Chapitre 36 : un choix difficile

La calle était plongée dans l'obscurité et il y régnait un silence de mort. Kaoru essayait de distinguer ses compagnons d'infortune du mieux qu'il pouvait. Lorsqu'il avait été trainé sur l'Eenzaamheid, Kiku avait commencé par l'enfermer dans sa cabine. Mais comme le prisonnier refusait de se montrer coopératif tant qu'il n'aurait pas revu Emile, le Second avait décidé de l'envoyer se rafraîchir les idées avec les autres captifs.

Et là, Kaoru avait rencontré Peter et les trois autres pirates. Dans la petite pièce éclairée par une simple lanterne et au sol humide, il les avait trouvés recouverts de blessures, affamés et presque brisés. Il avait vite réalisé que l'un d'entre eux parlait le Néerlandais et il avait ainsi appris les véritables raisons de son enlèvement. Le capitaine de ce navire avait été capturé par ceux qui avaient enlevé Emile un mois plus tôt, et Kiku, son Second, était prêt à tout pour le libérer, y compris torturer ses anciens compagnons de route…

Cette dernière information le scandalisa. Quand il avait connu le Japonais, ce dernier était toujours obsédé par l'honneur des guerriers et cela posait déjà problème à l'époque du dojo, car il estimait qu'épargner la vie de son adversaire était la plus grave des insultes. Mais aux yeux du Chinois, trahir des compagnons avec qui il avait voyagé pendant des mois, les torturer, c'était l'acte le méprisable au monde ! Ce samouraï était l'homme le plus déshonorable qui soit.

Ensuite, il fut question d'un plan d'évasion. Peter demanda au nouveau venu s'il avait des épingles ou des aiguilles sur lui. Coup de chance, les pirates avaient oublié de fouiller leur nouveau prisonnier. Kaoru leur remit les épingles dissimulées dans sa veste. Peter les tordit et se mit à forcer les chaînes qui les entravaient.

Durant ce processus, la porte s'ouvrit à nouveau. Le cuisinier du Migratory Bird eut juste le temps de dissimuler ses outils avant que Kiku et Héraclès ne fassent leur apparition.

- « Alors, tu t'es calmé ? »

- « Va fabriquer tes onigiris sur la lune! » lui répondit sèchement le prisonnier.

Le Second soupira.

- « J'essaye d'être gentil. Fait un effort. »

- « Pas avant d'avoir vu Emile ! Les canons de Kim-An ont touché le bateau de tes collègues. Rien ne me dit qu'il soit encore en vie. Et s'il est mort ou blessé, je n'ai aucune raison de t'obéir. »

- « Tu refuseras même de manger ? »

- « Oui. »

- « Tu es conscient qu'au mieux, nous n'attendrons notre point de rendez-vous que dans six jours? Tu crois vraiment que tu pourras tenir jusque là ? Qu'est-ce que le garçon va ressentir quand il apprendra que tu es mort suite à une grève de la fin ?»

Ce maudit samouraï savait exactement comment manipuler Kaoru, mais ce dernier ne s'avouait pas vaincu. Il était un rebelle dans l'âme.

- « Tous les prisonnier dans cette pièce sont amis avec Emile Bondevik-Khǿler. Il n'y a pas de raison que je sois mieux traité qu'eux. Si tu les libères dans une ville portuaire, alors peut-être qu'on pourra en reparler. Mais tant que tu garderas tes anciens amis enchaînés dans cette calle et que tu continues de les torturer, je partagerai leur sort ! »

Le Japonais soupira.

- « Ce n'est malheureusement pas possible. Je veux garder un maximum d'atouts pour récupérer Lars et ils en font partie. Ils sont pleinement responsables de leur traitement. Ils n'ont qu'à me dire le secret du Migratory Bird et tout changera. »

- « Mais on ne le connait pas, ce secret, merde à la fin ! » s'écria Peter. « On se tue à vous le répéter depuis des jours et des jours. Ils n'en parlent jamais devant les membres de l'équipage. On vous a déjà dit tout ce qui nous passait par la tête.»

