Salut tout le monde ! Je suis super contente de vous retrouver pour ce chapitre un peu particulier. J'espère qu'il va vous plaire ;) Je vous laisse le découvrir
Bonne Lecture !
Chapitre 36 : How I met your mother
Mon père et moi sommes assis dans l'appartement des préfets. Face au feu crépitant nous restons silencieux.
Cette pièce n'a pas changé, murmure-t-il en regardant tout autour de lui un mince sourire sur le visage.
- Tu partageais cet appartement avec qui à l'époque ? je demande curieux
- Hermione Granger, répond-il naturellement
J'écarquille les yeux et me tourne vers mon père. Comment se fait-il qu'il ne m'en ai jamais parlé ? Pourtant ça paraît logique Hermione Granger était la meilleure élève de sa promo.
- Cette cohabitation était... mouvementée, concède-t-il en lâchant un petit rire.
- Vous vous disputiez souvent ?
- Toujours. Mais nous avions une solution plutôt radicale pour mettre fin à nos disputes. Après tout, on ne se détestait pas. Après tout ce qui s'était passé l'année d'avant on réussissait à rester cordial entre deux insultes. Je pourrais même dire qu'on était amis.
Je n'arrivais pas à le croire, Mme Weasley et mon père amis. C'est peut-être la raison pour laquelle ça les dérangeait moins que Rose et moi sortions ensemble.
- Quelle était cette solution pour arrêter de vous disputer ?
- Euh... c'est sans importance, répondit évasivement mon père
Je me rends compte alors qu'il y a beaucoup de choses que j'ignore sur l'adolescence de mon père ou sur son passé en général. Est-ce que Rose est au courant de ça ? Le fait de penser à elle, déclenche une douleur sourde dans mon corps. J'avais failli la perdre définitivement ce soir. Je n'aurais plus pu apercevoir ses cheveux bruns ondulés dans le couloir. Je n'aurais plus entendu son cœur battre, senti son parfum, touché sa peau douce. Je n'aurais plus brulé sous son regard bleuté. Je l'aurais simplement perdu pour toujours. A jamais son beau visage aurait dormit sous la terre.
Je soupire et passe une main dans mes cheveux.
- Scorpius écoute... je sais que c'est difficile pour toi et Rose. Cette situation, ce que t'as grand-mère t'as montré... Mais le passé appartient au passé, et vous les jeunes vous ne devez pas vous empêcher de vivre à cause de tout ça. Désolé, c'est très confus comme explication... Tout ce que je veux dire c'est que si tu aimes Rose alors ne laisse rien t'empêcher d'être avec elle.
- Pourquoi c'est si difficile d'aimer quelqu'un ?
Je me surprends à penser tout haut cette question. Mon père m'observe un moment puis déclare.
- On ne choisi pas de qui on tombe amoureux.
- Je sais mais pour certains c'est tellement simple, m'exclamai-je
- Ça ne l'est jamais Scorpius.
- Parfois si, regarde pour toi et Maman ...
Le rire de mon père me coupe. Il pose une main sur ma jambe et déclare :
- Crois-moi, c'était loin d'être simple avec ta mère et moi.
Mon père recule un peu et pose son dos sur le dossier du canapé, signe qu'il va débuter une histoire plutôt longue.
- Au début, j'étais sensé épousé Daphnée Greengrass
- Daphnée... la sœur de Maman ?
- Elle même, approuve mon père. Mais les choses ne se sont pas du tout déroulées comme prévu.
/Flashback/ Des années plutôt
Drago Malefoy se tenait debout dans le salon lumineux des Greengrass. Un silence de mort régnait dans la pièce. D'un côté, Narcissa Malefoy et son fils, de l'autre Daphnée Greengrass entourée de ses parents. C'était la première rencontre entre les deux familles depuis qu'il était convenu que la jeune blonde allait épousé l'héritier Malefoy. Comme l'exigeait la coutume c'était les parents de la jeune fille qui invitait en premier.
- Je vous en prie asseyez-vous, déclara Mrs Greengrass en désignant deux fauteuils de cuir noir. Débuta alors une conversation à laquelle Drago n'écouta pas un seul mot. Il était bien trop occupé à observer sa future épouse. Grande, la silhouette fine, les cheveux blonds et lisses caressant ses épaules, Daphnée était le portrait type d'une jeune fille de famille sang-pur. Sa beauté avait presque quelque chose de malsain. La perfection même. Drago ne pu s'empêcher de faire la moue. Des filles comme ça, il en avait eu toute son adolescence. Elles se ressemblaient toutes. Toutes affreusement bien coiffées, vêtues et élevées. De véritables poupées vivantes que l'on maniait avec faciliter. Le jeune Malefoy ne pouvait espérer mieux en matière d'épouse.
