Kikou tout le monde!
Et oui, c'est bien moi, la vilaine méchante pas belle auteur^^
J'espère que vous allez bien en cette fin d'année. Moi, je prépare doucement les fêtes (étant la seule de ma petite famille à vouloir faire quelque chose d'amélioré, ben ça me fait d'autant plus de boulot!)
Bon stop au 36 15 ma vie!
Je tiens à m'excuser tout d'abord pour le temps de publication (trop long) entre les chapitres... J'aime cette histoire et je ne souhaite qu'une chose, arriver à dépasser mon blocage et vous offrir une fin à la hauteur... Et ensuite je m'excuse de ne pas avoir répondu à vos adorables reviews, je n'ai pas eu trop le temps et j'avais pas envie de vous faire attendre quelques jours de plus^^ Mais sachez que chacune d'elles me va droit au coeur et me fait dire que je ne peux pas vous décevoir.
Merci à toutes celles et tous ceux qui me lisent et m'encourage, merci pour vos ajouts en alerte et en favori.
Place au chapitre! Il ne me plaisait pas des masses, mais mon adorable Koda m'a rassuré. Alors: merci à toi et à ce que tu fais pour moi depuis quelques chapitres.
Les personnages appartiennent à S. Meyer, sauf bien sûr certains vampires plus ou moins plaisants.
! ! ! ! ! ! ! ! ! ! JE VOUS RETROUVES PLUS BAS SANS FAUTE! ! ! ! ! ! ! ! ! !
J'AI UNE PETITE CHOSE A VOUS DEMANDER... ;-)
O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O
Chapitre 35
Point de vue d' Edward
« Je me hâtais de détacher Bella et de la prendre délicatement dans mes bras.
- Tu peux aller retrouver ta famille, je vous suis avec vos bagages.
- Merci.
Sans plus de cérémonial et sans même me retourner, je marchais sans me retourner vers la petite maison et le réconfort que j'allai y trouver. »
Je pénétrais enfin dans ce qui semblait être un salon.
- Edward !
Alice était prête à me sauter dessus, mais la vision du corps endormi de Bella dans mes bras la stoppa.
- Oh Edward, Carlisle nous avait dit, mais je ne m'attendais pas à ça. Alice semblait désolée.
Notre petit lutin porta délicatement sa main sur la joue de mon amour, traçant du doigt les cernes violettes comme si elle pouvait les effacer.
- Nous non plus Alice, nous non plus. Mais elle va bien. Soufflais-je peu assuré de ce que je disais.
Je soupirais et mon regard se posa sur le visage fatigué de ma femme. Je me dirigeais vers un fauteuil, je n'étais pas fatigué, mais Bella allait y être plus confortablement installée que sur mes genoux. Ils nous regardaient tous, ou plutôt ils regardaient Bella, moi je n'étais pas d'un grand intérêt.
- C'est arrivé comme ça, ce matin elle allait bien quand je l'ai quittée pour… Le cadeau que je voulais lui faire…
J'avais envie de me justifier, me sortir de cette culpabilité qui me rongeait de l'intérieur et qu'elle allait finir par me reprocher lorsqu'elle devinerait mon état. J'inspirais son odeur en enfouissant mon visage dans ses cheveux, mon corps réagissait à sa fragrance, peut être de façon exagérée, mais je tentais de ne pas en faire cas. Avec les événements de la journée, j'avais négligé ma soif et maintenant que j'étais au calme, auprès de notre famille, elle se rappelait cruellement à mon souvenir. Je dus me reprendre rapidement et relever la tête pour voir les visages à qui appartenaient les voix qui se bousculaient dans ma tête. J'attendais que l'un d'eux prenne enfin la parole et ce fut Rosalie.
- Laisse-moi prendre le relais Edward… Juste le temps de te poser un peu, de te nourrir… On a des réserves de sang animal pour toi, on se doutait que tu ne voudrais pas t'éloigner d'elle. Si tu veux bien, ajouta-t-elle en baissant la tête comme si elle était gênée.
Mes yeux firent l'aller retour entre ma "sœur" et ma femme. Bella et moi lui avions promis qu'elle aurait une place importante durant cette grossesse, et je savais que cela lui tenait fortement à cœur. C'est donc en toute confiance que je me levais pour lui confier ce que j'avais de plus cher.
- Je te la confis Rose, s'il y a quoi que ce soit, tu me préviens.
- Elle ne risque absolument rien avec moi Edward.
Inconsciemment, je posais mon regard sur le ventre bien rond de Bella. Le bébé restait si calme, seules de petites bosses apparaissaient ça et là, les marques des premiers coups commençaient à s'estomper. Je ne sais combien de temps j'étais resté à admirer ma femme, mais Rose me sortit de ma bulle en venant poser sa main sur mon avant-bras.
- Lui non plus ne risque rien avec moi, jamais je ne permettrai qu'il leur arrive quoi que ce soit, aussi bien à Bella qu'à votre enfant.
- Merci Rose.
Elle me fit un sourire et prit Bella dans ses bras. Sa chaleur me manqua aussitôt, puis la voyant s'éloigner, ce fut au tour de son odeur. Mon corps avait besoin du sien pour vivre, je devais m'avouer qu'avant sa venue dans ma vie, il subsistait, mais rien de plus. Pas à pas et lentement, Rosalie s'éloigna de moi, emportant avec elle ma Bella encore endormie.
- Je la monte dans la chambre à l'étage.
- Très bien.
Le reste de la famille regardait la scène sans dire un mot jusqu'à ce que la porte de la chambre se fasse entendre.
- Carlisle doit arriver d'ici quelques heures, sa voiture sera plus confortable pour Bella. M'informa Emmett.
J'acquiesçais d'un signe de tête avant de littéralement m'affaler sur le fauteuil miteux qui occupait un coin du salon. Alice vint immédiatement sur l'accoudoir et me prit dans ses bras pour une étreinte rassurante.
