Il est enfin temps de conclure cette histoire avec la publication des carnets rouges de Sherlock.

J'avoue que c'est le plus long et le plus intense des travaux d'analyse que j'ai pu faire, et j'ai l'impression d'avoir oublié plein de détails.

Déjà, il m'a fallu relire tous les chapitres un par an, et me mettre dans la peau de Sherlock pour comprendre comment il pensait et traitait les données de chaque expérience. À cela, s'ajoutaient ses réflexions, ses interrogations, ses pensées plus personnelles… Le tout ayant une corrélation avec l'ensemble de l'histoire.

Autant avec John, les chapitres étaient indépendants, autant avec Sherlock, tout avait un lien, un organigramme et une organisation bien définis.

J'aurais bien mis des dessins et des schémas si j'avais pu, pour avoir l'impression d'être dans son palais mental. J'ai eu du mal à rester technique dans les analyses, je manquais de vocabulaire à associer à chaque fait.

J'espère néanmoins avoir réussi à répondre à toutes les interrogations des chapitres précédents et à donner un sens à toute l'histoire (Si vous voyez que j'ai oublié quelque chose, n'hésitez pas à me le signaler ! Je vais très certainement relire et corriger ce chapitre plus tard, jusqu'à ce que j'en sois pleinement satisfaite)

J'ai hésité de publier ce bonus en deux parties, mais finalement, j'ai préféré vous mettre dans la situation de John qui a lu tous les carnets d'une traite. Par sa longueur et l'accumulation d'informations très Sherlockienne, John n'a, en fait, jamais lu complètement tous les carnets, et à sa décharge, n'a pas assimilé toutes les notes de Sherlock. C'est en deuxième lecture, bien des années plus tard qu'il comprendra tout le sens de certains passages qu'il avait manqué.

Je vous laisse savourer cet ultime chapitre et on se retrouve en bas pour le blabla de la fin.

Bonne lecture !

PS : Saurez-vous trouver dans la liste, l'expérience que je n'ai jamais écrite ?

PS2 : Sherlock écrivait ses notes après chaque expérience, c'est pourquoi le texte est principalement écrit au passé.

PS3 : Lestrade s'appelle tantôt Graham tantôt Gavin. C'est normal, c'est Sherlock !

OOooOO

Warning spécial pour l'expérience n°10 : il s'agit du chapitre où Sherlock fait une expérience alors que John est inconscient. Il décrit tout ce qu'il lui fait. Quoi qu'il en soit, cela reste un abus sexuel non consenti. Donc soyez prudent et sauter cette partie s'il le faut.


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Rating pour ce chapitre : MA

BONUS

Les carnets rouges

(POV Sherlock)

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Mes connaissances dans les différents domaines de la vie des criminels, des gens normaux ou d'autres notions comme les cendres de tabac, la chimie organique... me sont nécessaire afin de démêler chaque mystère à résoudre dans toutes les affaires qui me sont confiées. Et j'en conviens que j'ai toujours besoin d'apprendre tout ce dont j'ignore sur des sujets très particuliers. Seulement, certains aspects plus intimes me font parfois défaut dans ma compréhension du comportement des gens.

Tout commence avec l'étude quotidienne de mon collègue et ami, John H. Watson. Il est ce qu'on appelle un cas typique d'un comportement logique et prévisible. Toutes ses interactions sont faciles à identifier et je peux déduire la logique qui en découle pour tracer sur plusieurs semaines toutes ses activités et déplacements. Pourtant, plusieurs points le concernant m'échappent encore.

Mais pour étudier ce mystère, je vais retracer pas à pas toutes les expériences et réflexions que vont me mener à l'étude du cas John Watson depuis son récent veuvage.

Tout a commencé suite à une conversation avec Mycroft, quelques mois après le décès de Mary, que je retranscris mot pour mot :

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— Sherlock, tu ne crois pas qu'il est temps d'ouvrir les yeux, pour John. Tu ne peux pas le laisser se morfondre dans cette maison vide. Si tu ne fais rien, je l'emmène vivre chez moi !

— Chez toi ? craché-je. Tu veux qu'il te fasse à manger, le ménage… ? Ce n'est pas un objet que tu peux utiliser. Pff ! Ridicule ! Il ferait bien mieux de revenir à Baker Street, là où est sa place. Je te rappelle qu'il vient de perdre sa femme. Il n'a certainement pas envie de voir ta tête tous les jours.

— Bien sûr que non, voyons ! J'ai un majordome pour toutes ces tâches. Et ne fais pas comme si tu ne l'utilisais pas aussi ! J'ai appris à apprécier sa compagnie, et même un peu plus, et j'ai l'intention de le séduire pour qu'il vienne vers moi. Je suis même certain d'arriver à mes fins.

— Quelle idiotie de ta part ! John est hétéro, il ne succombera jamais à tes charmes inexistants, ricané-je.

— C'est ce que tu crois ! Laisse-moi te dire que pendant cette période où tu n'étais pas là, je l'ai souvent consolé dans son lit. Il a confiance en moi et m'apprécie bien plus que tu ne le crois.

— Ne mens pas ! Aussi abattu qu'il était, il ne t'aurait jamais laissé l'approcher de la sorte. En tout cas, sûrement pas comme tu essaies de me faire croire.

— Certes, je lui tenais juste la main et lui caressais les cheveux pour calmer ses cauchemars. Je le réconfortais dans mes bras quelquefois. Il marmonnait dans son sommeil : « Reviens, Sherlock ! Ne m'abandonne pas ! » C'est là que j'ai compris la raison de son renoncement à la vie. Il était très attaché à toi et tu n'as rien vu. J'ai eu du mal à le faire manger et à le sortir de sa bulle… À ce qu'il t'oublie. À mon plus grand regret, en reprenant enfin goût à la vie, il a rencontré Mary. Et la suite, tu la connais.

J'ai gardé le silence un moment en analysant les paroles de Mycroft.

— Très bien, parions !

— Parier ? Sur quoi ?

— Sur qui John restera fidèle : à toi qui a pris soin de lui quelques mois ou à moi son meilleur ami. Et bien sûr, il revient habiter à Baker Street. Je compte l'embaucher à plein temps sur mes enquêtes.

— Très bien, mais comment comptes-tu arriver à le faire se décider ?

— Afin d'éviter qu'il papillonne à droite à gauche avec des femmes, je vais le faire participer à des expériences sur le sexe. De mon côté, je pourrais analyser la chose plus en détail pour mon enrichissement personnel. Il sera comblé sexuellement pour ne plus chercher de soulagement ailleurs. Et bien sûr, comme je n'aime pas trop participer à mes propres expériences, je prendrais plusieurs intervenants pour diversifier les tests.

— Je vois où tu veux en venir. Laisse-moi ajouter mes conditions : je suis d'accord qu'il retourne à Baker Street. Je pense que votre association doit continuer, pour le bien de tous, quelque soit l'issu du pari. En échange, je veux être un des principaux partenaires de John. Et comme tu auras l'avantage de l'avoir auprès de toi, je serais le seul à tenter de le séduire en dehors des expériences.

— Pas chez moi !

— Comme tu veux, cependant, tu me laisses utiliser tous les moyens pour l'amener dans mon lit. Tu n'interviens à aucun moment, ni pour le séduire, ni pour m'en empêcher. Il ne devra être au courant de rien.

— Pff ! Pourquoi le séduirais-je ? Il m'est déjà tout acquis ! Par contre, je pourrais te mettre des bâtons dans les roues. John voudra sûrement que je m'en mêle.

— Je te déconseille d'intervenir, même s'il te le demande, me menace-t-il.

— Très bien, soupiré-je. Je n'userais pas de ma position privilégiée pour tenter d'influencer John. Je le laisse faire ses propres choix. Je pense ajouter d'autres hommes et femmes dans mes expériences. Cela ne te pose pas de problèmes ? John pourrait succomber à d'autres partenaires que toi.

— C'est le jeu qui en vaut la chandelle, Cher Petit Frère. Et j'aime la compétition.

— Dernier détail et pas des moindres. John sera passif dans toutes les expériences masculines et actif avec les femmes.

— Tu ne veux pas que John utilise son sexe sur un homme ?

— Non, tant qu'il n'a pas fait son choix, seuls les femmes auront ce privilège. Mais nous ne devrons pas lui parler de ce détail. On prétextera une quelconque excuse. Et puis, pour le bon déroulement des expériences, c'est mieux ainsi.

— Bien ! J'ajouterai juste une précision : même si tu dois analyser chaque expérience, je refuse que tu sois dans la même pièce que moi pendant que je m'amuserais avec lui.

— Quoi ? Mais j'ai besoin de voir ce qu'il se passe pour-

— Tu n'as qu'à utiliser des caméras, me coupe-t-il. Tu les concentreras sur John, mais pas sur moi, me suis-je bien fait comprendre ? Et pas d'enregistrement non plus.

Bien sûr, je n'avais aucune envie de voir les performances physiques de mon frère, ni de le voir nu, mais ça allait compliquer mes analyses. Je ne trouve donc rien à répondre.

— Bon, je te laisse le loisir de l'en informer. Je doute qu'il soit d'accord sans un minimum de réflexion. Alors ne le brusque pas trop. L'avantage, c'est qu'il est fragile psychologiquement, tu as peut-être une chance de lui faire accepter les expériences. Je compte sur toi pour m'appeler dès que possible.

— S'il refuse, je ne lui forcerais jamais la main !

— C'est évident ! Nous ne sommes pas des monstres. Mais je suis prêt à parier qu'il acceptera.

— Comment pourrais-tu le savoir ? John n'est pas intéressé par les hommes !

— À ta place, je n'en serais pas si sûr.

/

Et voilà comment j'ai dû mettre en œuvre tout un plan pour amener John à accepter de participer aux expériences. J'ai noté quelques signes dans ses paroles, précédemment, qui m'amènent à penser qu'il conserverait des sentiments forts à mon égard au fond de lui, malgré toutes ces années.

Franchement, je n'imaginais pas un seul instant que John accepte. Il est très pudique et profondément hétérosexuel. C'est un des rares fois où John me surprend. Bien sûr que je voulais qu'il fasse mes expériences. Pour lui, mais surtout pour moi afin qu'il reste toujours près de moi. j'ai accepté Mary, mais je n'aurais pas supporté une autre femme me le prendre.


(1) La réflexologie

Sujet du jour : étudier le corps dans son ensemble.

Intervenant : moi

Accessoire utilisé : une loupe et un pied à coulisse

J'ai maintes fois pu observer le corps nu de John, et pouvoir l'analyser d'aussi prêt est une aubaine pour mes recherches. Personne d'assez censé ne se serait plié à un tel exercice de son plein gré. John a toute confiance en moi et je compte bien profiter de son autorisation pour approfondir mes analyses sur lui.

Il n'est pas très à l'aise avec ma proximité. Il s'y fera avec le temps quand les expériences s'enchaîneront.

