Chapitre 35 ou Comme une deuxième famille

Hey ! La nouvelle année m'a donnée une bonne résolution. Je ferais de mon mieux pour donner un chapitre sans faute. J'essayerai. Je me laissais aller ces derniers temps et envoyais un chapitre seulement après l'avoir lu trois fois. J'ai décidé d'envoyer de bon chapitre maintenant ! Je ne promets pas le zéro faute, je ne saurais pas le faire, mais quelques chose qui ne pique pas les yeux avant que ma correctrice ne les efface. [MAIS ÇA, C'ÉTAIT AVANT. PARCE QUE BIBI, ELLE EST REVENUE.]

Merci pour cette année 2015 remplie de bonnes choses. Je compte continuer cette fiction encore un moment, car ça me motive de voir que vous aimez la lire. Merci à:
Ma correctrice: Munwder qui fait du bon boulot! [J'VOUS AI MANQUÉ OU QWA ?]

Les 46 personnes qui ont mis cette fiction en favoris; Les 66 followers; 155 reviews et pour les plus de 23.000 vues! Ce sont des chiffres énormes pour moi! Je sais que je me répète, car je l'ai déjà dis sur le dernier chapitre, mais je ne pensais pas qu'autant de gens se seraient arrêtés sur cette fiction et pourtant! Je suis encore loin des grosses pointures de ce site, mais ça m'est égal tant que je continue d'écrire pour mon plaisir de divertir et vous de lire avec joie, un sourire, des larmes ou autres en fonction des chapitres: MERCI!

Ps:Suite à des soucis technique lié au site (reviews qui ne s' affichent pas, compteur de vues par chapitre remis à 0) je ne sais plus répondre aux reviews postées hors-ligne, comme elles ne s'affichent plus je ne peux plus les copier-coller, logique. Du coup, jusqu'à ce que cela se remette, je remercierai juste et répondrais sans copier la review en elle-même, désolée.

J'espère que vous ne vous êtes pas habitué à ce rythme de parution, car il va diminué. en effet, je reprends les cours ce lundi, donc plus de chapitres toutes les semaines. Ce sera aléatoire comme avant. Evidement, j'ai pris de l'avance, mais je vais quand même pas tout donner d'un coup à ma correctrice x). Bref, la saison une est finie et au chaud sur ma clé USB. Il ne reste que quelques chapitres.

Sur ce, bonne lecture et on se retrouve en bas pour les reviews.


Mots : Environs 5000
Correctrice : Muwnder qui reprend du service, merci à elle!
Droits d'auteur : One Piece appartient à Eiichiro Oda.
Rating : K+ pour ce chapitre.

Réponses aux reviews postées hors-ligne:

Pour les mêmes raisons expliquée dans le PS au dessus je répond juste.

Quelqu'un: Merci pour tout ces compliments. il est vrai que j'ai beaucoup posté ces derniers temps, mais il ne va pas falloir vous y habituer, je reprends les cours ce lundi TwT.

Merci à Muwnder, Monkey D Pegase, Hiyaka, Camerisier, nikkouyoku,L1109 et Quelqu'un pour toutes ces reviews! Merci!


Petit rappel du chapitre précédent :
Après un savon et s'être faite soignée, Clem retrouve sa vie de pirate. Elle met Carco entre les mains de la Marine et discute un peu de lui. Une petite partie de la vie de son peuple est découvert, mais ce n'est que la face émergée de l'iceberg.


P.D.V. Clem

Je passai devant Law afin de rentrer la première dans la salle commune. J'avais une envie folle de revoir ces imbéciles qui me servaient de nakamas et d'amis accessoirement. La première chose que je vis en entrant fut Sachi faisant une tête d'enterrement en voyant mes multiples bandages couvant une grande partie de mon corps. Je m'avançai dans la salle pour laisser Law entrer derrière moi. Je l'entendis fermer la porte après son passage.
Je rejoignis Sachi, il méritait des excuses. Law ne me l'avait pas dit, mais j'étais sûr que c'était en particulier sur le roux qu'il avait passé ses nerfs. Je m'en voulais terriblement. Il n'avait pas à payer pour mon imbécilité. Il avait été l'un des premiers à m'accueillir les bras ouverts dans cet équipage. C'était un peu comme un grand frère, beaucoup moins fort que Sabo et Ace, mais un frère de cœur quand même.
Je lui adressai un sourire en arrivant à sa hauteur, il était assis sur une chaise, et lui retirai sa casquette sans prévenir avant de lui ébouriffer ses cheveux roux.

