Alors, mes phrases à placer étaient :

-Cours Forrest ! Cours !

-Mais… mais …

-Bourrez le bélier ! Surtout entre le 8 et le 9 (je dois avouer que celle là, je l'ai pas placé, parce que je ne sais pas ce que ca veux dire… ^^')

-C'est en forgeant qu'on devient forgeron

-Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d'alu

-Et paf ! Ca a fait des chocapics !

-Gérontophile

Voilà donc 7 phrases à placer !

Place aux réponses aux reviews !!

Paa-x3 :

Merci miss ! Moi je suis amoureuse de mes fans

Anais :

Ah ah ! Tu veux du suspense ! En voilà !

Aunda :

Je note le vote, mdr. Bonne lecture !

Clemence F :

Voila ton vœu exaucé ! Bonne lecture !

Anghjulina :

Venant de toi, c'est un magnifique compliment ! Je dois me répéter, mais bon, je le pense !

Lolinette :

Ahah ! Suspense ! Bonne lecture !

4ever Jackson :

Et oui, mais les laisser heureux pour toujours, c'est dire adieu au piquant de la fic !

SuperGirl971 :

Même si tu sais d'avance ce qui va ce déroulé, j'espère que tu aimeras !

LolaMiSweetLove :

Les deux autres son en cour de création ! En attendant, ENJOY !!!

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Chapitre 36 : Soirée de gala

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-Tu me rejoins dans…

Il regarda sa montre.

- Une demi-heure.

Il mit son sac sur son épaule et m'embrassa rapidement avant de filer. J'eu un sourire et agitai bêtement la main en le regardant s'éloigner en courant.

Puis je retournai à notre chambre et fouillai ma valise à la recherche de la tenue parfaite pour ce soir.

C'était notre dernière nuit sur notre île paradisiaque. Notre dernière nuit de rêve. Et il nous restait en tout et pour tout un fantasme à mettre en œuvre. J'eu un sourire et fis rapidement la liste de tous les scénarii que nous avions déjà mis en œuvre. L'avion, le jardin, la piscine, la table du salon, la douche, la baignoire, les escaliers, le lit, le canapé, le fauteuil du salon… En réalité, la liste était si longue que j'aurai plus vite fais de nommé les lieux où nous ne l'avions pas fait. Et en réalité, il n'en restait qu'un, que nous comptions bien baptiser comme le reste.

J'enfilai rapidement mon ensemble de sous-vêtements en satin rouge agrémenté de dentelle noir. Celui là, Taylor n'avait pas encore eu l'occasion de le voir. Et quelque chose me disait que je ne le garderai pas longtemps…

Une fois mis, j'enfilai robe légère noir et ma paire de Spartiate noire. J'attrapai mon petit sac et regardai l'heure. Encore cinq minutes.

-A tous les coups, je retarde.

C'est ça.

Je pris la route rapidement. Bah, à cinq minutes près…

Sur la route vers la plage, je me rendis compte que j'étais aussi tendu qu'une collégienne à son premier rencart. Taylor avait la fâcheuse tendance à me mettre dans tous mes états. En même temps, comment résisté à ses yeux de braises, ses lèvres pleines, son sourire charmeur, sa peau satinée, son corps musclé, et… Wow !

Je mis un coup de volant sur la droite avant de m'encastrer dans un arbre. Qui l'a mis là celui là !

Je soupirai bruyamment.

Qu'est-ce que je disais ! La fâcheuse tendance à me rendre dingue !

La route bifurqua le long de la plage. Je jetai un coup d'œil à la mer. La lune était pleine et ses rayons se reflétaient dans l'eau, éclairant de sable blanc de reflet d'argent. C'était le cadre idéal.

Je suivis un moment le sentier. Il s'éloigna de la plage pour entrer plus profondément dans les terres. La végétation prenait une tout autre dimension en pleine nuit. Au dessus de ma tête, les étoiles étaient si brillantes qu'elles éclairaient à elles seules le chemin.

Enfin, j'arrivai à un croisement. Une bougie allumée était posé sur le sol, dans l'herbe. Avec un sourire, je me baissai pour la ramasser et soufflai dessus. La flamme vacilla un peu avant de s'éteindre totalement.

