Bonsoir
Voici un nouveau Chapitre.
Je m'excuse de ne pas avoir répondus à toutes les reviews
j'ai cruellement manqué de temps avec le travail.
pour celle qui me l'on demandé, non, je n'ai pas Facebook... je ne l'ai plus.
MERCI à tout le monde pour vos messages.
Merci à Lilly pour la correction
bonne lecture.
- Ok... qu'est-ce qui se passe, Bella ? En quoi puis-je t'aider ?
- Il faut absolument que tu m'aides à organiser une soirée pour Edward et moi. Ce soir ?
- C'est tout ? J'ai cru que tu allais me dire que tu étais enceinte ou atteinte d'un cancer !
- Euh ? Non ! Je vais bien et je ne suis certainement pas enceinte ! Bref, je veux faire une soirée, un dîner de fiançailles. Ici. Un truc en grande pompe, musique, déco, super repas... la totale. Mais je veux lui faire la surprise. On n'a pas beaucoup de temps.
- Défi accepté !
Elle tendit la main pour que je la claque. Après ce check, elle sortit son téléphone et je vis dans son regard l'excitation qui l'animait.
- Bon, il te faut une tenue ! Une coiffure, des sous-vêtements... et pour Edward aussi ! J'ai ce qu'il faut...
- Non, non, les tenues, j'ai ce qu'il faut. Robe rouge Valentino.
Elle écarquilla les yeux et sa bouche forma un O parfait pendant quelques secondes avant de se reprendre.
- Tu vas être sublime ! Ok, bon, alors des fleurs, des bougies, de quoi faire une jolie table... de la musique... Occupe-toi de la musique ! Je passe des coups de fil pour le reste ! Ensuite, on passe chez le traiteur !
Je n'eus même pas le temps de dire quoi que ce soit qu'elle était déjà en train de parler à je ne sais qui. Je la laissai donc de son côté afin d'établir ma liste de musiques pour ce soir. J'allais reprendre les chansons qu'Edward avait choisies pour moi. Franck Sinatra, Bryan Adams et Adèle. Je rajoutai quelques morceaux des mêmes chanteurs mais aussi des titres comme « Thinking out Loud » de Ed Sheeran, « I will always love you » de Wintney Houston ou encore « Stay With me » de Sam Smith. J'arrivais à une liste de vingt chansons quand Alice débarqua.
- Bon, alors, les fleurs arrivent dans 2h et la déco dans 1h. Ça nous laisse le temps de nous organiser. La musique ?
- J'ai ce qu'il faut, je pense.
- Maintenant la nourriture ! Tu veux quoi ? Des huîtres ? C'est aphrodisiaque !
- Non, Edward n'aime pas ça et nous avons été séparés sept mois. Pas besoin d'aphrodisiaque !
- Voyez-vous ça ! De vrais lapins !
Je souris et changeai de sujet.
- Le menu donc... tu connais un traiteur ?
- Oui. Attends, il doit y avoir des menus sur son site.
Je lui tendis alors ma tablette et nous voilà toutes les deux occupées à regarder les divers plats proposés. Mon menu fait, mon vin et champagne commandés, je décidai d'envoyer un message à Edward. Premièrement parce que je voulais évaluer le temps qu'il nous restait et deuxièmement, il était parti depuis une heure et je voulais me rassurer et le rassurer. Mon message à peine envoyé, mon téléphone sonna. C'était lui.
- Salut.
- Salut ma puce. Je sors du bureau.
- Comment c'était ?
- Bof. Ça a surpris tout le monde. Je n'ai pas exposé le fond du problème, ça ne regarde personne. Pour le moment, il n'y a que les chefs de département qui le savent.
- Et New York ?
- Ils savent et Carmen prend ma place en attendant mieux. Et toi ?
- Alice et Marshall sont toujours là. On discute, on rigole et voilà. Tu en as pour longtemps encore ?
- Il faut que je passe à ton appartement, je suis en route là. Je vais rendre les clefs et récupérer mes affaires. Je vais en profiter pour voir Jasper, je dois lui parler pour la vente de mes parts dans l'entreprise. Ensuite j'irai voir mon père. J'essayerai d'être là pour 19h 20h.