- Fais pas cette tête !
- Pas les cheveux ! geint-il.

Je continuai de lui frotter affectueusement mon poing sur son crâne et Penguin se mit à rire de son ami, sans faire un quelconque geste pour l'aider. Quelle solidarité!

- Rends-moi ma casquette ! Clem !

Il se leva. A la base, il était plus grand que moi et me dépassait d'une bonne dizaine de centimètres. Je m'arrangeai pour mettre son couvre-chef rose et vert hors de sa portée, je le secouai dans tous les sens. Une tactique inévitable. Testée et approuvée sur des sujets d'expérience du nom de Luffy, Sabo et Ace.

- A une condition : Tu arrêtes de t'en vouloir.

Il arrêta de gesticuler et me regarda avec des yeux interrogatifs qui parlèrent pour lui. Je stoppai mon manège ridicule.

- Je suis la seule fautive dans l'histoire.

Il baissa sa tête et je poursuivis sur ma lancée.

- Ne t'en veux pas. J'en ai fais qu'à ma tête et je voudrais m'excuser pour cela. J'ai mal agi et j'ai été poussée par la curiosité maladive qui m'habite depuis toujours. Je voulais explorer sans me douter du danger que cela représentait. Tu n'as pas à culpabiliser pour ça. O.K. ?
- O.K...

Il parla à ses pieds et je levai les yeux au ciel, enfin au plafond. Quel borné ! Je lui remis sa casquette sur sa tête décoiffée et lui souris. J'accompagnai mon geste par une petite pichenette sur son nez, raison de plus qui le poussa à bouder comme un sale gosse.

- Souris, ça te va bien ! Lui conseillai-je.

Il rougit un petit peu et un sourire minuscule apparut sur son visage. C'était fou comme c'était facile et rapide de le faire rougir notre mécano !

- Tu m'as fais peur tu sais ?
- Je me doute.
- C'était vide sans toi ici comme un gâteau sans sa cerise.

Je ris brièvement face à la comparaison.

- Je suis heureuse de savoir que je te fais penser à une cerise.

Je ris franchement devant son comportement. Toutes les personnes qui avaient assisté à la scène esquissaient un sourire. Ce qui gêna encore plus le rouquin qui était en train d'arranger ses cheveux en bataille. Enfin, du moins tenta.
Je m'assis à ma place habituelle et Bepo s'installa face à moi. Louis et Penguin firent de même pour pouvoir me parler. Ils se bousculèrent gentiment.

- Qu'est-ce que vous préparez encore vous trois? Souris-je.
- On a un tas de questions à te poser, me répondit Penguin.
- Désolé, s'excusa Bepo sans raison apparente.

Sans se concerter, Penguin et Louis lui administrèrent une légère tape chacun derrière son crâne. Une larme borda son œil droit alors qu'il s'excusa encore une fois ce qui fit soupirer les deux Heart, je me levai légèrement de ma chaise et vins l'essuyer en souriant. Ses dents blanches alignées me répondirent. Je me rassis et Louis me bombarda de questions. Je le stoppai d'un geste de la main et attendis qu'il se taise.

- Une à la fois, lui conseillai-je. Je ne comprends rien à ce que tu me racontes.

Il hocha la tête et recommença.

- Tu sembles en meilleure forme que lors de ta sortie.
- Oui. C'est grâce au capitaine.

Je regardai ledit capitaine en disant cela. Il parlait avec Ban en me désignant du menton. Il devait sûrement soumettre un régime alimentaire strict pour que je récupère les repas loupés pendant ces deux derniers jours.
Penguin et Louis eurent des sourires en voyant mon regard braqué sur notre supérieur.

- C'est sûr que le capitaine est chanceux, conclut Penguin à voix basse à Louis.

Je tournai mon regard vers eux avec un sourire.
Mes deux nakamas partirent à leur place, il laissant plus que Bepo devant moi.