Une autre lumière attira mon attention sur le coté, dans les buissons. Je m'écartai donc de la route. J'éteignis ainsi une bonne dizaine de bougies avant que le bruit des vagues s'écrasant contre la plage m'arrive. Je continuai jusqu'à déboucher sur le rivage.

La plage était toujours aussi belle que dans mes souvenirs. La lune éclairait le sable, lui donnant des reflets d'argent. La mer d'acier s'écrasait régulièrement contre les rochers et le sable fin.

Au milieu de la plage, il y avait une grande couverture blanche étalée sur le sable, entouré de deux torches. Les flammes vacillaient au même rythme que les vagues.

Je sautillai sur une jambe pour retirer mes chaussures et les poser à la lisière entre la végétation et la plage.

Nulle part je ne voyais Taylor. Je fis un pas en avant, observant la mer, le cherchant du regard partout. Alors que j'arrivai près de la couverture, deux bras m'enserrèrent la taille. Le souffle tiède de Tay caressa ma nuque, provoquant en moi une série de frisson. Je posai mes mains sur les siennes et fermai les yeux.

Ses lèvres se posèrent sur ma nuque. La sensation était des plus agréables. Il finit par me tourner face à lui. J'ouvris les yeux et plongeai mon regard dans le sien. Il marqua une pose une seconde, laissant nos regards s'accrocher. Puis il plongea sur mes lèvres. Glissant mes bras autour de son cou, je me laissai aller contre lui, écartant légèrement les lèvres pour lui permettre d'approfondir notre baiser.

Ses mains se posèrent sur mes hanches. Il m'attira encore plus près de lui.

Lorsque nous nous séparâmes, notre souffle était erratique. Il planta son regard dans le mien. Ses pupilles étaient obscurcis par l'envie. Alors je fis glisser mes doigts le long de son torse pour détacher un à un les boutons de sa chemise.

Lorsqu'elle fut totalement ouverte, je la fis glisser sur ses épaules. Elle tomba sur le sol dans un bruit. Les yeux de Taylor étaient toujours plongés dans les miens.

Je posai ma main sur son torse. Je lâchai les yeux de Taylor pour l'observer une seconde. Le contraste de nos deux peaux, la chaleur de la sienne contre ma peau, son souffle régulier…Je m'embrassai totalement.

Sa peau luisait d'un éclat vif. La lune dotait ses cheveux de reflets d'argents. Je plongeai mes doigts dedans. Ses yeux se fermèrent. Il soupira de bien être.

Je fis un mouvement pour m'agenouiller. Il me suivit et nous fûmes bientôt face à face, à genoux dans le sable. Mes mains parcoururent son torse avec application. Sa peau frissonnait sous mes doigts.

Il retrouva le chemin de mes lèvres dans un baisé fiévreux. En quelques mouvements vifs, il m'ôta ma robe en la passant par-dessus ma tête. Il observa une seconde mon ensemble avec un sourire appréciateur. Puis ses mains effleurèrent la dentelle, me laissant le souffle court.

Le besoin que Taylor déclenchait chez moi était de plus en plus fort. Je n'étais jamais rassasié de lui.

Sa main se posa entièrement sur mon sein. Je poussai un léger gémissement de surprise. De l'autre main, il passa dans mon dos pour dégrafer le soutient gorge.

Ma peau était en feu. J'avais l'impression de bruler de l'intérieur. Mon souffle était de plus en plus irrégulier et mon cœur battait à tout rompre dans ma poitrine. Les lèvres de Taylor se posèrent sur la courbe de ma mâchoire avant de descendre doucement le long de mon cou vers ma poitrine. Il caressa mes hanches doucement, passant de temps en temps sur mon ventre où dans le creux de mes reins. Une de ses mains finit par passer le long de la dentelle de ma culotte sur mon ventre, avant de se glisser à l'intérieur. Je frémis d'avantage.

Lorsque ses doigts passèrent sur la zone sensible, je me cambrai. Il mordilla gentiment mon sein avant de revenir à mes lèvres. Lorsqu'il introduisit un doigt en moi, je ne pus retenir un léger cri de plaisir. Je glissai mes mains tremblantes le long de son torse vers la limite entre sa peau et son pantalon. Je défis le bouton en tremblant et m'activai pour lui ôter son jean. Il finit par m'aider et l'envoya valdinguer dans le sable un peu plus loin.