- D'accord.
- Je suis désolé.
- Pourquoi ?
- J'avais dit que je ne serais pas long.
- Oh. Je ne peux pas t'en vouloir, tu as des choses à faire. Je le comprends. Et puis je ne suis pas toute seule.
- Je saurai me rattraper.
- Ah oui ? Je suis curieuse de savoir comment.
- J'ai tout un tas d'idées.
- Lesquelles ?
- Je ne peux pas les exposer pour le moment. Mais tout sera fait pour te satisfaire entièrement, sache-le.
- Très bien, j'attends alors.
- Gentille fille. Je suis devant ton ancien immeuble. Tu es sûre de toi ? Je rends les clefs ?
- Oui Edward, rends-les, on tourne cette page. Ramène-moi juste l'orchidée que tu m'avais offerte, s'il te plaît. Je l'ai vue dans la chambre.
- Très bien. Il faut que j'y aille. Je t'appelle tout à l'heure, quand j'ai fini.
- D'accord, je t'aime.
- Moi aussi bébé.
Je raccrochai et partis à la recherche d'Alice qui était partie changer la couche de son fils dans la salle de bain.
- Alice ? Tu t'en sors ?
- Oui super. Alors Edward ?
- Pas avant 19h ou 20h.
- Mais c'est génial ! On a le temps comme ça ! Tiens, prends Marshall, s'il te plaît.
Elle me tendit le bébé mais je reculai d'un pas en mettant les mains devant moi.
- Non... enfin, j'ai jamais porté de bébé de ma vie. Je vais lui faire mal et je ne sais pas comment faire.
- Il faut apprendre ! Et il est grand, ce n'est plus un tout petit bébé. Je vais t'avouer un truc. Mais jure de ne jamais en parler à Jasper.
- Promis.
- Sur la tête de Brad Pitt le chat ?
- Sur la tête de Brad Pitt le chat !
- Quand il avait cinq mois, j'ai fait l'énorme erreur de le mettre sur le canapé, bien calé et entouré de coussins. Je suis juste allée faire pipi. J'ai entendu un boom puis des pleurs. Il était tombé du canapé ! Je l'ai tout de suite emmené aux urgences. Mais il n'avait rien.
- Wha, tu me rassures vachement !
- C'est pour te dire qu'il n'est pas en sucre. C'est horrible ce qui s'est passé, j'ai eu la peur de ma vie, je m'en veux encore mais il va bien.
- Et Jasper ne le sais pas ?
- Non, rien de rien ! Alors chut ! C'est entre toi, Marshall et moi !
- Promis.
- Allez, prends-le, je dois ranger tout ça. Regarde, tu le poses sur ta hanche... mets ton bras sous ses fesses et voilà !
Elle m'avait placé elle-même Marshall dans la bonne position. Il était tout léger, il me regardait, les sourcils froncés, avant de lancer un regard larmoyant à sa mère. Je n'osais plus bouger ou même respirer.
- Euh Alice ? Il va pleurer là. Qu'est-ce que je dois faire ?
- Sois plus décontractée. Sois cool. Et puis, il ne te connaît pas. Il est impératif que vous fassiez connaissance. Je suis là, mon bébé. Regarde, c'est Bella. C'est la super copine de maman. Elle est super top. Allez, mon chéri, maman range et toi, tu restes avec tante Bella.
Je guettai la réaction de Marshall qui sembla se détendre un peu. Moi pas du tout, j'étais censé faire quoi ? Aussi mal à l'aise que moi, Marshall me tendit timidement son hochet. Hésitante, je le pris et ne trouvai rien d'autre à faire que de le secouer. Le bruit du jouet fit sourire le petit, alors je continuai jusqu'à ce que Marshall explose de rire. Je souris à mon tour face à sa réaction, il était mignon.
- Tu vois que tu t'en sors. Regarde comme vous êtes beaux tous les deux !
Je regardai la photos qu'Alice avait prise à mon insu et je devais dire que le résultat était assez attendrissant. Marshall riait et moi, je souriais.