Analyse : physiquement, John est un homme robuste, à la peau épaisse et douce, qui ne craint pas trop les chocs. La cicatrice à son épaule, de la balle qui l'a réformée pendant la guerre, est assez large, mais ça lui donne plus de valeur à mes yeux qu'un homme qui passe sa vie à l'abri, sans se blesser. Comme moi, John arbore plusieurs cicatrices sur le torse, ses bras et ses jambes. La plupart sont à peine visibles.

Il est chatouilleux ce qui m'amène à imaginer quelques idées beaucoup plus tard.

Son corps compte 74 grains de beauté, ce qui est peu compte tenu de son exposition au soleil afghan : 12 au bras droit, 16 au bras gauche, 18 dans le dos, 7 sur le torse, 11 sur la jambe droite, 9 sur la gauche et un bien caché sous les poils pubiens de ses parties génitales.

En observant son entre-jambes, j'ai noté qu'il était pourvu de belles qualités. Un sexe supérieur à la moyenne tant longueur qu'épaisseur pour un homme de sa taille est un atout indéniable pour la gente féminine : 10,85 de diamètre pour 9,5 de long au repos.

Note pour plus tard : faire un test pour évaluer la taille de son sexe en érection.

Dans la région anale, sans aucun stimuli, la pénétration atteint 20,42 centimètres sans forcer ce qui est amplement suffisant pour poursuivre les expériences. Impossible d'évaluer la circonférence tant que je n'aurais pas dilaté l'entrée.

Note pour plus tard : prévoir un travail renforcé dans cette zone pour que les expériences avec ses autres partenaires se fassent sans douleur.

Contre-indication : aucune. Après analyse de sang, cobaye sain tout comme ses futurs partenaires. La pénétration anale n'est pas acte qui se prend sans précaution. Prévoir des préservatifs. Faire des analyse plus poussés sur ses partenaires dans les cas où on en utilisera pas. Ne prendre aucun risque.


(2) Baisers

Sujet du jour : initier un baiser et le comparer avec mon expérience avec Janine.

Intervenant : moi

Accessoire(s) utilisé(s) : aucun

Baisers complètement différents de mon analyse initiale. Il semblerait qu'un baiser peut varier selon le sujet. Avec Janine, c'était léger et survolé. Je n'avais pas cherché à approfondir cette expérience.

Le tester avec John ne l'a pas convaincu. Ce qui m'amène à penser que John et Janine ne sont pas compatibles.

John est un homme de passion, qui n'hésite pas à donner de sa personne. Est-ce différent si des sentiments y sont ajoutés ? Probablement. À tester ultérieurement.

Conclusion : John maîtrise parfaitement l'art du baiser pour l'avoir très certainement pratiqué et amélioré depuis sa jeunesse. Il a usé de cet argument très convaincant pour attirer ses conquêtes d'un soir. Il est très expérimenté.

Note pour plus tard : refaire cette analyse tout au long des expériences pour noter une évolution dans ses baisers.


(3) Les doigts

Sujet du jour : mesurer la taille de son sexe en érection.

Intervenant : moi

Accessoire utilisé : lubrifiant

J'avais envisagé initialement cette expérience sur mon fauteuil, moi assis et lui à genoux, me surplombant. John est bien plus réactif quand les situations ne sont pas convenues. Je fais donc cette expérience suite à une réflexion dans l'expérience (1).

Les circonstances m'ont amené à avancer la date de ce test en le faisant sous la douche. L'occasion s'est amenée d'elle-même. Il n'est pas toujours facile de lui faire faire n'importe quoi et il me l'a bien fait sentir en refusant sans même y réfléchir un seul instant. J'ai dû jouer de ruse pour l'amener exactement à la décision qu'il a fini par prendre sans se rendre compte que tout lui a été suggéré dès le départ. Manipuler John est d'une facilité déconcertante.

Le fait qu'il ne se doute pas que toutes les expériences n'ont pas tous le même objectif, apporte d'autres sources de réflexions à mettre sur le compte de l'improvisation. John n'est pas gay. Sur ce point, je ne peux pas le contester. Mais il est ouvert et curieux.

Ce qui m'a surpris, c'est qu'il a cette curiosité typique des enfants en demandant à me voir nu sous prétexte qu'il n'y avait pas de raison qu'il soit le seul à être observé.

Note pour plus tard : ressent-il une attirance plus physique pour moi ? Impossible de l'analyser pour l'instant. Pas assez de données.

Je n'ai aucun problème avec la nudité donc j'ai accepté sa requête sans une once de honte. Et puis, l'enjeu n'est-il pas que John me reste fidèle pour que je puisse le garder auprès de moi ? Autant mettre tous les atouts de mon côté. Du moment que la requête vient de John, Mycroft ne pourra rien contester.

Analyse : enfoncer mon majeur dans son anus n'est pas un acte évident, bien que John ait très certainement dû le pratiquer dans son métier. Les muscles se sont immédiatement resserrés autour de mon doigt, comme pour m'empêcher d'avancer. Il s'agit juste d'un réflexe de protection à un corps étranger. Une fois le choc de l'inconnu passé, les parois se sont détendues et j'ai pu avancer dans mon exploration. L'intérieur est chaud et légèrement plus distendu une fois l'entrée passée. En tentant de pousser plus loin, j'ai noté que tout l'intérieur est suffisamment souple pour s'écarter. Le sphincter est constitué d'une couronne fripée capable de s'élargir pour pouvoir laisser passer la matière fécale. Son corps est extensible, donc, capacité d'une pénétration tout à fait possible. Le diamètre d'un sexe a, tout de même, certaines dimensions que l'anus ne pourra pas laisser passer sans douleur.

Le lubrifiant fausse quelque peu la sensation, mais j'ai bien senti les parois plus lisses à l'intérieur. Une fois enfoncé au maximum, je suis arrivé à cette zone érogène chez l'homme : la prostate. John a immédiatement réagi à mon toucher.

Le mécanisme est simple : La prostate est une glande sexuelle. Elle pèse entre 15 et 20 grammes, soit approximativement la taille d'une noix, située à environ 7 cm de profondeur derrière la paroi supérieure du rectum. Sa fonction principale est de sécréter une partie du liquide séminal qui est l'un des constituants du sperme. Puis, lors de l'éjaculation, elle se contracte pour expulser son contenu.

Malaxer sa prostate a un effet direct avec la montée du sang dans la verge de John. Le réflexe est automatique et il ne faut que 34 secondes pour que John soit en érection. 14,21 cm de long et 11,78 cm de diamètre. Je pense qu'il peut faire mieux en terme de temps. J'y suis allé progressivement pour qu'il puisse observer le phénomène au ralenti.

Note pour plus tard : John ne sera pas actif, mais je ne compte pas laisser son sexe inutilisé. Une bouche et quelques accessoires pourront faire l'affaire, afin qu'il n'est pas le sentiment d'être inassouvi. Le but étant que John soit pleinement satisfait à la fin de chaque expérience.


(4) Massage

Sujet du jour : observer les réactions de John dans les mains d'un masseur expérimenté.

Intervenant : Giuseppe

Accessoire utilisé : aucun

Je n'arrivais pas à me décider sur le choix d'un cadeau pour l'anniversaire de John. Je me suis souvenu que j'avais une entrée à vie dans le salon de massage d'une connaissance.

Ce que je voulais offrir à John, c'était un massage bien particulier pour le détendre en surface, mais aussi en profondeur. Je le trouve stressé ces derniers temps.

Il y avait peu de chance qu'il accepte ce que m'a proposé Giuseppe. Se faire câliner intimement par des mains étrangères pouvaient le braquer et m'interdire de futures expériences.

Hors sujet : la peau huilée de John sous les caresses du masseur m'a quelque peu réchauffé, surtout quand il caressait ses fesses. John est un homme comme un autre, pourtant, je ne comprends pas les réactions de mon corps. Je ne participe pourtant pas à l'expérience.

Note pour plus tard : faire une introspection sur moi-même pour analyser mon corps qui a tendance à échapper à mon contrôle par moment.

Contre toute attente, il s'est finalement décidé à accepter la finition. En l'observant, j'ai bien senti qu'il cogitait beaucoup sur cette proposition. Je me suis dit que j'allais pouvoir observer ses réactions. Ce à quoi je ne m'attendais pas, c'est qu'il me demande de l'embrasser. Pourquoi ? Pour que je ne le regarde pas. Un excès de timidité ? Peut-être. John est un homme pudique qui n'aime pas se faire mater en public. John n'est pas encore prêt pour se faire observer par plusieurs personnes.

J'ai donc eu l'occasion de tester à nouveau ses baisers dans une position et des circonstances bien particulières.

Analyse : le baiser était très long et approfondi, avec un quelque chose en plus. J'ai totalement perdu le contrôle. John m'a manipulé en beauté. Il était dans une sorte de transe qui s'est répercutée en moi. Avec du recul, j'ai encore du mal à comprendre ce qui s'est passé entre nous. J'ai eu l'impression d'avoir été sur cette table, à la place de John et non l'inverse. La douche froide a été nécessaire pour retrouver mes esprits.


(5) Plan cul

Sujet du jour : savoir en combien de temps John atteint la jouissance dans une copulation normale.

Intervenant : Mycroft

Accessoires utilisés : préservatif et lubrifiant

J'ai fait tout le nécessaire pour retarder cette expérience, pour laisser du temps à John de s'habituer aux expériences. Malheureusement, Mycroft est un homme borné et impatient, et qui a bien insisté pour être le premier de ses partenaires. J'ai dit à John qu'il était le seul libre, ce qui est vrai dans un sens, mais qu'il ne m'a pas laissé le choix de la date. Cette affaire tombait bien, mais pas moyen de faire plier mon frère.

Je n'avais pas envisagé un détail important dans cette expérience : John était vierge de toute relation masculine. Quand il m'a dit que mon frère allait le dépuceler, mon cerveau s'est bloqué 3 secondes et 52 centièmes. Après coup, je regrette de n'avoir pas participé moi-même à cette expérience. Non pas que la mécanique m'enchante, mais j'aime être le premier pour tout, quand cela concerne John. J'ai dû me résoudre à laisser cette exclusivité à mon frère.

J'ai menti quant au fait que j'ignorais les raisons qui ont poussé mon frère à participer aux expériences. Si John avait su la vérité, il est évident qu'il aurait tout arrêté. Mais ses réflexions ne sont pas sans intérêt et ses déductions s'approchent de très près de la vérité. Quoi qu'il en soit, il m'est impossible de lui confirmer ses suppositions.

J'ai bien fait de surveiller mon frère. Je savais qu'il n'hésiterait pas à profiter de la situation et je sens que l'expérience ne sera pas une sinécure.

Leur interaction physique s'est déroulée normalement : 2 minutes et 12 secondes pour que John atteigne l'orgasme. Il est dans la moyenne générale.

Je dois admettre que Mycroft a plus d'expériences sur le sexe que je ne le pensais. Il a dû étudier la chose en amont pour arriver à ce résultat. John sera-t-il influencé par ses capacités ? Pas pour le moment.