Il me souleva ensuite pour me porter jusqu'à la couverture. Il m'y allongea précautionneusement. Sa main s'attarda dans le bas de mon dos. Il retrouva mes lèvres avec impatience et m'embrassa fiévreusement.

Lorsqu'il se redressa, la lune l'éclaira parfaitement, révélant chacune des courbes de son visage. Le spectacle était à couper le souffle.

Taylor me sourit et se glissa entre mes jambes. Je sentais sa virilité dressée contre ma cuisse. Il se plaça entre mes cuisses et m'embrassa doucement.

Il me pénétra d'un puissant coup de rein, m'arrachant un cri de surprise. Plaçant ses bras de part et d'autre de mon visage, il écarta son buste légèrement. J'enroulai mes jambes autour de sa taille pour l'approcher de moi.

Il s'enfonça en moi entièrement, me comblant, m'emplissant, m'étirant. Il resta sans bouger quelques secondes, savourant juste le contact de nos peaux l'une contre l'autre.

Puis, avec une lenteur délibéré, il entama commença à aller et venir en moi. Je finis par gémir de frustration. Je voulais qu'il aille plus vite, plus fort, plus profond. J'en voulais toujours plus.

Avec un sourire amusé, Taylor accéda à ma requête, accélérant ses coups de buttoirs. Mes muscles se crispèrent autour de sa taille. Une goutte de sueur coula le long de sa mâchoire. Ses yeux accrochaient les miens, nous coupant du monde extérieur.

Mes cris redoublèrent à mesure qu'il accélérait la cadence. Ma peau n'était plus qu'un brasier incandescent. Il se pencha en avant et mordilla ma peau, juste au creux de mon cou. Il ne m'en fallu pas plus pour exploser. J'hurlai son nom dans un orgasme fulgurant. Taylor me rejoint quasi instantanément, répétant mon nom avant de s'effondrer contre moi, la tête appuyée contre ma poitrine.

Il s'allongea sur le dos, m'attirant contre lui. Je m'endormis ainsi, pelotonnée dans ses bras, alors qu'il était toujours en moi.

*

* * *

Ce sont les rayons du soleil qui nous réveillèrent au matin. Taylor s'agita légèrement contre moi. J'ouvris un œil et fus tout de suite éblouis par le spectacle des vagues s'écrasant contre la plage. Taylor m'embrassa le menton, me rappelant à son bon souvenir. Je baissai les yeux vers lui et lui souris. Il me rendit mon sourire joyeusement.

-On devrait peut-être y aller, dit-il en se redressant, m'entrainant avec lui. Le départ est prévu pour midi et il est… (Coup d'œil à sa montre) déjà dix heure trente.

Je grimaçai en me levant, sentant une série de courbature me barrer les muscles. Taylor m'aida à me lever et à trouver les fringue.

Lorsque nous fûmes habillés, nous prîmes la route vers le cottage. Taylor passa son bras sur les épaules tandis que je lui enserrai la taille. Nous marchâmes ainsi un moment dans le silence… jusqu'à ce que la douleur de mes muscles me pousse à gémir. Taylor éclata de rire.

-Arrête de te moquer de moi. C'est ta faute si j'ai mal partout.

-C'est que tu n'es pas assez entrainée, dit-il en m'embrassant sur le nez.

Je lui assenai un coup dans le ventre qui le fit rire.

-Ne t'inquiète pas, rit-il, je vais prendre en main ton entrainement. On va te faire travaillé dure. Après tout, comme vous dite, vous les français : « C'est en forgeant qu'on devient forgeron ! » (1/7)

Je ris. Il m'accompagna puis embrassa ma tempe. Alors que nous marchions sur la route en terre, nous débouchâmes sur la plage. Taylor se figea. Je suivis son regard et grimaçai. Tous nos camarades étaient sur la plage, allongés ou dans l'eau. Tous c'étaient tourné vers nous. Le seul problème c'est que nous n'arrivions pas du tout du bon coté.

Une idée vite !

-Hey !

Jackson apparu près de nous, en caleçon de bain, les cheveux dégoulinant encore d'eau de mer. Ashley était accrochée sur son dos, le prenant sans doute pour un poney. Sexy comme poney !

-Alors vous deux ! On a fait des bêtises dans la forêt ?

- Ils se la sont joué Tarzan et Jane, renchérit Ashley en gloussant.

