Epilogue – Un Gallion
.
.
.
Nymphadora Tonks avait été une Auror émérite. Lui obtenir l'Ordre de Merlin première classe à titre posthume fut un jeu d'enfant, surtout avec Kingsley Shacklebolt comme Ministre de la Magie.
Pour Remus, en revanche, ce fut une autre paire de manches… Un loup-garou, comprenez… Cette bataille-ci était encore loin d'être gagnée.
Leur enterrement avait été le plus coloré du siècle. Leur nom avait été énoncé avec celui des 50 autres sorciers tombés du bon côté de la bataille, lors du discours de Kingsley. Les obsèques moins médiatisée pour ceux qui étaient morts du mauvais côté des remparts avaient suivi. On avait brûlé le « corps » de Voldemort (un vaisseau inhabité qui avait commencé à se décomposer quelques minutes seulement après sa mort).
Mais Andromeda, Harry et les Weasley avaient insisté pour avoir une cérémonie plus personnelle pour les Lupin et Fred. C'était un choix que beaucoup de familles avaient fait. Tout le monde s'était mis d'accord – ils n'enterreraient pas en noir un des fondateur de Weasley&Weasley et un couple aussi haut en couleurs que les Lupin. Il y avait eu quelques sourires sur les visages des survivants quand Teddy (le surnom trouvé par Andromeda pour ne pas penser à son mari à chaque fois qu'on mentionnait le bébé) avait coloré ses cheveux de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel pour suivre le thème.
Andromeda avait su que sa fille n'était plus au moment où le Fidelitas de sa maison était tombé. Sans bruit, sans fracas. Mais l'air avait tout à coup été différent - elle avait ressenti une vulnérabilité profonde. Et le fracas avait été intérieur.
George n'avait pas pu parler à l'enterrement. Personne ne voulait imaginer ce qu'il pensait.
Les enterrements avaient été suivis d'un grand piquenique au bord du lac. Des volontaires avaient passé la nuit à effacer les traces de la bataille, mais bien sûr, un regard vers la façade du château et quelques taches sombres dans l'herbe trahissaient ce qui s'était passé.
Alors qu'ils avaient été en train de se restaurer, grâce aux elfes de maison et à Hannah Abbott (qui était devenue la protégée de Mrs Rosmerta, à cause de ses exploits pendant la bataille), le professeur McGonagall, à présent directrice, avait fait une annonce.
- J'annonce, et je pense avoir l'aval du Ministre pour cela, que tous les élèves qui n'ont pas pu poursuivre leurs études cette année, parce qu'ils étaient résistants ou que les portes de Poudlard leur ont honteusement été fermées, pourront le faire l'an prochain, dès que l'école aura été… disons, rafistolée.
Elle avait plissé le nez en regardant le parc jonché de pierres et les fenêtres fracassées. Il y avait eu quelques sourires – les élèves de sa maison n'étaient pas les seuls à savoir qu'elle aimait l'ordre. Neville, par exemple, ne se souvenait que trop bien de son regard avant la Répartition de sa première année (il n'avait jamais mis son attache de cape de travers depuis).
Hermione avait semblé encore plus heureuse que quand Voldemort était mort – Ron la taquinerait à ce sujet encore des années après.
Tu nous imagines, toi et moi dans la même classe ? rit Ginny en s'asseyant à côté d'Harry.
Et dans la même classe que Ron ? Ouuh, la rivalité Weasley va être rude…
Attends un peu que McGonagall annonce qui est le capitaine de Gryffondor et qu'on ouvre les auditions pour les postes vacants de l'équipe…
Ginny tira la langue à son petit-ami. C'allait être étrange d'être dans la même classe. Pour la première fois, Ginny allait également partager son dortoir avec Hermione – Lavande et Parvati avaient eu leurs ASPICs haut la main (l'épreuve de Défense étant donnée d'office aux survivants de la Bataille de Poudlard).