Law qui était revenu s'installa à côté de moi et s'empara du journal. J'en fus étonnée. D'habitude, il le lisait le matin, ce qui voulait dire qu'il n'avait même pas pris le temps d'effectuer sa petite routine tellement il était tracassé. Mes lèvres s'étirèrent en un sourire satisfait lorsque tout ce petit raisonnement se déclencha dans ma petite tête. Cela pourrait paraître grotesque que je me sente heureuse juste parce qu'il a renoncé à sa lecture du journal pour moi, mais cette lecture était sacrée pour lui. Souvent quand Law était de mauvaise humeur, tout le monde se taisaient ou chuchotaient lorsqu'il lisait. A croire que c'était le pape des fois.

- Que me vaut ce sourire, me demanda le Chirurgien sans quitter son paragraphe, sa ligne, son mot des yeux.

- Rien, souris-je bêtement. Je suis contente de revivre cette routine et te voir prendre le journal m'y a fait penser.

Il ne se contenta que d'un hochement de tête comme réponse. J'étais plus que contente en ce moment, voire heureuse. Heureuse de savoir qu'on s'inquiétait de moi. Heureuse d'être acceptée dans cet équipage. Je pensais que je n'étais pas totalement intégrée, mais cette expérience m'avait prouvée le contraire. Pour la première fois dans ma vie, je me sentais à ma place.
Ban finit par montrer le bout de son nez en sortant de la cuisine. La bonne odeur de sa cuisine qui m'avait manquée arriva jusqu' à mes narines. J'en avais l'eau à la bouche.
Il servit chacun pour qu'aucun gaspillage ne soit fait et s'arrêta un peu plus longtemps auprès de moi. Il me servit et me parla en même temps.

- Ne te plains pas, tu as droit à un menu spécial rien que pour toi.

J'ouvris grand les yeux en découvrant mon assiette pleine à craquer de viande, légumes et autres aliments super-calorique. Je n'avais quand même pas perdu autant de poids en deux jours?! Je savais bien que je n'étais pas grassouillette à la base, mais je n'étais pas squelettique non plus.
Il me versa un verre d'eau.

- Et voilà miss.
- Merci, fis-je en me léchant les babines, prête à sauter dessus comme un fauve.
- Ne manges pas trop vite, me conseilla le cuistot. Tu ne vas quand même pas retourner dans ton lit alors qu'on s'est inquiété pour toi ces deux derniers jours?

Je hochai la tête.

- Oui, chef.

Très vite, la bonne humeur habituelle revint ainsi que les conneries des gars. Tout ça comme si rien ne s'était passé. Tout se déroulait comme avant et le repas se termina. Law se leva en premier et s'adressa à Sachi.

- Tu seras sanctionné comme Clem, alors vous ferez les tâches ménagères pendant deux semaines.
- Aye capitaine !
- Bien.

Ils finirent par sortir tous, un par un, en me laissant plus qu'avec Ban et Sachi.
Ban termina sa cigarette entamée et remonta ses manches en soupirant.

- Un problème? Lui demandai-je depuis ma chaise que je n'avais pas quittée.
- J'aime bien la cuisine, mais, faire la vaisselle c'est pas le même effet que quand je prépare des petits plats.

Il commença à remplir l'évier. Je me levai bien décidée à l'aider. C'était la moindre des choses. J'avais peut-être été élevée par des brigands, dont on ignorait le sexe du chef, mais la politesse m'avait été inculquée et je l'appliquai naturellement maintenant.

- Tu n'as pas entendu ce que viens de dire le capitaine ?
- Si, mais, tenta le vieux cuistot au grand cœur.
- Clem a raison, intervint le rouquin. Et puis tu devrais en profiter un peu pour décompresser.

Le cuistot déposa le torchon propre et leva les mains comme s'il avait été pris en flagrant délit.

- Je n'ai rien à répliquer. Je vous laisse le champ de bataille les jeunes.

Il prit son paquet de clopes et se dirigea vers la porte.

- Ne cassez pas la vaisselle les jeunes, ajouta-t-il avant de passer le seuil.

Il sortit en riant et nous levâmes les yeux au ciel. On n'était pas des gamins non plus !
Nous nous mîmes au travail.

- Plus vite ce sera fait, plus vite on passera à la corvée suivante, fit Sachi.