Je rougis fortement.

-Non ! On est partis se promener tôt ce matin…

-Ouais, et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu… (2/7)

-Mais bien sur ! Dirent-ils en cœur.

Ashley éclata de rire avec Jackson.

-Tu as des feuilles plein les cheveux.

-Et Kiowa est passé vous voir hier soir, renchérit Jackson, et vous n'étiez pas là.

Taylor et moi nous entre regardâmes, un sourire gêné aux lèvres. Puis, mon amant se tourna vers Jackson.

-Au moins, moi je ne l'ai pas fait dans le musée de New York.

Jackson rougit. Ashley fronça les sourcils, intriguée. Son compagnon la fit descendre de ses épaules doucement, mais Taylor avait déjà commencé à courir devant son air meurtrier.

-C'est ça, fuis, cria Jackson en s'élançant après lui.

Ashley et moi rîmes. En passant devant le groupe sur la plage, ils les aspergèrent de sable, les faisant hurler.

-Cours Forrest ! Cours ! Lança Booboo. (3/7)

Booboo nous rejoignit avec un sourire, regardant les garçons se chamailler dans le sable. J'eu un pincement au cœur en pensant que c'était nos dernières heures ici.

*

* * *

Quelques heures plus tard, lorsque nous débarquâmes à Vancouver, une foule de fans nous attendaient sur le tarmac. Je resserrai ma prise sur Taylor.

-Bienvenu dans la réalité, souffla-t-il à mon oreille.

Après quelques autographes, cris et autres mouvements de foule, nous atteignîmes les tapis roulant. Nous récupérâmes tous nos bagages avant de partir vers l'entrée de l'aéroport ou un minibus loué par la société nous attendait. Lorsque nous passâmes la porte, Martha me sauta au cou.

-Ma chérie ! Hurla-t-elle. Tu m'as manquée ! Alors ces vacances ? Et la rencontre avec les parents ? Et ta mère ?

Je la stoppai dans son flot de question.

-Laisse moi arriver tu veux Martha. Et puis, on ne parle pas de son copain alors que le principal intéressé est avec vous !

Martha tourna la tête vers Taylor et le salua. Taylor lui lança un sourire amusé. Puis elle salua toute la troupe et nous invita à monter dans le bus.

-Tu l'as trouvé où cette merveille ? demanda Chaske en s'installant sur son siège, près de Julia.

-Je l'ai empruntée à un ami à moi.

Elle démarra le minibus et conduisit dans les rues de Vancouver vers l'hôtel.

-Les chambres sont les mêmes, les clefs vous attendent dans le hall. Toi Roxie, je ne t'ai pas pris de chambre, à cause de tu-sais-qui.

-Tu sais Martha, on n'est pas dans Harry Potter, tu peux prononcer son nom.

Martha éclata de rire avant de se renfrogner.

-Quoi ?

-Son avocat a appelé Bob aujourd'hui.

Je me figeai.

-Pourquoi ?

-Il aimerait avoir un entretien avec toi.

Taylor poussa un juron. Mais le voyage avait été trop long, je n'étais pas d'humeur à ca.

-On verra ça demain. Pour l'instant je ne rêve que d'un bain et d'une bonne nuit.

…et de quelques galipettes avec mon Dieu du sexe !

Arrivé à l'hôtel, Martha nous laissa descendre devant avant de filer chercher une place pour le tank. Nous entrâmes en groupe dans l'hôtel. La bande se dirigea vers l'accueil pour prendre nos clefs. Alors que nous attendions notre tour, Taylor et moi, une main se posa sur mon épaule. Je me tournai et étouffé un cri de surprise et de joie. Edward me sourit, ravi de son effet.

-Bonsoir ma chérie.

Je lui sautai au cou, ravie de revoir mon meilleur ami. Edward enserra ma taille en riant.

-Darling, tu devrais me laisser respirer, ou ton copain se chargera de m'achever.

Je ris en m'éloignant de lui, mais vu qu'il ne plaisantait qu'à moitié. Taylor avait l'air contrarié. Je le pris donc dans mes bras.

-Arrête de t'inquiéter, lui glissai-je à l'oreille.

Il me sourit faiblement et acquiesça. Je m'en retournai donc vers Edward.

-Qu'est-ce que tu fais là ?