Après de longues minutes, je repoussais délicatement Alice, pour permettre aux autres de participer eux aussi.
Puis soudain l'image de ma fille s'imposa à moi. Je scannais donc la pièce et ne la trouvais pas.
- Où est Nessie ?
Une onde de bien-être me submergea alors que Jasper avançait vers moi.
- Nessie a eu peur de voir sa mère… il cherchait ses mots… dans cet état.
Un soupir de plus s'échappa de ma bouche. J'aurais voulu qu'elle soit là, la tenir dans mes bras, retrouver des forces en posant mes yeux sur l'une des fiertés qui faisait de ma vie une éternité que je voulais savourer.
- Ne lui en veux pas Edward, ça lui en a coûté à elle aussi. Nous lui avons dit que vous ne lui en voudriez pas.
- Et vous avez eu raison, Jasper. Je ne peux que la comprendre. Elle sait ce qu'elle a fait subir à sa mère, revoir cela doit lui être très douloureux. On aurait dû lui prêter plus d'attention, lui expliquer… C'est de ma faute !
- Elle sera présente Edward. Nessie veut être là… Mais il lui faut du temps, là ça a été un peu vite pour elle.
Notre colosse avançait vers moi, un sourire rassurant étirant ses lèvres.
- Merci Emmett. Elle t'a parlé ?
- Hey, que veux-tu, aucune ne peut me résister ! Ça doit être le charisme que je dégage !
Sa répartie me fit sourire, on pouvait toujours compter sur Emmett pour trouver les mots qui apaisent. Avec lui, même la pire des situations semblait perdre de son importance. Il avait aveuglément confiance en nous et en lui, peut être trop de l'avis de l'angoissé que j'étais. Nessie aimait beaucoup mes "frères et sœurs" et chacun d'eux aimaient notre fille comme si elle était aussi la leur et elle l'était un peu en quelque sorte, parce que sans eux, elle n'aurait jamais vu le jour.
- Comment va Rose ? Me décidais-je à demander pour m'éloigner encore une fois de mes pensées accablantes pour moi-même.
Il reprit son sérieux, haussant les épaules. Il avait fini par accepter le mal être de Rose, l'aidant du mieux qu'il pouvait. Parfois, son côté enfantin m'amenait à penser qu'il jouait un rôle destiné à ce que sa femme ai malgré tout quelqu'un à surveiller et réprimander. Carlisle avait lui aussi fait le lien, mais aucun de nous ne voulait se risquer à mettre en péril la mission qu' Emmett s'était certainement donné. Rosalie souffrait depuis les premières secondes de sa deuxième vie… Cela faisait si longtemps, que j'avais envie de la protéger elle aussi.
- Elle est comme revigorée, pas comme elle l'était pour Nessie, je veux dire que… elle ne voit pas ce bébé comme un enfant qu'elle va pouvoir récupérer pour elle si jamais…
Il ne finit pas sa phrase, grimaçant à l'idée de ce qu'il allait dire. Mais je savais ce qui avait motivé Rosalie à se rapprocher de Bella lors de notre retour de lune de miel.
- Elle a murie, elle sait qu'elle a une place importante pour nous. Elle sait que tout ce passera bien pour Bella, elle le souhaite réellement.
- Oui, et merci pour ça Ed. Tu la verrais, elle est comme métamorphosée ! Par contre, elle se réjouit des nuits à garder le petit ! Euh… Edward, dis moi que vous n'allez pas faire ça ? Me demanda-t-il affolé et presque choqué… Je ne pus retenir mon rire, Emmett resterait Emmett.
- Nous ne te prendrons pas ta Rose, je te le promets ! Ma réponse le rassura, car je l'entendis souffler, mais Rose n'avait pas l'air d'accord, car son grognement de mécontentement se fit entendre.
- Ouais, mais si elle le veut, crois-moi, je n'aurai pas le choix ! Fini nos…
- Stooopp ! Cria Alice en fronçant les sourcils.
- Hey, ne fais pas ta prude avec moi ! S'offensa Emmett. En plus pour une fois que les chastes oreilles ne sont pas dans le coin !
Leurs chamailleries m'avaient manqué. C'est le moment que choisit Pablo pour nous rejoindre, Alice tira alors la langue à Emmett et comme une enfant que quelqu'un s'apprêtait à réprimander, elle alla se réfugier dans les bras de Jasper qui souriait aux facéties d' Emmett et de notre lutin. Elle aurait très bien pu continuer la joute verbale, mais l'endroit et le moment étaient inappropriés.
- Bonsoir tout le monde.
- Pablo, voici ma famille, Alice (cette dernière le regarda, méfiante), Emmett (il lui fit un grand sourire) et Jasper (qui le salua d'un simple signe de tête).
- Enchanté, depuis le temps que je veux voir votre petite troupe de mes propres yeux !
- Pablo est un ami de Carlisle, il n'est pas comme nous, mais pour lui, il a accepté ne pas mettre en danger Bella. Et Pablo est aussi un très bon pilote.
- Edward, tu vas finir par me gêner et me faire rougir comme le fait merveilleusement ta chère femme! Fit-il de manière théâtrale auquel je n'avais pas envie de répondre..
- Merci pour les bagages.
Comme s'il avait oublié que ses bras étaient chargés, il regarda les sacs et finit par les poser dans un coin.
- Hum… Cela ne m'a pas dérangé, pas le moins du monde ! Maintenant, il va être temps que je rentre chez moi ! Il fait beaucoup trop froid ici !
- Déjà ? Tu ne veux pas attendre que Carlisle arrive ? Il serait certainement heureux de te revoir.
- Nous avons l'éternité pour cela ! Je n'ai pas le temps, des affaires en suspend au soleil !
- Très bien, dans ce cas, nous ne te retiendrons pas plus.
Je me levais pour l'accompagner jusqu'au petit avion de tourisme dont le moteur n'avait pas eu le temps de se refroidir.