Je hochai la tête, bien d'accord avec lui. Je jetai un regard furtif vers l'horloge au dessus de la porte. Elle indiquait vingt heures trente.
Un silence pesant régnait dans la pièce depuis quelques minutes qui ressemblaient plus à des heures. Seul le bruit des couverts rangés dans l'armoire rompait le silence.

- Si tu veux savoir, on a croisé la Marine lorsqu'on était en surface, m'informa Sachi, une assiette sale dans les mains.

Je manquai de lâcher l'assiette que j'étais en train d'essuyer. Moi qui pensais qu'on ne le croiserait pas, c'était foutu.

- Ils... ils se sont arrêtés ?
- Oui, juste à notre hauteur.
- Quand ?
- Pendant que le capitaine te soignait à l'infirmerie.

Je restai bouche-bée. Mais pourquoi n'avait-il pas mit le capitaine au courant ?! Il était là, dans le sous-marin et il n'avait pas été averti que des ennemis flottaient tranquillement à côté de notre petit submersible jaune pétant. Law était même là au dîner et aucun des nakamas ne lui avait dévoilé cette information. Ils étaient suicidaires ma parole !
Je repris la vaisselle là où je l'avais laissée en l'écoutant d'une oreille attentive.

- Ils ne vous ont pas capturés ?
- Non et cela nous a étonné tous. On croyait qu'on était fait comme des rats, mais il n'y avait qu'un seul navire de guerre.
- Lequel ?
- Celui du Vice-Amiral Garp et bizarrement il te remet son bonjour.

Il me regarda dans les yeux. Une leur interrogative pouvait se lire sur son visage. Que voulait-il savoir en me regardant comme ça ?

- D'où tu connais un haut-gradé de la Marine ?

Je restai scotchée et le dévisageai en arrêtant de faire la vaisselle. Il se foutait de moi ? Dites moi que c'était ça.

- Sachi ? L'appelai-je avec innocence.
- Hum ?
- C'est comment son nom complet ?
- Ben...Monkey. D.

Il ne fit toujours pas le lien entre le marine et moi. Je ne savais pas si c'était les derniers événements qui le perturbaient, mais j'étais surprise. Sachi était loin d'être con pourtant. C'était une blague, ça ne pouvait être que ça. Même un phoque pouvait deviner que j'avais un lien de parenté avec le Héros de la Marine. Je mis une main devant mes yeux et secoua la tête en soupirant.

- Et le mien ?
- Monkey. D Clémence.

J'attendis que l'information monte à son cerveau en me reposant sur le plan de travail.

- C'est de ta famille ?!

Je pris un ton ironique et me foutus de lui. Je me retenais à peine d'applaudir comme on le ferait pour un gamin qui vient de faire ses besoins sur « le pot des grands ».

- Non. En fait je suis fan des Monkey.D alors, j'ai changé mon nom. Tu ne le savais pas ? Il y a tant de diversité dans leur famille. De tous âges. De tous horizons, ironisai-je. Les réunions de famille chez eux doivent être supers! Je ferais tout et n'importe quoi pour assister à l'une d'elles!

Vu la tête qu'il tirait, il venait de se rendre compte de la connerie monumentale qu'il m'avait déballée.

- Baka va ! C'est mon grand-père ! Criai-je en lui donnant un coup de loque.

Il rit en se grattant l'arrière du crâne, signe de gêne.

- Logique, conclut le roux en tapant du poing droit dans le creux de l'autre main.

Je haussai les sourcils. C'était tout ce qu'il trouvait à dire ?! Je finis par exploser de rire. J'avais besoin de rire. C'était bon pour la santé...et les abdos.

- Tu es irrécupérable Sachi !

Il rit nerveusement en se grattant toujours l'arrière du crâne. Grâce à cette connerie, nous terminâmes la corvée dans la bonne humeur.

- Je vais aller me coucher, déclarai-je en fermant le dernier tiroir. Les autres corvées attendront demain.
- La chance, je suis de garde.
- Je suis sûr que tu as de la lecture passionnante sous ton lit, le taquinai-je en lui faisant un clin d'œil.

Je le vis rougir violemment d'un coup et je sortis de la pièce avec un sourire victorieux.