-Je viens te souhaiter bon retour sur le plancher des vaches.

Je lui souris, persuadé qu'il y avait autre chose.

-Teddy, je te connais.

Il rit.

-OK, je ne suis pas là que pour ça. Je viens te rappeler au bon souvenir de notre accord.

Je grimaçai. Sa soirée de bienfaisance était demain soir. Je l'avais complètement oubliée.

-Je me disais aussi.

Edward sourit.

-Aller quoi ! On va bien se marrer.

C'est ça ouais.

*

* * *

Le lendemain matin, mon réveil sonna à six heures. La reprise se faisait sur les chapeaux de roue. Taylor s'agita près de moi. Je me dégageai des draps et fonçai sous la douche. Après mettre maquillée et avoir enfilé une robe en laine, j'attrapai mon sac et embrassai doucement les lèvres de Tay avant de filer.

Martha m'attendait au bout du couloir, devant l'ascenseur.

-Bonjour patronne.

-Martha ! Je ne suis pas ta patronne.

-Tu es Assistante de Prod chef, ca me suffi.

Je soupirai et appuyai de nouveau sur le bouton d'appelle de l'ascenseur. Martha gloussa. Un léger sourire s'afficha sur mes lèvres, mais je le dissimulai grâce à l'ascenseur qui s'arrêta devant nous.

Bob m'avait officiellement nommé à la tête de l'équipe. Pourquoi ? J'hésitai entre sa honte de m'avoir collé Julian dans les pates ou bien parce que mon travail était excellant. En tout cas, je n'allais pas m'en plaindre. Mon salaire était augmenté, j'avais pratiquement carte blanche sur mes agissements, et j'avais même mon nom dans un coin du générique de fin.

En arrivant sur le plateau, une jeune femme m'accosta pour une interview. Je la virai gentiment et repris ma route. Les paparazzis commençaient à ce calmé légèrement depuis qu'ils me voyaient paisible. Ils devaient penser que ma vie n'était pas assez trépidante. Grand bien leur fasse.

Martha me tint la porte dans un mouvement dramatiquement ridicule. J'entrai sur le plateau. A peine avait-je posé le pied sur le sol du plateau qu'une foule de personne m'accostèrent. C'est reparti pour un tour !

*

* * *

Trois heures plus tard, je renvoyai le dernier péquin de mon bureau et soupirai bruyamment. Martha gloussa.

-C'est dur le pouvoir hein ?

Je lui tirai la langue pour toute réponse et pris une gorgée de mon café. Je le recrachai dés que le liquide froid toucha ma langue.

-Beurk ! Voilà, ils m'ont même enlevé ma dose de caféine.

Je me levai et sortis du bureau. En allant à la cafète, je me laissai emporter par le mouvement incessant de la foule des acteurs et autres techniciens. Une main se posa sur mon épaule, me faisant sursauter. Je croisai en me retournant le regard bleu hypnotique de Kellan. Ce dernier me sourit gentiment.

-Bonjour princesse.

-Bonjour Kellan.

Il resta un moment sans rien dire, la gêne montant entre nous.

-Kellan, je trouve ça bête qu'on ne soit pas assez adulte pour ne pas se sentir gêner.

Il eu un sourire triste. Comme moi, il savait que nous étions en train de perdre quelque chose. Mais lui avait renoncé, alors que moi, je gardais l'espoir naïf que tout s'arrangerait bientôt.

Mon œil oui !

Rob, Kristen et Nikki apparurent près de nous. Sans doute c'étaient-ils annoncés, mais j'étais trop perdu dans mes réflexions affligeantes pour m'en rendre compte.

-Hey ! Roxie, on a besoin de toi.

Sauvée par le gong.

-Bien sur Rob, qu'est-ce que je peux faire pour toi ?

Il jeta un coup d'œil à Kristen, puis revint à moi.

-On a besoin que tu nous départage.

Pardon ?!

-Comment ça ?

-Et bien, me dit Kristen, Rob est persuader que l'amour que Bella porte à Edward est naturel, que c'est le destin, et bla, et bla et bla.

Je gloussai devant l'air outré de Rob.

-Et moi, poursuivit-elle, je considère que c'est uniquement lié à la fascination qu'elle a pour le vampire. T'en pense quoi ?