- Merci… Pour tout.
- Mais de rien, je le devais à Carlisle.
- Tu sais que j'ai accès à ce que tu penses ?
Il soupira, résigné.
- J'ai apprécié faire cela.
- J'ai apprécié que tu le fasses pour nous.
Il leva les yeux vers moi et son regard s'encra dans le mien et ce que j'y lus ne fut que peine et souffrance alors que j'entendais ses pensés avant qu'elles ne passent ses lèvres.
- Garde les près de toi, protège les envers et contre tout, ou devrais-je dire tous…
J'allais prendre la parole, mais il leva son index pour me demander de garder le silence.
- Je ne connais pas votre fille, mais je ne peux douter du fait qu'elle soit fantastique et je doute encore moins du fait que tout ce qui ressort de ton union avec Bella ne peut être que positif. Edward, ne fais jamais rien qui puisse t'éloigner de tout cela.
- J'ai voulu une fois fuir mon destin et j'ai failli la perdre et me perdre. Aujourd'hui, être là avec toi alors qu'elle est dans cette maison à l'autre bout de la piste, me rend dingue.
- J'arrive à t'envier et crois moi, vu mon attachement au sang humain…
- Il n'en a pas été toujours le cas et sache que tu peux nous demander de l'aide si jamais tu décides de le faire.
- Trêve de plaisanterie, je crois que ta petite femme se réveille et moi, j'ai besoin de m'éloigner de toute tentation ! Carlisle m'en voudrait d'avoir flanché juste avant de vous quitter.
Comme si ses paroles avaient été une prémonition, j'entendis au loin la petite voix de Bella, suivie de celle de Rosalie qui la rassurait. Je souriais à l'image qui se construisait dans mon imagination. Rose qui était d'habitude si personnelle, voir hostile, la voir si épanouie au contact de Bella et de notre fille était quelque chose de merveilleux pour la famille que nous formions.
- Tu devrais y aller, elle va vouloir retrouver tes bras, ça la calme.
Mon regard se dirigea vers la petite fenêtre à l'étage de la maison, celle-ci venait de s'illuminer.
- A une prochaine fois Pablo.
- On a tout notre temps, l'éternité est plutôt longue.
Le ronronnement du moteur ne tarda pas à se faire entendre et l'avion de tourisme débutait sa prise de vitesse, ne décollant qu'une fois arrivé en bout de piste et ne laissant derrière lui qu'une trainée de fumée blanche.
L'avion avait totalement disparu de mon champ de vision lorsque je pénétrais dans le salon où m'attendait une partie de ma famille, Rose et Bella ne tardèrent pas à nous rejoindre.
- Edward.
Au chuchotement de ma Bella, je relevais la tête et tombais sur son visage légèrement reposé et apaisé.
- Tu sembles avoir repris des forces mon amour.
- Oui, c'est grâce à ton fils, il ne me tourmente pas et reste tranquille.
Je levais les yeux au ciel, Bella et sa certitude de nous donner un fils…
- Tu oublies bien vite que ça peut être grâce à ta fille. La taquinais-je.
Elle me tira la langue avant de tendre ses bras vers moi, comme une enfant qui cherche du réconfort dans les bras de quelqu'un qui la protège. Rosalie fut la plus délicate possible, évitant à Bella d'être trop secouée. Mon bien être fut immédiat. Son corps chaud contre mon torse et me donna l'impression de revivre. Avant de reprendre le cours des choses, je me permis de respirer son odeur, satisfait d'avoir la chance de revivre quelque chose sur laquelle j'avais fait une croix.
- Edward, le bébé…
Un peu anxieux, je regardais son ventre rond qui me semblait avoir un peu grossi depuis que nous avions atterri.
- Tout va bien Edward, c'est juste que… Il doit avoir faim.
- Oh.
Je crois que je ne me serais jamais fait à ma Bella humaine buvant du sang…
- Rose, tu peux…
Mais je ne pus finir ma phrase, ma sœur avait déjà quitté le salon et j'entendais le grincement d'une porte de frigo qu'on ouvrait.
Je pris place dans le même fauteuil qu'à notre arrivée, me mettant à bercer le corps de ma Bella en prenant soin de ne pas la serrer trop entre mes bras. Il fallait que je profite le plus possible de ses moments, tant qu'ils m'étaient accessibles.
O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O
Point de vue de Bella
Je n'avais rien vu de notre voyage et finalement, cela n'était pas plus mal. Pablo avait beau m'avoir été présenté comme un ami, ses yeux bordeaux me faisaient peur. Mon état me rendait fébrile, j'étais à nouveau la future mère que j'avais été et qui n'avait que pour seul but de protéger son enfant et cela le plus longtemps possible.
Lorsque notre pilote fut parti, je baissais enfin ma garde et me laissais aller. Rose prenait son rôle très à cœur et pendant que je retrouvais enfin mon mari, elle allât me préparer une tasse de sang.
Edward m'avait pris dans ses bras, je ne sentais même pas le froid de sa peau, mes vêtements étaient un bon barrage. J'étais bien, plus que bien même, mon corps et notre enfant étaient apaisés par ce contact. Edward était comme la substance nécessaire à ma vie.
Rosalie revint vite, avançant avec précaution pour ne pas renverser la tasse de sang qu'elle venait de me préparer et ainsi ne pas incommoder les plus faibles d'entre nous.
- Merci Rose.
Je saisis la tasse à bec et la portais à ma bouche en prenant bien soin de ne pas inhaler les vapeurs qui s'en échappaient. Un rapide regard autour de moi et je m'aperçus que tout le monde était plus qu'attentif à mes gestes. Jasper semblait plus que mal à l'aise, passant d'un pied sur l'autre dans un geste de nervosité, Alice sembla s'en rendre compte et prit le bras de son mari pour le diriger vers une autre pièce de ma petite maison.