Note pour plus tard : lui faire retarder l'orgasme pour pouvoir prolonger les séances.

Compatibilité : 30 % si John est passif (estimation non-définitive), 30 % s'il est actif. Probabilité que les deux hommes se mettent en couple : 10 %

Hors sujet : Mycroft a mis son plan à exécution. John est au courant de ses intentions. Le pari est lancé. J'ai une idée qui pourrait fonctionner pour que Mycroft quitte de lui-même les expériences et renonce à John. Mais c'est une entreprise longue et très compliquée : je connais la proximité que mon frère entretient avec Lestrade dans le but de me surveiller. Il va me falloir dans un premier temps les initiés séparément au sexe avant de les faire se rencontrer.

Temps estimé pour la réussite du projet « détournement » : 1 an, 8 mois et 17 jours. Compression du temps risquée. Possibilité d'échec : inenvisageable ! John devra faire preuve de patience.


(6) Câlins

Sujet du jour : rapprochement affectif

Intervenant : moi

Accessoire utilisé : aucun

Ce qui s'est passé cette nuit n'était absolument pas prévu. Après réflexion, je crois que l'affaire m'a mis sur les nerfs. J'ai été assez désagréable avec John alors qu'il essayait de m'aider.

Assis seul sur mon lit d'hôtel, je me trouvais à court d'idées. J'avais besoin de la présence de John à mes côtés. Mais je pense qu'inconsciemment, j'avais besoin d'un soutien tout autre que ses idées totalement inutiles dans la résolution de l'énigme.

Dans ces moments-là, et parce que les idées d'expériences se bousculaient dans ma tête, j'ai cherché quelque chose de pas trop invasif, sachant qu'il ne serait certainement pas d'humeur à se faire réveiller sans une raison valable. D'autant que j'avais dit que je ne ferais pas d'expérience pendant les enquêtes. J'ai dû lourdement insister pour avoir gain de cause.

Sensibilité : particulièrement réactif. Sa peau génère chez lui des frissons et une augmentation du sang dans son sexe. Il ne contrôle pas du tout son corps, malgré l'engourdissement dû au sommeil. Son corps m'associe au sexe par ma proximité.

Note pour plus tard : tester ses réactions pendant son inconscience pour savoir si ce sont ses sentiments qui le font réagir ou si son corps est ouvert à toute forme de sexualité.

Odeur corporelle : il n'a pas pris de douche depuis le matin. Sa peau exhalait une odeur musquée. En général, les odeurs de transpiration sont souvent désagréables, mais John a un petit quelque chose en plus. L'expérience olfactive a été très instructive.

Note pour plus tard : programmer une exploration de son odeur sexuelle. Savoir s'il a une particularité qui attire les femmes. Et si oui, ce phénomène peut-il attirer les hommes ?

J'ai noté un changement dans le regard de John. Il me semble, mais je peux me tromper, que ses sentiments pour moi ont évolués. À vérifier ultérieurement !


(7) Sexe oral

Sujet du jour : tester la réaction du pénis à l'aide d'une bouche.

Intervenant : Lestrade

Accessoire utilisé : aucun

Graham Lestrade est un spécimen typique du mâle moderne. Corps robustes, muscles développés, pilosité très présente. Ses mensurations sexuelles sont un atout majeur dans le projet « détournement » (mon frère semble apprécié celui de John, Graham pourrait lui convenir tout autant).

C'est un hétéro, tout juste divorcé. Enfin, disons que sur une petite suggestion anodine de ma part, Mycroft s'est occupé de l'affaire pour que ça aille plus vite. J'ai dans l'idée que mon frère s'intéresse au bien-être de Graham. Très probablement pour qu'il ne soit pas trop distrait par sa vie privée pour veiller sur moi

Note pour plus tard : vérifier qu'il n'y ait pas une autre motivation.

J'ai laissé quelques minutes à mes deux cobayes de s'apprivoiser. Alors que je préparais le lit, j'ai entendu des rires. Je m'en suis inquiété un instant. De toute façon, ça n'avait aucun rapport avec l'expérience donc je n'ai pas cherché à savoir.

Analyse : Graham était le partenaire idéal pour cette expérience. Il a fait exactement tout ce qu'il faut pour que les réactions de John soient expressives et irraisonnées. John a répondu intuitivement au besoin physiologique de son corps. Leur synchronisation alliant bouche et bassin se faisait sans accord tacite.

Compatibilité : 100 % si John se laissait dominer. 25 % si John est un actif dominant. La probabilité pour que les deux hommes se mettent en couple : 50 %.

Note pour plus tard : John a embrassé de lui-même Graham. Les surveiller de près pour que ça ne se reproduise pas en dehors des expériences et ne viennent perturber la suite des tests.


(8) Aphrodisiaque

Sujet du jour : observer les réactions de son corps après la prise d'une substance stimulante.

Intervenant : aucun

Accessoire utilisé : un aphrodisiaque

Je n'avais pas prévu cette expérience avant que John ne soit entraîné à l'endurance de son corps, dans un peu moins d'un an. Les raisons de ce changement ne sont dues qu'à une forme de punition suite au rapprochement inacceptable de John et Graham. C'est puéril de ma part, et je sais que ce n'était pas si grave, mais je me devais de le recadrer.

L'aphrodisiaque que j'ai choisi me vient d'une connaissance chinoise (j'ai éliminé d'office les versions chimiques). Il se compose de : chocolat, ail, gingembre, écorce de Yohimbine, ginseng, ginkgo biloba, safran, macca, tribulus terrestris et gelée royale. J'ai ajouté le lait et la vanille pour atténuer un peu le goût.

Mon expérience personnelle sur ce breuvage m'a toute de suite acclimaté à l'hypersensibilité de mes nerfs. Il ne m'a pas été possible de supporter plus de 18 minutes les attaques de l'aphrodisiaque avant de me soulager. Tenir jusqu'à la fin des effets est impossible pour moi qui n'ai aucune activité sexuelle.

Note pour plus tard : Aussi répugnant soit l'acte. Il me faudra m'endurcir.

J'ai donc testé ce même rapport sur John. Et le faire durer sans aucun soulagement. Je prévois que ses résistances naturelles l'aident à supporter les effets jusqu'au bout.

Analyse : Comme je le pensais, John a tout de suite réagi au produit. Sa verge a atteint une proportion supérieure à la normale. Tout son corps est devenu hypersensible, voire légèrement au-delà de mes prévisions. Je vois toutes les possibilités que John peut apporter aux futures expériences.

Les effets de l'aphrodisiaque se sont estompés à 57 minutes en laissant John avec des effets secondaires non prévus.

Note pour plus tard : faire le même test avec stimulation sexuelle. Pas sûr que John accepte sans motivation.

DEUXIÈME TEST

Sujet du jour : observer les réactions de son corps après la prise d'une substance stimulante et l'interaction avec l'acte sexuel.

Intervenant : moi

Suite à l'incident du premier aphrodisiaque, je teste une version mieux dosée avec des ingrédients non-allergène pour John.

Pour cette expérience, j'ai décidé de me porter volontaire comme facteur de stimulation de la prostate (et de motivation pour John).

Comme je l'imaginais, John n'avait pas envie de recommencer. J'ai donc tenté ma théorie sur sa nouvelle attirance pour moi. Son changement de position prouve que mon raisonnement est juste : John a des sentiments pour moi, ou en cours de développement. Il me faudra jouer sur cette carte dans les cas de refus.

Le nouveau stimulant est plus simple, mais tout autant efficace. Après analyse du précédent, et compte tenu de toutes les indications trouvées sur Internet, voici donc la composition : chocolat, lait de fraise, gingembre, gelée royale et ginseng. À haute dose, ils n'ont aucune contre-indication et ils renforcent les capacités sexuelles ainsi que la durée d'érection.

Je ne lui ai pas avoué que j'ai bu le même composant pour ne pas me retrouver en panne sexuelle sans pouvoir l'assouvir complètement.

Il a réagi dès notre premier contact. Son corps s'est tendu vers le mien par automatisme. Il est plus que prêt à commencer.

Pourtant, dès ma pénétration, quelque chose s'est passé. L'esprit de John semblait ailleurs. J'avais beau bouger en lui, il ne réagissait pas. Pas un son, aucune émotion. Son corps, en revanche, semblait réagir sans lui.

Note pour plus tard : confirmer la possibilité d'un acte sexuel plus poussé au niveau du pénis, sans sa conscience.

Il a fini par revenir à lui. Je suis perplexe quant aux causes qui l'ont amené à cet état. J'ai poursuivi donc ma pénétration jusqu'à ce que les effets disparaissent.

Anomalie : Les effets de l'aphrodisiaque s'étaient estompés en moi, pourtant, John semblait encore en être atteint. Pourquoi ? La dose était la même. Est-ce dû à notre différence de taille ? À quelque chose dans notre corps ? En observant l'expression de son visage, il ne semble pas complètement perdu dans ses sensations. Il est plus détendu. Mentirait-il pour que je le baise encore une fois ?

Note pour plus tard : analyser plus en détail ses émotions.

Conclusion : Résultat prometteur. John apprécie les ajouts extérieurs dans l'acte sexuel. Il possède donc une très forte libido qui demande à être stimulée.


(9) Dîner romantique

Hors-sujet : Mon frère a décidé d'avoir un tête-à-tête en privé avec John. Plus qu'un tête à tête dans un grand restaurant, je suis persuadé qu'il a un plan précis en tête.

Une chaîne autour de son cou, et qui n'avait rien à faire là, m'a appris qu'elle appartenait à John. Comment se l'est-il procuré ? Sûrement au siège de l'armée. Je suis certain de ne jamais avoir vu John la porter, ni la posséder dans ses affaires. Je l'aurais vu dans le cas contraire.

Mycroft m'a juste dit qu'il le rendrait à son propriétaire dès qu'il l'aurait amené dans son lit.

Le surlendemain, j'ai su qu'il avait réussi quand j'ai vu la chaîne autour du cou de John. Qu'ont-ils fait ensemble ? L'odeur de mon frère était sur lui. Mon frère n'a rien voulu me dire et John a évité le sujet.

Conclusion : Il ne s'est rien passé entre eux. Premièrement, parce que Mycroft ne l'aurait jamais forcé dès le premier soir tant que John n'avait pas une inclinaison en sa faveur. Deuxièmement, John aurait été furieux et honteux si cela avait été le cas. Donc, ils ont juste dormi ensemble.


(10) Une mystérieuse expérience

Sujet du jour : soulager John tout en testant ses capacités sexuelles pendant son inconscience.

Intervenant : moi

Accessoire utilisé : aucun

Suite à plusieurs réflexions en (6) et en (8) sur les capacités sexuelles de John pendant son inconscience, j'ai récupéré, avec l'aide de Molly, un anesthésiant local. Sans lui parler de mon objectif, elle m'a expliqué où piquer pour endormir les différentes zones du corps humain.

J'ai profité de l'occasion pour tester un problème récurrent sur ma personne qui est apparu en (4).