Je me dirigeai seule vers ma cabine, celle qu'on m'avait attribuée quand j'étais arrivée ici. Je rentrai dans ma cabine et quelque chose me sauta dessus.

- Clem !

C'était Pêche. Il était vrai qu'avec tous les événements suite à ma sortie, je n'avais pas pu la câliner. Elle était là, avec les autres lors de mon évasion, mais Sachi m'avait sauté dessus avant que je ne puisse souffler. Elle ronronna comme un moteur.

- Salut toi !
- Excuse moi de ne pas être venue plus tôt, je dormais et j'ai subitement sentit ton odeur sucrée.

Elle enfouit sa tête dans mon cou et frotta sa truffe humide. Je la caressai derrière les oreilles.

- Tu m'as fais peur !
- Désolé ce n'était pas voulu, m'excusai-je.

Je la reposai sur mon oreiller et elle grogna de mécontentement.

- Tu vas où ?
- Me doucher. Ça devient crucial là.
- Tu viens à peine de revenir, que tu me laisses déjà en plan.
- Mais non, j'en ai vraiment besoin de cette douche.

Elle me tourna le dos et se roula en boule en battant se queue fâcheusement. Signe qu'elle n'était pas contente que j'aille me laver.
Mais je puais la mort et le désinfectant il fallait bien se l'avouer. Plus le sang ! En tout cas, c'était déjà ça de pris.

Mes bandages tombèrent les uns après les autres par terre. J'examinai mes blessures dans le miroir en tournant sur moi-même. J'étais en meilleur état que lors de ma sortie. Il faudra bien sûr quelques semaines pour que tout cicatrise. Par contre mes blessures empoisonnées étaient toujours aussi enflées. Heureusement le pus mauve avait disparu. Je touchai mon mollet du bout des doigts et les picotements revinrent d'un seul coup. Je serrai les dents et retirai rapidement mes doigts. C'était brûlant.
Je me dépêchai de rentrer dans l'eau et collai mon dos à l'un des parois les plus petites comme soutien, la fatigue se faisant ressentir.
Mon mollet ne sembla pas aimer le contact brusque avec l'eau tiède et me le fis comprendre en m'envoyant un courant électrique dans la jambe. Les autres blessures ne s'en plaignirent pas. Tant mieux.

J'essayai de me détendre un maximum et de remettre mes idées en place face aux derniers événements. Ma mère, mon pouvoir, les plans. Moi qui pensais être tranquille, c'était foutu. Tout me revenait en pleine gueule. Je soupirai bruyamment et tente d'oublier tout ça même si je savais que c'était impossible, car c'était une partie de moi.
Une bonne vingtaine de minutes plus tard, je sortis et m'enroulai dans une serviette. Je me contemplai dans le miroir et parcourus mon corps des yeux. Les marques violettes sur mon cou étaient toujours bien présentes et je déglutis en imaginant cette adolescente. Cette lueur de folie et de désespoir dans son regard. Elle m'aurait tuée si Clide n'avait pas été là. J'avais frôlé la mort. En entrant dans ce manoir et après avoir compris que c'était un piège, je m'étais jurée de ne pas utiliser mon pouvoir. On ne savait jamais. Depuis la mort de ma mère, le jour où j'avais commis mon premier meurtre, je m'étais promise de ne plus jamais tuer qui que se soit. Et ne plus utilisé mon pouvoir était un bon moyen d'honorer ma promesse.

Je m'essuyai, mais ne pris pas la peine de faire de même pour mes cheveux. Ils finiront par sécher tous seuls. J'enfilai un vieux short noir avec un T-shirt ample marquant mes hanches fortement. J'avais des hanches développées, c'était comme ça. Certain trouvait ça moche, mais c'était en harmonie avec mes épaules de rugbyman. Je n'avais pas spécialement de rondeurs, mais les courbes de mon corps étaient taillées par l'entraînement. Je n'avais pas un corps féminin. Il était un peu garçon manqué. Je soupirai à ce constat.

Je repris mes bandages qui n'étaient pas encore souillés et me les refis tout seule. Après m'être assuré qu'ils tenaient en place, je sortis.

- Enfin ! Je vais pouvoir dormir, dis-je pour moi-même.