- Il se maitrise de mieux en mieux, mais parfois, la tentation est trop forte.
J'acquiesçais d'un mouvement de tête et finis par fermer les yeux alors que le bec de la tasse touchait mes lèvres.
Millilitre par millilitre, le liquide un peu épais coula dans ma gorge, je tentais de faire en sorte que mes papilles gustatives ne rentre pas en contact avec ce breuvage, mais quelques goutes y parvinrent, me faisant grimacer. Ce goût de rouille était immonde, je me faisais violence afin de finir jusqu'à la dernière goute, pour notre enfant. J'étais plutôt fière de moi après chaque repas, non seulement je faisais du bien à mon bébé, mais en plus je ne perdais pas conscience.
Une fois que j'eus éloigné la tasse de mes lèvres, Rose vint la récupérer rapidement afin de l'éloigner de moi et Emmett me tendit un verre d'eau et une cuvette afin que je me rince la bouche.
Alice et Jasper revinrent rapidement, ce dernier s'excusant du regard.
- Ce n'est rien Jasper, je comprends.
Il me fit un sourire qui s'apparentait plus à une grimace et se posta dans un coin du salon à une distance raisonnable (pour lui) de moi.
- Pablo est parti ? Demandais-je faussement intéressée.
- Oui, juste avant que tu ne te réveilles de ta petite sieste. Me répondit Edward.
Il embrassa mon front et mes yeux se fermèrent en réponse. Quelques secondes passèrent.
- Je ne l'aime pas beaucoup. Lâchais-je.
Cela était sorti tout seul de ma bouche. La première fois que j'avais croisé le regard de Pablo, j'avais eu cette impression qu'il n'avait qu'une envie : prendre ma vie et celle de notre enfant.
- Il n'est pas un si méchant vampire que ça. Le défendit-il.
- Il a ces yeux rouges… Rien que d'y penser…
Mon corps se mis alors à trembler et Edward me serra instinctivement plus fort, sans toutefois me blesser.
- Il a plus de point en commun avec nous que tu ne peux imaginer.
- Il me regardait comme… Edward, il aurait pu faire du mal au bébé !
- Je n'ai rien décelé de dangereux en lui Bella.
Je levais mon regard vers Jasper qui venait de tenter de me rassurer, ce qui de toute façon ne marcha pas. Mon instinct protecteur de mère était le plus fort.
- Je le sens comme ça ! Je n'ai plus le droit de penser ce que je veux ? Je suis humaine alors vous les vampires avez plus raison que moi sur ces choses là ?
Je m'énervais toute seule et surtout sans réel motif, le pauvre Jasper ne put que reculer et reprendre sa place au côté d'Alice. Mais en une fraction de seconde tout cela fut effacé.
- Wow.
- Quoi ? Bella ? Qu'y a-t-il ?
- Je… C'est bizarre, comme si le bébé avait donné deux coup mais très rapidement et de chaque côté de mon ventre.
- Hum, j'ai cru sentir aussi. Dit donc toi, tu n'as pas l'air d'apprécier quand maman s'énerve ? Et bien nous sommes deux ! Rigola Edward en parlant au dessus du mon nombril.
- Hey ! Je ne suis pas énervée ! Boudais-je.
- Si peu ! S'exclama Emmett qui pourtant était resté bien sage depuis que Rose m'avait permis de descendre auprès de ma famille.
Je tirais donc la langue à ce dernier et venais nicher mon nez dans le cou de mon mari, Edward se retenait de rire, mais ce fut peine perdue. Moi repue et un peu écœurée par le repas que je venais de faire, je sombrais rapidement dans un sommeil profond et une fois de plus, un petit garçon aux yeux bleu et aux cheveux couleur cuivre vint occuper mes rêves.
O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O
Point de vue Edward
Une nouvelle fois, Bella avait rapidement trouvé le sommeil, lovée contre mon torse, elle semblait bien.
- T'es certain qu'en retrouvant son humanité Bella n'est pas devenu narcoleptique ? Rigola Emmett.
- Vraiment très drôle ! J'aimerais t'y voir moi si tu avais à porter un mini vampire dans ton ventre ! Cracha Rose.
- Hey, les monstres très peu pour moi merci! S'offusqua-t-il.
La réaction de Rosalie ne se fit pas attendre, elle vint heurter l'arrière de la tête de son mari à l'aide de sa main droite, se dernier râlait en se frottant la zone qui avait était la cible de Rose.
- Tu ne pourrais même pas endurer un quart de ce que Bella endure en ce moment !
- Je lui laisse la place volontiers !
- Oh ça je te crois sur parole ! Les hommes sont des petites natures !
- C'est ce que tu penses de moi ?
Je levais les yeux au ciel, Emmett et Rose resteraient Emmett et Rose ! Au bout de quelques minutes à répliquer chacun leur tour, ils se calmèrent et finirent par s'éclipser vers les hangars, prétextant devoir s'assurer de notre protection et donc faire un tour afin de vérifier qu'aucun humain ne s'aventureraient sur la piste et ses alentours jusqu'à notre départ dans quelques heures. Une fois qu'ils eurent quitté la maison, Alice et moi ne pûmes retenir notre rire, entre ces deux ça avait toujours était comme ça, toute dispute était bonne pour rendre légitime une petite escapade à deux. Je me calmais rapidement en sentant Bella bouger légèrement entre mes bras.
- Elle va bien ?
- Hum, acquiesçais-je. Elle doit certainement rêver.
- Je la trouve en forme.
- Le bébé semble moins actif que l'était Nessie et j'en suis soulagé.
- Le bébé te parle ?
- Non. Soufflais-je. Ce n'est pas faute d'essayer, mais il est dans sa bulle. Nessie avait mis du temps aussi à se faire entendre.
- Je m'en souviens et d'ailleurs, heureusement qu'elle l'a fait !
