Bonjour la compagnie, tout le monde va bien ?

Merci à tous ceux qui lisent et à tous ceux qui me laissent des commentaires, c'est très motivant (je sais que je me répète, mais certaines choses méritent d'être dites, encore et encore…)

Comme je l'ai dit, ce chapitre ne sera ni du POV d'Emma, ni de celui de Regina car je pense que c'était la seule façon de vous faire comprendre le plus rapidement possible ce qu'il se passe sans me perdre dans des explications tarabiscotées. Il se déroule également avant l'arrivée d'Ingrid à Storybrooke… J'espère avoir fait le bon choix…

PS : pour ne pas vous faire attendre, je n'ai pas pris le temps de me relire avant de vous poster mes suites, alors je m'excuse d'avance pour les fautes !

PS2 : Merci à tous d'avoir pris le temps d'aller lire et de commenter notre fic à 4 mains écrite avec MagicSwanQ Look at Me, dont elle postera le dernier chapitre dans la soirée. Cela nous ferait plaisir d'avoir un retour sur la fin de cette petite histoire :-)

Bonne lecture 😊

*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*

Chapitre 37 :

Assis seul à une table, il fixait son plateau sans vraiment le voir. De toute façon, il détestait cette nourriture insipide au goût de carton. Mais depuis qu'il était en prison, c'était tout ce à quoi il avait droit. Quelle déchéance. Tout cela à cause de cette maudite Regina Mills. Lui qui avait tant fait pour elle, voilà tout ce qu'il récoltait. Du mépris et une trahison. Elle s'était débarrassée de lui comme d'un jouet cassé dont elle n'avait plus l'utilité, et il comptait bien se venger. Dès qu'il trouverait comment s'y prendre depuis sa cellule.

« Salut » lança soudain une voix qui lui fit lever la tête.

« Bonjour » répondit-il en reconnaissant son compagnon de cellule.

Pour une raison qu'il ne s'expliquait pas, cet homme l'avait pris sous son aile dès son arrivée et lui avait ainsi évité de se faire battre comme plâtre par les différents gangs. Cet homme était plus jeune que lui, mais il y avait quelque chose de très sombre chez cet homme qui faisait écho en lui. Depuis son arrivée, ils n'avaient pas vraiment pris le temps de discuter, mais il en avait appris suffisamment pour savoir que son codétenu avait été condamné pour viol multiple et d'autres chefs d'accusation moins graves, comme le vol et le recel d'objets volés.

« J'ai fait marcher mes relations pour que tu bosses avec moi aux cuisines » lui annonça son protecteur avec un sourire en coin.

« Merci » grimaça Gold, qui aurait préféré un boulot à la bibliothèque, histoire d'être tranquille.

Mais son sauveur, dont il ignorait encore le nom, lui avait dit qu'il bossait aux cuisines, donc s'il voulait continuer à bénéficier de sa protection en permanence, il n'allait pas avoir d'autre choix que de se transformer en chef cuisinier.

« Je sais que tu aurais préféré jouer les rats de bibliothèque, mais les cuisines, c'est une bonne planque. Tu n'auras pas à cuisiner, juste à faire le ménage tous les jours » ricana le grand brun avec un sourire amusé.

« Pourquoi tu fais ça pour moi ? Nous ne nous connaissons même pas et je ne sais toujours pas comment tu t'appelles… » demanda Gold en plantant son regard dans celui de son interlocuteur.

« Tu me fais penser à mon père » finit par répondre le jeune homme après quelques longues secondes de silence, comme s'il réfléchissait à la meilleure façon de répondre à cette question « Et je m'appelle Neal Cassidy »

« Moi je m'appelle Gold, mais tu le sais déjà » se présenta à son tour le quinquagénaire en hochant la tête.

« Pas de prénom ? » voulut savoir Neal d'un air amusé.

« Je ne l'utilise jamais et je préfèrerais éviter que les autres détenus le connaissent… » grimaça Gold en imaginant les blagues douteuses auxquelles il aurait droit si cela venait à se savoir.

« Oh allez ! mon second prénom est bien Rumplestinskin ! Qu'est-ce qui peut être pire que ça ? » voulut savoir Neal en fixant avec intensité son père.

Il risquait gros en prononçant ce nom, mais la magie étant absente de son monde d'accueil, il ne risquait pas de déclencher de catastrophe. Et il mourrait d'envie de comprendre comment son père avait pu arriver dans ce monde et surtout comment il se faisait qu'il ne se souvienne de rien se rapportant à son passé. Même lui, son propre fils, il ne l'avait pas reconnu. Il devait forcément y avoir une explication, et il comptait bien l'obtenir.

« JemeprénommeRiquet… » marmonna Gold à une vitesse hallucinante, priant pour que Neal n'insiste pas.

« Hein ? Tu peux décoder s'il-te-plait ? » rigola Neal, amusé par la gêne de son père.