- Votre première photo ensemble !
- Oui. C'est pas compliqué en fait.
- Pas du tout même. Tu verras quand ça sera ton tour.
- Pas avant longtemps.
Elle allait répondre quand on sonna à l'interphone. Sauvée par le gong, je lui rendis son fils et me dépêchai d'aller ouvrir. L'instant d'après, le salon fut rempli d'un tas d'objets pour créer une décoration romantique. Alice était toute excitée et après avoir correctement installé Marshall par terre avec ses jouets, nous nous attelâmes à décorer le salle à manger.
- Alors pas de bébé avant longtemps ?
- Zut, je pensais que tu passerais à autre chose.
- C'est mal me connaître ma grande.
- Je ne suis pas prête, c'est tout. Déjà je me marie.
- Pour la deuxième fois ! Donc, pas un exploit.
- Mon premier mariage a été un échec qui s'est soldé par la mort de Jacob.
- Mais tu ne l'as pas assassiné ! C'était un accident.
- N'empêche que j'ai échoué une fois. Jacob et moi avons échoué une fois. J'avais peur qu'avec Edward, ce soit pareil.
- Pourquoi ? Et tu n'as plus peur ?
- Non. Et j'avais peur parce que je me suis mariée vite la première fois. Peut-être que si j'avais pris mon temps, si nous avions mieux réfléchi, les choses n'auraient pas mal tourné.
- Mais tu avais dix-huit ans.
- Oui. Mais ça ne change rien au fait qu'Edward et moi sommes ensemble depuis moins d'un an et que nous n'avons pas vécu ensemble dans le même appartement.
Alice fronça les sourcils et se tourna vers moi.
- Pourquoi maintenant c'est différent ?
- Parce que j'aime Edward. Du plus profond de mon âme. Parce que j'ai vécu séparée de lui pendant sept mois, contre mon gré. Parce que j'ai réalisé que je ne pourrais plus me passer de lui. Avant, j'avais peur à propos de choses insignifiantes, comme la durée de la relation ou des détails matériels. Je n'avais pas pris en compte la profondeur de mes sentiments. Je n'avais pas écouté mon cœur. Mais toute cette sombre histoire m'a fait réaliser à quel point je l'aime. Et je ne veux plus perdre de temps avec des réflexions idiotes. Je m'étais juré que si nous nous retrouvions, alors je me laisserais guider uniquement par mon cœur en ce qui le concerne et plus avec mon cerveau.
- Et ton cœur te dit de l'épouser ?
- Oui. Et j'en meurs d'envie. Le mariage n'est qu'un bout de papier dans le fond. Mais... je ne sais pas. J'ai envie que ce bout de papier nous réunisse aux yeux de tous. Que ce soit officiel. Je l'aime, c'est tout. Et si au final ça ne fonctionne pas, alors ça ne fonctionnera jamais avec personne d'autre.
- Tu sais, tu devrais écrire ça quelque part et le ressortir pour tes vœux !
Je souris en secouant la tête tandis qu'on sonnait une nouvelle fois à la porte. C'était les fleurs. Alice avait commandé tout un tas de roses rouges, de lys, de freesias et de pivoines embaumant avec délice la salle à manger. J'adorais le résultat, c'était absolument magnifique, très romantique.
- Alice, nous avons fait un super boulot !
- Ouais... je suis presque jalouse ! Il faut aller te préparer maintenant. Va prendre un bain, détends-toi ! Je prépare ta robe, le maquillage et ce qu'il faut pour te coiffer.
- Tu peux réceptionner les plats traiteur ?
- Bien sûr, bien sûr. Allez, vas-y.
Je l'embrassai au passage et allai dans la salle de bain. J'envoyai un message à Edward pour savoir où il était. Comme tout à l'heure, il m'appela.
- Salut bébé.
- Salut. Alors avec Jasper ?
- Je suis toujours là-bas. Mais je ne vais pas tarder à y aller. Tu fais quoi ?
- J'allais prendre un bain.
- J'arrive tout de suite !