Aie, depuis mon arrivé, j'espérais qu'on ne me poserait aucune question qui serais susceptible de montrer mon amour pour la saga et ma fanitude complète. Mais bon, s'ils voulaient me lancer sur le sujet…

-Je pense que c'est plus lié à la fascination, du moins au début, mais par la suite, lorsque Bella est devant un choix à faire, elle se retrouve dans une position d'introspection. Elle doit choisir entre son destin d'humaine, en la personne de Jacob et son destin de futur vampire avec Edward. Je pense qu'il représente le prince charmant, à défaut du vampire parfait. Il est l'homme parfait, en mieux. C'est ce coté prince charmant qui fait le reste, c'est un exutoire à un rêve de gamine qu'on n'a pas encore totalement fait disparaitre.

Kristen et Nikki restèrent bouche bée, alors que Rob fronçait les sourcils, cherchant sans doute à savoir si ma réponse était en sa faveux ou non. Vu qu'aucun d'eux ne parlait, un silence de mort pesait entre nous. Il fallait que je trouve quelque chose, et vite !

Alors, rougissante comme jamais, je sortis la première ânerie qui me passait par la tête.

-Et paf ! Ca a fait des chocapics ! (4/7)

Encore une seconde de silence, puis Kellan éclate de rire. Rob, Nikki et Kristen le suivirent bientôt pendant que je soupirai de soulagement.

-Et bien ça ! Une fan de la saga ! Tu cache bien ton jeu.

Grillée !

-Bah, j'ai du me mordre la langue vingt fois par jour au début pour ne pas hurler comme une fan hystérique, mais ça va mieux maintenant. Je prends encore des gouttes trois fois par jour mais ca va.

Kellan pouffa légèrement.

-Bah, lança Kristen en agitant la main, de toute façon, ca ne change rien à mon avis. Bella est juste une gérontophile patentée, doublée d'une nécrophile. Elle veut ce taper un mort de plus d'un siècle ! (5/7)

Rob éclata de rire et passa son bras sur les épaules de sa camarade. Kristen lui tira la langue joyeusement.

*

* * *

Une heure plus tard, j'étais revenu à mon bureau. Je signai un grand nombre de papier pour les différentes formalités. La porte de mon bureau s'ouvrit. Bob passa la tête par l'ouverture.

-Oui Bob ?

-L'avocat de Spark veut te voir.

Je soupirai.

-Bien, j'arrive.

Attrapant mon sac, je le suivis dehors, jusqu'à son bureau. Il m'ouvrit la porte et s'effaça.

Assit dans un fauteuil dans le bureau de Bob, l'avocat de Julian Spark, que j'avais déjà eu le malheur de rencontrer, tourna la tête vers moi. Il eu un sourire mielleux qui me donna envie de lui jeter quelque chose à la tête.

-Mademoiselle Blake, dit-il en se levant pour me serrer la main.

Je lui rendis l'appareil, me jurant de me laver les mains à l'eau de javel après ça.

-Je viens pour vous annoncer que la plainte de mon client passera demain devant le juge. Vous êtes tenu d'y participer.

Je déglutis difficilement, une boule me nouant le ventre.

-Vous pouvez encore vous rétracter, m'annonça l'avocat avec un sourire mielleux.

La peur céda place à la colère. J'aime ce sentiment. Il me rend téméraire.

-Dite à monsieur Spark que je ne me rétracterai pas. Plutôt mourir.

Martha rajouta à cela un léger bruit de dédain. L'avocat nous fusilla du regard. Son expression était des plus menaçantes. Mais quand j'ai dis que j'étais téméraire…

-Ouh ! Arrêtez, je meurs de trouille !

Je lui montrai la porte du doigt.

-Dehors ! Et a demain Maître !

Il resta une minute dans dire un mot, puis disparu d'un pas vif. Lorsqu'il passa le pas de la porte, je soupirai bruyamment. La simple évocation de Julian avait le pouvoir de me mettre les nerfs en pelote.

Je sortis donc à mon tour, légèrement survoltée. OK, carrément survoltée. Je traversai le plateau au pas de course pour reprendre le boulot. Arriver à l'autre bout, je m'arrêtai, me rendant compte que je n'avais pas la moindre idée de ce qu'il me restait à faire.