- « Autre option : Si Kaoru accepte de venir dormir en haut et de manger à sa faim, je pourrais laisser tomber les interrogatoires. »

Un terrible manipulateur, décidément. A présent, il se servait de ses captifs pour forcer son otage à lui obéir.

Le Chinois et ses compagnons se turent. L'adolescent fixait son ravisseur d'un air de défit. Et puis, le silence fut rompu par un miaulement, un tout petit et tout gentil petit miaulement. Kiku se retourna vers Héraclès. Ce dernier tenait un chaton dans ses mains, une toute petite boule de poil blanche avec une tache brune à son œil gauche.

- « C'est lâche, Kiku, c'est vraiment lâche, » grommela le prisonnier.

Car tous les membres de la famille Wang avaient un point faible commun les jeunes animaux. Ils devenaient tous plus tendres devant un petit chaton, un petit poussin ou un jeune poulain qui fait ses premiers pas. Le plus atteint était sans doute le chef de famille. Yao n'était pas loin de traiter les jeunes pandas comme ses propres enfants et devenait complètement gâteux en leur présence. Le Japonais avait partagé cette passion avec eux à son plus grand ravissement. Que c'était mesquin de s'en servir à présent pour jouer avec les émotions de son prisonnier.

- « J'y peux rien », protesta Héraclès. « Sa mère a mis au monde six chatons et celui-ci est un peu faible. Il a besoin d'attention constante. »

- « Car il y a d'autres chatons ? »

- « Et un lapin dans la cabine du cabine du capitaine, » ajouta le Second.

Mesquin, mesquin, mesquin !

- « Une dernière fois… soit tu montes avec nous, tu restes sage et en échange, il n'y aura plus de mise à la question sur les prisonniers, soit tu restes ici avec tes nouveaux amis encore 24 heures et loin des chatons et du lapin. »


Quand Emile reprit conscience, il entendait le bruit du vent, des mouettes, et plein d'autres sons étranges. Et ca sentait les plantes, la terre… Il ouvrit les yeux. Il était dans une cabane de bois, allongé dans un hamac, et plein d'objets du plafond, des paniers d'herbes, des colliers de coquillages, parfois de perle (probablement ce qui faisait du bruit) ou des colifichets à formes très étranges. Qu'est-ce que c'était que cet endroit ? Où était-il ? Comment était-il arrivé là ?

Et il réalisa qu'il avait mal à la tête. Son front piquait. Son bras gauche aussi piquait. Après un bref examen, il constata que les parties du corps qui le démangeaient étaient recouvertes d'un emplâtre de feuilles. Qu'est-ce qu'on essayait de lui faire au juste ?

Il essaya de réfléchir. Qu'est-ce qui s'était passé ? Qu'est-ce qu'il faisait dans une cabane de sorcier ? N'était-il pas sur la jonque des Wang ? Et il se demanda si Kaoru était près de lui. Son précieux ami devait forcément être dans le coin. Il ne l'aurait pas abandonné seul sur une plage. Il essaya de bouger, mais son bras lui fit encore plus mal. Il comprit qu'il était blessé et qu'on essayait de le soigner avec un traitement local. Cela ne le rassurait pas.

Peu de temps après, un jeune homme entra dans la hutte. Il devait être un tout petit peu plus âgé que lui et avait des cheveux courts marron, avec une imposante mèche rebelle pendouillant du côté droit. C'était une version adulte de Lovino Carriedo. La ressemblance était vraiment frappante.

- « Tu es… »

- « Tais toi, connard. Tu as été inconscient pendant au moins cinq jours. Tu es très faible. Il ne faut pas bouger.»

- « Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi suis-je dans cet état ? »

- « Tu ne te rappelles pas ? »

Non, le blessé n'avait pas la moindre idée de ce qui lui était arrivé. Il essayait de fouiller dans sa mémoire, mais sa tête faisait mal.