Daphnée Greengrass demeurait silencieuse, elle écoutait attentivement la conversation sans pour autant y prendre part. Les mains posées délicatement sur ses genoux de porcelaine, elle faisait semblant de ne pas remarquer le regard de Drago sur elle. Ce dernier le savait, il devinait sans mal ce qui se passait dans la tête de la jeune fille. Tout dans le paraître, c'était toujours comme ça dans les vieilles familles de sang-pur.
Alors que le blond se décidait enfin à émerger de ses pensées et à se suivre la conversation, une porte à l'étage claqua. Des bruits de pas précipités se firent entendre. Une jeune fille apparut en haut des escaliers, qu'elle descendis avec agilité. Elle n'avait rien d'une fille de sang-pur. Ces cheveux d'un noir jais étaient négligemment noués en un chignon lâche et désordonnés. Vêtue d'une salopette couverte de tâches de peinture, un pinceau à la main, elle s'arrêta net lorsqu'elle aperçu les visiteurs dans le salon.
- Astoria ? s'exclama sa mère avec un accent réprobateur dans la voix
- Je... passais juste chercher un pot de peinture à la cave
Mrs Greengrass soupira
- Remonte te changer, nous dinons dans vingt minutes.
La jeune fille serra discrètement les poings, ce qui n'échappa pas à Drago qui haussa les sourcils. Le jeune homme ne pu s'empêcher de comparer la brune à sa sœur, assise en face de lui. Astoria était un petit peu plus petite en taille et ses courbes plus généreuse. Elle n'était pas pour autant grosse. Elle dégageait une aura apaisante, une sensation étrange de bien-être s'empara du serpentard. Ces cheveux étaient l'exact opposés de ceux de sa sœurs mais ce qui surpris surtout Drago c'était ses mains. Elles étaient petites et des pinceaux de peinture tachaient ses doigts. Rien à voir avec les mains laiteuses et parfaitement manucurées de Daphnée.
A contrecœur mais sans un mot, Astoria remonta à toute vitesse les escaliers, empêchant le jeune Malefoy de continuer son jeu de comparaison.
- Excusez-là pour son comportement, murmura Mrs Greengrass. Astoria est encore jeune et toute cette passion ridicule pour la peinture finira pas lui passer.
A cet instant, Lucius Malefoy fit son apparition dans le salon.
- Pardonnez-moi pour mon retard. Une affaire urgente au ministère, ils avaient besoin de moi.
Drago se retins de rire sarcastiquement. Il n'y avait aucune affaire urgente, il en était certain. Après avoir purgé sa peine de cinq ans à Askaban. Lucius avait pu sortir sous la permission d'un juge à condition qu'il devienne consultant pour le ministère au mangemagot. De Mangemorts il était donc devenu traitre et mettait ses compétences de magie noir au service du ministère. Lucius passait sa vie dans son bureau, prétendant être occupé, mais la vérité était qu'il n'avait strictement rien à faire. Rares étaient les fois où le ministère demandait son aide. En réalité, il était payé simplement pour rester sagement dans son bureau. Drago n'était pas dupe et il préférait qu'il en soit ainsi mais sauver les apparences étaient primordiales pour les Malefoy.
- Ne vous en faîtes pas Lucius, nous allons donc passer à table
Mr Greengrass invita les visiteurs à passer dans la salle à manger. Drago se trouva logiquement à côté de Daphnée tandis que les deux pères de famille se situaient en bout de table. Astoria descendis quelques minutes plus tard vêtue d'une robe rouge vif. Ces cheveux à présents détachés tombaient sur ses épaules. Elle adressa un sourire sincère à Drago et s'assit en face de lui.
Le diner se passa agréablement bien, et Drago ne s'ennuya pas une seconde. En effet, durant le repas, son père s'était fait une joie de critiquer toutes les nouvelles réformes du ministère et Astoria qui était visiblement attentive aux actualités lui avait tenu tête. Ce qui n'avait pas été du goût de Mrs Greengrass, qui lançait à sa fille des regards noirs l'intimant d'arrêter. Rien y faisait, Astoria l'ignorait avec brio.
Drago n'avait pu s'empêcher de sourire quand la brune s'était emparée de la bouteille de vin rouge et avait proposé aux convives de les resservir. Il fallait savoir que dans les coutumes des familles de sang-pur, les femmes ne touchait en aucun cas aux bouteilles d'alcools. C'était toujours le maître de maison qui se chargeait de servir les invités. Ça ne paraissait rien, mais il s'agissait d'un réel affront pour la cadet d'une famille aussi distinguée d'avoir aussi peu de manière.