« Riquet… » grogna Gold avec un regard noir.

« Sérieux ? Comme dans Riquet à la houppe ? » gloussa Neal sans pouvoir s'en empêcher.

« Hilarant ! » gronda furieusement Gold, n'appréciant pas que l'on se moque ouvertement de lui « Tu comprendras que je ne le révèle jamais »

« En effet, la personne qui a choisi votre prénom avait un sens de l'humour exécrable » ricana Neal, appréciant de lire une telle expression sur le visage de son père.

Gold marmonna dans ses moustaches, agacé, mais n'osa pas se mettre réellement en colère, craignant de se mettre à dos le seul allié qu'il avait dans cet Enfer. Après tout, c'était parce qu'il avait en quelque sorte trahie Regina Mills qu'il se retrouvait dans cette panade, même si à ses yeux, il n'avait fait que l'aider à récupérer ce qui était à elle, et si au passage, il en avait profité pour e remplir un peu les poches, quel mal y avait-il eu ? Ce n'était en réalité qu'une petite récompense qu'il s'octroyait pour ses bons et loyaux services. Mais sa Majesté s'était offusquée et avait osé le bannir de la ville et l'avait condamné à une vie de malfrat de bas étage.

« Alors Riquet, comment un homme comme toi s'est-il retrouvé derrière les barreaux ? » s'enquit Neal, pressé d'en apprendre plus, et en profitant pour taquiner son paternel.

« Je tenais une boutique d'antiquité dans une petite ville du Maine, Storybrooke. J'étais également chargé de récupérer les loyers pour le maire de la ville et disons que j'en ai profité pour gonfler un peu les sommes dues pour me faire une petite commission et cette garce n'a pas apprécié alors que je faisais son sale boulot… » cracha rageusement Gold, le visage déformé par la haine.

« Et tu as pris perpète pour ça ? » s'étonna Neal en arquant un sourcil sceptique.

« Pas tout à fait, mais ça a été le point de départ d'une enquête qui a révélé quelques petites… malversations… » reconnut Gold en haussant les épaules.

« Tu ne veux pas en parler, compris, mais comment cette mairesse a pu réussir à monter un dossier solide contre toi ? Elle a été flic dans une autre vie ? » voulut savoir Neal, intrigué d'en connaître plus sur celle qui avait réussi à battre son père.

« Nop, mais elle s'est mariée avec une femme flic de Boston qui s'est chargée de l'enquête » grimaça Gold avec dégoût.

« Encore une femme qui n'a jamais rencontré un homme, un vrai ! » marmonna Neal avec un sourire pervers.

« En fait, elles ont toutes les deux un lourd passif avec les hommes… » l'informa Gold en tentant de se rappeler comment il savait tant de chose sur le passé de la mairesse.

« Tu as l'air d'en savoir beaucoup sur ces deux donzelles… » remarqua Neal, avide d'en apprendre plus.

« Regina Mills a été ma… patronne… » cracha Gold, comme si le fait de reconnaître qu'il avait été sous les ordres d'une femme le rendait malade « Quant à Emma Swan… » commença-t-il avant de se stopper en voyant Neal pâlir dangereusement « Tu la connais ? »

« C'était ma petite amie à l'université, et après notre première nuit ensemble, elle a perdu la tête et m'a accusé de l'avoir violée, ce qui me vaut ce petit séjour derrière les barreaux… » gronda férocement Neal, le regard brûlant de haine.

« Tu dois avoir envie de te venger si je comprends bien » sourit Gold, qui ressentait la même chose envers Regina Mills.

« Il ne se passe pas un jour sans que je m'imagine la retrouver et lui faire payer ce qu'elle m'a fait. J'étais amoureux d'elle et elle a tout gâché en réagissant comme une mijaurée. Elle m'a traité comme un criminel alors que tout ce que j'ai fait, c'est l'aider à se détendre pour faire de notre première nuit un moment unique et merveilleux pour elle, et cette chienne m'en a remercié en me faisant coffrer ! » ragea Neal en crispant les poings de colère.

« Tu dois également être furieux de découvrir qu'elle est mariée à une femme et qu'ils élèvent votre enfant ensemble » souligna nonchalamment Gold avec un petit sourire sadique.

« Notre enfant ? Emma a eu un bébé ? » s'étouffa Neal, les yeux exorbités.

« Tu ne savais pas ? Un bébé qui a été enlevé à la naissance et que la mairesse a élevé jusqu'à ce que Swan les retrouve et qu'elles tombent amoureuses, fondant la parfaite petite famille du bonheur… » persifla Gold, le regard mauvais.

« J'ai un enfant… » souffla Neal, le regard perdu dans le vide « Qu'est-ce que je vais faire d'un marmot ? » s'interrogea-t-il en grimaçant « Un enfant, ça coûte cher et ça n'apporte que des emmerdes… » reprit-il en soufflant bruyamment.