Je baissais la tête et grimaçais. Il y avait toujours quelque chose pour me ramener au fait qu'avant d'entendre ma fille et de poser mes yeux sur elle, j'avais voulu l'arracher du ventre de sa mère et l'éliminer purement et simplement.
- Pardon Edward. Alice se sentant coupable s'excusa en s'approchant de moi et en pressant mon épaule. Tu devrais monter Bella dans la chambre, elle sera mieux allongée dans un lit.
- Tu as raison.
Je contemplais le visage paisible de ma femme et retirais une mèche de cheveux qui venait gâcher la vision de sa peau pâle, rougissante par endroit.
- Carlisle n'arrivera pas avant plusieurs heures, ils font le voyage en voiture, ça prend du temps.
- Tu as raison. Je vais rester avec elle au cas où.
A pas lent, je me dirigeais vers l'étage. La chambre était petite, mais confortable, en prenant soin de ne pas réveiller Bella, j'ouvris les draps et la déposais en prenant soin de bien la recouvrir. Je la regardais, elle était si paisible, seules les cernes violacées et très marquées sous ses yeux étaient là pour rappeler les durs moments qu'elle vivait.
- Edward…
Je me figeai, j'avais pourtant fait attention à ne pas la réveiller. Mais ce n'était pas le cas et je ne pus que sourire en l'imaginant rêver de moi. Elle s'agita quelques secondes, se mettant sur son côté, s'enroulant presque autour de son ventre bien rond. Je m'allongeais en face de ma femme, mon regard faisant inlassablement le trajet entre son visage et les bosses grâces auxquelles notre enfant se manifestait. Les coups semblaient raisonnables et ne laissaient aucune trace. Parfois, notre bébé restait appuyé plus longuement, c'était les moments que je préférais, car c'est là que je me permettais de poser ma main et sentais mon fils ou ma fille.
- Alors, tu ne veux toujours pas te faire entendre ?
La bosse se souleva légèrement, comme en réponse à ma question.
- Tu ne voudrais pas faire cela pour ta maman ?
Cette fois-ci, je sentis comme des bulles sous ma main, la sensation était étrange, mais plaisante. J'aimais ces moments, je voulais les vivres pleinement et faire en sorte de les graver dans ma mémoire. Tous ces moments auxquels j'avais refusé d'assister alors que c'était Nessie qui était lovée dans les entrailles de ma Bella, j'avais la chance de ne pas les manquer, je la saisissais sans l'ombre d'une hésitation, car je savais que c'était ma dernière chance.
- Tu sais, je voulais que ta maman ne prenne pas ce risque. Mais maintenant que tu es là…
La bosse avait disparue et le contact avait été coupé trop tôt, beaucoup trop tôt. Tout en vérifiant que mon geste ne réveillait pas Bella, je vins poser mon oreille au dessus de son nombril. Encore un moment merveilleux, il n'y avait que moi et le bébé.
- Tu sais que durant les rares moments que j'ai eu comme celui-ci avec ta grande sœur, cette dernière consentait à communiquer avec moi autrement qu'en me donnant des coups ?
Mais rien n'y faisait, notre enfant n'avait aucunement l'envie de partager ces moments avec moi.
- Bon, si tu ne le fais pas pour ta maman, peut être que tu pourrais le faire pour ton papa ? Si tu es un garçon comme Bella le pense, cela veut dire que tu es mon fils… Donc, pourquoi ne pas commencer notre relation sur de bonnes bases…
J'étais tellement concentré sur mon monologue, que je ne m'étais même pas aperçu que le rythme de la respiration de ma Bella avait changé et je ne m'aperçus qu'elle était réveillée que lorsqu'elle se mit à étouffer son rire de la paume de sa main. Je me figeais quelques secondes alors que de sa main libre, ma femme caressa à plusieurs reprises mes cheveux. Je me sentais un peu stupide de m'être fait prendre en plein marchandage avec notre enfant et je sentais le regard moqueur de ma femme posé sur moi.
- Euh… Tu es réveillée depuis longtemps ?
Elle pouffa de rire avant de se reprendre en croisant mon regard réprobateur.
- Hum… Disons que… Depuis que tu lui as parlé de sa maman ?
- Oui, en somme, depuis les premiers mots que j'ai prononcés à son intention ?
- Ah ça, je ne peux pas te le certifier, car avant ces mots, je dormais. Dit-elle avec un grand sourire des plus attendrissant.
Je soupirais, incapable de résister à ça.
- Très bien madame Cullen, je dois tout de même vous spécifier qu'espionner son mari alors qu'il est en pleine conversation avec…
- Hum… J'aurais dit marchandage ! Souligna-t-elle une pointe d'amusement dans la voix.
Je levais les yeux au ciel, elle était si craquante dans ces moments là.
- Oh… Oui, bon, je dois donc vous spécifier qu'espionner son mari alors qu'il est en plein marchandage…
J'insistais sur le mot qu' elle avait voulu que j'utilise et encrais mon regard dans le sien avant de reprendre sans le lâcher.
-… Avec son enfant.
- Notre!
- Comment ?
- Tu as dis "son enfant"… C'est notre enfant mon amour.
- Tu sais que je t'aime ?
Elle fit mine de réfléchir.
- Hum… Il me semble avoir remarqué quelque chose dans ce genre.
- Quelque chose dans ce genre ?
Elle acquiesça d'un signe de tête. Ça l'amusait beaucoup et je dois dire qu'elle me faisait fondre. Le jeu avait suffisamment duré, lentement, en faisant attention à ne pas brusquer ma Bella, je me hissais jusqu'à ses lèvres afin de les gouter à l'aide des miennes. Bella en voulu vite plus et passa ses bras dans mon dos afin de m'attirer à elle. Elle avait beau avoir de la force, me dégager de son emprise fut un jeu d'enfant. Je fermais les yeux, soupirant et secouant la tête de droite à gauche.
- Que fais-tu Bella ?