Drago tendit son verre pour que la jeune femme le serve. Ce qu'elle fit le regard rieur, bien consciente de l'erreur qu'elle commettait ici.
Le diner enfin terminé, Mrs Greengrass, Narcissa et Daphnée se retirèrent pour discuter des modalités du mariage tandis que les hommes accompagnés d'Astoria sortirent marcher dans le parc du domaine des Greengrass. Il faisait beau en ce début de printemps. Le soleil réchauffait la nature, mais l'humidité se faisait tout de même sentir. Les deux pères marchaient en tête et juste derrière, à quelques mètres se situaient Drago et Astoria. Cette dernière affichait un grand sourire et respirait à plein poumon l'air frais.
- Comment trouvez-vous ma sœur ? demanda-t-elle
Drago fut un peu étonné par sa question mais ne fis rien paraître.
- Elle est... parfaite
- Oui, c'est toujours l'effet qu'elle fait, rétorqua la brune
Le jeune Malefoy l'interrogea du regard. Sa réplique était-elle ironique ?
- Je veux dire... elle l'est vraiment. Il suffit de la regarder, elle fait l'unanimité. Vous n'avez rien à craindre, assura la jeune sœur un peu confuse.
- Elle ne parle pas beaucoup, fit remarquer le blond d'un ton neutre
- C'est qu'elle est intimidée. Une fois que vous la connaitrez, vous changerez d'avis. C'est une fille tout à fait intelligente.
- Arrêter, déclara le Serpentard d'un ton dur en stoppant sa marche
- Arrêter quoi ?
- D'essayer de complimenter votre sœur comme s'il s'agissait d'un objet que vous vouliez me vendre.
Astoria fronça les sourcils, visiblement blessée par la réplique du jeune Malefoy
- je ne la vends pas ! Je dis seulement la vérité. Ma sœur est quelqu'un de timide et peu paraître sans saveur mais elle est admirable. Elle sait être aimante et généreuse sans pour autant être niaise. Son rire est la chose la plus mélodieuse que j'ai jamais pu entendre et sa beauté est bien supérieur à celle de toutes les filles de ce pays. Vous avez beaucoup de chance de l'avoir comme future épouse et je doute que vous méritiez son amour!
Sur ces mots Astoria repris sa marche bien décidée à mettre le plus de distance entre elle et ce blond prétentieux. Ce dernier la rattrapa en quelques pas.
- Je m'excuse de vous avoir offensé, j'avais la sensation que vous... ça n'a pas d'importance. Je me suis mal exprimé, je suis navré.
La brune fronça les sourcils avant d'esquisser un sourire.
- On m'avait dit que les Malefoy ne s'excusaient jamais. Allez, pas de besoin de faire de cérémonie, je vous pardonne, bougonna-t-elle
Drago ne pu s'empêcher de la trouver irrésistible. Ses yeux noisettes fixés sur l'horizon, la tête haute, les mains nonchalamment enfoncées dans les poches de sa veste en cuir noir. Non vraiment elle n'avait rein d'une jeune fille de sang-pur. Elle n'était pas parfaite comme sa sœur mais plutôt naturellement parfaite. Elle avait la qualité d'exprimer tout ce qu'elle ressentait, elle respirait l'authenticité et la franchise. On avait vu pu de Serpentards honnêtes à Poudlard, mais poussée à son paroxysme la franchise pouvait être un défaut, voir même un vice. Drago aurait bien voulu savoir quelle facette de sa personnalité avait poussé la jeune fille à Serpentard. Il avait peu de souvenir d'elle à Poudlard. Etant plus âgé, il ne lui avait jamais vraiment fait attention à elle. Une grossière erreur, pensa-t-il alors.
Tandis qu'il détaillait son visage, il remarqua d'une tache de peinture verte demeurait sur l'arrête de sa mâchoire. Drago n'était pas maniaque, mais il vu là une occasion de toucher sa peau qui semblait l'appeler à grand cri. Il passa donc son pouce le long de sa mâchoire et la trace disparut. Astoria resta un moment pétrifiée, sans comprendre le geste de son futur beau-frère.
