Hello !

Bonne lecture


'La mort d'un seul combattant ne suffit pas à arrêter le combat.'
Ahmadou Kourouma

Chapitre 36 : La déesse de la lune.

POV Abby :

- Abby c'est le capitaine. Me dit Penguin.

Il attrapa ma main et me tira vers le centre de l'agitation. Comme Penguin l'avait dit, Law était là, accompagné par Shachi et Bepo. Autour d'eux les indigènes armés de leur lance s'agitaient. Ils lançaient aux pirates des cris et des grognements effrayant dans le but de les effrayer, ce n'est pas comme ça qu'ils y arriveront.

Aro fut le premier à me voir. Il vint de suite vers moi et se posa sur mon épaule après quoi je lui offris une caresse et le remercia. Law leva les yeux vers nous et s'avança, mais un indigène leva son arme vers lui. Avant qu'il n'y est de la casse d'un côté comme de l'autre, je m'interposai entre les indigènes et les pirates levant une main vers chacun d'entre eux.

- Je peux savoir ce que tout ça veut dire, miss Abby ? Demanda Law d'une voix autoritaire.
- Cela est hélas une longue histoire.

J'allai lui en dire plus mais l'agitation chez les indigènes, qui ne comprenaient pas ce qui se passait. J'échangeai un rapide regard avec Penguin qui comprit ma demande muette. Il s'avança vers Law et lui fit un rapide topo, tandis que j'expliquais aux indigènes que ces pirates étaient avec moi. L'ambiance fut dès lors beaucoup plus calme et les armes se baissèrent lentement. Je me tournai ensuite de nouveau vers Law qui écoutait la fin du récit de Penguin.

- Et c'est là qu'ils se sont mis à croire qu'Abby était une déesse. Acheva Penguin.
- Abby une déesse ? Dit tout bas Shachi.
- Ouais t'aurais dû la voir lorsque ses types lui faisaient des offrandes. Se moqua gentiment Penguin.

D'un raclement de gorge, ce fit comprendre aux deux camarades que je les avais entendu. Ils me firent un grand sourire innocent tout en se retenant difficilement de rire.

- Suivez-moi. Leur dis-je en leur faisant signe.

Je me retournai et marcha vers la tente qui m'était réservée, les pirates sur les talons. Sur mon chemin tout le monde s'écartaient et s'inclinaient bien bas. Une fois dans la tente je demandai à ce qu'on nous laisse tranquille.
Le chef à la peau de léopard s'inclina avant de sortir pour nous laisser seule. Law se tourna vers moi.

- Tu comprends leur langue ? M'interrogea Law.
- Ils s'expriment en espagnols. Une langue que j'ai étudiée… il y a quelque temps.
- Encore une chose que j'apprends à ton sujet. Dit-il.
- Cela n'est surement pas la dernière.

J'avais parlé tout doucement, si bien que je me demandai s'il m'avait réellement entendu.

- Et moi qui pensais devoir encore te sauver la vie. Sourit-il sournoisement.
- Encore ? Si cela vous ennuis tend que cela de me sauver, il ne fallait pas vous donner la peine de venir jusqu'ici.
- Et manquer un tel spectacle.

Je remarquai que son regard était en train de me scanner, je me souvins de la tenue dans laquelle je me trouvais. Je rougis légèrement tentant de cacher au mieux ma poitrine, très peu couverte, en croisant mes bras. Ce geste provoqua l'hilarité du capitaine nordique.

Après avoir parlé pendant de longues minutes et expliqué la situation, le sujet 'des morts qui marchent' arriva sur le tapis.