Les classes de septième année allaient être saturées, mais surtout tellement formées par les épreuves de la vie qu'une année académique allait leur paraître un peu ennuyeuse... A moins qu'ils ne trouvent de nouveaux moyens de vivre des aventures à Poudlard…
.
.
Le 2 mai 1999, la première célébration de la fin de la guerre fut sans fin.
Elle avait commencé au Ministère par un discours cérémonieux et la découverte du Mur des Héros, une pierre commémorative gigantesque avec les noms des défunts. Les Malfoys étaient présents, mais clairement gênés d'avoir été invités. Andromeda, qui tenait Teddy dans ses bras, ne leur adressa pas un regard, mais Ginny surprit par plusieurs fois le regard presque craintif que Narcissa lançait à son petit-neveu.
Andromeda avait profité du fait que tout le monde soit là, pour inviter les amis de sa fille et de son gendre à fêter le premier anniversaire de Ted.
Teddy avait grandi. Il ne marchait pas encore, alors Andromeda le promenait dans le jardin des Tonks. Il avait fait connaissance très tôt avec les grenouilles de la mare. Harry et Ginny lui offrirent les deux peluches qui allaient devenir ses préférées : un loup couleur sable, et une peluche qui passait successivement de la forme de chenille à celle de papillon si on la touchait. Andromeda sourit beaucoup ce soir-là.
Et puis, Fleur, qui était enceinte jusqu'aux yeux, et Bill quittèrent précipitamment le cottage. Andromeda leur avait fait rencontrer la sage-sorcière la plus compétente du Département d'Obstétrique de Sainte-Mangouste.
Et on annonça la naissance de Victoire Gabrielle Weasley vers deux heures du matin.
Victoire ! dit Teddy.
Ce fut le premier mot (pourtant compliqué, et aux sonorités différentes de sa langue maternelle) que prononça le bambin, alors coiffé de cheveux noirs et violets. Des prédispositions pour l'optimisme, donc. Et pour sa cousine.
.
.
.
Le Poudlard Express les avait amenés à la gare de King's Cross dans son chuintement habituel. Les jeunes héros s'étaient dit au revoir. Le trajet de retour avait été sérieux, peut-être trop.
Neville avait parlé de faire sortir ses parents de l'hôpital (où ils étaient retournés) dès qu'il aurait fini Poudlard. Poudlard d'où il sortirait, contre toute attente, avec un Optimal en Botanique, en Défense et en Sortilèges. Il avait décidé de devenir chercheur en Herbologie en attendant que le professeur Chourave ne prenne sa retraite – un métier plein de voyages d'études lui plaisait bien. Il avait envie de bouger. Le retour au calme après l'ouragan. Et il avait besoin d'années de calme.
Harry rentra avec les Weasley. Il n'avait pas prévu de passer l'été au Terrier, mais les aménagements et les protections du 12 Square Grimmaurt n'étaient pas encore finis.
Il avait aussi prévu de demander Ginny en mariage durent l'été. C'était tôt. Mais il était convaincu que c'était le bon moment.
Sauf qu'elle avait passé le voyage de retour à lui faire la biographie de Gwendolyn Morgan.
Lui n'avait retenu qu'un évènement de la vie de Morgan et il espérait sincèrement que Ginny ne réagirait pas à sa demande de fiançailles de la même façon que sa joueuse de Quidditch favorite.
Il avait assez d'une cicatrice sur le front, merci bien.
.
.
Je suis prête, annonça Hermione à Ron, durant un week-end de leur premier mois de juillet sans devoirs d'été.
Sûre ? Tu veux que je t'accompagne ?
S'il-te-plaît.
Il voyait bien qu'elle était nerveuse. Pas si prête que ça, finalement.
Ron se laissa traîner jusqu'à une petite blanque moldue privée, au centre de Londres. Ils en avaient longuement parlés. A présent, elle était prête. Le coffre d'Hermione ne contenait ni bijou, ni objet précieux – d'un point de vue objectif, du moins.