Elle soupira à son tour et tenta de jouer de la moue boudeuse qu'Alice lui avait certainement apprise.
- Tu es fragile Bella.
- Je le sais.
Elle posa sa main sur son ventre et j'y joignis la mienne.
- Je t'aime Edward.
- Je t'aime plus que tout.
Après se tendre moment, Bella se rendormit rapidement. Je soupirais, dans quelques heures, nous retrouverions notre fille et les choses allaient une nouvelles fois s'enchainer sans que je ne puisse agir. Nos vies allaient prendre un nouveau tournant…
O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O
Point de vue de Nessie
Tout semblait parfaitement se dérouler, mes parents étaient sur l'Ile d' Esmée et tout avait l'air de se passer à merveille. Papa avait même décidé de faire une surprise à maman ! Au risque de sa vie avait ajouté Emmett lorsque Carlisle nous avait parlé du projet…
Alice avait pour mission de surveiller les Volturis, personne n'avait envie que le bonheur de note famille soit une nouvelle fois troublé, par ces vampires en manque de prestige depuis que nous les avions renvoyés chez eux, par la simple unité que nous formions. Les images de la clairière, celle de mes parents, se bousculaient dans ma tête. Mes souvenirs de ses Êtres fièrs aux yeux rouges et aux longues capes étaient intacts, leur odeur significative, leur froideur… Les miens savaient que l'ombre que nous leur faisions ne faisait qu'augmenter, Alice avait même surpris une conversation entre Aro et ses frères, il tentait d'expliquer son point de vue sur leur défaite, mais les deux autres se refusaient à l'écouter, arguant la fin de leur suprématie, la fin du respect que leur devaient leurs semblables. Bien sûr, Alice n'avait rien dit de cela à ma mère et mon père s'était bien gardé de lui révéler ce qu'il avait pu voir au travers de l'esprit de sa sœur.
Puis, tout c'était précipité…
- Ness', ça va ?
Je soupirais… Avant qu'Alice, Jasper, Emmett et Rose ne partent en urgence pour rejoindre mes parents, Jake avait promis à Alice qu'il prendrait soin de moi et il prenait son rôle vraiment trop à cœur. Je n'avais pas l'impression de voir un petit ami devant moi, mais plutôt une nounou, un psychologue, un garde malade ? Et à force de me demander toutes les dix minutes si j'allais bien, mes nerfs étaient à vif.
- JE VAIS BIEN ! Criais-je en remerciant intérieurement mon père d'avoir opter pour des maisons perdues au milieu des bois…
- Pas la peine de t'énerver ainsi ! Râla-t-il tout en conservant son calme.
Jacob avait une patience à toutes épreuves avec moi, mon caractère était loin d'être facile par moment. J'en avais conscience et heureusement que son imprégnation l'empêchait de s'éloigner de moi, car finalement, sans lui je n'étais rien. Mais là, tout ça était loin de moi, je n'en pouvais plus !
- Quand cela fait au moins une dizaine de fois en une matinée, je crois que je peux m'énerver ne serait-ce qu'un petit peu ! Non ?
Il baissa la tête et me servit une moue boudeuse avant de venir me prendre dans ses bras. Et moi j'oubliais déjà tout… Autant je pouvais m'énerver en un rien de temps, autant Jacob avait ce pouvoir de me calmer en me prenant simplement dans ses bras, ou avec ses mots tendres et ses sages caresses.
- Je veux juste être certain que tout ça ne te rend pas malade. Argumenta-t-il avant de déposer un doux baiser sur ma joue puis sur mon front et d'enfouir son visage dans mon cou.
- Ça va, je… Tout ira bien, il ne peut en être autrement ?
Je n'avais pas voulu que mes derniers mots sonnent comme une question, mais j'avais beaucoup de mal à me concentrer pour ne pas laisser paraitre mes peurs. Il soupira et m'entraina vers le canapé du salon de mes parents. C'est sans me faire prier que je m'installais sur ses genoux et que je posais ma tête sur son épaule.
- Ness' ?
- Hum ?
- Tu ne m'as pas dit… Il hésita, et je pensais savoir pourquoi, depuis le départ de tout le monde, il avait tenté plusieurs fois de me parler, mais s'était ravisé à chaque fois.
- Je ne t'ai pas dit ? L'encourageais-je.
- Ness', pourquoi as-tu refusé d'accompagner tout le monde ?
Je soupirais à mon tour, alors qu'il attendait ma réponse silencieusement. Il me laissait prendre mon temps pour répondre et je savais qu'il ne lâcherait pas, pas cette fois. Au bout d'une dizaine de minutes, je relevais la tête et croisais le regard déterminé de mon homme.
- Ok… Tu veux une réponse tout de suite ?
- Une réponse sincère, oui.
Je descendis de ses genoux pour m'installer à ses côtés. Je n'étais pas très fière d'avoir abandonné ma famille alors que mes parents avaient très certainement besoin de moi et de mon soutien. Il se saisit de ma main droite et la pressa délicatement, mesurant sa force, comme si j'étais une petite chose fragile . J'inspirais fortement avant de me lancer.
- Je… Je ne suis pas prête à affronter tout ça... Lâchais-je le plus rapidement possible, comme si la foudre allait s'abattre sur moi après que ces mots soient sortis de ma bouche. Je me calmais et poursuivis… Jake, depuis que mon don c'est développé, je vois beaucoup de choses et des choses que j'aurais préféré ne pas voir.
Je tremblais en repensant aux souvenirs qui m'avaient assailli les jours suivant le départ de mes parents. Leur absence avait déclenché tout cela, nous nous rendions compte que le temps passait extrêmement rapidement et que si tout ce passait comme pour moi, dans un mois nos vie allaient encore être bouleversées en bien… C'est ce que nous espérions tous, mais ça pouvait tout aussi bien être en mal…
- Ness' tu es la première à dire que tout ira bien, alors garde cette force. Il ne peut rien se passer, c'est Bella et Edward, tu entends ? Il n'est même pas pensable que l'issu de leur prophétie soit tragique ! Ta mère et ton père sont forts ! Ensembles, ils me paraissent indestructibles, je l'ai su dès que je les ai vu ensembles !