- Et ton père ?
- Alors attends-moi.
- L'eau va refroidir.
- Tu peux en prendre deux. Alice est toujours là ?
- Oui, elle va venir avec moi dans le bain.
Silence au bout de la ligne.
- Non. Après réflexion, ta blague ne fonctionne pas, Swan.
- Dommage. Elle vient de partir. Elle avait une course à faire. Mais ne t'inquiète pas. Je peux rester toute seule.
- Je me dépêche quand même.
- D'accord. Dis moi-quand tu pars de chez tes parents. Je ferai le dîner comme ça et ça sera prêt à ton arrivée.
- Parfait je t'aime.
- Moi aussi.
Je raccrochai, m'immergeai dans l'eau et pris une photo que j'envoyai à Edward. Il me rappela aussitôt.
- Quoi ?
- T'es folle de m'envoyer ça ! Je meurs d'envie de te rejoindre ! Tu sera ma mort, Bella.
- Laisse-moi prendre mon bain tranquille.
- Ouais ! À tout à l'heure.
Je souris, posai mon téléphone et fermai les yeux afin de me détendre un peu. Quand l'eau fut froide, je sortis, m'enveloppai dans la grande serviette d'Edward et rejoignis la chambre.
- Alice ?
- Oui ! J'arrive ! Dis, tu devrais appeler ton chauffeur, Paul. Il pourrait nous dire quand Edward entre dans l'immeuble. Moi je l'attendrai à la porte, lui banderai les yeux et l'emmènerai dans la chambre d'ami pour qu'il se change. Et pendant qu'il le fait, Marshall et moi, on s'en va.
- Pourquoi la chambre d'ami ?
- S'il vient ici, il verra que la robe n'est plus suspendue à la porte.
- Ah... tu as pensé à tout !
- Comme toujours ! Alors ? Tu en penses quoi ?
- Je vais appeler Paul. Les plats sont arrivés ?
- Tout est là. Allez, je m'occupe de toi !
Ravie que l'on s'occupe de moi, je me laissai guider par les demandes d'Alice. Une fois mes sous-vêtements et ma robe enfilés, je me laissai coiffer. J'étais en train d'envoyer un message à Paul quand Alice parla.
- Au fait... tu vas... parler à Rosalie ?
- Je ne sais pas. Je ne pense pas être prête. Et elle non plus. Enfin je suppose.
- Tu ne penses pas qu'elle ait été obligée de faire ça ?
- Tu crois ? Comment ?
- Je ne sais pas, Esmée t'a bien menacée. Peut-être qu'elle a fait pareil avec Rose.
- Et laisser Edward comme ça ? Ne rien tenter pour lui faire comprendre ? Ou me contacter moi ? Elle savait très bien où j'étais Alice.
- Qui a donné l'indice à Edward ?
- Laurel !
Alice soupira. Elle aussi aurait probablement voulu que ce soit Rosalie.
- Je n'aurais pas pensé à Laurel.
- Je sais. Moi non plus, personne en fait. Laurel l'a découvert par hasard en entendant des conversations d'Esmée. Elle a trouvé la carte mais comme elle avait peur de se faire gronder d'avoir fouillé et écouté aux portes, elle fait parvenir l'indice à Edward.
- Wah ! Je suis impressionnée !
- Moi aussi. Mais je suis fière d'elle. Bref. J'aurais voulu que ce soit Rosalie. Elle aurait pu se racheter.
- Attends ses explications.
- J'ai dû mal à y croire, Alice. Elle ne m'a jamais regardée, ne m'a soutenue ou aidée à aucun moment. Elle n'arrêtait pas de dire « Je suis ici dans le cadre professionnel ».
- Ok ok, mais si elle avait été victime de chantage ?
- Quoi par exemple ?
- Je ne sais pas. Esmée a bien trouvé pour toi, pourquoi pas pour Rosalie ?
- Tu sais quelque chose ?
- Non. Mais j'aimais bien Rose.
- Tu peux continuer à être copine avec elle. Ça ne me dérange pas. Je ne peux pas t'obliger à choisir.