« Seulement si tu comptes jouer un rôle dans sa vie » lui fit remarquer Gold en haussant les épaules « Et cette famille est pleine aux as. Il suffit de voir que toute la ville appartient à la mairesse pour te donner une idée de l'étendue de leur fortune… » lui révéla Gold en rageant une nouvelle fois de se retrouver en prison pour avoir détourner une somme que la mairesse n'avait pas remarqué avant que l'on s'en plaigne auprès d'elle.

« Pleine aux as ? Vraiment ? C'est très intéressant… » sourit Neal avec avidité, une étincelle calculatrice au fond des yeux.

« Mais cette information ne te servira à rien tant que tu seras ici… » lui fit remarquer Gold avec fatalisme.

« Je sais, mais avec les bons contacts, cet état de fait peut s'arranger… » ricana Neal avant de se lever en entendant une sonnerie stridente retentir « Allons-y avant que les matons ne nous tombent dessus » l'intima-t-il en se dirigeant vers la sortie est pour rejoindre l'aile ou se trouvait les cuisines.

Gold avait raison, il ne pourrait pas se venger en étant derrière les barreaux, mais il avait des amis dehors qui lui devaient un service. Ne restait plus qu'à trouver comment les contacter et leur demander de l'aider à s'évader. Perdu dans ses pensées, il avança machinalement, ne remarquant pas les trois hommes qui venaient à leur rencontre, le regard braqué sur Gold qui se mit à trembler, sachant qu'il risquait de passer un sale quart d'heure.

« Neal.. on a de la compagnie… » marmonna-t-il en déglutissant difficilement.

Surpris, Neal releva la tête et se tendit. Furtivement il regarda autour d'eux et pesta en constatant qu'aucun gardien n'était dans les parages. Mais il ne devrait pas être étonné. Ces hommes avaient dû leur graisser la patte pour qu'ils ferment les yeux sur ce qui allait se passer. Sentant une présence dans son dos, Neal n'eut pas le temps de réagir qu'il fut rudement plaqué contre le mur, efficacement immobilisé par deux assaillants pendant que les quatre autres encerclaient son père qui transpirait à grosses gouttes.

« Alors le boiteux, tu as ce que nous t'avons demandé ? » demanda un des hommes en s'approchant agressivement pour saisir Gold par le col de sa chemise orange.

« Mais enfin comment voulez-vous que j'aie autant d'argent en étant en prison ? Vous êtes stupides ou quoi ? » grogna Gold en les défiant du regard.

De toute façon, il était condamné, le médecin de l'hôpital avait été très clair. Il ne lui restait que quelques mois à vivre. Cancer foudroyant. Alors qu'il meurt de la main de ces hommes lui éviterait de mourir dans d'atroces souffrances en étant diminué physiquement et mentalement. La mort ne l'effrayait pas. La vie lui avait toujours paru bien plus terrifiante.

« Tu vas le regretter le boiteux » gronda l'homme en lui écrasant son poings sur le visage, faisant gicler le sang « Donne-moi ce que je t'ai demandé, et j'envisagerai peut-être de te laisser la vie sauve… » grogna-t-il en lui portant un second coup.

« Allez au diable, vous n'aurez pas un centime… » ricana Gold en lui crachant au visage, galvanisé par un courage qu'il n'avait que très rarement éprouvé.

Dans un rugissement furieux, l'homme sortit une lame artisanale de sa poche et le poignarda à plusieurs reprises avant de faire signe à ses hommes de les libérer et de s'enfuir en abandonnant son arme derrière lui.

« Papa ! » hurla Neal en se jetant à genoux devant son père, oubliant totalement que celui-ci ne savait pas qui il était.

« Neal… » gémit Gold en crachant du sang, la respiration laborieuse.

« Chut, je vais appeler du secours, ça va aller… » tenta de l'arrêter Neal en essayant vainement de stopper l'hémorragie.

« C'est trop tard… » affirma Gold en s'accrochant à lui « Dis que c'est toi qui a fait ça… tu seras transféré pour être à nouveau jugé… et alors tu pourras t'enfuir et te venger… » murmura-t-il faiblement.

« Mais j'ai besoin de toi pour en apprendre plus sur cette ville, pour me guider… » objecta Neal en berçant le corps tremblant de son père.

« Sous mon matelas… carnet… te seras utile… vengeance… » ahana faiblement Gold avant de rendre son dernier souffle.

« Je te vengerai papa, je te le promets… » jura Neal, le visage déformé par la colère.

Délicatement, il lâcha le corps encore chaud de ce père dont il avait été si longtemps séparé, tout cela pour le perdre à peine retrouvé. Tout cela à cause d'Emma et de sa poule de luxe. Il allait leur faire regretter d'avoir ainsi bafoué sa famille. Lorsqu'il en aurait fini avec elles, elles auraient l'impression que l'Enfer s'était abattu sur elles. Il allait tout leur prendre.