- Des morts qui marchent ? S'interrogea Shachi. Tu veux dire des zombies ?
- Heureusement non. Il s'agit d'hommes bien vivant. Leur nom leurs vient de l'apparence quasi cadavérique qu'ils ont et du fait que leur état survient suite à une sorte de coma.
- Mieux vaut pas les croiser après leur réveil. Poursuivis Penguin. Peu de temps avant votre arrivée, un groupe de ses hommes a attaqué le village. Vous auriez dû voir ça, ils avaient une force incroyable et faisaient peur à voir.
- Pourquoi ils deviennent aussi bizarres ? Demande Shachi.
- À cause d'une fleur. Il y a dans la vallée un peu plus bas, des tonnes de ces fleurs jaunes. Ça a créé un immense gaz toxique. Le mec à la peau de félin sur la tête nous a dit que le premier gars à avoir été empoissonné avais été chassé là-bas. Maintenant toutes les personnes qui sont infectés par morsures sont touchées par les toxines de cette plante.

Pendant que les garçons parlaient de ses 'zombies' comme avais dit Shachi, je restai silencieuse pour réfléchir. Je sentais le poids du regard de Law sur moi, mais ne fit rien pour lui montrer que je savais qu'il m'observait. Je sentis qu'il allait parler mais quelqu'un entra dans la tente au même moment. C'était le chef en peau de léopard. Il ne dit que quelque mot qui suffit à me mettre en mouvement. Avant que je ne sorte, Law m'attrapa le bras.

- La chamane du village est revenu. Cela fait un moment que je veux lui poser quelques questions.
- Je viens aussi. Il se tourne vers les autres. Restez ici et attendez nous.

Je suivis le chef peau de léopard qui nous mena, moi et Law, vers une tente installée dans un coin plus isolée du reste du village. Les peaux de bête qui couvrais cette tente étaient plus sombre et disposaient d'autre décoration plus macabre, comme des cranes d'animaux et… humains.
J'entrai la première suivis de près par Law.

La chamane était là. C'était une très vieille femme avec la peau sur les os lui donnait un air squelettique. Elle avait une chevelure grisonnante, épaisse et hérissée, on aurait presque dit un buisson d'épine. L'un de ses yeux était blanc et vitreux, l'autre était aussi sombre que son manteau en peau d'ours noir. Ses mains et ses bras étaient couvert de marque dessiné dans une encre rouge, surement du sang.
Elle se tenait devant une table sur laquelle était installée un homme, mort sans aucun doute. Il s'agissait d'un de ceux qu'on appelait 'mort qui marchent'.
Elle nous fit signe d'approcher de sa main squelettique. Je l'interrogeai longuement sur ce phénomène étrange. Pendant ce temps-là, Law analysa d'un œil médical le corps allongé sur la table.

- Comment est mort cet homme ? Demanda d'un coup Law.
- Surement pendant l'attaque qui a eu plus tôt dans la journée.
- Il n'a aucune blessure apparence, aucune qui aurais pu causer sa mort. Je ne suis pas sûr qu'il soit mort pendant cette attaque.

Pour en avoir le cœur net, je me tournai vers la chamane et lui posa la question. À mon étonnement, Law avais raison l'homme avais été retrouvé raide mort en bordure de la jungle et amené ici.
Je demandai si elle savait comment il avait été tué. Elle me répondit en faisait des gestes pour illustré son récit. Elle me montra ensuite le cou de l'homme allongé, ou une trace de morsure était visible puis elle descendit son index pour le posé sur la poitrine de l'homme.

- El corazón.

J'avais parlé tout haut afin de finir la phrase de la chamane qui désignait effectivement le cœur du mort. À l'entente de ce mot, Law avais subitement relevé la tête et avais stoppé tout mouvement pour me regarder. Lorsque je levai mon regard vers lui, il semblait étrangement troublé. Ses yeux étaient fixe et sa bouche légèrement entrouverte. Pensant que son comportement était dû au fait qu'il ne comprenait pas, je lui expliquai.

- Elle m'a expliqué que le poison avait été injecté à cet homme par le biais d'une morsure au cou faite par un individu atteint de cette étrange maladie. Le poison s'est ensuite rapidement répandus dans ses veines et dans tout son corps jusqu'à atteindre le cœur qui s'est arrêté de battre.
- Que comptes-tu faire maintenant ? M'interrogea Aro resté longtemps silencieux.
- Je vais faire un antidote.
- Quoi ?