- Si elle n'a pas d'excuses, si elle n'a été forcée à rien, je ne lui pardonnerai pas. Parce que, certes, ça t'a blessée et Edward aussi. Vous avez souffert. Mais moi aussi. Du jour au lendemain, ma voisine bizarre du dessus, que j'ai appris à adorer, est partie à quelques jours de mon accouchement sans même que j'ai eu le temps de lui demander d'être la marraine de mon fils ! Ça fait sept mois que Marshall est né et il n'a qu'un parrain, pas de marraine !
Je me levai sans me préoccuper de ma coiffure afin de lui faire face. J'étais sous le choc de cette annonce.
- Quoi ?
- Jasper et moi t'avions choisie pour être la marraine de Marshall. Edward est le parrain. Bella, Jasper et moi avons eu une enfance et une adolescence minables. Nous ne nous sommes jamais vraiment sentis à notre place dans ce monde, nous ne nous sommes jamais attachés de trop à des personnes. Il n'y avait que nous deux, nous ne faisons pas confiance facilement... à cause de l'enfance probablement !
- Mais... je ne sais pas m'occuper d'un bébé !
- Il va grandir et je ne compte pas mourir, je te rassure... enfin pas avant très longtemps.
Je ne pus m'empêcher de sourire et de lancer un regard à Marshall, qui s'était endormi en serrant son doudou contre lui. Il était vraiment mignon, ce petit.
- Bella, c'est plus symbolique qu'autre chose. Edward et toi êtes les premiers avec qui nous nous sentons vraiment bien. Nous vous faisons confiance, on vous adore. Je t'adore !
- Moi aussi Alice... à l'époque, je t'ai fait rapidement confiance compte tenu de ma capacité émotionnelle d'une petite cuillère.
- Quoi ?
- Rien, un truc avec Edward.
- Okay... bref. Vous êtes tous les deux, notre première famille. C'est vrai que toi et moi, on n'est jamais collées l'une à l'autre et s'envoyer six-cent-douze textos par heure et à tout se raconter dans les moindres détails. Mais quand j'ai besoin de toi, tu es là.
- Et quand c'est moi qui a besoin, tu es là aussi.
- Bien sûr. Et c'est ça l'amitié. Et quand tu es partie... j'ai perdu ma meilleure amie. C'était comme si on me privait, on m'arrachait une partie de moi. Je me suis sentie abandonnée, déprimée, inquiète... mais je n'ai jamais perdu espoir.
- Edward m'a dit que toi et Jasper n'aviez jamais cessé de le soutenir. Oh Alice ne pleure pas...
Je contournai le fauteuil qui nous séparait et la pris dans mes bras. Je n'avais jamais eu d'amie comme elle et je ne voulais plus jamais la perdre.
- J'accepte d'être la marraine de Marshall. Je te promets de passer plus de temps avec lui pour qu'on apprenne à se connaître. Et je... veux entrer dans ta famille Alice.
- Oh merci Bella ! Tu n'imagines pas à quel point c'est important pour moi ! Et pour Jasper aussi. Merci.
Je souris et m'écartai d'elle afin de la regarder. Nous pleurions toutes les deux, mais nous nous en moquions royalement !
- Tu sais, même dans ma vie d'avant, je n'ai jamais eu quelqu'un comme toi pour m'aider. Quand j'ai été agressée, quand Jacob est tombé dans le comas... et mort, aucune de mes soi-disant amies ne m'a accompagnée dans ces moments. Elles ont été désolées un temps puis n'ont plus appelé... c'est pour ça que j'ai rayé tout le monde de ma vie ! Elles n'en valaient pas le coup. Toi par contre c'est différent, je le sens, c'est quelque chose de plus fort.
- Je suis entièrement d'accord avec toi ! Si je deviens lesbienne, c'est avec toi que je voudrais coucher !
J'éclatai de rire et j'embrassai sa joue.
- Je réfléchirai à ça le moment venu.
Elle rit elle aussi et essuya ses yeux.
- Allez, il faut finir de te préparer ! Une chance que je n'aie pas commencé par le maquillage !