« Profitez bien de votre bonheur, parce que bientôt, vous n'aurez plus que vos yeux pour pleurer… » jura-t-il en attrapant l'arme du crime, y laissant ses empreintes.

Il allait faire ce que son père lui avait dit. Il n'avait jamais tué personne, mais l'idée ne le rebutait pas. De là où il venait, tuer était parfois la seule façon de s'en sortir. Enfant, il avait été empli d'idéaux et avait voulu sauver son père. Tout ce que cela lui avait apporté, était une profonde désillusion. Il avait cru trouver une famille durant quelques temps, mais là encore, cela n'avait pas fonctionné et au final, il avait appris à ne compter que sur lui-même pour s'en sortir. Il s'était endurci et avait cessé de reprocher à son père ses choix. Au final, c'est lui qui avait eu raison. L'argent, le pouvoir et l'emprise que l'on avait sur les autres étaient tout ce qui importait.

« Tu seras fier de moi papa » affirma-t-il avant de partir en courant en entendant du bruit.

Avant que les gardes ne viennent le cueillir, il devait récupérer le carnet dont son père lui avait parlé et le planquer au milieu de ses affaires. Rapidement il pénétra dans sa cellule et souleva le fin matelas, trouvant rapidement un épais calepin en cuir. Sans le lire, il le cacha parmi les quelques livres qu'il possédait, puis continua à fouiller, récupérant tout ce qui pourrait lui être utile. Il trouva ainsi quelques centaines de dollars, et un peu de nourritures que son père avait achetée la semaine dernière. Il finissait tout juste de ranger les vivres dans sa cachette que les gardes firent irruption dans sa cellule.

« A terre Cassidy ! » hurla le gardien chef en se ruant sur lui.

Sans opposer la moindre résistance, il se laissa menotter et transférer en cellule d'isolement. Il détestait cet endroit en temps normal, mais cette fois, il pourrait réfléchir à la suite des opérations en toute tranquillité. A commencer par son évasion.

« Pourquoi tu as fait ça Cassidy ? » l'interrogea un des gardiens qui l'escortait.

« C'était un pleurnichard qui n'arrêtait pas de me coller. Il me faisait passer pour un faible » répliqua-t-il en laissant échapper un rire diabolique digne de Rumplestinskin.

« Eh bah t'es pas prêt de sortir d'ici après un coup pareil ! » commenta un des gardiens en le poussant dans sa nouvelle chambre.

En grognant, Neal s'écroula sur le matelas défoncé qui lui servirait de lit et se redressa laborieusement, entravé par les menottes qu'il portait toujours.

« On te laisse les menottes, sois sage… » ricana un des matons en refermant la porte.

Une fois seul, Neal se cala contre la porte et regretta de ne pas avoir pris le calepin avec lui pour pouvoir lire ce que son père avait jugé important d'y noter. Mais cela pouvait attendre. Heureusement pour lui, les gardiens avaient omis de le fouiller, et après s'être assuré qu'il ne risquait pas d'être découvert, il tira sur sa chaussette et en fit tomber le petit appareil qu'il y avait dissimulé. Il avait dû faire énormément de concession pour obtenir ce cellulaire et risquait gros si jamais il était découvert, mais cela lui permettait de garder un contact régulier avec ses amis à l'extérieur. Il avait des affaires à gérer et ne pouvait pas se permettre de laisser ses associés se débrouiller seuls trop longtemps.

« Ben ? C'est moi » dit-il dès que son interlocuteur décrocha à l'autre bout de la ligne.

« Tu es seul ? » s'assura son associé en s'isolant à son tour, faisant disparaître le bruit de fond qui risquait de parasiter leur conversation.

Ben et lui étaient amis depuis plus de dix ans. Ensemble ils avaient fait les quatre cents coups, et si Neal commettait un délit, Ben était forcément son complice. Pourtant Neal n'avait pas dénoncé son ami qui de l'extérieur, continuait à gérer leur petit bisness. Neal avait une confiance aveugle en lui et savait que son ami ne le trahirait jamais et ne chercherait jamais à le doubler. Et si quelqu'un pouvait l'aider à s'évader, c'était bien lui et son réseau de relations.

« Ecoutes, je vais être transféré dans les jours à venir… » lui annonça Neal sans perdre de temps.

« Qu'est-ce que tu as fait ? » demanda Ben, sachant que son pote n'avait aucune raison d'être transféré à moins d'avoir fait une connerie.

« Un mec a buté mon paternel et avant de mourir il m'a demandé de faire croire que c'était moi pour que je règle mes comptes avec Emma… » répondit Neal sans entrer dans les détails.

« Ton vieux ? Je croyais que tu ne savais pas où il était ? Et comment connaissait-il Emma ? » s'étonna Ben, un peu perdu.