- « Cet enfoiré de père indigne fumé à la morue nous a dit que tu avais été blessé suite à une bataille navale, que des pirates avaient tiré sur votre navire. »

Des pirates… il pensa d'abord aux Kirkland, mais il savait que ce n'était pas ça. Il avait été libéré à Tranquebar, puis s'était enfuit de son palais, avait été ré-enlevé par des indiens, puis avait rencontré Kaoru et le clan Wang… et après, comment était-il passé de la jonque Wang à cette cabane habitée par un proche parent du petit Lovino ? Il expliqua tout cela à son interlocuteur, puis lui demanda s'il connaissait le petit garçon.

- « Tssh, je lui ressemble tant que ça ? »

- « C'est comme si vous n'étiez qu'une seule et même personne, avec une différence d'âge de dix ans. »

- « Fais moi le plaisir de garder cette réflexion pour toi. »

- « Pardon ? »

- « Surtout, ne fait part à personne de cette ressemblance, à personne, et surtout pas à ce connard de bouffeur de churros. »

- « Qui est le bouffeur de churros ? »

L'inconnu soupira.

- « Tania nous avait prévenu que tu risquais d'être amnésique, mais je ne m'attendais pas à ça. »

- « Et qui est Tania ? »

- « C'est… la demoiselle qui t'a soigné. Et accessoirement, c'est également elle qui m'a sauvé de la noyade et qui m'a aidé à grandir. »

- « Heu, je ne comprends rien du tout. Explique-moi qui tu es… »

- « Ca, ca va rester mon secret. Mais voici l'histoire que tu dois retenir : je suis un cousin éloigné engagé par Donna Carriedo en tant que secrétaire et qu'Arthur m'a balancé par dessus bord lors de l'attaque de l'El Peregrino. Ah, et il faut m'appeler Romano.»

Mais il s'interrompit car des voix se faisaient entendre.

- « Heu… Pardon ? Mais tu n'étais pas sur le navire. »

- « Il faut absolument que tu leur dises ça ! »

- « A qui ? »

- « A mon père ! »

Emile ne comprenait rien. Pourquoi lui demandait-il de faire un mensonge aussi grossier ? Il ne le connaissait pas, même s'il devait admettre qu'il ressemblait terriblement au fils d'Emma.

Quelques instants plus tard, trois nouvelles personnes entrèrent dans la pièce. Deux d'entre eux étaient des hommes. L'un avait des cheveux brun foncé bouclés noués en catogan. L'autre ressemblait beaucoup au Lovino adulte, avec également la fameuse mèche rebelle, mais avait les cheveux beaucoup plus clairs. Il avait également une mèche rebelle, mais beaucoup moins gracieuse. Emile ne les reconnaissait pas. Ils étaient accompagnés d'une jolie demoiselle d'apparence indienne et aux longs cheveux noirs noués avec deux rubans rouges. Elle ne devait pas être plus âgée que lui. Son visage ne lui évoquait rien non-plus.

- « Gracias ! Tu es réveillé ! » s'exclama un des hommes. « Nous étions tellement inquiets. La blessure à la tête était vilaine. »

- « Comment te sens-tu ? Es-ce que ça va mieux ? Combien de doigts vois-tu ? » demanda l'autre en levant sa main et ne montrant que quatre doigts.

Et finalement, la demoiselle intervint.

- « Calmez-vous. Ne l'oppressez pas. »

Le type aux cheveux en catogan saisit une des délicates mains de la jeune fille et y déposa un baiser.

- « Gracias, gracias, Señorita. C'est un véritable miracle que vous avez accompli. »

- « Silence ! » grogna Emile. « Vous me donnez mal à la tête, tous ! »

La jeune fille sourit.

- « Laissez-le se reposer un peu. Il en a besoin. Je vais inspecter ses blessures. Je vous avertirai lorsqu' il sera prêt à recevoir des visiteurs. Peux-tu les emmener, Lovino ? »

Le garçon devint rouge comme une tomate.

- « Lovino ? » demanda le type au catogan.