Docilement, je me rassis et elle se remit à me coiffer.
- Enfin, tout ça pour dire, que si Rose n'a pas d'excuse valable, je ne la reverrai plus.
- Tu veux que j'aille la voir, c'est ça hein ? T'es trop curieuse et ne pas savoir te rend folle ?!
- S'il te plaît, vas-y ! Il faut que je sache, il faut que je sache !
- Laisse-moi un peu de temps avant.
- D'accord. Mais pas des siècles !
Je ris et elle termina de me faire le même chignon que lors du gala de charité où j'avais enfilé cette robe. La coiffure terminée, Alice passa à l'étape du maquillage. Enfin prête, nous retournâmes dans la salle à manger pour peaufiner la décoration. Quand je reçus le texto de Paul disant qu'ils arrivaient dans cinq minutes, Alice rassembla ses affaires, prépara en vitesse Marshall avant de venir me prendre dans ses bras.
- Appelle-moi demain pour me raconter ta soirée !
- Promis oui. Merci de m'avoir aidée.
- Avec plaisir. Merci d'être revenue, merci pour Marshall, merci pour tout en fait.
- Arrête, je vais pleurer et on n'a plus le temps.
Elle rit et Paul m'indiqua qu'Edward venait d'entrer dans l'immeuble.
- Edward arrive.
- Je vais l'attendre. Mets-toi en place et ne bouge plus.
- Ok.
Elle sortis de l'appartement tandis que j'allais me cacher dans la salle à manger. Je me tendis légèrement quand je les entendis entrer mais souris quand j'entendis mon fiancé râler.
- Mais ça veux dire quoi ! Alice, c'est quoi encore ce bordel !
- Fais ce que je te dis. Fais-moi confiance !
- La dernière fois que tu m'as foutu un bandeau sur les yeux en disant ça, je me suis retrouvé à sauter à l'élastique !
- Tu as hurlé comme une fille et les sangles t'ont broyé les couilles... je le sais ! Tu me l'as reproché tous les jours pendant trois mois !
- C'était pas assez il faut croire ! BELLA ?
- Elle est dans le salon. Allez, entre là... et change-toi ! Je te souhaite bonne soirée, Edward.
J'entendis la porte de la chambre d'ami, où Alice avait emmené Edward, se fermer et elle revint vers moi.
- Il se change. Je file ! Amusez-vous bien !
- Alice, attends. Du saut à l'élastique ?
- Ouais... je t'enverrai la vidéo !
- Tu as intérêt !
Elle sourit et me prit une dernière fois dans ses bras avant de s'en aller avec Marshall. Je n'avais plus qu'à attendre qu'Edward arrive.
- Bella ?
- Dans le salon.
À grands pas, Edward me rejoignit dans le salon, où je l'attendais. Lorsqu'il me vit, il s'arrêta net. Ses yeux se firent ronds puis il posa sa main sur son cœur.
- Oh Bella...
- Salut.
- Salut bébé.
- J'ai pensé qu'il fallait que l'on fête nos fiançailles, nos retrouvailles et tout le reste. Et je ne voulais plus que cette robe soit juste « la piqûre de rappel » accrochée à ta porte. Je voulais lui redonner vie.
- Tu es tout simplement magnifique, ma chérie. C'est une idée superbe. Mon Dieu, comme tu es belle...
- Toi aussi tu es beau. Pardon pour le kidnapping d'Alice devant la porte.
- Il valait le coup.
Il s'approcha alors de moi et sa main caressa ma joue.
- Tu es vraiment fabuleuse.
- Embrasse-moi.
Il sourit et se pencha vers moi afin de m'offrir un doux baiser.
- Viens. Le repas est prêt.
- On mange quoi ?
- Macdo.
- Super cool !
Je ris et pris sa main pour nous conduire dans la salle à manger. Pendant un instant, il se contenta d'observer les lieux avec surprise pour il me regarda.
- Tu as gagné... les filles ont le sens du romantisme plus développé que les mecs !
J'éclatai de rire et nous nous installâmes à nos places.
- Il y avait un concours ?