Il ne comprenait pas mes craintes, pourtant il avait vécu ce que moi je n'avais fait que voir. Je finis par me lancer.
- J'ai vu ma naissance, elle revenait dans chaque esprit. Parfois, les souvenirs sont si ancrés que j'ai l'impression de les vivre. J'ai tout vu, la souffrance de ma mère, celle de mon père qui voyait ma mère perdre vie d'heure en heure, la tienne aussi…
Je fis une pause, reprenant un peu mon souffle, caressant sa joue de ma main libre. Jake dut comprendre que je n'en avais pas fini, car il se contenta de serrer un peu plus fort ma main toujours prisonnière heureuse des siennes et de déposer ses lèvres sur ma tempe.
-… la haine que la majorité de ma famille me vouait. Le dégout de ma mère alors que je lui imposais l'absorption de sang humain. Ton dégout lorsqu'elle le faisait... Jacob, j'ai même entendu ses vertèbres craquer !
Les souvenirs revenaient en même temps que je me confiais à Jacob. Des larmes passèrent la barrière de mes paupières. J'avais si peur, peur de perdre ma mère, j'avais tant besoin d'elle, on avait tous besoin d'elle. Mais il n'y avait pas que ça, j'avais également peur de ressentir ce qu'ils avaient tous ressenti, à l'exception de Rosalie… La haine… J'avais peur de détester le bébé qui allait faire de la vie de ma mère un fil de coton menacé par une épée de Damoclès.
- Chut.
Il dirigea ma tête sur son épaule et me berça lentement, déposant de temps en temps des baisers sur mon front. Je perdis rapidement pied, me laissant emporter par le sommeil, épuisée par la torture mentale que je m'imposais depuis que notre famille avait quitté la maison.
Jacob c'était précipité sur le téléphone, mais la sonnerie de ce dernier m'avait déjà réveillé. Tout en répondant, il me fit une moue d'excuse.
- Allo ?
- Hey tu peux me dire où est passé le : "résidence Cullen bonjour" ?
Je pouffais en entendant Alice réprimander Jacob, je savais qu'il était parfaitement capable de se débrouiller face à ma famille et sa répartie ne se fit pas attendre.
- Alice ! Cria-t-il d'un ton exagérément enjoué. Que nous vaut l'honneur de cet appel ? Cette fois, il utilisa un ton légèrement condescendant qui, j'en étais certaine aller quelque peu agacer ma tante.
- Hey le Quileute, je te conseille de ne pas jouer à ça avec moi ? Ou sinon…
- Ou sinon quoi ? Demanda-t-il amusé.
Il savait qu'Alice ne ferait jamais rien contre lui, elle appréciait beaucoup mon petit ami et leurs chamailleries étaient devenues des jeux qu'ils semblaient affectionner.
- J'attends. Continua-t-il alors qu'un grand sourire étira ses lèvres.
Alice réfléchissait à ce qui pouvait atteindre mon homme et avant même que sa menace ne sorte de sa bouche, je savais déjà ce qu'elle allait dire.
- Ou sinon tu auras à faire à Rosalie !
Jacob leva les yeux au plafond, lui aussi avait deviné qu'Alice finirait par faire appel au prénom de sa sœur. Rose acceptait Jacob comme faisant partie de la famille, mais ne se gênait pas pour se défouler dès que la situation lui en était donné l'occasion.
- Sérieux, Alice, tu me déçois ! Il pouffa de rire avant de reprendre son sérieux et de mettre un terme à leur petit jeu. Tout va bien ?
- Bella et Edward sont arrivés sains et saufs. Nessie est avec toi ?
- Oui, elle dormait, le téléphone l'a réveillé.
- Ô, je suis désolée.
Je fis comprendre à Jacob que ce n'était pas grave, ce qu'il transmit de suite à Alice.
- Ce n'est pas grave. Alors, comment va Bella ?
Le silence s'installa, Alice mettait trop de temps à répondre. Ni tenant plus, je me levais et m'emparais du combiné. Jake un peu surpris, ne put réagir et se contenta de me fixer avec attention, lui aussi désireux d'avoir des nouvelles.
- Alice, comment va maman ?
Elle soupira, à cet instant, j'étais certaine qu'elle aurait souhaité que je sois encore dans les bras de Morphée. Mais malheureusement pour elle, ce n'était pas le cas et elle savait que je ne lâcherai pas sans une réponse sincère de sa part. Elle savait que j'étais têtue, après tout les chiens ne peuvent en aucun cas faire des chats !
- Elle est extrêmement fatiguée, mais elle va bien. Nessie, tout ira bien.
Pourquoi quand ça ne va pas nous pensons tous qu'affirmer que tout irait bien est la seule solution ? Mais quelque chose dans son ton me rassura, elle me disait ce qu'elle voyait et non ce qu'elle pouvait penser que je souhaite entendre.
- Et… Le bébé ? Hésitais-je.
- Il ou elle fait tout ce qu'il peut pour ne pas blesser ta mère.
- Hum. Il… communique… avec papa ?
Secrètement j'espérais que ce ne soit pas le cas, peut être de la jalousie, je voulais garder ce lien avec mon père, c'est comme ça qu'il avait appris à m'aimer. Après tout, ce bébé il l'aimait déjà !
- Non, au grand damne de ta mère qui voudrait savoir si son intuition est juste cette fois! S'exclama Alice en rigolant.
- D'accord. Vous compter revenir quand ? Demandais-je un peu absente.
- Carlisle et Esmée ne devraient pas tarder à arriver, nous serons là en fin de journée je pense.
- Hum… Ok. Je peux parler à maman ou papa ?