Le mois de mai touchait à sa fin et les préparatifs du mariage s'accéléraient. Drago avait été amené à revoir plusieurs fois Daphnée, ainsi que sa sœur. La première n'avait pas été bien plus bavarde. Cependant il avait noué une véritable amitié avec la dernière. Ils s'étaient vu en dehors du cercle familiale, prenant un café de temps en temps. Ces moments étaient les plus agréables qu'avait pu vivre Drago depuis bien des années et il était devenu clair pour lui qu'Astoria était la seule femme capable de la comprendre. Tant de fois il s'était retenu de l'embrasser ou simplement de la toucher. Dans deux mois, il serait marié sa sœur et il ne pourrait plus rien faire. Il avait donc décidé d'en parler à ses parents, parce qu'après tout il s'agissait également d'une Greengrass. Que se soit l'une ou l'autre, ça ne changeait rien sauf pour lui. Mais avant d'en informer ses parents, il fallait qu'il parle à la principale concernée. Drago doutait des sentiments de la jeune fille. Bien sûr, il avait intercepté les regards qu'elle lui lançait et il était sûr de lui plaire mais de là à ce qu'elle accepte de l'épouser, il y avait un mur franchir.
Ainsi Drago décida de passer à l'improviste un vendredi soir. Il savait que Mrs Greengrass et Daphnée étaient de sortie, il avait donc prit la liberté de transplaner dans le salon de sa futur belle-famille. A cette heure-ci, il savait parfaitement où la belle brune se cachait. Il monta les escaliers quatre à quatre et se trouva une porte. Il n'était jamais entré dans cette pièce mais il devinait qu'il s'agissait de l'atelier d'Astoria. La lumière et le son de la musique classique trahissait la présence de la jeune femme. Sans prendre la peine de frapper il ouvrit délicatement la porte. C'était une petite pièce avec de grandes fenêtres qui donnaient sur le parc. L'atelier était dans un bazar sans nom, des chevalets étaient entreposés à gauche avec des pots vide de différentes tailles. A droite étaient entreposés un tas d'objets inconnu au jeune homme. Astoria était assise de dos à la porte. Ses cheveux bruns étaient relevés laissant découvrir son cou gracieux. Elle était penchée sur son bureau et dodelinait de la tête au tempo de la sonate qui emplissait la pièce.
Drago se racla la gorge pour signaler sa présence, faisant sursauter la brune. Cette dernière se retourna brusquement, ses yeux s'agrandirent lorsqu'elle l'aperçu. Instinctivement elle cacha son dessin dans une grande pochette et se leva.
- Qu'est-ce que... pourquoi es-tu là ?
- Bonsoir à toi aussi Astoria, déclara le jeune homme en souriant.
- Bonsoir, se repris la jeune fille quelque peu confuse par la présence du blond dans son atelier.
- j'ai pris la liberté d'entrer, j'espère que ça ne te dérange pas.
- Personne n'est jamais entrer ici auparavant, rétorqua la brune
- Qu'étais-tu en train de dessiner ? la questionna le blond sa relever la réplique d'Astoria
- Des retouches pour la robe de mariage de Daphnée, répondit-elle
Drago esquissa un geste pour s'emparer de la pochette à dessin mais Astoria l'en empêcha, plaquant son dos contre le bureau.
- Ça porte malheur de voir la robe de la mariée, fit-elle remarquer
- Tu mens... je suis sûr que cette pochette est pleine de portrait de moi, plaisanta le jeune homme
- Ah oui et pourquoi ça ?
- Parce que je suis irrésistible et beau comme un dieu
- Vous seriez fort déçu Mr Malefoy, si vous ouvriez cette pochette. Ce sont des simples croquis.
Le serpentard fit la moue et s'éloigna. Il fit semblant d'observer la vue et dès que la jeune femme baissa sa garde, il s'empara de l'objet de sa convoitise. Astoria laissa échappé un petit cri, mais c'était trop tard, le jeune homme l'avait ouvert.
Le regard du blond se fit alors beaucoup plus sérieux, il détailla avec intérêt chaque dessin sans prononcer une seule parole. Astoria n'avait pas menti, il s'agissait de croquis de différentes tenues. Drago ne suivait pas vraiment la mode féminine, mais il avait beaucoup de goût et chaque croquis l'impressionnait un peu plus. Finalement, il releva la tête pour croiser le regard d'Astoria.
- Tu es très douée, déclara-t-il. Tu veux en faire ton métier ? Tu pourrais travailler pour de grands couturiers.
La jeune fille se mit à rire. Elle, styliste pour de grandes marques ? cela relevait du rêve voire même du miracle.
- Je doute que ce soit convenable d'avoir un tel métier pour une jeune fille de ma "condition".
- Depuis quand te soucis-tu de ta condition ?