- Non, mais tu aurais gagné s'il y en avait eu un. Alors tu as passé l'après-midi à ça ?
- Oui. Avec Alice.
- Je la remercierai. On mange quoi ?
- En entrée, fois gras avec pain aux figues.
- Parfait !
Nous soulevâmes les cloches qui couvraient nos assiettes et commençâmes à manger.
- Alors tu as fait du saut à l'élastique ?
Edward s'arrêta de manger et leva les yeux vers moi sans redresser sa tête. Je lui souris et il termina sa bouchée avant de répondre.
- Tu as entendu ?
- Oui. Alice dit qu'elle a une vidéo.
- Ne regarde pas ça, Bella !
- Pourquoi ?
- Parce que.
- Parce que tu cries comme une fille ?
- C'est humiliant ! Alice m'a embarqué un matin, on a fait des heures de route et à 1h de l'arrivée, elle me bande les yeux. Elle ne m'a enlevé le bandeaux qu'une fois en haut du pont où un mec était déjà en train de m'attacher. 30 secondes plus tard, il me poussait pour le grand saut !
- Pauvre chéri.
- Te moque pas. En plus, ça m'a broyé les... bijoux de famille.
- Mais tout est resté en place. Alors sauvé. Pourquoi elle a fait ça ?
- Elle pensait que ça me libérerait. Sache que ça n'a fait que me rendre fou de rage ! Libéré de rien du tout.
- Elle a voulu être sympa, t'aider.
- J'aurais préféré un pot de glace.
- Tu lui en veux encore ?
- Non. Mais si elle te montre la vidéo, je la jette du pont et sans élastique !
Je souris en pensant que quoi qu'il arrive... je verrais cette vidéo.
- Autre chose que tu ne m'as pas dit. Tu es le parrain de Marshall ?
- Est-ce qu'elle t'a demandé ?
- Oui. Elle et Jasper veulent que je sois la marraine. J'ai dit oui. Pourquoi tu ne m'as rien dit ?
- J'ai pensé que si je te disais que j'étais le parrain, tu en déduirais que tu serais la marraine. Et je ne voulais pas gâcher le plaisir de l'annonce à Alice.
- C'est gentil.
- Trop... après ce qu'elle m'a fait faire, je n'aurais pas dû.
Je secouai la tête en souriant.
- Saint Edward.
- C'est toi qui n'arrête pas de me dire « Oh mon Dieu ». Je finis pas y croire.
- Oh mon chéri, la modestie c'est vraiment pas ton truc.
Il rit et avança son verre vers moi. Nous trinquâmes.
- À toi, Bella, qui est encore plus merveilleuse que moi.
Je pouffai et nous terminâmes nos entrée. Avec gentillesse, Edward se chargea d'apporter nos plats.
- Comment ça s'est passé avec ton père ?
- Je me demandais quand tu aborderais le sujet... Il ne savait rien et je le crois. Il n'a pas arrêté de s'excuser, de me dire que s'il avait su, il m'aurait parlé. Il ne comprend pas. Il m'a dit que j'avais bien fait de partir de l'entreprise et que jamais il ne laissera ma mère m'empêcher de voir ma sœur.
- C'est déjà un bon point. Et ta mère ?
- Je crois qu'elle a compris que personne ne lui pardonnera facilement.
- Et Rosalie ?
- Je ne sais pas. Mais j'aimerais lui parler.
- Alice pense qu'elle a peut-être été elle aussi victime de chantage.
- Possible, mais je ne vois pas avec quoi. En tout cas, c'est la seule excuse qui lui reste. J'espère sincèrement qu'elle n'a pas fait ça, juste parce que ma mère le lui a demandé.
- Je l'espère aussi. J'irai la voir. Quand je ne sais pas, mais je dois y aller. Je veux comprendre aussi.
- Je te laisse faire. Prends le temps qu'il faut. Mais pas des siècles !
- Edward, je ne veux plus que tu traînes avec Alice. Tu parles comme elle !