Le banquier regarda la pochette de velours opaque avec curiosité, mais il n'était pas payé pour poser des questions.
Dans la pochette de velours se trouvaient le bocal en verre indestructible dans lequel Hermione avait un jour enfermé Rita Skeeter. A présent, il contenait une espèce de filaments de coton, ni gaz, ni liquide, des volutes d'un blanc nacré qui tournoyaient derrière le verre. Ron savait ce que c'était, mais ça ne l'empêchait pas d'être fasciné.
Il accompagna Hermione jusqu'à l'aéroport d'Heathrow et lui fit signe derrière la vitre.
Il était tellement fier de sa petite-amie. Elle travaillait actuellement (en vacances !) sur une édition des notes qu'avaient prises Remus pour son Introduction à la Défense contre les Forces du Mal. Elle comptait bien grossir l'héritage de Teddy par une publication posthume de l'ouvrage, une édition augmentée par des prises de notes et des interviews des anciens élèves de Remus. Elle avait djà pris contact avec Padma Patil et les autres Serdaigles qui prenaient des notes en cours comme Ron bayait aux corneilles.
C'était un chantier titanesque, mais tous les anciens élèves de Remus avaient souhaité mettre la patte à l'ouvrage. Donner pour le fils de celui qui avait tout donné pour leur avenir, c'était bien peu demander.
«… Le vol numéro 62442 à destination de Canberra vient de quitter la piste… »
Ron fit demi-tour et transplana depuis un coin sombre de l'aéroport.
Retrouver les Granger n'avait pas été si difficile. Pattenrond était devenu une star du petit écran australien, grâce aux concours d'agility pour chat. Il savait que la guerre était fini et avait tout fait pour se faire remarquer, histoire que sa maîtresse vienne le chercher au pays des kangourous et des Billywigs.
.
Sans surprise, le livre de Remus devint une référence dans le domaine de la Défense contre les Forces du mal – c'était à la fois un livre de chevet pour tous ceux qui avaient vécu la Deuxième guerre des sorciers sans savoir se défendre, et un classique de l'enseignement, qui apparut sur la liste de fournitures de Poudlard dès le mois de septembre suivant. Impossible d'avoir un meilleur coup de pub…
Victoire et Teddy grandirent au milieu des récits des exploits de leurs parents et au milieu du cercle d'amis de leurs parents, apprirent ensemble à lire les aventures de Babbitty Lapina et de Cendrillon, et passèrent tous leurs étés à rire aux mêmes bêtises dans les différentes maisons de la famille Weasley. Un an d'écart, c'était peu pour deux âmes-soeurs.
.
.
Puis Teddy reçut sa lettre pour Poudlard.
Andromeda, Ginny et Harry l'accompagnèrent la voie 9 ¾. Ted gardait la tête haute au milieu des volutes de vapeur que crachait la locomotive rouge, mais ils voyaient bien qu'il n'en menait pas large.
Pourquoi tout le monde nous regarde ?
Ta grand-mère est très célèbre, dit Harry, très sérieux.
Ginny réprima un fou rire. Bien entendu, moins de dix minutes après son arrivée sur le quai, deux élèves de Poudlard, qui se présentèrent comme les Poursuiveurs de Serpentard, s'approchèrent d'elle pour avoir son autographe. Une joueuse de Quidditch au palmarès aussi impressionnant que le sien qui mettait un terme à sa carrière pour fonder une famille, ça ne courait pas les rues… mais alors une célèbre joueuse de Quidditch qui fondait une famille avec l'Elu…
Vous allez avoir un autre bébé? demanda une autre élève.
Elle rappela à Ginny cette Romilda Vane, toujours à la recherche du dernier ragot. Harry s'éclaircit la gorge.
Qu'en penses-tu Harry ? dit Ginny avec un grand sourire. Encore un petit monstre qui tentera de manger du savon, de mettre des vêtements de poupées aux gnomes de ma mère ou de tirer les moustaches de Pattenrond ?