- « La ferme, connard ! Je m'appelle Romano, Ro-Ma-No ! »

- « Oh, zut, c'est vrai… » dit la jeune fille d'un air penaud. « Mais Lovino est tellement mignon comme prénom. »

- « Arrête avec ça. N'encourage pas cet abruti dans son délire. »

- « Ce n'est pas mignon du tout, ce que tu dis, » soupira l'abruti en question, l'air déçu.

Le troisième homme les regardait d'un air mi-amusé, mi-intrigué.

- « Sergio, fait quelque chose pour défendre ton capitaine et cousin ! » implora celui aux cheveux longs qui continuait de se faire couvrir d'injures.

- « Allez jouer dehors, s'il-vous-plait. Le patient a besoin de calme, » commanda la jeune fille.

Romano poussa les deux autres hommes en jurant. Bientôt, le blessé se retrouvait seul avec son infirmière et médecin.

- « Heu… alors c'est vous qui m'avez soigné ? » demanda-t-il.

La belle indienne sourit.

- « Ces pauvres marins étaient désespérés car tu étais plongé dans le comas depuis trois jours. Le médecin de bord, même s'il était compétent, ne savait pas quoi faire pour te tirer d'affaire. Surtout qu'ils dérivaient dans une tempête et qu'ils désespéraient de retrouver leur chemin. Ce fut vraiment par une chance folle que vous soyez arrivés ici. »

La jeune fille enleva l'emplâtre de feuilles qui se trouvait sur le bras gauche d'Emile.

- « Bien… cette blessure-là cicatrise bien. D'ici un mois, il n'y paraîtra plus… »

- « Heu… excusez-moi, mais qu'est-ce qui s'est passé ? Je ne reconnais pas ces gens… Je ne me rappelle pas comment j'ai bien pu les rencontrer ou encore comment je me suis blessé. »

Elle eut un regard étrange.

- « Tu ne… reconnais pas tes compagnons ? »

- « Non. Je me rappelle d'une jonque et de Chinois très excentriques. Je ne comprends pas pourquoi je ne suis plus avec eux. »

- « Je me doutais que la blessure t'infligerait une perte de mémoire, mais qu'elle ne devrait pas porter sur plus d'un ou deux jours. Tu as du être blessé presque directement après ton changement de bateau. Le capitaine a dit que vous aviez été attaqués par des pirates. »

L'adolescent hésita. Il se rappelait parfaitement l'assaut des Kirkland sur l'El Peregrino et son kidnapping à Tranquebar, mais ensuite… Il devait admettre qu'il ne se rappelait de rien de violent, mis à part cet étrange amour naissant, une fois sur la jonque Wang. »

- « Ce qui me surprend surtout, c'est la façon dont vous êtes arrivés ici… » Continua-t-elle en déposant de nouvelles feuilles enduite d'une pommade odorante sur la blessure.

- « Car tu vois, les marins ne passent jamais par ici. Personne parmi les mortels ne connait l'existence de mon île. Et il n'est pas possible non-plus d'y arriver en se laissant porter par le courant. J'étais vraiment très surprise, il y a deux jours, de voir apparaître ce navire.»

- « Un coup de chance, sans doute. »

- « Ce n'était pas de la chance. Ils possédaient un objet magique qui les a amenés droit sur cette île, une boussole enchantée par une de mes semblables. »

Cette conversation commençait à prendre un tour assez étrange. Parlait-elle de magie ? Une autre personne aurait pris cette fille pour une folle, mais le garçon digérait la nouvelle plutôt bien. Après tout, la famille Bondevik possédait un héritage obscur de l'époque païenne. Leurs ancêtres vikings avaient rencontrés des êtres peu naturels lors de la colonisation de l'Islande. La légende voulait que la fameuse boussole Thorvalsen était en réalité un don de la part d'une fée elfe vivant dans les fjords de l'île du feu de le la glace. Sa mère racontait énormément d'histoires à propos des anciens dieux et des différents esprits qui vivaient cachés dans les bois et les grottes. Donc, même s'il était passionné de sciences, il cultivait toujours une croyance relative de l'ancienne mythologie nordique. Et donc, il accepta les explications de la jeune fille sans broncher.