« Figure toi que cette salope s'est mariée avec la femme qui a envoyé mon père en prison et en plus elles élèvent ensemble le bébé qu'Emma et moi avons eu ensemble ! » gronda furieusement Neal.

« Je vois… » marmonna Ben avant de reprendre « Je vais réunir une équipe pour t'aider à te faire la belle. Ensuite j'attendrais que tu me donne l'heure de ton transfert, et on s'occupera du reste »

« Parfait. Si tout se passe comme je le veux, tu pourras prendre la tête de notre petite affaire à Boston » lui apprit Neal qui voulait récompenser la loyauté de son ami.

« Tu comptes disparaître ? » s'étonna Ben, même si sa voix trahissait son excitation.

« Crois-moi après que j'en ai fini avec ces deux salopes, ce sera mieux pour tout le monde » lui répondit Neal avec un rire cruel.

« Et le gamin ? » voulut savoir Ben, même s'il doutait que son ami veuille s'encombrer d'un mouflet.

« Rien à cirer de ce môme. Si ça n'avait tenu qu'à moi, il ne serait pas venu au monde » répondit immédiatement Neal avec indifférence.

Il n'avait jamais voulu d'enfants. Il appréciait sa liberté et ne s'attachait jamais à une femme. Il se contentant de les sauter et de passer à la suivante. Emma avait été son exception, son obsession, et elle avait tout gâché. Et il allait le lui faire payer.

« Je dois raccrocher, je te rappel dès que je connais la date et l'heure de mon transfert » dit-il, préférant ne pas utiliser tout son forfait, même si Ben veillait toujours à ce que celui-ci soit renouvelé régulièrement.

« Ok, à plus vieux frère, j'ai hâte de te revoir » acquiesça Ben avant de mettre un terme à leur échange.

Satisfait, Neal rangea son cellulaire à sa place et s'allongea sur le dos, pensant aux derniers évènements. Son père était mort, et il avait beau lui en vouloir pour l'avoir abandonné lorsqu'il était enfant, il n'avait jamais cessé de l'aimer. Serrant les dents pour refouler les larmes traitresses qui menaçaient de s'échapper de ses yeux, il préféra ne plus y penser et se concentra sur ce qu'il ferait une fois arriver à Storybrooke.

« J'ai hâte de te revoir ma belle Emma… tu dois être devenue une très belle femme… » soupira-t-il en fermant les yeux pour visualiser le visage angélique de la magnifique blonde qu'il n'avait jamais oublié.

C'est en pensant à Emma et à sa vengeance qu'il passa son temps, attendant que la justice statut sur son sort. Enfin les matons le ramenèrent dans sa cellule, lui apprenant qu'il serait transféré dans un fourgon pour rejoindre le tribunal et y être jugé pour meurtre deux jours plus tard. Une fois seul dans sa cellule et s'être assuré que ses affaires étaient toujours en place, Neal demanda à aller à la douche, et en profita pour avertir ses complices de se tenir prêt. Après une douche glacée, il enfila une tenue propre et retourna dans son cachot et s'allongea sur son lit en attendant l'extinction des feux qui lui permettrait d'œuvrer en toute discrétion.

« Vous allez l'éteindre cette foutue lumière ! » s'exaspéra-t-il alors que les secondes lui paraissaient des heures.

Enfin son souhait fut réalisé, et les portes des cellules s'éteignirent, et les petites ampoules de secours s'allumèrent, diffusant une lueur orangeatre dans la prison. Exaspéré, Neal dû patienter encore une heure ou deux que les occupants des cellules voisines s'endorment et que les gardes aient effectuées leur ronde avant de se lever enfin. Sans bruits, il se leva et approcha de son étagère pour y prendre le calepin de son père qu'il n'avait toujours pas pris le temps de lire. L'ouvrant, il y glissa l'argent qu'il avait récupéré, puis le remit à sa place. Il le glisserait dans sa ceinture de son pantalon juste avant son transfert. Une fois cela fait, il se rassit sur son lit et envoya un message à Ben en prenant soin de couper sonnerie et vibreur pour ne pas se faire repérer.

''Tout est prêt pour ton transfert'' lui répondit Ben après quelques minutes d'attente.

''Qui as-tu pris ?'' voulut savoir Neal qui n'aimait pas travailler avec des inconnus.

''Josh, Rob et Taylor'' énonça Ben.

''M.O ?'' l'interrogea Neal pour pouvoir s'y préparer au mieux.

''On a votre itinéraire. On bloque votre fourgon dans une rue, on gaz les gardiens et on te fait sortir de là rapidement. L'opération ne devrait prendre qu'une dizaine de minutes'' répondit tout aussi rapidement Ben.

''Parfait. Prévois-moi une voiture pour que je puisse prendre la route immédiatement après avoir rejoint notre planque, je ne compte pas traîner dans le coin'' ordonna Neal, impatient d'être à nouveau libre.