Je m'apprêtai à sauter dans mon lit moelleux et douillet quand une voix me bloqua dans ma lancée pourtant parfaite. Digne des sauts en longueurs niveau Olympique.

- On ne dort plus avec moi, miss ?

Je sursautai et me tournai vers lui. Ce « miss » avait manqué à mes oreilles. Comme à son habitude, il était accoudé à l'encadrement de la porte. Ses bras croisés sur son torse nu et tatoué.

- Moi qui pensais qu'on dormait officiellement ensemble, songea le brun avec un sourire. Je prends autant de place que ça dans le lit ?

Son sourire en coin réapparut. Il m'avait manqué ce sourire, encore plus que le surnom. Je l'avais tellement détesté que maintenant je l'adorais. Il n'y avait vraiment qu'un pas entre l'amour et la haine que pouvait exprimer ce sourire.
Le fait que je dorme avec lui m'échappait de temps en temps. Je n'y pensais plus à vrai dire.

- Si, si, m'empressai-je de répondre en le voyant dans l'attente d'une réponse. J'arrive.

Il sourit encore plus et se décolla de la porte. Son regard se balada sur mon corps que je détestais. Il me détailla sans gêne et sourit.

- Joli ensemble, commenta le capitaine.

Je rougis et le détaillai à mon tour. Comme à son habitude, il portait un boxer noir moulant et de légères gouttes perlaient son torse, preuve qu'il venait lui aussi de sortir de la douche. Des mèches de ses cheveux de jais retombaient sur son front encore mouillés. Il s'était aussi rasé, car ça sentait l'after-chair jusqu'ici. C'était celui que j'adorais.
Je repris mes esprits en me rendant compte de ce que je faisais et fermai la lampe. Pèche allait devoir encore dormir seule ce soir. J'étais sûre qu'elle ne m'en voudra plus quand je lui aurais donné à manger demain matin.

Je passai devant le chirurgien et entrai dans la cabine d'en face en prenant bien soin de laisser la porte de la mienne ouverte si jamais Pèche voulait sortir avant que je ne me lève le lendemain. C'est un chat magique, mais elle ne pouvait pas passer à travers les murs. Ça deviendrait flippant, et ça l'était déjà assez comme ça.
Je me dirigeai vers le lit double aux draps noir et jaune. Il aimait vraiment cette couleur ! Je me couchai, comme toujours, du côté de la salle de bain. J'entendis la porte se fermer. Des pieds nus contournèrent le lit et Law s'assit au bord du lit. Je contemplai son dos musclé. Il finit par se coucher sur le dos et remonta les couvertures qui cachèrent son magnifique corps à mon plus grand regret.

- Comment vont tes blessures ? Elles ne se sont pas ré-ouvertes ? Fit-il pour engager la conversation.

Ça tombait bien ! Mais non plus je ne voulais pas dormir de suite. J'étais prête à m'endormir dans la baignoire, mais dès qu'il s'agissait de passer du temps avec mon capitaine, j'oubliais tout, même la fatigue.

- J'ai refais les bandages du mieux que je pouvais, mais sinon il n'y a pas d'améliorations ni de dégradations.
- Je te les referais demain matin.
- Mais pas trop tôt, je veux dormir ! Gémis-je comme une enfant à qui on arrachait son doudou pour le laver.
- Bien, sourit-il.

Il caressa mes cheveux encore humides de ma récente douche.

- J'ai encore une question, m'indiqua le noiraud-brun après un léger silence.
- Je t'écoute ?
- Pourquoi être rentrée dans ce manoir ?

C'était une bonne question et je ne savais pas la réponse moi-même. J'avais accusé la curiosité devant Sachi, mais je savais que ce n'était pas ça.
Je m'y étais rendue, poussée par quelque chose, quelque chose de naturel. L'instinct.
Je ne contrôlais ni mes gestes et encore moins mon esprit.

- L'instinct peut-être.
- Ne le suis plus, trancha Law.

J'eus un petit rire.

- Ne t'en fais pas pour ça. Je n'ai jamais eu cette intuition féminine ou cet instinct extraordinaire. Encore moins de la chance, fis-je joueuse. La preuve, ça aurait pu être n'importe qui ce jour là où tu m'as sauvée.
- Tu es mécontente du destin ?