Je soupirai et continuai mon chemin. On m'arrêterait bien pour me demander de faire quelque chose…

Au bout d'une heure j'arrêtai d'espérer. J'avais été si efficace dans la matinée que plus personne n'avait besoin de moi. Alors je fis la seule chose qui me changerait les idées, je m'installai dans un fauteuil pour observer le tournage.

Taylor me fit signe tandis qu'on le maquillait. Je lui rendis un sourire.

Ce jour là, il tournait enfin la scène de la Vanquish. L'assureur avait enfin donné le feu vert et on pouvait enfin tourner la scène en extérieur. D'abord, ca commençai sur le plateau, dans la maison factice des Cullen, avant de prendre place en extérieur.

J'observai Taylor durant tout le passage. Il se montra très convainquant. Lorsque le metteur en scène cria coupé, je m'approchai de lui.

-Alors, dit-il en me prenant dans ses bras.

-Pas mal, dis-je avec un sourire.

Une jeune assistante débarqua pour parler à Tay de sa prochaine scène. Je soupirai, lui fis une bise et filai.

Le travail avant tout, je n'allais pas lui en vouloir pour ça.

Je repris la route sur le plateau. Je me laissai vagabonder un moment avant que mon portable ne me ramène à la réalité. Je décrochai instinctivement.

-Alors ?

-Hey ! Roxie ! C'est Teddy.

-Coucou Ted. Quoi de neuf ?

-Je voulais te tenir au courant de la soirée. Je passe te prendre à dix huit heures ?

Je jetai un coup d'œil à ma montre.

-Teddy, c'est dans une heure et demie !!

-A toute !

Il raccrocha, me laissant cracher ma frustration à la tonalité.

-Rahh !

*

* * *

Après avoir foncé à l'hôtel et avoir troqué ma robe en laine pour une robe de soirée bordeaux simple, une paire de botte à talon noir et mettre coiffée de façon présentable, je descendis à la réception. Edward était déjà là, accoudé au bar, sirotant son whisky dix huit ans d'âge. Lorsqu'il me vit, il finit son verre cul sec et vint me présenter son bras, en bon gentleman qu'il était. Et bien sur, en bonne chieuse que j'étais, la seule chose que j'en fit, c'est taper dessus.

-Edward Samuel Forrester ! Ton père se retournerais dans sa tombe si d'une, il était mort et de deux, il te voyait !

-Mais…

-Pas de mais ! Comment peux-tu m'appeler et me raccrocher au nez !

-Mais… (6/7)

-Mais quoi ?!

IL eu un sourire.

-Ai-je au moins le droit de te dire que tu es très en beauté ce soir sweety ?

Et merde, voilà que je rougis !

Edward éclata de rire et passa son bras sur ma taille. Je remarquai enfin sa tenue. Il portait un élégant costume à queue de pie.

-Pas de nœud papillon à la James Bond ?

Edward éclata de rire.

-Non Sweety. Ce soir, ce n'est pas moi qui ai choisie de thème de la soirée.

Edward m'ouvrit la portière d'une limousine noire. J'entrai dans la voiture, suivit par mon ex-petit ami. Edward referma la portière derrière nous et tapa sur la vitre qui séparait le conducteur des passagers.

-On peut y aller Larry.

La limousine démarra doucement. Ted tendit le bras vers moi. Je me calai dans ses bras, fermant les yeux une minute.

Nous roulâmes un moment dans le silence. Au bout d'une vingtaine de minute, Edward se crispa. Il se redressa et tapa au carreau. Pas de réponse.

-Larry ?

Je me redressai sur le siège. Edward quitta la banquette pour se rapprocher de la vitre.

-Larry !?

Edward tapa plus fort encore. Un grésillement attira mon attention sur la banquette. Un téléphone était coincé entre deux sièges. Je l'attrapai du bout des doigts.

-Ted ? C'est à toi ?

Teddy tourna la tête vers moi, tapant toujours à la vitre.

-Non.

J'haussai un sourcil.

Le portable recommença à sonner. L'origine de l'appel n'était pas indiquée.

-Décroche, me dit Edward.

Je ne sais pas pourquoi, mais je ne le sentais pas du tout.

-Allo, dis-je doucement.

-Bonsoir Roxanne.

Mon sang se figea dans mes veines. Je jetai un coup d'œil à la vitre sur laquelle Edward tapait de plus en plus fort. Et merde !