J'avais parlé tout haut, si bien que Law comme Aro l'entendit. Law allais parler, mais je fus plus rapide.

- Ce poison est bien trop dangereux. Admettons qu'un homme extérieur à ce village soit contaminé et transporte ce mal sur d'autre terre. Les conséquences seraient des plus dramatiques.
- Nous n'avons pas à nous soucier de tout ça. Fit remarquer Law. Ce n'est pas notre problème.
- Cela l'est devenue le jour où je suis arrivé dans ce village. Ces gens ont besoin d'aide, je ne les laisserais pas mourir si j'ai la possibilité de les sauver.
- Et si tu ne peux pas, ce seras un échec total.
- Je ne le saurai qu'après avoir essayé. Et puis le seul véritable échec serait de ne pas essayer.

Law inspira un grand coup, l'air de dire qu'il n'était pas d'accord. Mais avec ou sans son accord j'aiderai ses gens. Je n'étais pas un monstre au point de les abandonner à leur sort. Law lâcha un soupir, puis un sourire se dessina sur son visage.

- Miss Abby… vous êtes vraiment incorrigible.
- Une de mes nombreuses qualités. Dis-je d'un air moqueur.
- Je vais t'aider.

Pour le coup je ne m'y attendais pas. Mais après tout il était médecin, il savait ce qu'il faisait.
Après cela nous avions été récoltés, avec la plus grande prudence, quelques fleurs jaunes pour en étudier le poison et mieux en faire un antidote. Ce ne fut qu'après de nombreuses heures de travail et de divers mélange et tout autant d'échec qu'on parvint à faire un antidote assez puissant pour annihiler les effets du poison de la fleur.

J'en donnai la recette à la chamane qui s'empressa d'en faire des quantités suffisantes. Law et moi on en profita pour se reposer un peu dans la grande tente m'étant destinée. Je me laissai tomber sur le lit de peau de bête tandis que Law préféra l'une des chaises en os.

- Tout à l'heure avec la vieille femme, tu as parlé de 'Corazón' ? Dit-il faiblement après un cours silence.
- C'est le mot espagnol pour désigner le cœur… pourquoi ?
- Pour rien.

Il soupira et ses épaules s'affaissèrent, c'était comme si un poids venait de lui être enlevé. Il ne chercha pas à en parler d'avantage et je ne le forçai pas non plus. Je n'étais pas son psy, non plus.
Le silence retomba, un silence qui se voulu pesant sans que j'en trouve une raison. Mes yeux commencèrent à se refermer doucement lorsque…

- Abby réveille-toi, ils sont là.

L'appel d'Aro raisonna dans mon esprit comme une sonnerie d'alerte semblable à celle des pompiers et bien qu'à moitié endormis, je bondis sur mes pieds sous le regard surpris de Law qui devait surement se demander ce qui m'arrivait. Sans lui donner de raison, je sortis de la tente.

- Que t'arrive-t-il ? Demanda Law en sortant derrière moi.

Je n'eus pas besoin de lui dire quoi que ce soit puisque la réponse vint d'elle-même jusqu'à lui. Il ouvrit des gros yeux surpris en voyant pas loin d'une dizaine d'homme semblable à des morts vivants s'élancer dans le village avec une sauvagerie digne des pires bêtes sauvage.

- Bepo mon sabre. Hurla-t-il.
- Oui capitaine. Hurla à son tour l'ours en lançant le dit sabre au capitaine.

Law l'attrapa souplement et la fit tourner entre ses mains avant de se mettre en garde, prêt à l'attaque. Mais je me plaçai devant lui.

- Que fais-tu ?
- L'antidote, c'est le moment d'en faire usage.
- Ses monstres vont nous tuer si on les approche. On a aucune chance, regardent un peu comment ils sont.
- Ils ne sont pas plus des monstres que toi ou moi. Un monstre choisi de l'être, ces gens ne l'ont pas choisi. Ils sont innocents et je refuse de tuer des innocents.