Bien entendu, je ne précise pas à John quelle partie du corps j'allais endormir. Lui croyait à ses parties génitales. Évidemment qu'il n'aurait pas eu de réaction dans ce cas précis, ce qui n'aurait pas été d'un grand intérêt.

Une fois qu'il fut endormi, je devais le préparer pour la suite. Bien qu'il soit déjà bien tendu, il fallait qu'il le soit au maximum. J'ai un peu hésité sur le moyen : main ou bouche. Avec la main, c'est plus sain, mais je serais obligé de recourir au lubrifiant et par conséquent, John s'en rendrait compte. Ses qualités de médecin, même s'il ne pratique plus, sont toujours là.

Donc, l'autre option : la bouche. Moins propre. À l'odeur qui émanait de ses parties, il semblait s'être masturbé la veille et n'avait donc pas pris de douche depuis. Mais étant donné qu'il n'a pas eu de rapport sexuel autre que ses partenaires muni de préservatifs et qu'il n'a aucune maladie, je pouvais donc le faire sans risque.

Premier test

J'ai pris en main son sexe entre mes doigts et j'ai commencé à le lécher. Je ne sais pas ce que les gens aiment dans ce genre d'acte. En tout cas, ma langue sur sa longueur est rappeuse. J'ai senti sa verge crépiter, comme s'il avait une vie à part.

L'odeur de sexe est très présente et étonnement, est plutôt attirante, tout comme le reste de son corps, constaté dans l'expérience (6).

Je me suis décidé à le prendre entièrement en bouche et à le sucer. La vibration de son sexe dans ma bouche était vraiment étrange. Comme pourvue d'une vie propre, elle dansait sous mes coups de langue. J'ai donc amorcé des va-et-vient réguliers. J'ai senti cette queue gonfler et s'allonger encore plus qu'elle ne l'était.

La première impression a laissé place à une toute autre réflexion : ce n'était pas si désagréable que ça et je goûtais le liquide pré-séminal qui s'échappait de la pointe.

J'ai entendu des gémissements s'échapper de la bouche de John. J'ai stoppé tout geste avant de constater qu'il dormait toujours profondément. La dose que j'avais mise devait l'endormir pour deux bonnes heures, ce qui me laissait beaucoup de temps pour l'étudier et tester mon corps sur le sien.

Je reprends mes mouvements sur son sexe pendant plusieurs minutes jusqu'à ce que son sperme gicle dans sa bouche.

La bouche pleine, je récupère une fiole Erlenmeyer que je garde dans mon stock d'ustensiles dans un de mes cartons et recrache les trois quarts du liquide, et avale le reste.

Note pour plus tard : faire une analyse complète du sperme.

Particularité du sperme : La texture est douce et crémeuse et un goût légèrement sucré et très lointain de cerise. Il a mangé des toasts avec de la confiture de cerises. La nourriture influe-t-elle sur le goût ?

Note pour plus tard : Lui faire manger beaucoup de chocolat (pour son goût prononcé et non parce que c'est mon dessert favori) afin de vérifier de la véracité de cette théorie.

Conclusion : comme annoncé dans le (1), Le corps n'a pas besoin de la présence métaphysique de la conscience de John pour qu'il se sente stimulé. Il continue à répondre à tous les stimulus sensoriels.

Deuxième test

J'ai retiré mon pantalon et mon slip et suis monté à califourchon sur John. La salive que j'ai mise autour de son sexe m'avait servi de lubrifiant naturel et indétectable. J'ai tenté de m'empaler sur le sexe tendu sans succès. Il me manquait quelque chose d'évident : je n'étais pas préparé à le recevoir.

Avec ma salive, j'ai enduit mes doigts et les ai enfoncés à l'intérieur de moi. Je dois dire que la technique de les coulisser en moi était franchement désagréable. Aucun plaisir, juste cette intrusion qui me faisait mal. J'ai eu une idée : je me suis masturbé en même temps. L'effet a eu le mérite de me sensibiliser un peu plus.

Après bien 15 minutes à tenter de m'ouvrir pour pouvoir accueillir la verge en moi, je me suis remis en position et me suis laisser descendre. En guidant le sexe en moi, et avec beaucoup de persévérance au vu de la douleur générée, j'ai fini par le faire entrer entièrement en moi.

Le visage de John était un peu plus crispé, mais toujours aucun signe de réveil. J'ai donc commencé à monter et descendre doucement, tant la douleur était là. Progressivement, ça s'est estompé pour laisser place à une sensation plus agréable. J'ai tapé cette zone qui semblait refouler la douleur au loin et me faire haleter. J'ai compris que je venais d'atteindre la prostate.

J'ai fait durer le moment au maximum. Plus mon envie montait, plus je ralentissais la cadence. J'ai essayé de contrôler mon corps en pénétrant mon palais mental et analyser chaque pulsation de mon corps, chaque zone qui était stimulée. Mon corps bougeait tout seul. John et moi étions ailleurs. J'ai réussi à garder le contrôle tout en ressentant distinctement chaque partie de mon anatomie qui était mise à contribution.

J'ai senti la pression sur ma queue et j'ai utilisé un mouchoir pour récolter mon fluide séminal. Peu après, c'est John qui s'est vidé en moi.

Une fois retiré, l'organe de John était flasque. Je le nettoie avant de le recouvrir des draps. Il lui restait encore trois-quarts d'heure à dormir pour récupérer. À son réveil, il ne s'apercevra de rien mis à part qu'il n'aura plus besoin de douche froide.

Note pour plus tard : réitérer cette expérience.

Correctif : NE PLUS JAMAIS faire d'expériences pendant son inconscience sans son consentement.


(11) Expression du visage

Sujet du jour : lire et interpréter les différentes expressions de John pendant l'activité sexuel.

Intervenant : Lestrade

Accessoires utilisés : préservatif et lubrifiant

Hors sujet : Mycroft est passé à la phase supérieure. Heureusement, John est assez malin pour s'échapper d'un piège aussi grotesque.

John est un homme expressif. Il est un livre ouvert vers ses émotions, ses pensées. Pendant l'acte, il cogite beaucoup, et inconsciemment, il dévoile beaucoup sur lui-même. Même s'il tente de le cacher.

Pour cette fois, j'ai voulu que John se mette à califourchon pour copuler avec Gavin.

Première tentative : échec. John n'est pas à l'aise pour amorcer l'acte de lui-même. Réitérer l'expérience ultérieurement.

Seconde tentative : réussite. Gavin a réussi, de par ses dimensions hors-norme, et sa vigueur, à faire réagir John. Il était le sujet idéal pour mener cette expérience. Il n'était pas le seul à le faire réagir. En m'installant sous lui, je l'ai déstabilisé et j'ai pu lire toutes les expressions qu'il a arborées et j'ai pu lire la profondeur de ses sentiments.

Conclusion : j'ai, pour l'instant, toutes les chances de gagner le pari. Seulement, je ne sais que faire de son amour pour moi à part me sentir réjoui d'avoir toujours quelqu'un qui m'idolâtre au quotidien. Mais le challenge étant sur la durée, tout peut encore basculer. À moins que John se décide à m'avouer ses sentiments, auxquels cas, le pari serait terminé. Je ne peux ni tricher, ni influencer John. Je doute qu'il soit prêt à faire le pas. C'est encore trop tôt.

Note pour plus tard : les remarques de Gavin sont tout à fait pertinentes. L'utilisation de sex-toys est tout à fait envisageable.

Hors sujet : j'ai fait une inspection de la chambre de l'inspecteur. J'ai trouvé des notes de restaurant bien trop élevées pour sa paie et une écharpe appartenant à mon frère. Quels liens entretiennent-ils tous les deux ? Je vais devoir mener ma petite enquête.


(12) Film porno

Sujet du jour : analyser ses performances pour analyser ses réactions avec les femmes.

Intervenant : une actrice du porno

Accessoires utilisés : préservatif et lubrifiant

Giuseppe (le masseur) m'a appelé, il y a quelques jours, pour me signaler qu'une de ses connaissances recherchait un acteur de remplacement pour un premier rôle dans un film pornographique. Il m'a avoué que John était le portrait craché de l'acteur qui était malade.

J'ai contacté le producteur pour accepter le rôle après avoir réussi à convaincre John d'y participer. Il a des points faibles à exploiter, et les femmes en font partie.

J'ai fureté un peu partout dans le studio pour trouver quelques idées à utiliser pour mes prochaines expériences. Les sex-toys en faisaient partie, tout comme des scénarios que j'ai pu subtiliser pour les étudier ultérieurement.

Malgré ses appréhensions du début, John a pris son rôle au sérieux et a montré combien il était performant en copulation avec la gente féminine. Ses expressions semblaient plus en raccord avec la situation. La précédente expérience a démontré que ses sentiments changeaient son comportement. Devant une parfaite étrangère, John s'est montré plus professionnel. Et il a parfaitement su faire abstraction de ce qui l'entoure. Je suis resté subjugué quelques secondes au moment du relâchement.

Conclusion : Si John était gay, il pourrait assouvir très facilement un homme. J'espère que ce ne sera pas Mycroft.


(13) Défilé en sous-vêtement

Sujet du jour : changer la garde-robe de John et lui trouver des tenues pour certaines expériences.

Intervenant : Aucun

Accessoires utilisés : différents vêtements et sous-vêtements

Ce que je déteste le plus chez John, ce sont ses pulls d'une laideur incomparable. Plus que ses pulls, c'est son goût vestimentaire dans son ensemble qui est à déplorer.

Mycroft m'a contacté récemment pour faire le tour des boutiques avec John. Comment est-il arrivé à cette conclusion alors que j'en ai parlé à personne ? Cela reste un mystère pour moi.

Toujours est-il que l'idée a fait son chemin dans mon esprit et j'ai décidé de relier le compte bancaire de John et le mien pour qu'il dispose de plus de revenus. Heureusement, c'est Mycroft qui me fournit une partie de son salaire pour mes besoins personnels. Et par continuité, pour ceux de John également.

Je ne vais pas exposer ici tous les choix que nous avons faits. Aucun intérêt scientifique. John a donc maintenant toute une panoplie de vêtements bien plus conséquente que ce qu'il avait avant. Il a également quelques tenues particulières à porter le jour des expériences.

Hors sujet : je suis retourné au centre commercial le lendemain et j'ai été regarder l'affiche qui avait retenu l'attention de John. Il s'agissait d'une publicité pour un sex-shop qui présentait les nouveaux dessous féminins. J'ignore si c'est le magasin ou la tenue exposée qui l'avait attiré, mais je mets l'information de côté.


(14) Strip-tease

Sujet du jour : séduire son public par une danse et un retrait de vêtement progressif.

Intervenants : Mycroft et Lestrade

Accessoires utilisés : un pantalon en cuir noir, une ceinture cloutée, un chemisier rouge, un nœud de papillon noir, des longues bottes lacées et un chapeau noir. Ainsi que du maquillage et des paillettes.