Il rit et nous terminâmes notre repas en parlant de tout et de rien. Une fois nos desserts finis, engloutis pour Edward, il remarqua enfin les chansons qui tournaient en sourdine et en boucle.
- Très bon choix de musique.
- Merci.
- Est-ce que ma fiancée accepterait de danser ?
- Après ce copieux repas, je ne suis pas sûre de pouvoir me lever.
- S'il te plaît... pour moi.
- SI c'est pour toi alors... ok.
Il me sourit et je pris la main qu'il me tendait avant de nous mettre à danser sur Ed Sheeran.
- Tu sais, je suis devenu fou de toi le soir où je t'ai vue avec cette robe. Tu es devenue mon obsession. Je n'ai pas tout de suite compris que je tombais amoureux, mais je n'arrivais plus à te sortir de ma tête.
- Je pense que je l'avais remarqué, oui. Mais je n'ai pas compris non plus.
- Au risque de me répéter. Je t'aime.
- Tu peux te répéter autant de fois que tu veux.
Doucement, il se pencha vers moi et m'embrassa sans arrêter notre danse.
- Que penses-tu de Los Angeles ?
- Los Angeles ? Pourquoi ? Tu ne veux plus aller à New York ?
- Pas pour me marier non.
Je m'écartai légèrement de lui et fronçai les sourcils.
- Los Angeles ? Pour notre mariage ?
- La plage... le soleil, la chaleur... ce n'est pas loin. On pourrait facilement faire venir tes parents...
Il avait l'air sérieux. L'idée du lieu n'était pas mauvaise, c'était un endroit neutre, ensoleillé, chaud et beau. Sa proposition était intéressante.
- Quand ?
- On va remplir le formulaire pour obtenir la licence de mariage demain... et après je ne sais pas... après la semaine en Floride chez tes parents.
- Et l'organisation ?
- Demande à Alice de t'aider. On ne sera pas beaucoup. Et je peux certainement donner un coup de main aussi.
C'est vrai, ça me laissait le temps pour choisir une robe, commander le traiteur, réserver une salle...
- D'accord !
- D'accord ?
- Tu voulais que je dise non ?
- Non ! Mais je ne pensais pas que tu dirais oui si vite.
- Pourquoi ?
- Tu as tellement été contre un mariage que je ne m'attendais pas à une capitulation aussi facile.
- Je suis prête, Edward. Je le veux. Il nous faut juste une date.
- On verra demain.
- D'accord et... la lune de miel ?
- Où veux-tu aller ?
- Dans un endroit où tu pourras faire du saut à l'élastique !
Doucement il claqua ma fesse droite et se pencha pour capturer ma lèvre inférieure entre ses dents pour la mordre.
- Tu es méchante avec moi !
- Et toi alors ? Tu me mords et me frappes en même temps.
- Ô comme j'ai de la peine pour toi !
Je ris et m'éloignais de lui.
- Tu as de la chance, je ne suis pas rancunière. Nous allons même passer à la deuxième partie de notre soirée.
- Ok... mais on n'a pas résolu le problème de la lune de miel.
- On en rediscutera. Pour le moment, je veux que tu me fasses manger des fraises au chocolat, que tu lèches la chantilly sur mon corps et que tu boives du champagne dans mon nombril !
Il me regarda avec les yeux ronds et un sourire presque pervers s'afficha sur son visage tandis que j'allais dans la cuisine.
- Tu as décidément tout prévu !
- J'ai même de la glace !
Fièrement, je tendis mon pot de glace devant ses yeux..
- Tu es parfaite.
- Le reste est déjà dans la chambre. Ça n'attend plus que nous.
Il passa alors un de ses bras dernière mon dos et l'autre sous mes genoux afin de me porter.
- Tu auras la patience de changer les draps et de prendre une douche ?
- La douche oui... le reste, il y a deux chambres d'ami ici !
Il rit et nous emmena dans notre chambre où, durant tout une partie de la nuit, nous expérimentâmes de nouvelles facettes du plaisir à deux.
Et voilà...
La semaine prochaine, pas de chapitre... Je ne serais pas disponible.
A dans deux semaine.
Bise.
Lexi
