzanne était peu sur la défensive.
« Il semble passer beaucoup de temps au dehors, si tu me permets de le dire … » Minauda Mabel. Elle avait bien remarqué que Terry ne passait pas la nuit dans son lit … et qu'il rentrait à la maison quand il pensait que personne ne le voyait.
« Oh, ma tante… » Répondit Suzanne nerveusement, bien qu'elle se soit rendue tout à fait compte aussi que Terry ne dormait plus dans son lit.
Mabel sirota son thé et prit le journal de l'après-midi. « Bon ! Je suppose que je n'ai pas besoin d'une réponse, maintenant je sais ! ! » Hurla Mabel, ses yeux rivés sur la première page. Elle montra à Suzanne la cause de sa surprise. « Quand un homme ne se cache plus, je ne sais pas de quelle preuve supplémentaire dont tu as besoin ! ! »
Suzanne sentit sa bouche devenir sèche quand elle vit la photo… cette fois il était clair pour tout le monde...elle sentit les flammes de l'enfer l'engloutir et elle était possédée par le feu vert de la jalousie.
MAUDITE, CANDICE NEIGE ANDRE ! ! ! JE TE MAUDIS ! ! !
Mabel mis le doigt sur l'occasion, parce que bien que sa nièce ne disait rien, le regard dans ses yeux disait tout. « Tu sais Suzanne… vous vous foutez de qui vous deux ?… avec lui, il est évident pour moi depuis le début qu'il est seulement avec toi en raison d'un certain sens du devoir inné et idiot ! ! Puisque clairement, il ne t'aime pas comme un homme aime la femme à qui il a donné son cœur entier, son esprit et son âme … même moi je peux le voir sur cette photo ! ! »
« Qu'est-ce que tu en sais, toi vieille fille ! Tu n'as jamais aimé ou été mariée ! ! » Cracha Suzanne brutalement.
« Oh, ho ho ! ! J'ai des nouvelles pour toi, très chère Suzie…. Tu penses que TU connais l'amour véritable et sa nature ? J'en sais beaucoup ma petite… c'est pour ça que je ne me suis jamais mariée ! J'ai perdu mon grand amour dans la guerre hispano-américaine de 1898 ! ! ! J'ai su une fois qu'il fut mort que je ne pourrais plus jamais aimer personne ! ! Ce n'est pas parce que je l'avais perdu que j'allais foncer tête baissée dans le mariage en raison de la crainte de ne pas avoir un homme à mon côté et par crainte que la société m'appelle par le même nom que tu viens de me lancer … parce que ce que JE sais et ce que tu ne fais pas, Petite Demoiselle pourrie et gâtée, c'est que je voulais seulement épouser l'homme qui m'aimait vraiment et entièrement… et quand mon cher Lawrence est mort, je me suis jurée que je ne serais pas accomplie en me donnant à un autre homme ….Je n'allais pas épouser un homme qui avait pitié de moi ou qui se sentait désolé par la condition dans laquelle j'étais ! Et crois-moi, je n'ai eu que l'embarras du choix dans les prétendants, et les ai tous envoyé promener ! Je n'aurais pas pu vivre avec moi-même si j'avais ….il vaut mieux être seule que rendre d'autres malheureux ! ! Regarde-toi et le triste désordre qu'est ta vie ! ! »
La fierté de Suzanne fut piquée au vif « Tu n'as pas le droit de me parler de cette manière… tu penses que tu sais quelque chose sur notre relation, celle de Terry et moi ! ! ? ? Comment oses-tu employer ma relation pour la comparer avec ton histoire stupide qui fait chialer! !? »
Mabel se mit à rire, « L'exemple cité n'était pas nécessairement au sujet de toi … je pensais à ta mère et ce qu'elle a fait… mais maintenant que tu en parles, oui certainement, tu marches sur les traces de ta mère… l'histoire se répète, petite Suzie….tu fais exactement la même chose que ta mère ! Excepté que vos « handicaps » sont un peu différents … »
« Que sais-tu de maman ! ! ? ? Tu parles un langage codé depuis que je t'ai retrouvée … que dis-tu ? Que papa a épousé maman par pitié ? » Dit Suzanne en colère.
« Je sais seulement ce que je suis libre de dire… demande à ta mère, quand elle ira mieux ce que tu devrais savoir… quant à toi… tu n'as aucune fierté d'individu ? Tu n'as aucune conscience ? Tu veux vraiment épouser un homme amoureux d'une autre ? »
« TERRY EST A MOI ! IL SERA A MOI ! ! » Suzanne se leva sur ses jambes dans sa fureur ! !
« Bien sur, ma douce… allons, essaye de t'en convaincre toi-même que les faits sont les faits ….ce que je dis est vrai, qu'est ce que tu sais de l'amour, quand tu ne peux pas voir toi-même que ton amour brûle devant toi, celui d'un homme bon dont tu n'ignores pas l'affection et chez qui tu sembles éveiller quelques sentiments… mais oh non ! ! Tu persistes comme une mule têtue ! Tu sais quoi, je suis heureuse au sujet de cette photo… il est temps que vous vous confrontiez tous les deux et tiriez la situation au clair ….!
« RIEN DE LA SORTE ! ! ! JE VAIS ÉPOUSER TERRY… ELLE NE L'AURA PAS ! ! JE RUINERAI SA RÉPUTATION, S'IL LE FAUT… » Bégaya-t-elle, vindicative.