''Déjà prévu. Tu n'as pas peur que les flics te retrouve là-bas si tu ne quittes pas le pays ?'' demanda Ben, inquiet pour son ami.

''Je vais dans un bled tellement paumé qu'il n'apparait sur aucune carte. Les flics ne penseront jamais à venir m'y chercher'' lui assura Neal avec un sourire moqueur.

''La planque idéale en somme'' fut la réponse de Ben accompagnée d'un petit émoticon exprimant son soulagement.

''Et qui va en plus me permettre de bien m'amuser…'' souligna Neal avec un sourire carnassier sur les lèvres.

''Depuis le temps que tu attends de pouvoir te venger de cette pétasse'' approuva Ben qui savait combien la trahison d'Emma avait été un coup dur pour son ami qui en avait été sincèrement amoureux.

''Et crois-moi, elle va prendre cher…'' affirma Neal, le regard étincelant de haine.

''Fais-lui payer mon vieux et tourne la page'' l'encouragea Ben en se rappelant de sa dernière conquête qui avait osé la plaquer.

Il avait fait semblant d'accepter, puis lorsqu'elle avait trouvé un nouveau jules, il leur avait pourri la vie jusqu'à ce qu'il les agresse un soir, le tuant sur le coup et la violant puis la laissant pour morte. Alors il comprenait parfaitement l'envie de se venger qui habitait son ami et ce n'était sûrement pas lui qui allait tenter de le raisonner. Pas en sachant que cette salope était heureuse alors que Neal avait été jeté en prison.

''les gardes se pointent, je dois te laisser'' écrivit Neal avant de planquer son portable et de faire semblant de dormir.

Durant la journée du lendemain, Neal prétexta un mal de ventre pour rester dans sa cellule, et les matons acceptèrent de l'y laisser puisqu'il ne demanda pas à aller à l'infirmerie et resta sagement allongé sur son lit sans adresser la parole à qui que ce soit. Le lendemain, le gardien chef lui apporta une combinaison propre et l'accompagna aux douches avant de le ramener dans sa cellule.

« Départ dans une demi-heure. Quand on viendra te chercher, tu devras être debout devant les grilles, bras et jambes écartés » lui expliqua-t-il avant de le laisser.

Discrètement, Neal glissa le carnet noir dans son dos, le coinçant dans l'élastique de son boxer pour éviter qu'il ne tombe pendant qu'il avancerait vers le fourgon. Une fois cela fait, il prend la posture demandée, et se laisse passer les menottes sans bouger, pressé d'en finir. Comme pour tester sa patience, les gardiens prennent tout leur temps pour régler la paperasse, Enfin il prit place dans le fourgon qui ne tarda pas à prendre la route. Chaque fois que la voiture s'arrêtait, Neal espérait que ses complices allaient passer à l'action, mais rien n'arrivait, si bien qu'il finit par craindre un contre-temps qui avait fait tomber leurs plans à l'eau.

« Attention Gus ! » entendit-il soudain un des gardes hurler alors que le chauffeur freinait brutalement.

« J'ai failli attendre ! » grogna Neal avant de maitriser le garde en face de lui en dépôt de ses menottes.

Pendant qu'à l'avant, les gardes étaient neutralisés par ses associés, il prit les clés des menottes et s'en débarrassa avant d'ouvrir la porte arrière d'un coup de pied et de sauter à terre au moment où Ben le rejoignait avec un grand sourire.

« Salut vieux frère ! » sourit-il en donnant une accolade à Neal avant de l'entraîner vers la voiture à l'avant du fourgon.

Rapidement, ils prirent place pendant que la seconde voiture reculait et disparaissait dans la circulation. Roulant suffisamment vite pour s'éloigner le plus possible du lieu de l'évasion, et pas assez pour se faire repérer par une voiture de patrouille, les deux amis rejoignirent la planque que Ben avait prévue pour Neal. Lorsqu'ils se garèrent, Ben lança les clés à deux jeunes, les chargeant de se débarrasser de la voiture avant d'entraîner Neal à l'intérieur du bâtiment.

« Tu vas pouvoir te doucher et te changer » lui apprit Ben en le guidant vers une chambre.

« Merci mon vieux » sourit Neal en constatant que ses affaires l'attendaient dans cette pièce.

« La famille est là pour ça » sourit Ben avant de le laisser seul.

Une fois seul, Neal sortit le carnet qu'il posa sur sa table de chevet avant de gagner la salle de bain pour se débarrasser de sa tenue de prisonnier et prendre une bonne douche chaude pour la première fois depuis de trop longues années. Savourant la caresse de l'eau délicieusement chaleureuse sur sa peau, il réfléchit à ce qu'il allait faire par la suite. Il ne devait pas agir de manière irréfléchie et se jeter tête la première dans cette histoire au risque de ne pas réussir à mener son plan à son terme. Ce ne fut que lorsque l'eau commença à tiédir qu'il se décida à sortir et après s'être essuyé, il enfila un jean et un t-shirt. Après s'être rasé, il alla s'asseoir sur son lit et se décida enfin à lire le carnet de son père.