Il prit une mèche de mes cheveux humides et suivis les ondulations des yeux. Comme on inspecterait une nouvelle bactérie au microscope, avec fascination.

- C'est pas ça, fis-je songeuse et taquine. Mais il y avait mieux.

Il se fit joueur et vient se mettre à quatre pattes au dessus de moi. Son souffle chaud se mêla au mien et une lueur que je connaissais bien illumina son regard.

- Du genre ?

Je feins la moue un instant voulant l'ennuyer et dis avec une bonne humeur non dissimulée.

- Kidd. J'aurais préféré Kidd. Il doit être meilleur que toi dans plusieurs domaines comme le sport au lit.
- Alors là, tu as franchi une limite miss.

Il vint mordiller mon cou comme punition et un soupire d'aise m'échappa. Ce souffle chaud qui se baladait sur mon cou, ses dents blanches qui me mordillaient et me chatouillaient en même temps. Ces sensations que j'adorais. Ses mains vinrent se poser sur ces hanches que je haïssais et il me les caressa. Je frémis sous lui. Tous ces contacts m'avaient aussi manquée. Il m'avait manquée tout entier en résumé. J'étais devenue dépendante de lui.
Ses grandes mains tatouées continuèrent de caresser mes hanches et s'aventurèrent de temps en temps sur mes fesses.

- Ou même le pape aurait été mieux, le provoqua-je.

Il donna un coup de langue pour montrer son mécontentement. Il fut surpris lorsque je me mis à rire un peu. Il ne s'attendait pas à cette réaction. Il releva la tête et me regarda avec interrogation.

- Je n'aime pas qu'on rigole de moi miss, fit-il avec autoritaire.
- Désolé mon capitaine, mais il parait que vous aimez mon rire, ajoutai-je toujours taquine.

Il sourit et rapprocha nos lèvres en collant son torse à ma poitrine. Il susurra à quelques millimètres de mes lèvres :

- Il est aussi unique que toi.

Je lui donnais un coup pas fort du tout dans le ventre.

- Dis que j'ai un rire ridicule !

Il rit.

- Le tien aussi est unique. La preuve on ne l'entend jamais.
- Normal, je le réserve à ceux qui le méritent d'après moi.
- Et je le mérite moi ?
- Mhm...Après la peur bleue que tu m'as fait subir ces deux derniers jours ne je sais pas.

Il fit mine de réfléchit et je vins sceller nos lèvres. Nous partageâmes un baiser fougueux et d'amour retenu. Lorsque nous nous séparâmes, il nous fîmes rouler et je me retrouvai couchée sur son torse.

- Ah oui, fit-il. Pas d'efforts physiques jusqu'à la cicatrisation complète.
- Je me doute.

Il approcha ses lèvres de mon oreille.

- Pas de sport au lit, comme tu le dis si bien. Tiens le coup.
- C'est plutôt à toi qu'il faudrait dire ça, répondis-je du tac au tac.

Cela le fit rire, mais n'ajouta rien.

- Bonne nuit, me souhaita mon amant en déposant un baiser sur mon front.

Un baiser tendre. Un baiser témoignant de sa protection.

- Bonne nuit, répondis-je.

Il tendit le bras et éteignit la lampe avant de poser ses deux mains dans le bas de mon dos. Il les joignit et je fermai les yeux. La fatigue était revenue après ce moment de complicité.
Il ne fallut pas plus de cinq minutes avant que Morphé ne vienne me happer, sourire aux lèvres.


Un chapitre calme avec de la tendresse. Il en fallait non ?

Dites-moi ce que vous pensez de ce chapitre. Comme toujours les reviews c'est en dessous et c'est gratuit.

Toutes les reviews me donne envie d'écrire, de continuer cette fiction. Alors merci à tout ceux qui en postent !
Vous pouvez mettre cette fiction en favoris et/ ou la suivre. Je compte sur vous. Encore merci pour ces 23.000 vues. Ce n'est peut-être rien à côté de certaines pointures de ce site, mais je m'en fous tant que ces 23.000 visites sont celles de personnes qui aiment lire et se divertissent en lisant cette fiction.
Vous l'aurez compris, vous m'aidez beaucoup et encore merci. Oui, à toi derrière l'écran.

A la prochaine, normalement.