Elle continua :

- « Le capitaine avait placé dans la boussole une mèche de cheveux de son fils, espérant que cela lui permettrait de revenir en Inde. Il n'a donc pas compris pourquoi il avait été guidé sur cette île… »

Oh, cette description faisait penser à la fameuse boussole familiale. Il se rappela que la boussole avait été volée. Lukas lui en avait parlé. C'était la raison principale pour laquelle ses grands frères voulaient se venger de Tonio le dément. Et il y eu un déclic.

- « Mademoiselle… »

Son infirmière lui répondit d'un doux sourire qu'il pouvait l'appeler Tania.

- « Tania, ce capitaine, comment dit-il s'appeler ? »

- « Il dit qu'il est le Don Antonio Carriedo Fernandez et qu'il est un seigneur espagnol errant. »

Ca collait. Un des hommes qu'il avait vu plutôt devait être le père de Lovino. Cela expliquait peut-être pourquoi deux d'entre eux ressemblaient tellement au petit garçon.

- « La boussole pointait tout droit vers mon ami. Il a été très étonné. Il est même paniqué à l'idée que la boussole soit cassée. Dès que tu iras mieux, il veut te parler pour savoir comment la réparer. Car il dit que tu es le véritable propriétaire de l'artéfact. »

Tout concordait. Pour une raison qu'il n'expliquait pas, il était à présent entre les mains du mari de Donna Emma. Et la boussole Thorvalsen était cassée. Lukas n'allait pas être content.

- « Mais à vrai dire… »

Et la jeune fille se mit à rougir. Cela lui allait plutôt bien.

- « La boussole n'est pas cassée du tout. Elle l'a bien conduit à son fils. »

Ca y est. Il ne comprenait à nouveau plus rien.

- « Lovino est sur l'île ? »

- « Oui, c'est lui qui t'a accueilli à ton réveil. »

- « C'est un adulte que j'ai vu. Il ressemblait énormément au gamin, tout comme un des deux autres types, mais il y a quand même une différence d'âge de dix ans. »

Tania soupira.

- « Je sais. Tout le problème est là. En fait… Lovino m'a donné ces dix ans de jeunesse. Quand je l'ai recueilli, il était très perturbé par l'idée que sa mère était en danger et qu'il devait la sauver. Alors, en échange de mon aide dans sa mission, il m'a offert les dix années suivantes de sa vie… »

Quelqu'un d'autre l'aurait traitée d'illuminée ou de pire encore, mais le Danois la crut. Dans la mythologie nordique, il était courant que les elfes ou les dieux fassent d'étranges cadeaux aux aventuriers assez audacieux pour triompher de leurs épreuves.

- « Et c'est pour cela qu'à présent, ce pauvre garçon a presque le même âge que son père. Cela rend leurs retrouvailles très compliquées. »

Le blessé hocha la tête. Comment Antonio pourrait-il accepter le fait que son fils, supposé être encore un tout petit enfant, était déjà un homme. Il comprenait pourquoi il avait voulu insister sur l'invention d'une nouvelle identité.

- « As-tu compris ce qui se passait ? Moi, je ne sais pas comment faire pour les rapprocher. Lovino refuse de se présenter comme le fils de cet homme. C'est trop triste de voir une famille se déchirer de cette manière. »

Oui, c'était assez ironique qu'après avoir sacrifié sa jeunesse pour sauver sa mère, il était obligé de renoncer pour toujours à se présenter comme son fils, même devant son propre père.


Et voici deux nouvelles têtes!

D'abord, Sergio, le médecin de bord de la Nova Niña, est interprété par la micro-nation Seborga.

Et ensuite, la jolie nymphe du pacifique faiseuse de miracles Tania est... roulement de tambour... Seychelles!

Ah oui, et le mignon petit chaton dans les mains de Grèce est Itaby, le Chat d'Italie.