« Cela ne me dit toujours pas comment tu as perdu la mémoire, ni comment tu es arrivé dans ce monde papa… » grogna-t-il avec dépit.

Reposant le calepin à sa place, il s'allongea, les bras pliés sous sa tête. Les yeux rivés au plafond, il essaya de trouver une explication. Cela devait forcément être lié à la magie. Et si son père avait jeté un sort, d'autres habitants de la Forêt Enchantée étaient-ils venus avec lui ? Mais si c'était le cas, eux aussi devait avoir oublié qui ils étaient. Son père était le Sorcier le plus puissant qu'il ait jamais connu, alors s'il n'avait pu préserver sa propre mémoire, ce n'était pas pour sauvegarder celle des autres.

« Je suppose que je ne comprendrais qu'en me rendant à Storybrooke… » soupira-t-il, légèrement frustré.

Dans son carnet, son père parlait d'une cabane dans les bois à la limite de la ville dans laquelle il avait caché une grosse somme d'argent, et il comptait bien mettre la main sur cet argent. Après tout, c'était son héritage. Quand il en aurait fini avec Storybrooke, il pourrait prendre une retraite bien méritée au soleil et se le couler douce pour le restant de ses jours. Ce fût sur cette plaisante pensée qu'il s'endormit. Le lendemain matin, il se réveilla en entendant un bruit de casserole dans la pièce d'à côté, et en se redressant, il mit quelques instants avant de se rappeler qu'il s'était évadé. Souriant, il sauta de son lit et alla rejoindre Ben.

« Hey ! Tu as faim ? » s'enquit Ben en le voyant émerger.

« Ta bouffe peut pas être plus dégelasse que celle de la taule ! » le taquina Neal en s'asseyant joyeusement.

« Hilarant vieux, je vois que ton sens de l'humour ne s'est pas amélioré en prison… » railla Ben en posant deux assiettes d'œufs brouillés et de bacon devant eux.

Ils mangèrent en discutant de la suite, puis Neal alla dans sa chambre et prépara ses valises, veillant à glisser le précieux calepin dans la poche avant de son bagage, enfila sa veste en daim marron et quitta sa chambre, prêt à commencer sa vengeance.

« On se reverra ? » voulut savoir Ben tout en l'accompagnant vers une Buick Riviera qui avait connue des jours meilleurs.

« Evidemment mon pote, je te donnerais régulièrement des nouvelles, et si les choses tournent comme je l'espère je m'arrangerais pour que tu viennes me rejoindre » lui assura Neal en rangeant sa valise dans le coffre.

« Ce serait cool bro, j'en ai un peu marre de cette ville… » acquiesça Ben avec enthousiasme.

« Merci pour tout Ben et c'est officiellement toi le boss à présent » lui sourit Neal en lui donnant une tape sur l'épaule.

« Bonne chance vieux frère, n'hésite pas à appeler en cas de besoin » souffla le jeune homme en le serrant dans ses bras.

Neal acquiesça puis monta en voiture. Machinalement, il regarda dans la boîte à gants et sourit largement en voyant que Ben avait même penser aux faux papiers. Au moins s'il était arrêté pour un contrôle de routine pourrait-il faire illusion en espérant que son signalement n'avait pas déjà été transmis à toutes les polices du pays. Ignorant la faim qui lui tirailla l'estomac en milieu de journée, habitué à cette désagréable sensation, il roula sans s'arrêter, suivant le plan que son père avait dessiné dans son carnet, comme s'il avait craint de ne pouvoir retrouver la ville sans cela. Mais ça n'avait rien d'étonnant pour une ville qui n'était présente sur aucune carte.

« Storybrooke… » commenta Neal en se garant sur le bas-côté de la route lorsqu'il avisa le panneau qui marquait l'entrée de la ville.

Réfléchissant à ce qu'il devait faire, il vit une voiture arriver dans son rétroviseur et se cacha en reconnaissant Ingrid, la mère adoptive d'Emma. Dès qu'elle l'eut dépassé, il redémarra et dépassa le panneau quelques secondes après elle, mais alors qu'elle continuait tout droit, il emprunta un petit chemin de terre invisible et roula jusqu'à la cabane de son père qui lui servirait de refuge. Dans son calepin, son père lui avait assuré que personne en ville n'en connaissant l'existence, et il allait pouvoir accomplir son plan sans que quiconque suspecte sa présence en ville.

« Que la partie commence… » souffla-t-il en sortant de la voiture pour pénétrer dans la cabane bien plus confortable que celle dans laquelle il avait vécu enfant.