Première confrontation pour mon projet « détournement » Mycroft et Graham ont une approche cordiale. Toutefois, mon frère lui a autorisé à l'appeler par son prénom ce qui est contraire à ses principes point de vue hiérarchique. À garder en mémoire si cela se réitère.

Défi du jour : Réussir à soutirer une photo de Mycroft compromettante. Un restaurant pour John comme récompense est une bonne motivation.

Un strip-tease n'est pas une danse anodine. Il existe plusieurs manières de l'aborder. J'ai choisi l'option du spectateur attaché pour la simple raison que John allait les toucher pendant sa prestation et il était nécessaire que personne ne perturbe son numéro. John n'aurait jamais accepté si Mycroft avait pu le toucher d'une manière ou d'une autre. Dans la même logique, les réactions de Graham m'étaient inconnues, mais j'ai pu noter précédemment qu'il était de plus en plus enthousiaste à participer aux expériences.

Note pour plus tard : vérifier jusqu'à quel point John l'attire.

John n'est pas spécialement très souple. Bien au contraire, j'ai eu du mal à le libérer de sa condition de soldat, bien ancrée en lui. L'entraînement a été très difficile, mais il a travaillé dur pour y arriver.

Mycroft avait beau être entravé, ses paroles ont malheureusement eu une mauvaise répercussion dans l'esprit de John. Heureusement, il a poursuivi sa prestation comme convenu.

Défi réussi : La photo est parfaite. Mais qu'elle n'a pas été ma surprise en constatant que le regard de mon frère ne se portait pas sur John, pourtant assis sur ses genoux, mais sur Graham. Aurais-je découvert un lien entre eux ? Dommage que je n'ai pas eu l'inspecteur sur la photo. Je serais curieux de savoir sur qui de John ou mon frère son regard s'était aventuré ? D'autres tests à prévoir.


(15) Préliminaire et menotte

Sujet du jour : Aucun

Intervenant : Mycroft

Accessoires utilisés : deux paires de menottes

Pour la seconde fois, Mycroft a réussi à prendre John dans ses filets.

J'ai eu droit à un résumé pompeux de Mycroft. Je précise que je ne prends aucune de ses paroles comme un sujet d'expérience. Tout ce qu'il voulait en réitérant la première expérience qu'ils ont faite ensemble, c'est parce que mon frère voulait coucher avec lui en toute liberté.

/

« Bien Cher petit frère, John est tombé dans mon piège sans même que tu sois présent. Il a même été d'accord quand je lui ai posé la question. Tu n'imagines pas ma joie. J'ai fait néanmoins preuve de patience pour qu'il ne découvre pas le pot aux roses.

J'ai demandé les menottes à l'inspecteur Lestrade pour diverses raisons inintéressantes pour toi. Seulement, je me suis rendu compte que tu avais gardé les clés. Dans un sens, ça m'a donné une excuse supplémentaire pour prouver à John que tu étais présent.

Je l'ai senti s'abandonner à mes caresses. Son esprit a commencé à me voir autrement qu'un partenaire de sexe.

Tu sais que notre journée shopping a eu du bon ? Il portait le tanga bleu ciel que je lui avais choisi, un vrai délice sur lui. Et rien que pour moi !

Il était presque à bout. Il allait me laisser coucher avec lui quand tu es intervenu.

Pour le coup, je ne te félicite pas, parce que tu as gâché mon plan, et maintenant, John est furieux contre moi. Et ne me fais pas croire que tu ne l'as pas fait exprès. Tu sais toujours où se trouve John.

La prochaine fois, crois-moi que tu ne pourras rien faire pour lui, et il sortira avec moi de son plein gré !

À bon entendeur ! »

/

Il a tort cette fois. C'est grâce à l'enquête que j'ai recherché John. Je suis d'ailleurs content d'avoir pu les interrompre. Voir John soumis sur ce lit m'a montré combien j'étais passé non loin de le perdre.

Note pour plus tard : surveiller les communications de John.


(16) Une surprise sexy

Sujet du jour : aucun

Intervenant : moi

Accessoire utilisé : une lingerie féminine peu couvrante

En rentrant chez moi. Je suis resté dubitatif devant le décor du salon, entre nos fauteuils. J'ai envisagé plusieurs hypothèses possibles. Le premier était évidemment le jour de mon anniversaire. John allait m'offrir un cadeau. La bouteille de champagne posée à côté de son fauteuil prouvait qu'il voulait le fêter avec moi. Quant à la surprise, je pense que je n'étais pas préparé à l'accepter.

John portait la tenue que j'avais vu sur cette publicité en (14). Je ne m'attendais pas à quelque chose d'aussi évident et j'avoue que John, grimé en une parodie de femme, m'a fait mal. Ce n'est pas comme ça que John devait se comporter.

Je n'ai pas jugé utile de cataloguer ce « cadeau » dans mes expériences. J'ai juste eu l'occasion de confirmer certains faits, notamment, sa bouche :

Je peux confirmer qu'il avait un don avec cet organe qu'il maîtrise à la perfection. Son baiser tout comme sa fellation était tout simplement exquis.

Note pour plus tard : le mettre plus souvent à contribution.

Note personnelle : J'ai récupéré son string pour le conserver. C'est une sorte de souvenir de ce soir-là, un témoin qui m'a vu succomber pour la première fois à une pulsion et me rappeler que cela ne devait en aucun cas se reproduire. Le pari avec Mycroft était toujours d'actualité. J'ai déjà fait une entorse à la règle. Qui sait ce que Mycroft réclamerait en compensation s'il le savait.


(17) Séduction improvisée

Sujet du jour : voir comment John draguait les femmes.

Intervenant : Molly

Accessoire utilisé : aucun

Je pense que le résultat de cette expérience était couru d'avance. Mais je devais trouver un moyen de détourner Molly de mon objectif et cette solution m'a paru amusante.

Je reconnais que John a une façon de draguer bien à lui, mais la technique ne pouvait fonctionner avec elle. Premièrement parce qu'elle est amoureuse de moi (non pas que ça m'intéresse, mais elle était mieux disposée à me rendre service). Deuxièmement parce que Molly n'était pas une de ces femmes niaises romantiques en mal d'amour que John avait l'habitude de côtoyer. Et troisièmement, parce que Molly n'a aucune attirance pour John. C'est un bon copain, c'est tout.

John est fâché pour le moment, mais ça lui passera.


(18) Danse nocturne

Sujet du jour : la danse donne-t-elle plus de sensualité à John ?

Intervenant : moi

Accessoire utilisé : aucun

Nous étions dans une planque à attendre notre suspect. Le dénouement n'allait pas survenir avant la deuxième moitié de la nuit. Pourtant, nous étions sur place dès le crépuscule.

J'avais une idée en tête. J'avais déjà initié John à la danse, il y a longtemps, à l'occasion de son mariage.

Cela faisait deux jours que John n'avait pas dormi et je sentais qu'il n'allait pas tenir au moment crucial. J'ai donc proposé à John de danser une valse pour le garder alerte.

Malgré l'obscurité tout juste éclairée par un réverbère, nous avons dansé tels deux ombres dans la nuit. John avait retenu les pas que je lui avais appris. Il manquait un peu de pratique.

Petit à petit, nous nous sommes rapprochés, jusqu'à nous coller. Notre valse s'était transformée en un corps-à-corps beaucoup plus sensuel. Je ne pouvais ignorer l'érection que je sentais sur ma cuisse, ni la mienne qui me faisait mal.

Nous n'avons pas pu aboutir, car notre suspect venait de surgir plus tôt que prévu.

Conclusion : la danse a le don d'émoustiller les sens, si tant est que des sentiments soient partagés. Je dois admettre que je ressens peut-être quelque chose pour John. Je ne peux évidemment pas laisser exprimer ce sentiment pour conserver ma capacité de raisonnement.


(19) Rendez-vous amoureux dans un lieu insolite

Sujet du jour : tester un rendez-vous entre deux hommes pour en étudier le comportement.

Intervenant : Lestrade

Accessoire utilisé : champagne

Pour cette expérience, j'avais deux objectifs :

- Définir le degré d'attirance de Gavin pour John. Savoir s'il était capable d'être séduit par un homme.

- Savoir pourquoi John était si effrayé par le noir et tout ce qui touche le surnaturel.

J'ai posé des pièges auditifs à plusieurs points stratégiques du cimetière. Comme je l'ai pensé, il panique au moindre bruit. Le faire venir dans un cimetière était dès le départ source de problèmes. Heureusement, avec Gavin en soutien, l'expérience a pu démarrer.

Analyse : Gavin s'est montré bien plus dominant que John qui devait lui faire confiance.

La possibilité que Gavin puisse succomber aux charmes de John est de 65 %. Et qu'il devienne un couple monte à 55 %. John pourrait être tenté par la gentillesse de Graham et surtout par ses atouts sexuels.

Un événement imprévu a détourné John de l'objectif. Il a complètement disparu de mon champ de vision pendant plusieurs minutes.

Après avoir résolu l'affaire, je devais encore découvrir celte histoire d'hallucination qui semblait avoir pris de l'ampleur après avoir découvert le corps de la défunte.

Analyse : Malgré ce que lui faisait Gavin, je voyais John fixer un point au-dessus de lui. Il ne pouvait pas savoir à qui appartenait cette tombe. Il m'a surpris. John est donc sensible aux esprits.

Note pour plus tard : savoir s'il peut voir tous les esprits ou juste quelques-uns ?


(20) Masturbation dans les règles de l'art

Sujet du jour : soulager John de ses érections à répétition

Intervenants : moi

Accessoire utilisé : un stimulateur de prostate

L'affaire en cours est du pain béni pour mes expérimentations. Les malfaiteurs possèdent un attirail divers et varié de sex-toys. En voler un sous le nez des policiers ne pouvait pas leur faire de tort.

John a une libido très active et réagit naturellement dès qu'il est question de sexe. Voir son état m'a paru être le moment idéal pour tester un de ces jouets.

Une grange n'est pas le lieu idéal pour ce type d'activité, mais les murs à l'hôtel étaient bien trop fins pour s'adonner à une activité sexuelle, et John n'apprécie pas d'être « écouté ».

Analyse : John maîtrise parfaitement l'objet bien qu'il n'en ait jamais utilisé. J'aurais pu juste l'analyser en le regardant, mais j'avais envie de le voir rougir (pensée parasite). Lui faire décrire chacune de ses sensations m'a plus facilement permis de savoir ce qu'il se passait en lui.

Note personnelle : J'avoue que le voir se trémousser sur la paille m'a fait réalisé combien John était beau dans la jouissance. D'un côté, j'analysais et de l'autre, à ma grande honte, je l'ai reluqué avec beaucoup d'envie. Perdu dans son plaisir, il ne pouvait pas voir comment je le dévorais des yeux. À l'hôtel, je l'ai regardé se masturber avec envie. J'ai pris sur moi pour ne pas poser mes mains sur la sienne.