Non merci… soupira-t-il.
Le week-end précédent avait été très festif : James avait montré pour la première fois des signes de magie. Toute la famille s'était réunie, et ç'avait été l'occasion de coincer Molly et Arthur et de leur faire promettre de garder les trois enfants Potter le jour de la rentrée de Ted. Aujourd'hui, leur filleul était pleinement le centre de leur attention.
Ils prenaient tous les deux très à cœur leur rôle de parrain et marraine. Ginny aurait tout fait pour le fils de Nymphadora, et Harry pour le fils de Remus. Ils avaient tenté d'être des guides pour lui. Jamais complètement des parents, mais jamais complètement autre chose non plus. La présence de Teddy dans leur vie avait contribué à les faire attendre pour avoir des enfants.
Mais maintenant, ils étaient à la tête d'une sacrée tribu. Qui semblait avoir hérité (pour l'aîné, au moins) du tempérament des jumeaux. Heureusement qu'ils n'en auraient pas sept… (Ginny avait dit un « NON ! » assez ferme). Les angoisses de jeune papa d'Harry ne s'étaient jamais complètement dissipées – il n'avait jamais eu de figure parentale acceptable avant l'école – mais il se rappelait souvent qu'un autre homme que lui avait déjà eu cette peur, et sans doute des milliers avant lui.
Mais quand il voyait Teddy, si fier dans son uniforme neuve et tenant à la main la cage de son premier hibou, Numitor (le cadeau des Potter pour son entrée à Poudlard), il se disait qu'il y avait au moins un de ses enfants (spirituels) qu'il avait réussi.
Andromeda leur fit signe d'avancer sur le quai. Harry regarda Teddy s'installer derrière la vitre avec un pincement au cœur. Ses cheveux colorés attireraient rapidement ses camarades, mais son caractère plutôt réservé le ferait choisir des amitiés solides et qui dureraient à travers ses années d'étude. Teddy baissa la vitre de son comportement.
Tu m'écriras? demanda Ted à sa grand-mère.
Bien sûr. Et puis, j'ai préparé un colis qui partira demain… dit Andromeda avec un clin d'œil.
Vrai ? sourit-il. De chez Weasley&Weasley ?
Honeydukes, dit-elle d'un air contrit.
Cooool ! Merci Mamie !
Et n'oublie pas d'écrire à Victoire !
C'est ce qu'il fit. Si bien qu'un an plus tard, Victoire Weasley pleurait presque en arrivant au Poudlard Express, persuadée qu'on allait lui faire subir épreuve sur épreuves, avant de les conduire au château à dos de dragon.
.
.
.
.
Harry agita une dernière fois sa main en direction d'Albus, avant d'apercevoir une chevelure turquoise dans la foule. C'était devenu la couleur fixe de Teddy, comme le rose et le violet l'avaient été pour Nymphadora.
Alors comme ça… Victoire Weasley ? lui dit Harry avec un clin d'œil.
Le Poudlard Express lâcha son dernier nuage de vapeur avant de disparaître.
Ca t'étonne ? sourit Teddy, pas vraiment gêné.
Moi pas, dit Ron.
Hermione lui donna un coup de coude et leva les yeux au ciel. Encore maintenant, il lui arrivait d'ouvrir la bouche en grand quand sa belle-sœur française entrait dans une pièce et qu'il n'y était pas préparé.
Quoi ? protesta Ron.
Rien. On va rentrer, dit-elle.
Ginny acquiesça. Hugo et Lily s'impatientaient – ça risquait vite de tourner au vinaigre.
On vous laisse tous les deux ?
Merci…
Ted regarda sa marraine et les Granger-Weasley s'éloigner et disparaître à travers le mur.
C'est James qui m'a vendu ? demanda Ted en se mordant un ongle.
Il était très grand et filiforme à présent. Harry doutait que Ted utilise ses pouvoirs pour autre chose que colorer ses cheveux. Victoire insistait beaucoup sur le « naturel » (facile à dire pour elle…).