Il sembla réfléchi un moment, puis remis avec précaution son sabre dans son fourreau en soupirant.

- Je suis bien fou pour te laisser faire une telle chose… Comment comptes-tu les approcher ?
- Je ne vais pas les approcher.

Sans lui laisser le temps de comprendre, même si je savais qu'il le comprendrait, je filai à toute allure vers la tente de la chamane. Par une chance de tous les diables, elle avait fait un plein chaudron de l'antidote. Je pris toute un sac de fléchette à sarbacanes et les plongeai dans le chaudron afin de les imprégner de l'antidote. Une fois toutes les fléchettes prêtes je ressortis.

Dehors, Law faisait en sorte d'attirer les hommes empoisonnés vers moi afin qu'ils soient suffisamment proche pour que je leur envoie une des fléchettes à l'aide de mon pouvoir, mais pas trop pour ne pas risquer d'être atteinte à mon tour.
Les fléchettes allaient se planter dans la peau des 'morts qui marchent' avec réussite néanmoins l'antidote ne faisait pas effet de suite ce qui fit qu'a un certain moment, ils furent trop près de moi pour m'ignorer. Je me retrouvai donc encerclé.

- Ne reste pas là, ils vont te tuer. Me hurla Aro en volant au-dessus de moi.
- Je suis coincé.
- Utilise des fléchettes.
- Non, si j'en utilise trop cela risque de les tuer.
- C'est toi qui va être tué si tu ne fais rien.

Un homme s'approcha dangereusement de moi, je lui balançai un énorme tronc à la figure, mais cela lui fit autant d'effet que si je lui avais lancé une balle en mousse. Je repérai un énorme crane de ce qui devais être celui d'un crocodile géant et le fit voltiger vers lui. L'animant à l'image d'un véritable crocodile, l'homme se débattit avec le crane, m'oubliait pour quelques minute, juste le temps de fuir.
Ce que je n'avais pas prévue c'est qu'il attrape le crane et l'envoie dans ma direction, ce qui me fit tomber et annula par la même occasion mon pouvoir. L'homme de nouveau debout face à moi se pencha près à m'attaquer, mais dans un 'ploc' il disparue de mon champ de vision au profit d'un pull jaune. Je papillonnai des yeux avant de comprendre que Law avais usé de son pouvoir pour me transférer dans ses bras.

- Ça devient une habitude. Dit-il un sourire aux lèvres. Il faudrait peut être que j'envisage de te faire payer chacun de tes sauvetage, je deviendrais riche au bout d'un mois.

Outré par son comportement mais également, et surtout, par son arrogance je m'éloignai de lui en boudant. Il se mit à rire avec son air si narcissique.

Quelques minutes plus tard, les hommes empoisonnés qui avaient reçu les fléchettes tombèrent tous comme des mouches sous l'effet de l'antidote qui avait pris son temps pour agir. Tout redevint calmes, les blessés furent soignés et guéris avec l'antidote si besoin.

Par la suite la colline aux fleurs jaune empoisonnées fut brulée. Il ne resta bientôt plus aucune de ses fleurs. Les guerrier du village prirent même en chassent les dernier morts qui marchent dans la jungle armés d'antidote. La paix était revenue dans ce village, le plus dur fut d'en partir.

Il avait fallu une tonne d'explications et des heures avant qu'enfin ces indigènes ne me laissent repartir en mer. Certains avaient même tenté de me retenir et avaient demandé à ce que je reste avec eux, j'avais du inventer une histoire comme quoi d'autre m'attendait et que mon destin m'attirait ailleurs. Ce qui n'était pas tout à fait faux, puisque le destin me révéla bien des choses dans mon avenirs… mais ça je ne le savais pas encore.


A suivre...

Torima Kenro: Oh la vilaine elle réveille ses parents en pleine nuit ouh ! / Ace et Kana un couple mignon tout plein encore faut-il que Kana ouvre les yeux car pour le moment c'est pas gagner. T'en fait pas Ace va avoir un petit coup de pouce du destin.

Au chapitre suivant, KISS !