Il ne savait pas encore comment faire pour se venger, mais il avait le temps pour y penser. Tout d'abord, il devait en apprendre le plus possible sur les habitudes d'Emma et de sa femme, ainsi que sur les autres habitants. Ensuite seulement, il aviserait. Et à ce moment-là, Emma Swan se mordrait les doigts de l'avoir repoussé, lui préférant une femme qui, il en était certain, ne pouvait pas la satisfaire comme lui l'aurait pu. En fermant les yeux, il se rappela de ses petits gémissements, de son cri lorsqu'ils n'avaient plus fait qu'un. Elle avait peut-être affirmé ne pas avoir été consentante, mais lui savait qu'elle l'avait été, qu'elle avait voulu se donner à lui, et il lui ferait payé son rejet.

« Tu vas regretter de m'avoir ridiculisé Emma, de m'avoir mis plus bas que terre… » gronda-t-il furieusement.

Le regard lourd de menaces, il se plongea une fois de plus dans le carnet avant de se décider à fouiller le chalet. Peut-être son père y conservait-il des documents qui pourraient lui être utiles.

*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*SQ*

Place aux remerciements :

Guest (1) : Tant mieux parce qu'Auguste est un des seuls personnages masculins que j'aime bien dans la série (même si c'est à cause de lui qu'Emma est allée en prison, même si indirectement…). Merci pour ton commentaire, et j'espère que la suite continuera à te plaire.

M. L Casper : Merci pour ton commentaire. Et bien tu vois, tu n'étais pas si loin de la vérité que ça… Je sais que Neal est une pourriture, mais c'est le fils de Gold, et j'avais vraiment besoin de le faire revenir. Et puis ça donnera à nos deux reines l'occasion de lui faire regretter d'avoir agressé Emma et de menacer une fois de plus leur famille…

AlineGranger : Et c'est toujours un plaisir de lire un de tes commentaires enthousiastes. Et oui, Ingrid est vraiment là pour les raisons qu'elle a donné à Emma et Regina. Merci encore et à bientôt.

Regina Lily Swan : Et oui, il y a bien eu quelqu'un d'autre qui est entré dans la ville en même temps qu'Ingrid… Merci pour ton commentaire et au plaisir de te lire 😊

Guest (2) : Merci pour ton commentaire, et pour savoir si Ingrid cache réellement quelque chose ou pas, il te faudra lire la suite…

Guest (3) : Merci de ton commentaire. Une fic où Regina serait la mère biologique de Henry ? Pourquoi pas ? J'essaierai d'y penser…

OoO Red OoO : Pour Ingrid, je sais qu'Emma peut paraître particulièrement dure avec elle, mais elle lui a déjà laissé deux chances, et à chaque fois, Ingrid s'est mal comportée avec Regina, du coup cette fois elle ne veut pas avoir de faux espoirs au risque d'être à nouveau déçue. C'est surtout ça qu'elle reproche à Ingrid, et qui te dit qu'Ingrid n'avait rien pour corroborer ses dires ? Après tout, dans la série, elle arrive dans notre monde vêtue de sa belle robe blanche, et je doute qu'elle s'en soit débarrassé… Bref, je te promets qu'Emma s'adoucira envers sa mère de cœur dans les prochains chapitres… J'aime aussi beaucoup Ingrid, et c'est pour ça que je n'ai pas voulu attendre que la Malédiction soit rompue et que la magie revienne pour la faire venir à Storybrooke. Elle aussi aura sa fin heureuse, c'est promis. Merci encore pour ton commentaire, et au plaisir de te lire 😊

McFly76 : Merci pour ton commentaire ! Pour Ingrid, tu as bien raison de te poser la question… J'espère que la suite sera à la hauteur de tes espérances…

Isacos : Merci d'avoir pris le temps de commenter et de suivre ma fic avec autant d'assiduité 😊Je vois que j'en ai intrigué plus d'un avec l'arrivée d'Ingrid, et j'espère que ce nouveau chapitre vous aura un peu plus éclairé quant à la véritable nature de la menace qui pèse sur notre petit couple préféré... Je pense que ce n'est pas à cause d'elle que tu vas sortir tes instruments de tortures… Merci encore et à bientôt 😊

Xengabtheonlyone : Non, Elisa n'a pas senti la menace puisqu'elle n'a pas encore de magie. Regina peut sentir le danger parce qu'elle a lancé la Malédiction. Mais merci pour ton commentaire en espérant que tu aimeras la suite de cette histoire…

Madoka ayu : Merci de lire ma fic et de prendre le temps de me laisser régulièrement un commentaire. Ingrid est un personnage que j'aime bien, alors je ne lui donnerais pas le mauvais rôle dans cette histoire. Mais je pense que ce nouveau chapitre t'aura éclairé sur l'identité du véritable méchant de cette histoire…

oOoOoOoOoO

Et voilà, c'est tout pour auourd'hui.

Merci pour votre fidelité, et à dimanche pour la suite :-)

Bonne soirée, bisous !