Harry se doutait depuis longtemps que Ted et Victoire étaient ensemble. Ils avaient quasiment été élevés ensemble et il y avait dans l'accent de Victoire un côté exotique auquel il aurait sans doute été sensible à l'âge de son filleul.
Tu trouves que c'est bête ? Que je suis trop jeune ?
Harry ne pensait rien de tel.
Teddy était quelqu'un de responsable (« un préfet en chef ! » aurait surenchéri Andromeda, qui, bien qu'elle n'ait jamais reproché à Nymphadora de ne pas avoir été préfète, était très fier que son petit-fils le soit). D'intelligent, surtout. Il tenait autant de son père (Maraudeur et préfet) que de sa mère (l'Auror fofolle) : il avait l'intelligence de ne jamais se faire prendre quand il faisait des cabrioles en haut de la tour d'Astronomie ou qu'il faisait un bain de minuit avec le calamar géant, après une soirée Poufsouffle particulièrement arrosée à la Biéraubeuure (exploit qu'il n'avait après aucune gêne à raconter à son parrain).
S'il y a une chose que j'ai appris de tes parents, c'est que l'âge importe peu quand on aime quelqu'un… tes parents ont attendu longtemps pour s'aimer, et résultat : ils n'ont pas eu beaucoup de temps ensemble. Je ne te dis pas de te presser, mais… aime si tu as la chance d'être aimé en retour.
Harry se sentit légèrement hypocrite, étant donné que Ginny et lui s'étaient mariés un an après leur sortie de Poudlard, mais peu importait…
Par contre, un conseil… Bill a beau sembler cool et tout… ne t'approche quand même pas trop près de sa fille, devant lui…
.
.
.
.
.
Angelina sourit en tendant le sachet de papier frappé aux deux W de Weasley&Weasley à sa première cliente du jour, une petite fille de 11 ans visiblement venue acheter ses fournitures scolaires.
Le regard perdu de ses parents allait des nouveaux bonbons (Dragées de Bertie la Goule, une version foldingue de celles de Bertie Crochue… pastille citrouilles explosives… gnomes en caramel signés Molly Weasley… et elle en passait) aux produits à succès (Boéchic, le parfum inspiré du philtre d'amour qui donnait à qui s'en aspergeait des allures de mannequin pendant quelques heures… les Beuglantes farceuses (« Couvrez vos amis de honte en vous faisant passer pour des parents ou des exs qui ressortent toutes les histoires de famille ! »)… les baby-Quidditchs de toute taille pour agrémenter un salon… ou la plus traditionnelle Plume à Caricature de Professeur). C'étaient visiblement des Moldus.
C'est ta première fois sur le Chemin de Traverse ? demanda-t-elle gentiment à la fille.
Oui…
Alors, tiens, cadeau ! dit Angelina en rajoutant des Patacitrouilles et des Chocogrenouilles dans son sachet.
Merci ! fit la fille.
Ce n'est pas comme ça que tu vas faire tourner la boutique, dit la voix rieuse de George à son oreille.
Ca s'appelle un geste commercial, monsieur-le-chef-d'entreprise… hé, on ne met pas sa main là, je travaille, moi, môsieur ! …Madame bonjour !
George s'éloigna en pouffant.
Ce soir-là, quand Angelina fit ses comptes, elle repéra une pièce étrange dans la caisse enregistreuse.
Elle la retourna plusieurs fois en essayant de comprendre ce qui la tracassait.
Puis, elle comprit.
Quelqu'un avait dépensé son Gallion de l'A.D.
Quelqu'un avait dépensé son Gallion de l'A.D. en farces et attrapes, en rires et frivolités.
La preuve ultime que les temps avaient changé. Qu'ils étaient en sécurité.
Que tout allait bien.
. . . . . .
PS : les reviews sont vraiment importantes pour que j'ai un retour sur ma façon d'écrire, merci beaucoup à ceux qui en écrivent !