(21) Conquête

Hors-sujet : Je ne m'attendais pas à ce que cette vieille histoire refasse surface. Moriarty m'avait juré que John ne se souviendrait jamais de ce qu'il lui a fait cette nuit-là. Mais il n'est plus vivant pour que je puisse le lui reprocher. C'est ennuyeux. J'ai pu voir une vidéo de ce qu'il s'est passé. Moriarty aimait les mises en scène. J'ai été scandalisé par le traitement que John a subi. S'il n'était pas mort, je crois que je l'aurais tué de mes mains. J'ai détruit cette vidéo pour que les souvenirs de John ne se ravive jamais complètement.

Quoi qu'il en soit, je préfère que John n'en sache rien et qu'il croit que c'était juste un cauchemar qu'il a associé son kidnapping aux expériences. Un jour, quand il sera prêt à l'entendre, je lui dirais toute la vérité. J'espère qu'il me pardonnera mon silence.


(22) Sensualité d'une voix chantée

Sujet du jour : observer les capacités de John à séduire rien qu'à sa voix

Intervenant : aucun

Accessoire utilisé : aucun

John possède certaines dispositions qui le rendent ouvert à l'instruction musicale. En outre, sa voix de baryton léger lui offrait un panel assez large en vocalise.

Cette expérience est différente des autres et un peu hors-sujet. J'ai laissé Mycroft s'occuper de la partie technique et à des tierces personnes, l'entraînement de la voix de John.

La prestation a été un franc succès. Il était bien meilleur que tous les autres chanteurs présents. J'ai juste été surpris que John ait chanté une troisième chanson. Les paroles de celle-ci avaient pour thème « les meilleurs amis ». J'ai donc très bien compris le lien qui nous unissait et j'étais ravi de son cadeau. Comme si rien ne pouvait nous séparer. Mycroft a intérêt à bien se tenir. Je sens déjà notre pari se tourner en ma faveur.


(23) Sexe thérapie

Sujet du jour : aucun

Intervenants : Lestrade et moi

Accessoire utilisé : aucun

Ce qui s'est passé n'a nullement été prémédité. D'ailleurs, qui aurait pu prévoir que John allait tomber dans cette rivière ? Nous n'avions rien pour le réchauffer et je ne pouvais me résoudre à le laisser mourir. C'est là que j'ai eu l'idée d'utiliser le sexe pour le sauver. J'ignorais si cela allait fonctionner, mais je n'avais rien d'autre à disposition et sa vie était en danger.

Graham est un sang chaud. Même quand il fait froid, son corps émettait une chaleur continue. John a beaucoup souffert de la première étreinte. Tout son corps était gelé. Le réchauffer a réveillé de grandes douleurs dans son corps. Heureusement, en n'y allant pas trop fort, il s'est progressivement réchauffé. Tout en lui malaxant les membres, John a fini par retrouver un rythme cardiaque normal.

Note personnelle : cet accident m'a clairement prouvé que je tenais énormément à John, et le perdre n'était pas du temps envisageable. Le perdre au profit de Mycroft n'était pas acceptable non plus.


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Note personnelle : Je me suis rendu dans le sex-shop dont j'avais parlé en (13). Il me fallait trouver d'autres moyens à tester sur John. J'ai eu l'embarras du choix. J'avoue que je ne m'y connaissais pas du tout et j'ai donc demandé au vendeur l'explication de tout un tas d'objets dont je n'arrivais pas à comprendre le fonctionnement et l'utilisation. Au fur et à mesure que j'assimilais leur utilité, de nombreuses idées me sont venues et j'ai fini par prendre un peu de tout ce qu'il y avait dans la boutique… Aux frais de Mycroft (je garde toujours précieusement une de ses cartes bancaires).

Je les garde dans mon placard, pour le moment, jusqu'à ce que je juge si John y sera réceptif avant de les employer. Il ne m'avait pas semblé qu'il soit ravi quand Graham en a parlé. L'expérience (20) a été assez concluante pour l'envisager dans le futur.

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(24) Tel est pris qui croyait prendre

Sujet du jour : aucun

Intervenant : Mycroft

Accessoires utilisés : deux paires de menottes et une houssine

John a enfin décidé de réagir contre ce que Mycroft lui avait fait. Mon frère était parfaitement au courant qu'il nous fallait passer à la prochaine étape concernant le renforcement de John au sexe. Je pense d'ailleurs que sa façon de forcer la main de John était une tactique pour arriver à ce jour. C'est pourquoi nous attendions patiemment que John prenne une résolution pour utiliser les mêmes méthode que les expériences.

Comme il était à prévoir, John est fâché contre Mycroft, et j'avoue que je lui donne raison. Mycroft n'aurait jamais dû tricher pour tenter de coucher avec lui. Maintenant, il devait en assumer les conséquences et je savais pertinemment comment il allait s'y prendre.

Mycroft m'a fait un rapport assez succinct sur ce qui s'est passé. John a dû lui faire quelque chose qu'il n'avait pas envie d'étaler sur la place publique. Je sais qu'un jour, John m'en parlera.

Voici donc le message reçu :

"John est prêt à passer à la prochaine étape. Le convaincre risque d'être difficile. Je lui ai juste dit de te demander des explications. Bon courage, il est furieux !" - MH


(25) Sexe et alcool ne font pas bon ménage

Sujet du jour : laisser John me dominer (sans en parler à Mycroft)

Intervenant : moi

Accessoires utilisés : un aphrodisiaque et un lit vibrant

Comme je l'imaginais, John a très mal pris mes remarques que j'ai volontairement dites (je regrette de l'avoir poussé dans ses derniers retranchements, mais il fallait qu'il réagisse), et ma mâchoire est vraiment douloureuse. Et comme toujours quand il est en colère, il fait le con. Je l'ai donc suivi jusqu'à un night-club gay. J'ignore ce qu'il lui a pris d'aller dans ces genres d'endroit (ce n'est pas dans ses habitudes), mais ça révèle qu'une part de lui avait accepté l'homosexualité, et qu'il avait fini par ne plus avoir peur des assimilations sur sa personne.

Quand je l'ai vu dans les bras de ce type, j'ai bien cru faire un meurtre, et que je trouverais encore le moyen pour être celui qui enquête sur l'affaire. Quoi qu'il en soit, je l'ai mis hors d'état de nuire. Heureusement, John ne semblait pas avoir été abusé. Je pensais le retrouver juste saoul, du coup, il a également un aphrodisiaque dans le sang. Le mélange semblait être intéressant.

Quand le serveur du bar m'a parlé de l'hôtel d'à côté, j'ai imaginé une manière de me faire pardonner de John, bien qu'il était trop saoul pour s'en souvenir.

John est un dominant, même si, face à son apparence, on aurait du mal à y croire. Pourtant, j'aime ce côté sûr de lui et protecteur. Combien de fois m'a-t-il sauvé la vie ? De nombreuses fois en tout cas. Je lui dois beaucoup, bien que je ne le lui ai jamais dit.

C'est pour cette raison que je voulais le voir diriger (et pas l'inverse, sinon, il m'aurait accusé d'avoir abusé de lui, donc non, c'était lui qui devait me forcer à coucher. J'étais consentant de toute façon). Le voir en action. Savoir ce que Mary aimait tant chez lui. Ce que toutes les femmes adorent. Le constater de mes propres yeux et dans mon propre corps. John n'était pas sur ses gardes, ses sentiments paraissaient clairs pendant ces moments de lucidité.

Depuis la première analyse dans le (2), je peux à présent démontrer que les sentiments apportent un plus dans ses rapports qui ne manquent pas d'un certain intérêt.

Cette partie a été très difficile à gérer. Je ne m'attendais pas à une telle vigueur de sa part. Il est un homme d'action qui a besoin de prouver sa valeur. Malgré l'alcool qui l'imprégnait, il s'est comporté comme s'il était sobre. Malheureusement, dans son élan, il n'a pas cherché à se retenir et il s'est très vite épuisé, pour s'endormir peu après.

La prochaine expérience était inévitable pour s'acclimater au nouveau rythme des expériences. Le plus dur va être de faire preuve de beaucoup de patience et d'utiliser les bons mots pour qu'il ne reparte pas dans ses colères noires. Je devrais faire preuve d'une bonne dose d'humilité.


(26) Travaux pratique - Éducation physique et sexuelle

Sujet du jour : éducation de John dans la pratique du sexe prolongé et inépuisable.

Intervenants : 4 strip-teaseurs

Accessoires utilisés : préservatifs

Après une longue plaidoirie et beaucoup de patience, John a fini par accepter. Je le sentais à la fois fébrile et curieux. John est l'exemple même de l'esprit contradictoire et changeant. Il peut se braquer et rester sur sa position un jour et changer complètement d'avis la fois d'après, ce qui rend son cas très intéressant à étudier. Il suffisait juste de savoir le prendre, ce qui remet souvent en cause ma capacité d'adaptation. Mais j'y travaille.

J'avoue que je n'arrivais pas à me détacher du corps de John qui se faisait prendre sans relâche. Je savais en quoi consistaient ces séances pour l'avoir vu sur une vidéo. Voir John l'expérimenter m'a quelque peu émoustiller plus que de raison. De son côté, Mycroft ne bougeait pas d'un cil, mais rien que le simple fait de desserrer sa cravate en disait long de ses émois intérieurs.

Nous étions d'accord tous les deux qu'on ne ferait plus jamais de séances avec des étrangers qui n'auraient aucun lien avec nous. Ce cas était juste l'exception.

Conclusion : John a très bien répondu à toutes les stimulations, et maîtrise beaucoup mieux sa fatigue et ses pulsions.

Notre pour plus tard : Le faire travailler régulièrement pour qu'il ne retombe pas dans la normalité.

Hors-sujet : voir si John est capable de miauler à d'autres occasions. J'ignore pourquoi, mais le surnom « chaton », revient sans cesse à mon esprit, ce qui est complètement absurde. John n'a aucun lien avec les chats.


(27) Infirmiers particuliers

John était malade. En tâtant son front, je ne pouvais que me résigner à l'évidence que John n'était pas en état d'avoir une érection. J'ai donc changé mes plans au dernier moment.

Hors-sujet : Pendant un petit moment où il a pu s'endormir un peu, alors qu'il respirait par la bouche, il émettait un doux ronronnement. Je me suis baissé pour l'écouter de plus prêt. Je n'ai pas pu m'empêcher de sourire.

Sujet du jour : mettre en interaction Mycroft et Gavin, et voir comment ils se comportent avec John.

Intervenants : Mycroft et Lestrade

Accessoire utilisé : aucun

Analyse : Première découverte, Mycroft appelle Gavin, Grégory. Pourquoi ? C'est ridicule de lui changer son prénom. Gavin a pris les choses en main. Il est capable de prendre des initiatives et n'hésite pas à donner des ordres à mon frère qui ne rouspète pas (info à conserver pour une utilisation ultérieure). Ils ont coordonné leurs efforts.

Ne pouvant entrer dans la salle de bains, j'ai collé mon oreille à la porte pour enregistrer tous les détails que je percevais. La surprise de savoir que Gavin veuille prendre la douche avec John et que mon frère les ait suivis, montre qu'il y a clairement quelque chose qui se passe. Graham ne semblait pas être attiré par Mycroft, mais l'inverse est plus que probable.