- Bella dort et Edward veille sur elle, je suis désolée Nessie.
- Ce n'est pas grave.
- Bon, on doit retrouver Rose et Emmett, je te laisse.
- Ils ont disparu ? M'amusais-je, en me demandant comment c'était possible de perdre notre nounours.
- Ils se sont disputés et réconciliés et depuis on ne les a pas revus ! S'exclama-t-elle en rigolant.
- La discrétion n'a jamais été leur fort quand ils sont ensembles ! Je suis certaine que vous allez vite les retrouver ! Pouffais-je en imaginant parfaitement Alice grimaçant en se concentrant sur les visions qu'elle pouvait avoir d'eux pour les trouver et en pensant à mon père qui actuellement devait tout faire pour ne pas recevoir les pensées lubrique d' Emmett…
- En avons-nous seulement l'envie ? Répondit-elle tragiquement, me faisant rire franchement cette fois-ci.
- Allez, courage, papi et mamie seront vite là, ils se calmeront et vous pourrez rentrer !
- Ils arriveront d'ici une demi-heure.
- D'accord… Euh… Embrasse papa et maman pour moi… Et dis-leur… Dis leur qu'ils me manquent.
- Ça sera fait et sache que tu leur manques aussi énormément.
- Oui. Dis-je sans réelle conviction.
- Et soyez sages !
- Comme des images ! A plus tard Alice.
- A plus tard.
J'appuyais sur le bouton pour couper la communication, laissant tomber mon bras. Jacob s'approcha, fit glisser l'appareil de mes doigts et le posa sur la table basse avant de me prendre dans ses bras. Soupirant d'aise, je me laissais aller à retrouver des forces en enfouissant mon visage dans son torse. Mes larmes coulaient sans que je ne m'en rende compte, c'est Jake en me faisant lever la tête avec son index et en essuyant le liquide salé sur ma joue avec ses pouces qui me le fit réaliser.
- Je suis un monstre Jake !
Il me regarda dans les yeux, les siens dégageant toutes sortes d'émotions, me calmant instantanément, comme toujours.
- Tu n'es pas un monstre ! Tu es la plus merveilleuse des jeunes femmes, brillante, belle, douce, aimante… Tu es une fille, une petite-fille et une nièce formidable.
- Mais… Je ne suis pas avec eux !
- Promets moi de nous débarrasser d'Alice dès qu'ils seront de retour !
- Et pourquoi une telle chose ?
- Et bien, parce qu'avant que ta chère tante appelle, tu dormais paisiblement et tu étais calme, mais là, j'ai tout mon boulot à refaire !
Je pouffais de rire à son ton plus qu'exagéré avant de reprendre contenance pour le taquiner à mon tour.
- Voilà une réflexion bien déplacée pour un jeune homme qui profite bien des moments de doute de sa petite amie !
- Je ne profite pas ! S'exclama-t-il avant de me voler un baiser et de retenir son rire.
- Bien sûr… Hum… Tu ne verras donc aucune objection au fait que je te laisse ici et que j'aille rejoindre mon ours en peluche, dans mon lit, pour me réconforter ?
- Absolument aucune ! Scanda-t-il, fier de lui.
J'eus du mal à retenir mon sourire, il voulait jouer, moi aussi je le pouvais !
- Très bien, alors à plus tard !
Je me dégageais sans un regard, car je savais pertinemment que si ses yeux accrochaient les miens, je ne pourrai pas poursuivre mon jeu. J'étais presque arrivée à la porte du salon quand je l'entendis courir vers moi pour m'entourer de ses bras musclés et porter sa bouche à mon oreille.
- Tu resteras dans mes bras pour que JE te réconforte !
Son ton autoritaire me fit sourire, j'avais gagné !
- … Et tu me rappelleras de brûler cet ours et j'ajoute que pour information, il serait plus exacte de dire "NOTRE" lit plutôt que "TON" lit, je pense que c'est plus juste vu que tu réquisitionne toutes les nuits la couverture !
Je fondis de suite sur ses lèvres, heureuse de l'avoir dans ma vie, heureuse qu'il se soit imprégné de moi. Je pouvais compter sur lui en toutes circonstances et cela me rassurait, je savais que les prochains jours allaient être éprouvants. Mes parents seraient là dans les prochaines heures, j'espérais juste être prête pour ça…
O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O
Voilà! Alors? Vous en pensez quoi? J'espère que vous n'êtes pas déçus...
Bientôt notre petite famille adorée s'agrandira une nouvelle fois et mon bébé sera alors presque fini...
Donc comme je vous ai expliqué avant le chapitre, j'ai besoin de vous! Voilà, il me faut des idées de prénoms fille et garçon. Non, ce n'est pas pour moi^^ (bien que j'en rêverais :-( ) mais bien pour le future bébé de nos tourtereaux!
Garçon ET fille, car je ne sais pas encore ce que le petit bout sera^^ Ben ouais, pas d'échographie possible et il ou elle ne semble pas enclin à lâcher une info à son tit papa! Et puis je ne veux pas gâcher la surprise! Edward et Bella ne savent pas, alors vous non plus! hihihi
J'attends vos suggestions avec impatience et pour cela une seule solution: une petite review :-)
Autre petite chose, ma nouvelle fic devrait bientôt pointer le bout de son tit nez sur ce site, c'est une AH rate M, avec tous nos chouchous et avec des chapitres beaucoup plus courts^^ Quelques chapitres d'avance, ma Meg adorée enthousiaste à la bichonner, malgré quelques passages qui ne lui plaisent pas (elle dit que je suis méchante^^), mais pas de titre pour le moment! Quand ça vient pas, ben ça vien pas!
Voilà, je vous laisse cette fois! Je vous fais de GROOOOOOOOOOOS BISOUS et vous souhaites de passer de merveilleuses fêtes, profitez bien du bonheur d'être avec ceux que vous aimez.
^^A bientôt^^