Astoria serra la mâchoire. Depuis le temps, il n'avait pas compris. Astoria avait toujours été le vilain petit canard de la famille. Sa mère ne lui avait jamais montré aucune tendresse mais elle ne s'en plaignait pas. Elle n'avait jamais été du genre à demander de l'attention. Depuis sa petite enfance, elle appréciait la solitude. Elle n'aimait pas non plus le contact physique. Bien sûr elle avait des amis avec qui elle passait son temps mais les seules marques de tendresse qu'elle obtenait et qu'elle désirait étaient celles de sa sœur. Elles avaient toujours été très proche et Daphnée était pour Astoria ce qui se rapprochait le plus d'une mère. En grandissant Astoria avait rapidement compris quoi on la destinait et une fois de plus elle ne s'était pas plein. Elle avait accepter son sort en se jurant à elle même de vivre en l'espace de quelques années une vie entière. Elle ne voulait rien regretter en se mariant, il fallait juste qu'elle ait vécu avant. Plus le temps passait, plus Astoria se transformait en jeune femme et attirait les partis. Pourtant la jeune femme n'avait pas encore tout vécu. Elle avait fait part à Drago de son envie de découvrir le monde, de voyager, de vivre simplement, durant un déjeuné qu'ils avaient partagés. Il lui avait semblé que le jeune homme avait compris ce désir, elle avait alors découvert les nombreux points qu'ils avaient en commun. Une fois alors qu'ils marchaient dans les rues de Londres en discutant, sa main avait malencontreusement frôlée celle du jeune homme. Pour la première fois, elle avait éprouvé de la tendresse envers un homme. Elle avait lever les yeux vers son visage et elle n'avait qu'une envie se jeter dans ses bras. Rien que pour sentir la chaleur de ce corps contre le sien. Un désir charnel qui depuis ce jour ne cessait de la tourmenter. Mais voilà, il était promis à sa sœur et elle n'avait en aucun cas le droit de lui demander de l'attention. Elle était donc restée à cette simple place d'amie en espérant qu'un jour elle éprouverait la même tendresse pour un autre homme qu'elle épouserait. Même si Astoria avait conscience que son mariage serait arrangé, elle avait espérée - comme la plupart des filles dans la même situation - tomber amoureuse de son époux. Alors oui, d'un côté, Astoria se moquait de sa "condition", elle ne voyait pas l'intérêt de s'en plaindre, même si elle aimait jouer l'insolente, mais inconsciemment sa "condition" l'empêchait réellement de vivre. Comment expliquer au blond le paradoxe qui régnait dans son esprit ?
Elle soupira et s'assit sur sa chaise de bureau, prête à tenter une explication.
- Daphnée va se marier avec l'hériter Malefoy, mes parents ne pouvait rêver mieux et je pensais que ce mariage me permettrait d'être tranquille un moment. C'est vrai quoi ! Après un tel mariage, j'aurais pensé que mes parents seraient plus flexible sur mon cas. Je ne me plains pas, je sais que je finirais moi aussi par me marier de gré ou de force, mais j'avais nourrit l'espoir de trouver quelqu'un avec qui je puisse m'entendre. Je ne demande pas le grand amour, juste... de la tendresse. Mais visiblement mes parents cherchent déjà un parti pour moi. Je crois que la famille Nott est intéressée...
Drago fut saisit par la nouvelle. Imaginer Astoria dans les bras d'un autre homme lui semblait complètement absurde.
- Tu connais Théodore Nott ? demanda-t-elle doucement. J'ai très peu de souvenir de lui à Poudlard et la plupart ne sont pas très flatteurs.
Elle parlait d'une voix un peu éraillée sans cesser de fixer les taches de peintures présentes sur le parquet?
- Je me rappelle de quelqu'un de grossier, manipulateur, violent...
Drago demeura silencieux, ne pouvant démentir les propos de la brune.
- Je suis ridicule... de quel droit je me plains ?
Drago s'agenouilla en face de la jeune fille et prit ses mains dans les siennes.
- Marries-toi avec moi ! Je promets de t'aimer, de t'apporter toute la tendresse que tu désires, de te rendre heureuse. Tu auras ton propre atelier, je te ferais rencontrer les plus grands couturiers, qui admireront ton talent et avec qui te travaillera. Je te ferais voyagé, je t'offrirais tout.
- C'est impossible, murmura-t-elle en s'écartant de lui. Tu ne sais pas ce que tu dis. Tu es fiancé à ma sœur.
- Mais je ne l'aime pas. Par contre, toi, je t'aime à devenir dingue Astoria.
- Mais...
- Ose me dire que tu ne ressens rien.
- Je...
Drago ne la laissa pas terminer sa phrase et plaqua ses lèvres contre les siennes. Il avait l'impression de respirer à nouveau. Le corps brûlant, il savourait tout l'effet de ce baiser.
- Je t'aime, murmura la brune une fois qu'ils furent séparés.