Compatibilité : 100 %

Structure de couple : Actif Mycroft, passif Gavin : 50 % / Actif Gavin, Passif Mycroft : 50 %

Note pour plus tard : laisser mijoter et lancer mon projet « détournement ». Il est temps que je libère John.

Chance de réussite du projet : 70 %


(28) La langue de l'amour

Sujet du jour : associer l'apprentissage de la langue française avec la tentation d'une langue sur son corps pour le déstabiliser.

Intervenants : Mycroft et moi

Accessoires utilisés : deux livres

Je savais mon frère très imaginatif pour me proposer des idées d'expériences, toutefois, il a encore le don de m'étonner sur ce qu'il était capable de faire avec.

Analyse : pendant la première partie, John a réussi plus ou moins bien à lire son texte en ignorant mon frère qui n'a cessé de le lécher sur tout le corps. Sa lecture n'était pas encore bien maîtrisée.

Dans la deuxième partie, associée un poème érotique à l'acte, a été plus dure pour John. Son corps réagissait aux mots qui s'échappaient de sa bouche. Son cerveau ne pouvant pas faire deux choses à la fois, a laissé son corps s'exprimer, tandis que son esprit était concentré sur sa lecture. John a assimilé la langue français en deux heures. Je suis fier de cette prouesse pour un homme normal.

Conclusion : John venait d'acquérir une aisance de discours en français. Je pouvais à présent l'emmener avec moi en France, le pays de l'amour.


(29) Arrangement mutuel pour mise en couple

Sujet du jour : John et Mycroft sont en couple.

Intervenant : Mycroft

Accessoire utilisé : aucun

Je sais pertinemment que rien est vrai sans vraiment pouvoir l'affirmer complètement, mais John a poussé le vice jusqu'à coucher avec mon frère de son plein gré. Ce n'est pourtant pas dans sa logique. Je suis persuadé que Mycroft lui a suggéré l'idée et John l'a accepté.

John ne m'a pas fait confiance. Ou plutôt, il a oublié la promesse que je lui ai faite de le débarrasser de mon frère. Grand bien lui fasse ! Je vais le faire mariner un peu plus longtemps pour qu'il comprenne bien que la confiance, ça se mérite. Je doute qu'il apprécie les « copulations » de mon frère sur le long terme.

Note pour plus tard : Prévoir un moyen de le rendre jaloux.


(30) Travestissement

Sujet du jour : découvrir si John attire les hommes s'il est lui-même une femme.

Intervenants : Mycroft, Lestrade, Irène et moi

Accessoires utilisés : vêtements féminins, perruque et maquillage

Mycroft m'a donné le contexte idéal pour expérimenter ma nouvelle théorie et prouver à John que le plus jaloux des deux n'est pas celui qu'on croit.

Je sais que John est amoureux de moi malgré qu'il soit hétéro. Inversement, il a un charme naturel qui attire les femmes ainsi que Mycroft et Graham. Si John était une femme, aurait-il le même succès avec les hommes ?

J'ai profité de l'occasion pour mettre le plan « jalousie » en place. J'ai contacté Irène Adler qui a accepté d'être ma cavalière au bal. John était vert de rage quand il a compris que je l'ignorais pour le Femme. Il sait combien elle me fascine. Elle était donc la personne idéale pour faire réagir John. Je me suis délecté de sa décomposition mentale.

Analyse : John était fâché contre moi. Je me doutais qu'il réagisse exagérément. C'est pourquoi je l'ai laissé seul pour jouer son rôle d'appât qu'il a mené à merveille sans qu'il s'en rende vraiment compte. Il a attiré les regards de nombreux hommes et certains sont même venus lui parler.

Au bout d'un moment, voyant que ce n'était pas les bonnes cibles, j'ai fait en sorte que leurs femmes respectives viennent récupérer leur mari prétextant que « miss Johanna » était une croqueuse d'hommes. Il ne fallait pas que John soit trop entouré sinon, le voleur ne l'aurait même pas remarqué.

Quand j'ai remarqué l'homme qui l'a approché, j'ai tout de suite remarqué qu'il n'était pas ce qu'il prétendait être, mais j'ignorais encore qu'il s'agissait de notre voleur.

C'est en voyant ce qu'il a versé dans le verre de John que j'ai mis mon frère dans la confidence pour lancer le piège.

Note personnelle : j'ai eu du mal à résister à l'attraction que représente John. Même en femme, il est très séduisant. Si j'avais pu, ce serait moi qui l'aurais aidé à dissiper les effets de l'aphrodisiaque. Mais je dois me montrer patient. Pour le moment, c'est Mycroft qui le possède, mais ça va changer. Et très bientôt !

Hors-sujet : pourquoi y a t-il tant de masque de chats ? Il y a pourtant l'embarras du choix en espèce animal.


(31) Pulsion incontrôlée

Sujet du jour : John est-il capable de coucher avec une femme sans réfléchir ?

Intervenant : Anthéa

Accessoire utilisé : parfum

Mycroft m'a proposé Anthéa pour une expérience. Au début, j'ai refusé. Elle attirait John depuis le début, ce qui aurait risqué de perturber l'expérience (même si elle n'a jamais fait mine de s'intéresser à lui). Mais en fin de compte, j'ai accepté pour voir comment John allait réagir, avec l'aide d'un stimulant olfactif dans le parfum de la jeune femme. La caméra que Mycroft avait installée dans la limousine nous a offert un spectacle inouï.

Analyse : John a réagi comme l'homme de la situation. Son côté dominant a tout de suite pris le dessus et il a sauvagement copulé avec elle. J'ai eu du mal à reconnaître John dans ses actions tant c'était différent de tout ce qu'il nous a montré jusqu'à présent. Bien sûr, il ignorait que nous l'observions donc il a réagi plus normalement.

Note pour plus tard : Un jour, je devrais tester ce parfum sur moi et sur John.

Anthéa semble être aussi une dominante et a très vite inversé les rôles. Je pense que dans les deux cas, John ne s'en est pas offusqué.

Conclusion : pourquoi Mycroft a sacrifié sa soirée avec John pour faire cette expérience ? J'ai remarqué qu'il ne passe pas autant de temps avec John qu'au début. Sexuellement parlant. Ferait-il marche arrière ? Malgré le fait que John soit en couple avec mon frère depuis plusieurs mois, John n'a pas hésité à coucher avec Anthéa. Cela confirme mon raisonnement : que toute cette comédie est montée de toute pièce, que John n'a plus aucun souci pour coucher avec une personne dont il n'est pas amoureux, et qu'il n'avait pas l'intention de faire le premier pas.

Note personnelle : Maintenant que tout était élucidé, je pouvais maintenant programmer mon projet « détournement ».

Hors-sujet : En regardant les ébats de John et Anthéa, je n'ai pas pu m'empêcher de les associer à deux chats en pleine danse de copulation. Leur ronronnement et leur miaulement s'entendaient très bien à travers les haut-parleurs. Je ne suis pas adepte des surnoms et je refuse d'être associé à un colifichet. Mais pour John, je crains ne pouvoir retenir celui qui pend au bout de la langue.


(32) Calendrier sexy

Sujet du jour : voir quelle rapport John entretenait avec son propre corps, devant un objectif.

Intervenant : moi

Accessoire utilisé : appareil photo

J'étais perplexe quant à la demande de John de faire des photos de nu avec moi, alors que je ne devais qu'observer. Je ne m'en suis pas privé. Je pouvais très bien l'analyser de près. Ses regards sur moi en disaient long. Je l'ai dévoré des yeux sans vergogne tout en essayant de ne pas trop montrer mon attirance pour ce corps si irrésistible contre moi.

John a perdu de cette rigidité militaire. Il a clairement exprimé un apaisement et un confort qui ne lui ressemblait pas. Les expériences ont changé beaucoup de chose en lui.

Maintenant, je pouvais le voir tous les jours, quand je suis allongé sur mon lit. J'ai accroché le calendrier sur le mur en face du lit. Du coup, je dormais quasiment tous les soirs dans mon lit.

Note personnelle : j'ignore s'il le faisait exprès ou non, mais j'ai eu l'impression qu'à chaque changement de pose, John se frottait délibérément à moi. Même quand la pose nous mettait l'un contre l'autre, il ne pouvait pas s'empêcher de frotter sa joue contre mon épaule ou mes bras. Inconscient ou pas, je l'ignore encore. Le surnom "chaton" que je pensais avoir oublié, m'est revenu à l'esprit.


(33) Threesome

Sujet du jour : lancement final du projet « détournement »

Intervenants : Mycroft et Lestrade

Accessoire utilisé : un bandeau et des sex-toys

Il était temps d'honorer ma promesse. Toutes mes déductions aboutissaient à ce moment, celui qui verrait Graham et mon frère faire un pas l'un vers l'autre par l'entremise de John.

John était le catalyseur de leur passion. Il devait les échauffer en les laissant faire tout ce qu'ils veulent sur lui. Un mal pour un bien. Ça me faisait mal de les voir le toucher, mais je devais me montrer patient.

Remarque : mon frère a encore appelé Graham, Grégory. Le plan se déroule comme prévu.

L'inclinaison de mon frère pour Graham est plus qu'évident. Heureusement que j'ai bandé les yeux de John, je pense qu'il aurait été déçu de n'être qu'un jouet pour eux. Il avait fini par accepter et apprécier ce genre d'expérience.

Quand Mycroft s'est jeté sur Graham, j'ai presque étouffé un cri de victoire en sautant sur place. Mon plan avait fonctionné à merveille. J'ai vite été récupérer John pour qu'il ne soit pas trop traumatisé par cette scène.

John a refusé que j'espionne ces deux idiots. Par contre, son visage s'est éclairé en comprenant ce qui venait de se passer. C'est le plus beau sourire qu'il ne m'ait jamais été donné de voir sur John.

Note personnelle : J'ai gagné mon pari. John est dorénavant légitimement à moi. Seulement, je ne me sentais pas prêt à assumer mes sentiments. Je décide donc de continuer les expériences et voir comment évolue la situation. Peut-être que lors de l'une d'elles, l'un de nous franchisse le pas.


(34) Jeu de rôle

Sujet du jour : Savoir si John est capable de faire tout ce que je lui ordonne de faire comme pour les enquêtes.

Intervenant : moi

Accessoire utilisé : aucun

Analyse : le jeu de rôle que j'ai choisi a un rapport direct avec les goûts de John. Le faire participer à quelque chose qu'il apprécie me paraissait une bonne occasion de voir jusqu'où il était prêt à aller avec moi. Il a été très réceptif et ne discutait aucun de mes ordres. Il n'a pas hésité un instant à faire tout ce que je lui demandais.