Drago sourit et se releva. Il trempa son doigt dans un pot de peinture jaune et traça un trait sur le nez de celle qu'il considérait maintenant comme sa femme.
- Je le savais, murmura-t-il
Elle se leva à son tour et s'empara d'un pinceau sale disposé sur un des chevalets. Elle dessina une courbe sur le front du blond. S'en suivit une bataille féroce de peinture. Couvert tous les deux de peinture multicolore, ils s'observèrent le souffle court puis Drago se jeta sur sa femme avec une seule envie, la posséder entièrement.
Un silence pensant emplissait le salon des Malefoy. la nouvelle venait de tomber. Drago venait d'apprendre à ses parents et à ceux d'Astoria qu'il désirait épouser cette dernière.
- C'est une blague Drago ? s'exclama son père sortant de sa torpeur
- Non, c'est très sérieux, Père. Je sais qu'Astoria me conviendra mieux comme épouse que Daphnée, même si votre aînée est une fille charmante, précisa le blond à l'adresse de Mrs Mr Greengrass
- Drago, c'est trop tard ! soupira Narcissa. Tout le monde sait que tu dois épouser Daphnée, que vont dire les gens quand il vont apprendre que l'identité de la mariée a changé.
- Peut m'importe ce que diront les gens
Mrs Greengrass soupira visiblement exaspérée. Astoria avait la tête baissée, refusant de croiser le regard noir de sa mère. Elle savait très bien ce que cette femme pensait, elle avait vécu toutes ces années à ces côtés. Elle avait volé Drago à sa sœur. Sa mère ne lui pardonnerait jamais. Daphnée avait toujours été sa préférée et il avait toujours été question de la marier à Drago.
- Je pense surtout qu'il faut demander l'avis à la principale concernée. Astoria, qu'en penses-tu ? demanda son père d'un ton neutre.
La jeune blonde assise en face de sa sœur ne semblait pas contrarié par la nouvelle. En réalité, son visage était impassible. Il n'y avait aucun moyen de savoir ce qui pouvait bien se passer dans la tête de cette magnifique jeune fille. Les deux sœurs échangèrent un regard.
- Je ne m'opposerais pas au bonheur de ma sœur, répondit-elle doucement. Seulement, vous comprendrez que je n'assiste pas au mariage.
Ses dernières paroles brisèrent le cœur d'Astoria qui dû se mordre l'intérieur de la joue jusqu'au sang pour ne pas se mettre à pleurer
- Après tout cela reste dans la famille, concéda Narcissa
- Le mariage peut demeurer mais le changement de mariée, engendrera des coûts supplémentaires.
- Nous nous en chargerons, affirma Drago défiant son père du regard de le contredire.
Astoria était assise sur le lit de sa suite nuptiale, encore tout habillée de sa robe de mariée. L'immense miroir devant lui renvoyait son image. Elle était belle, elle n'avais jamais été aussi belle. Ses cheveux étaient retenus en un chignon d'où quelques mèches bouclés s'échappaient. Sa robe avait été dessiné par elle-même et mettait parfaitement en valeur ses courbes. Une véritable princesse attendant la venue de son prince.
La nuit était déjà bien avancée et la fête était à présent finie. Drago n'allait pas tarder à la rejoindre. Dans le silence de cette chambre immense, elle se remémora sa journée. Elle était sensé avoir vécu le plus beau jour de sa vie et pourtant cette journée comptait comme une des pires journées de sa vie. Elle n'avait pas pu profiter de ce beau moment, elle n'avait pas pu laisser éclater sa joie. Non, elle avait dû rester assise, souriant, remerciant chaque invités et acceptant chaque remerciements aussi hypocrites soient-ils. Il avait fallu échanger des banalités pour la forme. En clair, elle s'était conduite comme la parfaite sang-pure. Elle ne s'était pas reconnue dans ce rôle mais elle l'avait fait pour Drago. Hors de question de faire honte à l'homme qu'elle aimait. Son mariage n'était qu'une pièce de théâtre, un spectacle d'une journée entière sans entracte. Une certitude s'était dressée dans son esprit, elle n'était pas faite pour cette vie. Elle n'était pas faite pour partager la vie de Drago Malefoy et pourtant elle l'aimait. Il était le seul et l'unique qu'elle aimerait toute sa vie et elle était prête à sacrifier une partie d'elle-même pour lui. C'était décidé, elle allait devenir la parfaite Mrs Malefoy.
C'est alors qu'on frappa à la porte. Elle sursauta, se leva, défroissa sa robe blanche et autorisa la personne à entrer. Alors qu'elle s'attendait à voir Drago, sa mère apparut sur le seuil de sa porte, qu'elle referma derrière elle.
- C'est vous mère, ne pu s'empêcher de murmurer Astoria, déçue.
- Oui, répondit la blonde
Elle adressa un sourire faux à sa fille. Elle avança doucement vers elle et se mit à lui tourner autour, tel un serpent sur sa proie.
- Regarde-toi, la vengeance te sied très bien au teint ma fille. Tu as eu tout ce que tu voulais. je ne te pensais pas aussi maligne pour en arriver là mais félicitation tu as réussis à obtenir l'homme, le titre et la richesse tout en discréditant ta famille. C'est impressionnant, je dois l'admettre.
Mrs Greengrass éclata d'un rire malveillant.
- Je n'ai jamais eu l'ambition de discréditer notre famille, rétorqua la jeune fille
- "Notre" famille ? Oh non... Astoria... tu es une Malefoy maintenant, tu n'as plus rien à voir avec les Greengrass, déclara la blonde d'une voix faussement affligée. Ce qui m'intrigue c'est comment tu as pu le faire tomber amoureux de toi. Toi, la petite fille disgracieuse, dodue et pleine de complexes. Toi "l'artiste" tourmentée.
- Drago m'aime pour ce que je suis, tout simplement ! répliqua la brune encaissant les paroles de celle qui l'avait portée dans son ventre.
- Tâche de t'en souvenir quand il te trompera avec la première venue, ricana Mrs Greengrass en s'approchant encore de sa fille. Elle posa son index parfaitement manucuré sous le menton d'Astoria et y enfonça son ongle, la faisant grimacer.
- Tu me crois aussi naïve ? Je sais très bien ce qui peut faire changer un homme d'avis d'un jour à l'autre. Tu lui a donné ton corps, tu n'es qu'une dépravée, une prostituée c'est tout ce que tu es !
Ces insultes résonnèrent dans l'esprit d'Astoria qui retenait avec difficultés ses larmes.
- Tu l'as laissé te toucher, n'est-ce pas ? gronda Mrs Greengrass dont le regard bleuté était glacial. Maintenant tu ne seras que ça. Une simple petite prostituée dans le lit d'un aristocrate et quand il se fatiguera de toi alors tu ne seras plus rien !
Elle poussa violement sa fille sur le lit.
- Mais tu en es consciente n'est-ce pas ? Tu sais que tu vas être malheureuse avec lui, parce que cette vie n'est pas faite pour toi, Astoria. J'espère que ton sacrifice en vaudra la peine.
- Ce sera le cas, rétorqua Astoria en se levant. Tu te trompes, je serais heureuse parce que je l'aime et que je sais qu'il m'aime. Je serais bien plus heureuse que tu ne l'as jamais été, mère. C'est pour ça que tu ne supportes pas de me voir aujourd'hui mariée à un Malefoy. J'ai réussi là où toi tu as échoué.
Mrs Greengrass se recula, toisa sa fille d'un air détaché avant de lui asséner une gifle.
- Adieu, Mrs Malefoy
Elle sortit, laissant sa fille secouée par son geste. Lorsque la porte se referma Astoria s'autorisa à s'échouer sur le lit en pleurs. On frappa à nouveau à la porte. Elle se releva brusquement, sécha ses larmes, afficha un sourire et la porte s'ouvrit sur Drago qui observa sa femme inquiet.
- J'ai croisé ta mère dans le couloir, déclara-t-il doucement. est-ce que tout va bien ?
- Bien sûr ! sourit la brune
Comme si rien ne s'était passé, elle embrassa son mari.
25 décembre - année actuelle
Drago entra dans l'atelier de sa femme sans même prendre la peine frapper. celle-ci ne broncha pas. Assise à son bureau, sa main dessinait avec habileté sa nouvelle création. Elle demeurait silencieuse et concentrée.
- Rose Weasley est partie, annonça le blond visiblement irrité
- Je sais, murmura doucement Astoria tout en continuant de dessiner.
- Tu as gagné
La brune s'immobilisa, posa délicatement son crayon sur son bureau et se leva pour faire face à son mari.
- Non, je n'ai pas "gagné" comme tu dis. je ne considère pas ça comme un jeu ni comme une guerre. je savais que ça finirait pas arriver. C'est tout. Il n'y a pas de quoi pleurer.
- C'est tout ce que le malheur de ton fils te fais ! s'exclama Malefoy
- Bien sûr de non ! Je ne fais pas ça pour le plaisir, si j'étais si odieuse avec cette fille, c'est pour sa protection.
- Quoi ? Astoria mais que quoi est-ce que tu parles ? En quoi, le séparer de cette fille le protégerais ? hurla presque Drago.