Note personnelle : Cette journée entre nous a été merveilleuse. Je ne voulais pas faire plus de 2, 3 copulations avec lui, mais mon envie a dépassé le cadre de l'expérience. Tout ce qui m'intéressait, c'est d'être en lui et le faire crier tant et plus pour lui faire avouer son amour pour moi. Il a malheureusement gardé le silence. Quoi qu'il en soit, je n'arrive pas à m'imaginer sans penser un seul instant à mon John. Mon chaton.


(35) BDSM

Sujet du jour : jusqu'où John peut-il aller dans la copulation la plus extrême.

Intervenant : Irène

Accessoires utilisés : mon écharpe, une cravache et divers sex-toys

J'avais prévu quelques femmes dans les expériences. Irène n'y avait jamais répondu, malgré une somme d'argent assez conséquente, et je ne pensais plus la recontacter. Ce n'est qu'il y a quelques jours qu'elle s'est manifestée pour accepter ma demande, avec deux ans de retard. Une seule fois, a-t-elle exigé. J'ai longuement refusé, car je ne voulais plus que John approche quiconque et elle a longuement argumenté pour me prouver qu'elle me serait très utile. J'ai fini par céder. Ça ne pouvait qu'être bénéfique pour John.

Compatibilité : 0 %, aucune chance que John ne tombe sous le charme d'Irène. L'inverse est impossible à analyser.

C'était la plus belle erreur de ma vie. Je n'aurais jamais dû lui faire confiance pour mener à bien cette expérience. Aussi douée soit-elle, elle a été très agressive envers John. Je reconnais que mon altercation avec elle dans le (30) ne m'avait pas fait réaliser combien elle avait compris les sentiments que je nourrissais pour John. Je connaissais pourtant ceux d'Irène, mais j'en avais minimisé les risques pour John. Voir John me supplier de l'aider m'a brisé le cœur, car je ne pouvais rien faire tant qu'Irène le menaçait de son arme.

Je retranscris fidèlement la conversation qu'Irène et moi avons eu avant qu'elle ne s'en aille.

/

Après avoir pris une douche et s'être habillée, Irène m'a retrouvé, assis dans mon fauteuil. Elle s'installe sur l'accoudoir du fauteuil de John.

Vous avez menacé John, gondé-je.

Oh, ne jouez pas les timorés, je ne l'aurais pas tué. Je voulais lui faire découvrir le sexe autrement. Il a parfaitement répondu à mes critères. Mais vous n'auriez pas dû intervenir ni tenter d'arrêter l'expérience. Pourquoi avez-vous réagi à la supplication de John ?

Je prends en compte ce qu'il y a de mieux pour lui. Je ne cherche pas à lui faire du mal. Vous auriez dû arrêter dès l'instant où il vous l'a demandé. John n'est pas un jouet et était en droit de mettre fin à cette expérience !

Mais il n'a pas eu mal. Ce qu'il a ressenti était juste tellement fort qu'il a eu peur des réactions de son corps. Vous connaissez mes méthodes, vous saviez que vous pouviez me faire confiance, mais il a fallu que vous ajoutiez un élément perturbateur.

Je ne vois pas de quoi vous parlez.

L'écharpe, avec votre odeur. Il s'est accroché à vous indirectement, une manière d'échapper à mon influence. Sans rien pour se raccrocher, il était un noyé, seul face à son désir qu'il ne maîtrisait plus. N'est-ce pas ce qui était convenu au départ ?

Je voulais qu'il reste sous mon contrôle.

À quoi jouez-vous ? Peur qu'il ne veuille plus participer avec vos expériences ou qu'il succombe à l'un de ses partenaires ?

— …

Arrêtez cette mascarade ! Il vous est déjà tout acquis. Et vous le savez parfaitement ! Il cherche votre attention à travers vos expériences. Il attend votre contact. Il veut que ce soit vous son unique partenaire. Vous le perdrez si vous ne lui répondez pas. Expérience ou pas, un jour, il vous quittera. Ouvrez les yeux ! À moins que… que ce soit vous qui n'êtes pas prêt à assumer vos sentiments. Vous avez peur de vos sentiments. Ils vous submergent déjà et vous tentez de garder le contrôle en les faisant taire. Vous êtes un idiot ! Le bonheur vous tend les bras et vous vous y refusez. Quelle lâcheté ! Vous ne méritez pas un homme tel que John !

Irène enfile son manteau. Je lui indique l'argent sur la table basse.

Gardez votre argent. John m'a donné bien plus que ce que j'attendais de lui : la plus belle jouissance qu'aucun de mes clients n'a jamais réussi à atteindre.

Avec un dernier regard triste à mon encontre, elle ajoute :

Si vous le perdez un jour, je vous le prendrai, car il est un trophée inestimable. Et vous savez déjà ce que je ferai de lui.

Je lui lance un regard noir. Personne ne me volera John. Plus jamais.

Sans un mot de plus, elle est partie.

/

Je me suis enfui dans mon palais mental, chercher les réponses qui me manquaient. Analyser ses longs mois d'expériences, les réactions de John, son regard, ses cris… J'ai passé tout en revu. La conclusion qui s'est imposée à moi, m'a fait relever de mon siège et me diriger vers ma chambre.

John dormait profondément, épuisé de sa dernière expérience. C'est la première fois depuis l'expérience (26) que John succombe à la fatigue, ce qui prouve qu'Irène ne l'avait pas épargné.

Je me suis accroupi à son chevet et j'ai observé son visage détendu. Il était si paisible à présent, pourtant, l'expression qu'il a eue tout à l'heure, son regard dirigé uniquement vers moi quand il rendit les armes...

Je me suis levé et penché pour lui déposer un baiser sur ses lèvres. En me redressant, je lui ai juré mentalement d'arrêter les expériences.

Note personnelle : Nous sommes plus que tous les deux. Mais lui avouer ce que je ressens… Je ne m'en sens pas capable, pas directement. C'est alors qu'une idée me vient. Mes carnets contiennent toutes mes confidences, toutes mes pensées. Je ne pouvais pas les montrer à John avant, sans qu'il ne comprenne les véritables raisons qui m'ont fait imaginer ces expériences.


À l'attention de John.

Maintenant que tu as lu toutes mes notes, tu dois à présent tout savoir de mes motivations.

Ne m'en veux pas trop, car j'ai pensé que tu devais toujours rester auprès de moi. Tu n'as d'ailleurs pas rejeté cette idée. Je ne voulais pas que Mycroft s'en prenne à toi. Il ne te mérite pas.

Tu es et resteras toujours mon meilleur ami. J'ai mis longtemps à concevoir que notre amitié puisse un jour évolué en quelque chose d'autre. Je connaissais tes sentiments pour moi, et j'en ai toujours été flatté. Mais je fermais les yeux sur mes propres sentiments. Après présent, tout est clair.

Je regrette d'avoir attendu aussi longtemps pour le comprendre et de t'avoir fait attendre.

Je sais que me confier à toi par le biais de mes carnets n'est pas la meilleure façon de m'y prendre.

Ce que j'essaie de te dire, c'est que je veux encore découvrir tout ce que je ne sais pas de toi. Tu es ma source d'inspiration, ma lumière conductrice. Tu es le plus beau cadeau que le destin a mis sur mon chemin et je t'aime.

Attends-moi, s'il te plaît !

Ton Sherlock.

Pour toujours.


.

John : JE T'AIME MON AMOUR CHÉRI RIEN QU'À MOI !

Sherlock : Je t'aime aussi, mais arrête de gribouiller sur mes notes d'expériences. Je vais en avoir encore besoin.

John : Pourquoi ?

Sherlock : Pour refaire sur moi toutes les expériences. Maintenant, viens te coucher, mon chaton, qu'on s'y mette dès maintenant. Et cesse de ronronner dans mes oreilles, ça me rend dingue !

John : Ron-ron Ron-ron Ron-ron Ron-ron


Et voilà, c'est terminé !

C'est triste, mais en même temps, je suis soulagée d'avoir pu mener cette histoire jusqu'au bout.

Ça fait 15 mois que vous me suivez pour certains, un peu moins pour d'autres.

Je tenais à remercier tous ceux qui ont lu cette fiction :

À ceux qui m'ont laissé des commentaires : Brooke, Romane, Nekonya-Myu, odea nigthingale, Curtys, LaMakka, Liloulachaumoise, Kty Koneko, holybleu, Luna1707, Jean-Roger, Emma94000, KrisIzzy, Griffon10, Nahira Unsho, Andr0medea et one-piece-95. Et tous ceux qui m'en laisseront après. Merci pour vos gentils mots qui m'ont encouragé à continuer.

À ceux qui m'ont mis en favorite et/ou en follow et à tous les lecteurs silencieux, je ne vous oublie pas.

Votre présence m'a beaucoup aidé à continuer à écrire chaque chapitre, semaine après semaine, malgré les doutes qui m'ont plus d'une fois fait demander si je devais mettre fin à cette histoire bien plus tôt.

Malgré tous les changements assez conséquents du fond même de l'histoire que j'ai faits en cours de route, vous avez continué à me suivre, et votre fidélité me touche énormément.

Maintenant, j'ai une faveur à vous demander à tous : laissez-moi une petite review avant de partir : dites-moi ce que vous avez pensé de cette fic. Ou juste un petit mot me ferait un immense plaisir !


Et après ?

Ma contribution au fandom Sherlock est loin d'être terminée et de nombreuses histoires se bousculent dans ma petite caboche. ;) Mais avant de me lancer sur une toute nouvelle histoire inédite, il y en a une autre que j'avais commencé à publier et que beaucoup attendent que j'en reprenne la suite. Il s'agit de « Au pays de l'impossible où tout devient possible », un crossover Sherlock/Alice au pays des merveilles qui me tient à cœur. Actuellement, seule la première partie a été publiée, il y a plus d'un an.

C'est une histoire en trois parties qui ont toute une fin bien distincte, et qui seront toutes liées. Avec du recul, je pense corriger toute la première partie avant d'écrire la suite. Elle ne changera pas dans le fond, elle sera juste plus approfondie.

Par contre, contrairement à 1001FES, je vais attendre d'avoir entièrement écrit l'histoire avant de la publier. Pourquoi ? Écrire un chapitre par semaine a l'avantage d'être toujours plongé dans l'histoire et d'évoluer en même temps que les personnages, mais à l'inconvénient d'être parfois irrégulière dans l'écriture avec un manque cruel de recul et d'être trop prenant dans mon quotidien pour respecter la deadline.

Je vais donc prendre le temps de bien travailler l'histoire pour vous offrir une fiction aboutie dont je serais fière de vous faire lire.

La grande inconnue : j'ignore quand elle sera publiée. Je préfère être honnête, sans la pression d'une date butoir, je prendrais plus de temps. Tout dépendra de ma motivation. Je mettrais régulièrement à jour mon facebook sur mon avancée, donc n'hésitez pas à liker :D

Il n'est pas exclu que j'écrive des one shot ou mini-histoire entre-temps, selon mon inspiration.

Donc voilà mes projets ! J'espère vous retrouver au détour d'une autre de mes fictions. N'hésitez pas à m'envoyer des MP, je me ferais un plaisir de vous répondre. :3

See you soon !