- Ce n'est pas notre fils que je cherche à protéger, répliqua durement Mrs Malefoy
Un silence s'abattit sur la pièce. Drago soupira et s'assis sur un tabouret, et fit un signe de la mains l'imitant de s'expliquer.
- Rose est bien trop jeune pour cela. je ne sais pas pourquoi mais elle me fait penser à moi à son âge. Souriante, rebelle et intensément amoureuse. je sais très bien ce qu'il l'attend si elle reste avec Scorpius. je le sais parce que je suis passée par là. Rose Weasley, n'est pas faite pour vivre dans notre monde et si elle y rentre, elle va se perdre.
Drago se leva et s'avança vers sa femme étonné par ses propos.
- Ce n'est pas un secret, tu le sais aussi bien que moi. En te suivant, en me mariant avec toi, j'ai dû éteindre une partie de moi.
- Astoria...
- Mais ce n'est pas grave ! ajouta-t-elle rapidement, parce que je t'aime et je ferais tout pour rester à tes côtés. Si c'était à refaire, je ferais exactement la même chose. Je ne regrette rien.
- Tu n'es pas heureuse ? demanda le Serpentard en caressant délicatement la joue de sa femme.
- Bien sûr que si Drago ! Tu m'as donné tout ce dont j'ai toujours rêvé et puis nous avons un fils exceptionnel. tant que je serais avec toi, je serais toujours heureuse. mais Rose est trop jeune. Elle ne comprend pas encore le sacrifice qu'elle devra accomplir et sa décision ne pourra jamais être objective.
- La tienne la été ?
- Non, c'est vrai, concéda Astoria. il n'empêche que je refuse de pousser cette jeune fille dans les bras de notre fils parce qu'inévitablement elle devra faire une croix sur une partie d'elle-même.
- Peut-être, mais ce n'est pas à toi de décider Astoria. Je comprends tes raisons mais Rose est amoureuse de notre fils et lui ressent la même chose pour elle. On ne doit pas s'en mêler. Je ne sais pas comment tu as réussi à la convaincre de partir mais...
- Je n'ai rien fait, le coupa Astoria
Drago leva un sourcil perplexe.
- Je ne l'ai pas parlé depuis hier soir et elle m'a bien fait comprendre qu'elle était prête à tout pour Scorpius. Si elle est partie, je n'ai rien à voir avec ça.
Drago passa une main dans ces cheveux. Déterminé à connaître la raison du départ de la Gryffondor, il sortit de l'atelier après avoir embrassé rapidement sa femme.
Fin Flashback
- Mon histoire avec ta mère est loin d'être facile, comme tu peux le constater.
- Pourquoi tu me raconte tout ça ? questionnai-je
- Pour te faire comprendre que peut importe les difficultés d'un relation, si on aime réellement l'autre, ça vaut toujours la peine. Tu sais dans la vie il faut avoir deux certitudes.
- Quelles sont les tiennes ?
- La première c'est que les Canon de Chudley sont la pire équipe de Quidditch
J'éclate de rire et mon père se prend la tête dans les mains comme s'il se rappelait de leur dernier match.
- La seconde, se reprend-il, c'est que je suis amoureux de ta mère et ça ne changera jamais.
Mon père enfonce sa main dans ma poche pour en sortir un petit écrin et me le tend.
- Ta grand-mère m'a chargé de te le donner, explique-t-il
Je regarde mon père complètement perdu.
- J'ai une troisième certitude, ajouta-t-il. Dans la vie on ne rencontre qu'une seule fois l'âme sœur et si on ne saisis pas l'occasion alors... c'est qu'on est con.
Je souris et m'emparant de l'écrin. Je n'ai pas besoin de l'ouvrir, je sais très bien ce qui s'y trouve.
- Dès que Rose se réveille, tu vas me faire le plaisir de le lui donner.
VOILAAAAAAAAAAAAAA ! J'espère que vous avez aimé en savoir plus sur le couple Drago/Astoria. Si vous avez des questions n'hésitez pas ! Finalement elle est pas si affreuse cette Astoria... XD
Le prochain chapitre la semaine prochaine. Je sais que ça fait deux chapitres que je ne réponds pas à vos reviews. Le truc c'est que c'est tendu en ce moment (pleine période de bac). Mais laissez-moi quand même des petits commentaires j'y répondrais en fin de semaine prochaine.
Pour celles qui passent le bac (comme moi !) J'espère que le début des épreuves c'est bien passé pour vous. Bonne chance pour la semaine prochaine ! Je crois que mon week-end va être consacré à mes révisions d'éco - -' Et bonne chance aussi aux premières ES qui passent le bac Sciences !
xoxo
SunPotion
